Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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07 juillet 2015

Le Domaine Huet aux Grands Liquoreux du Monde

Nous aimons beaucoup les vins du domaine Huet, qu'ils soient secs, demi-secs, moelleux ou liquoreux. C'est donc avec un évident plaisir que nous avons goûté les vins que cette propriété présentait à la manifestation les Grands Liquoreux du Monde à La Tour Blanche. Nous avons débuté par deux vins moelleux. La bouteille du Clos du Bourg 2007 s'est révélée être défectueuse (fatiguée) : un vin plat, à l'aromatique plutôt atone. Le Mont 2005 était excellent, bien équilibré par une fraîcheur de bon aloi. Nous avons terminé par une grande cuvée Constance 2003 qui nous a enthousiasmés, d'une remarquable harmonie à tous les stades de la dégustation.

 

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Clos du Bourg 2007 : moelleux

Sucres résiduels : 45 g

La robe offre une teinte or soutenue. Le nez évoque à l'aération, la pomme cuite ( cidre sans le gaz), avec des notes florales. La bouche est linéaire, avec des saveurs discrètes, monolithique, légère, un peu plate, sans énergie et allonge . Bouteille défectueuse

Le Mont : moelleux : première trie 2005

Sucres résiduels : 80 g

La robe est dorée. L'olfaction est expressive, avec des arômes de poire légèrement rôtis, d'oranges, d'épices orientales, avec des notes d'abricot et de truffe blanche. La bouche est moelleuse, bien en chair, avec un corps bien formé, très fruité. La finale est allongée, fraîche, intense et très persistante grâce aux séduisantes saveurs décelées à l'olfaction. Noté 16,5

Cuvée Constance 2003

Sucres résiduels : 194 g

La robe est légèrement ambrée. Le bouquet est complexe et intense, avec des arômes de fruits rôtis ( coing et abricot dominants) d'épices douces, cannelle et muscade), de miel fin, de fruits secs, avec des notes florales et de morilles séchées. La bouche est riche, onctueuse, avec un liqueur pure et dense, ample et concentrée dans un centre rehaussé d'intenses fruits rôtis. La finale est longue, très soutenue, harmonieuse (belle acidité sous-jacente), et très persistante, portée par les saveurs exponentielles et complexes perçues à l'olfaction. Noté 18



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06 juillet 2015

Une dégustation éclectique sans tabou

André, qui recevait ses confrères œnologues Nicolas et Olivier nous a proposé de nous joindre à eux pour une soirée dégustation/casse-croûte (hommos, caviar d'aubergines, carottes aux olives, rillettes de thon) nous avons accepté avec plaisir.

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Les vins ont été dégustés à l'aveugle, sauf pour le participant qui proposait ses apports. Dans mes commentaires, les vins dégustés à l'aveugle, sont évalués en « note plaisir ».

L'objectif de cette réunion était de goûter des vins appartenant à tout mode de culture ou d'élaboration et restant dans des créneaux de prix très abordables à abordables (à l'exception du riesling « sec »de Barmès-Buecher, qui appartient à la gamme de prix les plus élevés de sa catégorie en Alsace).

Deux vins se sont montrés défectueux et imbuvables (voir les commentaires).

Le vin blanc que j'ai apporté ( Clos de Beaujeu 2011 de Gérard Boulay) n'a fait que confirmer ce que j'avais constaté sur une bouteille précédente : un manque d'énergie et de tension dès le milieu de bouche et une finale lascive et molle. Pour le reste nous avons eu des vins plus ou moins bons, avec deux belles réussites : Aguirre 2012 du Domaine de La Salade (Pic Saint Loup) et Beau Site Haut Vignoble 2009 (Saint Estèphe).

Nous avons terminé par la surprise du soir : un vin d'origine espagnole (simple, souple, assez fruité, sans défaut et tout de même étonnant au prix proposé : voir ici pour plus de détails).

 

 



Vin de France : Autrement le 2011 de Lamery

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Une acidité volatile élevée associée à des arômes intenses d'écurie ( brettanomycès) caractérisent l'olfaction. La bouche est acescente, et le vin est phénolé. Bouteille défectueuse.

