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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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29 mai 2017

Domaine Rossignol-Trapet : Dégustation comparative Latricières-Chambertin et Chapelle Chambertin à l'ISVV (Bordeaux)

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Lors de notre visite au domaine Rossignol-Trapet à Gevrey Chambertin le 28 février 2017, Nicolas Rossignol m'a fait part de l'organisation d'une dégustation d'une sélection de ses Grands Crus à Bordeaux fin mars dans le cadre du club de dégustation de l'Institut Supérieur de la Vigne et du Vin. Il m'a demandé si cet évènement m'intéressait, j'ai répondu positivement, et avec grand plaisir.

Nous nous sommes retrouvés lundi 27 mars 2017 dans la remarquable salle de dégustation de l'ISVV.

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Nicolas Rossignol nous a proposé le thème suivant : comparaison (bouteilles découvertes) du Grand Cru Latricières-Chambertin avec le Grand Cru Chapelle-Chambertin dans les millésimes 2010, 2009, 2005, et 2001, avec en solo Latricières-Chambertin 2003.

Les vins sont dégustés par paire, et commentés dans l'ordre de présentation

Pour bien appréhender les différences structurelles de ses deux Grands Crus, il est nécessaire de se référer au remarquable travail de cartographie géologique (établissement d'une carte géologique au 1/10.000 ème) de Françoise Vannier : lire ICI

Cette étude et ces levés de terrain ont permis de peaufiner la stratigraphie du jurassique inférieur au jurassique moyen, mais surtout de montrer l'existence de failles globalement nord-sud (zone des Grands Crus), parallèles à la faille majeure du fossé de la Saône, et la présence d'accidents d'orientation nord-est/ sud-ouest au niveau de la combe Lavaux (failles hercyniennes à rejeu tertiaire) qui ont fragilisé le matériel lithologique et permis sa fragmentation et ses dépots au quaternaire (glaciaire et interglaciaire) en donnant naissance à l'important cône de déjection de la combe Lavaux.



Le climat Latricières-Chambertin

Le domaine Rossignol-Trapet possède 0,73 hectare sur un total de 7,35 hectares.

Les sols sont peu épais (0,8 mètre). Les formations stratigraphiques qui composent le sous-sol de bas en haut sont le calcaire dur à entroques, surmonté au nord du climat par une lame de marnes à ostrea acuminata qui viennent buter sur une faille (orientée nord-sud). En remontant le coteau se trouvent des calcaires argileux, surplombés par le calcaire de Prémeaux.

Au milieu du climat, à l'aplomb de la combe Grisard, un petit cône alluvial composé de grèzes litées (petit graviers de 1 à 2 centimètres dans une matrice sablo- argileuses pouvant atteindre 10 mètres d'épaisseur) recouvre les formations décrites précédemment. Ces dépôts s'étendent davantage sur le Grand Cru Mazoyères-Chambertin situé sous Latricières.

 

 

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Le Climat Chapelle-Chambertin

D' une superficie totale de 5,69 hectares, il se subdivise en deux unités : En la Chapelle et En Gémeaux. Le domaine Rossignol-Trapet possède 0,54 hectares qui se répartissent en 40 ares ( En la Chapelle) , et 14 ares (En Gémeaux). Ils sont assemblés dans un seul vin ( Chapelle-Chambertin). Les vignes sont plantées sur le calcaire à entroques avec des sols peu épais (30 centimètres) en la Chapelle, et des sols plus profonds et plus argileux En Gémeaux. C'est un terroir solaire, en La Chapelle en particulier.


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A la fin de la dégustation, Nicolas Rossignol a proposé à ceux qui le voulaient de choisir deux bouteilles non terminées. J'ai donc régoûté chez moi, Latricières-Chambertin 2009, et Chapelle-Chambertin 2001, qui se sont particulièrement bien goûtés grâce à cette aération bienvenue.

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Grand Cru Latricières-Chambertin 2010

vendanges 26/09/2010, un tiers de vendanges entières

La robe est soutenue de couleur grenat. Le nez ouvert évoque les fruits rouges (cerises et framboises), les pivoines, avec des notes sanguines, et de ronces. L'attaque est veloutée, les sensations sont ascendantes, les tannins fins se trament dans un corps dense, délicatement charnu, rehaussé de fruits mûrs et frais. La finale est longue, d'une agréable douceur tactile, fraîche, élancée, persistante, avec un caractère floral plus affirmé. Noté 17, voire un peu plus dans quelques années

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Grand Cru : Chapelle-Chambertin 2010

vendanges 25/09/2010, un tiers de vendanges entières

La robe est très souteneu de teinte rubis. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cassis, de cerises noires, d'épices, avec des notes de réglisse et légèrement florales. La bouche est corpulente, bien charpentée, avec une chair bien formée et très veloutée agrémenté de fruits expressifs. La finale est longue, énergique tout en conservant un très bon enrobage des tannins, fraîche et aromatique ( fruits noirs , épices, et fine réglisse) . Noté 17,5, voire un peu plus dans quelques années

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Grand Cru : Latricières-Chambertin 2009

vendanges : 15/09/2009, 2/3 de vendanges entières, dégusté deux fois

La robe est soutenue de couleur rubis à grenat. Le nez un peu réduit ( première dégustation ) est intense avec des arômes de petites baies noires (cassis et sureau ) de framboises, de fleurs capiteuses( essence de roses et pétales de bleuets) , de fines épices et d'une pointe de réglisse. La bouche est dense, les tannins fins sont enrobés par une chair plus pleine (deuxième dégustation) et soyeuse, avec un corps bien formé, rehaussé de fruits expressifs. La finale est longue, harmonieuse, soyeuse (dentelle de tannins) très aromatique, persistante et complexe. Noté 18



