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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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21 août 2017

Dom Pérignon 2002, Vincent Girardin : Corton Charlemagne 2008, et Trotanoy 1998 pour débuter le repas

 

Nous profitons de cette période des vacances d'Isabelle qui se trouve , de ce fait, plus disponible que pendant la période scolaire pour réunir des amis autour d'un repas en accord mets-vins. Après un début d'année chaotique dans le vignoble bordelais ( sévères gelées dans la nuit du 27 au 28 avril), suivi d'un épisode chaud, puis d'un début d'été marqué par des orages, des variations de températures, avec pour conséquence des vendanges qui s'annoncent assez précoces ( pour les vignes non gelées), nos amis professionnels de la filière "vin" ont enfin trouvé un moment pour venir dîner chez nous, avant de prendre quelques congés.

Voici les plats servis pour le début du dîner :

Mises en bouche : fraises au balsamique et persil glacé, fenouil à l'orange et tuiles au parmesan, poissons fumés à la chicorée

Première entrée : royale de foie gras et queue de langoustine au fumet de langoustine

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Deuxième entrée : timbale de ris de veau à la truffe

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Les accord mets/ vins ont très bien fonctionné. Le Dom Pérignon 2002 conservé en cave fraîche, après son acquisition avait vieilli doucement et se présentait au meilleur de sa forme pour tous. Le Corton Charlemagne 2008 de Vincent Girardin s'est révélé être excellent pour l'ensemble des participants. La bouteille de Trotanoy 1998, hélas défectueuse, nous a sérieusement déçue.





Champagne : Dom Pérignon 2002

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La robe or fin à reflets un peu plus vif est traversée par un cordon de bulles fines et tempérées. Le bouquet expressif et frais évoque la poire, les fins agrumes, la verveine avec des notes d'amande et de fines noisettes. La bouche est élégante, assez crémeuse, d'une bonne densité, tonique, rehaussée de fruits éloquents. La finale est longue , étirée par un impeccable fraîcheur, harmonieuse, dynamique, persistante et saline. Noté 17,5, même note plaisir.



Bourgogne : Vincent Girardin : Corton Charlemagne 2008

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La robe or vif est brillante. Le nez est bien ouvert avec des arômes d'agrumes variés, de léger fruits blancs (poires) ,de fleurs sauvages et des notes de fines noisettes, et légèrement pierreuses. L'attaque est charnue, très veloutée presque grasse, le centre est dense et d'une bonne amplitude agrémenté de fruits mûrs et frais. La finale est longue, dotée d'une fraîcheur juste et tonique, d'un bon maintien, aromatique , persistante et saline. Noté 17,5, même note plaisir



Bordeaux : Pomerol : Trotanoy 1998

A l'ouverture, la robe est évoluée au bord du verre. Le nez est peu expressif, marquée par l'élevage, la bouche est assez dure et amère. Après deux heures de mise en carafe, le bouquet est un peu plus ouvert (fruits noirs) marqué par l'élevage, la bouche est sèche, boisée et astringente. Bouteille défectueuse


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18 août 2017

Un dîner élaboré en duo chez André, avec des vins d'Alsace, Bordeaux, et Loire

 Churchill a bon dos! André a la collection complète de ses mémoires. Lire le premier tome invite bien évidemment à lire le suivant! Autant en emprunter un à la fois, plutôt que tous d'un coup, au moins c'est des prétextes tout trouver pour aller chez lui et rester dîner et déguster!

Mémoires de guerre : 1919-1941

 

Pour le second tome on a préparé des couteaux, des huîtres en gelée, des noix de Saint Jacques à l'orange, un lapin et des ananas, façon Tahiti.

Les photos des plats sont d'André.

 

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Pour accompagner le lapin, on a mis Alcée 2012 et le Vouvray s'est fort bien apprécié sur les ananas.