 

Margaux : Château les Vimières : Le Tronquéra 2012

100% Merlot


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La robe est soutenue de couleur rubis. Le nez évoque les fruits rouges, nuancés de notes épicés et florales. La bouche est souple et velouté en attaque, les tannins se font plus fermes dans un centre aux rondeurs avenantes et fruité. La finale est plus tannique, un peu austère, avec un fruit plus discret et quelques amers. Note plaisir 13,5



Languedoc : Pic Saint Loup : Domaine de la Salade : Aguirre 2012

La robe est assez profonde, de teinte pourpre à violine. L'olfaction est expressive et séduisante, avec des arômes de cassis écrasé, de mûres, de cacao fin, de boite à épices, avec des notes florales et de garrigue. La bouche est élégante, les tannins mûrs se trament dans un corps bien formé, charnu, et très fruité. La finale est allongée, d'une bonne fraîcheur, persistante portée par les belles saveurs révélées à l'olfaction et des notes d'olives noires. Note plaisir 16

Fronsac : La Grave 2005

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La robe de teinte rubis est soutenue. Le nez évoque les fruits rouges, avec de légères épices et en arrière plan des notes d'élevage ( barriques usagées). L'attaque est fraîche, les tannins sont enrobés par une chair fine, la construction est allongée plus énergique dans un milieu de bouche fruité. La finale est plus tannique fruitée, un peu sèche, avec cet arrière goût de vieux bois. Noté 13. Ce vin n'a pas le profil d'un 2005



Saint Estèphe : Beau Site Haut Vignoble 2009

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La robe est profonde de couleur sanguine à pourpre. L'olfaction est nette et expressive, avec des arômes de fruits rouges( cerises) et noirs ( cassis) d'épices variée et d'élevage en retrait. La bouche est mûre, Le vin se développe dans un corps dense, charnu, très velouté, et très fruité. La finale d'une très bonne allonge conserve des tannins bien enrobés, elle est persistante et d'une bonne fraîcheur. Note plaisir 16

Sancerre : Gérard Boulay : Clos de Beaujeu 2001

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La robe est dorée. Le nez est ouvert avec des arômes de fruits exotiques, d'épices orientales, et d'anis soutenu. La bouche est très charnue presque grasse, sphérique dans un milieu de bouche fruité, mais assez mou et sans pep, avec une acidité gustative basse qui impacte une finale, lascive, opulente, avec une sensation de sucres résiduels. Noté 12


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Alsace : Barmès-Buecher : Riesling : Herrenweg 2011

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La robe offre une teinte ambrée avec des reflets oranges. Le nez évoque la pomme cuite. La bouche est perlante, linéaire, avec les mêmes saveurs de pommes cuites, et une sensation d'amertume prononcée en finale marquée par des sucres résiduels. Le vin est oxydé.



03 juillet 2015

Sauternes : Yquem 2009 et Lafaurie-Peyraguey 2009

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Nous nous rendons régulièrement au château La Tour Blanche où est organisée à l'occasion de Vinexpo ( France) une manifestation dénommée «  Les Grands Liquoreux du Monde » . elle s'est déroulée cette année samedi 13 juin 2015. Nous commenterons au cours des mois de juillet et août les vins que nous avons particulièrement appréciés.

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Nous ouvrons cette rubrique avec les commentaires d'Yquem 2009 et Lafaurie-Peyraguey 2009

Yquem est un peu introverti et nécessite un bonne aération dans le verre pour révéler son immense potentiel et son admirable harmonie. Pour déguster ce vin dans les grands ou excellents millésimes sauternais des dernières années, soit en primeur soit comme ici en bouteille, on ne peut que constater que ce vin s'approche alors de la perfection. La très grande pureté aromatique, la densité de la liqueur, la concentration en milieu de bouche tout en conservant une brillante élégance, et la longue finale d'une remarquable harmonie font que ce vin est rarement approché par ses congénères.

Lafaurie- Peyraguey 2009 est doté de tous les marqueurs du millésime, il a l'étoffe d'un grand vin quand le vieillissement sous verre aura un peu calmé les ardeurs du millésime en finale.

