Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


Bordeaux
Bordeaux Rive Droite
Bordeaux Rive Gauche
Les vins d'Alsace
Les vins de Loire
Les Vins du Sud-Ouest
Primeurs 2004
Primeurs 2005
Primeurs 2006
Rhône Nord
Rhône Sud
Vins de Bourgogne
Vins du Languedoc-Roussillon

27 mars 2015

Un repas d'anniversaire au Château Fontenil (1)Egly-Ouriet, Gosset, La Grande Clotte, Kloster Eberbach Crescienta et La Mondotte

Un ami fête son anniversaire à Fontenil dans l'élégante propriété du Domaine de Fronsac. Sont réunis pour cet événement, journalistes, vignerons, professionnels du vin, finalement des gens de passion et de goût. Le menu est de haute voltige pour permettre des accords subtils et délicats.

L'ambiance est à la découverte, au plaisir. Nous sommes heureux et émus, nous cherchons à immortaliser l'événement et dès que l'occasion se présente nous tiraillons à qui mieux mieux avec nos Lumix et Canon. Les discussions vont bon train, et s'appuient sur des terrains d'entente que nous déblayons au fur et à mesure du repas.... qui joue donc les prolongations autour de bons cigares pour ces messieurs.

Le menu sera détaillé dans le billet de demain.

 

P1010947

 

 

Les vins ont été mis en carafe, pour certains quatre heures avant la dégustation, et ont été dégustés à l'aveugle. L'atmosphère festive, joyeuse, conviviale, chaleureuse ne peut que laisser la place au plaisir ressenti.



Champagne Egly Ouriet 2003 :(magnum)

P1010942

La robe offre une teinte or soutenu. Le nez est crémeux et bien ouvert avec des arômes de fruits jaunes, d'épices, de brioche, d'amande, et des notes de fruits rouges. La bouche est très veloutée, voluptueuse, tenue par une effervescence de bon aloi, ronde à assez sphérique dans un centre rehaussé de fruits épicés. La finale, d'une bonne allonge est élégante, persistante, délicate, assez sensuelle, fruitée finement épicées et briochée, d'une fraîcheur convenable. Note plaisir 16. Pour amateur de Champagne aimant les vins délicats et pas trop toniques.

P1010943

Champagne : Gosset CELEBRIS : Extra Brut 1998 : (magnum)

P1010945

La robe de couleur jaune pale à or léger est traversée par un cordon de bulles fines. Le bouquet est intense et séduisant, avec des arômes de fruits jaunes , d'agrumes, de tilleul, de verveine, et de noisettes. La bouche est pure , nette, droite, ample, énergique tout en restant élégante et fruitée. La finale est longue fraîche, tonique, harmonieuse, complexe, ponctuée de notes salines. Note plaisir 17,5

Bordeaux  blanc : La Grande Clotte 2012

P1010941

La robe de teinte or clair est brillante. L'olfaction est expressive, avec des arômes de fruits exotiques( pamplemousse, fruit de la passion, et citron), nuancés de notes florales et très légèrement épicées. L'attaque est veloutée, charnue, le vin prend de l'ampleur et de la rondeur dans un centre fruité. La finale est fraîche, allongée, élancée, fruitée et florale. Note plaisir 15,5



Allemagne : Kloster Eberbach Crescienta : Baiken 2011 : Riesling Spätlese

La robe est dorée. Le nez intense est dominé par des arômes très naphtés, qui laissent entrevoir, discrètement à l' aération des notes de fruits jaunes ( mirabelles et épices orientales). La bouche est grasse, riche, ample, volumineuse, longue, une légère acidité gustative sous-jacente maintient un équilibre sur le fil dans une finale un peu plus fruitée et épicée, tout en restant naphtée, impactée par une sensation de sérieux sucres résiduels. A revoir, par curiosité, dans 10 ans.

