Newsletter
Pour connaître d'actualité du blog par mail, abonnez-vous!
Journal d'un passionné de la rive droite

Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


Bordeaux
Bordeaux Rive Droite
Bordeaux Rive Gauche
Les vins d'Alsace
Les vins de Loire
Les Vins du Sud-Ouest
Primeurs 2004
Primeurs 2005
Primeurs 2006
Rhône Nord
Rhône Sud
Vins de Bourgogne
Vins du Languedoc-Roussillon

17 janvier 2019

Corbières : Maxime Magnon : Rozeta 2015, Saint Emilion : Pavie Macquin 2011, et Médoc : Château Saint-Hilaire 2014

 

WP_20190116_17_17_50_Pro

Voici le commentaires de quelques bouteilles qui ont été dégustées le dernier mois pour ce billet de fin de semaine. J'évoquerai la semaine prochaine un dîner organisé chez Pascal (un ami du Nord) pour la fin d'année 2018 qui a été accompagné par une dizaine de vins.

Nous avons ouvert une nouvelle bouteille de Rozeta 2015 (Corbières) de Maxime Magnon, le vin s'est très bien goûté, avec une petite réduction à l'ouverture qui s'est bien estompée dès la première dégustation. Le vin est resté au même niveau lors de la deuxième dégustation le lendemain. Une bouteille dans la lignée de celle dégustée il y a six mois.

La bonne et assez rapide évolution sous verre des vins du millésime 2011 par rapport aux millésimes plus qualitatifs à Bordeaux, nous a conduit à déboucher une bouteille de Pavie Macquin 2011. Comme d'habitude les argiles puissantes de son terroir prennent le dessus sur un millésime paradoxal (l'été au printemps, et un été frais) pour donner à ce vin aucune faiblesse dans un milieu de bouche corsé et assez sphérique. Le vin peut commencer à se boire, avec une aération en carafe ou un épaulage plus long. Il peut être aussi attendu en cave cinq à six ans de plus pour une première dégustation.

André qui est venu ouvrir cette nouvelle année, lors d'un dîner chez nous m'a fait déguster à l'aveugle le Château Saint-Hilaire 2014 en appellation Médoc.

Cette propriété appartient à Adrien et Fabienne Uijttewaal installés dans le Médoc depuis 1982 sur la commune de Queyrac. Il a agrandi son vignoble aujourd'hui d'une superficie de 60 hectares par des achats successifs sur les communes voisines. Le vin dégusté est de bonne facture dans l' optique d'une garde moyenne (cinq à six ans à partir de maintenant) pour polir des tannins fermes à légèrement granuleux. Pour les amateurs de Bordeaux plutôt tanniques, il peut être ouvert dès maintenant et mis en carafe deux heures avant le service.



Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés , comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).



Languedoc : Corbières : Maxime Magnon : Rozeta 2015

WP_20190116_17_17_54_Pro

La robe est assez soutenue de couleur sanguine à reflets violines. L'aération dissipe une légère réduction et libère des arômes de fruits noirs (cassis et mûres), de cerises, de fines épices avec des notes légèrement réglissées et florales. La bouche est soyeuse, les tannins fins et mûrs enrobés d'une chair délicate se trament dans un corps allongé d'une bonne densité et fruité. La finale étirée par une fraîcheur de bon aloi est veloutée, juteuse et gourmande. Noté 16, même note plaisir.



Saint Emilion : Pavie Macquin 2011

WP_20190116_17_18_00_Pro

La robe est profonde avec un liseré de couleur sanguine. L'olfaction expressive évoque les cerises, les baies de sureau, la boite à épices, la truffe noire, avec un élevage de qualité quasiment fondu. La bouche offre une chair veloutée, enrobant un corps assez sphérique et plein rehaussé de fruits éloquents. La finale d'un bon maintien est fraîche, conservant un agréable velouté de texture, elle est aromatique et assez persistante (en l'état) . Noté 16,5, note plaisir 16



Médoc : Château SaintWP_20190116_17_18_05_Pro-Hilaire 2014

assemblage : Cabernet Sauvignon 55%, Merlot 45%

La robe est assez profonde de couleur rubis à sanguine. Le nez est ouvert avec des arômes de cassis, de cerises nuancés de notes épicées et florales, et un élevage en retrait. La bouche est fraîche, tonique, fruitée, bien construite par des tannins serrés finement enrobés. La finale est tenue par des tannins plus fermes qui auront besoin de se patiner, mais qui assurent une bonne tenue ; elle est fraîche, aromatique et d'une honnête persistance. Noté potentielle 15, note plaisir 14




15 janvier 2019

Visite/dégustation au domaine Albert Boxler à Niedermorschwihr (Alsace)

 

 

 

 

 

 

P1090090

 

 

 

 

 

La famille Boxler, originaire de Suisse, s'installe dans le village de Niedermorschwihr, et Jean Boxler débute une activité viti-vinicole vers 1675. Le domaine sera transmis de génération en génération. Après la deuxième guerre mondiale Albert Boxler qui dirige la propriété achète des parcelles sur le Sommerberg et décide la mise en bouteille des vins. Son fils Jean-Marc qui lui succède continue à peaufiner la qualité des vins.

Jean Boxler est actuellement en charge du domaine. Il a effectué un travail rigoureux dans le vignoble entre 2004 et 2008 qui a conduit à l'élaboration de vins issus de sélections parcellaires qui sont de véritables odes aux terroirs (comme le montre les dégustations). Il a hissé le domaine dans le sommet de la hiérarchie alsacienne.

La propriété s'étend sur une quinzaine d'hectares dont la moitié est plantée sur les Grand Crus Sommerberg et Brand constitués de roches granitiques altérées. Une très grande majorité des vins est issu de terroirs granitiques. Très minoritairement quelques parcelles sont situées sur des terrains calcaires, comme par exemple le lieu-dit Pfoeller.

L'encépagement est classique en Alsace : Muscat à petits grains, Pinot blanc, Pinot gris, Riesling, Sylvaner, Gewurztraminer pour les cépages blancs, et Pinot noir pour les cépages rouges

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur le Grand Cru Sommerberg lire ici :

https://www.vinsalsace.com/fr/grands-crus/sommerberg/

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur le Grand Cru Brand lire ici :

https://www.vinsalsace.com/fr/grands-crus/brand/

 

Les robes sont de teinte jaune pale à or léger.

