Newsletter
Pour connaître d'actualité du blog par mail, abonnez-vous!
Journal d'un passionné de la rive droite

Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


Bordeaux
Bordeaux Rive Droite
Bordeaux Rive Gauche
Les vins d'Alsace
Les vins de Loire
Les Vins du Sud-Ouest
Primeurs 2004
Primeurs 2005
Primeurs 2006
Rhône Nord
Rhône Sud
Vins de Bourgogne
Vins du Languedoc-Roussillon

16 mai 2019

Champagne Laherte : Les Empreintes 2011, Château de Cérons blanc 2016, et Puygueraud blanc 2015

Des amis ont fait une petite halte chez nous avant de nous accompagner pour un dîner dans un restaurant bordelais. Nous avons ouvert une bouteille de Champagne Laherte cuvée Les Empreintes 2011 Extra-Brut. Le vin s'est globalement bien approché, mais avec un peu de retenue dès le milieu de bouche. Le restant de la bouteille conservée, rebouchée au réfrigérateur s'est par contre très bien goûtée avec un vin complètement ouvert grâce à une aération bénéfique (voir le commentaire ).

Un autre ami nous a offert une bouteille du Château de Cérons blanc du millésime 2016, un domaine que nous n'avons pas l'occasion de goûter. Le terroir de ce plateau est constitué de graves alluvionnaires recouvrant le calcaire à astéries qui évite aux vignes de souffrir du stress hydrique lors des années chaudes. Ce vin s'est très bien goûté, avec de la fraîcheur et une palette aromatique expressive et assez complexe.

Nous avons ouvert Puygueraud blanc 2015 (Francs-Côtes de Bordeaux) pour accompagner des huîtres du banc d'Arguin, le vin s'est bien apprécié avec toutes les qualités de ce 100% Sauvignon issu d'un terroir argilo-calcaire qui préserve la fraîcheur dans les millésimes solaires.

 

Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés , comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).

 IMG_20190515_183736

 

Champagne : Laherte frères : Les Empreintes 2011 : Extra-Brut

IMG_20190515_183713

Encépagement : Pinot noir 50%, Chardonnay et Chardonnay muscaté 50%, dosage 4g/l , fermentation malo-lactique non faite 

La robe jaune pale à or léger est traversée par une cordon de bulles fines à l' allure modérée. Le nez est séduisant et expressif avec des arômes de fruits jaunes, d'agrumes, de pommes mûres, et des notes épicées, florales, de biscuit, et de viennoiseries. La bouche est charnue et veloutée dès l'attaque, vineuse dans un milieu de bouche fruité. La finale est étirée par une fraîcheur tonique qui donne du dynamisme au vin, elle est aromatique et saline en ultime sensation. Noté 16,5, même note plaisir

 

Graves : Château de Cérons blanc 2016

assemblage : Sauvignon blanc 45%, Sauvignon gris 5%, Sémillon 50%

La robe jaune pale est brillante. L'agitation accentue des arômes de pêches, de mandarine , de citron, de peau d'orange, de gingembre et de menthe poivrée. La bouche est charnue, très veloutée, presque grasse en attaque, et le vin se développe dans un centre ample et rempli, agrémenté de fruits éloquents. La finale est allongée avec une fraîcheur sous-jacente de bon aloi et une palette aromatique expressive. Noté 15,5, même note plaisir

 

IMG_20190515_183723

Francs-Côtes de Bordeaux : Puygueraud blanc 2015

IMG_20190515_183731

assemblage ; Sauvignon blanc 60%, Sauvignon gris 40%

La robe de teinte or pale est brillante. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de pamplemousse, d'oranges, de citron mûr, et des notes de fines épices, de fleurs champêtres et fumées. La bouche est délicatement charnue et veloutée avec un milieu de bouche d'une bonne densité dans un corps oblong et fruité. La finale est allongée, dotée d'une fraîcheur présente, expressive, d'une bonne persistance et salivante. Noté 16, note plaisir 15,5

 


14 mai 2019

Soirée provençale : trois Châteauneuf du Pape du millésime 2005 de belle facture!

Notre ami joseph, grand amateur de vin et fin dégustateur, souhaite poursuivre très intimement les séances de dégustation que notre club permettait mensuellement.

Après discussions, il apparaît qu'un nombre très restreint de participants pourrait ne pas être un obstacle à une rencontre bi-mensuelle, et permettrait de concevoir une approche pédagogique par une comparaison très affinée de bouteilles de même appellation et d'un même millésime.

Pour débuter ainsi cette expérience, nous nous mettons d'accord pour des Châteauneuf du Pape de 2005.

Nous faisons appel à un tiers pour nous assurer qu'il n'y a pas deux fois la même bouteille.

Le repas s'appuie donc sur ce que nous imaginons des apports aromatiques et nous proposons : 

Tapenade d'olives noires et anchoïade

Aumonière d'andouillette aux légumes méditerranéens

Canette aux olives

Pélardon et Brillat Savarin affiné

Charlotte aux framboises

 

Evidemment il n'y a pas eu de fausses notes en terme de sommellerie. Les vins ont évolué tout le temps de la dégustation qui s'est tablée sur plusieurs heures et ont été à l'unisson de chair grasseyante comme de fruits frais.

 

J'ai du remplacer au pied levé deux bouteilles de Châteauneuf du Pape 2005 : La Janasse Chaupin et Domaine Charvin qui se sont révélées être sévèrement bouchonnées après une heure de mise en carafe.

