Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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27 novembre 2014

Champagne: Billecart Salmon : Brut Réserve et Bollinger : Spécial Cuvée

Les cavistes « Cash Vin » ont eu la bonne idée d’ouvrir un magasin à Libourne, avec une offre diversifiée de l’ensemble des vignobles français et un rayon dédié aux vins du Monde. Nous avons été conviés à une dégustation de quelques vins de Champagne.

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Nous débutons par un Champagne Billecart Salmon Brut Réserve  ( Chardonnay 50%, Pinot noir 40%, Pinot Meunier 10%, dosage : 6 grammes) : frais, aérien, délicat, avec une dominante de fruits blancs. Il est destiné à un vin d’apéritif, un rôle qui lui convient fort bien.

Bollinger Spéciale Cuvée est le résultat d’un assemblage de Pinot noir (60%), Chardonnay ( 25%) et Pinot Meunier ( 15%) dosés à 8 grammes, Il est élaboré avec 85% de raisins issus de Grands et de Premiers Crus, vinifiés en vieux foudres. Il se présente tout à fait conforme à nos dégustations antérieures : structuré, vineux long, et une aromatique complexe. Un vin de repas.

 

Champagne : Billecart Salmon : Brut Réserve

La robe de teinte jaune est brillante, traversée par des bulles fines ; le nez ouvert évoque les fruits blancs (poires et pommes fraîches) nuancés de notes florales et de verveine. La bouche est nette, élégante, tenue et tonifiée par une fraîcheur de bon aloi et fruitée. La finale est allongée, aérienne, dynamique, fraîche, fruitée, et florale, avec des notes crayeuses et saline. Noté 15,5

 

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Bollinger : Spécial Cuvée

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La robe est légèrement dorée, avec un cordon de bulles très fines. L’olfaction est nette et expressive avec des arômes de fruits jaunes (pêche dominante) de pralin, de viennoiseries, de légères épices, et des notes de petits fruits rouges (cerises, et griottes). La bouche est pleine, crémeuse, dotée d’une chair élégante, vineuse et ample dans un centre, savoureux (fruits et amande). La finale, d’une très bonne allonge est soutenue, bien tonifiée par une effervescence bien dosée, d’une bonne complexité avec la rémanence des saveurs décelées à l’olfaction. Noté 16,5


26 novembre 2014

Dégustation à l'aveugle de vins de l'appellation Saint-Joseph (rouge) (fin)

Commençons par la deuxième dégustation, 24 heures plus tard (bouteille découverte). Le Saint-Joseph 2011 (Alléno et Chapoutier) est nettement marqué par des arômes et des saveurs (en bouche) pharmaceutiques et animales, la bouteille est nettement défectueuse. Le Saint Joseph 2009 (Ogier) est resté au même niveau que la veille. Le fond de carafe de La Sensonne 2009 de Coursodon a conservé le charme et toutes les qualités révélées à l’aveugle. Nous avons été étonnés par le caractère végétal et même « verts «  des Saint-Joseph du millésime 2012. Nous nous contenterons de cette observation sans généraliser, sachant que nous n’avons pas dégusté les cuvées parcellaires de certains producteurs reconnus (Gaillard, Guigal, Delas, Cuilleron, Villard, Chapoutier, etc.).

Voici le classement des trois premiers

1)    Coursodon : La Sensonne 2009 : 17/20

2)    Domaine du Tunnel (Stéphane Robert ) : millésime 2009 : 16,22/20

3)    Coursodon : l’Olivaie 2009 :16,20/20

La quatrième place est obtenue par le Saint-Joseph de Bernard Grippa ( 14,11/20)

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Yannick Alléno et Michel Chapoutier : Saint Joseph : Croix de Chabot 2011

Le nez offre des arômes grillés (réduction) et viandés au premier plan qui masquent des parfums de fruits noirs et de légères violettes apparaissant à l’agitation. La bouche est souple, dans un style fin, dans une construction longiligne, aérienne. La finale, dans la continuité est fraîche, soulignée par des fruits discrets, des notes viandées et
une amertume prononcée. Une bouteille défectueuse pour ma part, moyenne du groupe 12,13

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M et S. Ogier : Saint Joseph 2009

L’olfaction est nette et ouverte, avec des arômes de cassis, de poivre fin, nuancés de notes florales, fumées, et légèrement balsamiques. La bouche est charnue, veloutée en attaque, bien centrée, dense et ample rehaussée de fruits poivrés. La finale, d’une bonne allonge, équilibrée, fruitée et épicée se termine sur des sensations asséchantes et amères. Note plaisir 14, moyenne du groupe 14