 

 

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Notre hôte nous a servi à l'aveugle Caduce 2014 du Domaine du Bouscat. Nous avons été surpris par l'évolution de la couleur de la robe sur le bord du disque. La palette aromatique est un peu terne, et le vin est léger. A Revoir

Le vin de Loire a été dégusté à l'aveugle



Alsace : Paul Ginglinger : Riesling Drei Exa 2014

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La robe de couleur or pale est brillante. Le nez expressif évoque les agrumes mûrs (citron, orange et pamplemousse rose) , les fines épices (cannelle et cumbawa) avec des notes de mirabelles, de fleurs séchées et de léger naphte. La bouche est charnue et veloutée en attaque, dense et plus haute dans un centre très fruité. Un belle acidité gustative mûre tend et allonge une finale dynamique, tonique, aromatique et persistante, cristalline et très saline en ultime sensation . Noté 16,5, note plaisir 16



Castillon-Côtes de Bordeaux : Alcée 2012

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La robe est assez profonde à profonde de teinte sanguine. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cerise, de mûres, d'épices douces, d'élevage (fin moka) et des notes de réglisse. La bouche est bien en chair et veloutée avec un corps sphérique et dense rehaussé de fruits éloquents. La finale allongée est fraîche, bien tenue par des tannins plus fermes tout en restant délicatement enrobée, persistante ( fruits purs, fines épices et notes florales ). Noté 16/16,5, note plaisir 15,5



Loire : Vouvray : Clos Château-Chevrier 1989

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La robe dorée est brillante. Le bouquet est séduisant et intense avec des arômes de coing, de poire, d'oranges, d'épices orientales (safran et fin curry), de fruits secs, de truffe blanche et une pointe de miel. La bouche est très veloutée à onctueuse, charnue, assez grasse, dense, centrée avec élégance, très aromatique. La finale d'une très bonne allonge, portée par une impeccable fraîcheur, est harmonieuse, complexe et persistante. Noté 16,5, même note plaisir

 

 



16 août 2017

Montagne Saint Emilion : Beauséjour cuvée 1901 millésime 2010, Du Tertre (Margaux) 2000, et Clos Haut Peyraguey 2001

Les deux vins rouges ont accompagné un canard mulard ( lire ICI )et des pousses de jeunes carottes au cumin. Puis nous avons opté pour des fromages persillés afin de placer tout de suite le Sauternes.

Le dessert a été une coupe faite en tuile de fraise, remplie de chantilly de fraises et de fraises coupées.

L'acidité naturelle des fraises met toujours en valeur les équilibres des Sauternes. Nous sommes dans des accords de structure, notamment avec le léger gras de la chantilly et le croquant de la tuile, absolument pas d'arômes mais ces derniers étant simples pour le dessert, ils n'outrageaient nullement ceux plus complexes, plus rôtis qu'offrait le Sauternes.

 

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Montagne Saint Emilion : Château Beauséjour : cuvée 1901 : 2010

La robe, de couleur sanguine, est brillante. Le nez bien ouvert évoque les cerises noires, le cassis, les épices douces, avec des notes de réglisse, et d'élevage nettement en arrière plan pas encore entièrement fondu. La bouche, veloutée en attaque, est bien charpentée par de tannins structurants enrobés par une chair délicate, rehaussée de fruits éloquents. La finale est longue, énergique (tannins plus fermes dotés d'une chair fine) fraîche, très aromatique et persistante, avec une touche saline. Noté 16,5, note plaisir 16



Margaux : Château du Tertre 2000

La robe est assez profonde de couleur rubis légèrement évoluée au bord du disque. Le bouquet est expressif, avec des arômes de roses, de violettes, de cassis, de fines épices, avec des notes de cerises et d'encens. La bouche est veloutée, finement texturée, fruitée, avec un corps oblong d'une bonne densité habillé d'une chair délicate. La finale est allongée, fraîche, élégante, veloutée, expressive et persistante. Noté 16/16,5, note plaisir 15,5

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Sauternes : Clos Haut Peyraguey 2001

La robe or soutenu est brillante. L'olfaction est intense avec des arômes d'abricots et d'oranges rôtis, d'épices orientales (safran dominant), et des notes de fruits secs, de miel et de champignons nobles ( morilles séchées). La bouche est onctueuse, la liqueur est pure, dense, d'une élégante concentration rehaussée de très expressifs fruits rôtis. La finale est longue, intense, soutenue, harmonieuse, (belle fraîcheur sous-jacente) très aromatique et très persistante. Noté 17,5/18, note plaisir 17


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14 août 2017

Champagne : Drappier : La Grande Sendrée 2006, et Buisson-Charles : Meursault Vieilles Vignes 2014 pour ouvrir le dîner

Les vacances sont aussi l'occasion de profiter de bons moments de table avec nos amis. Certains sont amateurs avertis, d'autres le sont de façon plus occasionnelle, mais nous sommes toujours très heureux de constater que le vin est un vecteur culturel qui facilite les échanges. Rapidement, les langues se délient et les évocations des grands moments de vie, les débats sur la vie politique prennent le relais sur l'oenophilie...