P1010952

Saint Emilion : La Mondotte 1997 : double magnum

P1010950

La robe est assez profonde de couleur sanguine , très légèrement évoluée au bord du verre. Le bouquet expressif et séduisant évoque la truffe noire, les cerises, un léger cassis, la boite à épices, avec des notes d' humus et une touche de violette. La bouche est très veloutée, bien en chair, les tannins mûrs se trament dans un corps bien formé, assez puissant, plein , et sphérique rehaussé de fruits épicés. La finale est longue, d'une bonne fraîcheur,soutenue, tout en conservant un élégant velouté de texture, fruitée, épicée et truffée. Note plaisir 17,5

Espagne : Marquès de Grinon : Dominio de Valdepusa : 100% petit Verdot 1997 (magnum)

La robe est profonde, de couleur sanguine à rubis. Le nez est bien ouvert, avec des arômes de fruits noirs (baies de sureau, et myrtilles), d'épices variées, et de réglisse. La bouche est puissante, sérieusement construite par des tannins serrés enrobés par une chair de bon aloi, agrémenté de fruits épicés expressifs. La finale est longue, autoritaire, un rien plus tannique, d'une fraîcheur satisfaisante, persistante (saveurs décelées à l'olfaction). Note plaisir 16








26 mars 2015

Pessac-Léognan : Haut Bailly 2004 et Côte de Bergerac : Château Tour des Gendres : La gloire de mon Père 2011

La dernière dégustation de Haut Bailly 2004 datait du mois de mai 2012 . Nous ouvrons une nouvelle bouteille pour observer son évolution. Le vin est mis en carafe trois heures avant la première dégustation, qui ne s'est pas révélée plaisante : un nez, net, mais un peu discret, des tannins granuleux à légèrement saillants et une finale comprimée et amère. 24 heures plus tard, l'olfaction est plus avenante, mais la bouche n'a que peu évoluée positivement. Le reste de la carafe est regoûté le lendemain, et là le vin est en place, avec le potentiel espéré (voir le commentaire). Tout ceci confirme que Haut Bailly est un vin de vieillissement lent en bouteille, et qu'il faudra l'attendre plus longtemps que d'autres 2004 de son appellation. Je n'ai pas donné de note plaisir au vin compte tenu des conditions de cette dégustation.

La Gloire de mon Père de Luc de Conti a été aéré en carafe deux heures avant la première dégustation, le vin commençait à offrir un profil plaisant, mais nous l'avons apprécie à son meilleur niveau le lendemain (voir le commentaire). Le château Tour des Gendres reste une valeur sûre du bergeracois.



Pessac- Léognan : Haut Bailly 2004

La robe est assez profonde, avec un liseré de teinte sanguine à violine. Le nez, net et expressif, évoque le cassis, la cerise, les roses, avec des notes d'épices et légèrement fumées, l'élevage est en retrait mais pas encore fondu. L'attaque est veloutée, le vin s'étoffe et prend du corps dans un centre délicatement charnu et fruité. La finale est allongée, d'une bonne tenue tout en conservant un élégant velouté de texture, fraîche et persistante ( fruits, fleurs, et légères épices douces) . Note potentielle 16/16,5

P1010937

P1010938



Côte de Bergerac : Château Tour des Gendres : La gloire de mon Père 2011

40% Cabernets, 40% Malbec, 20% Merlot

La robe est assez profonde à profonde de couleur sanguine. L'olfaction est nette et bien ouverte avec des arômes de fruits noirs (baies de sureau et myrtilles), de boîte à épices, et des notes florales et réglissées. La bouche est très charnue, avec des tannins presque gras, bien tramés dans un corps énergique et ample, au toucher velouté, rehaussé de fruits expressifs. La finale d'une bonne allonge, est soutenue, fraîche, dynamique, soulignée par les agréables saveurs décelées à l'olfaction. Noté 15,5, même note plaisir

