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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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25 mai 2018

Champagne Philipponnat Royal Réserve non dosé, Châteauneuf du Pape blanc 2013 : Saint Préfert 100% Clairette, et Beaucastel V.V

 

 

 

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Nos amis habitant le département du Nord sont venus festoyer en notre compagnie, pendant ce week-end de la Pentecôte.

Nous avons ouvert les festivités par un dîner le vendredi soir.

Pascal nous avait fait porter un magnum de Châteauneuf de Pape blanc du Domaine de Saint Préfert, la cuvée spéciale 100% Clairette du millésime 2013. J'ai mis en carafe simple ce magnum pour le servir en deux fois, et j'ai ouvert pour faire la comparaison un Beaucastel blanc vieilles vignes du même millésime.

Pour la dégustation du Domaine de Saint Préfert , 4 personnes sur 8 goûtaient à l'aveugle, et pour Beaucastel j'étais le seul à connaître le vin.

Les vins se sont remarquablement dégustés avec leur qualités propres qui apparaissent dans les commentaires ci-dessous. Ils sont tous les deux d'un niveau remarquable.

Le sondage qui a suivi cette dégustation a donné : 7 fois premier pour de Domaine Saint Préfert et 1 fois premier pour Beaucastel vieilles vignes.

 

Nous avons ouvert la soirée avec un Champagne Philipponnat Royal Réserve non dosé qui s'est très bien goûté comme les fois précédentes.

 

 

Champagne Philipponnat : Royal Réserve non dosé

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La robe de teinte or fin est brillante, et traversée par un cordon de bulles fines et actives. Le nez d'une bonne intensité évoque les agrumes variés, les fleurs (verveine et tilleul), avec des notes d'amandes, de noisettes, et de brioche. L' attaque est nette, droite , le vin se développe dans un centre vineux et fruité, tout en restant tonique. La finale est dynamique, étirée par une fraîcheur avenante, d'une élégante persistance aromatique (agrumes, fruits blancs, et fines viennoiseries) et salineNoté 16, même note plaisir


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Châteauneuf du Pape : Saint Préfert blanc 2013 : magnum

100% Clairette vieilles vignes

La robe de couleur or vif est brillante. L'olfaction est pure et intense avec des arômes, de pêches, d'épices douces, de sauge, de lavande, et de réglisse. La bouche est pure, éclatante, charnue, très veloutée, dense, élégante, agrémentée de fruits éloquents. La finale est longue, dotée d'une texture très veloutée, intense, avec une fraîcheur perceptible qui contribue à sa belle harmonie; elle est complexe et persistante avec des notes de peaux de fruit et salines. Noté 18, même note plaisir



Châteauneuf du Pape : Beaucastel blanc 2013

100% Roussanne vieilles vignes

La robe de teinte or assez soutenu est brillante avec des larmes qui se dessinent au bord du verre. Le nez est bien ouvert avec des arômes de pêches jaunes, de poire, d'infusions, d'épices, d'herbes aromatiques et une pointe de miel. La bouche est charnue, assez grasse, sphérique, dans un centre très velouté rehaussé de fruits expressifs. La finale est longue, appuyée et assez large, avec une acidité gustative basse; elle est expressive, et persistante, avec un équilibre construit sur une élégante amertume de peaux de fruits.Noté 17,5, même note plaisir

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23 mai 2018

Compléments sur les dégustations des Saint Emilion "Primeurs" du millésime 2017

Le château Petit Val appartient à Jean-Louis et Olivia Alloin. Le vignoble de 12 hectares se répartit sur deux types de formations lithologiques différentes : terroirs sablo-argileux et argilo-calcaires. Les principaux cépages sont le Merlot, le Cabernet franc, et un peu de petit Verdot. Le château Petit Val est un assemblage (hors accident climatique) de Merlot (70%), Cabernet franc (25%) et Petit Verdot (5%) et Muse du Val est élaborée avec 50% de Merlot et 50% de Cabernet Franc issus de coteaux argil-calcaires.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les techniques d'élaboration et d'élevage c'est ici

L'exploitation de la propriété a été confiée à David Liorit 

 

L'If en appellation Saint Emilion appartient à Jacques Thienpont plus connu pour sa propriété " Le Pin" à Pomerol. Ce château (8 hectares) acquis en 2010 jouxte Troplong Mondot sur le coté nord du plateau.

Une étude détaillée des sols et sous-sols faite après l'acquisition a mis en évidence quatre unités lithologiques : plateau argilo-calcaire sur sous-sol de calcaire à astéries, coteau argileux sur éléments de calcaire à astéries, coteau argileux sur sous-sol de molasse de l'Agenais, coteau argilo-calcaire sur sous-sol de molasse du Fronsadais.

Quatre hectares ont été arrachés et replantés en 2017, il reste actuellement 4 hectares en production. La propriété est expoitée sous la houlette de Cyrille Thienpont.

