Newsletter
Pour connaître d'actualité du blog par mail, abonnez-vous!
Journal d'un passionné de la rive droite

Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


Bordeaux
Bordeaux Rive Droite
Bordeaux Rive Gauche
Les vins d'Alsace
Les vins de Loire
Les Vins du Sud-Ouest
Primeurs 2004
Primeurs 2005
Primeurs 2006
Rhône Nord
Rhône Sud
Vins de Bourgogne
Vins du Languedoc-Roussillon

18 octobre 2017

Haut-Médoc : Malescasse 2014, et Pessac-Léognan : Smith Haut Lafitte 2014

Philippe Austruy, propriétaire de La Commanderie de Peyrassol (Côtes de Provence) rachète en 2012 le Château Malescasse, (appellation Haut Médoc) situé à Lamarque entre Margaux et Saint Julien. En trois ans le nouveau propriétaire rénove complètement le chai et restructure le vignoble. Cette propriété de 40 hectares, d'un seul tenant, est jalonnée de croupes de graves composées de petits galets, de graviers de sables et d'argiles reposant sur un socle de calcaire (Aquitanien).

48% de Merlot, 43% de Cabernet Sauvignon, et 9% de Petit Verdot participent à l'encépagement du vignoble.

Le premier vin représente 40% de la production, le second vin "Le Moulin Rose de Château Malescasse", le reste.



Le vin du millésime 2014 a été élaboré avec 36% de Cabernet Sauvignon, 54% de Merlot et 10% de Petit Verdot. Les fermentations malolactiques se sont déroulées en fûts (dont 35% de bois neuf) où le vin a poursuivi son élevage pendant 14 mois.

Après deux premiers millésimes (2012 et 2013) assez difficiles à compliqués, le millésime 2014 signe le renouveau de cette propriété. Si assez souvent dans les millésimes antérieurs, le vins présentaient des tannins assez revêches, le millésime 2014 nous offre un vin aux tannins fins et élégants, enrobés par une chair de bon aloi, et doté d'une palette aromatique précise.

Le millésime 2014 du Château Smith Haut Lafitte a été élaboré avec 62% de Cabernet Sauvignon, 30% de Merlot, 6% de Cabernet franc, et 2% de Petit Verdot, et élevé avec 65% de barriques neuves. Une excellente réussite dans ce millésime.

malescasse

Haut Médoc : Malescasse 2014

La robe est assez profonde de couleur sanguine. La nez est bien ouvert avec des arômes de cassis mûrs, de cerises, de fines épices et des notes florales, de framboises, et un élevage élégant et bien dosé. La bouche est veloutée avec un corps bien dessiné (tannins fins) dans l'allonge et d'une bonne densité, rehaussé par des fruits expressifs. La finale est allongée, d'un bon maintien (tannins plus fermes finement enrobés), fraîche, et d'une agréable persistance aromatique. Noté 16

P1070344



Pessac-Léognan : Smith Haut Lafitte 2014

La robe est assez profonde de teinte violine à sanguine. L'olfaction expressive évoque le cassis et les baies de sureau mûrs, les épices douces, avec des notes de violettes, et légèrement fumées et un élevage distingué en arrière plan. La bouche est élégante, veloutée à très veloutée, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps oblong, dense, charnu, relevé de fruits éloquents. La finale est longue, tenue par des tannins conservant un avenant velouté de texture, elle est fraîche, aromatique, et persistante. Noté 17 voire un peu plus dans quelques années






16 octobre 2017

Paul Ginglinger : Riesling Drei Exa 2015, La Chapelle de La Mission Haut Brion 2005, et Saint Emilion : Les Gravières 2010

Nous avons reçu à dîner André et Solal samedi dernier autour d'un repas préparé par Isabelle. Solal a poursuivi son entrainement à la dégustation avec succès; ses deux vins préférés étaient aussi les nôtres. Le menu se composait de façon suivante : mises en bouche variées (dont une panacotta au raifort et radis frais), salade de choux Kale frisé au flétan et noix de Saint Jacques et léger sirop de mangue, poulet au citron, fromages et salade de fruits rouges. Les vins blancs ont été servis avec les trois premiers plats.

André nous a proposé, à l'aveugle, un Pouilly Fuissé vieilles vignes 2014 du domaine Auvigue. Le vin est marqué par un élevage soutenu, une bouche très évoluée à la limite de l'oxydation, et une finale plate sans aucune fraîcheur. Un vin décevant pour nous tous.

Les trois vins suivants ont été sortis de ma cave (une heure de carafe pour le vin blanc et deux bonnes heures pour les vins rouges).