Grand Cru : Chapelle-Chambertin 2009

vendanges : 15/09/2009, 2/3 vendanges entières

La robe est soutenue à très soutenue de teinte rubis. L'olfaction bien ouverte évoque les petites baies noires sauvages (cassis dominant), les épices douces variées, avec des notes de framboises et de pivoines. La bouche est riche, concentrée, dense, ample, avec une belle chair soyeuse, relevé de séduisants fruits finement épicés. La finale est longue, harmonieuse, (bonne fraîcheur) soutenue, pulpeuse, parfumée et complexe. Noté 18,5

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Grand Cru : Latricières-Chambertin 2005

vendanges : 23/09/2005

La robe est très soutenue de couleur rubis. Le nez bien ouvert évoque les fruits noirs variés, les épices, les violettes, avec une pointe de réglisse et de framboises. La bouche est très veloutée, les tannins fins sont enrobés par une chair délicate, le centre est dense et corsé, agrémenté de fruits avenants. La finale très bien tenue par des tannins un peu plus fermes tout en restant finement enrobés est fraîche, aromatique et assez complexe. Note potentielle 18



Grand Cru : Chapelle-Chambertin 2005

vendanges : 23/09/2005

La robe est assez profonde de teinte pourpre à rubis. Des arômes de fruits noirs sauvages, d'épices douces, de réglisse et de fleurs mauves soulignent une olfaction d'une bonne expression. La bouche est très dense, puissante, concentrée, fruitée, avec une chair présente qui ne recouvre pas complètement les tannins. La finale est longue, impactante, avec des tannins un peu plus sensibles, fraîche, dotée d'une palette aromatique assez épanouie, avec une légère sensation calcaire. Note potentielle 18,5



Un seul vin pour le millésime 2003 : Chapelle-Chambertin

Grand Cru : Chapelle-Chambertin 2003

vendanges : 27/08/2003, 2/3 de vendanges entières

La robe est soutenue de couleur grenat à orangée au bord du verre. Le nez d'une bonne intensité montre des signes d'évolution avec des arômes de sous bois, de truffe noire, de fruits mûrs ( noirs dominants), d'épices, de réglisse et des notes sanguines. La bouche est corpulente, dense, délicatement charnue, très veloûtée agrémenté de fruits épicés. La finale est allongée, bien tenue par des tannins légèrement poudreux et crayeux, finement charnue, d'un bon équilibre, persistante et complexe. Noté 17, 5



Grand Cru : Latricières- Chambertin 2001

La robe est assez soutenue, grenat et orangée au bord du verre. Le bouquet intense évoque les roses variées, les fruits encore frais, les cerises, les griottes, avec des notes de truffes noires, d'humus et de menthe poivrée. L'attaque est soyeuse, les sensations sont ascendantes, le centre est dense finement texturé, délicatement charnu et fruitée (fruits frais). La finale est longue, avec une légère fermeté tannique (tannins finement enrobés) fraîche, persistante et complexe. Noté 16,5 en l'état

Grand Cru : Chapelle-Chambertin 2001

dégusté deux fois

La robe est soutenue, de couleur rubis légèrement orangée près du disque. Le bouquet est très expressif avec des arômes de petites baies noires (cassis dominant) d'épices (dont la cannelle), de fine réglisse, avec des notes de truffes noires, et de sous bois. La bouche est énergique , dense, dans un centre d'une bonne ampleur, charnu, très velouté et fruitée. La finale est longue, d'un très bon maintien ( tannins plus fermes et légèrement crayeux au contour délicatement enrobés), fraîche, aromatique et complexe. Noté 17 en l'état



Posté par Daniel S à 00:09 - Vins de Bourgogne - Commentaires [0] - Permalien [#]
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26 mai 2017

Chassagne-Montrachet : Domaine Morey Coffinet : Premiers Crus : En Caillerets 2013 et Clos Saint Jean 2014

Nous avons eu l'opportunité d'acquérir un bar sauvage chez notre poissonnier. Il a été cuit à l'unilatéral. Pour l'accompagner nous avons ouvert un Chassagne-Montrachet Premier Cru "En Caillerets" 2013 du domaine Morey Coffinet. L'accord a très bien fonctionné. Le vin est très prometteur, il se goûte bien, mais n'a pas encore atteint son apogée. Quelques années de cave supplémentaire, environ trois ans, permettront de fondre un élevage encore perceptible ( surtout lors de la deuxième dégustation).

Le Chassagne-Montrachet Premier Cru Clos Saint Jean 2014 (rouge) a été servi avec un poulet fermier. Ce vin est déjà très abordable et d'une remarquable gourmandise dès le premier service, avec une palette aromatique un peu plus étendue le lendemain. Il peut bien sûr être attendu en cave, mais il procure du plaisir dès maintenant.

Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés , comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert la bouteille une petite heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche.

 

 

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Chassagne-Montrachet : Morey-Coffinet : Premier Cru : En Caillerets 2013

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La robe jaune pale à or léger est brillante. Des arômes d'oranges, de légère poire, de verveine, de fleurs d'oranger, et des notes de noisettes, et légèrement briochées s'intensifient à l'aération. La bouche est bien en chair et veloutée en attaque, le centre est plus dense et fruité. La finale est élancée, fraîche, tonique, fruitée, florale et saline. Noté 16, note plaisir 15,5



Chassagne-Montrachet : Premier Cru : Clos Saint Jean 2014 (rouge)

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La robe est assez soutenue de couleur pourpre. Le nez avenant et expressif évoque les cerises, la pivoine, les roses, avec des notes de framboises et finement épicées. La bouche est séduisante, les tannins fins sont enrobés par une chair très veloutée et se trament dans un corps ample, d'une bonne densité, rehaussé de fruits éloquents. La finale est allongée, d'un bon maintien, avec une texture très veloutée; elle est aromatique et persistante. Noté 16,5, note plaisir 16

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24 mai 2017

Côtes du Rhône : Charvin 2014 , et Terrasses du Larzac : Montcalmès 2007

Pour accompagner une daube de boeuf maturé élaborée avec les restes des vins de la rive gauche du millésime 2014, nous avons ouvert les bouteilles suivantes : Côtes du Rhône Charvin 2014 et Terrasses de Larzac Montclamès 2007.