Les vins commentés ce jour ont été pris sur diverses mises en bouche (huîtres en gelée, rouleau de jambon au roquefort, verrines de fenouil à l'orange) et sur l'entrée - des paillassons de ris de veau de lait au curry.

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huîtres en gelée

 

 

 

Champagne : Drappier : la Grande Sendrée 2006

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Assemblage : 55% Pinot noir, 45% Chardonnay

La robe de couleur or vif est traversée par un cordon tempéré de bulles fines. Le nez est séduisant et expressif avec des arômes de fruits jaunes, de fins agrumes, de légères épices orientales avec des notes florales, d'amande, de petites baies rouges et de viennoiseries. La bouche est élégante, avec une texture veloutée, vineuse et d'une bonne densité dans un centre fruité tonifié par une fine effervescence de bon aloi. La finale est longue, d'une délicat toucher de bouche, harmonieuse, aromatique et persistante, avec des notes salines. Noté 17,5, même note plaisir.



Meursault : Buisson-Charles : Vieilles Vignes 2014

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Aéré positivement 1 heure 30 en carafe

La robe offre une teinte jaune pale avec des reflets or léger. L'olfaction avenante et bien ouverte évoque la poire, de fins agrumes, les fleurs variées (fleurs d'oranger et verveine) au premier plan, avec des notes de menthe fraîche et de noisettes. L'attaque est charnue et veloutée, le milieu de bouche doté de délicates rondeurs et d'une élégante densité est frais et très fruité. La finale est allongée, étirée par une impeccable fraîcheur, elle est aromatique (fruits et fleurs) et persistante avec des notes salines. Noté 15,5/16, note plaisir 15

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11 août 2017

Appellation Côte-Rotie : cinq vins du millésime 2000, et trois millésimes du Condrieu Les Ayguets de Cuilleron, à l'aveugle

Cette troisième série (vins rouges) a été plus évidente pour l'ensemble des participants. Les vins possèdent des palettes aromatiques assez distinctives, ils sont à notre avis sur leur plateau de maturité, veloutés, souvent assez charnus à charnus, assez bien centrés, très frais ( pour un ou deux à la limite de la vivacité), d'une bonne allonge, étirés par cette nette fraîcheur. Nous optons donc pour l'appellation Côte Rôtie en choisissant le millésime 2001.

Les deux premiers vins nous ont emmenés vers des territoires connus, le premier vin est celui d'un producteur dont nous avons acheté plusieurs millésimes entre 2005 et 2010 (Jamet), les notes ferriques (ou sanguines) nous font penser à la Côte Brune. Le deuxième vin nous a semblé avoir quelques similitudes de style avec Les Grandes Places de Gérin 2005 dégusté il y a trois semaines. Un vin dans la finesse, un peu moins étoffé que les autres vin de cette série, très frais, avec un choix de maturité moins abouti que celle choisie par les autres vignerons. Notre correcteur demandant les copies, nous n'avons pas eu le temps de réfléchir au nom des producteurs des trois vins suivants. Excepté le vin n° 3 qui nous a semble être le meilleur du lot, nous n'aurions probablement pas trouvé les deux derniers vins jamais goûtés.

La bonne réponse était : appellation Côte Rôtie millésime 2000, un millésime très peu dégusté jusqu'à ce jour, en ce qui nous concerne, et qui est aussi un millésime frais.

Christophe nous a réservé une derniere série de vins liquoreux ( ou passerillés) qui n'était pas prévue au programme initial. Il s'agissait du Condrieu Les Ayguets de Cuilleron dans trois millésimes (2013, 2014 et 2015). Nous avons trouvé le nom du producteur, mais pas les millésimes.

Nous terminons honorablement deuxième de ce sympathique concours à un point des vainqueurs. Notre hôte nous a offert une remarquable et passionnante dégustation avec 19 vins du Rhône nord au programme de cette amicale rencontre.