Le Riesling Drei Exa 2015 du Domaine Paul Ginglinger s'est très bien goûté et sera encore plus séduisant après un peu de garde en cave. Il s'est fort bien entendu avec la panacotta, la salade de chou Kale, et le poulet.

Les vins rouges ont été goûtés avec la salade de fruits rouges. La Chapelle de La Mission Haut Brion 2005, offerte par notre ami Alex, était superbe: très belle expression aromatique, texture très veloutée, plénitude, longueur et harmonie. Il faudra s'attendre à des somptueuses bouteilles du Grand Vin dans ce millésime dans une bonne dizaine d'années.

Les Gravières 2010 est dans une phase une peu ingrate, malgré une belle expression aromatique. La première partie de bouche est convaincante, mais la finale est aujourd'hui un peu trop tannique. Il faudra attendre quelques années que l'élevage soit complètement fondu et que le vin soit complètement en place.

 

WP_20171014_22_35_19_Pro

 

 

 

 

Alsace : Paul Ginglinger : Riesling Drei Exa 2015

WP_20171014_22_35_37_Pro

La robe or pale est brillante. Le nez bien ouvert évoque les citron, la mandarine, les fleurs séchées, les fines épices orientales, avec des notes de naphte et de fruits jaunes. La bouche est bien en chair, presque grasse en attaque, dense et autoritaire dans un centre fruité et épicé. La finale est allongée, droite, avec une texture veloutée, bien tenue par une impeccable acidité, elle est persistante et saline. Note potentielle 16,5, note plaisir 16



Pessac-Léognan : La Chapelle de La Mission Haut Brion 2005

WP_20171014_22_35_40_Pro

La robe est assez profonde de couleur pourpre à rubis au bord du verre. Le bouquet est intense et séduisant avec des arômes de fruits noirs mûrs (cassis et baies de sureau) de fines épices douces, et des notes fumées, d'âtre et légèrement truffées. La bouche offre une très belle chair serrée, très veloutée, le centre est dense, ample, et profond. La finale est longue, d'un très bon maintien, élégante, harmonieuse, très aromatique et persistante. Noté 17, même note plaisir.



Saint Emilion : Les Gravières 2010

WP_20171014_22_35_45_Pro

La robe est profonde de teinte sanguine. L'olfaction est expressive avec des arômes, de cerises noires, de mûres, de boite à épices, nuancées de notes florales et légèrement réglissées, avec un élevage en retrait pas encore complètement fondu. La bouche est généreuse, dense assez sphérique, charnue et veloutée, rehaussé de fruits épiécés éloquents. La finale allongée, équilibrée par une bonne fraîcheur est plus tannique (tannins très sensibles), avec une agréable palette aromatique persistante. Noté 15,5, note plaisir 14,5

 

WP_20171014_22_35_24_Pro

WP_20171014_22_35_49_Pro



13 octobre 2017

Saint Emilion : Larcis Ducasse et Beauséjour héritiers Duffau-Lagarrosse dans le millésime 2009

Lors d'une verticale du Château Larcis Ducasse, au mois de janvier dernier, le vin du millésime 2009 s'était montré un peu renfrogné et n'avait pas révélé son meilleur profil. Nous avons souhaité le goûter à nouveau, et nous avons profité de cette occasion pour déguster également Beauséjour hdl 2009. Nous avons appliqué le protocole habituel rappelé ci-dessous.

Lors de la première dégustation, Larcis Ducasse 2009 s'est plutôt bien présenté offrant une palette aromatique avenante et une élégante première partie de bouche. La finale présente une légère amertume et une pointe d'astringence.

Beauséjour hdl 2009 est doté d'une séduisante expression aromatique ; un élevage perceptible en bouche apporte aussi de l'amertume et de l'astringence (un peu plus marquées que pour Larcis Ducasse) à la finale.

Le lendemain, les vins sont parfaitement en place (voir les commentaires), sans surmaturité, et très plaisants. Le vieillissement sous verre apportera davantage de complexité et de séduction. Pour ceux qui souhaiteraient ouvrir ces vins maintenant, deux heures de carafe seront nécessaires pour approcher les sensations de notre deuxième dégustation.



Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés, comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).