 

Pinot blanc "B" 2016

P1090081

parcelle sur le Brand, plantée avec 100% de Pinot alsacien

L'aération accentue des arômes de d'agrumes, de fines épices et des notes florales. La bouche est droite, tendue , cristalline, étirée par une juste fraîcheur, fruité, et florale . Noté 15,5

Sylvaner 2017

sols plus profonds sur une soubassement de granite

Des arômes d'agrumes (citron et pamplemousse), de fleurs capiteuses, et une touche fumée soulignent une olfaction ouverte. La bouche est fraîche, tonique, d'une bonne densité, finement charnue, et fruitée. La finale est un peu plus ferme, dynamique, fraîche et expressive. Noté 15,5



Riesling Sommerberg : jeunes vignes (20 ans) 2015

Le nez évoque les fruits jaunes, les fines épices (muscade) et les fleurs séchées. La bouche est généreuse, délicatement charnue, veloutée d'une bonne densité, et fruitée. La finale est allongée, fraîche, tonique, fruitée, et épicée. Noté 16

P1090083

Riesling Sommerberg : jeunes vignes 2017

L'agitation amplifie des arômes de citron, de fruits de la passion, de cumbawa, de peaux d'orange. L'attaque offre une chair bien formée et veloutée, le vin prend de la dimension et de la densité dans un milieu de bouche fruitée. La finale est longue, élancée, dynamique, aromatique et saline. Noté 16,5

P1090085

Riesling Sommerberg 2016 cuvée classique (vignes plus âgées : 40 ans)

L'olfaction évoque les fruits mûrs et frais (citron et pamplemousse blanc) nuancés de notes florales et d'une pointe d'épices. La bouche dans une construction dense et longiforme, est finement charnue et très fruitée. La finale s'allonge et se tend, fraîche, très expressive, persistante et saline. Noté 16,5

P1090084

Riesling Sommerberg : Dudenstein vieilles vignes 2016

Le nez est expressif avec des arômes de citrons et d'oranges mûrs, d'épices douces (muscade) de fleurs séchées et de camomille. La bouche est intense, dense, concentrée avec élégance et sans ostentation, dotée d'une chair délicate et fruitée. La finale est longue, dynamique, harmonieuse (fraîcheur bien présente), très aromatique, persistante et saline. Noté 17,5



Riesling Brand "K" 2016

Des arômes de citron, d'oranges , de canelle, de muscade se dévoilent à l'aération. La bouche est souple, délicate, élancée, aérienne, plus consistante dans un centre fruité. La finale est étirée par une fraîcheur de bon aloi, cristalline, et très expressive. Noté 16



Riesling Brand 2017

L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de mandarine, de citron, avec des notes de fleurs d'orangers, de menthe citronnée, et d'épices. La bouche est dense bien construite, cylindrique, finement charnue, et fruitée. La finale est longue, d'un bon maintien (un peu plus ferme), fraîche, fruitée, épicée, légèrement florale et salivante. Noté 17



Pinot gris Réserve 2015

Le nez est fruité, floral et légèrement graphité. La bouche est fraîche, tonique, avec un léger perlant, charnue, longiforme et fruitée. La finale de longueur normale est fruitée, finement épicée, et fraîche. Noté 14,5

P1090087

Pinot gris Brand 2015

L'agitation estompe une légère réduction et libère des arômes de fruits jaunes (mangue dominante) d'oranges (pulpe et peau), de léger curry, et des notes fumées. La bouche est bien en chair, presque grasse, ample, et bien remplie, rehaussée de fruits avenants. La finale est longue, autoritaire, tout en conservant un velouté de texture, d'un bon équilibre, complexe et persistante. Noté 17



Pinot gris Brand 2016

L'olfaction ouverte évoque les fruits blancs ( poires) , le melon, les épices (cumin), avec des notes fumées. La bouche est finement charnue (avec un léger grip) longiforme, assez dense, agrémentée de fruits frais. La finale est allongée, tendue, très fraîche, d'une bonne tenue et expressive (fruits mûrs et frais dominant). Noté 15,5/16

P1090091

Gewurztraminer 2016

Le nez est ouvert avec des arômes d'oranges mûres, de roses, et une touche d'épices. L'attaque est bien en chair presque moelleuse, jusque dans un milieu de bouche fruité. Le vin s'étire et s'allonge dans une finale fraîche et très aromatique. Noté 15



Gewurztraminer Réserve 2015

assemblage de parcelles issues du Brand et du Sommerberg

Des arômes de melon, de mangues, d'épices douces, et de roses soulignent une olfaction expressive. La bouche est riche, très veloutée, ample, pleine et fruitée. La finale est allongée, délicatement charnue, très expressive, persistante, équilibrée par une fraîcheur de bon aloi. Noté 16



Gewurztraminer Brand 2017

Le nez est bien ouvert avec des arômes d'épices (cannelle, muscade) de poire, de mirabelle, nuancés de notes florales (roses légèrement dominantes). La bouche offre une chair veloutée, mariant avec élégance finesse et densité dans une construction cylindrique, rehaussé de fruits expressifs. La finale est longue, harmonieuse, très aromatique, persistante et saline. Noté 17/17,5



Gewurztraminer Pfoeller :Vendanges Tardives 2017

terroir calcaire

Une légère réduction s'estompe à l'aération et libère des arômes de fruits confits ( citron, abricot et poire) d'épices orientales (cumbawa dominant), de fleurs séchées, de léger graphite. La bouche est riche d'une élégante concentration, dense, très fruitée, avec une chair onctueuse et une fraîcheur sous-jacente. La finale est longue, intense, élégante, dotée d'une juste fraîcheur, très aromatique, et saline. Noté 17,5


P1090094

Riesling Sommerberg : Sélections de Grains Nobles 2015

La robe or vif est brillante. Le nez intense évoque les fruits rôtis ( oranges, mirabelles dominantes) d'épices orientales (curry dominant) avec des notes de fleurs d'orangers, de naphte fin , et de miel. La bouche offre une liqueur, pure, dense, concentrée, avec des sensation ascendantes et relevée de superbes fruits finement rôtis et épicés. La finale est longue, intense, d'une impeccable fraîcheur, très expressive, complexe et très persistante. Noté 18,5/19

P1090093

Nous remercions chaleureusement Jean Boxler pour cette remarquable dégustation et le temps qu'il nous a consacré (plus de la moitié de l'après-midi) sans oublier Nicolas Scholtus qui a facilité cette rencontre.