Les robes sont assez profondes de couleur sanguine, avec parfois une légère évolution au bord du disque, en particulier sur le cinquième vin

 

 

 

 

 



Côte Rôtie : Jamet : Côte Brune 2000

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Le nez évoque, avec une bonne intensité, le noyau de cerises, le cassis, les épices (dont un poivre fin), avec des notes ferriques , sanguines, et un etouche florale ( rose fanées). La bouche est bien dotée, délicatement charnue, plus dense dans un corps bien dessiné, avec des tannins fins et fruité. La finale est longue, élégante, avec une fraîcheur nette ( mais sans excès), persistante, et ferriques en ultime sensation. Noté 17



Côte Rôtie : Gérin : Les Grandes Places 2000

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L'agitation accentue des arômes de fruits rouges ( cerises), de légère baies noires, de fleurs séchées, avec des notes sanguines et légèrement viandées. La bouche est élégante, finement charnue et veloutée, un peu plus étoffée dans son milieu rehaussé de fruits d'une bonne expression. La finale est élancée, très fraîche (un rien vive), l'enrobage des tannins manque un peu de chair, elle est dotée d'une palette aromatique suggestive ( fruits, thé noir, notes florales). Noté 15,5



Côte Rôtie : Guigal : La Turque 2000

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L'olfaction est élégante et expressive avec des arômes de cassis , de légère cerises, d'épices orientales (baies de Setchuan), d'une pointe de réglisse, de thé noir et d'encens. La bouche est élégante, très veloutée, charnue, avec une corps bien formé d'une bonne densité rehaussée de fruits finement épicés. La finale est longue , fraîche à très fraîche, d'une bon maintien, d'un séduisant velouté de texture, persistante et assez complexe. Noté 17



Côte Rôtie : Clusel-Roch : Les Grandes Places 2000

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Le bouquet frais et bien ouvert évoque les fruits noirs (cassis et baies de sureau), le poivre fin, le thé fumé, avec des notes de violettes, et légèrement viandées. La bouche est bien construite, dans un centre étoffé, bien en chair et velouté, relevé de fruits noirs( cassis) . La finale est allongée , étirée par une nette fraîcheur, tenue par des tannins fins enrobés, aromatique et persistante. Noté 16,5



Côte Rôtie : Gangloff : La Sereine Noire 2000

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Le nez expressif montre une légère évolution, avec des arômes de boite à épices ( dont le poivre) de graphite, de fruits noirs, avec des notes de café léger, de bitume, et une touche florale. La bouche est riche, bien en chair, veloutée pleine, dense, ample, rehaussé de fruits épicées. La finale , d'une très bonne allonge est très fraîche, tenue par des tannins encore un peu sensibles très finement enrobés, persistante (avec une dominante d'épices). Noté 16,5



Condrieu : Cuilleron : Les Ayguets 2013

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La robe offre une teinte or soutenu. Le nez bien ouvert évoque l'abricot, l'orange confite, la rose, la violette, et les raisins de Corinthe, et de fines épices douces. La bouche est veloutée, charnue, pleine, avec une bonne ampleur, et très fruitée. La finale est allongée, d'une délicate texture très veloutée, élégante, équilibrée, très aromatique, assez complexe, et persistante. Noté 16,5

 

 

 

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Condrieu : Cuilleron : Les Ayguets 2014

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La robe de couleur dorée intense est brillante. L'olfaction est expressive avec des arômes de fruits confits (abricots, oranges, citrons) de cumbawa, et de roses. La bouche est longiforme, veloutée, délicatement charnue, dense, corsée avec élégance, rehaussée de fruits gourmands. La finale est élancée, d'une bonne fraîcheur, veloutée, très aromatique, moins complexe que 2013. Noté 16



Condrieu : Cuilleron : les Ayguets 2015

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La robe est ambrée. Le nez est riche et complexe avec des arômes de fruits rôtis (abricots et agrumes) d'épices orientales (safran au premier plan), de dattes, de cire, et de miel. La bouche est riche, grasse , onctueuse, concentrée, volumineuse, très fruitée et épicées. La finale est longue, intense, très veloutée, très persistante et très parfumée, et doté d'une acidité gustative assez basse, un peu juste à mon goût, mais qui satisfera les amateurs de ce type de vin. Noté 17 pour les aficionados

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09 août 2017

Cinq vins de l'appellation Crozes-Hermitage à l'aveugle

Le repas s'est déroulé sur des tables abritées par de grands arbres fuitiers. Le menu comportait les plats suivants : caviar d'aubergine, ris de veau au fenouil confit, panacota de légumes sautés au curry, brochettes de boeuf mariné, gratin de courgettes et pommes "dauphine", fromage, et tarte tatin.

Les différents vins sont convervés en glacière et mis en libre service dans des bouteilles d'origine cachées par des chaussetttes. Après la première série de vins blancs commentés (lundi dernier), la deuxième série est consacrée aux vins rouges.