P1010939

P1010940



25 mars 2015

Montcalmès 2008 et 2011 : Coteaux du Languedoc

Nous avons eu l'occasion durant ce dernier mois d'ouvrir deux bouteilles du Domaine Montcalmès ( millésimes 2008 et 2011) . Le millésime 2008 a été choisi pour voir l'évolution du vin que nous n'avions pas regoûté depuis une séance de notre club consacrée aux vins de Languedoc. Le vin a été bu en bouteille ( épaulée deux heures avant la première dégustation) sur une durée de deux jours. La première approche montre un vin agréable dans la première partie de bouche, mais avec une acidité gustative un peu vive. Le lendemain, le vin est bien en place, et est fort plaisant, bien que sa construction se trouve limitée par le millésime.

J'ai ouvert Montcalmès 2011, pour le faire goûter à mon fils. La bouteille a été mise en carafe deux petites heures avant la dégustation. Nous nous sommes régalés, avec un vin harmonieux, fruité, bien centré. L'élevage est certes présent, mais plutôt distingué, sans, à notre avis, des arômes de caramel décrits par certains dégustateurs. Nous assumons certes notre palais bordelais.



Terrasses du Larzac : Montcalmès 2008

P1010936

La robe est assez profonde, de couleur pourpre à sanguine. Le nez, élégant et ouvert, évoque les cerises mûres et fraîches, le cassis, la rose et la violette, avec des notes d'herbes aromatiques et d'épices, l'élevage en arrière plan reste discret. L'attaque est très veloutée, le vin se dimensionne dans un centre un peu plus haut délicatement charnu, rehaussé de fruits mûrs et frais. La finale est allongée élancée, dynamique, fraîche, fruitée (belle cerise), florale, avec des saveurs de garrigue, et légèrement épicée, ponctuée d'une note saline noté 16, même note plaisir

P1010934

Terrasses du Larzac : Montcalmès 2011

P1010831

P1010834

 

La robe est profonde, avec un liseré de teinte sanguine. L'olfaction est nette et expressive avec des arômes de petite soupe de fruits noirs (cassis, mûres et cerises noires), d' herbes de Provence, de boite à épices (dont un léger poivre) et d'élevage sans outrecuidance (café et moka). La bouche est intense, les tannins fins et mûrs enrobés par une chair de bon aloi se trament dans un corps plein et ample, agrémenté de délicieux fruits épicés. La finale est longue, soutenue, bien tenue par des tannins d'un séduisant velouté de texture, fraîche, soulignée par les saveurs décelées à l'olfaction. Note potentielle 16,5/17, note plaisir 16

Posté par Daniel S à 10:00 - Vins du Languedoc-Roussillon - Commentaires [0] - Permalien [#]

Terrasses du Larzac : Domaine de Montcalmès : millésimes 2008 et 2011

Nous avons eu l'occasion durant ce dernier mois d'ouvrir deux bouteilles du Domaine Montcalmès ( millésimes 2008 et 2011) . Le millésime 2008 a été choisi pour voir l'évolution du vin que nous n'avions pas regoûté depuis une séance de notre club consacrée aux vins de Languedoc. Le vin a été bu en bouteille ( épaulée deux heures avant la première dégustation) sur une durée de deux jours. La première approche montre un vin agréable dans la première partie de bouche, mais avec une acidité gustative un peu vive. Le lendemain, le vin est bien en place, et est fort plaisant, bien que sa construction se trouve limitée par le millésime.

J'ai ouvert Montcalmès 2011, pour le faire goûter à mon fils. La bouteille a été mise en carafe deux petites heures avant la dégustation. Nous nous sommes régalés, avec un vin harmonieux, fruité, bien centré. L'élevage est certes présent, mais plutôt distingué, sans, à notre avis, des arômes de caramel décrits par certains dégustateurs. Nous assumons certes notre palais bordelais.