P1090095

13 janvier 2019

Les vins de Nicolas Thienpont : Puygueraud : blanc et rouges, Les Charmes-Godard blanc, La Prade, Alcée dans le millésime 2016

Les vins ont été dégustés à Pavie Macquin au mois de décembre dernier. Voici quelques rappels pour situer géographiquement les vins dégustés.


Le Château Puygueraud, en appellation Francs-Côtes de Bordeaux a été acheté par George Thienpont en 1946, il le replante en vigne en 1970. A partir de 1983 c'est son fils Nicolas qui élabore les vins. Depuis quelques années Nicolas Thienpont et son fils Cyrille apportent, par un travail minutieux à la vigne comme au chai, davantage de précision, de finesse dans le tannin, et d'intensité aromatique aux vins. Ils plantent des cépages blancs, et replantent des parcelles avec des sélections massales qualitatives de Cabernet franc.

Le vignoble d'une superficie de 47 hectares est planté avec des cépages rouges (42 hectares avec les cépages Merlot 80%, Cabernet franc 15%, et Malbec 5%), et des cépages blancs (5 hectares : Sauvignon blanc 50%, Sauvignon gris 50 %) .

Le vignoble est constitué de sols argilo-calcaire reposant sur un substrat de calcaires à astéries, d'argiles ou de marnes.

 

 

 



Les Charmes-Godard blanc, en appellation Francs-Côtes de Bordeaux est un vignoble d'environ 6 hectares, situé sur la commune de Saint Cibard acquis en 1988 par Nicolas Thienpont, il est encépagé avec 60% de sémillon, 25% de Sauvignon gris, et 15% de Sauvignon blanc plantés sur des sols argilo-calcaires, et des sols limoneux sur substrat marneux.



Le château La Prade (Francs-Côtes de Bordeaux) acquis en 2000 par Nicolas Thienpont également sur la commune de Saint Cibard a une superficie de sept hectares plantés sur du matériel argilo-calcaire sur un sous-sols de calcaire à astéries (plateau) et sur des terrains argilo-calcaires en coteaux ce qui fait la part belle au Merlot (88%) complété par du Cabernet franc (12%).



Le château Alcée a été constitué en deux temps. Un vignoble de trois hectares en appellation Castillon-Côtes de Bordeaux a été acquis en juillet 2011 par Nicolas Thienpont. Les vignes sont situées sur un plateau de calcaire à astéries recouvert d'argiles rouges. En 2014, il achète 3,5 hectares de nouvelles parcelles sur le secteur de Saint Philippe d'Aiguilhe situés sur des terroirs argilo-calcaires. L'encépagement est constitué de 92% de Merlot et 8% de Cabernet Franc. Le vin est produit sous l'étiquette Château Alcée depuis 2011. 



Francs-Côtes de Bordeaux : Les Charmes Godard blanc 2016.

assemblage : Sémillon 50%, Sauvignon gris 30%, Sauvignon blanc 20%

La robe offre une teinte jaune clair. Le nez intense évoque les fruits de la passion, l'orange, avec des notes de jasmin, de chèvrefeuille, et de fleur d'oranger. La bouche offre une chair bien formée et veloutée, avec des rondeurs élégantes dans un milieu de bouche dense et fruité. La finale allongée est fraîche, avec une texture veloutée, expressive (très fruitée) et une note saline. Noté 16

P1070010

Francs Côtes de Bordeaux : Puygueraud blanc 2016

Assemblage : Sauvignon blanc 80%, Sauvignon gris 20%, premier millésime produit 2013

La robe de couleur jaune pale est brillante. L'aération intensifie des arômes de citron et de pamplemousse mûrs, de verveine, de fleurs blanches et de menthe fraîche. La bouche est droite, presque cylindrique, dense, délicatement charnue, et fruitée. La finale est longue, fraîche, avec une légère mâche calcaire qui donne du dynamisme, elle est aromatique, persistante et salivante . Noté 16,5



Francs-Côtes de Bordeaux : La Prade 2016

Assemblage : Merlot 88%, Cabernet franc 12%

La robe est assez profonde de couleur sanguine. L'olfaction est ouverte avec des arômes de cerises, de fines épices, et des notes de violettes et de fruits plus noirs. L'attaque est veloutée, le milieu de bouche est délicatement charnu, bien construit, assez rond et fruité. La finale d'un bon maintien (tannins un peu plus fermes) est allongée, fraîche, et expressive ( très fruitée). Noté 15,5

P1080221

Francs-Côtes de Bordeaux : Puygueraud 2016

P1080223

Assemblage : Merlot 80%, Cabernet franc 15%, Malbec 5%

La robe sanguine est assez profonde. L'aération accentue des arômes de cerises, de cassis, d'épices douces, avec des notes de réglisse et d'élevage de qualité en arrière plan. La bouche est cylindrique, dense, corsée, fruitée, dotée d'une chair délicate et velouté. La finale est longue, bien tenue par des tannins structurants finement enrobés, fraîche, dynamique, fruitée, épicée, et légèrement florale. Noté 16. Moins de charme que la Prade actuellement, mais très bon potentiel.



Castillon-Côtes de Bordeaux 2016 ; Château Alcée 2016

Assemblage : Merlot 92%, Cabernet franc 8%, premier millésime produit 2011

La robe est assez profonde à profonde de teinte sanguine. Le nez expressif évoque les cerises et les framboises, la boite à épices, les fleurs mauves, et un élevage discret. La bouche est bien en chair et veloutée, le vin se développe dans un corps plein et assez sphérique, rehaussé de fruits éloquents. La longue finale d'un bon maintien, assez veloutée, est harmonieuse, très expressive et persistante. Noté 16,5



Francs-Côtes de Bordeaux : Puygueraud cuvée George 2016

Cette cuvée est un hommage de Nicolas Thienpont à son père George amateur de Malbec et Cabernet franc. Elle n'est produite que lorsque les Malbec sont parfaitement mûrs

Assemblage : Malbec 45%, Cabernet franc 35%, Merlot 20%

La robe est presque saturée, avec un liseré de couleur violine. L'olfaction est ouverte avec des arômes de cassis, de myrtilles, d'épices variées, de réglisse, et une pointe de violettes. La bouche est riche, musculeuse, concentrée, généreuse, délicatement charnue et fruité. La finale est longue, fraîche, autoritaire (sans rigidité tannique), d'une bonne intensité aromatique. Noté 16 voire un peu plus. Un très beau vin de gibier dans une dizaine à une quinzaine d'années

10 janvier 2019

Entre-Deux-Mers : Turcaud blanc 2017, Castillon-Côtes de Bordeaux : Alcée 2012, Fanny Sabre Pommard Charmot 2014

WP_20190109_13_48_10_Pro (1)

 

 

Voici les commentaires de quelques vins dégustés au courant du mois de décembre.