Le millésime nous a semblé assez évident, nous optons pour 2005, il reste à déterminer l'appellation, les vins sont riches, bien centrés, avec des tannins bien enrobés, d'une très bonne allonge, des palettes aromatiques de fruits noirs d'épices, de réglisse encore au stade d'arômes primaires, avec deux vins que nous avons trouvés de grande qualité (voir les commentaires). J'opte pour l'appellation Côte Rôtie, car deux vins possèdent des arômes floraux.

Il s'agit de cinq vins de l'appellation Crozes-Hermitage du millésime 2005. L'erreur d'appellation conduit quasi automatiquement à une détermination fausse des propriétaires et des cuvées.

Deux équipes ont trouvé la bonne appellation sans le millésime, et deux autres équipes le bon millésime sans l'appellation. Voilà une série où nous avons été peu efficaces et pour tout dire déficients, mais en conformité avec le peu de dégustation de vins de cette appellation et essentiellement quelques bouteilles de Graillot.





Les robes sont très soutenues à assez profondes de couleur pourpre à sanguines;

 



Crozes-Hermitage : Delas : Le Clos 2005

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L'agitation accentue des arômes de fruits noirs (cassis dominant) d'épices (dont le poivre) de réglisse, de violettes, et de léger élevage quasiment fondu. La bouche est charnue, veloutée, plus dense dans un corps bien formé, rehaussée de fruits expressifs. La finale allongée est fraîche, bien tenue par des tannins bien enrobés, aromatique et persistante. Noté 16,5



Crozes-Hermitage : Yann Chave : Le Rouvre 2005

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L'aération estompe une légère réduction et dévoile des arômes de cassis, de cerises, de léger poivre, de cumin, de fève de café, avec une touche végétale. La bouche est tonique, fruitée, construite avec énergie par des tannins finement enrobés. La finale d'une bonne allonge, tenue par des tannins plus fermes est fraîche, avec une palette aromatique expressive, et une petite pointe végétale. Noté 15,5

Crozes-Hermitage : Tardieu-Laurent : Vieilles Vignes 2005

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Le nez légèrement réduit révèle à l'agitation des arômes de cassis, de cerises noires, de girofle, de poivre, et d'encens. La bouche est bien structurée, les tanins sont enrobés par une chair délicate et veloutée, avec un corps bien rempli et fruité. La finale, d'une très bonne allonge, d'un bon maintien (tannins un peu plus fermes restant enrobés) est bien équilibrée et persistante. Noté 16



Crozes-Hermitage : P1070442Domaine du Colombier : Cuvée Gaby 2005

 

L'olfaction ouverte évoque les fruits noirs (cassis et baies de sureau) la boite à épices (dont le poivre), le cumin, la réglisse, avec des notes de café (élevage). La bouche est sérieusement charpentée, charnue, corsée, rehaussée de fruits épicés expressifs. La finale est assez autoritaire, tenue par des tannins fermes habillés par une chair délicate, d'une bonne fraîcheur, et persistante. Noté 16



Crozes-Hermitage : Combier : Clos des Grives 2005

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Le nez est séduisant et expressif, avec des arômes de cerises et de cassis mûrs, de délicates épices (dont un poivre fin), de roses fanées, de violettes avec des notes d'encens et de thé fumé. La bouche est très veloutée, avec une chair généreuse, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps dense et ample, agrémenté de fruits éloquents et finement épicés. La finale est longue, soutenue, d'un séduisant velouté de texture, harmonieuse , très aromatique et persistante. Noté 17. Très grande réussite dans ce millésime







07 août 2017

Appellation Saint Peray (Rhône nord) : six vins du millésime 2010

Christophe et Véronique nous ont conviés, le dernier dimanche de juillet à un déjeuner-dégustation dans la campagne bourgeaise. Les tables sont installées sous les grands arbres fruitiers qui nous offrent l'ombre nécessaire et suffisante pour pouvoir manger et déguster dans les meilleures conditions par une journée plutôt fraîche ( 22 à 23°C) pour la saison.

Dans le courriel d'invitation, Christophe qui est très joueur et grand amateur de vins du Rhône, nous propose un amical concours de dégustation : reconnaître trois appellations de la vallée du Rhône, le millésime commun des cinq à six vins à chaque fois, et déterminer les producteurs et les cuvées.