 

 

 

 

Saint Emilion : Petit Val 2017

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La robe est assez profonde avec un liseré de couleur violine. Le nez ouvert évoque les cerises, les petites baies noires nuancées de notes épicées, de fleurs mauves et de merrain neuf. L'attaque est veloutée le vin prend de la densité dans un centre charnu et fruité. La finale est allongée, très fraîche, avec une texture assez veloutée, d'une bonne et persistante expression aromatique. Noté 90-92

 

Saint Emilion : Muse du Val 2017

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La robe est profonde à légèrement saturée de teinte violine. L'agitation accentue des arômes de cerises noires, de cassis, de boite à épices, avec une élevage de qualité mais sensible. La bouche est assez riche, assez concentrée, bien en chair, veloutée et fruitée. La finale est longue, tenue par des tannins fermes, fraîche, un peu marquée par la prise de bois qui amoindrit en partie l'intensité aromatique. Note potentielle 90-93

 

Saint Emilion : l'If 2017

La robe est assez profonde de couleur sanguine. L'olfaction est expressive avec des arômes de cerises, de prunes noires, de roses, de violettes et des notes épicées. L'attaque est très fruitée et veloutée, les sensations sont ascendantes, le vin prend de la consistance et de la densité dans un centre très fruité, dotés de tannins fins. La finale est longue, tenue par des tannins un peu plus fermes, fraîche, expressive (séduisants arômes) et persistante. Noté 92-94

 

 

21 mai 2018

Saint Emilion : Beauséjour héritiers Duffau Lagarrosse, Larcis Ducasse, et Pavie Macquin dans le millésime 2015

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Lors de la présentation des vins de Bordeaux "primeurs" du millésime 2017 à Pavie Macquin, j'étais présent en même temps qu'un critique américain pour déguster les vins des différentes propriétés que gère Nicolas Thienpont.

Ce critique avait demandé de goûter la même série de vins dans les millésimes 2015 et 2008.

J'ai donc pu profiter de cette même dégustation que je commenterai au fur et à mesure dans les prochaines semaines. 

Je commence aujourd'hui par les trois Premiers Grands Crus classés B dans le millésime 2015. 

Le premier constat, c'est que les vins sont conformes à ce que la dégustation des vins " primeurs" du millésime 2015 promettait.

J'ai trouvé Beauséjour Duffau Lagarosse 2015 un léger ton au dessus de ses deux congénères. Excepté ses qualités déjà observés (qualités aromatiques, tannins fins, et belle chair). Il gagne en profondeur et donne l'impression de s'exprimer en bouche par vagues, ce qui lui confère du dynamisme et de la complexité.

Pavie Macquin est tout à fait conforme à l'expression de son terroir (argiles puissantes et Ph bas)) : avec de beaux fruits, de la chair, de l'énergie, une grande plénitude et sphéricité en bouche, une finale longue et fraîche.

 

Larcis Ducasse signe aussi un vin répésentatif de son lieu (côte sud, et marnes et molasses du Fronsadais) : palette aromatique séduisante, chair pulpeuse, densité, finesse des tannins, long et harmonieux. 

 

Les robes sont assez profondes à profondes de couleur sanguines à violines

 

Saint Emilion : Beauséjour héritiers Duffau Lagarrosse 2015

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Le nez expressif évoque les cerises, les mûres, les épices douces avec des notes de réglisse et de thé noir. La bouche est dense, les tannins fins sont enrobés par une chair pleine et très veloutée, le centre est profond, d'une élégante concentration rehaussé de fruits avenants. La finale est longue, intense, harmonieuse, précise, très persistante, très aromatique, et déjà assez complexe. Noté 18,5/19

 

Saint Emilion : Larcis Ducasse 2015

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L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cerises burlat, de léger cassis, d'épices variées, avec une touche de violette, et de fine réglisse. La bouche est séduisante, dotée d'une chair sensuelle, et pulpeuse; les sensations sont ascendantes, le milieu de bouche est corsé avec élégance et densité agrémenté de fruits séduisants. La finale est longue, d'un très bon maintien, délicate, avec une toucher de bouche très velouté ( sans mollesse), dynamique, bien équilibrée, très expressive et très persistante. Noté 18/18,5

 

Saint Emilion : Pavie Macquin 2015

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Des arômes intenses de cerises, et de cassis, nuancés d'épices fines, avec des notes de fleurs mauves, de légère réglisse et de thé fumé soulignent une olfaction séduisante. La bouche est riche, intense, concentrée, sphérique, bien en chair, veloutée, et très fruitée. La finale est longue, intense, imposante, tout en conservant une texture assez veloutée, très aromatique et persistante, parfaitement équilibrée par la belle fraîcheur inhérente à son terroir. Noté 18/18,5

 

18 mai 2018

Haut-Médoc: Belle-Vue 2010 et Castillon-Côtes de Bordeaux : la Croix Lartigue 2010

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Nous avons instauré, avec mon épouse, un jeu de dégustation à l'aveugle. Alernativement chacun fait déguster à l'autre à l'aveugle une bouteille extraite de notre cave. Cette dégustation prend tout son intérêt, lorsqu'il s'agit de vins qui n'ont pas été regoûtés depuis trois ou quatre ans, et dont l'évolution n'est pas toujours aussi prévisible que nous aurions pu l'imaginer.

Quelques commentaires glanés sur les réseaux sociaux m'ont incité à ouvrir Belle-Vue 2010 (Haut-Médoc). Le vin s'est bien goûté : aromatique, très construit, avec des tannins enrobés en première partie de bouche, mais plus poudreux en finale. Pour ma part j'attendrai quelques années de plus mes autres bouteilles.

La Croix Lartigue 2010 s'aborde également très bien, avec toutes les qualités du millésime. Les tannins un rien plus fermes mais enrobés en finale évoquent plus un Saint Emilion de terroir argilo-calcaire qu'un vin de Côtes limitrophes. Il faut bien sûr garder à l'esprit que quelques propriétés de l'appellation Castillon-Côtes de Bordeaux arrivent à gommer le côté un peu rustique des tannins dans ce secteur. Ce vin est attendre encore au moins 5 ans pour en profiter pleinement.