Les vins ont été goûtés, comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert la bouteille une petite heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche.

Le Côtes du Rhône Charvin 2014 est un vin fin, fruité, floral, dans une construction allongée, avec une finale fraîche et élancée, dotée d'une légère amertume (vendanges entières) qui s'estompe, sans disparaitre entièrement lors de la deuxième dégustation. Il faudra l'attendre en cave deux à trois ans pour le boire à son meilleur niveau.

Montcalmès 2007 se goute fort bien dès la première dégustation. C'est un vin aromatique, bien mûr (prunes noires, mais pas au stade "pruneau", à mon avis) riche, concentré, long, sensuel, pulpeux, complexe, et équilibré. Il s'est montré un peu plus harmonieux le lendemain. Il plaira moins à certains amateurs de cette propriété qui préfèrent les vins plus dynamiques et plus frais.

 

 

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Côtes du Rhône : Domaine Charvin 2014

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La robe est soutenue de couleur rubis. Le nez bien ouvert évoque les cerises, les légères baies noires, avec des notes épicées , de rose, et une pointe végétale. La bouche est élégante, finement charnue, dans une construction longiforme avec de fins tannins, rehaussé de fruits mûrs et frais. La finale est élancée, délicate, fraîche, fruitée, ponctuée par une légère note d'amertume. Noté 15/15,5, note plaisir 14,5



Terrasses du Larzac : Montcalmès 2007

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La robe est assez profonde, de teinte sanguine à rubis au bord du verre. Le bouquet est expressif, avec des arômes de prunes noires, de baies de sureau, d'épices variées, d'herbes aromatiques, et une pointe de réglisse. La bouche est soyeuse, charnue, ample, concentrée, relevé de fruits épicés. La finale est longue, pulpeuse, avec une sensation de puissance sous-jacente, harmonieuse, persistante et complexe. Noté 17, même note plaisir



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23 mai 2017

Visite-dégustation au Domaine Buisson-Charles à Meursault

Lors de notre séjour en Bourgogne , nous nous sommes rendus au domaine Buisson-Charles à Meursault pour récupérer notre commande de vins du millésime 2015. Une nouvelle fois Patrick et Kate Essa nous ont proposé une remarquable et passionnante dégustation du millésime 2016 en cours d'élevage (sur barriques), des vins du millésime 2015 en bouteille, et de vins de millésimes plus anciens pour finir

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Les vins du millésime 2016 en cours d'élevage



Le millésime 2016 a été marqué par les intenses et catastrophiques gelées dans la nuit du 26 au 27 avril 2016, qui ont endommagé la quasi totalité du vignoble bourguignon, et sévèrement affecté l'appellation Meursault. La conséquence première en est la faible production de vins dans ce millésime. Le temps pluvieux qui a suivi ce phénomène gélif a favorisé le développement des maladies cryptogamiques (mildiou et oïdium). Un temps plus sec s'est installé fin mai début juin (pendant la période la floraison), puis comme sur l'ensemble de la France l'été fut chaud et sec jusqu'à la mi-septembre, et a nécessité de nombreux travaux viticoles harassants pour amener les meilleurs raisins possibles jusqu'aux vendanges (fin septembre à début octobre)

La dégustation sur fûts a montré des vins de belle qualité, avec notamment un très beau Volnay Santenots (rouge). Les vins blancs, sont aromatiques avec un caractère assez épicé pour certains, bien construits, denses et même concentrés, et dotés de finales fraîches et tendues, d'une bonne expression aromatique. Nous sommes à mon avis, en présence de bons vins à très bons vins, même s'ils n'atteignent pas l'excellence, et la grandeur des vins du millésime 2015.


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Vin rouge

Volnay Premier Cru Santenots 2016

Fermentation malo-lactique non faite

Le nez expressif, évoque les fruits variés (cerises, et baies sauvages) et les fleurs (violettes et pivoines). La bouche est dense délicatement charnue, veloutée et fruitée. La finale est fraîche, tonique, allongée et aromatique. Note potentielle 17/17,5

Les vins blancs

Les robes sont de couleur jaune pale à or fin



Aligoté 2016

Des arômes de fruits variés (fruits blancs et agrumes), nuancés de fleurs sauvages soulignent une olfaction très expressive. La bouche est gourmande charnue, longiforme, et dotée d'une finale fraîche aromatiquement très épanouie. Un vin de plaisir et de gourmandise

Meursault vieilles vignes 2016

Un nez ouvert de fines noisettes, de fruits blancs et de fleurs blanches. La bouche offre une chair bien formée, elle est plus ample dans un centre fruité. La finale étirée par une fraîcheur de bon aloi est expressive et d'une bonne persistance. Noté 15/15,5

Chablis : Grand Cru : Vaudésir 2016

vignes non gelées

L'olfaction est bien ouverte avec des arômes d'oranges, de fruits blancs, d'épices douces (dont le cumbawa) et des notes florales, pierreuses et légèrement iodées. La bouche associe une séduisante finesse de texture, et une matière dense et concentrée, rehaussée de fruits expressifs. La finale s'allonge, fraîche, élégante, aromatique et persistante. Noté 17,5/18