 

WP_20171012_18_37_37_Pro

 

 

 



Saint Emilion : Larcis Ducasse 2009

WP_20171012_18_37_54_Pro

La robe est assez profonde à profonde de couleur sanguine. Le nez est expressif avec des arômes de cerises mûres, de cassis, d'épices douces, et des notes de réglisse, de thé fumé, et une pointe de truffe noire. La bouche est très veloutée à soyeuse, dense et pleine, dans un centre rehaussé de fruits intenses. La finale est longue, d'une élégant velouté de texture, harmonieuse, d'une délicieuse persistance aromatique. Noté 17,5/18, note plaisir 17



Saint Emilion : Beauséjour héritiers Duffau-Lagarrosse 2009

WP_20171012_18_37_51_Pro

La robe est prodonde de teinte violine à sanguine. L'olfaction intense évoque les cerises et les prunes noires, les fines épices (dont la cannelle) nuancées de notes de mûres sauvages, de violettes, et de thé noir. L'attaque est très veloutée, le vin se développe dense et d'une élégante concentration dans un milieu de bouche bien en chair et très fruité. La finale est longue, d'une bon maintien (tannins bien enrobés), bien équilibré par une fine fraîcheur perceptible, elle est persistante, très aromatique et finement saline. Note potentielle 18,5, note plaisir 17,5





11 octobre 2017

Restaurant Tentazioni (Bordeaux) - Pieropan, La Rocca 2014- Brovia Ca'Mia 2012

Lorsqu'il a été question de nous inviter au Tentazioni, j'en ai conçu des craintes... Voilà que de bons bon amis tentent de nous dévoyer, de jouer les mauvais pasteurs en nous exposant aux viles tentations terrestres...
Seulement voilà, après quelques recherches sur le net, en particulier wikipedia, site extraordinaire qui vous rend plus intelligents que vous ne l'êtes, nous découvrons que les "tentazioni" sont tous des restaurants! 

Nous acceptons alors de nous placer sous la protection bienfaitrice de nos amis, qui nous font découvrir ce que nous considèrerions aujourd'hui comme le meilleur restaurant italient découvert.

Sur le site ( consultable ICI ) il est précisé qu'il s'agit de bistronomie. C'est assez galvaudé! Le Tentazioni de Bordeaux est bien plus que cela. La cuisine est tout en finesse, conjonction de saveurs improbables, surprenantes, renouvellement d'émotions à chaque plat, et il est loisible de l'assimiler à une table étoilée.

D'ailleurs, le cuisinier, Giovanni Pireddu, a fait ses armes auprès de Davide Bisetto... Je pense qu'on débute plus mal dans la vie...

 

Autre fleuron, une carte de vins présentant les plus belles références italiennes : de grands noms, certes, mais des noms incontestables, incontestés et parfois confidentiels!

Nous avons été comblés, émerveillés et nous ne saurions que recommander ce restaurant! 

Un petit aperçu des plats

P1070608

 

P1070610

 

 

 

P1070611 Quelques mises en bouche...

P1070612Cannelloni de Daurade farci à la chair de tourteau, fraîcheur de fruit et légume et graine de caviar

 

P1070614

Saint Jacques Bretonne saisie, consommé de poule à l'ancienne et casa ascedu

P1070615Risotto à la truffe blanche

 

P1070617Saint Pierre cuit tout doucement, fenouil à l'italienne, et sabayon à l'huile d'olive vierge de Podore Forte

P1070620Boeuf Wagyu Australian fumé au bois hickory, burrata, roquette et gnocchi au parmesan

P1070621Un des desserts de la carte à base de citron, et d'amandes

P1070623Autre dessert, à base de meringues et de pommes

 

 

Italie : DOC Suave Classico : Pieropan : La Rocca 2014

 

 

P1070604

 

P1070607

 

 

 

Cépage : 100% Gaganega, vignoble planté sur des sols et des sous-sols calcaires et argileux, exposé sud-ouest, entre 200 et 3000 mètres d'altitude

La robe de couleur or fin est brillante. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de fruits jaunes (pêches), de fruits exotiques, de camomille, nuancée de notes de noisettes et une touche épicée. la bouche est bien en chair, assez grasse , veloutée, avec d'agréables rondeurs dans un centre fruité, doté d' une fine acidité perceptible. La finale est allongée, plus tendue et plus cristalline, d'une honnête fraîcheur, aromatique, et d'une bonne persistance et saline. Noté 16



Italie : Barolo: Brovia : Ca'Mia ( Cru Brea) 2012

P1070619

commune de Serralunga d'Alba, 100% Nebbiolo planté sur des sols et des sous sols calcaires et argileux, exposé sud-est à une altitude de 350 mètres

Le vin a été mis en carafe, une bonne heure avant le service

La robe est assez soutenue de couleur pourpre à rubis. Le nez pur et intense évoque au premier plan les roses sous toute leur déclinaison ( fraîches et fanées), puis les cerises, de fines épices, avec des notes de fruits noirs, de réglisse, et de léger encens. La bouche est très veloutée à soyeuse, délicatement charnue, avec un corps oblong dense et d'une élégante concentration, rehaussé d'arômes floraux et fruités expressifs. La finale est longue, tenue par des tannins fins d'un séduisant velouté de texture, elle est fraîche, persistante et saline. Noté 17, voir plus. Un vin déjà très accessible!