Terrasses du Larzac : Montcalmès 2008

P1010936

La robe est assez profonde, de couleur pourpre à sanguine. Le nez, élégant et ouvert, évoque les cerises mûres et fraîches, le cassis, la rose et la violette, avec des notes d'herbes aromatiques et d'épices, l'élevage en arrière plan reste discret. L'attaque est très veloutée, le vin se dimensionne dans un centre un peu plus haut délicatement charnu, rehaussé de fruits mûrs et frais. La finale est allongée élancée, dynamique, fraîche, fruitée (belle cerise), florale, avec des saveurs de garrigue, et légèrement épicée, ponctuée d'une note saline noté 16, même note plaisir

P1010934

Terrasses du Larzac : Montcalmès 2011

P1010831

P1010834

 

La robe est profonde, avec un liseré de teinte sanguine. L'olfaction est nette et expressive avec des arômes de petite soupe de fruits noirs (cassis, mûres et cerises noires), d' herbes de Provence, de boite à épices (dont un léger poivre) et d'élevage sans outrecuidance (café et moka). La bouche est intense, les tannins fins et mûrs enrobés par une chair de bon aloi se trament dans un corps plein et ample, agrémenté de délicieux fruits épicés. La finale est longue, soutenue, bien tenue par des tannins d'un séduisant velouté de texture, fraîche, soulignée par les saveurs décelées à l'olfaction. Note potentielle 16,5/17, note plaisir 16





24 mars 2015

Côtes du Rhône : Château des Tours 2010, Vin du Pays d'Oc, Domaine Gayda, Figure Libre Freestyle (rouge) 2013

Le caviste Cash Vin de Libourne proposait des promotions au mois de mars. Nous avons pu acquérir à des prix très raisonnables les vins commentés aujourd'hui.

Château des Tours 2010 était abordable après deux heures de carafe, un peu sur la retenue aromatiquement, les tannins étaient un peu fermes et l'allonge comprimée. Après 24 heures supplémentaires en carafe, le nez est bien ouvert, les tannins sont moins granuleux et le vin a gagné en allonge et en équilibre (voir le commentaire). Nous préférons ce millésime au riche 2007, dont la finale est trop chaleureuse à notre goût.

P1010933

La bouteille "Figure Libre Freestyle" 2013 du Domaine Gayda a été mise en carafe, une heure avant la dégustation. C'est un vin simple qui vaut essentiellement par la qualité et la pureté des fruits, mais bien fait et sans défaut (la propriété pratique la filtration tangentielle qui a la particularité d'éliminer les levures, et notamment les Brettanomycès, s'il y en a). Un bon vin, à prix doux pour les grillades estivales.

 

Côtes-du-Rhône : Château des Tours 2010

P1010930

La robe est soutenue, de couleur violine à pourpre au bord du verre. Le nez net et ouvert évoque les fraises des bois, les cerises légèrement kirschées, les herbes aromatiques, les épices (dont un léger poivre), avec des notes florales. La bouche est très veloutée à soyeuse en attaque, les tannins fins et assez serrés se trament corps fuselé d'une bonne densité, délicatement charnu, rehaussé de fruits épicées. La finale est allongée, avec des tannins très légèrement poudreux, soutenue, bien équilibrée (sans sensation chaleureuse) persistante avec des saveurs assez complexes rappelant celles décelées à l'olfaction. Note potentielle 15,5, note plaisir 15

Vin du Pays d'Oc : Domaine Gayda : Figure Libre Freestyle (rouge) 2013

P1010929

La robe est assez profonde de teinte violine, L'olfaction est nette et expressive, avec des arômes de corbeille de fruits noirs (cassis dominant) nuancés de notes épicées et florales en arrière plan. L'attaque est souple, le vin se développe dans une construction longiligne, un peu plus haute dans un centre, rehaussé d'intenses fruits gourmands. La finale de longueur normale, avec des tannins un peu plus fermes est svelte, fraîche, simple mais très fruitée. Noté 14, même note plaisir


P1010931



Cotes-du-Rhône : Château des Tours 2010 et Vin du Pays d' Oc : Domaine Gayda Figure Libre Freestyle (rouge) 2013

Le caviste Cash Vin de Libourne proposait des promotions au mois de mars. Nous avons pu acquérir à des prix très raisonnables les vins commentés aujourd'hui.