 

Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés, comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteilles rebouchées).

 

WP_20180516_17_49_00_ProHaut-Médoc : Belle-Vue 2010

La robe est profonde de teinte sanguine. Le nez expressif évoque les fruits noirs (cassis et myrtilles) , la boite à épices, avec des notes réglissées et une pointe florale. La bouche est riche, puissante, charpentée, bien en chair, veloutée, et fruitée. La finale est longue, d'un bon maintien, avec des tannins un peu poudreux, fraîche, expressive (très épicée) et d'une bonne persistance. Noté 16, note plaisir 15

 

Castillon-Côtes de Bordeaux : La Croix Lartigue 2010

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La robe est très soutenue à assez profonde, de couleur pourpre à sanguine. L'aération intensifie des arômes de cerises noires, de cassis, d'épices douces, et de violettes. L'attaque est très veloutée et bien en chair, le vin se développe dans un corps dense, ample et bien enrobé, rehaussé de fruits éloquents. La finale est longue, d'une bonne fraîcheur, tenue par des tannins un peu plus fermes mais délicatement enrobés; elle est aromatique et persistante. Noté 16/16,5, note plaisir 15,5

 

 

16 mai 2018

Dégustation de vins du Clos de Vougeot à Bordeaux fin avril dernier : fin

Je rappelle le contexte de cette dégustation évoquée dans la première partie.

 

 

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Nous avons été conviés par Alex un ami résidant à Bordeaux à une dégustation de vins bourguignons du Clos de Vougeot . La dégustation a débuté par un vin d'appellation Vougeot (village), suivie par un Vougeot Premier Cru, et 16 vins en appellation Clos de Vougeot Grand Cru (voir ici le billet du 14/05/2018 pour les premiers commentaires ).

Les vins ont été dégustés en bouteilles découvertes, ouvertes deux heures avant la première dégustation. Ils ont été regoûtés une deuxième fois près de deux heures après la première dégustation.

Si l'aération a pu être insuffisante lors de la première dégustation pour les millésimes les plus jeunes (jusqu'à 2008 inclus), les deux heures supplémentaires en bouteille ont permis d'avoir une vision plus juste des vins lors de la deuxième dégustation.

Globalement cette séance n'a pas été vraiment une partie de plaisir, je dirai même qu'elle a été pour moi un peu décevante. Bien sûr quelques vins se sont fort bien comportés, mais pour une appellation Grand Cru il y a, semble-t-il, un manque certain d'homogénéité dans l'excellence, en tenant compte du fait que cette dégustation n'a pas été exhaustive, quant à la variété des producteurs. Il faut aussi retenir que la qualité du millésime joue aussi un rôle majeur dans la qualité des vins.

Les vins du millésime 2009 se sont plutôt bien dégustés, avec un potentiel certain. Ceux du millésime 2008 ont été les plus ingrats, certains ont des palettes aromatiques déjà un peu évoluées, tous ont des finales dotées d'acidités vives, souvent amères, avec plus ou moins des manques de chair, et des tannins plutôt secs.

Les vins des millésimes antérieurs à 2008 sont soit réussis, soit plus ou moins défectueux (nettement bouchonnés, liégeux, acescents, voire pour l'un contaminé par des ethylphénols ).

Notre hôte ayant demandé à la fin de la dégustation, à chaque participant ses vins préférés, j'ai été très étonné que des dégustateurs "expérimentés" mettent en avant des vins présentant des défauts assez nets. La formation en matière des défauts du vin est encore une longue route où la circulation est plus que fluide...

 

Domaine Daniel Rion 2006

 

La robe est assez soutenue de couleur pourpre. Le nez est expressif avec des arômes de fruits un peu évolués (cerises et cassis) nuancés de notes florales et de girofle. L'attaque est veloutée et délicatement charnue, le milieu de bouche est frais, corsé et fruité. L'acidité présente dès le centre, s'accentue assez vivement dans une finale, allongée, fruitée, finement épicée et réglissée, florale, mais manquant un peu de chair et un peu sèche. Noté 15

 

Domaine Jacques Prieur 2006

La robe rubis est assez soutenue, à peine évoluée au bord du verre. L'agitation révèle des arômes de fruits mûrs variés, d'épices et de réglisse, avec une touche florale, et un léger élevage. La bouche est généreuse, veloutée, charnue, dense et ample, rehaussée de fruits éloquents. La finale est allongée, très fraîche, d'un élégant velouté de texture, aromatique et persistante. Noté 16,5

 

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Domaine Daniel Rion 2004

La robe est peu soutenue de couleur pourpre à orangée. Le nez délicat d'intensité moyenne évoque les roses, les fruits rouges légèrement évolués, avec des notes un peu végétales, et de terre remuée. La bouche est souple élancée, avec des tannins fondus finement enrobés, soulignée de fruits un peu évolués. La finale est fine, délicate, un peu sèche, portée par une fraîcheur vive, mais dotée d'une palette aromatique agréable. Noté 14,5

 

Maison Joseph Drouhin 2002

 