09 octobre 2017

Margaux : Prieuré-Lichine 2014 et 2010 et Paveil de Luze 2014

Les vins de ce billet consacrés à l'appellation Margaux ont été dégustés lors d'un off de Vinexpo

Le Chateau Prieuré-Lichine d'une superficie de 70 hectares, situé sur la commune de Cantenac, est encépagé avec 50% de Cabernet Sauvignon, 45 % de Merlot et 5% de Petit Verdot. Les sols de cette propriété sont essentiellement composés de croupes de graves, de petits conglomérats siliceux, avec des apports de sables et d'argiles récentes, reposant sur un substrat, argilo-marno calcaire qui peut être sub-affleurant dans les points bas.

La construction d'un nouveau chai, adapté au parcellaire et terminé avant les vendanges 2014 a permis dès ce millésime d'apporter plus de précision aux vins.

P1070343

 

Le Château Paveil de Luze (appartenant à la famille De Luze) a une superficie de 32 hectares d'un seul tenant ; il est situé à Soussans (Margaux). Le vignoble constitué de 65% en Cabernet Sauvignon, 30% en Merlot, et 5% en Cabernet franc, planté sur des graves profondes particulièrement favorables au Cabernet Sauvignon. Le vignoble est travaillé en agriculture raisonnée, les sols sont labourés, et tout est mis en œuvre (taille en guyot double, effeuillage, éclaircissage) pour amener les raisins à parfaite maturité. Un nouveau cuvier depuis 2005, avec des cuves de 150 hectolitres adaptées au parcellaire permet des vinifications plus fines et plus précises. Après les vinifications et l'assemblage, les vins sont entonnés en barriques (30% de bois neuf) pour un élevage qui dure 12 mois. Trois vins sont produits dans cette propriété : Paveil de Luze (premier vin), Château de la Coste (deuxième vin), et Pont Rouge de Paveil (appellation Bordeaux) issu d'une parcelle de 10 hectares située près du fleuve.



Prieuré-Lichine 2014

La robe est assez profonde de teinte violine à sanguine. Le nez ouvert évoque le cassis, de fines épices douces, avec des notes florales (violettes) et la cerise. La bouche est élégante, les tannins fins et mûrs enrobés par une chair délicate et velouté se trament dans un corps longiforme d'une bonne densité et fruité. La finale est allongée, dynamisée par une fraîcheur de bon aloi, tout en conservant un agréable velouté de texture : elle est expressive et persistance. Note potentielle 16/16,5

P1070342

 

 

 



Prieuré-Lichine 2010

La robe est profonde de couleur sanguine. L'olfaction est expressive avec des arômes de fruits noirs (cassis dominant), de boîte à épices, de roses, et des notes de léger café et de papier d'Arménie. La bouche est bien construite, tout en respectant la finesse et l'élégance margalaise, avec un corps bien formé et dense, bien en chair, velouté et très fruité. La finale est longue, bien tenue par des tannins encore fermes mais enrobés, fraîche, très aromatique et persistante. Note potentielle 16,5



Paveil de Luze 2014

P1070347

La robe est assez profonde de teinte sanguine. L'aération accentue les parfums de roses ( fraîchse et eau de roses) de cerises, de cassis, et de légères épices, avec un élevage bien dosé en arrière plan. La bouche est velouté, dans une construction allongée, un peu plus dense dans un milieu finement charnu, velouté et fruité. La finale est étirée par une fraicheur avenante, avec un fin enrobage des tannins, elle est dotée d'une palette aromatique florales et fruitée qui n'est pas encore totalement déployée. Note potentielle 15,5, voire un peu plus


P1070348


06 octobre 2017

Sancerre : Domaine des Terres Blanches à Bué

Le Domaine des Terres Blanches, en appellation Sancerre, appartenant à la famille Saget La Perrière est situé sur la commune de Bué. Cette propriété de 15 hectares (13, 5 plantés en Sauvignon blanc, et 1,5 hectare en Pinot noir) dispose de parcelles sur les terroirs qualitatifs de l'appellation (Terres Blanches, Caillottes, et Chêne Marchand). Elle produit des vins sous les trois couleurs (blanc, rosé et rouge). Elle possède également des vignes en appellation Coteaux du Giennois (13 hectares de Sauvignon blanc, 5 hectares en Pinot noir et Gamay) planté sur des côteaux à Bonny et Ousson dominant la Loire. A ceci s'ajoutent 2 hectares de Sauvignon blanc sur Terres Blanches en appellation Pouilly Fumé.