 

IMG_20190513_191048

Châteauneuf du Pape : Pierre Usséglio : Cuvée de mon Aïeul 2005

100% Grenache

La robe est assez profonde de couleur sanguine. Le bouquet expressif évoque les cerises finement kischées, les épices douces avec des notes de chocolat, de légère réglise et une pointe de menthol. L'attaque est délicate, bien en chair et veloutée, les sensations sont ascendantes avec un milieu de bouche charpenté, concentré et fruité. La finale est longue, très expressive, avec une agréable énergie (tannins enrobés) et d'une bon équilibre malgré la richesse du vin. Noté 17,5, même note plaisir

 

Châteauneuf du Pape . Domaine de la Mordorée : Reine des Bois 2005

encépagement : Grenache 75%, Mourvèdre 10%, Syrah 10%, Counoise 3%, Vaccarese 2%

La robe est assez profonde de teinte sanguine. Le nez est intense avec des arômes de cerises mûres, de petites baies noires, d'épices, de garrigue, avec de légères notes de fin moka. La bouche est riche, charnue, très veloutée, profonde et concentrée rehaussée de fruits expressifs. La finale est longue, pleine tout en conservant une texture veloutée, bien équilibrée aromatique et complexe. Noté 18, note plaisir 17,5

 IMG_20190513_191402[29869]

Châteauneuf du Pape : Vieux Télégraphe 2005

encépagement : Grenache 65%, Mourvèdre 15%, Syrah 15%, Cinsault, Clairette et divers 5 %.

La robe sanguine est très soutenue. L'olfaction est bien ouverte (24 heures plus tard) avec des arômes de prunes noires, de cassis, d'épices ( dont la baie de Setchuan) d'herbes aromatiques et de léger café. La bouche est élégante, les tannins fins habillés par une chair délicate et veloutée se trament dans un corps dense et bien dessiné agrémenté de fruits éloquents. La finale est allongée, tenue par des tannins un peu plus fermes finement enrobés, assez complexe, avec une petite pointe chaleureuse en ultime sensation qui s'estompera avec un plus d'âge. Noté 17, note plaisir 16,5 

 

 

 

 

12 mai 2019

Côte Rôtie : Château d'Ampuis 2005, et Pauillac : Echo de Lynch-Bages 2016

J'avais ouvert, il y a deux ans une bouteille de Château d'Ampuis 2006 (appellation Côte Rôtie), l'élevage très soutenue n'était ni fondu , ni intégré et la dégustation n' a eu aucun charme. Le plaisir n'était pas au rendez-vous et nous étions assez dubitatif sur un avenir radieux pour ce vin.

Les vins de la Côte Rôtie du millésime 2005 dégustés jusqu'à ce jour n'ont pas été très plaisants, mais j'ai eu la tentation de goûter une première bouteille du Château d'Ampuis 2005. Je m'attendais à un élevage très présent et pas encore intégré, c'est le contraire que nous avons constaté lors de cette dégustation, avec un très beau vin déjà accessible et qui offre du plaisir.

Un ami pauillacais qui est venu dîner chez nous au mois de mars m' a offert une bouteille d'Echo de Lynch Bages 2016. Je ne suis pas globalement un adepte des seconds vins des Crus Classés, mais là nous n'avons pu que constater la grande qualité de ce vin. Le haut niveau du millésime 2016 en rive gauche en est le facteur déterminant.

A noter la très bonne tenue à l'air des deux vins commentés aujourd'hui

 

IMG_20190512_142515

Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés, comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).

 

 

Côte Rôtie : Château d'Ampuis 2005

IMG_20190512_142607

La robe est assez profonde de couleur rubis à pourpre. Le bouquet est expressif et avenant avec des arômes d'épices variées (dont un poivre fin) de petites baies noires (cassis dominant) de noyau de cerises, et des notes sanguines, de légère réglisse, une touche de lard fumé et un élevage quasiment intégré. La bouche est séduisante avec un corps dense bien rempli, enrobé d'une chair bien formée et veloutée et rehaussée d'éloquents fruits finement épicés. La finale est longue, d'une bonne fraîcheur, bien tenue par des tannins enrobés, expressive et persistante. Noté 17, note plaisir 16,5

 

Pauillac : Echo de Lynch-Bages 2016 ( deuxième vin)

IMG_20190512_142554

 

 

La robe est sanguine à violine est assez profonde. Le nez bien ouvert évoque le cassis et les baies de sureau mûrs, avec des notes de fleurs mauves et d'encens (élevage bien intégré). La bouche est délicatement charnue, intense, corsée , ample et fruitée. La finale est allongée, d'un bon maintien, veloutée, est fraîche et très aromatique. Noté 16, voire un peu plus, note plaisir 16

 IMG_20190512_142534

 

09 mai 2019

30 millésimes du Château Pavie Macquin : grands millésimes solaires (fin)

Grands Millésimes solaires

 

Avec cette série des grands millésimes solaires se termine cette passionnante verticale de Pavie Macquin.

Les millésimes 1989 et 1990 sont les véritables marqueurs de l' identité d'un passé récent de Pavie Macquin.

1989 est encore en belle forme, avec le caractère complet qu'il confère au vin , cette autorité et cette énergie en milieu de bouche qui est et sera régulièrement sa marque de fabrique.