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Coursodon : Saint Joseph : La Sensonne 2009

Le bouquet, séduisant et intense, évoque le cassis écrasé, la baie de sureau, les épices douces, le poivre de Setchouan, les fleurs (roses et légère violette) avec en retrait un élevage de belle qualité. L’attaque est très veloutée à soyeuse, les sensations sont ascendantes, le milieu de bouche est ample et dense, très finement texturé et charnu, rehaussé par d’intenses fruits épicés. La finale est longue, sensuelle, appuyée, harmonieuse (grâce une acidité gustative suffisante) bien mise en valeur par les saveurs décelées à l’olfaction, ponctuée par de très légers amers dus à un élevage pas encore fondus. Note plaisir 17, moyenne du groupe 17

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25 novembre 2014

Dégustation à l'aveugle de vins de l'appellation Saint-Joseph (rouge) (2)

Cette deuxième série est assez conforme à la première avec un vin qui se détache nettement dans un millésime certes très favorable.

Les vins ont été regoûtés 24 heures plus tard (donc étiquette découverte), après avoir été stockés dans une cave à 13°C . Le Saint-Joseph 2012 de Gaillard s’est montré plus poivré, mais très végétal et vert en finale, celui de Grippa ( millésime 2011) possédait un fruit moins « naturel » et était très amer en finale. Seul le Domaine du Tunnel a parfaitement tenu son rang, aussi séduisant qu’il a été à l’aveugle dans cette première série.

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La deuxième dégustation des vins de la série commentée aujourd’hui n’a pas été davantage favorable aux vins les moins appréciés. Les Côtes  2012 de Vincent Paris a vu s’accentuer les notes végétales (géranium) et amères, que l’on retrouve également associées avec une légère saveur pharmaceutique dans le Saint-Joseph 2012 de Gérin. L’Olivaie 2009 de Coursodon a gardé toute ses qualités de la veille.

Les robes sont assez profondes à profondes, de couleur rubis à sanguine.

Coursodon : Saint-Joseph : l’Olivaie 2009

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Le nez est élégant et expressif avec des arômes de fruits noirs (cassis et sureau), de baies variées ( dont un poivre raffiné), avec des notes florales ( roses et pointe de violettes). La bouche est très veloutée à soyeuse, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps dense et ample, savoureux ( fruits et épices). La finale est longue, harmonieuse, sensuelle, très soutenue, très fruitée, finement poivrée et florale. Note plaisir 16,5, moyenne du groupe 16,20

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Vincent Paris : Saint-Joseph : Les Côtes 2012

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L’olfaction évoque les fruits rouges agrémentés d’agréables parfums floraux (roses et pivoines) avec des notes végétales (léger géranium). La bouche est souple, allongée dans sa construction, fine, centrée, un léger ton au-dessus de l’attaque, rehaussé de fruits frais (fraises et cerises). La finale est fraîche, tonique, aérienne, d’une bonne persistance (fruits et fleurs) ponctuées de notes amères et végétales. Note plaisir 13, moyenne du groupe 12

Jean Michel Gérin : Saint-Joseph 2012

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Le bouquet est assez discret, avec au premier plan des arômes grillés et de légère fourrure qui font place à l’aération à des fruits rouges discrets, légèrement poivrés, avec des notes florales. L’attaque est assez charnue, tout en restant souple, puis le vins s’allonge en finesse, les tannins sont plus fermes dans une finale fraîche , fruitée, poivrée, avec des notes végétales  et d’amertume. Note plaisir 13, moyenne du groupe 12,38

Les Carmes de Sarratoria : Saint-Joseph 2004

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Le nez ouvert évoque les fruits « cuits » , quelques épices (dont le poivre), avec des notes foxées, viandées, et végétales. La bouche manque de consistance, avec des saveurs végétales, pharmaceutiques, et de sérieux amers. Non noté

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24 novembre 2014

Dégustation à l'aveugle de vins de l'appellation Saint-Joseph (rouge) (1)

