25 janvier 2008
Les vendredis du vin : faut-il observer l'étiquette ?
Le thème de ce mois fût pour moi un cas de conscience : choisir une prestigieuse étiquette, et goûter le contenu, ou opter pour un vin moins mythique, mais avec, derrière l’étiquette, des choix, culturaux et personnels qui engagent vraiment son géniteur.
Mon étiquette sera sobre, assez dépouillée, avec des couleurs douces, mais lumineuses, et des lettres en arabesques, presque calligraphiques.
Derrière cette étiquette, il y a un vin à la fois généreux et pur, une propriété cultivée en biodynamie, un art de vivre, proche de cette terre nourricière, un respect sans tapage et pragmatique de l’environnement, dans la totalité des actes qui régissent la vie quotidienne (habitat, nourriture, etc.…). Bref, il y a un homme et une femme qui laissent transparaître, délicatement, leurs choix de vie, derrière cette étiquette, et dans le contenu de cette bouteille. C’est aussi, ce qui rend ce vin si séduisant, en plus de ses qualités intrinsèques.
Côtes de Castillon Domaine de l’A 2004
De la profondeur dans cette robe, presque noire au centre du verre, avec un fin liseré de couleur violine à pourpre, une olfaction de classe, par la grande pureté des arômes : mûres sauvages en gelée, cassis écrasés et cerises noires, quelques notes de café laisse deviner une élevage en retrait, l’ attaque est nette avec des tannins serrés, élégants, à la fois veloutés, et donnant de la tonicité au vin, de superbes saveurs de fruits noirs mûrs participent à une sensation de gras, dans un milieu de bouche riche et d’une structure impeccable , la longue finale est extrêmement gourmande, ( superbes fruits très purs ), finement épicée, pleine de vie ,fraîche, avec des notes salines et de calcaire en ultime sensation . Un régal noté : 16,5
27 juillet 2007
Les Vendredis du Vin (4)
Allez Jeannot, remets nous donc un p’tit rosé, bien frais comme d’ hab, tu sais ton rosé de Provence, celui qu’on en boirait des fioles, et qui ressusciterait un mec foudroyé par la canicule.
Dis Bébert, je préfer’ais une p’tite fillette de rosé d’Anjou.
Nanard, tu me fatigues avec ton rosé d’Anjou, quand j’en bois un ballon, c’est comme si j’avais becqueté la boite à sucre de la mémé, y me faut du décapant, du rafraîchissant, du jaja qui fait causer, pas de la flotte, quoi.
Bon, merci à Jeannot, Bébert et Nanard qui sont un peu l’archétype des buveurs de rosé des années 1960-1970.
Que les producteurs de rosés d’Anjou, et de Provence n’y voient aucune malice, c’était bien évidemment « avant « pour ceux qui ont choisi de faire des vins de qualité
Finca Las Higueras Bodega Lurton : Rosé d’Argentine 2006
La robe est colorée, de teinte carmin très soutenue rappelant un peu celle d’un Clairet, le nez d’abord discret finit par exprimer des parfums de fraise, framboise, grenadine, et quelques épices, l’attaque est ronde, c’est fruité, gourmand, et d’une bonne tenue en bouche, l’acidité redynamise le vin en milieu de bouche, et laisse une agréable sensation de fraîcheur dans une finale assez parfumée, mais qui manque de persistance ***
Domaine Vico Rosé de Corse 2005
La robe est assez pale, de couleur rose saumon très clair, le nez, moyennement expressif évoque la pêche et son noyau, quelques fruits rouges, les épices et les herbes méditerranéennes, beaucoup d’élégance dans une bouche construite de façon plutôt svelte, mais d’une bonne tension, bien équilibrée, l’acidité de bon aloi, donne de l’allant à la finale, épicée assez fruitée, un peu minérale, avec une pointe d’amertume *** (*)
25 mai 2007
Les Vendredis du Vin
Les vendredis du Vin
Emmanuel Delmas anime ce mois ci les « vendredis du vins «, je crois que le terme approprié est " Président Bloggeur ". Le thème qu’il nous a proposé de traiter, ce sont les vins élaborés, ou les propriétés, supervisés par des femmes . J’apporte donc le Jour J, à l’heure H, ma contribution, j’ai pris beaucoup de plaisir à déguster les vins commentés, et « ça tient la route « .
Marie-Thérèse Chappaz : Grain noble confidentiel 2001 ( Marsanne blanche )
La robe est dorée, très légèrement ambrée, avec des larmes assez grasses sur les bords du verre, le nez est intense et complexe, avec des arômes d’abricots, de thé ,de coings et de fruits blancs un peu confits, de miel, et de truffe blanche, l’entrée en bouche est onctueuse, très prenante tant dans la variétés des saveurs que dans la richesse de sa construction, le milieu est concentré , dense, avec une palette de fruits rôtis assez envoutante, la superbe acidité que l’on perçoit dès le milieu de bouche, étire la longue finale, opulente, savoureuse, fraîche et bien équilibrée. Une superbe gourmandise : *****
Clos Saint-Julien 2004 : Saint Emilion Grand Cru ( Catherine Papon-Nouvel )
Ce vin a été dégusté sur une durée de 24 heures
La robe est assez profonde, tirant sur le noir au centre du verre, un fin liseré de couleur pourpre à sanguine, marque le bord du disque, le nez est net frais d’une bonne intensité, avec des parfums de fruits noirs ( mûres et cerises ) , de café ,de moka, et des épices douces, les tannins sont bien intégrés ,dès l’entrée en bouche, avec un toucher velouté, le vin monte régulièrement vers le palais ,pour l’occuper pleinement, avec une texture charnue un peu ferme ( très légère rigidité tannique )en milieu de bouche, accompagnée de saveurs de fine liqueur de fruits noirs, la finale, assez intense et d’une bonne persistance associe des flaveurs de fruits noirs à celles dues à l’élevage, l’acidité est bonne, et des notes minérales ponctuent cette dégustation : ****
Chasse Spleen 2004 (Céline Villars ) dégusté à l'aveugle
La robe est assez colorée, avec des teintes rubis près du disque, le nez est assez expressif,et plutôt fin , avec des arômes de fruits noirs variés, d'épices et de réglisse, la bouche offre, dès l'entrée, des tannins bien enveloppés, par une chair assez savoureuse, le vin est assez ample en milieu de bouche, avec des fruits à maturité, la finale est fraîche, assez parfumée, mais avec, à ce stade, un petit manque de persistance. Noté 15,5