Château des Tours 2010 était abordable après deux heures de carafe, un peu sur la retenue aromatiquement, les tannins étaient un peu fermes et l'allonge comprimée. Après 24 heures supplémentaires en carafe, le nez est bien ouvert, les tannins sont moins granuleux et le vin a gagné en allonge et en équilibre (voir le commentaire). Nous préférons ce millésime au riche 2007, dont la finale est trop chaleureuse à notre goût.

P1010933

La bouteille "Figure Libre Freestyle" 2013 du Domaine Gayda a été mise en carafe, une heure avant la dégustation. C'est un vin simple qui vaut essentiellement par la qualité et la pureté des fruits, mais bien fait et sans défaut (la propriété pratique la filtration tangentielle qui a la particularité d'éliminer les levures, et notamment les Brettanomycès, s'il y en a). Un bon vin, à prix doux pour les grillades estivales.

 

Côtes-du-Rhône : Château des Tours 2010

P1010930

La robe est soutenue, de couleur violine à pourpre au bord du verre. Le nez net et ouvert évoque les fraises des bois, les cerises légèrement kirschées, les herbes aromatiques, les épices (dont un léger poivre), avec des notes florales. La bouche est très veloutée à soyeuse en attaque, les tannins fins et assez serrés se trament corps fuselé d'une bonne densité, délicatement charnu, rehaussé de fruits épicées. La finale est allongée, avec des tannins très légèrement poudreux, soutenue, bien équilibrée (sans sensation chaleureuse) persistante avec des saveurs assez complexes rappelant celles décelées à l'olfaction. Note potentielle 15,5, note plaisir 15

Vin du Pays d'Oc : Domaine Gayda : Figure Libre Freestyle (rouge) 2013

P1010929

La robe est assez profonde de teinte violine, L'olfaction est nette et expressive, avec des arômes de corbeille de fruits noirs (cassis dominant) nuancés de notes épicées et florales en arrière plan. L'attaque est souple, le vin se développe dans une construction longiligne, un peu plus haute dans un centre, rehaussé d'intenses fruits gourmands. La finale de longueur normale, avec des tannins un peu plus fermes est svelte, fraîche, simple mais très fruitée. Noté 14, même note plaisir


P1010931



23 mars 2015

Pauillac : Duhart-Milon 2002 et Saint Emilion : Pavie Macquin 2002

Lors d'une visite chez mon fils en Corrèze, j'ai souhaité lui faire goûter Duhart-Milon 2002 en accompagnement d'un sauté d'agneau, un bon accord mets/vin classique. Cette bouteille mise en carafe une heure et demie avant la dégustation montre une évolution nette du vin avec des saveurs caractéristiques de l'appellation, que la bouteille précédente n'offrait que discrètement. Le fruit est de ce fait un peu moins intense, et le vin commence à entrer dans dans une phase de maturité qui apporte une complexité bienvenue. Nous verrons lors d' une autre dégustation s'il s'agit d'une bouteille qui a évoluée plus rapidement ou si c'est désormais une tendance qui se généralise.

Un onglet légèrement maturé du boucher Lavève grillé sur des sarments de vigne a inauguré notre premier barbecue de l'année. Ce fut l'occasion d'ouvrir une bouteille de Pavie Macquin 2002, qui a été mis en carafe deux petites heures avant la première dégustation, le vin est prêt à boire, l'élevage est fondu, il présente des tannins légèrement poudreux en finale, mais lisses le lendemain (le vin a également gagné en étoffe). On peut commencer à le boire, avec beaucoup plaisir, après aération, ou l'attendre encore deux ou trois ans. Ce vin fait partie des quelques belles réussites de la rive droite, dans un millésime pluvieux et frais, sauvé par un mois de septembre sec, frais la nuit, et chaud le jour. Le millerandage et la coulure sur les Merlots lors de la floraison, qui s'est déroulée sous un temps maussade et pluvieux, a sérieusement réduit les rendements et à permis d'amener à une bonne, voire très bonne maturité les baies restantes pour les vignerons qui ont su et ont eu le courage d'attendre suffisamment pour vendanger.