La robe est assez soutenue, de teinte grenat à légèrement orangée. Le bouquet est net et ouvert avec des arômes de merises, de léger cassis, de fines épices, de fleurs séchées, et de feuilles mortes. La bouche est bien en chair et veloutée, bien centrée, dense, et fruitée. La finale d'une bonne allonge et d'un avenant velouté de texture est expressive, persistante, étirée par une acidité un peu vive. Noté 16,5

 

Domaine Lamarche 2002

Le vin est acescent . Bouteille défectueuse

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Domaine Méo- Camuset 1998

Le vin est bouchonné et phénolé

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Château de la Tour 1991

 

La robe est peu soutenue de teinte légèrement grenat à orangée. Le nez ouvert évoque les fruits un peu évolués, les fleurs séchées (dont les roses), avec une touche d'épices et des notes ferrugineuses. La bouche est souple, fruitée et florale, dans une construction longiligne, les tannins sont finement enrobés dans la première partie de bouche. La finale est portée par une acidité vive, avec des tannins plus sensibles, et une sensation de légère maigreur, malgré une palette aromatique expressive et assez complexe. Noté 15

 

Château de la Tour 1977

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La robe est diaphane de couleur orangée. Le bouquet est délicat et expressif avec des parfums de roses fanées, de pot-pourri, de cerises et de griottes au naturel, et de très fines épices, et hélas une pointe liégeuse. La bouche est délicate, fine, élancée, avec des tannins évanescents, longiligne, et une séduisante palette aromatique assez complexe, mais polluée par des notes liégeuses. 

 

Voici les vins excellents que j'ai retenus : Louis Jadot 2009, Chantal Lescure 2009, Jacques Prieur 2006 et Joseph Drouhin 2002

 

Je remercie notre hôte Alex pour cette vaste dégustation

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14 mai 2018

Dégustation de vins du Clos de Vougeot à Bordeaux fin avril dernier : première partie

Nous avons été conviés par Alex un ami résidant à Bordeaux à une dégustation de vins bourguignons du Clos de Vougeot . La dégustation a débuté par un vin d'appellation Vougeot (village), suivie par un Vougeot Premier Cru, et 16 vins en appellation Clos de Vougeot Grand Cru .

 

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Le Clos de Vougeot est entouré de murs depuis le douzième siècle qui ont été construits sous l'égide des moines de l'abbaye de Cîteaux fondateurs du vignoble.

Le Clos de Vougeot et plus largement la commune de Vougeot sont entourés dans leur plus grande partie ouest et au sud par la commune de Flagey-Echezeaux et dans leur petite partie ouest et au nord par la commune de Chambolle-Musigny. Ils sont bordés à l'est par la Nationale 74 qui va de Beaune à Dijon

Le coteau exposé à l'est s'étage entre 265 et 240 mètres d'altitude, il s'étend sur un kilomètre de long (nord-sud) et 500 mètres de large (est-ouest). La superficie totale est de 51 hectares répartis inégalement en 82 propriétaires.

La géologie (stratigraphie) est celle du Jurassique moyen : calcaire du Comblanchien (Bathonien), marnes à Ostréa accuminata (Bajocien) et calcaires à Entroques (Bajocien). Les relations entre ces différentes formations se font essentiellement par contact tectonique (rejeu de failles hercyniennes et grandes failles tertiaires orientées nord-sud ayant donné naissance au fossé d'effondrement de la Saône et de la Bresse).

Le sols qui recouvrent ses unités lithologiques sont d'origines diverses : éboulis dus à l'érosion du plateau calcaire, altération de la roche mère. Tout ceci conduit à des formations de sols bruns marno-calcaires à argilo-calcaires. Les sols sont peu profonds et pierreux dans la partie haute (40 centimètres), d'une cinquantaine de centimètres brun et un peu plus argileux à mi-pente, et encore plus riches en argile et en limon sur une profondeur de 90 centimètres en bas de coteau. Les sols bruns sont enrichis en hydroxyde de fer.

 

Les vins ont été dégustés en bouteilles découvertes, ouvertes deux heures avant la première dégustation. Ils ont été regoûtés une deuxième fois près de deux heures après la première dégustation.

Compte tenu de la complexité géologique et pédologique des 51 hectares, du nombre important de propriétaires avec pour chacun leur conception du vin, et de l'effet millésime, nous n'avons pas été surpris par les grandes différences rencontrées dans les vins proposés. Ils ont été dégustés du plus jeune au plus âgé pour la série du Clos de Vougeot Grand Cru.

 

 

 

Vougeot A.O.C ( village)

Les Petits Vougeots : Château de Chardodon 2014

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La robe est peu soutenue de couleur rubis. Le nez ouvert évoque les cerises nuancées de fleurs séchées. La bouche est tonique, avec des tannins fins délicatement enrobés par une chair veloutée, longiforme. La finale est assez vive, d'une bonne expression aromatique. Noté 14,5

 

Vougeot Premier Cru : Bertagna : Clos de la Perrière 2009

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La robe rubis est soutenue, légèrement évoluée au bord du verre. L'aération accentue des arômes de cassis, d'épices douces, et de légère réglisse. La bouche est souple, veloutée charnue, dense, corsée, et fruitée. La finale d'une bonne allonge est dotée d'une acidité gustative assez basse, et d'une agréable palette aromatique. Noté 15,5

 

Clos de Vougeot Grand Cru

 