La troisième séance de notre club de dégustation, qui s’est déroulée samedi 22 novembre, avait pour thème l’appellation Saint Joseph (rouge), le millésime n’était pas imposé et donc restait libre. L’objectif de ses dégustations n’est pas la reconnaissance du  producteur et du millésime, mais d’apprécier les vins pour ce qu’ils sont sur une durée de deux heures (deux dégustations pour ceux qui le souhaitent) . Les vins sont réceptionnés par notre préparatrice et présentés dans l’ordre qu’elle a choisi. Ils ont été mis en carafe deux heures avant la première dégustation, et sont servis à une température de 16°C environ. L’évaluation est, pour ma part, une note « plaisir », qui résulte des qualités que présente le vin à ce moment précis, sans rechercher à se projeter sur son avenir, même si certaines évidences se font jour parfois lorsque le nom du producteur, celui de la cuvée et le millésime sont dévoilés. Voici les commentaires et les évaluations de la première série

 

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 Domaine Michelas-Saint Jemms : Saint-Joseph : Saint Epine 1992

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Le vin est servi en bouteille

La robe est tuilée, le nez évoque les fruits « cuits » avec des notes animales et poivrées, en bouche le vin est fatigué. Non  noté par l’ensemble du groupe

Les robes sont assez profondes à profonde, de couleur rubis à sanguine

Pierre Gaillard : Saint-Joseph 2012

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Le nez, d’une bonne expression, évoque la cerise poivrée, le genièvre, avec des notes florales et de petites baies noires. La bouche est charnue, assez corsé, bien tenue par des tannins fins, agrémentée de fruits poivrés mûrs et frais, le vin s’allonge dans une finale, fraîche, fruitée, épicée et florale, plus tannique, ponctuée de notes un peu végétales et amères. Noté 14, moyenne du groupe : 13,83

 

Bernard Grippa : Saint-Joseph 2011

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L’olfaction est intense, avec des arômes de violettes, de fruits rouges et noirs, d’épices variées (dont le poivre), et une touche végétale. La bouche est généreuse, très charnue à l’attaque, les tannins fins sont tramés serrés dans un corps plein et dense. La finale est assez puissante, un peu plus tannique, fraîche, d’une bonne allonge, avec des fruits plus mats, des notes poivrées et florales, et de légers amers. Noté 14,5, moyenne du groupe 14,20

 

Domaine du Tunnel : Saint-Joseph 2009

 

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Le bouquet est net et intense, avec des arômes de cassis, de baies de sureau, de poivre de Setchouan, d’épices douces et des notes florales, et de noyaux de cerises. La bouche est très veloutée à soyeuse, bien en chair, ample et dense, rehaussée de fruits épicés gourmands. La finale est longue, soutenue, harmonieuse, plus sensuelle que tonique, soulignée par les intenses saveurs décelées à l’olfaction. Noté 16, moyenne du groupe 16,20

21 novembre 2014

Portes ouvertes à Sauternes : La Tour Blanche

Nous arrivons à La Tour Blanche en fin de matinée. Les visiteurs commencent à se présenter  en nombre. Ce château est propriété de l’Etat depuis 1909, elle a été léguée par Daniel Iffla à la condition que soit créée une école de viticulture et de vinification sur ce domaine. Ainsi fut construit ce qui est devenu l’Ecole de Viticulture et d’œnologie de La Tour Blanche, qui est complètement gérée par de véritables professionnels de la vigne et du vin. Ils mettent tout leur  savoir faire pour élaborer des vins purs, précis, tout à fait spécifique de leur millésime, et ce château reste un modèle à suivre pour de nombreuses petites propriétés du Sauternais ( Barsac compris).

Les vins manquent d’aération, ce qui est inhérent à ce type de manifestation qui attire de nombreux visiteurs.

 

Brumes de La Tour Blanche 2013 (troisième vin)

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La robe est jaune clair, le nez est discret avec des arômes de poires, citron, et fleurs séchées (camomille). La bouche est souple, la liqueur est nette, fine, aérienne, à l’expression aromatique modérée. La finale, dans la continuité est très fraîche, avec les mêmes saveurs légères que celles décelées à l’olfaction. Noté 13

 

La Tour Blanche : Les Charmilles 2010 ( deuxième vin)

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La robe offre une teinte or léger, des arômes d’oranges confites, d’ananas, de légères épices douces et de miel s’expriment à l’agitation. La bouche est élégante, pure, centrée plus dense que l’attaque, rehaussé de fruits expressifs. La finale est pure, persistante fraîche, avec une liqueur fine et assez serrée, agrémenté de fruits d’une bonne intensité, et de notes florales et épicées. Noté 14,5/15

 

