Un 15 Juillet girondin (3)
Une belle paire bordelaise, après ces deux premiers vins rouges, dont un vin que j’ai dégusté 5 à 6 fois en trois ans, et qui est considéré comme une réussite dans ce millésime ingrat.
Le second vin n’avait pas été regoûté depuis très longtemps, incontestablement, pour ma part un des meilleurs vins élaborés par la propriété, supérieur au 2000, dont je vous reparlerai ultérieurement
Léoville Las Cases 1994
La robe est assez foncée, avec des reflets de couleur rubis, le nez est plaisant et déjà évolué : tabac brun, résine, cassis, cerises noires, et épices, la bouche est bien construite, les tannins sont bien intégrés, presque fondus, c’est assez corsé, et les saveurs sont nettes (sans sensations de sous maturité ) , la finale est persistante, avec du goût, encore du fruit ( cassis ), épicée, et un élevage bien fondu, un peu moins de longueur que dans les bouteilles précédemment dégustées un petit ****
Sociando-Mallet 1996
La robe est foncée à reflets rubis, le nez est riche et intense avec des arômes d’épices de tabac brun, de fruits mûrs et nets ( cassis et myrtille écrasées )la bouche est riche ,avec une masse tannique ( grains élégants et serrés ) assez imposante, tout est mur dans ce vin, les saveurs fruitées sont pures, d’une belle intensité, le milieu est ample et spacieux, la finale est riche , assez complexe, d’un équilibre impeccable dans ses composantes ( fruits, acidité, et tannicité ), finement épicée et minérale. Un superbe Sociando-Mallet **** (*)