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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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12 février 2016

Terrasses du Larzac : Montcalmès 2012 et IGP du Pays de l'Hérault : La Terrasse d'Elise : Enclos 2012

Après une première dégustation, suivant l'achat de quelques bouteilles à la mi- août 2015 , qui nous avait laissé dubitatif par rapport à la grande qualité du vin dans les millésimes précédents. Nous avons ouvert une nouvelle bouteille de Montcalmès 2012 qui a été goûtée sur une durée de 48 heures , sans mise en carafe. Le vin ne nous a pas semblé avoir la complexité aromatique, ni son étoffe habituelle, avec un élevage assez net en finale. Effet millésime ou évolution du style ? Les prochains millésimes nous en diront plus.

Un bouteille déviante du Domaine Gauby ( Calcinaires 2014) a été remplacée par la cuvée Enclos 2012 de la Terrasse d' Elise, dont nous n'avions goûté et apprécié jusqu'à présent que la cuvée Pradel 2012. Le vin a été mis en carafe deux heures avant la dégustation. Ce vin est excellent : qualité et précision aromatique à tous les stades de la dégustation, tannins très élégants, bien centré, long et harmonieux. Il se boit déjà avec grand plaisir, mais peut aussi être conservé quelques années en cave

 

 

 

 

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Terrasses du Larzac : Montcalmès 2012

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La robe est assez profonde, de couleur pourpre à sanguine. Le nez est net, bien ouvert et assez simple, avec des arômes de cerises, de léger cassis, d'épices (dont le poivre), d'herbes aromatiques et d'élevage présent mais en arrière plan. La bouche offre un élégant velouté de texture, dans une construction allongée, en demi-corps, finement charnu, agrémentée par des fruits expressifs. La finale d'une bonne allonge , maintenue par des tannins plus fermes restant enrobés est fraîche, élancée, et soulignée par la palette aromatique décelée à l'olfaction qui n'est pas à ce stade aussi complexe que d' habitude. Noté 15,5/16,

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IGP Pays de l' Hérault : La Terrasse d'Elise : Enclos 2012

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100% Mourvèdre

La robe est assez profonde, avec un liseré de teinte pourpre. L'olfaction nette et expressive évoque les petites baies noires, la boite à épices, la garrigue, avec des notes de chocolat, d'élégant café, et de légère viande grillée. L'attaque est très veloutée à soyeuse, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps dense, d'un bon volume, charnu, rehaussé de fruits épicés. La finale est longue, soutenue, harmonieuse (bonne fraîcheur), conservant un élégant velouté de texture, et persistante (fruits noirs, épices variées, herbes aromatiques, notes de moka). Noté 16,5, note plaisir 16

11 février 2016

Saint Julien : Clos du Marquis : 2010 et Haut-Médoc : Sociando-Mallet : 2010

Lors d'un repas chez des amis, nous avons dégusté, une bouteille (étiquette découverte et sans mise en carafe ) du Clos du Marquis 2010. Le vin s'est mis en place dans le verre au fur et mesure de la dégustation qui a duré une heure et demie. Il possède les qualités du millésime 2010 : mûr, une aromatique bien définie, bien centré, et une bonne allonge fraîche. Il sera préférable d'attendre au moins son quinzième anniversaire pour l'apprécier pleinement.

Nous avons pu goûter, lors de la manifestation Bordeaux Tasting organisée par la magazine Terre de Vins mi-décembre 2015, Sociando-Mallet 2010. Le vin n'est bien sûr pas prêt en terme de plaisir. Ce vin de facture classique possède les qualités nécessaires pour offrir une belle bouteille quand il aura atteint son plateau de maturité. Il est énergique et très charpenté et les nombreux tannins le rendent austère dans une finale puissante. La palette aromatique bien présente et expressive à tous les stades de la dégustation offrira un vin harmonieux quand les tannins seront fondus. Il faudra attendre une bonne vingtaine d'années après sa naissance pour commencer à l'aborder

 

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Saint Julien Clos du Marquis 2010

La robe est assez profonde, avec un liseré de couleur violine. Le nez s'ouvre à l'aération sur des arômes de cassis, de baies des sureau, nuancés de notes de cerises, de réglisse et d'une touche florale. La tannins fins enrobés d'une chair délicate et veloutée se trament dans un corps bien formé et plein agrémenté de fruits expressifs . La finale est allongée, bien tenue par des tannins plus impressifs, bien équilibrée et persistante ( fruits noirs, épices douces, et légère réglisse). Noté 15,5/16, note plaisir 15