Le challenge est très élevé pour nous, qui dégustons beaucoup plus de vins de Bordeaux que ceux du Rhône (une quinzaine de bouteilles de vins rouges par an en moyenne). Nous sommes six couples à participer dans la bonne humeur à ce sympathique challenge. La plupart des participants sont aussi de grands amateurs de vins du Rhône ( visites chez les propriétaires, marché d'Ampuis, etc...).

La première série est celle des vins blancs. Un vin nous a particulièrement aidés à nous situer. Le vin n° 3 est marqué par un fort élevage qui est semble-t-il la marque de ce vigneron dont j'ai goûté le millésime 2006, j'opte pour un Fleur de Crussol de Voge, et nous choisissons l'appellation Saint Péray. Pour le millésime nous hésitons entre 2010 et 2011 que nous retenons finalement.

Il s'agit bien de l 'appellation Saint Péray dans le millésime 2010, et le vin n° 3 est bien Fleur de Crussol d'Alain Voge. Pour le reste des vins que nous n'avons jamais dégustés (sauf Longue Garde de Villard dans le millésime 2011), nous ne sommes pas efficients.



Les robes sont de couleur or vif à or plus soutenu lorsque l'élevage est plus marqué. Ces cuvées sont élaborées avec des assemblages de Roussanne, et de Marsanne ( souvent dominante). Les vieilles vignes de Tardieu Laurent comportent 50% de Roussanne, et 50% de Marsanne, et pour la cuvée" La Belle de Mai "de Colombo, la Roussanne est dominante.

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Saint Péray : Cuilleron : les Cerfs 2010

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L'aération libère des arômes d'oranges, (pulpe et peau) , de tisane, de fleurs séchées, et de léger miel et des notes d'élevage. La bouche est assez grasse, ronde dans un centre charnu et fruité. La finale, d'une bonne allonge est plus élancée, fruitée et florale avec une fine amertume de peau de fruits qui participe à l'équilibre. Noté 15,5



Saint Péray : Tardieu Laurent : Vieilles Vignes 2010

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Le nez évoque les agrumes mûrs (orange dominante); les épices orientales, le cumin, avec des notes briochées (élevage). La bouche est bien en chair, avec un corps bien rempli et velouté agrémenté de fruits expressifs. La finale est allongée, soutenue, persistante( fruité et épicée), d'un bon équilibre grâce à un fine amertume de peau de fruits. Noté 16



Saint Péray : Voge : Fleur de Crussol 2010

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Un élevage très soutenu (vanille coco) laisse entrevoir à l'aération des arômes d'oranges presque confites, de tisane, et de miel. La bouche est riche, ample grasse, rehaussée de fruits exotiques. La finale marquée par l'élevage, qui domine la palette aromatique, est assez opulente, avec néanmoins une lègère perception de fraîcheur sous jacente, elle est ponctuée par des notes de légère amertume (peau de fruits). Note potentielle 15, voire plus si l'élevage se fond?



Saint Péray : Stéphane Robert : Pur Blanc 2010

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L'olfaction est bien ouverte et élégante avec des arômes de fruits exotiques, de pêches,d'épices douces, d'infusion (camomille), d'amande, avec des notes d'élevage élégant. La bouche est bien construite, dense, plus ample dans un centre délicatement charnu, velouté et fruité. La finale est allongée, étiré par une fine acidité perceptible, aromatique et persistante, ponctuée par des notes d'amande amère. Noté 16



Saint Péray : Villard : Version Longue 2010

 

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Le nez expressif et séduisant évoque la poire, les agrumes (mandarines et oranges), les fines épices, avec des notes florales ( pivoines) d'amande, de pralin, et de noisettes. La bouche offre dès l'attaque une sensation de fine fraîcheur, le vin se développe dense dans un corps bien formé, charnu , velouté et fruité. La finale est longue, bien tenue par cette fine fraîcheur de bon aloi, très aromatique, assez complexe, et ponctuée par des notes d'amande, salines, et finement anisées. Noté 16,5



Saint Péray : Colombo : Belle de mai 2010

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L'aération accentue des arômes de melon, d'oranges, d'épices orientales, d'infusion, d'amandes, avec des notes d'élevage bien dosé ( noisettes et légère frangipane). L'attaque est veloutée, le milieu de bouche est dense, bien en chair, et concentré avec élégance rehaussé de fruits variés éloquents. La finale, d'une très bonne allonge, laisse percevoir une fine sensation de fraîcheur qui, associée à une élégante amertume ( amande et peau de fruits) participe à l'équilibre du vin, très aromatique (fruits variés, épices, fleurs séchées), persistant, finement salin. Noté 16,5

 

A suivre...