P1010832



Pauillac Duhart-Milon 2002

P1010833

La robe est profonde avec un liseré de couleur sanguine à grenat. Le bouquet est intense et complexe, avec des arômes de tabac brun, de cassis, de cèdre, d'encens, et des notes florales et de légères épices, l'élevage est quasiment fondu. L'attaque est délicatement charnue, les tannins fins et mûrs se trament dans un centre d'une bonne densité, rehaussé de cassis et de légères épices. La finale est allongée, fraîche, d'une bonne tenue, complexe et persistante avec la rémanence des saveurs tertiaires qui dominent un peu les fruits. Noté 16, même note plaisir

Saint Emilion : Pavie Macquin 2002

P1010917

La robe est assez profonde de couleur sanguine, sans signe d'évolution. Le nez intense et séduisant évoque les cerises mûres et fraîches, la rose, la pivoine, de très légères épices, avec des notes de thé fumé et de truffes noires, l'élevage est fondu. L'attaque est très veloutée, presque soyeuse, les tannins mûrs et fins se trament dans un corps ample et sphérique, (sans la puissance des meilleurs millésimes), doté d'une chair bien formée, et de fruits gourmands. La finale est allongée, bien tenue par des tannins légèrement poudreux ( mais lisses le lendemain) dynamique, très persistante, complexe (saveurs décelées à l'olfaction), ponctuée d'une sensation saline. Noté 16/16,5, note plaisir 17


P1010919



20 mars 2015

Dégustation à l'aveugle de vins de la Côte de Beaune : blancs : Premiers Crus (fin)

Cette quatrième et dernière série laisse entrevoir des interrogations sur deux vins dégustés. Puligny-Montrachet Les Combettes 2008 d'Etienne Sauzet n'a pas séduit les dégustateurs présents, pour une très grande majorité. Le nez est un peu réduit, et un élevage soutenu est perçu, la matière est très riche et mûre et donne l'impression d' être un peu surdimensionnée pour le millésime. La dégustation du lendemain n'a montré aucune amélioration. Le participant qui a apporté cette bouteille l'a acquise quelques jours auparavant chez un caviste de Saint Emilion (à un prix indécent). Une mauvaise conservation n'est pas à exclure. La bouteille de Puligny- Montrachet 2010 d'Anne-Claude Leflaive s'est fort bien dégustée ( une appellation village de très grande qualité, dans ce millésime). Le Chassagne-Montrachet 2007 Les Vergers (Premier Cru) de Ramonet  s'est mal goûté ce jour là, le lendemain il était excellent, et 72 heures après la bouche était superbe (charnue, ample, longue). Un vin destiné, semble-t-il, à la garde, et qui aurait eu besoin d'une longue aération pour être apprécié à sa juste valeur.

P1010914

Voici les trois vins qui ont été préférés par les dégustateurs

            1) Bouchard Père et fils ; Meursault Perrières ( Premier Cru) 2008 : noté 17

         2) Vincent Girardin : Meursaut Les Narvaux  2010 : noté 16,70

         3)Anne-Claude Leflaive : Puligny-Montrachet 2010 : noté 16,27



Puligny-Montrachet : Etienne Sauzet : Les Combettes (Premier Cru) 2008

P1010911

La robe est légèrement dorée. Le bouquet est marqué par une légère réduction et par un élevage soutenu qui n'est pas élégant (vanille et pointe de caramel), l'agitation laisse entrevoir des arômes discrets de fleurs et de fruits blancs. La bouche est très charnue, presque grasse, et puissante, richement dotée dans le contexte du millésime, assez fruitée dans son centre. La finale est allongée, pleine, soutenue, d'une bonne fraîcheur soulignée par des saveurs de fruits bien mûrs et des notes épicées. Un vin paradoxal. Noté 15, moyenne du groupe 13,65