1990 offre des tannins plus enrobés mais un centre moins dense, et moins charpenté. Il faut garder à l'esprit que les rendements ont été élevés à Bordeaux lors du millésime 1990. Avec le millésime 1995 débute la reprise en main de la propriété par le duo Thienpont-Derenoncourt avec une vin puissant dans sa jeunesse dont les tannins se sont bien fondus et qui se goûte avec plaisir.

Pavie Macquin 2000 est très représentatif de la propriété dans un millésime solaire avec un vin gourmand dans son jeune âge et qui demande encore un peu de garde pour fondre complètement les tannins de la finale.

Le millésime 2003 est bien plus qu'un millésime solaire, il est caniculaire. La palette aromatique montre une expression un peu plus exotique. Les tannins de la finale sont encore sensibles . Son terroir argilo-calcaire assure au vin un équilibre satisfaisant. Ce millésime 2003 a des accents du millésime 1947. Conserver quelques bouteilles pour le trentième anniversaire du millésime voire plus me parait être un pari cohérent.

Le millésime 2009 est très bien doté, il se goûte bien dès maintenant pour ceux qui ne ne sont pas rétifs à une légère fermeté tannique en finale. La garde de dix ans de plus lui sera favorable.

2015 parait à ce stade de la dégustation le millésime le plus abouti de la série des grands millésime solaires.

J'ai placé à la fin de cette série Pavie Macquin 1928 bien qu'il ait été dégusté auparavant. On peut le considérer comme étant un belle esquisse du terroir.

.
Voici quelques éléments assez constants dans les vins de cette propriété : un fruit très souvent caractérisée par la cerise allant de la cerise carmin à la cerise noire crémeuse, une truffe noire se développant plus ou moins rapidement ( millésimes solaires ou classiques ), des notes ferrugineuses s'exprimant avec le vieillissment sous verre; des milieux de bouches sans faiblesse allant d'assez denses et remplis à concentrés et sphériques. Des finales autoritaires et fraîches (Ph bas entre 3,20 et 3,30) avec des tannins assez fermes dans les vins jeunes et une palette aromatique tonique (sauf millésimes très chauds et caniculaires) et salivante ( salinité).

Pavie Macquin est un des vins les plus naturellement charpentés (si ce n'est le plus) de l'appellation Saint Emilion. Les finales sont fraîches, autoritaires, longues, et expressives. C'est un vin de caractère qui ne laisse pas indifférent, il a ses aficionados mais aussi quelques opposants à ce style de vin.

 

Pavie Macquin 1989

 La robe grenat est profonde un peu évoluée au bord du verre. Le bouquet expressif évoque les cerises mûres un rien kirschées, les baies noires, avec des notes ferrugineuses, de truffes, de thé fumée, et légèrement balsamiques. La bouche est sérieusement construite, ample, avec une chair délicate et veloutée enrobant les tannins avec raffinement. La finale est expansive, fraîche, complexe avec un fruits encore assez "frais". Note plaisir 16,5

 IMG_20190407_171350

Pavie Macquin 1990

La robe est assez profonde de couleur grenat à orangée au bord du disque. Le nez expressif évoque les fleurs séchées, les cerises, les prunes noires, avec des notes de truffes. La bouche est gourmande avec une chair bien formée et très veloutée qui enrobe les tannins à tous les stades de la dégustation, le centre aux rondeurs avenantes est un peu plus haut que l'attaque et fruitée. La finale veloutée, s'allonge délicatement portée par une fraîcheur de bon aloi, avec une bonne complexité aromatique. Note plaisir 16

 

Pavie Macquin 1995

La robe rubis est assez profonde , légèrement évoluée au bord du verre. Des arômes de cerises mûres, de baies de sureau, d'épices, de truffes et des notes florales et légèrement liégeuses. Le vieillissement sous verre a bien fondu les tannins qui se trament dans un corps rempli et assez ample, rehaussé de fruits encore "frais". La finale est fraîche, d'un bon maintien, allongée, avec une palette aromatique expressive. Note plaisir 16 sur une bouteille non liégeuse.

 IMG_20190407_171410

Pavie Macquin 2000

La robe est profonde de couleur sanguine . L'olfaction est expressive avec des arômes de fruits noirs (cerises , cassis), d'épices douces, de graphite, d'encens, et des notes sanguines et de légères truffes. La bouche est charnue et veloutée, sphérique, charpentée et agrémentée de fruits éloquents. La finale est longue, musclée, fraîche, avec des tannins encore un peu fermes, très expressive et complexe. Noté 18

 IMG_20190407_171418

Pavie Macquin 2003

La robe profonde offre une teinte sanguine à rubis. L'agitation amplifie des parfums de truffes noires, de framboises, de léger kirsch, d'épices, de réglisse, et une touche d'écorce d'orange. La bouche est généreuse, charnue ,veloutée dans sa première partie, puissante , concentrée naturellement, dotée d'expressifs fruits épicés. La longue finale, avec des tannins encore un peu autoritaires au toucher calcaire, conserve une fraîcheur inhérente au terroir; elle est très aromatique et complexe. Note potentielle 18, dans une bonne dizaine d'années, voire un peu plus si la finale se fond très harmonieusement.