 

 

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Sauternes : Yquem 2009

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La robe offre une couleur or vif à soutenu. Des arômes très purs d'abricots rôtis, d'épices orientales, de miel très raffiné , avec des notes d'oranges confites se dévoilent à l'aération. La bouche est somptueuse, la liqueur très pure et dense se déploie dans dans un centre puissant, ample, concentré, charnu, onctueux rehaussé de superbes fruits rôtis. La finale est très longue (après une bonne aération), riche, pure, précise, très harmonieuse et d'un équilibre magistral dans ce riche millésime, et très persistante . Note potentielle 19,5

Sauternes : Lafaurie- Peyraguey 2009

 

 

 

La robe est dorée. L'olfaction un peu discrète laissent entrevoir à l'aération des arômes de fruits rôtis ( abricot dominant) d'épices douces, de miel et de cire. La bouche est extravertie, riche, généreuse, charnue, volumineuse, soulignée par de très expressifs fruits rôtis. La finale est longue, pleine, sensuelle, un peu opulente mais sans lourdeur, persistante, elle gagnera avec le temps en complexité et en équilibre. Noté 17,5, voire plus avec le vieillissement sous verre


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02 juillet 2015

Vouvray : Domaine d'Orfeuilles : Silex 2012 et Muscadet : Domaine de l' Ecu : Orthogneiss 2008

Un ami œnologue qui s'est rendu en Loire pour raisons professionnelles m'a offert une bouteille de Silex du Domaine d' Orfeuilles 2012 qu'il avait appréciée et que nous avons bien goûtée. Ce vin représente bien son lieu de naissance. Peu d'informations sont disponibles sur cette propriété. C'est un domaine d'une vingtaine d'hectares situé sur les communes de Chançay et de Reugny. Le vignoble est planté en Chenin sur des sols et sous-sols argileux et argilo-calcaires surmontés d'une couche de silex (forte densité). Les propriétaires élaborent des Vouvrays effervescents, des vins blancs secs, demi-secs et liquoreux.

Nous avons ouvert notre dernière bouteille du Domaine de l'Ecu cuvée Orthogneiss 2008 qui bien conservée dans une cave fraîche s'est montrée être au niveau où nous l'attendions, c'est à dire un bon vi

 

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Vouvray : Bernard Hérivault : Silex d'Orfeuilles 2012

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La robe or clair est brillante. Le nez bien ouvert évoque la poire mûre, nuancée de notes épicées et fumées et de tilleul. La bouche est veloutée, charnue, presque grasse, jusque dans un centre bien construit, puis le vin se tend et s'allonge dans une finale fraîche élégante, avec des saveurs de poire, de coing, de peau d'amande, très salin, avec des notes de calcaire broyé. Noté 15, même note plaisir

Muscadet : Domaine de l'Ecu : Orthogneiss 2008

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La robe offre une teinte or clair. L'olfaction est expressive avec des arômes de citron, de fruits blancs, et des notes florales, et pierreuses. La bouche, de construction allongée, est délicatement charnue, un peu plus dense dans un milieu de bouche fruitée. La finale est étirée, fraîche, soulignée par des saveurs d'agrumes plus marquées, légèrement saline et iodée. Noté 15, même note plaisir





01 juillet 2015

Pomerol : Vieux Château Certan 2001 et Saint Emilion : Grand Pontet 2010

Une bouteille de Vieux Château Certan 2001 ne demandait que l'occasion d'être ouverte. Nous avons profité d'une belle entrecôte rassie grillée sur les sarments de vigne, pour déguster ce vin qui a été mis en carafe deux avant la première dégustation. Beaucoup de plaisir , dès le premier jour, avec ce vin très réussi, encore plus le lendemain. Bien que fort agréable, une attente de cinq ans en cave offrira un vin très complet et parfaitement épanoui.

Lors d'une visite à Grand-Pontet avec un résident canadien, après la dégustation sur fûts, Pascal Lucin nous a fait déguster un vin de la propriété du millésime 2010. Une très belle bouteille dotée d'un grand potentiel de garde, qui laisse apercevoir sa grande qualité, et qu'il faudra attendre 15 à 20 ans pour en profiter pleinement

 

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Pomerol : Vieux Château Certan 2001

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La robe est assez profonde, de couleur pourpre à rubis. Le bouquet intense et séduisant évoque les cerises mûres et fraîches, les roses variées, la violette, nuancées de notes de cassis et d'épices douces. L'attaque est très veloutée à soyeuse, le vin se développe dans un corps dense, serré, bien enrobé par une chair bien formé, et rehaussé de fruits intenses. La finale est longue, soutenue, avec des tannins légèrement plus fermes , fraîche, très persistante grâce aux belles saveurs perçues à l'olfaction, avec une sensation ultime d'élargissement en bouche. Noté 17, voire 17,5 dans cinq ans, note plaisir 16,5