Lors de l'achat régulier, au mois de décembre de Crémant produit par le château Turcaud, Stéphane Le May ajoute une bouteille de Château Turcaud cuvée Majeure (blanc). Cette année c'est le millésime 2017 qui m'était proposé. J'ai particulièrement apprécié cette bouteille : très aromatique, avec depuis quelques années des élevages bien dosés, un élégant velouté de texture, un milieu de bouche d'une bonne densité, et une finale fraîche et expressive (voir le commentaire)

Un vignoble de trois hectares en appellation Castillon-Côtes de Bordeaux a été acquis en juillet 2011 par Nicolas Thienpont. Les vignes sont situées sur un plateau de calcaire à astéries recouvert d'argiles rouges. En 2014, il achète 3,5 hectares de nouvelles parcelles sur le secteur de Saint Philippe d'Aiguilhe situés sur des terroirs argilo-calcaires. L'encépagement est constitué de 92% de Merlot et 8% de Cabernet Franc. Le vin est produit sous l'étiquette Château Alcée depuis 2011.

Les vins sont bien en chair, sérieusement construits, aromatiques et plutôt abordables dès leur jeune âge (voir le commentaire du millésime 2012) , ce qui n'exclut pas des gardes de 10 à 15 ans voire plus dans les grands millésimes.

Lors d'un passage en Bourgogne au mois d'avril 2016, nous avions fait une halte au bar à vins "la Compagnie Fanny" à Pommard appartenant à Fanny Sabre. Nous avions pu goûter ses vins, de bonne facture et acheter quelques bouteilles pour boire chez nous. Il y a eu dans les bouteilles acquises des haut et des bas (même parfois déviantes). J'ai donc ouvert ma dernière bouteille restante, un Pommard Charmots 2014 avec une certaine appréhension. J'ai eu tort , le vin est très bon et aurait pu être attendu...



Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés, comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).



Entre-Deux-Mers : Château Turcaud cuvée Majeure blanc 2017

WP_20190109_13_48_25_Pro (1)

La robe or clair est brillante. Le nez ouvert s'intensifie à l'agitation avec des arômes de citron, de pamplemousse, de fruits de la passion, de tilleul , de verveine et d'élevage ( vanille-bourbon) en arrière plan. La bouche est charnue, avec une texture veloutée, d'une bonne densité dans un centre plutôt ample et fruité. La finale d'une belle allonge, dotée d'une fraîcheur bien adaptée à la matière est aromatique et persistante. Noté 15,5 voire une peu plus dans deux à trois ans, note plaisir 15,5



Castillon-Côtes de Bordeaux : Château Alcée 2012

P1080898

La robe est assez profonde de couleur sanguine. Le nez est bien ouvert avec des arômes de cerises, de mûres, de fines épices, et des notes florales (violettes) et de réglisse. La bouche est bien construite, assez sphérique dans un milieu de bouche charnu, velouté et fruité. La finale allongée, d'un bon maintien, fraîche, conserve une texture veloutée, avec une palette aromatique éloquente et d'une bonne persistante. Noté 16, note plaisir 15,5


WP_20190109_13_48_16_Pro (1)

Bourgogne : Fanny Sabre : Pommard Premier Cru 2014

WP_20190109_13_48_20_Pro (1)

La robe pourpre est assez soutenue. L'aération intensifie des arômes de cerises, de griottes, de framboises, de fines épices, avec des notes de réglisse et de pivoines. L'attaque est très veloutée à soyeuse, le vin se développe dans un corps bien rempli, oblong, délicatement charnu et très fruité. La finale est élancée, fraîche, bien tenue par des tannins restant veloutés, expressive et d'une persistance normale. Note potentielle 16, note plaisir 15,5





08 janvier 2019

Drappier : La Grande Sendrée 2008, Riesling Rosacker 2014, Mas Jullien 2007, Quart de Chaume 2014 pour un repas de fin d'année

WP_20190106_13_57_43_Pro

 

Les petits-enfants viennent découvrir ce que le Père Noël leur a apporté : la cheminée est pleine de présents, et s'il est un vrai plaisir que de découvrir leur impatience, leur fébrilité, celui des parents est aussi celui du partage d'une belle table et de vins sortis de derrière les fagots.

Le menu se veut simple pour que l'on ne s'aventure pas dans les moues dubitatives des plus jeunes. 

Après quelques mises en bouche essentiellement composées de légumes et de poissons fumés, l'entrée est une noix de Saint Jacques au coulis de poivron. C'est une recette déjà appliquée avec des pétoncles, mais inaugurale ici avec la Saint Jacques.WP_20181230_13_44_32_Pro (1)

Le plat est un lapin au chèvre et à la menthe

Quelques fromages permettant de poursuivre avec les rouges ( quelques tommes, et du Saint Nectaire)

Le dessert est une frangipane de pistache avec laquelle j'ai farci quelques poires.

WP_20181230_15_37_13_Pro (1)

WP_20190106_13_57_36_Pro

 

 

 

 

 

WP_20190106_13_57_21_Pro

 

 

 

 

Champagne Drappier : La Grande Sendrée 2008

La robe or vif est traversée par un cordon de bulles fines d'allure modérée. Le nez très expressif évoque, les fruits jaunes, la poire, avec des notes de légères épices douces, de fleurs séchées, et de viennoiseries. La bouche est dense d'un élégant velouté de texture sous l'effervescence, vineuse, d'une élégante richesse, et fruitée. La finale est longue, fraîche, dynamique, expressive, bien dessinée, et salivante. Noté 17,5, note plaisir 17. Un peu plus de complexité et d'évolution avec deux à trois ans de garde en cave pour ceux qui le souhaitent.