Meursault : Les Tessons 2016

Nez séduisant, de poire, de fleurs variées, avec des notes d'oranges, et légèrement épicées. La bouche et charnue, dense et d'un bon volume dans un centre fruité. La finale allongée est fraîche, tonique et aromatique. Noté 16,5/17

Meursault : Premier Cru : Les Bouches Chères 2016

Des arômes floraux (verveine dominante) de fruits blancs et de fines épices (safran) soulignent une olfaction expressive. La bouche est dense, serrée, très finement texturé, d'une élégante concentration dans un milieu de bouche fruité. La finale est longue, fraîche, soutenue et persistante, et saline. Noté 17/17,5

Meursault : Premier Cru : Les Charmes  2016

L'aération dévoile des arômes de fruits variés ( fruits blancs dominant) avec des notes de fleurs blanches, légèrement épicées, et pierreuses. La bouche est dense, concentrée, délicatement charnue et fruitée. La finale est longue, fraîche, persistante,tendue et très minérale (sensations crayeuses et très salines). Noté 17/17,5

Meursault  : Premier Cru : La Goutte d'Or 2016

Le nez est expressif avec des arômes de fruits blancs, de fleurs variées, et de légères notes épicées. La bouche est élégante ,bien en chair, pleine, ample et fruitée.La finale est longue, harmonieuse, fraîche, aromatique, avec un début de complexité prometteur Noté 17/17,5

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Les vins du millésime 2015 en bouteilles



Les vins blancs du millésime 2015 sont hautement qualitatifs : très parfumés, floraux, fruités (fruits blancs dominants), finement épicés pour certains, avec de superbes élevages (fines noisettes) discrets qui laissent libre cours à la palette aromatique, riches, bien en chair, denses, concentrés, longs, harmonieux, sans déficit de fraîcheur, minéraux (salins) et d'une belle expression aromatique dans la finale.

Une comparaison faite entre le Premier Cru Les Cras dans les millésimes 2014 et 2015 montre un niveau vraiment supérieur du 2015 par rapport au 2014.

Les vins du millésime 2015 devront être attendus pour profiter pleinement de leur complexité (déjà esquissée dans cette dégustation) et de leur patine sous verre.

De magnifiques vins de gastronomie qui appelleront les produits de la mer : sole, bar, turbot et crustacés, et les volailles de "noble" origine.

Les robes sont de couleur jaune pale à or léger

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Chardonnay 2015

Nez très expressif, floral, fruité et finement épicé. La bouche est élégamment construite, délicatement charnue et fruitée. La finale est fraîche, aromatique, et finement saline. Noté 15

Meursault : vieilles vignes 2015

Des parfums de fleurs blanches, de poire, et d'une touche d'épices soulignent une olfaction bien ouverte. La bouche offre de belles rondeurs, dans un centre bien en chair, velouté et fruité. La finale s'étire avec une bonne fraîcheur, aromatique, ponctuée d' une petite note mentholée et saline. Noté 15,5

Meursault : vieilles vignes ( plantées en 1945) 2015

L'olfaction, d'une bonne expression évoque les fruits variés, les fleurs sauvages, avec des notes de pierres chaudes. La bouche, de construction longiforme est plus dense dans un centre doté d'une chair délicate et fruité. La finale est allongée, tendue, expressive ( fruitée, florale), avec des notes crayeuses et salines. Noté 16

Meursault : Les Tessons 2015

Le nez est bien ouvert avec des arômes de poires, de fleurs variées (dont la verveine) avec des notes d'oranges mûres. La bouche est serrée, avec une chair veloutée, plus ample dans un centre fruitée. La finale est longue, harmonieuse, épanouie dans son expression aromatique. Noté 17



Meursault : Premier Cru : Les Cras 2015

De fines épices, des fruits blancs (poire dominante), et des notes florales et de fines infusions caractérisent une olfaction avenante. La bouche, d'une belle finesse de texture, charnue et veloutée, est ample et fruitée. La finale est longue, fraîche, délicate, persistante et saline. Noté 17,5

Nous avons dégusté le même climat dans le millésime 2014, si les profils des vins se ressemblent, 2014 est moins riche et moins dense, avec une texture moins veloutée, et une palette aromatique moins épicée.



Chassagne-Montrachet : En Rémilly 2015

Le nez est fin et élégant, très floral, puis fruité (fruits blancs et légers agrumes). La bouche est droite, longiligne, fruitée, et finement charnue. La finale est élancée, fraîche, très aromatique et saline. Noté 16

Meursault : Les Bouches-Chères 2015

L'olfaction, d'une belle intensité, évoque la verveine, les fleurs de vignes, la poire, la pêche blanche avec des notes légèrement épicées. La bouche est dense, concentrée, charnue, finement texturée et fruitée. La finale est longue, soutenue, harmonieuse, aromatique, persistante et saline. Noté 18


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Meursault : Les Charmes  : 2015

Très beau nez complexe fruité (fruits blancs) floral (dont la fleur d'oranger), épicé, et pierreux. La bouche est charnue, veloutée, riche, concentrée, et fruitée. La finale est longue, énergique, tout en restant délicatement charnue, harmonieuse, persistnte, complexe et très saline. Noté 18



Des vins d' anciens millésimes



Corton Charlemagne 2013

Le robe offre une teinte jaune pale. Le nez ouvert évoque les épices (dont la cannelle) les agrumes et la poire, avec des notes de fleurs sauvages et de cailloux frottés. La bouche est énergique, compacte, avec une chair délicate rehaussée de fruits expressifs. La finale est longue, tendue, fraîche, d'une bonne expression aromatique, crayeuse et saline. Noté 17, voire un peu plus dans quelques années.