Haut-Médoc : Sociando-Mallet 2010

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La robe est profonde de teinte sanguine au bord du verre. L'olfaction ouverte évoque le cassis, la myrtille, la boite à épices, avec des notes de cerises et de légères violettes ; l'élevage est en retrait . La bouche est veloutée en attaque, puis le vin se corse, puissant et énergique dans un centre fruité. La finale est longue, tannique, autoritaire, d'une bonne fraîcheur, dotée d'une palette aromatique expressive (fruits, épices douces, légère réglisse), avec des notes d'élevage et une légère amertume que le vieillissement estompera. Note potentielle 16/16,5

10 février 2016

Sancerre : Vincent Pinard : Harmonie : 2012 et Vouvray : Domaine Huet : le Mont : millésime 2012

Un filet de daurade à l'unilatérale nous a donné l'occasion d'ouvrir une bouteille de Sancerre de Vincent Pinard : Harmonie 2012. Le vin n'a pas été mis en carafe et a été dégusté en privilégiant une dégustation prolongée (une bonne heure) dans le verre. Il s'est très bien comporté et a été conforme à nos attentes et à nos souvenirs de la bouteille que nous avions goûtée lors du dernier trimestre de l'année 2015. L'accord mets/vins a bien fonctionné.

J'ai apporté chez des amis une bouteille du domaine Huet «  Le Mont » du millésime 2012 pour accompagner des amuse-bouche. Nous avons procédé de la même façon que pour le Sancerre de Vincent Pinard, sans aération préalable. Cette cuvée élaborée sur des vignes plantées sur une couche d'argile verte à silex reposant sur un substrat calcaire signe avec précision la nature de ses sols et sous-sols : c'est un vin aromatique, droit, ciselé, long et frais et très salin. Le vin aurait mérité d'être mis en carafe une heure avant la dégustation.

 

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Sancerre : Vincent Pinard : Harmonie 2012

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La robe de couleur jaune pale est brillante. L'olfaction ouverte et élégante évoque Le citron, le pamplemousse, les fleurs blanches nuancée de notes de pêches blanches de léger anis et d'une pointe de safran. L'attaque est nette droite, le vin prend de la consistance dans un centre délicatement charnu et velouté rehaussé de fruits expressifs. La finale est allongée, fraîche, tenue par une matière un peu plus ferme et persistante ( fruits, notes florales et finement épicées). Noté 15,5, même note plaisir

 

 

 

Vouvray : Domaine Huet : Le Mont 2012

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La robe de teinte or fin est brillante. Le nez est séduisant et expressif avec des arômes de poire, d'orange, de légères épices douces, avec des notes fumées, et d'infusions (verveine et tilleul). La bouche est élégante, fruitée, dans construction allongée, dotée d'une chair bien formée et veloutée. Elle est tenue dans son milieu par un colonne vertébrale acide mûre qui étire une finale, tendue, rectiligne, et pure qui met en exergue la palette aromatique décelée à l'olfaction. Elle est ponctuée par de nettes notes salines. Noté 17, note plaisir 16


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09 février 2016

Haut-Médoc : Château La Lagune : 2011 et Margaux: Château Marquis de Terme : 2010

Je reviens dans le billet du jour sur la dégustation faite à Bordeaux Tasting le samedi 12 décembre 2015, avec le commentaire de deux vins de la rive gauche. Château La Lagune 2011 (Haut-Médoc) nous propose un vin élégant, fin, plus infusé qu'extrait, pour préserver la finesse du grain tannique, dans un style classique qui nécessitera une attente en cave de cinq années supplémentaires pour offrir au dégustateur davantage de plaisir.

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Le château Marquis de Terme 2010, que je goûte pour la troisième fois en bouteille fait partie des belles réussites de l'appellation dans ce millésime 2010. Il est complet : qualité de la palette aromatique, bien centré, et doté d'une finale longue et harmonieuse. Les tanins sont encore normalement fermes dans la finale, compte tenu de la richesse du vin. Comme de nombreux 2010, il faudra s'armer de patience pour en profiter pleinement. Les amateurs qui en possèdent en cave devraient commencer l'apprécier dès 2025 et encore davantage en 2030

 