La Tour Blanche 2010

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La robe de couleur or léger est brillante, le nez net et un peu fermé évoque, à l’aération, l’orange et le citron confits, les fleurs séchées, le miel et une pointe d’abricot. La bouche est onctueuse, pure, élancée, plus dense dans un milieu de bouche soulignée par des fruits assez rôtis. La finale est persistante, d’une bonne allonge malgré le manque d’aération, bien dessinée, fraîche, délicate, soulignée par les saveurs d’une bonne intensité observées à l’olfaction. Noté 16,5/17



20 novembre 2014

Castillon-Côtes de Bordeaux : Clos Puy Arnaud 2010 et Alcée 2011

Nous avons ouvert une nouvelle bouteille de Clos Puy Arnaud 2010, il a été mis en carafe deux heures avant la première dégustation et terminé le lendemain. Ce qui rend ce vin charmeur, c’est la présence de fruits intenses et éclatants, un élevage peu marqué, beaucoup de fraîcheur. Le vin, bien qu’il se goûte très bien aujourd’hui, n’est pas encore entièrement en place en finale, il faudra l’attendre pour en profiter pleinement.

Alcée 2011 (Castillon-Côtes de Bordeaux) s’était, à l’unanimité des participants, remarquablement goûté à l’aveugle en mai dernier, lors d’une séance de notre club de dégustation consacrée aux vins de la rive droite de Bordeaux (millésime 2011). La bouteille commentée aujourd’hui a été aérée en carafe deux heures avant la première dégustation et achevée 24 heures plus tard. Si la première partie de bouche est conforme à la dégustation précédente, la finale n’a pas le délicat velouté de texture observé précédemment, de plus l’élevage marque un peu plus le vin, le potentiel est néanmoins au rendez-vous. Tout ceci montre bien que l’évolution en bouteille n’a rien de linéaire.

 

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Castillon-Côtes de Bordeaux : Clos Puy Arnaud 2010

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La robe est profonde avec un liseré de couleur sanguine. Le nez est net et intense avec des arômes de fruits purs (cerises et léger cassis), de fines épices douces (cannelle dominante), de violettes, et d’élevage nettement en retrait. La bouche est très veloutée, les tannins élégants et mûrs se trament dans un corps dense charnu, assez sphérique et très fruité. La finale est allongée, bien dessinée et tenue par les tannins un peu plus fermes, très fraîche à un peu vive, rehaussée de fruits très expressifs, d’épices douces, de notes florales, elle est ponctuée par une petite note d’amertume qui s’estompera. Noté 16, note plaisir 15,5

Castillon-Côtes de Bordeaux : Alcée 2011

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La robe est profonde, avec des teintes de couleur sanguine à violine au bord du disque, l’olfaction expressive évoque un élevage de belle qualité qui fait place à l’aération à des arômes de cerises, de cannelle, de gingembre, nuancés de notes florales et de mûres. L’attaque est très veloutée à soyeuse, les sensations sont ascendantes, le milieu de bouche est ample et sphérique, avec une chair bien formée, agrémentée de gourmands fruits épicés. La finale est persistante, étirée, fraîche, les tannins au toucher crayeux (poudreux) un peu plus fermes assurent un bon maintien, elle est mise en valeur par des fruits intenses, des épices douces, et des notes de violettes, ponctuées par une petite touche d’amertume. Note potentielle 16/16,5, note plaisir 15,5

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19 novembre 2014

Repas chez Gaétan : Sauternes : Château Gilette 1954 et De Fargues 1990

Nous passons au dessert ; une composition automnale de fruits secs et de pommes cuites à la vanille.

Gratinée ensuite avec une crème aux amandes.

Deux beaux Sauternes nous sont apportés.

Nous les apprécions séparément et sur toute la durée du dessert. Ils ont chacun leur personnalité et se marient avec élégance avec le mets.

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Sauternes : Château Gilette 1954

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La robe est très ambrée. Le bouquet est séduisant et intense, avec des arômes d’abricot, d’orange, de caramel au beurre salé, de safran, de léger curry, avec des notes de cire. L’attaque est moelleuse, bien en chair, le vin se développe assez puissant et ample dans un centre soutenu par une expression aromatique intense (fruits épicés savoureux). La finale est persistante, allongée, la chair se fait plus discrète, avec une sensation de vin plus sec (par opposition à sucré), elle se termine sur un profil plus chaleureux, avec des goûts de rhum-raisin, qui atténue le plaisir. Note plaisir 15,5

