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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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17 septembre 2019

Alain Graillot : La Guiraude 2005, Madiran : Bouscassé vieilles vignes 2001, Haut-Médoc : Sociando Mallet 2001

Le dîner se poursuit avec un quasi de veau cuit en basse température, accompagné de carottes et de potimaron,

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puis d'un copieux et savoureux plateau de fromages, et nous terminons par une salade de fruits au basilic et macaron à la rose.

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Trois vins rouges sont servis et dégustés à l'aveugle avec la viande et les fromages. La bouteille de Crozes-Hermitage La Guiraude 2005 d'Alain Graillot remplace en dernière minute une bouteille de Saint Joseph 2010 de Gérard et Jean-Louis Chave qui s'est révélée être ascescente. Malgré une aération courte, cette Guiraude 2005 s'est montrée excellente, ce qui ne nous a pas paru surprenant quand on connaît la régularité de cette cuvée qui n'est produite que lors d'un millésime qualitatif.

Les vins suivants ont été mis en carafe deux heures avant leur service.

Sociando Mallet 2001 est fortement marqué par les arômes de poivron à tous les stades de la dégustation ce qui finit par être entêtant et peu agréable. Si l'élevage soutenu dans la jeunesse arrive à masquer tout ou partie ces arômes de poivron, le vieillissement sous verre finit par les révéler sans équivoque. Pour ma part ce sont des arômes rédhibitoires.

Le Boucassé vieilles vignes d'Alain Brumont 2001 a remarquablement profité de son vieillissement sous verre dans ce très beau millésime à Madiran, dont j'avais pu déguster dans leur jeunesse les vins de diverses propriétés. Cette excellente bouteille parfaitement représentative de son terroir a été appréciée par l'ensemble des dégustateurs présents, comme l'avait été lors d'une dégustation à l'aveugle, il y a 18 mois la même cuvée dans un millésime plus difficile 2007

 

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Crozes-Hermitage : Alain Graillot : La Guiraude 2005

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La robe est profonde, violine au bord du verre. Des arômes de fruits noirs mûrs (cassis et mûres sauvages), d'épices variées, de légères réglisse et une touche de végétal mûr soulignent une olfcation expressive. La bouche offre des tannins fins et serrés habillés par une chair bien formée et veloutée qui se trament dans un corps plein, dense, d'une élégante concentration, rehaussé de fruits épicés éloquents. La finale est longue, harmonieuse, complexe, et expressive avec toujours cette petite pointe végétale qui participe à l'équilibre. Noté 17, même note plaisir

 

Haut-Médoc : Sociando Mallet 2001

La robe est profonde de teinte sanguine. Le bouquet bien ouvert évoque très nettement le poivron ( plus vert que rouge), les baies noires, les épices douces, et des arômes empyreumatiques issus d'une élevage appuyé. La bouche est compacte, finement charnue, avec une texture veloutée, assez puissante dans un centre fruité et poivronné. La finale est fraîche, allongée, avec des tannins fondus et structurants, assez fruitée, épicée, mais toujours marquée par ces arômes entêtant de poivron.

 

Madiran : Château Bouscassé vieilles vignes 2001

La robe est profonde avec un liseré de couleur sanguine sans signe d'évolution. Le nez est intense avec des arômes de cassis, de myrtilles, d'épices variées, de fleurs mauves, de moka, et des notes fumées. L'attaque offre une chair pleine et veloutée, le vin se développe dans un corps dense et concentré avec des tannins parfaitement enrobés rehaussé de fruits éloquents. La finale est longue, appuyée, veloutée, expressive et persistante. Noté 17, même note plaisir

 

 


15 septembre 2019

Domaine Arretxea Pantxuri 2014, Peter Jacob Kühn: Riesling Trocken 2015, Gérard Boulay : Comtesse 2012

Cathy et Emile nous ont conviés à dîner dans leur domicile de la rive droite en ce début du mois de septembre. Nous avons retrouvé avec plaisir nos amis communs Claire, Joseph, et Philippe .

Il nous ont concocté avec passion un savoureux repas avec un souci de recherche et de juste complexité dans les différents mets élaborés. Emile en amateur passionné nous avait sélectionné une série de vins adaptés à la cuisine de son épouse.