Les vins ont été dégustés lors d'un off de Vinexpo. Les deux vins issus de sélections parcellaires ( Bellechaume et Chêne Marchand) dans le millésime 2014 sont très réussis avec de belles signatures de leur terroir. La cuvée La Loisonne (100% pinot noir) du millésime 2011 est élégante, fine, élancée et aromatique. Il serait intéressant de la revoir dans un millésime plus favorable.



Coteaux du Giennois blanc : Alchimie blanc 2015

100% sauvignon

La superficie du vignoble en Coteaux du Giennois blanc est de 13 hectares. Il est situé sur la commune de Bonny sur Loire, et planté sur des terrasses aux sols argilo siliceux, surplombant la Loire. Le vin est élevé en cuves sur une durée de 4 à 6 mois



La robe offre une teinte or clair. Le nez bien ouvert évoque la verveine, le tilleul, les fruits exotiques, avec des notes épicées, et une pointe de miel. La bouche est grasse, ronde, charnue, très veloutée dans sa première partie. La finale d'un bon équilibre, d'une longueur normale, un peu plus "tannique" est dotée d'une palette aromatique expressive. Noté 14,5

P1070349

Sancerre blanc : Bellechaume 2014

100% Sauvignon

Parcelle d'1,42 hectare située sur les Terres Blanches ( marnes du Kimméridgien), vendanges manuelles pressées en grappes entières, élevage par moitié en cuve inox et l'autre en fûts neuf et fûts d'un vin pendant 10 mois

La robe de couleur jaune clair à reflets or est brillante. L'aération intensifie des arômes de fleurs d'accacia, de verveine, de menthe fraîche, de fruits exotiques (orange , et citron). La bouche est tonique , veloutée , dense, bien en chair, et fruitée, la finale est longue, fraîche, dynamique, conservant une texture élégante, aromatique, persistante, et saline. Noté 16

 

Sancerre blanc : Chêne Marchand 2014

100% Sauvignon

Parcelle de 69 ares sur un terroir de craie Tuffeau, vendanges manuelles pressées en grappes entières, élevage par moitié en cuve inox et l'autre en fûts neuf et fûts d'un vin pendant 10 mois

La robe offre une couleur jaune pale avec des reflets vert clair et or fin. Le nez est expressif et séduisant avec des arômes de citrons, d' oranges, de bergamote, d'épices orientales (dont le cumbawa) et des notes florales (verveine), et de noisettes. La bouche, à la texture veloutée, est dense, énergique, bien en chair, et très fruitée. La finale est longue, bien dessinée, fraîche, tonique, persistante, finement crayeuse et saline. Noté 16,5

 

 

P1070350P1070352

 

 

 

Sancerre rouge : La Loisonne 2011

100% Pinot noir

Issu d'une parcelle de 44 ares sur un terroir de caillottes sur la commune de Bué, vendanges manuelles, tri sévère, élevage en barriques d'un vin ( 10 mois minimum)

La robe est légèrement soutenue de couleur pourpre. L'olfaction bien ouverte et avenante évoque les cerises noires, de délicates épices douces avec des notes fumées, de roses, de framboises, et de graphite. La bouche est élégante , longiforme, un peu plus pleine dans son centre, délicatement charnue et veloutée, rehaussée de fruits mûrs expressifs. La finale est étirée par une agréable fraîcheur , élancée, tenue par des tannins encore un peu sensibles, et dotée d'une palette aromatique éloquente. Noté 15



04 octobre 2017

Saint Emilion Grand Cru Classé : Cadet-Bon : millésime 2011 et 2014

P1070337

 

 

Cadet-Bon est une propriété de cinq hectares, appartenant à Guy Richard, située sur le rebord nord du plateau calcaire à astéries dont la majeure partie du vignoble d’un seul tenant, est orientée au sud sur la pente qui regarde le village de Saint Emilion, depuis la butte sur laquelle sont construits les bâtiments de Cadet Bon, (et de Cadet Piola, à une centaine de mètres). La dernière parcelle dite de Haut Cadet, acquise en 2003, n’est pas attenante au château, elle jouxte les vignobles de Cadet Piola et de Moulin du Cadet.

Le merlot (75%), et le Cabernet Franc (25%) participent à l’encépagement de la propriété, avec un objectif, à moyen terme, celui d’arriver à 70% de Merlot, et 30% de Cabernet franc

La butte du Cadet est séparée du haut du bourg de Saint Emilion par une cuvette résultant de l’érosion du plateau calcaire.