04 août 2017

Chablis Grand Cru : Grenouilles 2005, Languedoc : Turner Pageot : Le Blanc 2016, et Clos Puy Arnaud 2005

Nous sommes invités chez un ami de longue date à une grillade : nous décidons de partager quelques mets. Nous apportons des huîtres en gelée, une salade de champignons de Meaux et une tarte aux framboises. Notre ami nous régale de viandes diverses et des légumes appropriés. Il propose également pour un second dessert des puits d'amour dans la plus pure tradition de ceux de Captieux.

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Les vins sont dégustés "bouteille découverte" et sont commentés dans leur ordre d'apparition. Le dernier vin servi est un vin orange de Carignan blanc du Domaine le Conte de Floris ( dont j'apprécie la cuvée Homo Habilis) que je n'ai pas trouvé à mon goût et que je ne commente pas en détail. Ce vin à caractère oxydatif offre une profil droit et tendu, la finale est sèche (manque de chair) et est asssez astringente et marquée par de fortes amertumes.



Chablis : Daniel Etienne Defaix : Grand Cru: Grenouilles 2005

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La robe offre une teinte or soutenue. Le bouquet très expressif avec d' élégants arômes d'évolution évoque les fruits exotiques ( dont l'orange), les épices orientales (safran et très léger curry), les mousserons, les fleurs séchées, avec une pointe de miel. La bouche est riche, dotée d'une texture très veloutée, dense et ample dans un centre charnu, fruité et épicé. La finale est longue et conserve une texture très veloutée; elle est pourvue d'une fraîcheur de bon aloi qui équilibre la richesse du vin, et finit persistante, complexe, avec une touche saline. Noté 16,5, même note plaisir



AOP Languedoc : Turner Pageot : Le Blanc 2016

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Assemblage : 80% Roussanne, 20% Marsanne

La robe de couleur or fin est brillante. L'olfaction est expressive avec des arômes de fruits jaunes (abricot et pêches) de légers agrumes, d'épices douces, de fleurs sauvages, et de plantes médicinales. La bouche est bien chair, assez grasse, avec un corps bien rempli aux rondeurs avenates agrémenté de fruits légèrement épicés. La finale est allongée, assez riche, avec une fraîcheur perceptible, aromatique et persistante, et ponctuée par une fine amertume de peaux de fruits. Noté 15,5, même note plaisir



Castillon-Côtes de Bordeaux : Clos Puy Arnaud 2005

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La robe est profonde de couleur sanguine sans signe d'évolution. Le nez est bien ouvert avec des arômes de cerises , de léger cassis, de violettes d'épices douces, et d'élevage (encens et thé fumé) quasiment fondu. La bouche est veloutée, le vin se développe dans une centre assez sphérique, concentré, charnu et fruité. La finale est longue, bien tenue par des tannins légèrement fermes mais enrobés, elle est fraîche, persistante et assez complexe. Noté 16,5 note plaisir 16. Le vin s'approche de son plateau de maturité.





02 août 2017

Des vins de la Côte Rôtie, de l'Hermitage, et de Châteauneuf du Pape pour accompagner un lièvre à la royale

Vient donc le lièvre à la royale. Je le présente toujours en tranche et recouvert de la sauce faite avec la marinade et beaucoup de nos convives ont à peine terminé leur assiette qu'ils réclament une deuxième tranche.

Sur le lièvre nous choisissons de mettre les deux Châteauneuf, et sur le fromage, nous mettons le fromage. Il s'agit de chèvre frais, tout droit égouttés venant d'une ferme qui les travaille excellemment bien. Pour accommoder le fromage, je propose sel, poivre de Java, huile d'olive du Gard - artisanale - et sauge à l'ail.

Les invités accommodent selon leur envie... Les  deux Côte Rôtie fonctionnent à merveille avec mon assiette : j'ai épicé de poivre de Java et versé un filet d'huile tout simplement.

C'est une multitude de desserts qui est proposée : sorbet de faisselle à la myrtille, tuile de fraise chantilly de fruits rouges et salade de fruits rouges, tarte à l'amande, tarte aux pommes et pruneaux...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Quelques canelés pour accompagner les cafés et les tisanes...

 

 

Les vins ont été dégustés à l'ouverture, puis mis en carafe deux heures avant le service. Les commentaires sont ceux de la deuxième dégustation.