Avec les mises en bouche (crème de céléri, poire et fourme de Montbrison ; crème de poivron, gingembre, petit poivron croquant et pignon grillé ; mille feuilles de courgettes, thon snacké, vinaigrette soja-citron vert et sésame grillé ), IMG_20190907_195724

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Emile nous a servi un Irouléguy Pantxuri 2014 du Domaine Arretxea qui était hélas oxydé, avec cependant une belle matière en arrière plan. Quel dommage que le vigneron n'ait pas pris les précautions nécessaires pour une bonne conservation d'un tel vin!

Avec l'entrée (rouget barbet, crème de tapenade, caviar d'aubergine à la menthe),

 

 

 

 

notre hôte nous a proposé deux vins : un Riesling Trocken 2015 de Peter Jacob Kühn et Comtesse 2012 (Sancerre) de Gérard Boulay.

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Si le Riesling allemand était épanoui, la Comtesse 2012 offrait une palette aromatique assez discrète, mais une belle texture et structure en bouche. Un vin à attendre encore deux à trois ans en cave.

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Les vins ont été servis en carafe et dégustés à l'aveugle

 

Irouléguy : Domaine Arretxea : Pantxuri Ophites 2014

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La robe offre une teinte dorée soutenue. Le nez montre des symptômes d'oxydation (curry et noix) , de fruits jaunes, d'agrumes et d'infusion. La bouche est tonique, fraîche, construite, pleine, avec des arômes de nette évolution. La finale est fraîche, tendue, avec une palette aromatique marquant de plus en plus l'oxydation au fur et à mesure de son temps de présence dans le verre.

 

 

Allemagne : Peter Jakob Kühn : Riesling Trocken 2015

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La robe or vif est brillante. L'olfaction expressive évoque l'orange, la mirabelle, les épices orientales, avec des notes fumées et de fleurs séchées. La bouche est riche, puissante, bien en chair, veloutée, et fruitée. La finale est longue, impactante, fraîche, expressive, avec une touche saline. Noté 16,5, même note plaisir.

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Sancerre : Gérard Boulay : Comtesse 2012

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La robe jaune clair est brillante. L'agitation accentue des arômes d'agrumes variés, nuancés de notes anisées, florales et de légères épices. La bouche est bien en chair et veloutée, dense et plus pleine dans un centre fruité. La finale est allongée, veloutée, dotée d'une fraîcheur de bon aloi, encore un peu retenue aromatiquement, avec une très légère sensation de sucres résiduels. Noté 16, note plaisir 15,5

 

 

 

12 septembre 2019

Mâcon-Vergissson : Eric Forest : Sur la Roche 2016, Pauillac : Pontet Canet 2005, Barsac : Doisy Daëne 2011

Je commente dans ce billet les vins qui ont accompagné le deuxième dîner avec nos amis mi-nordistes ( Grand Lille), mi-creusois.

Le menu était le suivant : noix de Saint Jacques à l'orange sur un carpaccio de coeur d'artichaut, gigot en basse température, Saint Nectaire, salade de fruits rouges à la violette.

 

J'ai pu lire ou entendre parler très positivement des vins du Mâconnais d'Eric Forest . Il se trouve que le principal caviste de Libourne en distribue deux cuvées. J'ai ouvert et épaulé une bonne heure avant le service la cuvée Sur la Roche 2016 en appellation Mâcon-Vergisson. Le vin a été servi avec les noix de Saint Jacques dans un accord réussi. C'est effectivement une bouteille de qualité, le vin est très bon, et sera à son meilleur niveau dans trois ou quatre ans, après conservation en cave fraîche.

Pontet Canet 2005, mis en carafe deux heures avant la dégustation, a accompagné, de façon classique le gigot cuit en basse température. Ce millésime dégusté lors d'une verticale de plusieurs millésimes de la propriété, il y a quinze mois, montrait un vin qui commençait à être abordable. Cette dernière dégustation a confirmé l'excellence de ce millésime à Pontet Canet, mais il faudra encore attendre 2025 pour que les tannins de la finale soient complètement fondus.

La bouteille de Doisy Daëne 2011 (Barsac) a été débouchée lors du premier dîner, et terminée pour elle-même lors de cette soirée.