 IMG_20190407_171424

 

Pavie Macquin 2009

La robe est profonde avec un liseré de teinte sanguine à rubis. L'olfaction bien ouverte évoque les fruits noirs variés, les épices douces ( dont la cannelle) nuancés de notes de truffes noires, de thé fumé, et une pointe de réglisse et de fleurs capiteuses. La bouche est richement dotée, charpentée par des tannins denses et serrés dans un corps très plein et ample enrobé d'une chair bien formée et très veloutée. La finale est longue, énergique (tannins encore un peu impressifs avec une empreinte calcaire) très expressive, complexe (avec une belle cerise) et persistance. Note potentielle 17,5

 

Pavie Macquin 2015 

la robe est profonde sanguine à violine au bord du verre. Des arômes intenses de déclinaison de fruits noirs (dont les cerises et le cassis ), des fines épices, de fleurs mauves (iris et violettes) accompagnés de notes de thé noir, et réglissées soulignent un nez séduisant. La bouche est riche , intense, concentrée, sphérique, avec une chair veloutée. La finale est expansive, imposante (avec des tannins polis), dotée d'une fraîcheur perceptible et de bon aloi, très aromatique (belle cerise noire crémeuse au premier plan), persistante, et légèrement sanguine. Note potentielle 18/18,5

 

Pavie Macquin 1928

l'échantillon a été prélevé vers la fin de la bouteille, ce qui limite en partie tout ce que le vin a à nous dire

La robe est assez soutenue avec une teinte orangée dominante. Le bouquet est expressif évoque les truffes noires, les fruits rouges un peu mats (cerises et griottes) , les cèpes, le poivre fin, avec des notes florales et nettement ferriques. La bouche est délicate, avec des tannins complètement patinés avec le vieillissement mais qui laisse entrevoir l'existence d'une réelle charpente. La finale est élancée, fraîche, d'une bonne expression aromatique, persistante (cerise, griotte, et très ferrique au premier plan).

 

 

 

08 mai 2019

30 millésimes du Château Pavie Macquin : grands millésimes classiques ( troisième partie)

Grands Millésimes Classiques

La répartition de cette série de trente millésimes en quatre entités : millésimes froids, millésimes classiques, grands millésimes classiques et grands millésimes solaires ne m'appartient pas, mais est bien le choix de l'équipe Thienpont-Derenoncourt.

Le plus fondamental pour ce terroir assez froid et tardif, c'est d'avoir des arrière-saisons peu pluvieuses et plutôt caractérisées par des nuits fraîches et des journées ensoleillées (il en est ainsi depuis le millésime 2014 !). Il est nécessaire que cette condition soit remplie pour obtenir de très bonnes maturités des raisins ce qui permettra d'avoir une chair bien formée pour enrober la puissance tannique.

Les étés chauds et secs ne sont pas un handicap pour ce terroir riche en argiles et calcaire (en partie) qui ont la faculté de stocker l'eau et de la restituer goutte à goutte en période sèche, ou de se comporter comme une éponge c'est à dire de ne pas emmagasiner plus d'eau qu'elles peuvent en contenir en saison pluvieuse à très pluvieuse.

Cette série commentée aujourd'hui est remarquable en terme de qualité et de régularité. Le millésime 1998, qui marque le net renouveau de la propriété et qui tient ses promesses, le vin du millésime 2008 qui transcende le millésime ( avec un été assez frais). Quant aux millésimes de cette série à partir de 2005 ils appartiennent au monde des grands vins avec un caractère bien affirmé.

 

 

 

 

 



Pavie Macquin 1988

IMG_20190407_131131

La robe orangée est soutenue. Des arômes de cerises amères, de griottes avec des notes finement épicées et ferriques soulignent une olfaction ouverte. Les tannins sont finement enrobés dans une bouche un peu plus haute dans un centre rehaussé de griottes. La finale est élancée, fraîche avec une palette aromatique rappelant celle de l'olfaction.

IMG_20190407_131218

Pavie Macquin 1998

IMG_20190407_171404

La robe est profonde de couleur rubis. Le bouquet expressif évoque les cerises mûres dominantes, les petites baies noires, les fines épices, avec des notes florales et d'encens et de truffes. La bouche offre une chair bien formée et très veloutée , le centre est sphérique, dense, rehaussé de fruits éloquents. La finale est longue d'un très bon maintient avec une texture veloutée, complexe et persistante. Noté 18

 

 

 

 

Pavie Macquin 2001

IMG_20190407_171410

La robe est assez profonde rubis a peine évoluée au bord du verre. Le nez est séduisant avec des arômes de cerises burlat, de roses fanées, avec des notes d'épices douces, et une pointe de réglisse et de truffe noire. La bouche est délicate en attaque, le vin se développe dans un corps d'une bonne densité aux rondeurs avenantes avec une chair veloutée agrémenté de fruits expressifs. La finale est allongée, fraîche, dotée d'une texture veloutée et expressive. Noté 16,5

IMG_20190407_131226

 

 

Pavie Macquin 2005

La robe est profonde de teinte sanguine. Des arômes intenses de cerises noires, de cassis, de boite à épices, de violettes, de truffe et des notes réglissées s' échappent du verre. La bouche est intense, charnue, très veloutée, sphérique, profonde et très fruitée. La finale est longue , impactante tout en restant assez veloutée (très légère sensation poudreuse), avec la belle fraîcheur du terroir, complexe et persistante. Noté 18



Pavie Macquin 2008

La robe est assez profonde de couleur sanguine à rubis. L'olfaction est expressive et assez crémeuse avec des arômes de cerises mûres, de baies de sureau, et des notes de roses, de légère épices. La bouche est bien construite, corsée et ample, charnue veloutée et très fruitée. La finale d'un bon maitien s'allonge et s'étire , fraîche, dotée d'une palette aromatique éloquente (dont une très belle cerise) avec une fine note calcaire et saline. Noté 17