Châteauneuf du Pape : Beaucastel 1998

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La robe est soutenue, de couleur rubis à pourpre légèrement évoluée au bord du verre. Le bouquet est expressif avec des arômes de cerises, finement kirschées, de peties baies noires (cassis et mûres) d'épices douces, de chocolat, et de bouquet d'herbes de Provence. La bouche est très élégante avec une texture soyeuse, dotée d'une chair bien formée et délicate, dense, et ample dans un centre rehaussé de fruits avenants finement épicés. La finale est longue, soyeuse, d'une bon maintien, hamonieuse, persistante et complexe . Noté 17,5, note plaisir 17,5



Châteauneuf du Pape : Domaine Charvin 2005

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La robe brillante est assez profonde de teinte sanguine. L'olfaction est pure et expressive avec des arômes de cerises mûres, de fraises des bois, de boite à épices, avec une élégante note végétale et de menthol. La bouche est veloutée, charnue, corsée et dense, relevée de fruits éloquents finement épicés. La finale est longue, bien tenue par des tannins un peu plus fermes enrobés par une chair délicate, bien équilibrée, harmonieuse, persistante (très jeune dans son expression aromatique). Note potentielle 17,5, note plaisir 16,5



Côte Rôtie : Gérin : Les Grandes Places 2005

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La robe est très soutenue à assez profonde de couleur pourpre à légèrement sanguine. Le nez ouvert évoque de nombreuses épices (dont le poivre) la réglisse, avec au deuxième plan des fruits noirs, et des notes de net poivron, et légèrement fumées. L'attaque est franche, le vin prend modérément d'étoffe dans un centre, finement charnu, plus épicé que fruité. La finale est étirée par une fraîcheur assez vive (même vive dans le contexte du millésime), avec des tannins très finement enrobés, et une palette aromatique soulignée par des épices, quelques fruits rouges, et des notes poivronnées. Noté 14,5, même note plaisirA l'aveugle nos hôtes ont évoqué un vin médocain d'un millésime très océanique



Hermitage : Marc Sorrel : Le Gréal 2006

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La robe est profonde de teinte sanguine. Le bouquet est intense avec des arômes de cassis, de baies de sureau, de boite à épices (dont un poivre fin) de fine réglisse, d'herbes aromatiques séchées, et des notes fumées. La bouche est très veloutée, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps , ample, dense, et d'une élegante concentration rehaussé d'expressifs fruits épicés. La finale est longue, pure, d'une très bon maintien ( tannins bien enrobés), veloutée, harmonieuse (fraîcheur présente), aromatique et persistante. Noté 17,5, note plaisir 17





31 juillet 2017

Champagne : Philipponnat : Royale Réserve Non Dosé, et Louis Sipp : Riesling Osterberg 2010 pour débuter le dîner

L'arrivée de frères et soeurs dans la région, de passage pour se rendre dans des lieux de vacances est l'occasion de fêter leur présence et de leur présenter nos amis.

La réunion autour de la table avait pour thème le lièvre à la royale qui est une recette que je fais une fois l'an grâce aux produits de la chasse d'un oncle.

Mais, bien sûr, il n'est pas de plat qui ne puisse être accompagné d'entrée et de mises en bouche. Pour faire dans l'opposition de saveurs, et de consistance, j'opte pour des coquillages (amandes, palourdes et coques) gratinés au curry et des brochettes de camarone.

camarone



Champagne Philipponnat : Royale Réserve Non Dosé

La robe de couleur or très fin est brillante, dotée de bulles fines et tempérées. Le nez ouvert évoque les agrumes ( oranges dominantes), les fleurs (verveine et tilleul), avec des notes d'amandes et de noisettes. La bouche est tonique, plus ronde et plus vineuse dans un centre fruité. La finale est dynamique, étirée par une fraîcheur avenante, d'une bonne persistance aromatique (agrumes et fruits blancs) et saline. Noté 15,5, même note plaisir

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Alsace : Louis Sipp : Riesling : Osterberg 2010

La robe offre une teinte or brillante. L'olfaction est expressive avec des arômes de citrons, d'oranges, de fines épices, de naphte et de fleurs séchées. La bouche est charnue, presque grasse en attaque, ample et dense dans un milieu de bouche rehaussé de fruits éloquents. La finale est longue, soutenue, dynamique, fraîche, persistante et saline. Noté 17, note plaisir 16,5

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