Domaine Daniel Rion : le Petit Maupertuis 2011

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La robe est peu soutenue de couleur pourpre, avec un début d'évolution au bord du verre. L'agitation libère des arômes de fruits noirs discrets, d'épices ( dont des notes poivrées), et d'élevage perceptible. La bouche est élégante, dense, cylindrique, charnue, veloutée, et fruitée. La finale est élancée, fraîche, dotée d'une chair délicate, fruitée, finement épicée et florale. Noté 16

 

Domaine Raphet 2010

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La robe est assez soutenue de couleur grenat à légèrement orangée au bord du disque. Le nez est assez discret avec des arômes de fruits à noyau. La bouche est dense, assez charnue, veloutée, avec un bon enrobage des tannins, et des fruits acidulés dans sa première partie. La finale est portée par une acidité assez vive, avec des tannins un peu secs et des fruits un peu fatigués. La deuxième dégustation montre un vin un peu acescent. Une bouteille déviante

 

Domaine Chantal Lescure 2009

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La robe est assez soutenue de couleur rubis. L'aération dissipe en grande partie une nette réduction pour libérer des arômes de cerises, de cassis, de fines épices avec des notes réglissée. La bouche est séduisante, pleine, dense, ample, charnue, très veloutée, et fruitée. La finale est longue, très veloutée, d'un bon équilibre, aromatique, et d'une bonne persistance. Noté 16,5

 

Domaine Louis Jadot 2009

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La robe de couleur rubis est assez soutenue et brillante. Le bouquet expressif et délicat évoque à l'aération les cerises, les framboises, de fines épices et les roses. La bouche est bien en chair, très veloutée à soyeuse, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps dense, bien rempli et ample, rehaussé de fruits éloquents. La finale est longue, harmonieuse, intense, soyeuse, complexe et persistante. Noté 17/17,5

 

Domaine Hudelot-Noëllat 2008

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La robe est assez évoluée de grenat (au centre) à orangée (bord du verre). Des arômes de fruits un peu évolués nuancés de notes florales et d'humus soulignent une olfaction assez ouverte. La bouche est souple, longiforme, finement charnue, agrémentée de fruits évolués. La finale est très fraîche, tendue, un peu sèche, avec des fruits évolués et des notes d'amertume. Noté 13. Problème de bouteille possible

 

Domaine d'Eugénie 2008

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La robe est assez soutenue de couleur rubis. Le nez ouvert évoque les cerises , le cassis, avec des notes florales et épicées, et un élevage perceptible. La bouche est veloutée et bien en chair, avec un corps bien dessiné, et fruité. La finale, d'une bonne allonge est fraîche, fruitée, épicée et florale, et persistante , avec une légère sécheresse tannique. Noté 15,5

 

Domaine Tortochot 2008

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La robe rubis est assez soutenue, et orangée au bord du verre. L'olfaction est ouverte avec des arômes de cerises, de merises légèrement évoluées et des notes florales. La bouche est fraîche , assez pleine, très finement charnue, et fruitée. La finale est portée par une acidité vive, avec des tannins sensibles ( manque de chair), soulignée par des fruits évolués, des notes florales, et ponctuée de notes d'amertume. Noté 13

 

Domaine François Lamarche 2008

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La robe assez soutenue de teinte grenat est évoluée (orange) au bord du verre. L'agitation dévoile des arômes de cerises, griottes, de petites baies noires, de terre et d'humus. La bouche est assez veloutée, délicatement charnue, d'une bonne densité dans un centre fruité. La finale est étirée par une acidité vive à très vive, avec des tannins un peu secs et légèrement grenus, et dotée d'une expresion aromatique modérée. Noté 13,5

A suivre... 

11 mai 2018

Léoville Poyferré 2014, Domaine de l'A 2014, Portugal : Dao : Casa de Santar 2008, et Palette : Château Crémade 2012

André a organisé pour des étudiants en oenologie une série de dégustations techniques qui ont été suivies d'une dégustation de vins de Bordeaux du millésime 2014 à l'aveugle, avec quelques pirates. J'ai participé à ces deux dégustations.

La série de vins du millésime 2014 essentiellement de la rive gauche n'a pas été très plaisante. Les vins avaient du mal à se livrer surtout du point de vue aromatique, ils ont souffert d'une manque d'aération (service en bouteille sous chaussette, et ouvert une bonne heure seulement avant la dégustation).

Nous avons décidé, avec André de les redéguster le lendemain, bouteille découverte, pour voir si cette aération prolongée leur aura été favorable.

Voici les commentaires de cette deuxième série.

Léoville Poyferré 2014 s'était montré le meilleur vin de millésime 2014 à l'aveugle. Il confirme le lendemain son excellent potentiel, et beaucoup de plaisir à la dégustation.

Le Domaine de l'A 2014 ne figurait pas dans la dégustation de la veille, il a été ajouté pour avoir un point de comparaison avec un vin de la rive droite. Il offre sa régularité habituelle : aromatique, bien centré, long et frais.

Le vin portugais Casa de Santar a bien tenu à l'aération et confirme que la qualité des vins rouges portugais, et notamment du Dao, s'affirme de plus en plus.

Château Crémade 2012 était moins fringant, j'ai conservé mon commentaire de la veille.