Saint Emilion : Grand Pontet 2010

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La robe est profonde de couleur violine. Le nez est net et expressif avec des arômes de soupe de fruits noirs ( cerise, mûres, et cassis), de boite à épices, de violettes et d'élevage de qualité au second plan. La bouche est puissante, concentrée , bien tenue par des tannins un peu plus fermes dans un centre très fruité doté d'une chair veloutée. La finale est allongée, bien tenue avec des tannins un peu plus impressifs, très persistante ( fruits, épices , et violette) bien équilibrée par la fraîcheur inhérente au millésime, malgré la richesse du vin. Noté 16, voir un peu quand le vin sera sur son plateau de maturité.







30 juin 2015

Des vins rosés ( millésime 2014 ) : Bordeaux : Château Penin et Corse-Figari : Clos Canarelli

Nous n'avons pas d'attrait particulier pour les vins rosés, que nous ne goûtons que rarement. En ces journées très chaudes de cette fin du mois de juin, qui devraient devenir caniculaires dès aujourd'hui, nous avons décidé de goûter quelques vins rosés, acquis chez un caviste libournais. Il ne s'agit pas de faire une dégustation exhaustive de ce qui est produit dans cette couleur en France, mais de choisir quelques vins provenant de différentes régions productrices.

Les deux vins commentés dans ce billet sont de factures différentes. Le Rosé 2014 du Chateau Penin en appellation Bordeaux Rosé est fruité, construit avec élégance et frais, c'est un très bon vin de soif en cette période estivale. Le rosé 2014 du Clos Canarelli ( appellation Corse-Figari) est riche, opulent, gras, sans avoir la fraîcheur nécessaire, dès le milieu de bouche et dans la finale, qu'attend le dégustateur pour ce type de vin.

Bordeaux : Chateau Penin : Rosé 2014

Penin rosé

La robe, brillant au une teinte de rose ancienne. Le nez bien ouvert, évoque la groseille, la fraise, avec de légères notes d'agrumes et d'épices douces. La bouche est veloutée, avec une matière assez pleine, délicatement charnue et très fruitée. La finale est fraîche élancée, longiligne et d'une agréable persistance ( fruits, légères épices et notes florales). Noté 14, et un bon plaisir

Corse-Figari : Clos Canarelli : Rosé 2014

 

Clos Canarelli

 

 

 

La robe offre une teinte rosée très pale, avec des reflets jaunes. L'olfaction est assez simple avec des arômes d'agrumes (pamplemousse dominant) et des notes florales et de fraises. La bouche est riche, très charnue, presque grasse, fruitée, assez volumineuse et sphérique. Dès le milieu de bouche une sensation de mollesse s'installe et affecte la finale dans son allonge et sa tonicité, qui se termine par de légers amers (peaux d'agrumes). Noté 12.



29 juin 2015

L'appellation Pauillac : millésime 2012 à l'Union des Grands Crus

La dégustation des vins en bouteille confirme nos impressions de celle des vins « primeurs ». La sélection des lots entrant dans le premier vin a été probablement assez sévère, car très peu de vins sont marqués par des notes végétales. Un certain nombre de propriétés a choisi des extraction douces, offrant des vins plus longiformes qu'en centre et en densité, et conservant des fruits mûrs et frais, qui laisse au dégustateur une sensation agréable. Pichon-Baron nous a paru être le vin le plus construit et le plus mûr, contrairement à Lynch-Bages qui s'est engagé sur le même registre, mais avec des sensations végétales sur la bouteille dégustée que nous n'avons pas perçues sur l' échantillon de Pichon-Baron. Si ce n'était des prix relativement élevés pour quelques vins de cette série, 2012 présente l'avantage de pouvoir être bu en attendant les grands millésimes 2005 et 2010.