IMG_20190407_131233

Pavie Macquin 2010

La robe sanguine est profonde. Des fruits noirs crémeux ( cerises noires et petites baies noires) , de fines épices douces, de fleurs mauves, avec des notes de truffes noires et de légère réglisse soulignent une olfaction expressive. La bouche est bien en chair, très veloutée, sphérique , d'une remarquable puissance naturelle et très fruitée. La longue finale, s'impose avec autorité accompagnée d' un bel enrobage des tannins; elle est fraîche très expressive et persistante avec une fine empreinte calcaire. Noté 18,5 ,voire un peu plus

IMG_20190407_131241

Pavie Macquin 2016 dégustés deux fois en 6 mois

Des cerises pures , nuancées de petites baies noires ( cassis) , des épices douces, avec une touche de réglisse, et une légère violette soulignent un nez expressif. L'attaque est veloutée , les sensations sont ascendantes vers un milieu de bouche sphérique, concentré sans ostentation, charnu et très fruité. La finale est longue délicatement charnue, avec des tannins un peu plus fermes dans le coeur du grain qui confèrent au vin son charisme naturel, elle est fraîche , aromatique et persistante. Noté 18,5, voire un peu plus avec le vieillissement sous verre

 

Pavie Macquin 2018 : dégustation en primeurs (3 fois)

 

Le nez bien ouvert évoque les fruits écumeux ( cerises et cassis), les épices raffinées ( baies de setchuan) avec des notes de thé noir, et florales (roses). La bouche est intense, sphérique, naturellement concentrée, charnue, veloutée, dotée de fruits éloquents mûrs et frais. La finale est longue , autoritaire, avec des tannins polis , une légère mâche calcaire, et une palette aromatique expressive. Noté 18,5/19

 

Posté par Daniel S à 22:30 - Bordeaux Rive Droite - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

06 mai 2019

30 millésimes du Château Pavie Macquin (Saint Emilion) : les millésimes classiques ( deuxième partie)

Les millésimes classiques 

 

Les vins de cette série concernent la nouvelle période de la gestion de Pavie Macquin sous la houlette de Nicolas Thienpont et de Stéphane Derenoncourt. Les méthodes culturales plus rigoureuses associées à des baisses de rendements ont permis d'élaborer des vins plus précis et plus complets, avec des maturités bien adaptées à ce terroir plutôt froid et tardif. Puis ensuite la réorganisation du cuvier (trois cuves en inox et quatre en bois ont été ajoutées aux sept cuves en béton), et l'installation d'un chariot pigeur ont permis de donner aux vins la charpente adaptée au terroir, même dans des millésimes plus frais. Les réflexions permanentes menées par le duo Nicolas Thienpont et Stéphane Derenoncourt apportent les petites touches nécessaires à la progression de la qualité du vin qui a été récompensée par le classement du Château en Premier Grand Cru Classé en 2006.

Les argiles brunes puissantes favorables au cépage Merlot qui occupent une bonne partie du terroir ont la faculté naturelle de donner beaucoup de corps et de puissance aux vins. Elles nécessitent de ramasser des raisins d'une très bonne maturité pour apporter suffisamment de chair pour enrober l'importante masse tannique. Tout ceci est parfaitement réalisé même dans certains millésimes frais en fin de cycle comme le montre les commentaires ci-dessous .

Pavie Macquin 1996

La robe est assez profonde de couleur grenat à orangé au bord du verre. Des arômes de cerises mûres et fraîches, de prunes, de truffes, de fèves de café s'échappent du verre. La bouche est fraîche, droite, dans une construction dense délicatement charnue et fruitée. La finale est élancée, fraîche avec une fine mâche calcaire, une bonne tenue et expressive (cerises dominantes et notes ferriques entre autres) et une pointe saline. Noté 16

IMG_20190407_131213



Pavie Macquin 1997

La robe est assez profonde grenat légèrement évoluée au bord du disque. Le nez foisonnant évoque les fruits noirs (cerises et baies de sureau), les épices orientales, la truffe, l'humus, et le sous-bois. La bouche offre une chair généreuse et veloutée, un centre ample sérieusement construit, et fruité. La finale est allongée d'un bon maintien, expressive, assez complexe, avec un trait calcaire et sanguin. Noté 16,5


IMG_20190407_131218

Pavie Macquin 1999

La robe est assez profonde rubis très légèrement évoluée près du disque. Des parfums de cerises mûres, de petites baies noires , de truffes, d'épices douces, et de roses soulignent une olfaction bien ouverte. La bouche offre une chair très veloutée et assez sensuelle, le vin prend de la rondeur et de la plénitude dans un milieu de bouche fruitée. La finale est étirée par une fraîcheur de bon aloi, délicate, dotée d'une séduisante palette aromatique, et ponctuée d'une fine empreinte calcaire. Noté 16,5



Pavie Macquin 2004

La robe est assez profonde de teinte rubis. Le nez est expressif et élégant avec des arômes de cerises (chair et noyau), d'épices douces, de roses fanées, de truffes et de notes sanguines. La bouche est séduisante, assez sphérique et dense dans un centre bien en chair velouté et fruité. La finale est longue, bien tenue par des tannins enrobés, fraîche, intense dans son expression aromatique (très belle cerise juteuse au premier plan), avec une touche saline. Noté 17