 

Mâcon-Vergisson : Eric Forest : Sur la Roche 2016

La robe jaune clair à or très fin est brillante. A l'agitation, le nez est élégant et expressif, avec des arômes de fruits blancs ( pêche dominante), de fleurs séchées, et des notes d'agrumes et très légèrement épicées. L'attaque est délicatement charnue et veloutée, le vin se développe avec de la densité dans un centre oblong et fruité. La finale est nette, élancée, étirée par une fraîcheur de bon aloi, d'une bonne tenue, expressive, avec une fine empreinte calcaire et saline. Noté 16/16,5, note plaisir 15,5

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Pauillac : Pontet Canet 2005

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La robe est profonde sanguine à violine au bord du verre. Le bouquet intense évoque le cassis mûr, les baies de sureau, les épices douces avec des notes de cèdre, de tabac brun, et une pointe de réglisse. La bouche est riche, puissante, avec une chair bien formée et veloutée qui enrobe des tannins fins et serrés rehaussée de fruits éloquents. La finale est longue, appuyée (tannins encore un peu fermes), harmonieuse (belle fraîcheur), aromatique, complexe et persistante. Note potentielle 18, note plaisir 17

 

Barsac : Doisy Daëne 2011

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La robe de teinte or vif est brillante. L'olfaction est pure et intense, avec des arômes d'oranges confites, d'abricots rôtis, d'épices orientales, de miel, et de quelques fruits secs. La bouche est onctueuse, avec une liqueur dense, concentrée avec élégance, soulignée par de très expressifs fruits rôtis . La finale est longue, avec cette fine acidité sous-jacente propre au sous-sol calcaire, qui donne de l'élégance et de l'harmonie au vin doté d'une palette aromatique expressive et persistante . Noté 17,5, note plaisir 17

 

 

 

 

 

10 septembre 2019

Sancerre : Domaine Vacheron : millésime 2017, et Alsace : Paul Ginglinger : Pinot noir : Les Rocailles 2015

Notre maison girondine est un lieu d'accueil pour nombre de nos amis , et c'est avec grand bonheur que nous aimons les recevoir pour plusieurs jours de visites et de plaisirs gastronomiques.

 

Le billet de ce jour et le prochain relatent deux dîners que nous avons pu apprécier sur notre terrasse grâce aux dernières chaleurs estivales.

Les discussions sont agréables et s'orientent sur des points de vue partagés de la politique, de l'économie et de l'écologie. Mais, sans avoir la prétention des hauteurs de réflexion du Banquet de Platon, il n'est pas à exclure que le repas pourrait valoir les agapes antiques.

Après quelques mises en bouche et des carpaccios de saumon, nous avons goûté un chapon, un excellent Saint Nectaire, un gaperon, et de délicieuses figues et pêches de vignes. Le repas s'est terminé sur un sabayon de fruits rouges.

Nous avions dégusté une bouteille de Sancerre 2017 du Domaine Vacheron au mois de mai 2018. Le vin nous avait paru de bonne facture, mais nous avions été génés par des notes levurées . Aujourd'hui tout est en place, et le vin est bon.

J'échange sur les réseaux sociaux avec un autre passionné Cyril. Il a évoqué avec enthousiasme une dégustation d'un Pinot noir Les Rocailles 2015 du Domaine Paul Ginglinger. J'avais fait l'acquisition de quelques bouteilles de cette cuvée, et ce commentaire m'a donné envie d'en ouvrir une. Effectivement c'est une réelle réussite, avec un très bon potentiel de garde, il commencera à être à son meilleur niveau dans trois ou quatre ans

 

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Sancerre : Domaine Vacheron : millésime 2017

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La bouteille a été ouverte une demi-heure avant le service

La robe jaune pale à or très clair est brillante. L'agitation estompe un légère réduction qui faite place à des arômes d'agrumes ( citron et pamplemousse), nuancés de notes florales, fumées, avec une pointe d'épices. L'attaque est franche, nette, avec une chair délicate et veloutée; le vin se développe dans un corps oblong d'une bonne densité et fruité. La finale est fraîche, tonique, tendue, expressive, et légèrement saline. Noté 15,5, note plaisir 15

 

Alsace : Paul Ginglinger : Pinot noir Les Rocailles 2015

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Le vin a été mis en carafe une demi-heure avant le service et la bouteille ouverte deux heures avant