Cette dépression a été comblée, en partie, par du matériel argileux à passées sableuses. L’épaisseur de ses sédiments n’est pas connue avec précision, elle est supposée pouvant atteindre par endroit une dizaine de mètres, voire plus. Le calcaire à astéries réapparaît à mi-pente de la butte de Cadet Bon, recouvert par des sols peu épais (40  centimètres). Sur les argiles de la cuvette sont plantées des vignes de Merlot, et sur la côte calcaire sont plantés le Cabernet franc et du Merlot (sous-sols calcaires). La parcelle de Haut Cadet, pratiquement plate, où le calcaire à astéries est affleurant, est encépagée en Merlot



Saint Emilion : Cadet-Bon 2011

La robe est assez profonde de couleur rubis à grenat. Le nez bien ouvert évoque les cerises, les violettes, avec des notes de framboises, de truffes noires, et de légères épices. La bouche est très veloutée, délicatement charnue, avec un corps allongé finement dessiné, rehaussé de fruits avenants. La finale encore un peu ferme est étirée par une fraîcheur de bon aloi qui donne du dynamisme au vin souligné par des arômes fruités et floraux d'une bonne persistance. Noté 15

 

 

P1070339



Saint Emilion : Cadet-Bon 2014

La robe de teinte sanguine est assez profonde. L'aération libère des arômes cerises mûres, de petites baies noires, de fines épices, et d'élevage en retrait. La bouche est élégante, les tannins fins enrobés par une chair veloutée se trament dans un corps bien formé d'une bonne densité, relevé de fruits expressifs. La finale est allongée, fraîche, tenue par des tannins fermes et arrondis, aromatique et d'une agréable persistance. Noté 15,5

P1070338

02 octobre 2017

Alsace, Bordeaux 2014 (rive gauche et rive droite) ..., pour un repas automnal

La semaine dernière, André avait convié Marion Bazireau, journaliste au journal "La Vigne" à dîner chez lui. Il nous a demandé de bien vouloir se joindre à eux. Très surchargé par ses activités dues à la période de vendanges, C'est Isabelle qui a préparé ce repas : carpaccios de saumon, paleron de boeuf et purée de céléri, et pommes du jardin au four.

Les vins préparés par André ont été mis en carafe et servis à l'aveugle. Excepté le riesling Rosacker 2012 du Domaine de L'Agapé.

WP_20170927_23_14_20_Pro

Un deuxième vin blanc, goûté à l'aveugle, a été proposé par André. Il s'agit du vin blanc (100% Sauvignon ) 2015 du Château Poitevin, nom du propriétaire, situé à Jau-Dignac et Loirac (dans la pointe du Nord Médoc). Cette propriété ( 42 hectares) est plus connue par ses vins rouges, car elle a remporté la Coupe des Crus Bourgeois en 2012 ( vin du millésime 2009 )

Ce vin blanc 2015 est fortement marqué par son élevage, que je trouve trop appuyé et par le soufre, ce qui masque une matière première qui semblait intéressante.

WP_20170927_23_14_06_Pro

 

Les vins rouges, dégustés à l'aveugle, sont évalués en note plaisir, à ce moment T ce qui n'exclut pas la possibilité de notes un peu supérieures après un vieillissement sous verre de plusieurs années.



Alsace : Riesling : Domaine de l'Agapé : Riesling Rosacker 2012

WP_20170927_23_13_56_Pro

La robe or pale est brillante. Le nez élégant et bien ouvert évoque la mandarine, les fruits de la passion, les épices orientales, avec des notes de citron, de fleurs sauvages, et d'une point de naphte. L'attaque est veloutée, charnue presque grasse, le vin se développe assez ample et dense, rehaussé de fruits expressifs. La finale est allongée, d'une bonne tenue, fraîche , persistante et saline, avec une très légère sensation de sucres résiduels que le temps estompera. Noté 16, note plaisir 15,5



Pauillac : Domaine Les Sadons 2014

WP_20170927_23_13_25_Pro

La robe est assez profonde de couleur pourpre à violine. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cassis mûrs, de cerises et des notes de fines épices et de cèdre. L'attaque est tonique et veloutée, les sensations sont ascendantes, avec un corps dense et fusiforme, doté d'une chair bien formée, et relevé de fruits expressifs. La finale est allongée, droite, bien tenue par des tannins finement enrobés, très fraîche et persistante (très beaux fruits). Note plaisir 15,5

 

 

 

 

 

 