Haut-Médoc : La Lagune : 2011

La robe est très soutenue à assez profonde de couleur pourpre. Le nez est ouvert avec des arômes de cassis, nuancés de cerises mûres et fraîches et des notes épicées et florales. La bouche est veloutée, les tannins sont enrobés par une chair délicate tramés dans un corps fuselé, assez dense et fruitée. La finale est élancée, fraîche, tenue par des tannins plus fermes, et d'une agréable persistance aromatique (fruits, légère épices). Noté 15,5

 

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Margaux : Marquis de Terme : 2010

La robe est assez profonde à profonde de couleur sanguine. L'olfaction s'ouvre à l'aération sur des arômes de cassis écrasé, de cerises noires, d'épices douces, et des notes de violettes. La bouche est veloutée, dense, énergique avec des tannins enrobés par une chair de bon aloi rehaussé de fruits expressifs. La finale est longue, soutenue, avec des tannins plus impressifs, équilibrée (bonne fraîcheur) et persistante (fruits, épices, et notes florales). Noté 16,5 voire un peu plus


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08 février 2016

Castillon-Côtes de Bordeaux : Château de Chainchon : Tradition 2014 et Montagne Saint Emilion : Château Beauséjour 2011

Le château de Chainchon, situé sur la commune de Castillon la Bataille appartient à Michelle et Patrick Erésué. Cette propriété de 22 hectares est cultivée en agriculture biologique (certifié depuis le millésime 2013). Le vignoble ( 70% Merlot, 20% Cabernet franc, 10% Cabernet Sauvignon) est planté, en coteaux, sur des sols et sous-sols argilo-calcaires. Cinq cuvées (dont quatre en vins rouges) sont produites : Château de Chainchon «  Le Rosé » Château de Chainchon « Tradition », Château de Chainchon « Prestige » Dubourdieu Valmy-Lange, et The natural circus ( jeunes vignes 100% Merlot en appellation Bordeaux).

Nous avons ouvert une bouteille du Château de Chainchon Tradition 2014 (élevage en cuve). C'est un vin qui vaut essentiellement par son expression fruitée à tous les stades de la dégustation, la structure est certes bordelaise mais très tempérée. Une aération d'une heure avant le service permettra une dégustation optimum du vin . Pour 6,5 euros la bouteille, c'est un très bon rapport qualité /prix.

Nous avons dégusté un bouteille de Château Beauséjour 2011( propriétaire Pierre Bernault : Montagne Saint Emilion ). Elle a été goûtée sur une durée de 24 heures, sans mise en carafe C'est un bon vin qui nécessitera trois à quatre années supplémentaires de garde pour que l'élevage se fonde davantage.

 

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Castillon-Côte de Bordeaux : Château de Chainchon : Cuvée Tradition millésime 2014

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La robe est soutenue de couleur violine. Le nez est net et expressif avec des arômes de cerises, de baies de sureau, nuancés de notes florales ( roses et légères violettes) et d'une touche d'épices. L'attaque est souple et veloutée, le vin est un peu plus charpenté dans un centre, très fruité. La finale de longueur normale, tenue par des tannins plus fermes est fraîche d'une très bonne expression aromatique (fruits et notes florales). Noté 14, même note plaisir

 

Montagne Saint Emilion : Beauséjour millésime 2011

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La robe est assez profonde, avec un liseré de teinte violine à sanguine. L'olfaction expressive évoque le cassis, les épices douces, avec des notes de cerises légèrement kirschées, et d'encens, l'élevage pas encore fondu est en arrière plan. La bouche est veloutée avec tannins enrobés par une chair délicate, le milieu de bouche est plus énergique, rehaussé de fruits avenants. La finale d'une bonne allonge, portée par une structure tannique ferme, est fraîche, fruitée et épicée avec des notes d'élevage, et de légère amertume. Noté 14,5, note plaisir 14



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05 février 2016

Malartic-Lagravière 1990, Pierre André : Pommard Premier Cru 2002, et Sauternes (Barsac) : Château Gravas 2002

Nous terminons ce repas avec deux vins rouges, et ensuite un vin blanc liquoreux. Malartic-Lagravière ne produisait pas des vins de la qualité aujourd'hui constatée depuis le rachat de la propriété en 1997 par la famille Bonnie. Ce millésime 1990 n 'a pas la faiblesse, à mon avis, signalée par un célèbre critique américain, nous restons cependant loin de ce que l'on peut espérer d'un Cru Classé dans ce millésime. Le Pommard Premier Cru 2002 du Domaine Pierre André est agréable, mais manque un peu d'équilibre dans sa finale et n'offre pas tout le potentiel que nous pouvions attendre du millésime 2002. Le Château Gravas 2002 (Barsac) possède l'élégance, la finesse, et la fraîcheur de son lieu de naissance, d'autant plus que 2002 est un millésime de raisins passerillés plutôt que celui d'un botrytis généreux.