La robe est soutenue de couleur pourpre à sanguine. Le nez expressif évoque les cerises mûres, de fines épices douces, avec des notes de framboises, de violettes, et une touche fumée et réglissée. L'attaque est charnue et très veloutée enrobant des tannins fins, avec une matière dense et concentrée avec élégance dans un milieu de bouche souligné par des fruits éloquents. La finale est longue, veloutée , harmonieuse, aromatique et persistante. Noté 16,5, voire un peu plus vers 2025, note plaisir 16

 

08 septembre 2019

Dîner à la table de Margot (Château Fleur de Roques) avec des vins d'Alsace, Champagne, Chablis, Mâcon et un superbe Rayas 2005

Dernier soir de vacances pour des membres de notre famille venus se ressourcer sur les lacs du sud-ouest! Ils font une halte chez nous, et une fois n'est pas coutume nous nous délocalisons pour leur offrir un repas. Nous nous rendons chez Joseph, à la Table de Margot, au château Fleur de Roques.

Nous choisissons chacun un menu différent, mais pour autant ce sont les mêmes vins pour tous, puisque nous n'optons pas pour le vin au verre.

Sur les mises en bouche, nous apprécions le Crémant de Paul Ginglinger.

Parmi la tablée certains prennent des encornets frais et leur caponata de légumes bio

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 d'autres des gaspachos à la burrata

 et nous concernant un oeuf parfait, champignons sauvages et foie gras poêlé.

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Ces trois entrées bien que toutes différentes se sont accommodées sur La Frérie 2015 du Domaine Auvigue. Mais l'ambiance estivale aidant, il fait très soif, et nous convenons d'un chablis pour poursuivre sur les entrées.

Sur le plat, c'est Rayas 2005 qui sera apprécié! et grandement apprécié! Magnifique vin qui a su se montrer un compagnon hors pair sur les pavés de boeuf ou sur les magrets.

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Les desserts ont été accompagnés d'un Rachais bien rafraîchissant de Boulard.

Une soirée bien agréable, festive et amicale.

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Crémant d'Alsace : Paul Ginglinger Brut Prestige 2015

La robe or très clair est traversée par des bulles actives. Le nez est expressif et crémeux avec des arômes de fruits blancs, d'agrumes, et des notes de florales ( fleurs blanches et pointe de verveine) et de noisettes. La bouche est délicatement charnue et veloutée derrière une fine effervescence, avec un peu plus de vinosité dans un centre fruité. La finale est allongée, étirée par une fraîcheur de bon aloi, cristalline, fruitée avec un touche saline. Noté 15,5, même note plaisir

 

Pouilly-Fuissé : Domaine Auvigue : La Frérie 2015

la robe or vif est brillante. Le nez est expressif avec des arômes de poire, de pêche, d'épices orientales, d'infusions, avec des notes bien en retrait de vanille . La bouche est généreuse, bien en chair et veloutée, ample et dense dans un centre fruité. La finale est longue, fraîche, soutenue, très aromatique et persistante. Noté 16,5, même note plaisir. Pas de différence avec le commentaire de début août, repris ici

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Chablis : Domaine de l'Enclos 2017

La robe or clair est brillante. L'aération accentue des arômes de fruits blancs ( poire dominante) de fleurs variées ( fleurs champêtres ), avec des notes d'agrumes et de légères infusions. La bouche est dotée d'une chair délicate et veloutée, dans une construction longiforme d'une bonne densité, et fruitée. La finale est allongée, fraîche , tonique , expressive ( agrumes dominants) et finement saline. Noté 16, note plaisir 15,5

 

Châteauneuf du Pape : Rayas 2005

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ouvert sans préparation préalable et mis en carafe une petite demi-heure avant le service

La robe est très soutenue de couleur sanguine. Le nez intense évoque les cerises mûres, les fraises sauvages, les épices orientales, les roses, avec des notes fumées, et de papier d'Arménie. L'attaque est veloutée avec une chair dense qui habille des tannins très fins, les sensations sont ascendantes vers une milieu de bouche concentré avec élégance et profond rehaussé d'expressifs fruits épicés. La finale est longue, intense, très bien tenue par des tannins un rien plus fermes, avec une fine sensation de fraîcheur sous-jacente; elle est aromatique, déjà assez complexe, avec des notes d'oranges sanguines qui participent à l'équilibre. Noté 18,5 voire un peu plus vers 2025, note plaisir 17,5.