Volnay Santenots 2001

La robe de couleur rubis est légèrement évoluée au bord du verre. Des arômes de cerises, de fraises sauvages, de griotte, nuancés de notes florales, d'humus, et de très légères truffes noires soulignent une olfaction expressive. La bouche est souple, délicatement charnue et veloutée, un peu plus dense dans un centre fruitée. La finale est allongée, d'une bonne douceur tactile, fraîche et persistante. Note plaisir 16



Meursault : Les Charmes 1990

La robe offre une couleur or. Le bouquet est intense et complexe avec des arômes d'épices orientales (canelle et safran) d'oranges mûres, de poires, et des notes de fleurs d'oranger et de truffe blanche. La bouche est charnue, veloutée, ample, très pleine, riche, et aromatique. La finale est longue, harmonieuse, d'une bonne fraîcheur, complexe, persistante et saline. Note plaisir 18


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22 mai 2017

Des vins rouges du Château de l' Ou à Montescot (Roussillon)

Le château de l'Ou, situé à Montescot (Roussillon) appartient à Séverine et Philippe Bourrier. Séverine est oenologue de formation et Philippe agronome. Le vignoble est constitué de deux entités distinctes : 26 hectares plantés dans la plaine aride du Roussillon (marnes alluvionnaires) avec les cépages Syrah, Grenache (noir, gris et blanc), Mourvèdre, Roussane, Chardonnay, Muscat petits grains, et 14 hectares plantés sur des schistes de la haute vallée de l'Agly.

Les vin sont produits dans les trois couleurs (blancs, rosés, et rouges) en IGP Côtes Catalanes, avec également des Vins Doux Naturels en AOP Rivesaltes.

Le vignoble est travaillé en agriculture biologique depuis 1998.

Nous nous intéressons dans ce billet aux trois cuvées "Prestige" : Infiniment L'Ou, Velours Noir, Secret des Schistes dans le millésime 2014. Les deux premiers vins ont été dégustés à l'aveugle, lors de la soirée qui a suivi notre séance consacrée aux vins de Chablis du millésime 2014. Secret de Schistes a été goûté, bouteille découverte, deux fois sur une durée de 24 heures.

Les trois vins ( 100% Syrah) sont élaborés en vinification intégrale (fermentations alcoolique et malo-lactique en barriques), les vins sont assez marqués à bien marqués par les arômes issus de l'élevage, et ont nettement divisés les dégustateurs. Voici mes commentaires, les deux premiers vins m'ont paru supporter leur élevage, avec un équilibre " sur le fil " . Pour Secret de Schistes, l'intensité de l'élevage m'a paru rédhibitoire, en apportant une nette sécheresse en finale.

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IGP Côtes Catalanes : Château de l' Ou : Infiniment l'Ou 2014

100% Syrah, terroir de marnes alluvionnaires reposant sur des terrasses fluviatiles (plaine du Roussillon), vinification intégrale, élevage 12 mois

Des arômes de petites baies noires (cassis et mûres dominants) de boîtes à épices (dont une petite note poivrée) et de violette soulignent une olfaction nette et expressive, avec un élevage présent. La bouche est élégante, d'un séduisante soyeux de texture, délicatement charnue, pleine , dense, et fruitée. La finale est allongée, soutenue, d'une bonne fraîcheur, aromatique et persistante. Noté 16, même note plaisir



IGP Côtes Catalanes : Château de l' Ou : Velours Noir 2014

100% Syrah, terroir de schistes noirs feuilletés à 385 mètres d'altitude (haute vallée de l'Agly), vinification intégrale, élevage 12 mois

Le nez est pur et intense, avec des arômes, de cassis, de baies de sureau, d'épices douces, de poivre fin et des notes de garrigue, et des notes fumées, et finement réglissée, l'élevage sensible. La bouche est richement dotée, concentrée, ample, très fruitée, avec une chair bien formée et soyeuse. La finale est longue, bien tenue par des tannins au toucher très velouté, bien équilibrée par une fine fraîcheur perceptible, soulignée par une palette aromatique pure et persistante. Noté 16,5, même note plaisir


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IGP Côtes Catalanes : Secret de Schistes 2014

Terroir de schistes bruns ou "mosaïques" situé sur la haute Vallée de l'Agly à 325 mètres d'altitude, 100% Syrah, vinification intégrale, élevage 12 mois

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La robe est profonde de couleur violine au bord du verre. Des arômes d'élevage masquent en grande partie ( un peu moins 24 heures plus tard) malgré l' aération, des parfums de fruits noirs; de framboise, d'épices variées, et de réglisse. La bouche est veloutée bien en chair (dans sa première partie), concentrée, dense, agrémentée de fruits épicés, et de de léger élevage. La finale dans une construction allongée, est marquée par les tannins du bois, elle est séche, et un peu amère, avec une palette aromatique assez masquée par des arômes d' élevage dominant. Pas de plaisir avec cette bouteille

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19 mai 2017

Castillon-Côtes de Bordeaux : Beynat : cuvée des Lyres : 2014, et Domaine de l'A : 2008

Alain Tourenne et Nathalie Boyer exploite un vignoble de 17 hectares dont la majeure partie (12 hectares) est située à Saint Magne de Castillon en appellation Castillon-Côtes de Bordeaux, et les vins sont produits sous la marque Château Beynat. A ceci s'ajoutent un hectare de Bordeaux Rosé, deux hectares de Bordeaux blanc, et un hectare en appellation Saint Emilion.

Le vignoble, tout d'abord travaillé en agriculture biologique, est désormais cultivé selon les principes de la Biodynamie depuis 2015.