Alsace : Domaine de l'Agapé : Riesling Grand Cru Rosacker 2014

WP_20190106_13_57_24_Pro

La robe or assez soutenue est brillante. Le nez est net et intense avec des arômes d'agrumes mûrs (dont le citron) d'épices orientales, et des notes de fruits de la passion, de légers terpènes et de graphite. La bouche offre une chair bien formé très veloutée en attaque, le vin prend de la dimension de la densité dans un corps oblong très fruité. La finale est longue, intense, fraîche, tonique, très aromatique, saline d'un bon début de complexité. Noté 17, voire un peu plus note plaisir 17



Languedoc : Terrasses du Larzac : Mas Jullien 2007

WP_20190106_13_57_27_Pro

Mis en carafe deux heures avant le service, le vin était un ton au-dessus 24 heures plus tard (voir le commentaire)

La robe est assez profonde de couleur sanguine à rubis. L'olfaction est expressive avec des arômes de cassis, de mûres, d'épices variées, d'herbes aromatiques, et des notes florales, de fine réglisse, et d'humus. La bouche est généreuse, fruitée, délicatement charnue, velutée à soyeuse, concentrée, et bien remplie. La finale conserve une texture veloutée, elle est harmonieuse, longue, expressive et persistante. Noté 17/17,5, note plaisir 17



Loire : Quart de Chaume : Château de Belle-Rive 2014

WP_20190106_13_57_31_Pro

La robe offre une teinte or soutenue. L'agitation intensifie des arômes élégants de coing rôtis, de poire, d'épices douces, avec des notes d'agrumes, de verveine et de miel. La bouche est charnue et très veloutée, puissante, dense, très fruitée. La finale est allongée, fraîche, élancée, tonique, fruitée, et finement épicée, avec des notes d'infusions. Noté 16,5, note plaisir 16


WP_20190106_13_57_18_Pro




06 janvier 2019

Alsace : Pinot gris 2017, Bourgogne Chardonnay 2016, Domaine de l'A 2012, Sauternes De Myrat 2001 au repas de Noël

 

 

 

WP_20151220_12_16_22_ProWP_20151220_12_16_29_ProWP_20151220_12_16_36_Pro

 Crèche à la collégiale de saint Emilion

Le jour de la Nativité, les réunions familiales battent leur plein. Une deuxième table est proposée, avec un menu entièrement différent mais non moins intéressant...

 

Bis repetita placent! 

 

Comme pour le réveillon, les vins offerts le sont pour convenir au menu mais aussi aux goûts plutôt disparates des convives. Entre ceux qui ne veulent que du Champagne, ceux qui ne souhaitent que les vins rouges, nous tentons de proposer à la fois selon les desiderata et selon les mets.

 

Le menu est le suivant : 

V__06F5 (1)

 

Alsace : Mader Pinot gris : Grand Cru Schlossberg 2017

P1090476

La robe or pale à or fin est brillante. Après dissipation d'une fine réduction des arômes de fruits jaunes (prunes et pêches), d'épices douces, avec des notes fumées et d'oranges se dévoilent à l'olfaction. La bouche offre une chair bien formée et veloutée, le vin se développe dense et cylindrique agrémenté de fruits avenants. La finale est allongée, droite, avec une fraîcheur perceptible, sèche (par opposition à sucrée), avec une palette aromatique pas encore totalement épanouie. Note potentielle 16,5, note plaisir 16



Buisson-Charles : Bourgogne-Chardonnay : Hautes Coutures 2016

P1090477

la robe jaune pale est brillante. Le nez est élégant et expressif avec des arômes de fruits blancs ( poire dominante) de fins agrumes nuancés de fleurs blanches. L'attaque est fraîche, le vin se développe longiforme, un peu plus rond dans un centre velouté et fruité. La finale est élancée, un peu plus ferme, étirée par une fraîcheur de bon aloi, fruitée et florale. Noté 15, note plaisir 14,5



Castillon-Côtes de Bordeaux : Domaine de l'A 2012

P1090478

La robe est assez profonde de teinte sanguine à rubis (au bord du verre). L'olfaction expressive évoque les cerises et le cassis mûrs, les épices douces, avec des notes de réglisse, et d'humus ( vers la truffe noire). L'attaque est veloutée, les tannins sont enrobés par une chair bien formée et se trament dans un corps ample et dense relevé de fruits éloquents. La finale est longue, fraîche avec un toucher légèrement crayeux, expressive et persistante. Noté 16,5, note plaisir 16



Sauternes-Barsac : Château de Myrat 2001

La robe offre une couleur orangée à légèrement ambrée. Le bouquet est intense avec des arômes d'oranges confites, d'épices orientales (safran et léger curry) et des notes de fleurs d'oranger , d'abricot et de miel. La bouche est onctueuse, les sensations sont ascendantes vers un milieu de bouche dense, oblong et très fruité ( oranges dominantes). La finale est allongée, nette, d'une bon maintien, fraîche, expressive, mais sans grande complexité . Noté 16, même note plaisir






03 janvier 2019

Brésil (vin effervescent), Alsace, Bourgogne-Chardonnay, Pommard, Médoc, Pacherenc de Vic-Bilh pour le réveillon du 24/12/2018

WP_20181224_17_13_20_Pro

 

WP_20181224_17_14_07_Pro

Le réveillon de Noël se tient traditionnellement dans le Nord pour être célébrer en famille.

Les vins sont choisis en fonction du menu, et globalement les accords sont satisfaisants : la gageure d'avoir à associer des vins avec une cuisine qui nous est racontée par téléphone à quelques jours du départ est souvent relevée.

Le menu est le suivant : 

WP_20190103_14_07_28_Pro (1)

Ce qui donne en images : Velouté de patisson avec son flan d'ail

P1090384

 

Le boudin blanc aux marrons et aux cèpes, sa compotée d'airelles

P1090386

Le quasi de veau et le risotto

 

P1090387

D'autres champagnes étaient proposés pour les amateurs, qui d'ailleurs ont poursuivi le repas avec, et à l'inverse pour les amateurs de Riesling le Drei Exa de M. Ginglinger a été servi dès les mises en bouche. Le pommard a très bien fonctionné avec le veau mais les fromages ayant pour beaucoup du caractère, nous avons opté pour un Bordeaux.