 

 

D'Armailhac 2012

Des arômes de cassis de légères épices, et d'élevage au second plan caractérisent un olfaction ouverte. La bouche est élégante et veloutée, plus énergique dans un centre fruité construit sur des tannins plus fermes. La finale est un peu plus tannique, assez autoritaire, d'une bonne persistance aromatique. Noté 15

Batailley 2012

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Le nez, d'une bonne expression, évoque les fruits rouges nuancés de notes florales. La bouche est souple, délicate, plus dense dans un centre fruité et dotée d'une chair de bon aloi. La finale est allongée, élancée, d'un bon maintien, soulignée par des fruits mûrs et frais, et des notes de violette. Noté 16

Clerc-Milon 2012

Des parfums de cassis, de cerises, et des notes épicées se dévoilent à l'agitation. L'attaque est franche, les tannins sont enrobés par une chair veloutée, le vin s'étoffe dans un milieu de bouche , bien construit (dans le contexte du millésime) rehaussé de fruits expressifs. La finale, soutenue, est fraîche, persistante, allongée. Noté 16

Croizet-Bages 2012

L'olfaction évoque le moka qui, à l'aération, fait place à des arômes de fruits rouges. La bouche est souple, linéaire, assez fruitée, et un milieu d'un très léger ton au-dessus de l'attaque. La finale dans la continuité est fraîche, avec des tannins un peu plus impressifs, dotéé d'une matière fine, un peu plus fruitée. Noté 13,5

Grand-Puy Ducasse 2012

Des arômes de cassis et de fruits rouges, accompagnés de notes florales et d'élevage s'expriment à l'aération. La bouche est souple, en attaque, le vin prend de l'envergure dans un centre fruité, marqué par des tannins un peu plus fermes. La finale est un peu plus tannique, persistante, et fraîche. Noté 15

Haut-Bages Libéral

Le nez ouvert laisse entrevoir au premier plan des arômes épicés, puis à l'agitation des fruits rouges. La bouche est souple, élégante, fruitée, plus pleine, et assez charnue dans son milieu. La finale est élancée, fraîche, fruitée et florale. Noté 14,5

Lynch-Bages 2012

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Des arômes de cassis, d'épices douces, et des notes de poivron rouge soulignent une olfaction expressive. L'attaque est veloutée et élégante, les tannins se font plus fermes dans un centre plus affirmé, plus dense et fruité, délicatement charnu. La finale est plus tannique, autoritaire, fraîche, agrémentée de fruits expressifs, et ponctuée de notes végétales. Noté 14,5 sur cette bouteille

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Lynch-Moussas 2012

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Le nez évoque les fruits frais, nuancés de notes florales et d'élevage. La bouche est délicate, souple, svelte, fraîche longiforme, finement charnue, dotée d'une bonne expression aromatique (fruits et fleurs). Noté 14,5

Pichon- Baron 2012

 

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L'olfaction expressive évoque la corbeille de fruits noirs, les fines épices, et un élevage de belle qualité. La bouche est très veloutée, les tannins sont enrobés par une chair bien formée et se trament dans un corps plein, d'une très bonne densité dans le contexte du millésime, rehaussé de fruits expressifs. La finale est allongée, fraîche d'un bon maintien (tannins plus fermes) un rien plus austère, et persistante. Noté 16,5

Pichon Longueville Comtesse de Lalande 2012

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L'élevage au premier plan s'estompe à l'aération et fait place à des arômes floraux et de fruits rouges. La bouche est élégante et veloutée, de demi-corps dans un centre agrémenté de fruits mûrs et frais. La finale est élancée, un peu plus fluide, les tannins reste enrobés par une chair fine, d'une bonne persistance aromatique. Noté 15/15,5

 

Grille de lecture

Vin défectueux : non noté, 10-12/79-83 : vins sans défauts majeurs, mais sans intérêt, 12,5-13/84-85 : vin moyen, 13,5-14/ 86-87 : assez bon vin, 14,5-15/88-89: bon vin : qui commence à avoir une allonge convenable, 15,5-16/90-91 : très bon vin, 16,5-17/92-93 : excellent vin, 17,5-18/94-95 : grand vin, 18,5/96 : très grand vin, 19-19,5/97-98 : vin exceptionnel, 19,75/99 : une approche de la perfection



26 juin 2015

Vendredis du Vin #77 : le vin qui vous ressemble...

A lire ici

(http://vitineraires.blogspot.fr/2015/06/vdv77-le-vin-qui-vous-ressemble.html)

 

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Cave à vins. Treize degrés. Dehors, canicule. Un Vieux Château Certan gît sur une latte de fer. Un silence de début d'après midi, bientôt interrompu par le grincement des gonds et le frottement des galets piétinés. Des doigts hésitants retournent la bouteille, une chartreuse XVIIIème, barlongue, suit sa progression entre deux tourelles sur papier sépia et se retrouve ventre à l'air.