IMG_20190407_131229

Pavie Macquin 2006

La robe grenat est assez profonde. Des arômes de fruits rouges, d'humus, de légères épices (muscade) et des notes de truffes caractérisent l'olfaction. La bouche dans sa première partie offre un bon enrobage des tannins par une chair délicate avec corps bien dessiné et assez plein rehaussé de fruits mûrs et frais. La finale est droite, tenue par des tannins un peu plus fermes, fraîche, et d'une bonne expression aromatique . Note potentielle 16

IMG_20190407_131226

Pavie Macquin 2011

La robe rubis à sanguine est assez profonde. L'agitation accentue des arômes de baies épicées, de fruits noirs, de fleurs séchées, de peau d'oranges, d'encens et de notes truffées. La bouche offre un corps bien formé de forme oblongue enrobés d'une chair veloutée et fruitée. La finale est allongée, plus élancée, avec des tannins restant finement enrobés, fraîche, avec une bonne expression aromatique (fruitée et épicée) . Noté 16,5



Pavie Macquin 2012

La robe est profonde de couleur sanguine. Le nez expressif évoque les cerises mûres, les petites baies noires, avec des notes sanguines, épicées, et truffées. La bouche délivre une chair généreuse très veloutée qui enrobe un corps assez sphérique et dense et très fruitée. La finale est longue d'un bon maintien (tannins enrobés), fraîche, et expressive ( belle cerise juteuse au premier plan). Noté 17

IMG_20190407_131236

Pavie Macquin 2014

La robe sanguine est profonde. Des parfums de fruits noirs (cassis et mûres) nuancés de cerises, de fines épices et de violettes s'amplifient à l'aération. La bouche est fermement tenue par des tannins fins et bien tramés dans un centre fruité délicatement charnu et velouté. La finale est allongée, dynamique, fraîche, avec une palette aromatique éloquente marquée par une dominante de fruits rouges (cerise et son noyau), et des notes salines. Note potentielle 17

 

 

 

 

 

Pavie Macquin 2017

La robe est assez profonde à profonde de couleur sanguine à violine. L'olfaction est ouverte avec des arômes de cerise burlat, de fleurs mauves et roses, de fines épices, de petites baies noires, et de thé fumé. La bouche fraîche, dotée d'une chair veloutée et bien formée, est bien centré avec un corps assez sphérique et rempli rehaussé de fruits expressifs. La finale est longue, étirée par une nette fraîcheur d'un bon maintien (enrobés d'une chair délicate) avec une avenante palette aromatique très fruitée ( séduisante cerise) florale, finement sanguine et salivante. Noté 17,5



05 mai 2019

30 millésimes (1988 à 2018) du Château Pavie Macquin (Saint Emilion) : les millésimes froids ( première partie)

Le dimanche 7 avril, en fin de matinée Nicolas Thienpont et Stéphane Derenoncourt ont proposé à la dégustation, pour Antonio Galloni, une verticale de 30 millésimes (1988 à 2018) du Château Pavie Macquin. Nous avons été conviés à faire cette même dégustation à la suite de celle de A. Galloni.

La dégustation s'est déroulée selon quatre thèmes : les millésimes froids, les millésimes classiques, les grands millésimes classiques, et les grands millésimes solaires. Je présenterai donc mes commentaires en 4 billets respectant cette classification.

Les millésimes froids sont ceux qui présentent des évolutions les plus rapides. Certains millésimes ont été très difficiles et compliqués à des périodes où le travail à la vigne n'était pas aussi facilité qu' aujourd'hui en terme de moyens, de connaissances et de main d'oeuvre. C'est le cas en particulier des millésimes 1991 (gel du 21 avril), 1992, 1993, et 1994 (le moins difficile de ceux pré-cités). Les vins sont évolués avec des arômes fruités et tertiaires, très frais, et des milieux de bouche plus dessinés que nettement charpentés. Ils ont ici un rôle historique, et donne des indications sur le rôle du terroir. J'ai décidé de ne pas évaluer ces vins ce qui ne serait pas cohérent dans l'ensemble de la verticale d'autant plus qu'à partir de 1995, les moyens ont été mis pour exprimer la totalité du potentiel de ce terroir que l'on peut qualifier de particulier sur l'ensemble du plateau. Les millésimes froids plus récents sont plus construits et plus charnus et bien sûr naturellement plus jeunes.

Après cette première série, trois constantes semblent se dégager : la nature ferrique des vins (bien présente sur les millésimes les plus anciens), une nette fraîcheur (Ph bas) sur tous les échantillons , et des finales marquées par des arômes de cerises (plus ou moins évoluées selon le millésime) et floraux (plus roses que violettes).

IMG_20190407_171517



Les millésimes froids

IMG_20190407_131205

 

Pavie Macquin 1991

La robe orange est assez soutenue. Des arômes de cerises un peu mates tirant vers la griotte , avec des notes de poivre fin et ferriques caractérisent une olfaction ouverte. La bouche est souple, allongée, avec des tannins talqués et assez expressive (arômes tertiaires).

IMG_20190407_131210

Pavie Macquin 1992

La robe est assez soutenue de teinte orangée à légèrement grenat au centre du verre. L'aération dévoile des parfums de roses, de cerises, de poivre de Setchouan, et des notes ferrugineuses. La bouche est finement charnue, un peu plus haute dans un milieu de bouche, puis allongée, et fraîche avec des accents de merises et floraux.