 

Brésil : Miolo : vin effervescent : Brut Méthode Traditionnelle

Chardonnay 50%, Pinot noir 50%

La robe jaune pale laisse entrevoir un train de bulles peu abondantes. Le nez est assez ouvert avec des arômes de fruits blancs (pommes dominantes) et des notes florales, d'agrumes, et une pointe de soufre. La bouche est souple, élancée, linéaire, avec une expression fruitée un peu retenue. La finale de longueur normale est assez tonique, fraîche, avec une palette aromatique discrète. Noté 13, même note plaisir sur cette bouteille qui n'est peut être pas représentative de la production de cette cuvée.

 

 

 

P1090392

 



Alsace : Paul Ginglinger : Riesling Drei Exa 2016

P1090389

La robe jaune pale est brillante. L'olfaction est fraîche et expressive avec des arômes de citron, d'orange, de légères épices nuancés de notes de fleurs champêtres et d' une pointe de terpène. La bouche est tonique, de construction longiforme, d'une bonne densité et très fruitée. La finale est allongée, dynamique, avec une sensation un peu plus ferme et calcaire, fraîche et expressive. Noté 16, même note plaisir

WP_20181224_17_13_33_Pro

Bourgogne : Buisson-Charles : Chardonnay Hautes Coutures 2015

La robe brillante offre une teinte jaune clair. L'aération accentue des arômes de fruits mûrs ( poire, pêche) , de légers agrumes, de fines épices, et des notes de fleurs sauvages. La bouche charnue offre un séduisant velouté de texture avec des rondeurs avenantes dans un centre fruité. La finale est bien équilibrée (fraîcheur perceptible) dans ce millésime riche, avec de belles élongations et une palette aromatique expressive. Noté 15,5, même note plaisir



Bourgogne : Vaudoisey-Creusefonds : Pommard Premier Cru Charmots 2005

P1090390

La robe est soutenue de couleur pourpre. Le nez intense évoque le cassis, les cerises noires, les épices douces, avec des notes de pivoines, violettes et une pointe de réglisse. La bouche est riche, bien en chair, veloutée, dense et corsée, rehaussée de fruits éloquents. La finale est allongée, les tannins restent enrobés par une chair délicate tout en donnant une sensation d'autorité; elle est harmonieuse, expressive et assez complexe. Noté 16,5, même note plaisir.



Bordeaux : Médoc : Potensac 2001


P1090391

La robe est assez profonde, sanguine à rubis, très peu évoluée. Le bouquet est bien ouvert avec des arômes de cassis mûrs, de cerises, de légères épices, et des notes de roses et d'encens. En bouche, des tannins fins délicatement enrobés par une chair veloutée se trament dans un corps longiforme d'une bonne densité agrémenté de fruits expressif (cassis dominant). La finale est élancée, tenue par une texture un peu plus ferme, fraîche, aromatique et dynamique. Noté 16, même note plaisir.


P1090395


Pacherenc du Vic Bihl : Alain Brumont : Brumaire 2005

La robe offre une teinte ambrée à orangée. Le nez intense et assez simple évoque l'ananas, avec des notes d'agrumes et de miel. La bouche est généreuse, riche, charnue, onctueuse, très dense, rehaussé de fruits très éloquents. La finale est appuyée, d'une honnête allonge, dotée d'une palette aromatique expressive mais simple, avec une sensation d'une matière un peu lourde. Noté 14, même note plaisir. Un vin qui aurait dû être bu plus tôt.

WP_20181224_17_13_47_Pro

01 janvier 2019

Champagne, Alsace Riesling, Pomerol, Saint Emilion, Alsace V.T pour le réveillon du 31/12/2018 - menu en images

 

WP_20181231_22_25_34_Pro (2)

 

 

Que 2019 apporte à tous nos lecteurs - et nous remercions plus particulièrement nos fidèles habitués nord-américains - santé, joie, bonheur, belle gastromonie, et rencontres propices aux gentillesses et aux générosités pour que s'affirme toujours la passion de la vie !

Rarement réalisé dans ce blog, nous proposons notre menu de notre réveillon en images : 

La première entrée : langoustine sur un nougat d'ail.

 P1090449Choisir une belle tête d'ail (fumée si possible)

 P1090451Eplucher chaque pion, et prendre soin de dégermer

  P1090455Hacher menu

 P1090456Faire bouillir cet ail haché dans 150 ml de lait

P1090457Egoutter l'ail, mais conserver le lait...

P1090458... dans lequel incorporer 50ml d'huile (arachide, par ex.), 20 ml de farine, et une pincée de sel.

P1090459
WP_20181231_19_40_00_Pro (3)Mettre sur une plaque et faire cuire à 180° un quart d'heure, four préchauffé. Une fois refroidi, créer des disques de nougat d'ail à l'emporte-pièce

WP_20181231_19_39_53_Pro (2)
P1090473 (2)
Faire revenir très rapidement les langoustines (crues) dans une sauteuse. Puis retirer la chair des queues.WP_20181231_19_14_00_Pro (2)Mettre les carcasses au petit bouillon avec 100 ml de vin blanc, puis mixer grossièrement ces carcasses. Mettre le hachis à cuire dans le vin blanc resté dans la sauteuse et à l'aide d'un tamis séparer ce hachis de la bisque ainsi obtenue


WP_20181231_19_35_35_Pro (2)
WP_20181231_19_38_17_Pro (2)WP_20181231_19_43_04_Pro (2)

 Pour la présentation, mettre les queues de langoustine en quinconce sur le disque de nougat d'ail, insérer une pince, et entourer de la bisque. Ajouter de l'aneth.