 

 

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Les robes sont très soutenues à profondes de couleur sanguine à violine

 

 

Saint Julien : Léoville Poyferré 2014

 

L'aération accentue des arômes de cassis, de baies de sureau, nuancés de notes de cerises, de fines épices, de violettes, et d'élevage distingué. La bouche est élégante, avec un bel enrobage (chair très veloutée) des tannins à tous les stades de la dégustation,et un centre dense, ample et fruité. La finale est longue, d'un bon maintien, fraîche, aromatique et persistante. Noté 17, note plaisir 16,5

 

Castillon-Côtes de Bordeaux : Domaine de l'A 2014

Le nez expressif évoque les cerise assez crémeuses, de petites baies noires, des épices douces, et des notes florales. La bouche est bien construite, pleine et assez sphérique dans un milieu de bouche, bien en chair velouté et fruité. La finale est allongée, fraîche, bien tenue par des tannins un peu plus fermes, avec une palette aromatique persistante. Noté 16/16,5, note plaisir 15,5

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Portugal : Dao : Casa de Santar 2008

 

Des arômes de cerises, de roses, d'herbes aromatiques, et des notes de myrtilles soulignent une olfaction bien ouverte. La bouche est veloutée, délicatement charnue, avec un corps bien formé et rempli, rehaussé de fruits avenants. La finale d'une bonne tenue est élancée, fraîche, fruitée, épicée, légèrement reglissée, avec des notes de fèves de cacao. Note plaisir 16

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Palette : Château Crémade 2012

Le bouquet est bien ouvert, avec des parfums de fruits noirs ( cassis et myrtilles) , d'épices variées ( dont un très léger poivre), de garrigue, et de fine réglisse. La bouche est délicate, assez pulpeuse, avec un corps ample et fruité. La finale est veloutée, expressive, équilibrée, et d'une honnête persistance. Noté 15, même note plaisir

 

09 mai 2018

Domaine Les Sadons 2014, Pédesclaux 2014, Clerc Milon 2014, Le Crock 2014, et Le Défi de Fontenil 2005

André a organisé pour des étudiants en oenologie une série de dégustations techniques qui ont été suivies d'une dégustation à l'aveugle de vins de Bordeaux du millésime 2014 à l'aveugle, avec quelques pirates. J'ai participé à ces deux dégustations, et nous avons été rejoints par Dany Rolland qui nous a servi un vin à l'aveugle (en magnum). Il s'agissait du Défi de Fontenil 2005, qui a dominé la dégustation à tel point que le magnum a été terminé et qu'il n' y a pas eu, pour ce vin, une deuxième dégustation le lendemain.

La série de vins du millésime 2014 essentiellement de la rive gauche n'a pas été très plaisante. Les vins avaient du mal à se livrer surtout du point de vue aromatique, ils ont souffert d'une manque d'aération (service en bouteille sous chaussette, et ouvert une bonne heure seulement avant la dégustation).

Nous avons décidé, avec André de les redéguster le lendemain, bouteille découverte, pour voir si cette aération prolongée leur aura été favorable.

Voici donc les commentaires de la première série de cette dégustation.

 

Les robes sont assez profondes à profondes de couleur sanguine à violine

 

 

 

Pauillac : Domaine Les Sadons 2014

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Le nez est encore un peu discret, l'agitation nous laisse entrevoir des arômes de cassis, de cerises, de légères épices, avec une note florale. La bouche est bien construite, corsée, assez ample, délicatement charnue et fruitée. La finale, d'une bonne allonge, est très fraîche, d'un bon maintien et expressive. Noté 15,5, voire un peu plus pour son dixième anniversaire. Note plaisir 15

 

Pauillac : Pédesclaux 2014

 

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L'olfaction ouverte évoque les fruits mûrs et frais (cassis et cerises), nuancés de fines épices et d'une touche florale. La bouche est élégante, les tannins fins et mûrs se trament dans un centre fruitée, dense, bien dessiné en longueur, doté d'une chair veloutée. La finale est allongée, finement charnue, élancée, fraîche, aromatique et d'une bonne persistance. Noté 16, note plaisir 15,5

 

Pauillac : Clerc Milon 2014

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Des parfums de cassis pur, de légères cerises, de délicates épices et de cèdre soulignent une olfaction expressive. L'attaque est bien en chair et veloutée, le vin prend de la puissance et du corps dans un milieu de bouche, bien enrobé et fruité. La finale est longue, affirmée, avec toujours un bon enrobage des tannins, fraîche, fruitée, finement épicée, florale et persistante. Noté 16,5, voire un peu plus, note plaisir 16

 

Saint Estèphe : Le Crock 2014

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Le nez est ouvert avec des arômes de fruits noirs, d'épices et d'élevage. La bouche est massive , dense, avec un enrobage très fin des tannins et fruitée. La finale est droite, avec une sensation tannique plus accentuée, fraîche, d'une bonne expression aromatique. Noté 14,5/15 , note plaisir 14

 

Vin de France : Le Défi de Fontenil 2005

Des arômes séduisants de fruits noirs (cerises, mûres et prunes), d'épices douces, nuancés de notes de réglisse et de fleurs mauves caractérisent un nez expressif et avenant. La bouche est généreuse, très veloutée à pulpeuse, avec des sensations ascendantes; le milieu de bouche est concentré et dense relevé de fruits très expressifs. La finale est longue, harmonieuse, avec des tannins enrobés par une chair veloutée, et une séduisante palette aromatique déjà complexe et persistante . Noté 17,5, note plaisir 17

 

07 mai 2018

Une verticale du Château Pontet Canet organisée au Château Fleur de Roques ( Puisseguin)

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Nous avons été conviés par un ami à une dégustation verticale d'une dizaine de millésimes du Château Pontet Canet (Pauillac) au château Fleur de Roques à Puisseguin (Gironde). Chaque participant a contribué à l'élaboration de cette dégustation par son ou ses apports personnels. Les vins ont été rassemblés pour les derniers le matin de la dégustation qui s'est déroulée à partir de 17 heures et a été suivie d'un dîner.