 

 

 

 

P1010886



Puligny-Montrachet : A.C Leflaive : millésime 2010

P1010912

La robe offre une teinte or vif. Le nez set séduisant et bien ouvert, avec des arômes floraux (fleurs blanches dominantes) au premier plan, de fruits variés (dont la mandarine et la pêche), d'épices douces (cumbawa), et au deuxième plan un élevage de qualité (noisettes et une très légère brioche). La bouche est pleine dès l'attaque, dotée d'une chair délicate et bien formée, le vin s'allonge, dense, bien tenu par une fraîcheur de bonne aloi, rehaussé de fruits très expressifs. La finale est longue, dynamique, fraîche, harmonieuse, persistante, avec les saveurs décelées à l'olfaction. Noté 16,5, moyenne du groupe 16,27

Chassagne-Montrachet : Ramonet : Les Vergers : Premier Cru 2007

P1010913

 

 

 

La robe de couleur or vif est brillante, l'olfaction un peu réduite (croûte de fromage) s'ouvre sur des arômes floraux assez complexes, de fruits blancs et agrumes, avec des notes de noisettes. La bouche est élégante, assez souple, dans une construction fine et allongée, assez fruitée. La finale est fraîche, un peu comprimée, ce qui en limite l'allonge, fruitée et florale. Noté 14, moyenne du groupe 13,33

 

P1010889

19 mars 2015

Dégustation à l'aveugle de vins de la Côte de Beaune : blancs Premiers Crus (3)

Cette troisième série nous offre enfin le séduisant visage de la Bourgogne, telle que nous l'aimons. Les vins sont équilibrés, harmonieux, avec des élevages encore sensibles pour les vins les plus jeunes, mais élégants, nobles, et bien dosés (arômes de noisette, de léger pralin, et de frangipane). Les vins offrent des palettes aromatiques attrayantes très florales au premier nez et fruitées, à tous les stades de la dégustation, avec une belle définition des terroir, des fins de bouche salines à très salines ( le Meursault Perrières de Bouchard Pères et fils par exemple), des constructions respectant le millésime, et ce qu'il peut offrir.

Le Chassagne-Montrachet La Romanée 2011 de Morey-Coffinet a un peu divisé l'assistance, il a souffert d'un manque d'aération, car il s'est présenté un cran au-dessus de mon évaluation 24 heures plus tard, et est resté à ce niveau quand je l'ai regoûté 48 heures après la deuxième dégustation !

 

 

 

 

P1010909

Chassagne-Montrachet : Morey Coffinet : La Romanée (Premier Cru) 2011

P1010905

La robe est de couleur or léger est brillante. Le nez s'ouvre à l'agitation sur des arômes de fruits mûrs variés (poire et orange dominantes) de fleurs (verveine, et tilleul), avec un élevage de qualité (noisettes, pralines) en retrait. La bouche est fraîche charnue, élégante et veloutée, jusque dans un centre rehaussé de fruits expressifs ; puis le vin s'allonge dans une finale fraîche, bien tenue par une fraîcheur de bon aloi, persistante (fruits évoquant les agrumes et fleurs) avec de légères notes d'amertume (peau de fruits) et salines. Noté 16, moyenne du groupe 15

 

Meursault : Bouchard Père et fils : Perrières ( Premier Cru ) 2008

P1010906

 

La robe de teinte or fin est brillante. Le bouquet est séduisant et expressif, avec des arômes de citron, d'orange, de tilleul, d'amande, de cailloux frottés, de fines noisettes. La bouche est droite, pure, finement charnue, les sensations sont ascendantes, plus denses dans son milieu, très aromatiques. La finale est longue, harmonieuse, cristalline, savoureuse (fleurs dominantes et fruits), très saline en ultime sensation. Noté 17,5, moyenne du groupe 17