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Champagne : Francis Boulard et fille : Les Rachais 2007

100% Chardonnay et mis en carafe avant le service

La robe or clair est brillante, avec un cordon de bulles fines. Le bouquet est élégant et expressif avec des arômes de fruits blancs ( poire dominante), d'agrumes, de fleurs séchées, d'infusions, de viennoiseries, de noisettes et d'amandes. La bouche est énergique , puissante, avec une matière veloutée et délicatement charnue sous l'effevescence, agrémentée de fruits mûrs et frais. La finale est longue, tonique, tendue, expressive, et finement saline. Noté 17,5, même note plaisir

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05 septembre 2019

Terrasses du Larzac : Montcalmès 2010, Saint Emilion : Laroze 2012, Pauillac : Domaine Les Sadons 2015

Nous continuons dans ce billet les commentaires des vins qui ont accompagné des viandes de boeuf ou d'agneau au cours de ce mois d'août.

La dernière bouteille de Montcalmès 2010 avait été un peu décevante, avec un milieu de bouche un peu lâche, et une finale portée par une acidité un peu vive qui conduisait à un manque d'équilibre harmonieux. La bouteille commentée dans ce billet est conforme à nos premières dégustations, bien que ce millésime ne nous paraisse pas dans les sommets de ce qu'a produit cette propriété, cependant d'une très bonne régularité. A notre avis, il n'est pas nécessaire de trop attendre ce millésime 2010 en cave.

La bouteille de Château Laroze 2012 s'est très bien dégustée, avec un petit ton au-dessus le lendemain. Dans ce millésime favorable au Merlot, le vin est déjà gourmand, bien centré et assez complexe. Pour les détenteurs de ce vin, un passage en carafe d'une bonne heure ou une ouverture du matin pour le soir permettra de se faire plaisir dès maintenant.

Un nouvelle dégustation du millésime 2015 du Domaine Les Sadons montre un très bon vin qui possède hélas comme beaucoup d'autres de ce secteur jusqu'au nord Médoc les limites induites par une météo calamiteuse de la mi-septembre ( huit jours de grosses pluies orageuses). Une finale avec une nette acidité parfois un peu vive et des tannins fermes manquant un peu d'enrobage dû à un léger manque de maturité des Cabernets Sauvignon.

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Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés, comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant (sauf exception précisée dans le texte ) et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche ou réfrigérateur pour les vins liquoreux (bouteille rebouchée).

 

 

Terrasses du Larzac : Montcalmès 2010 

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La robe est assez profonde de teinte pourpre à rubis sur le disque. Le bouquet, expressif évoque les petites baies noires, les cerises mûres, les épices variées ( dont les baies de Setchuan), avec des notes de violettes, de garrigue, et, de moka léger (élevage distingué en retrait). La bouche est charnue et veloutée, le milieu de bouche est corsé et dense agrémenté de fruits expressifs. La finale est longue, fraîche (acidité bien présente) tenue par des tannins enrobés, avec une palette aromatique affirmée et persistante. Noté 16 , note plaisir 16



Saint Emilion : Château Laroze 2012

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La robe est assez profonde de couleur sanguine. Le nez est élégant et bien ouvert avec des arômes de cerises mûres, d'épices douces, et des notes de fleurs mauves, de cassis, de légère réglisse, et un élevage qualitatif déjà bien intégré. La bouche offre des rondeurs avenantes dans un centre bien charpenté dans le contexte du millésime, délicatement charnu , velouté et fruité. La finale est allongée, d'une impeccable fraîcheur qui donne au vin de la tonicité, tout en conservant une texture veloutée, et une avenante expression aromatique assez complexe. Noté 16,5, note plaisir 16



Pauillac : Domaine Les Sadons 2015

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La robe est assez profonde de couleur rubis sur le bord du verre. L'olfaction est expressive avec des parfums de cassis, de fines épices, et des notes de cerises, de cèdre et de tabac. L'attaque est bien en chair et veloutée, le vin prend de la consistance et de l'énergie dans un mimieu de bouche fruité. La finale, d'une bonne allonge dans le contexte du millésime, est très fraîche, tenue par des tannins plus fermes (sans excès), et dotée d'une palette aromatique expressive. Noté 15,5 , note plaisir 15 sur cette bouteille.