 Pour accompagner ce plat,  nous avons mis en parallèle le champagne et le Riesling : 

WP_20190101_16_44_29_Pro (1)

 

 

Champagne : Dom Perignon 2002

 

La bouteille a été commencée le 30/12/2018, puis terminée en début de réveillon du 21/12/2018. A noter une excellente tenue à l'air

 

La robe or assez soutenue est traversée par un cordon de bulles fines à l'allure modérée. Le bouquet est élégant et expressif avec des arômes de poires d'agrumes fins, de délicates épices douces, avec des notes florales et de truffes blanches. La bouche est allègre, tonique, vineuse dans un centre doté d'une fine chair veloutée sous l'effervescence, fruitée. La finale est allongée, dynamique, fraîche, expressive, complexe (seconde dégustation), et salivante. Noté 17,5, même note plaisir

 

Alsace : Trimbach : Riesling Frédéric-Emile 2007

 

La robe or vif est brillante. Le nez d'une bonne intensité évoque, le citron, l'orange, les épices orientales, avec des notes finement naphtées, fumées, et florales ( violettes !). L'attaque est très veloutée, charnue, les sensations sont délicatement ascendantes jusqu'à un centre dense, fruité et finement épicé. Le vin s'allonge et s'étire avec une sensation veloutée dans une finale fraîche "sèche", subtile, et complexe. Noté 17, même note plaisir



 

 

Deuxième entrée : noix de Saint Jacques à l'échalote fumée confite.

P1090472WP_20181231_20_21_46_Pro

 WP_20181231_20_23_38_ProMettre les échalotes au four à 200° une bonne demi-heure, en robe. Ouvrir, débarder et nettoyer les noix de Saint Jacques. Dans un mixer, placer une noix, de l'huile d'olive et ( au choix!) un poivron rouge confit ou une tomate confite ; nous avons préféré le poivron rouge. Bien émulsionner jusqu'à l'obtention d'une crème épaisse. Snacker les autres noix. Pour la présentation placer les noix sur la crème de poivron, répartir les échalotes, appuyer sur la gousse pour en sortir partiellement la chair.

Plat principal  : entrecôte maturée de trois semaines et un écrasé de pomme de terre à la truffe.

Quelques tommes de brebis

Pour ces deux plats, nous avons opté pour La Mondotte 1998 et Vieux Château Certan 1998, deux vins d'un même millésime 

 

Pomerol : Vieux Château Certan 1998

 WP_20190101_16_43_35_Pro (1)

Bouteille goûtée à l'ouverture et épaulée deux heures avant la réelle dégustation

 

La robe est assez profonde de teinte rubis à grenat légèrement décolorée au bord du verre. L'olfaction est intense avec des arômes de truffe noire, de cerises au "naturel", d'épice douces, et des notes d'humus et animales. La bouche est dotée d'une chair délicate très veloutée à soyeuse, avec un corps bien dessiné et assez dense, et rehaussé de fruits un peu mats. La finale conserve un agréable velouté de texture , elle est étirée par une fraîcheur un peu pointue, avec une palette aromatique expressive , mais évoluée. Noté 16,5, même note plaisir. Une bouteille moins performante que celle dégustée précédemment

 



 WP_20190101_16_43_24_Pro (1)

Saint Emilion : La Mondotte 1998

 WP_20190101_16_43_30_Pro (1)

Bouteille goûtée à l'ouverture et épaulée deux heures avant la réelle dégustation

 

La robe est profonde avec un liseré de couleur rubis. Le bouquet très expressif évoque les cerises, le cassis, les fines épices, avec des notes de framboises, d'élégante truffe noire, et une pointe de violettes. La bouche est riche, intense, concentrée, très fruitée, avec des tannins serrés enrobés d'une chair veloutée. La finale est longue, fraîche, avec un toucher de bouche légèrement crayeux, expressive et assez complexe. Noté 17,5, même note plaisir

 

 

 

 

 

 

 

Glace à la truffe : 

P1090460Emincer de la truffe et la mettre à infuser dans de la crème fraîche épaisse.

P1090461Réserver cette préparation, elle sera incorporée entièrement au sabayon*

P1090462

P1090463Faire des bâtonnets de truffe et ajouter un sirop de sucre (mettre le même poids en eau et en sucre - ici 50 grs) Faire caraméliser et ajouter de la crème fleurette au moment de l'obtention de la couleur désirée.

P1090465

P1090467

P1090468Faire un sabayon. Mixer trois jaunes d'oeuf avec 150 grs de sucre de façon à obtenir une mousse très éclaircie. Y ajouter les lamelles de truffe infusées* 

P1090469

 P1090470Séparer les bâtonnets confits du caramel  : ajouter les à l'appareil sabayon-infusion* et bloquer au froid plusieurs heures. Retirer et mélanger de temps en temps.

P1090471

WP_20181231_23_21_51_Pro (2)Pour la présentation, tartiner les assiettes du caramel refroidi et disposer dessus une boule de glace à la truffe!


WP_20181231_23_23_27_Pro (2)

C'est le Clos Jebsal qui a accompagné ce dessert!

 

Alsace : Zind Humbrecht : Clos Jebsal : Pinot gris vendanges tardives 2010

La robe or soutenu est brillante. Le nez est pur et intense avec des arômes d'abricots, de coings, d'oranges, d'épices orientales, de fleurs d'oranger et de miel fin. La bouche est riche, très expressive, très pleine, concentrée sans ostentation, et très fruitée. La finale est longue, veloutée, harmonieuse, dotée d'une palette aromatique intense et persistante. Noté 17,5, voire un peu plus, note plaisir 17,5


WP_20181231_23_55_50_Pro (2)

 

 



 

 

30 décembre 2018

Alsace Grand Cru, Meursault, Pauillac, Gevrey-Chambertin, et Sauternes pour une repas de Noël un peu avancé...

 

 

 

 

P1090448

La semaine de Noël est propice aux réceptions. Les enfants arrivent chez nous selon les possibilités qu'offre un emploi du temps bien chargé en raison des nombreuses visites et réjouissances familiales qu'ils souhaitent passer auprès de tous leurs parents, et quand arrive notre tour, c'est dans la joie et l'effervescence que nous décidons des plats, des vins.

Le marché local nous aide beaucoup à conclure nos envies. Il n'est pas forcément question de prendre les mets les plus festifs que proposent les étals. Nous sommes plus enclins à privilégier les opportunités et à sélectionner les morceaux de choix que nous proposent les détaillants que nous connaissons bien.

Pour ce premier partage de Noël, nous avons offert des pétoncles tout justes arrivées du port de la Cotinière. Elles sont cuisinées de façon simple : après les avoir ébardées, elles sont juste rôties avec un coulis de poivron rouge au parmesan.