Alain Tourenne, fils et petit fils de vigneron, qui dispose d'une solide expérience viti-vinicole élabore, en vins rouges, en plus des cuvées classiques (Beynat et Beynat cuvée Léonard) trois cuvées de vins sans sulfites ajoutés : Le Malbec-Merlot by Beynat, la cuvée Terre à Terre (100% Merlot, terroir calcaire, élevage 12 mois en amphores ) et la cuvée des Lyres ( 100%, terroir argile et silex, élevage 12 à 14 mois en fûts).

Nous avons dégusté , à l'aveugle, la cuvée des Lyres 2014 lors du repas suivant la dégustation des vins de la rive gauche de Bordeaux du millésime 2014, et ce fut une brillante surprise. Un vin pur, très aromatique, construit avec élégance, à la texture soyeuse, et d'une remarquable gourmandise. Un modèle dans sa catégorie, marquée, hélas assez souvent, par des vins affectés par des réductions rédhibitoires et/ou des déviances aromatiques.

Nous avons ouvert une bouteille de Domaine de l'A 2008 (goûtée sur deux jours) pour voir l'évolution du vin. Il n'est pas à son optimum, et il faudra attendre 3 à 5 ans ( selon la température de la cave) pour s'en approcher.

 

 

 

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Castillon-Côtes de Bordeaux: Beynat : Cuvée des Lyres 2014

100% Merlot, sans sulfites ajoutéy

La robe est profonde, de teinte sanguine au bord du verre. Le nez est intense et crémeux, avec des arômes de cerises noires, de mûres sauvages, et de fines épices, et une touche sanguine. La bouche est charnue , très veloutée à soyeuse, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps bien dessiné, plein et très fruité. La finale allongée est fraîche, bien en chair, pure, d'une grande douceur tactile, soulignée par d'intenses arômes fruités et épicés. Note plaisir 16.

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Castillon-Côtes de Bordeaux : Domaine de l'A 2008

La robe est profonde, avec un liseré de couleur sanguine. L'olfaction expressive évoque les cerises, les petites baies noires, les épices douces, avec des notes de truffes noires, de léger moka et de thé fumé. La bouche est corsée, dense et assez sphérique, bien en chair, veloutée et fruitée. La finale, d'une bonne allonge est tenue par des tannins encore un peu fermes et crayeux tout en restant enrobés, elle est fraîche et persistante, avec des notes de léger élevage pas encore complètement fondu. Noté 16, note plaisir 15

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18 mai 2017

Un dîner- dégustation au château Mangot (Saint Emilion)

 

 

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Samedi premier avril, avant de début de la semaine des dégustations des vins "primeurs" du millésime 2016 à Bordeaux j'ai été invité par Karl Todeschini à un dîner au château Mangot réunissant pour une très grande majorité des professionnels de la filière "vin" ( journalistes, oenologues, viticulteurs, et gestionnaires de propriétés).

Cette soirée autour d'un repas appétissant élaborée par l'équipe de l'Atelier de Candale s'est déroulée dans la bonne humeur, la décontraction, autour de notre passion commune : le vin.

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Un nombre conséquent de bouteilles a été ouvert et a donné lieu à des discussions intéressantes et respectueuses. Les vins ont été dégustés à l'aveugle, excepté le Blanc des Millénaires 1995 de Charles Heidsieck (Champagne). Quelques vins ont été trahis par leur bouchon (liégeux à nettement bouchonné) et deux bouteilles ont montré une déviance aromatique.

Voici les vins sans défaut que j'ai dégustés à l'aveugle (note plaisir) et que je commente ci-dessous. Les vins sont servis en carafe ( sauf le Champagne)


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Champagne Charles Heidsieck : Blanc des Millénaires 1995

100% Chardonnay, dégusté bouteille découverte

La robe de couleur or vif est traversée par une cordon de bulles modérées et très fines. La bouquet est intense, séduisant, et complexe avec des arômes d'élégante évolution : agrumes (dont l'orange mûres), fruits secs ( amandes et noisettes), infusion ( camomille et verveine), de fines épices douces, de légère truffe blanche, et des notes finement briochées. La bouche est dotée d'une belle chair veloutée, le vin prend de corps et une avenante vinosité dans un centre souligné par les arômes complexes. La finale est longue, pure, intense, fraîche, très aromatique, persistante et saline. Note plaisir 18


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Bordeaux : blanc : La Grande Clotte 2015

La robe de couleur or vif est brillante. Le nez expressif évoque le pamplemousse, le citron, les fruits de la passion, avec des notes florales et de fines épices. La bouche est charnue et veloutée, dense, et fruitée. La finale est allongée, soutenue, tendue par une fraîcheur de bon aloi, tonique, aromatique et persistante. Note plaisir 16,5



Sancerre : Alphonse Mellot : La Moussière 2015

La robe offre une teinte or léger. L'olfaction à l'agitation est discrète (fruits exotiques). La bouche est droite, énergique, très légèrement fruitée. La finale est peu expressive d'une honnête fraîcheur, et reste comprimée. Un vin mutique à revoir.



Clos de Tart : Grand Cru 2005

La robe est assez profonde de couleur sanguine. Le bouquet ouvert évoque les petites baies noires, les épices, de légères cerises, avec des notes d'évolution ( humus et feuilles mortes). La bouche est énergique, avec un grain tannique fin, le centre est musclé et charnu, relevé de fruits variés et de notes d'évolution. La finale est allongée, d'une bonne fraîcheur, autoritaire, fruitée, épicée, avec les mêms arômes d'évolution. Note plaisir 15. Une bouteille trop évoluée pour son âge.