 

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03 septembre 2019

Saint Emilion : Lynsolence 2012, Fronsac : La Rousselle 2010

Quelques vins de la rive droite de Bordeaux ont accompagné des grillades de boeuf au cours de ce mois d'août.

Lynsolence 2012 (Saint Emilion) de Denis Barraud s'était excellemment dégusté, il y a deux ans. J'ai souhaité voir comment évoluait le vin. La bouteille a été mise en carafe une heure avant le service. Le vin a fait preuve d'une extrême jeunesse pour ne pas dire d'une jeunesse ...insolente. Des fruits éclatants, beaucoup de consistance, une texture charnue et veloutée, de la longueur et de la fraîcheur (un terroir à Ph bas) . Une réussite remarquable dans ce millésime.

La Rousselle 2010 (Fronsac) épaulée une heure avant la première dégustation s'est bien appréciée avec une évolution sous verre conforme à nos attentes . Le vin est fruité, assez complexe, charpenté, avec une chair veloutée, allongé, frais, avec des tannins encore un peu fermes en finale. Trois ans à cinq ans de plus en cave seront nécessaires pour patiner les tannins en finale.

Les vins se sont bien tenus à l'air comme nous avons pu le constater lors de la deuxième dégustation ( 24 heures plus tard). 

 

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Saint Emilion : Lynsolence 2012

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La robe est profonde, intense, violine au bord du verre. Le nez expressif évoque les cerises mûres éclatantes, les épices variées, les mûres sauvages, avec des notes de violettes, de réglisse et un élevage qualitatif en arrière plan. La bouche est charnue, très veloutée, corsée et concentrée sans ostentation rehaussée de fruits éloquents. La finale est longue, intense, d'un bon maintien, veloutée, dotée d'une fraîcheur de bon aloi, expressive et persistante. Noté 17, note plaisir 16,5

 

Fronsac : La Rousselle 2010

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La robe est assez profonde sanguine sur le disque. Le bouquet est bien ouvert et avenant, avec des arômes de cassis, de cerises, d'épices douces, nuancés de notes florales ( violettes et roses) et un élevage quasiment fondu (encens). La bouche est bien construite, ample, dense avec du relief, délicatement charnue, veloutée, et fruitée. La finale est allongée, tenue par des tannins un peu plus fermes, fraîche, dynamique, et aromatique. Noté 16, note plaisir 15,5

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01 septembre 2019

Bordeaux Supérieur, Sancerre, Vouvray, et un superbe Clos Manou 2015 ( vignes préphylloxériques ) pour une soirée chez André

André et Fabienne ont organisé dans leur domicile libournais une soirée-dégustation sous forme d'auberge espagnole : chaque participant apporte un plat et un vin. Isabelle et moi avons retrouvé chez nos hôtes Leslie et Sylvain, Florence et François.

Voici les mets proposés par les participants : brochettes de poulet aux herbes, flan d'aubergine à la tomate, fromages de chèvre variés. Nos hôtes avaient pour leur part préparé un buffet particulièrement varié.

 

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Huit vins ont été servis pour accompagner les différents plats sans véritable recherche d'accord mets/vins.

Plusieurs vins ont hélas présenté des défauts, ils ne sont donc pas commentés en détails, mais simplement évoqués dans cette introduction.

 L'excellent Ortel 2014 de Paul Ginglinger ayant été commenté récemment ne sera pas non plus décrit dans ce billet. On se reportera à la description ICI

 

 

 

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Loire : Domaine Ogereau Savennières: Clos de Beaupréau 2018 : léger vernis, assez décharné, aromatique discrète, finale légèrement acescente.

 

Pauillac : Haut Batailley 2010 : légère sensation d' ethyl-phénols qui sera complètement confirmée par notre hôte le lendemain, avec cependant un joli vin dans ce millésime 2010.

 

Bel Air Marquis d'Aligre 2005 : Nette acidité volatile avec cependant une belle matière pleine, dense, veloutée, et fruitée....

 

Domaine Virely Arcelain : Pommard Clos des Arvelets 2006 : une matière dissociée, destructurée, ascescente.