 

Moi : 2001, sans doute à boire...

VCC : Mon heure a sonné... Dormir cent ans, est-ce seulement dans les contes ?

Moi : Je ne suis même pas certaine que tu pourrais tenir cent ans. Je préfère te croquer sur le fruit...Aux âmes bien nées, la valeur...

VCC : ...n'attend pas le nombre des années....Bien sûr, bien sûr... Vile société qui érige en parangon de réussite, la jeunesse et l'immédiateté.

Moi : Il en a toujours été ainsi.

VCC : Non. Nous, nous savions attendre et la patience était une vertu éprouvée pour la méditation plus que pour l'espérance. Les anciens buvaient les bouteilles de leurs aïeux et nous plantions des vignes pour nos petits enfants.

Moi : Encore un discours passéiste ! Tu as trop vieilli, tu vois bien ? Tu ne rêves même plus du plat que tu vas accompagner, tu cèdes aux regrets de ton enfermement.

VCC : Sur quel plat vais-je être sacrifié ?

Moi : Une pièce de bœuf exquise, bien rassie, grasse, parfumée, et cuite aux sarments.

VCC : Qui va m'évaluer ?

Moi : Un certain Daniel Sériot...

VCC : Ça donne quoi ?

Moi : Un peu moins bien que la pièce de bœuf...

VCC :Tu veux dire « pas de bol ». Je connais tes euphémismes !

Moi : Non, c'est une litote !

VCC : Chipoteuse...

Moi : On dit chipotière ! mais je veux bien être chicaneuse...

VCC : Quand je suis pomerolaise ! Reconnais que ça a plus de gueule !

Moi : Plus de goulot , je veux bien. C'est toi qui as de la gueule.

VCC : Au fait, tu ne peux pas choisir un Saint Emilion ?

Moi : Non, je veux un vin qui me ressemble !

VCC : La meilleure de toutes ! Dis donc, c'est ma journée ! Tu ne pouvais pas me dire, pour mes derniers instants, quelques mots réconfortants, doux ?

Moi : Désolée, je ne connais pas de phrases résurrectionnelles à part le « lève-toi et marche ». Mais comme tu n'as pas de pieds...

VCC : Faut savoir ! J'ai souvent entendu parler de jambes pour le vin.

Moi : Tu en auras quand tu seras dans mon verre, justement.

VCC : Avoue que tu es bien prétentieuse de te comparer à ma douceur, au soyeux de mes tannins, toi qui es si rugueuse !

Moi : C'est une façon de baptiser pudiquement mon instinct de bienséance, de retenue, ma pudeur...

VCC : Mon esprit si raffiné, mes senteurs si capiteuses, complexes, et le velouté de ma peau...

Moi : Je me reconnais...

VCC : Je reconnais plutôt ton chèvrefeuille synthétique de chez Yves Rocher et tes formules toutes faites à la mords-moi-le nœud.

 

La bouteille est emportée dans la cuisine et prête à être ouverte. La différence des températures fait apparaître une légère buée qui marque de traits sinueux le verre. Elle pleure..., sa mort prochaine.

VCC : A bien y réfléchir, tu as raison, nous nous ressemblons un peu...

Moi : Tu le concèdes enfin ?

VCC : Oui. La rondeur de ma chair pomerolaise se retrouve sur les arrondis de tes hanches... T'aurais pas quelques kilos en trop?

Isabelle

Peinture de Botterro

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Champagne : Gosset Grande Réserve et Jacquesson cuvée 738

Nous avons ouvert quelques vins de Champagne au cours de ce dernier mois. Une amatrice de ces vins qui est venue séjourner quelques jours chez nous, nous en a donné l'occasion. Le Champagne Gosset : Grande Réserve s'est très bien goûté, même le lendemain après avoir été rebouché avec un bouchon métallique destiné à ce genre de bouteille et conservé au réfrigérateur.