Médoc : Clos Manou 2014

WP_20170927_23_13_21_Pro

La robe est profonde de teinte sanguine. Le nez intense évoque le cassis pur et mûr, les cerises, la boite à épices, avec des notes de violettes, et un élevage bien proportionné (fin moka). La bouche est très veloutée, mûre, charnue, corsée, dense, agrémentée de fruits gourmands. La finale est longue, maitenue par des tannins bien tramés délicatement enrobés, fraîche aromatique et persistante. Note plaisir 16


WP_20170927_23_13_16_Pro

Bordeaux Supérieur : Domaine du Bouscat : La Gargone 2014

La robe est saturée avec un fin liseré violine. L'aération intensifie des arômes de cerises noires, de cassis , de myrtilles, d'épices douces, de réglisse  et d'élevage qui commence à se fondre. La bouche est riche, grasse, très charnue, ample, concentrée, et fruitée. La finale est longue, énergique ( tannins fermes mais enrobés) fraîche, dotée d'une palette aromatique expressive et persistante. Note plaisir 15,5


WP_20170927_23_12_59_Pro



29 septembre 2017

Saint Emilion Grand Cru Classé : Château Guadet : millésimes 2008 et 2012

Au mois de juin dernier, nous avons dégusté, lors d'un off de Vinexpo deux vins du château Guadet (Saint Emilion Grand Cru Classé)

Cette petite propriété de 5,5  hectares, appartenant à Guy Petrus Lignac est située près de la Porte Bourgeoise (sortie nord du bourg de Saint Emilion), entre les vignes de Clos Fourtet et du Château Soutard. 75% de Merlot, et 25% de Cabernet franc participent à l’encépagement (trois parcelles de Merlot, et une de Cabernet franc), avec une densité de plantation de 6000 à 8000  pieds à l’hectare. Les vignes (âge moyen 35 ans) sont cultivées en agriculture biologique (sans mention sur l’étiquette), et la propriété est conseillée par Biovitis depuis 2005, et par Stéphane Derenoncourt depuis la même date.

Les sols, d’une épaisseur de 40 à 60  centimètres de nature calcique (calcosols) reposent sur le calcaire à astéries (essentiellement), avec quelques secteurs d’argile ferrugineuse.

Les sols des parcelles ont été analysés pour permettre le choix du meilleur porte-greffe, lors des replantations. La rotation du vignoble est réalisée par l’arrachage des petites superficies.

Guy Petrus Lignac est secondé par son fils Vincent qui s'occupe des vinifications.

Les vins sont fins, élégants, aromatiques (souvent floraux), dans une construction allongée, frais, bien marqués par l'empreinte du calcaire à astéries, faiblement recouvert par des sédiments argilo-calcaires à cet endroit.



Saint Emilion : Guadet 2008

La robe offre une teinte couleur rubis avec des reflets sanguins. Le nez expressif évoque les cerises mûres nuancés de petites baies noires, de truffes noires, avec des notes florales (roses dominantes), et de légères épices douces. La bouche est très veloutée à soyeuse, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps allongé, d'une bonne densité dans le contexte du millésime, délicatement charnu et fruité. La finale dans le prolongement est étirée par une juste fraîcheur, dotée d'un élégant velouté de texture est persistante et légèrement saline . Noté 15,5

P1070335

 



Saint Emilion : Guadet 2012

La robe est assez profonde de teinte sanguine. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cerises noires, de cassis, de boîte à épices avec des notes de violettes et de truffes noires. La bouche est bien remplie, veloutée, dense avec des rondeurs plaisantes, bien en chair, rehaussée de fruits éloquents. La finale est allongée, tenue par des tannins encore légèrement fermes mais finement enrobés, fraîche, aromatique (fruits gourmands)et persistante. Note potentielle 16

P1070336



27 septembre 2017

Une verticale de la cuvée 1901 ( millésime 2005 à 2015) du Château Beauséjour à Montagne

Pierre Bernault nous a conviés à un dîner/dégustation en compagnie d'amateurs et de professionnels de la filière viti-vinicole en son château Beauséjour à Montagne. L'objectif était de déguster une verticale de la cuvée 1901 (âge de plantation des vignes, avec un encépagement 50% Merlot, et 50% cabernet franc) allant du millésime 2005 (date de l'acquisition de la propriété par Pierre) au millésime 2015 (bouteilles découvertes).

P1070595

Le repas était articulé autour d'un excellent gigot de sept heures, avec des entrées, fromages et desserts.

Les vins ont été servis par ordre décroissant ( 2105 à 2005). Trois vins ont été élaborés en 2015 : Emotion (100% Merlot sans soufre ajouté), Pléiade (80% de jeunes vignes issues de sélection massale de 1901, plantées en 2012, 20% de vignes de 1901, avec un élevage en barriques de deux vins), et la cuvée classique 1901. Les vins qui avaient été mis en bouteilles quelques jours auparavant, étaient machés par la mise, et seront à revoir. Le potentiel de la cuvée 1901 (millésime 2015) apparaît néanmoins très intéressant et à confirmer par une dégustation dans quelques mois.