Pavie Macquin 1993

La robe est soutenue un peu moins évoluée vers les teintes orangées. L'olfaction libère des arômes de cerise un peu plus fraîche, de fleurs séchées, de légères épices et de très fine réglisse, et de fer oxydé. La bouche est élégante, avec un centre bien esquissé, finement charnu et fruité. La finale est élancée, fraîche, avec une tannicité domptée et une légère mâche calcaire, agrémenté d'arômes de cerises, griottes, et notes florales.

IMG_20190407_131213

Pavie Macquin 1994

La robe est soutenue avec des nuances rubis à orangées. Le bouquet est expressif, avec des arômes de cerises (chair et noyau), de roses, de prunes noires, et des notes sanguines et truffées. La bouche offre un enrobage des tannins plus velouté, un milieu de bouche rond, assez dense et fruité. La finale est allongée , aérienne, fraîche, fruitée et florale.



Pavie Macquin 2002

La robe grenat et légèrement évoluée au bord du verre est soutenue. L'agitation accentue des parfums de baies roses, de cerises fraîches, de léger cassis, et de champignons nobles et de légères notes sanguines. La bouche est dotée d'un chair délicate qui enrobe des tannins fins, de demi-corps, et fruitée. La finale est élancée, très finement charnue, droite d'une bonne expression aromatique (belle cerise). Noté 15,5


IMG_20190407_131226

Pavie Macquin 2007

La robe est assez profonde rubis a peine évoluée. Des parfums de truffes, d'humus, de fruits noirs, de graphite, et de muscade soulignent un nez bien ouvert. La bouche offre une chair délicate et veloutée, le vin prend de la densité et de la rondeur dans un milieu de bouche fruité. La finale, tenue par des tannins un peu plus fermes (mâche calcaire) est fraîche, avec d'avenantes expressions gustatives. Noté 16

 

IMG_20190407_131229

Pavie Macquin 2013

La robe est soutenue de teinte pourpre. L'aération libère des arômes de fruits mûrs et frais ( cerise burlat) , nuancés de notes florales et de thé. La bouche est souple, avec un corps bien esquissé, doté d'une chair fine et fruité. La finale est droite, plus ferme, avec un grain tannique sensible, fraîche, fruitée (cerise dominante) et florale. Note potentielle 15,5

02 mai 2019

Terrasses du Larzac : Montcalmès rouge 2010, et Castillon-Côtes de Bordeaux : Alcée 2014

Pour accompagner de la joue de boeuf confite, j'ai ouvert une bouteille de Montcalmès 2010 ( Terrasses du Larzac).

La précédente bouteille avait montré un vin aromatique, élégant, fin, modérément étoffé ( pour la propriété ) en milieu de bouche et frais.

La bouteille commentée dans ce billet n' a pas été vraiment convaincante en terme de structure: toujours une séduisante palette aromatique, un centre qui manque un peu d'envergure, et une finale, avec une acidité un peu vive, qui manque un peu d'harmonie. Faut-il voir un millésime moins réussi ou bien un défaut de bouteille? Les bouteilles qui me restent apporteront, j'espère , une réponse plus précise à la question.

Alcée , dont le premier millésime est 2011, devient de millésime en millésime une valeur sûre de l'appellation Castillon-Côtes de Bordeaux à des prix doux. Pour qui n'est gêné par des tannins bordelais ( ici bien maîtrisés et enrobés) dans leur jeunesse, le vin se déguste très bien avec plaisir . Le vin possède également un bon potentiel de garde et offrira le plaisir souhaité pour ceux qui ouvriront une bouteille en 2024.

 

IMG_20190501_150615

Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés , comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).



Terrasses du Larzac : Montcalmès rouge 2010

La robe est assez profonde avec un liseré de couleur violine. Le nez élégant et expressif évoque le cassis, de légères cerises, les épices variées, la garrigue, les violettes et un élevage tempéré en arrière plan. La bouche est fraîche avec une texture veloutée , un peu plus pleine et plus dense dans un centre fruité. La finale est élancée , expressive, mais avec une dysharmonie perceptible sans être rédhibitoire entre l'acidité un peu vive, les tannins et l'alcool. Noté 14, même note plaisir

IMG_20190501_150621

Castillon-Côtes de Bordeaux : Alcée 2014

La robe est assez profonde, sanguine au bord du verre. L'olfaction est bien ouverte et nette avec des arômes de cerises, de mûres sauvages, de violettes, des notes épicées et d'élevage de qualité. La bouche est bien construite, dense, avec des rondeurs avenantes dans un milieu de bouche délicatement charnu et velouté rehaussé de fruits expressifs. La finale est allongée, fraîche, avec des tannins à la mâche légèrement calcaire assurant un bon maintien, et dotée d'une palette aromatique expressive. Noté 16, note plaisir 15,5


IMG_20190501_150624

30 avril 2019

Saint Emilion : Tertre Daugay 2009 et Castillon-Côtes de Bordeaux : Domaine de l'A 2015

J'avais acquis lors des Foires aux Vins quelques bouteilles de Château Tertre Daugay 2009. J'en ai goûté une assez rapidement pour voir son potentiel. Cette deuxième bouteille ouverte montre une vin qui évolue positivement avec une fraîcheur de bon aloi dans ce millésime solaire que lui confère son terroir argilo-calcaire et une palette aromatique d' une juste maturité dans ce millésime.