La cuvée 738 de Jacquesson a été débouchée, après notre dégustation à l'aveugle des vins rouges de la rive gauche de Bordeaux ( millésime 2012) avec des amateurs. Nous avions un besoin de fraîcheur après ce festival de tannins. Le vin s'est bien présenté, sans plus. Un restant de bouteille a été conservé au frais, dans les mêmes conditions que le Gosset Grande Réserve et rédégusté le lendemain. L'effervescence était moindre, mais le vin avait gagné en chair , en velouté, et en allonge. On ne peut que constater que certains vins de Champagne méritent d'être carafés, s'ils sont bus en une seule fois, et à mon avis cette cuvée 738 en fait partie.

 

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Champagne : Gosset : Grande Réserve : Brut

Assemblage : Chardonnay 43%, Pinot noir 42%, Pinot Meunier 15%

Un cordon de bulles très fines traversent une robe de teinte or clair. Le nez est expressif, avec des arômes de fleurs blanches, d'agrumes, de poire, de noisettes, et des notes de fruits rouges. L'attaque est crémeuse les sensations sont ascendantes, le centre est vineux et fruité. La finale est longue, d'un délicat velouté de texture tout en restant tonique, persistante, harmonieuse et saline. Noté 16,5, même note plaisir.



Champagne Jacquesson : cuvée 738

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Assemblage : Chardonnay 61%, Pinot noir 18%, Pinot Meunier 21%

La robe or très clair laisse entrevoir une remontée de bulles fines. L'olfaction bien ouverte évoque les viennoiseries ( dont la brioche), les agrumes, la pomme, nuancés de notes florales. La bouche est élégante, dans une construction allongée, dotée d'une chair bien formée, plus consistante dans un milieu de bouche frais et fruitée. La finale d'une très bonne allonge, est dynamique, fraîche, élancée, et soulignée par des fruits mûrs et frais, et des notes florales ; elle est ponctuée par de nettes sensations salines et crayeuses. Noté 16, note plaisir 15,5 ( le premier jour).

 

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25 juin 2015

Un amical dîner autour de Mas Jullien 2006 et Grand Mayne 1995 (fin)

Deux vins rouges ont été proposés avec le plat principal et les fromages.

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Mas Jullien 2006 a fort bien accompagné le pigeonneau rôti. Grand Mayne 1995 s'est comporté de façon classique réalisant un bon accord avec le Saint Nectaire et la tome italienne. Nous avons terminé ce dîner avec une soupe de framboises et de mangue aux épices ( vanille et baies de Setchouan ) servie avec des macarons du pâtissier Larnicole (Libourne).

Les vins ont été servi à l'aveugle par notre hôte, après mise en carafe. Mas Julien 2006 est excellent, mais il n'a pas la profondeur, la complexité, et l élégance tactile en finale des meilleurs millésimes de ce cru. Il exprime les limites du millésime 2006, qui sans être faible n'a pas permis d'élaborer de grands vins.

Grand Mayne 1995 est sur son plateau de maturité. Les fruits restent frais ( pas de goût de cerises en bocaux), il est bien centré et long, et est prêt à boire, sans se presser, pour les amateurs de vins peu évolués ( saveurs tertiaires).





Coteaux du Languedoc : Mas Jullien 2006

La robe est assez profonde à profonde avec un liseré de teinte sanguine. Le nez est expressif, mais assez simple avec des arômes de baies de sureau, de roses, et d'épices variées. La bouche offre un très élégant velouté de texture, les tannins fins, mûrs bien enrobés par une chair bien formée se trament dans un corps fuselé, plein , plus élégant que dense et très fruité. La finale d'une bonne allonge, bien tenu par des tannins un peu plus fermes, est fraîche et persistante, soulignée par les saveurs décelées à l'olfaction et ponctuée par une note de violettes. Noté 16,5, note plaisir 16. A attendre encore un peu

 

 

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Saint Emilion : Grand Mayne 1995

La robe est profonde, de couleur rubis et légèrement évoluée au bord du verre. Le bouquet bien ouvert évoque les fruits encore frais ( cerises et cassis), les fines épices, avec des notes sanguines. La bouche est très veloutée, avec des sensations ascendantes,, bien construite, charnue, ample, et corsée ( les tannins sont fondus) rehaussée de fruits intenses. La finale est longue, soutenue, avec une chair un peu plus fine enrobant les tannins, fraîche et persistante ( fruits, épices, et léger sous-bois). Noté 16, même note plaisir. A boire pour ceux qui recherchent des fruits encore frais

 

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