P1070602

D'autres vins ont été dégustés avec les entrées dont Le Retout blanc du millésime 2015 élaboré dans le Médoc en Vin de France avec une bonne partie de cépages improbables à Bordeaux ( assemblage : 36% sauvignon gris, 35% Gros Manseng, 16% Savagnin, 13% Mondeuse blanche). Si le Sauvignon nous a paru évident, nous avons bien voyagé pour le reste. Le vin est bien réussi, aromatique, charnu, assez gras, et d'une bonne fraîcheur, dans ce millésime 2015, apportée par les cépages Gros Manseng et Savagnin.

Pour conclure cette réunion, Pierre a extrait de sa cave de vieux millésimes laissés par les anciens propriétaires dont une bouteille de Fonroque 1917. Le niveau dans la bouteille est en bas de l'épaule. Le vin est hélas trahi par son bouchon (TCA), en bouche des fruits frais sont encore présents, la finale est un peu acide (très fraîche). Ce vin vaut surtout pour l'émotion historique évoquant les combats mortifères du chemin des Dames en 1917.

Vous pourrez lire les rappels historiques, et les impressions d'André Fuster sur cette dégustation ici

 

P1070591

 

 

 



Voici le classement et les commentaires de mes cinq vins préférés de cette verticale de la cuvée 1901

 

Millésime 2010

La robe est profonde de teinte sanguine. Le nez est net et expressif avec des arômes de fruits noirs (cerises et cassis), d'épices douces avec des notes réglissées , de thé fumé, et de truffe noire. La bouche est bien en chair veloutée (dans sa première partie) concentrée et assez sphérique rehaussée de fruits éloquents. La finale est longue, bien tenue par des tannins fermes finement enrobés, aromatique et persistante, et dotée d'une fraîcheur de bon aloi qui apporte du dynamisme et un bel équilibre au vin. Noté 16,5

P1070592

P1070591



Millésime 2005

La robe est profonde de couleur sanguine à rubis. Le bouquet séduisant et d'une bonne intensité évoque les cerises noires, le cassis, les baies de sureau, la boîte à épices (cannelle dominante), les truffes noires avec des notes d'encens. La bouche est charnue et très veloutée, avec un corps bien formé, dense et ample, agrémenté d'expressifs fruits épicés. La finale est longue, d'une bon maitien avec des tannins patinés, soulignée par des arômes persistant d' épices, de fruits légèrement évolués, de truffes, et une pointe florale avec une légère note saline en ultime sensation. Noté 16



Millésime 2012

La robe violine à sanguine est profonde. L'aération intensifie des arômes de cerises mûres, d'écume de cassis, d'épices, avec des notes réglissées et d'élevage en arrière plan. L'attaque est veloutée et charnue, le centre bien construit et dense offre des rondeurs avenantes, relevé de fruits gourmands. La finale est allongée, avec des tannins fermes au contour poli, d'une bonne fraîcheur, et persistante (fruitée, épicée, et légèrement florale) et un léger élevage pas encore fondu. Noté 15,5



Millésime 2007

La robe est assez profonde, de couleur rubis à grenat. Le nez bien ouvert évoque les cerises mûres, la violette, avec des notes de cassis et de très légères épices. La bouche est élégante, veloutée délicatement charnue, le milieu de bouche est un peu plus haut que l'attaque, avec un corps oblong agrémenté de fruits avenants. La finale délicate et élancée est étirée par une juste fraîcheur qui met en valeur les fruits mûrs et offre une agréable persistance. Noté 15

P1070589

Millésime 2006

La robe est très soutenue à assez profonde de teinte rubis à grenat. L'olfaction est expressive avec des arômes de cacao, de fin café, de cerises fraîches, et des notes florales, de baies noires, et légèrement épicée. L'attaque est soyeuse, le vin se développe dans la continuité dans un centre finement charnu et fruité. La finale portée par une acidité un peu vive même assez mordante est dotée d'une agréable palette aromatique (fruité et florale) avec une légère sensation d'amertume et d'astringence dû à un élevage un peu appuyé dans le contexte du millésime. Noté 14,5

Le millésime 2006 n'a pas été favorable aux terroirs argilo-calcaire de la rive droite. Un mois de septembre calamiteux (pluies diluviennes) n'a pas permis aux terroirs froids d'atteindre une juste maturité phénolique. Les vins sont souvent assez austères en finale et acides

P1070594