Puis nous avons obtenu des côtelettes d'agneau et quelques croustilles d'agneau.

Un excellent Saint Nectaire et un pecorino aux poivres nous ont paru être des fromages parfaits pour continuer avec les vins rouges que nous avons sélectionnés pour le plat d'agneau.

Le dessert est une mousse au chocolat à la clémentine confite.

 

 

Alsace : Louis Sipp : Riesling : Kirchberg de Ribeauvillé 2008

mis en carafe 20 minutes avant le service

La robe or clair est brillante. Le nez intense évoque le citron et l'orange mûrs, les épices orientales , les fleurs séchées et le naphte. La bouche est charnue, veloutée, dense, ample et fruitée. La finale est longue, plus autoritaire, dynamique, expressive, persistante et saline. Noté 17, même note plaisir


P1090444

Bourgogne : Buisson-Charles : Meursault vieilles vignes 2015

mis en carafe avant le service

La robe jaune pale à reflets or clair est brillante. Le nez est séduisant mûr et expressif avec des arômes de poire, de pêche, de fleurs champêtres, de verveine, et des nuances d'agrumes. La bouche offre une chair veloutée, un centre d'une bonne densité aux rondeurs avenantes et fruitées. La finale est allongée, veloutée, d'une bonne fraîcheur, aromatique et assez complexe. Noté 16, voire un peu plus, note plaisir 16

P1090445

Pauillac : Pontet-Canet 2000

mis en carafe, après une première dégustation, deux heures avant le service

La robe est profonde avec un liseré de couleur rubis à grenat. Le nez intense évoque les fruits noirs (cassis dominant), les épices douces, le cèdre, l'humus et des notes graphitées. La bouche est séduisante, bien en chair, avec un corps assez puissant et dense, d'un élégant velouté de texture, et fruitée. La finale est longue, d'un bon maintien ( petite fermeté tannique), fraîche, complexe, et expressive. Noté 17/17,5, note plaisir 17

P1090446

Gevrey-Chambertin : Rossignol-Trapet : aux Etelois 2015

mis en carafe, après une première dégustation, une heure et demie avant le service

La robe est soutenue à très soutenue pourpre à presque violine. L'olfaction ouverte accentue à l'agitation des arômes de cassis, de mûres, de framboises, de fines épices, et de violettes. La bouche est riche, intense, avec un corps dense, musclé, velouté et très fruité. La finale est longue, un peu plus impressive, fraîche, pure , précise, dotée d'un palette aromatique expressive et persistante. Noté 16,5, note plaisir 16. Une bouteille testée suite à un commentaire évoquant des arômes (notes) animales.



Sauternes : Château Guiraud 2003

servi en bouteille cachée

La robe est or très soutenu à légèrement ambrée. Le bouquet est intense avec des arômes d'abricot et de mangue rôtis, d'épices orientales ( dont le gingembre), de fruits secs, de champignons nobles, et de miel fin. La bouche est généreuse, onctueuse, très charnue, concentrée, très dense, rehaussé de séduisants fruits rôtis. La finale est longue, puissante, intense, avec un équilibre qui se construit petit à petit avec le vieillissement sous verre, très expressive, persistante, et complexe. Noté 18, note plaisir 17,5


P1090447

 



27 décembre 2018

Pauillac : Lynch-Bages 2014, Pichon Baron 2015, Saint Estèphe : Lafon-Rochet 2011 à Bordeaux Tasting

 

Nous poursuivons les commentaires des vins de la rive gauche dégustés à Bordeaux Tasting.

Lynch-Bages 2014 est un excellent vin. Le millésime 2014 a largement profité d'une remarquable arrière saison chaude avec des nuits fraîches et faiblement pluvieuse (septembre et début octobre). Les Cabernets Sauvignons sont arrivés à une belle maturité dans un millésime de cycle long qui a permis d'élaborer des vins droits, denses, bien construits, aromatiques et frais.

Pichon Baron 2015 n'a pas en milieu de bouche la puissance et le volume des millésimes 2009 ou 2010, tout en possédant un corps bien fait. La palette aromatique offre l' expression d'un millésime chaud (beaucoup d'épices, et des fruits noirs). L'élevage marque un peu la finale mais tout se fondra avec le vieillissement sous verre.

Lafon-Rochet 2011 est dans une phase un peu austère. Il est le fruit d'un millésime atypique qui a vu l'été...au printemps, avec un été frais. Le vin est assez tannique, avec une palette aromatique modérée. Il faudra l'attendre au moins cinq ans.



Pauillac : Lynch-Bages 2014


P1090317

Cabernet Sauvignon 69%, Merlot 44%,Cabernet franc 7%, petit Verdot 2%

La robe est profonde de teinte sanguine. Le nez intense évoque le cassis mûr, les myrtilles, de légère épices douces avec de notes de violettes. La bouche est bien construite, corsée, dense , dotée d'une chair bien formée et veloutée. La finale est longue , fraîche, d'un bon maintien (tannins encore un peu fermes), expressive et persistante. Noté 17/17,5



Pauillac : Pichon Baron 2015


P1090336

Cabernet Sauvignon 77%, Merlot 23%

 

La robe est profonde de couleur sanguine à légèrement violine. L'aération accentue des arômes de cassis mûrs et frais, de cerises, d'épices nombreuses, avec des notes florales et d'élevage. La bouche est assez veloutée, avec une milieu de bouche charpenté mais un peu strict finement charnu et fruitée. La finale est allongée, droite, tenue par des tannins fermes, fraîche, fruitée , et très épicée, avec une légère sécheresse en ultime sensation . Noté 16,5



Saint Estèphe : Lafon-Rochet 2011

P1090345

Cabernet Sauvignon 59%, Merlot 33%, Cabernet franc 5%, petit Verdot 3%

La robe rubis à grenat est assez profonde. L'olfaction s'ouvre à l'aération sur des arômes de cassis, de cerises, d' épices, avec des notes végétales. La bouche est sérieuse, assez tannique, avec une chair délicate, et des fruits assez éloquents. La finale est étirée par une nette fraîcheur, maintenue par des tannins très fermes, avec une palette aromatique à dominante fruitée mais encore un peu retenue. Note potentielle 15