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Les vins sont servis à l'aveugle, et mis en carafe avant la dégustation

 

Pessac-Léognan : Malartic-Lagravière 1990

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La robe soutenue de couleur grenat est légèrement évoluée au bord du disque. Le bouquet est ouvert avec des arômes de cerises, de léger cassis, de fines épices, et une touche d' humus . La bouche est souple avec des tannins fondus et enrobés par une chair très fine, un peu plus dense dans un centre fruité. La finale d'une allonge modérée, est fraîche, d'un agréable velouté de texture, soulignée par la palette aromatique simple décelée à l'olfaction. Noté 14,5 même note plaisir

 

Domaine Pierre André ( Château de Corton) Pommard : Premier Cru 2002

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La robe est assez soutenue de teinte pourpre avec des reflets orangés. Le nez expressif évoque le cassis, la griotte, avec des notes épicées et de roses fanées. La bouche est élégante, avec un toucher veloutée, dans une construction longiforme, plus structurée dans un milieu de bouche agrémenté de fruits légèrement épicés. La finale d'une bonne allonge est délicate, d'un bon maintient, fraîche, persistante ( fruits, épices, fleurs), ponctuée par une légère note chaleureuse. Noté 15,5, même note plaisir

 

 

 

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Sauternes-Barsac : Château Gravas 2002

La robe offre une couleur or soutenue. L'olfaction est avenante et d'une bonne intensité avec des arômes de mandarine, de léger abricot, d'épices orientales (safran dominant) et des notes de fleurs séchées, de fruits secs et de miel fin. La bouche est portée par une liqueur délicate, pure, onctueuse, fine, d'une concentration modérée agrémenté de fruits expressifs au rôti discret. La finale est allongée, élancée, fraîche, délicate, d'une bonne persistance aromatique. Noté 15,5, même note plaisir

 

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04 février 2016

Saint Emilion : Clos Fourtet 2003 et Côte Rôtie : Domaine Jamet 2003

Les discussions vont bon train dans une atmosphère joyeuse et conviviale au sujet de la première série des vins commentés hier. Notre hôte nous remet tout de suite à contribution avec le service des magrets de canard grillés et des deux vins rouges servis en accompagnement, qu'il a mis en carafe juste avant le service. Le premier vin commenté laisse entrevoir une grande maturité des fruits, il a besoin d'air pour se mettre en place, et ne commencera à révéler son origine qu'à la fin de la dégustation. Il fait débat entre les convives qui lui reprochent pour certains une fraîcheur insuffisante, voire un caractère un peu végétal à l'olfaction qui pour ma part s'estompe avec l'aération. Il est marqué par le millésime mais il ne m'a pas paru déséquilibré, on peut regretter seulement quelques accents sudistes qui ne sont pas les marqueurs des vins classiques dans cette région.

Le second vin est remarquable. Le nez et la première gorgée est une évidence, quant à son appellation et à son producteur. Il est riche, très plein, d'une pure et intense expression aromatique, long et d'un équilibre magistral qui ne permet pas de déterminer avec certitude son millésime. C'est un grand vin

 

 

 

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Les vins sont dégustés à l'aveugle 

Saint Emilion : Clos Fourtet 2003

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La robe est profonde de couleur sanguine à violine. Le nez est net et intense avec des arômes de prunes noires, de cassis, de boite à épices, et des notes de cerises et de réglisse et d'une une pointe végétale qui s'estompe à l'aération ; un léger élevage pas encore entièrement fondu. La bouche est généreuse, dense, concentrée, charnue, soulignée par d'intenses fruits bien mûrs et de fines épices. La finale est longue, tenue par des tannins plus fermes au contour velouté, l'acidité gustative est assez basse, mais suffisante pour conserver un bon équilibre au vin ; elle est très persistante (fruits, épices douces et notes réglissées). Note potentielle 17/17,5, note plaisir 16,5. Le vin a manqué un peu d'aération pour être totalement en place

 

Côte Rôtie : Domaine Jamet 2003

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La robe est profonde avec un liseré de teinte violine. Le bouquet très séduisant et intense évoque le cassis écrasé, la baie de sureau, le poivre fin, les épices douces, avec des notes lardées et fumées, de cerises, et de légère violette. La bouche associe avec bonheur un très élégant soyeux de texture avec une richesse, et une concentration impeccable dans un centre doté d'une chair bien formée, rehaussée d'intenses et purs fruits épicés. La finale est longue, intense, les tannins très structurants sont encore légèrement impressifs, mais apportent un dynamisme de bon aloi ; elle est très harmonieuse (bonne sensation de fraîcheur en arrière plan), très persistante et complexe. Noté 18, même note plaisir. Une superbe réussite dans ce millésime caniculaire.