 

Meursault : Vincent Girardin : Les Narvaux 2010

P1010907

La robe offre une teinte or soutenu. L'olfaction est nette et ouverte, avec des arômes de poires, d' oranges mûres, de verveine, de fleurs sauvages, de légères épices, d'amande et de frangipane. La bouche est très charnue, d'une séduisante douceur tactile, en attaque, le vin se développe avec plénitude et une juste énergie grâce à la belle acidité sous jacente, agrémenté de saveurs fruitées et florales. La finale est allongée, tonique élégante, harmonieuse, et très persistante, avec les saveurs décelées à l'olfaction, ponctuée de notes salines. Noté 17, moyenne du groupe 16,70

P1010887

P1010889

18 mars 2015

Dégustation à l'aveugle de vins de la Côte de Beaune : blancs : Premiers Crus (2)

Cette première série de six bouteilles est décevante (commentaires d'hier et d'aujourd'hui). Seuls deux vins s'en sortent honorablement. Des réductions soufrées importantes qui anesthésient tout ou partie de la palette aromatique, des élevages très soutenus, voire excessifs déséquilibrent les vins et n'apportent que peu de plaisir à ce stade de la dégustation. Il semble que certains producteurs qui craignent l'oxydation prématurée (phénomène très souvent évoqué dans les médias du vin, professionnels ou amateurs) de leurs vins blancs aient recours à des doses importantes de soufre (à la vigne et/ou au chai). Les vins perdent leurs qualités aromatiques (arômes floraux en premier), et n'ont plus le charme, la subtilité, l'équilibre, et l'harmonie que l'amateur-dégustateur attend d'un vin blanc bourguignon.

Les six vins ont été regoûtés 24 heures plus tard, après avoir été conservés au frais. Pour les vins les moins séduisants aucune amélioration n'est à noter, on pourrait même dire qu'ils l'étaient encore moins. Le vin (Mâcon Verzé 2010) de Nicolas Maillet s'est bien tenu (aromatique un peu plus discrète) et le Saint- Aubin «  En Rémilly » de Marc Colin s'est goûté un petit cran au-dessus de la veille.

P1010903

Chassagne-Montrachet : François Carillon : Clos Saint Jean (Premier Cru) 2012

P1010900

La robe or clair est brillante. Le nez ouvert évoque la pêche (peau et chair), avec des notes légèrement grillées et soufrées. La bouche est veloutée en attaque, charnue dans un centre souligné par une acidité assez vive, et des fruits discrets avec des notes de soufre. La finale est déséquilibrée, dissociée (acidité/ alcool), amère, peu expressive (aromatique). Noté 10, moyenne du groupe 11,92

Meursault : Ropiteau : Perrières (Premier Cru ) 2005

P1010904

La robe est dorée ; l'olfaction est ouverte et capiteuse, avec des arômes de fruits jaunes, d'épices, et un élevage soutenu (grillé, torréfié, caramel). La bouche est riche, opulente, puissante, très marquée par l'élevage, peu expressive aromatiquement. La finale est appuyée, très soutenue, avec un fond de fraîcheur, mais dominée par un élevage qui paraît excessif. Noté 12, moyenne du groupe 13,6

Saint Aubin : Marc Colin : En Remilly ( Premier Cru) 2011

La robe offre un teinte or clair. Le nez est élégant et net, avec des arômes de fruits blancs et d'agrumes, nuancés de notes florales, de léger tilleul, avec un élevage de belle qualité (noisettes et légère frangipane). La bouche est élégante , allongée, délicatement charnue, plus pleine et plus ample dans une centre rehaussé de fruits expressifs. la finale est fraîche, tonique, allongée, fruité, florale et saline. Noté 15,5 moyenne du groupe14, 56

P1010902

P1010886





Fin »