Sauternes : Château de Fargues 1990

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La robe offre une teinte or soutenu à légèrement ambrée. Le nez, complexe et intense, évoque l’abricot rôti, la mangue, les épices orientales (safran dominant), les fruits secs (dont les dattes), avec des notes de champignons nobles (morilles), et de miel. La bouche est voluptueuse, la liqueur est riche, onctueuse, pure, le milieu de bouche est dense, volumineux et ample, rehaussé de superbes fruits rôtis marqueurs d’un grand botrytis. La finale est longue, délicieuse, riche, harmonieuse, d’une profonde et intense expression aromatique grâce aux saveurs pures et complexes perçues à l’olfaction. Note plaisir 18

18 novembre 2014

Repas chez Gaétan : Bourgogne (rouge) et Bordeaux ( rive gauche)

Le plat suivant est une blanquette de veau, qui se présente très conforme à la recette traditionnelle; on sent le mijotage long et minutieux. Nous nous régalons!

Gaetan offre à l'aveugle avant de passer au plat et aux vins rouges qui l'accompagnent La Voûte 2012. Il est croquant de fruits; la description peut se lire ici

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Les vins sont servis à l’aveugle, après mise en carafe ( sauf pour le vin de Bourgogne, en ce qui me concerne) et dégustés lors du repas

Bourgogne : Dupont-Tisserandot : Gevrey- Chambertin : Les Cazetiers 2006

La robe est assez soutenue de couleur rubis. Le bouquet est élégant et intense, avec des arômes de cerises, de framboises, de délicates épices douces, de notes florales ( roses et pivoines) et de légère réglisse. L’attaque est soyeuse, les tannins racés et mûrs sont enrobés par une chair délicieuse, le centre est très finement texturé dans un corps fuselé plein et dense, rehaussé d’intenses fruits purs. La finale est longue, précise, parfaitement tenue par des tannins d’une délicate douceur tactile, harmonieuse, soulignée par les persistantes saveurs décelées à l’olfaction. Note plaisir 17,5

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Bordeaux : Saint Estèphe : Les Ormes de Pez 1990

La robe est assez profonde, de couleur pourpre, très légèrement évoluée au bord du disque, le nez est bien ouvert avec des arômes de cassis, de violettes, d’épices douces, et de nettes notes végétales ( poivrons plus verts que rouges). La bouche est souple en attaque, le milieu de bouche est structuré avec énergie par des tannins granuleux pas complètement mûrs, agrémenté de fruits à l’expression modérée. La finale est tannique, austère, d’une bonne fraîcheur, avec des sensations amères et végétales qui estompent les fruits. Peu de plaisir avec ce vin.

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Bordeaux : Margaux : Palmer 1996

La robe est assez profonde de couleur grenat ; l’olfaction nette et d’une bonne intensité évoque le cassis nuancé d’épices légères, de violettes, de rose, et léger tabac, avec des notes végétales (léger poivron). L’attaque est très veloutée, les tannins fins se trament dans un corps fusiforme, très bien construit, délicatement charnu et fruité. La finale est élancée, allongée, bien dessinée, fraîche, bien tenue par des tannins finement texturés et polis, persistante (fruits, fleurs et légères épices) , mais elle est ponctuée par des notes végétales nettes et de légers amers qui limitent le plaisir. Note plaisir 15,5

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17 novembre 2014

Repas chez Gaétan, Mises en bouche et vins préprandiaux : Un Prosecco d'Italie et Gosset, Blanc de Blanc

Ce sont d'agréables mises en bouche qui nous sont offertes pour ouvrir le repas et les discussions. Cette invitation chez notre ami Gaëtan est aussi l'occasion de faire connaissance avec d'autres amateurs de vins, et de découvrir les talents de cuisinier de notre hôte.

Parmi les mises en bouche, nous apprécions une crème de roquefort aux fruits secs et jambon de parme, un cake au chou-fleur et coulis de tomate. Ces accompagnements sont excellents, et permettent d'apprécier le Prosecco d'abord, puis le Champagne. 

Sur le Mas Bruguière, Gaëtan nous a concocté une nage de noix de Saint Jacques  et huîtres aux petits légumes, avec un beurre monté au jus d'huîtres. Fabuleux!

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Les vins sont dégustés à l’aveugle au cours d’un repas, et n’ont pas été goûtés pour eux-mêmes.