 

 

 

03 février 2016

Champagne : Pierre Moncuit 2004, Muscadet : Guy Bossard : expression de gneiss 2010, Savoie : Dupasquier: Jacquère 2011

Joseph nous a conviés dimanche 31 janvier à déjeuner dans son hostellerie de Roques pour fêter l'anniversaire de sa fille Margot. Nos amis Cathy et Emile se sont joints à nous pour ce repas. Il nous a élaboré un menu classique, très sud-ouest et goûteux pour accompagner les huit vins qu'il a choisi de nous faire déguster. Comme il est très joueur, comme nous d'ailleurs, les vins sont dégustés à l'aveugle. Pour accompagner les feuilletés, Joseph nous sert en carafe un vin de Champagne élégant et frais tout à fait adapté à l'apéritif que je n'avais que peu regoûté depuis de longues années et que je buvais très souvent avec mon père, qui en achetait régulièrement.

Deux vins blancs ont été servis avec l’aumônière de grenier médocain, ils ont parfaitement joué leur rôle apportant une fraîcheur de bon aloi à ce mets plutôt riche. Les vins ont été mis en carafe avant la dégustation. ( voir le commentaire )

 

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Champagne Pierre Moncuit : Millésime 2004

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Un cordon de bulles très fines traverse une robe de couleur or vif. Le bouquet est élégant et expressif avec des arômes floraux ( camomille et tilleul) , de fruits blancs ( pommes) et d'agrumes , avec des notes d'amande et de brioche. La bouche est élégante, ciselée, avec une matière légèrement évoluée, un peu plus pleine dans un centre fruité tenu par une acidité mûre et une délicate effervescence. La finale est tonique fraîche, étirée, soulignée par une palette aromatique fruitée et florale et ponctuée de notes saline. Noté 16, même note plaisir.

 

Muscadet : Guy Bossard : Expression de Gneiss 2010

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La robe offre une teinte or légèrement soutenue. Le nez, bien ouvert évoque les fruits exotique, les fleurs séchées, de légère épices, et une pointe de miel. La bouche est charnue, veloutée, bien constitué dans un milieu de bouche plus dense et plus volumineux agrémenté de fruits expressifs. La finale est allongée, d'un bon maintien, fraîche, d'une agréable persistance aromatique ( fruits exotiques, légères épices, et notes florales) . Noté 15,5, même note plaisir

 

Savoie : Domaine Dupasquier : Jacquère 2011

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La robe or clair est brillante. L'olfaction s'ouvre à l' aération ( légère réduction ) sur des arômes d'agrumes ( oranges : peau et pulpe) , des fleurs jaunes, avec des notes légèrement fumées. La bouche est droite, finement charnue, tonique, dans un construction longiforme. La finale dans la continuité, d'une bonne allonge est tendue fraîche, soulignée par des agrumes variés  rehaussés de notes de cumbawa et de safran, et très saline en ultime expression. Noté 15, même note plaisir

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02 février 2016

Saint Emilion : Angélus et Pavie Macquin dans le millésime 2011; Maury : Mas Amiel Vintage 2013

Les deux Saint Emilion ont accompagné du pigeon cuit dans un bouillon au foie gras et des fromages de chez Rénald.

Un abondance et un brebis corse particulièrement doté du goût de la noisette fraîche.

Les vins les dominaient pleinement tout en leur permettant de s'exprimer comme il convenait et même s'il est préconisé de mettre des vins blancs avec le fromage, les saveurs particulièrement épicées et vives ont permis que nous vivions un grand moment de bonheur. 

Le dessert est à base de fruits rouges ( myrtilles, cassis, framboises et groseilles). Le jus des fruits a été rallongé d'eau de rose, pris en gelée et a servi de base. Une coque de chocolat noir pour les recouvrir! Le Mas Amiel a été le compagnon idéal.