Châteauneuf du Pape : La Janasse: Chaupin 2005

La robe est assez profonde de couleur sanguine à violine. Le nez intense évoque les cerises kirschées, les épices variées, avec des notes de garrigue, de cacao et de menthol. La bouche est riche, concentrée, puissante, dotée d'une chair veloutée enrobant les tannins, rehaussée de fruits épicés. La finale est longue, bien tenue par des tannins un rien plus fermes, très soutenue, équilibrée (sans sensation rédhibitoire d'alcool) persistante et assez complexe . Note plaisir 17





Margaux : Marojallia 2005

La robe est profonde avec un liseré de teinte sanguine. Le nez, d'une bonne intensité, évoque le cassis, les cerises noires, la boite à épices, avec des notes réglissées. La bouche est bien construite, corsée, bien en chair et veloutée, rehaussée de fruits expressifs. La finale d'une bonne allonge, tenue par des tannins encores un peu fermes, est fraîche, élégante et persistante ( aromatique encore simple) . Note plaisir 16



Saint Emilion : Mangot 2005

La robe assez profonde offre une couleur rubis. L'olfaction est expressive avec des arômes de cerises, de léger cassis, d'épices, et de légère réglisse. La bouche est consistante, corsée, déficatement charnue et fruitée. La finale allongée, tenue par des tannins légèrement crayeux, est fraîche et persistante. Note plaisir 15,5



Pomerol : Gombaude-Guillot 2005

La robe est soutenue de couleur rubis. Le bouquet est ouvert avec des arômes de cerises fraîches, de roses, et des notes légèrement épicées. La bouche est souple, longiforme, un peu plus ronde dans un centre finement charnu et fruité. La finale est élancée, avec une fraîcheur un peu vive, soulignée par des fruits frais et des notes florales. Note plaisir 15



Saint Emilion : Château Canon 2005

La robe est assez profonde, de teinte rubis à grenat. Le nez ouvert évoque les cerises mûres et fraîches, les épices douces, avec des notes de petits fruits noirs et florales. La bouche est longiforme, dense, avec un corps oblong enrobés par une chair délicate veloutée et fruitée. La finale est allongée, tenue par des tannins crayeux, fraîche et persistante. Note plaisir 16,5



Saint Emilion : Mangot Todeschini 2011

La robe est profonde , de teinte sanguine. L'olfaction est expressive avec des arômes de baies de sureau, de cassis, d'épices variées, et des notes de cerises, et de violettes. La bouche est énergique, corsée, avec une chair bien formée et veloutée souligné par des fruits légèrement épicés. La finale est élancée , fraîche, d'un bon maintien, d'une bonne persistane aromatique. Note plaisir 16

 

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Sauternes-Barsac : Climens 2005

La robe de couleur or soutenue est brillante. Le bouquet évoque les fruits finement rôtis ( oranges, et léger abricot) les épices orientales, et le miel fin. La bouche est onctueuse, bien en chair, dense, pure, d'une élégante concentration agrémentée de fruits rôtis. La finale est longue, harmonieuse (fraîcheur perceptible), d'un délicieux velouté de texture, et persistante. Note plaisir 17, et plus avec le vieillissement sous verre





17 mai 2017

Des vins de la rive gauche de Bordeaux du millésime 2014 à l'aveugle : (fin)

Les vins qui ont été les plus appréciés par les dégustateurs se trouvent dans cette série, avec aussi une grande déception : une bouteille de Branaire Ducru 2014 (Saint Julien Cru Classé) déviante et défectueuse, probablement trahie par son bouchon. Les vins ont été regoûtés le lendemain (reste des carafes conservées en cave fraîche, et donc sans être à l'aveugle).

La cuvée Elégance 2014 du Château Tourteau Cholet (Graves) s'est maintenue au très bon niveau de la veille. Le château Seguin 2014 ( Pessac-Léognan) s'est dégusté un bon cran au dessus. Un vin complet aromatique, bien construit, corsé, long, élégant et frais. Tout ce que l'amateur attend d'un excellent vin de Bordeaux (de garde) que la longue aération a permis de percevoir, et vendu à un prix raisonnable.

Le L de La Louvière 2014 ne s'est pas montré à son avantage le lendemain, et l'aération prolongée a accentué ses défauts : un nez poussièreux et de léger carton mouillé, une bouche tannique, sans chair, peu expressive et dotée d'une acidité vive. Une autre bouteille défectueuse.



Voici le classement des vins notés au dessus de 15/20

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1)Tourteau Cholet ( Graves) Cuvée Elégance 2014 : 15,75/20

et Château Seguin 2014 (Pessac-Léognan) : 15,75/20

3) Clos Manou (Médoc) : 15,58/20

4) Château de Malleret (Haut-Médoc) : 15,08/20



Les robes sont profondes, de couleur sanguine au bord du verre.



Saint Julien : Branaire-Ducru 2014

Acétate d' éthyle, légère ascescence, et nette oxydation en bouche. La bouteille est défectueuse.

 

Graves : Château Tourteau Cholet : Cuvée Elégance 2014

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Le nez est élégant et ouvert avec des arômes de cassis, de cerises, de légères épices et des notes florales, et d'élevage bien dosé. La bouche est souple en attaque, plus dense dans un corps allongée, délicatement charnu, très velouté et fruité. La finale est allongée, avec des tannins restant bien enrobés, elle est fraîche, séduisante, aromatique et persistante. Note plaisir 16,5, moyenne du groupe 15, 75



Pessac-Léognan : Château Seguin 2014

L'olfaction expressive évoque les cerises, les baies de sureau, les fines épices, avec des notes florales (violettes) et un élevage bien proportionné. La bouche est bien en chair et veloutée, le vin se développe dans un corps bien formé, plein et dense, rehaussé de fruits éloquents. La finale est longue, d'un bon maintien (tannins fins habillés d'une chair délicate) est fraîche, fruitée, épicée et florale, avec une très légère pointe d'amertume en ultime sensation. Noté 16,5, moyenne du groupe 15, 75