 

 

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Italie : Prosecco, Domaine Gregoletto Monte Corbino

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La robe de couleur jaune pâle est traversée par un cordon de bulles fines. Le nez est ouvert et assez simple avec des arômes de poires, de pommes, avec des notes florales. La bouche est souple, suave, légère, tenue par l’effervescence, assez fruitée. La finale de longueur normale est lascive, un peu molle (du à une présence soutenue de sucres résiduels) fruitée et florale. A réserver aux amateurs de ce type de vin.

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Champagne : Gosset : Brut : Grand Blanc de Blancs

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La robe offre une teinte or clair, avec un cordon de bulles fines et actives. Le bouquet,  séduisant et bien ouvert évoque les fruits blancs, l’orange, les fleurs blanches, avec des notes d’amande et de légères noisettes. L’attaque associe tonicité et velouté de texture, le vin se développe avec vinosité dans un centre corsé, agrémenté de fruits expressif. La finale est allongée, fraîche,  dynamique, soutenue, agrémentée par des élégantes saveurs décelées à l’olfaction, et ponctuée de notes salines. Note plaisir 16,5

Languedoc : Mas Bruguière : Les Mûriers 2013

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La robe de couleur or vif est brillante, le nez est intense et net, avec des arômes de pêches, de citrons bien mûrs, de fenouil, d’anis, et des notes florales (dont une étonnante violette !). L’attaque est très charnue presque grasse, le vin prend de l’amplitude et de la rondeur dans un milieu de bouche, rehaussé de fruits d’une bonne intensité. La fraîcheur sous jacente dynamise le vin dans une finale étirée, harmonieuse, soulignée par des saveurs persistantes de fruits variés, de légères épices et d’herbes aromatiques, avec des notes salines. Note plaisir 16

14 novembre 2014

Portes ouvertes à Sauternes : Clos Haut-Peyraguey

Notre deuxième visite de la journée nous conduit au Clos Haut-Peyraguey. Trois vins nous sont offerts à la dégustation.

Haut-Bommes 2010 que nous connaissons bien pour en avoir acquis quelques bouteilles l’année dernière est tout à fait conforme à nos dégustations : fin, élégant, frais, sans manquer de présence en milieu de bouche, avec des fruits très expressifs. Malgré les mêmes soins apportés qu’à Clos Haut-Peyraguey, le terroir ne permet d’élaborer les mêmes styles de vin.

Symphonie de Clos Haut-Peyraguey 2011 est le deuxième vin de la propriété, élaboré pour la première fois en 2011. Il bénéficie des qualités de cet excellent millésime pour offrir un vin complet, aromatique, et d’une bonne fraîcheur

Clos Haut-Peyraguey 2012 issu de ce très difficile et ingrat millésime est un vin très honorable avec un charme certain. Il n’a pas l’éclat, la grande pureté, la richesse, et la séduisante palette aromatique du millésime 2011, il plaira aux amateurs de Sauternes moins liquoreux. Rappelons qu’Yquem et Rieussec n’ont pas millésimés en 2012

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Haut-Bommes 2010

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La robe, de couleur or très clair est brillante, le nez libère à l’aération des arômes d’oranges confites, de cannelle, de miel fin, et de léger caramel au beurre salé. La bouche est fine, élégante, pure, plus consistante et compacte dans un centre agrémenté de fruits expressifs. La finale est allongée, fraîche, précise, d’un bon maintien, et persistante (fruits, fines épices, et miel). Noté 15,5

 

Symphonie de Clos Haut-Peyraguey 2011

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La robe offre une teinte jaune or, l’olfaction ouverte et nette évoque Les agrumes confits nuancés de notes de fruits jaune (abricot), de muscade, de miel, avec des notes de champignons nobles. La bouche est riche, charnue, onctueuse, d’une bonne densité et assez ample, rehaussé de fruits rôtis. La finale est persistante, allongée, bien équilibrée par une fraîcheur perceptible, et soulignée par une aromatique expressive rappelant les saveurs décelées à l’olfaction. Noté 15,5

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Clos Haut-Peyraguey 2012

La robe offre une teinte or léger, le nez un peu fermé laisse entrevoir à l’aération des arômes d’oranges, de miel et des notes florales. L’attaque est souple, le vin prend de la consistante et de l’ampleur dans un centre bien construit dans le contexte du millésime, rehaussé de fruits expressifs (fruits exotiques, et une touche d’abricot). La finale est fraîche, élancée, finement moelleuse, mise en valeur essentiellement par des saveurs fruitées et miellées avenantes. Note potentielle 16



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