Neuf participants sur 10 ont évalué les vins qui ont été servis en carafe, mais pas à l'aveugle. Notre hôte a choisi de les présenter du plus ancien au plus jeune, ce qui nous a permis de constater les progrès réalisés par ce Château sur une quinzaine d'années.

La propriété débute ses essais en biodynamie sur 14 hectares en 2004, et les résultats positifs à la dégustation contribuent à l'étendre à l'ensemble du domaine. Un millésime 2007 très difficile (fort développement des maladies cryptogamiques) conduit à l'utilisation de produits de synthèse et ne permet pas d'obtenir les certifications souhaitées.

Le processus a été recommencé en 2008, et les deux certifications en agriculture biologique (Ecocert) et biodynamique (Biodyvin) ont été obtenues avec le millésime 2010 pour l'intégralité du vignoble. Le label Demeter est obtenu en 2014.

Cette dégustation a bien montré la progression de la qualité des vins. Si l'on fait exception de la bouteille du millésime 1990 qui, pour ma part, m'a paru entachée de quelques défauts, le début de l'amélioration de la qualité avec le millésime 1994 qui n'était pas présenté ici, s'est confirmé avec les millésimes 1995 et 1996 dont j'ai trouvé essentiellement comme limite des finales un peu sèches, avec quelques arômes de poivrons. Le millésime 2000 très réussi est le point d'orgue de cette première phase de progression. 2001 nous a paru un peu inférieur à 2002 que nous avons bien aimé. Le millésime 2004 possède une première partie de bouche séduisante, mais une finale un peu austère. Le millésime 2005 nous fait changer de dimension, c'est de l'avis général un très grand vin. Malgré des qualités, 2006 est limité par la valeur du millésime ( même si c'est un peu mieux en rive gauche qu'en rive droite). Le millésime 2008 est excellent avec les spécificités d'un millésime océanique. Le millésime 2009 est brillamment réussi à Pontet Canet et je considère que ce vin sera exceptionnel dans quelques années.

 

 

 

 

 

 

 

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Classement des cinq premiers vins

 

  1. Pontet Canet 2009 : 18,21

  2. Pontet Canet 2005 : 17,70

  3. Pontet Canet 2000 : 17,43

  4. Pontet Canet 2008 : 16,75

  5. Pontet Canet 2002 : 16,68

 

Les vins ont été mis en carafe deux heures avant la dégustation

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Pontet Canet 1990

La robe est assez soutenue avec des teintes orangées au bord du verre. Le nez évoque les poivrons, les fruits cuits, l'humus, le goudron avec une touche animale. La bouche est longiforme, avec une matière fluide, les tannins sont fondus. La finale est brève, portée par une acidité vive, soulignée par des arômes végétaux et de fruits cuits. Noté 12, moyenne du groupe 15,64.

 

Pontet Canet 1995

La robe est assez profonde, légèrement évoluée au bord du verre. L'agitation libère modérément des arômes de cassis (fruits et feuilles) avec des notes épicées, de cerises, et de poivrons rouges. La bouche est veloutée, avec des tannins enrobés par une chair délicate et tramés dans un corps bien constitué, et fruitée. La finale allongée est un peu plus tannique, assez sèche, fraîche, fruitée épicée, avec quelques notes poivronnées. Noté 15,5, moyenne du groupe 16,21

 

Pontet Canet 1996

La robe est assez profonde de couleur grenat, légèrement évoluée au bord du disque. Le bouquet est expressif avec des parfums de cassis, d'épices variées, et des notes de cèdre, et de léger poivron rouge. La bouche est bien construite avec un corps dense, bien formé, charnu, velouté et fruité. La finale d'une bonne allonge, est tenue par des tannins très finement enrobés (très légère sécheresse), fraîche, expressive, et persistante. Noté 16, moyenne du groupe 16,39

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Pontet Canet 2000

La robe est profonde de couleur sanguine à peine évoluée au bord du verre. Le nez est un peu réduit, l'aération accentue des arômes de cassis mûr, d'épices douces, de graphite, de thé noir, et de légère truffe. L'attaque est charnue et veloutée, le vin prend de la puissance et de la densité dans un centre doté de fruits expressifs. La finale est longue, d'un bon maintien gràce à des tannins serrés délicatement enrobés (encore fermes dans le coeur du grain), fraîche, complexe, avec de beaux élans. Noté 17,5, moyenne du groupe 17,43

 

Pontet Canet 2001

La robe est assez profonde, grenat, légèrement orangée au bord du verre. L'olfaction ouverte évoque le cassis frais, les cerises, avec des notes florales et de poivrons rouges. La bouche est souple en attaque, assez charpentée dans un milieu de bouche doté d'une chair délicate et veloutée, avec des fruits encore frais. La finale est un peu plus tannique, légèrement austère (tannins pas encore fondus), fraîche, d'une bonne allonge et expressive. Noté 16, moyenne du groupe 16,24