Cette propriété de 17 hectares qui appartenait au Comte Alexandre de Malet Roquefort pour moitié et pour l'autre à un investisseur américain a été vendue au printemps 2011 au Domaine Clarence Dillon (déjà propriétaire des Châteaux Haut-Brion et La Mission Haut-Brion) présidé par le Prince Robert de Luxembourg. Les vins issus de ce rachat sont commercialisés sous la marque Quintus.

Nous ouvrons une bouteille de Domaine de l'A 2015 pour voir comment évolue le vin depuis la première dégustation en bouteille faite l'année dernière. Ils se met en place tranquillement et se goûte très bien dès la première dégustation et un ton au-dessus le lendemain. Pour ceux qui préfèrent les vins de Bordeaux plus patinés, il devront attendre au moins le dizième anniversaire du millésime.

 

Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés , comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).

 

IMG_20190430_203938

 

Saint Emilion : Tertre Daugay 2009

La robe est profonde avec un liseré de teinte sanguine. Le nez expressif évoque les épices variées, les cerises, le cassis, avec des notes de thé fumée et de réglisse. L 'attaque offre un avenant velouté de texture, les tannins fins et mûrs sont enrobés par une chair délicate et se trament dans un corps, plein et fruité. La finale est allongée, dotée d'une fraîcheur de bon aloi, d'une fine mâche calcaire, et d'une séduisante palette aromatique . Note potentielle 16/16,5 note plaisir 15,5.

 IMG_20190430_203950 (1)

Castillon-Côtes de Bordeaux : Domaine de l'A 2015

La robe est profonde, de couleur sanguine à violine au bord du verre. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cerises, de petites baies noires, d'épices douces, et des notes réglissées, de violettes et d'élevage distingué en arrière plan. La bouche est très fruitée, concentrée sans ostentation (effet millésime) sphérique, avec une chair bien formée et veloutée. La finale est longue, bien tenue par des tannins au toucher légèrement crayeux, avec une fraîcheur perceptible, et une expression aromatique soutenue et persistante. Note potentielle 16,5/17, note plaisir16

 IMG_20190430_203944

28 avril 2019

Domaine Buisson-Charles : Puligny-Montrachet Le Cailleret, Meursault La vigne de 1945, Les Tessons, P.C Les Cras 2017

Chaque année le Domaine Buisson-Charles à Meursault vient présenter ses vins à Bordeaux où plus exactement à Saint Emilion lors de la semaine des Primeurs début avril. Pour être plus précis les vins du dernier millésime en bouteille sont proposés sur deux sites saint-émilionnais : chez Jean-Luc Thunevin dans le cadre de la dégustation des vins primeurs bordelais et chez Philippe Cohen lors de la manifestation Anthocyanes qu'il organise en présence de vignerons qu'il distribue.

Kate Buisson-Essa venue seule sans son mari a assuré la dégustation dans les deux sites avec efficacité malgré une tâche pas vraiment aisée.

J'ai fait des deux dégustations avec la présentation pour une grande majorité de vins différents. Lors de la dégustation à Anthocyanes, Kate Essa a eu l'extrême gentillesse de me donner le restant des bouteilles à la cloture de la manifestation pour que je fasse goûter les vins à mon épouse. C'est cette série que je commente aujourd'hui.

 

Les vins sont fruités, avec la spécificité de leur climat et du millésime en termes de structure et de texture et un élevage parfaitement dosé qui permet d'en faire une lecture très agréable et avenante dès maintenant (voir les commentaires ).

J'évoquerai ultérieurement la dégustation des vins du Domaine faite chez Jean-Luc Thunevin.

 

Les robes sont de couleur jaune pale avec parfois des reflets or fin

 

 

 

 

IMG_20190428_091937

 

Puligny-Montrachet : Le Caillerets 2017

Le nez est ouvert floral ( fleurs blanches) de fruits blancs d'agrumes avec une note pierreuse. La bouche est longiforme d'une bonne densité, fruitée, avec une texture veloutée. La finale est mûre, étirée par une fraîcheur de bon aloi, tonique, expressive (fruité un peu plus agrumé) et saline. Note potentielle 16,5

 IMG_20190428_091929

Meursault : La Vigne de 1945 millésime 2017

Des arômes de poires, d'oranges et de légère et fine infusion avec une pointe d'épices soulignent une olfaction avenante. L'attaque offre une chair veloutée, puis le vin se développe avec des rondeurs avenantes dans un centre bien dessiné. La finale est allongée, fraîche, conservant une texture veloutée, expressive et salivante. Noté 15,5

 IMG_20190428_091932

Meursault : Les Tessons 2017

L'olfaction ouverte évoque la pêche blanche, de fins agrumes avec des notes de fleurs champêtres. La bouche est délicatement charnue, dans une construction droite, avec une matière plutôt serrée, rehaussée de fruits variés. La finale est dynamique, assez autoritaire, d''une belle allonge, fraîche, et aromatique. Noté 16

 IMG_20190428_091934

Meursault : Premier Cru : Les Cras 2017

Des arômes de verveine, de fleurs blanches, de fruits blancs, avec des notes d'agrumes, et fines épices ( cumbawa) s'accentuent à l' aération. La bouche est tendue, finement texturée, d'une bonne densité, dans une construction allongée, fruitée avec une chair veloutée. La finale fraîche est allongée, étirée, d'un bon maintien, avec une palette aromatique expressive et saline en ultime sensation. Noté 16,5


IMG_20190428_091941