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Les vins ont été mis en carafe 4 heures avant la dégustation 

Saint Emilion : Angelus 2011

La robe est profonde avec un liseré de teinte sanguine. Le nez est crémeux et bien ouvert avec des arômes de cassis écrasé, de cerises noires, de fines épices douces, avec des notes de violettes et de moka. L' attaque est très veloutée, les tannins mûrs sont enrobés par une chair pleine et se trament dans corps dense et ample, très fruité. Puis le vin s'étire dans une finale longue, d'un séduisant veloutée de texture, soutenue, harmonieuse (bonne fraîcheur) et persistante (fruits, épices et notes florales). Noté 17, note plaisir 16,5

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Saint Emilion : Pavie Macquin 2011

 

La robe est profonde, de couleur sanguine à violine au bord du verre. L'olfaction expressive évoque au premier plan les cerises noires mûres, les épices douces, nuancées de notes de baies de sureau, de violettes, de thé fumé et d'une pointe chocolatée. La bouche est veloutée, le vin se développe avec énergie et puissance dans un centre charnu et souligné par des fruits intenses. La finale est longue, autoritaire, tenue par des tannins plus fermes et plus impressifs tout en restant enrobés qui donnent au vin un caractère fougueux. Elle est fraîche et persistante( fruits, épices et fleurs mauves). Note potentielle 16,5/17, note plaisir 16. Le terroir imprime sa marque

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Le vin a été ouvert avant la dégustation 

Maury : VDN : Mas Amiel Vintage 2013

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La robe est assez profonde, avec des reflets de teinte carmin à sanguine. Le nez est intense avec des arômes de fruits écrasés ( cerises , cassis et mûres), de délicates épices douces, et des notes chocolatées. La bouche est élégante, fine, un peu plus pleine dans un centre dans un centre délicatement charnu, rehaussé de séduisants fruits épicés. La finale est allongée, d'un bon équilibre, d'un agréable maintient, veloutée, et persistante (fruits, épices, notes cacaotées). Noté 15,5, même note plaisir

 

 




01 février 2016

Des vins blancs pour débuter un repas entre amis : Puygueraud blanc pour les mises en bouche et Goutte d'Or pour l'entrée

Un repas simple et convivial pour dissiper la lenteur hiémale : nous nous retrouvons entre amis amateurs de vie, de vins et de bons produits et c'est la générosité de tous qui rend cette soirée si précieuse. Nous sommes heureux de discuter et d'évoquer les tourments de notre quotidien comme les bonheurs de notre vie, et finalement il fait bon vivre lorsque nous méditons la chance que nous avons d'être entre nous et de nous offrir le luxe de boissons divines pour d'excellents accords.

Le menu est le suivant 

Pour les mises en bouche ; thon fumé à la chicorée, carottes et émulsion à la chicorée, et petits gâteaux aux olives

Flan de topinambours au foie gras

Pigeon cuit au bouillon et au foie gras

Fromages de chez Renald

Fruits rouges sur un lit parfumé à l'eau de rose et coque de chocolat noir

 

Les vins ont été mis en carafe un heure avant la dégustation. Ce sont les deux vins qui ont été servis pour les mises en bouche et l'entrée.

 

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Francs-Côtes de Bordeaux : Puygueraud blanc 2014

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La robe de couleur jaune pâle est nuancée de reflets or. L'olfaction s'ouvre à l'aération sur des arômes floraux (fleurs blanches) de citrons, de mandarines, avec des notes légèrement épicées, et d'élevage discret. La bouche fruitée offre une matière d'une bonne densité dans une construction allongée ; une juste acidité mûre donne un bel élan, du dynamisme, du tonus à une finale bien dessinée, persistante ( fruits et fleurs), très saline et pierreuse en ultime sensation. Note potentielle 15,5/16, note plaisir 15

 

 

 

 

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Meursault : Domaine Buisson-Charles : Premier Cru : Goutte d'Or 2013

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Le robe de teinte or fin est brillante. Le nez est élégant et intense avec au premier plan des arômes floraux (fleurs de vignes et d'orangers) puis de fruits variés (poires et oranges) avec des notes d'amandes et de légères noisettes. L'attaque est charnue et très veloutée,le vin prend l'ampleur et de la densité dans un milieu de bouche frais et très fruité. La finale est longue, fraîche, épanouie, d'une brillante intensité aromatique, très persistante ponctuée de notes nettement salines . Noté 17, même note plaisir

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