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Pontet Canet 2002

La robe est assez profonde de couleur rubis, très peu évoluée. Le bouquet est élégant et expressif, avec des arômes de cassis mûrs, d'épices, de girofles , et de légère réglisse. La bouche est dense, avec un centre bien dessiné, assez ample, fruité, délicatement charnu et velouté. La finale allongée est fraîche, d'une bon maintien, avec un agréable velouté de texture, fruitée, finement épicée, florale (violette) et persistante. Noté 16,5, moyenne du groupe 16,68

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Pontet Canet 2004

La robe est assez profonde de teinte rubis. L'agitation dévoile des arômes de léger cassis, de prunes noires, de poivre, et de poivrons. La bouche est délicatement charnue et veloutée, avec un corps assez bien dessiné et assez plein, agrémenté de fruits frais. La finale étirée par une fraîcheur avenante, est un peu sauvage, avec des tannins poudreux un peu secs, d'une bonne expression aromatique, avec une touche végétale. Noté 15,5, moyenne du groupe 15,95

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Pontet Canet 2005

La robe est profonde avec un liseré de couleur sanguine. Le nez est mûr et expressif avec des arômes de cassis pur, de baies de sureau, de boîtes à épices, de graphite, et de cèdre, et une pointe de réglisse et de violettes. L'attaque est haute très veloutée et charnue, le milieu de bouche est puissant, concentré, intense et très fruité. La finale est longue, soutenue, imposante, d'un séduisant velouté de texture, fraîche, très expressive, et persistante. Noté 18, moyenne du groupe 17,70

 

Pontet Canet 2006

La robe est profonde de teinte rubis à grenat au bord du verre. L'olfaction ouverte évoque le cassis léger, le tabac, avec des notes florales, d'épices, et de poivron rouge. La bouche est bien remplie, délicatement charnue, veloutée et fruitée, un peu plus haute dans son centre. La finale est allongée, un peu plus tannique, avec un enrobage fin du tannin, très fraîche, aromatique, mais d'une persistance un peu retenue. Noté 16, moyenne du groupe 16,03

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Pontet Canet 2008

La robe est profonde avec un liseré de couleur sanguine. Le bouquet est avenant et expressif à l'aération, avec des parfums de cassis, de violettes, et des notes de cerises, de mûres ,et de fines épices. La bouche est bien en chair, très veloutée avec un corps bien dessiné, dense et très fruitée. La finale est longue, d'un bon maintien avec des tannins délicatement enrobés, elle est fraîche, expressive et persistante. Noté 17, moyenne du groupe 16,75

 

Pontet Canet 2009

La robe est profonde de teinte sanguine à violine au bord du verre. Le nez est expressif avec des arômes de cassis pur, d'épices douces, de fleurs (pivoines et violettes), nuancés de notes d'encens, de graphite, et de bois de santal. La bouche est remarquable, très veloutée à pulpeuse, avec une grande chair enrobant un corps concentré avec élégance, dense, et ample, rehaussé de fruits intenses (quasiment sirop de cassis). La finale est longue, très veloutée à pulpeuse, très soutenue, harmonieuse, très aromatique, déjà complexe et très persistante. Noté 18,5 ( potentiel 19), moyenne du groupe 18,21

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04 mai 2018

Lirac : Domaine de La Mordorée : Reine des Bois : blanc millésime 2016 et rouge millésime 2015

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Après ces deux bonnes semaines consacrées au vins de Bordeaux, nous avons souhaité déguster et boire des vins du sud de la France. Ils ont accompagné respectivement du poisson et du canard en sauce.

Les vins ont été dégustés pour eux-mêmes avant d'être servis à table.

Le Lirac blanc 2016 du Domaine de la Mordorée confirme bien la richesse et la qualité du millésime 2016. De la maturité dans la palette aromatique séduisante, beaucoup de chair et de présence en bouche, une finale riche, pulpeuse, avec une expression aromatique luxuriante, et un équilibre sur des amertumes de peaux de fruits. Le vin a été conservé au frais, avec une bonne tenue à l'air sur deux jours.

Le Lirac rouge 2015 du Domaine de La Mordorée est issu d'un excellent millésime, il se goûte bien dès maintenant pour qui ne craint pas un peu de sensations tanniques en finale. Il est aromatique, bien charpenté, d'une bonne allonge en finale avec un peu plus de fondu 24 heures après l'ouverture

 

Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés, comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche ou au réfrigérateur pour le vin blanc (bouteilles rebouchées). 

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Lirac blanc : Domaine de La Mordorée : Reine des Bois 2016 

La robe jaune pale est brillante. Le nez intense évoque la poire, l'anis, l'amande, nuancés d'arômes de melon, d'oranges et de calisson. La bouche est très charnue, même grasse, dotée d'une texture très veloutée, ample et très pleine dans un centre fruité. La finale est longue, aromatique, très veloutée à pulpeuse, avec une acidité basse, et un équilibre qui se fait sur des amertumes de peaux de fruits, avec des notes légèrement salines. Noté 15,5, même note plaisir

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Lirac rouge ; Domaine de La Mordorée : Reine des bois 2015 

La robe est très soutenue à assez profonde de couleur sanguine. L'olfaction est expressive avec des arômes de cassis, de cerises, de boîte à épices, de garrigue, et des notes de chocolat et de fin café. La bouche est élégante, veloutée, plus étoffée dans un corps bien dessiné, délicatement charnu et fruitée. La finale est allongée, tenue par des tannins un peu plus fermes (mais sans angle), expressive, persistante, avec une fraîcheur perceptible. Noté 16, note plaisir 15,5