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Pessac-Léognan : L de la Louvière 2014

L'agitation libère des arômes de léger fruits rouges, avec des notes poussièreuses. La bouche est tannique, manquant de chair, avec une finale à l'aromatique discrète soulignée par une acidité vive. Note plaisir 11, moyenne du groupe 10,33. Trois dégustateurs n'ont pas noté ce vinUne bouteille probablement défectueuse

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16 mai 2017

Des vins de la rive gauche de Bordeaux millésime 2014 à l'aveugle (2)

Nous avons regoûté les vins 24 heures plus tard, après avoir conservé les carafes en cave fraîche. Pour les vins de la première série commentés hier, le château de Malleret 2014 s'est montré un peu plus aimable en finale, avec des tannins un peu plus enrobés, il s'est goûté un cran au dessus de la dégustation à l'aveugle. Bolaire 2014 n'a pas évolué, dans un sens positif comme négatif. Charmail 2014 manque de netteté, c'est d'autant plus regrettable que le vin offre un milieu de bouche charpenté et bien construit.

Le Château de Gironville 2014 présente toujours cette légère sécheresse en finale due à un élevage qui devra se fondre. Le Clos Manou 2014 n'a pas pu être regoûté, car il a été terminé lors du dîner, nous pouvons en conclure qu'il a été bien apprécié par les participants et que l'aération lui a fait grand bien.

Château Belle-Vue 2014 offre une belle première partie de bouche. La finale ne présente pas une évolution plus harmonieuse par rapport à la dégustation à l'aveugle, ce qui n'exclut pas un développement positif avec le vieillissement sous verre.



Les robes sont profondes de teinte sanguine au bord du verre



Haut-Médoc : Château de Gironville 2014

Le nez est bien ouvert avec des arômes de violettes, de cassis, de cerises, et de légères épices. La bouche est élégante, les tannins sont enrobés par une chair délicate et veloutée, elle est plus consistante dans un centre fruité. La finale est allongée, fraîche avec des tannins un peu plus fermes, fruitée , florale, avec une pointe de sécheresse en ultime sensation. Note plaisir 15,5, moyenne du groupe 14,41

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Médoc : Clos Manou 2014

L'olfaction, expressive et assez crémeuse, évoque le cassis mûr, les épices, avec des notes florales et de thé fumé. La bouche est corsée, charpentée, charnue , veloutée, et très fruité. La finale est longue, tenue par des tannins fermes, un peu austère ( léger élevage à fondre), fraîche, aromatique et persistante. Note plaisir 16, moyenne du groupe 15, 58


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Haut-Médoc : Belle-Vue 2014

Des arômes de fruits rouges, de fines épices, avec des notes florales et d'élevage se dévoilent à l'aération. L'attque est souple et veloutée, le vin se développe dans un corps dense et fruité. La finale est portée par une fraîcheur un peu vive, fruitée; et un peu évanescente dans sa ponctuation. Note plaisir 14,5, moyenne du groupe 13

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15 mai 2017

Des vins de la Rive Gauche de Bordeaux du millésime 2014 à l'aveugle (1)

Ce samedi 13 mai, la séance mensuelle de notre club de dégustation avait pour thème "des vins de Bordeaux de la rive gauche du millésime 2014". Notre groupe réunissait comme d'habitude des professionnels du vin (oenologue, sommelier, viticulteur) et des amateurs expérimentés. Isabelle qui n'évalue pas les vins, a collecté les bouteilles, et a choisi un ordre aléatoire de service. Les vins ont été mis en carafe une heure et demie avant la première dégustation, puis les vins ont été regoûtés une grosse demi-heure après la fin de la première dégustation. Cette aération prolongée a été globalement favorable aux vins qui se sont mieux dégustés la deuxième fois.

Les vins choisis par les différents participants devaient rester dans une tranche de prix abordables.

Château Charmail 2014 à laissé entrevoir des légères notes animales et une finale métallique plus nette lors de cette deuxième dégustation. Une contamination par les éthyls-phénols est probable, même si elle est très légère aujourd'hui, et ne pénalise pas complètement le vin. Elle hypothèque néanmoins son avenir pour les bouteilles qui seraient atteintes du même symptôme

 

 

 

 

 

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Les robes sont profondes, de teinte sanguine au bord du verre.



Haut-Médoc : Château de Malleret 2014

L'agitation dévoilent des arômes de cassis, de légères cerises, d'épices, avec des notes d'élevage. La bouche est sérieusement construite , corsée, finement charnue, fruitée. La finale d'une allonge normale est tenue par des tannins fermes, fruitée, et épicée, avec une légère amertume (élevage). Note plaisir 15, moyenne du groupe 15,08

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Bordeaux Supérieur : Bolaire 2014

Le nez est ouvert avec des arômes de cerises noires, d'épices, avec des notes de fruits noirs et de léger élevage. L'attaque est souple, le vin se développe plus rond et plus plein dans un centre, délicatement charnu et fruité. La finale allongée, d'un bon maintien (tannins enrobés), est fraîche et d'une bonne expression aromatique (fruits et épices). Note plaisir 15,5, moyenne du groupe 14,08

Haut-Médoc : Charmail 2014

L'olfaction évoque les petites baies noires, de fines épices, avec des notes légèrement végétales , et une pointe animale. La bouche est bien en chair, corsée, charpentée, fruitée, avec des tannins enrobées par une chair délicate. La finale est fraîche, assez fruitée, avec des tannins plus fermes, et une sensation métallique dans son ultime expression. Note plaisir 14, moyenne du groupe 13,41


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