 

Voici les commentaires des quatre vins qui se sont montrés très bons, excellents, et même remarquables pour la cuvée du millésime 2015 issue des vignes préphylloxériques de 1850 du Clos Manou.

 

 

Sancerre : Gérard Boulay : Clos de Beaujeu 2014

 

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La robe or pale est brillante. Le nez bien ouvert évoque les fruits exotiques (oranges et citrons dominants) nuancés de notes fumées, florales et de fines épices . La bouche est bien remplie, dense , fruitée, dotée d'une chair bien formée et veloutée. La finale est longue, soutenue, fraîche, et expressive. Noté 16,5, note plaisir 16

 

Vouvray : Domaine Huet : Le Haut Lieu sec 2017

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La robe jaune clair est brillante. L'aération accentue des arômes de poire , de coing, avec des notes florales (tilleul dominant), et de légers agrumes. L'attaque est charnue et veloutée, le vin prend de l'ampleur et de la sphéricité dans un centre fruité. La finale est allongée et étirée par une fraîcheur de bon aloi, expressive (un peu plus agrumée) et persistante. Noté 16,5, note plaisir 16

 

Médoc : Stéphane et Françoise Dief : Clos Manou : vignes préphylloxériques de 1850 : millésime 2015

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La robe est profonde avec un liseré violine. Le nez est pur et intense avec des arômes de cerises, de mûres sauvages, de léger cassis, de fines épices douces, et des notes de fleurs mauves ( violettes dominantes) et de très léger élevage qualitatif. La bouche est très veloutée, charnue, finement texturée, pleine, concentrée avec élégance, rehaussée de fruits expressifs et gourmands. La finale est longue, d'un très bon maintien (tannins un rien plus fermes), appuyée, très aromatique et persistante. Noté 17,5, note plaisir 17

 

Bordeaux Supérieur : Domaine du Bouscat : Les Portes de l'Am 2015

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La robe est saturée, sanguine au bord du disque. L'olfaction intense évoque les fruits noirs (cerises noires, cassis, et myrtilles), la boite à épices, avec des notes de réglisse, et un élevage de bonne qualité présent sans masquer les fruits. La bouche est riche, généreuse, charnue , veloutée, profonde et très fruitée. La finale est longue, énergique, portée par une acidité un peu vive ( à ce stade) et expressive. Note 16, voire un peu plus, note plaisir 15. Attendre quelques années que tout se fonde.

 

29 août 2019

Champagne Lallier 2010, Albert Mann : Gewurztralminer v.v 2011, Rioja : Remelluri Gran Reserva 2011

Nous avons reçu en ces derniers jours du mois d'août ma fille, mon gendre et leurs enfants pour un dîner en terrasse qui s'est déroulé autour des plats suivants : mises en bouche variées, magrets de canard cuits sur les sarments et un tian de courgettes et de pommes de terre, Saint Nectaire, et salade de fruits rouges à la violette.

Le Champagne Lallier 2010 et le Gewurztraminer Fustentum vieilles vignes 2011 d'Albert Mann ont été servis avec les amuse-bouches pour satisfaire les goûts des participants, plus champenois pour certains et plus alsaciens pour d'autres. Les vins ont été conformes à nos attentes : de belles évolutions aromatiques, de la vinosité et de la longueur pour le Champagne Lallier, et un brillantissime Gewurztraminer 2011 d'Albert Mann plus marqué par son terroir que par l'exubérance aromatique et souvent sucrée du cépage.

La bouteille de Gran Reserva 2011 du Domaine Remelluri a été mise en carafe deux heures avant la dégustation : un vin excellent et complet qui a fait l'unanimité des dégustateurs sans reste dans la carafe.

 

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Champagne Lallier : millésime 2010

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Des bulles très fines et actives traversent une robe de couleur or fin. Le bouquet intense évoque les fruits jaunes, les agrumes fins nuancés de notes d'épices douces, de viennoiseries et de biscuit fin. La bouche est veloutée , dense, vineuse, tonifiée par une délicate effervescence, agrémenté de fruits avenants. La finale est longue, intense, soutenue, très expressive, avec une fine touche crayeuse et saline. Noté 17, même note plaisir

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Alsace : Albert Mann Grand Cru Furstentum : Gewurztraminer vieilles vignes 2011

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La robe or clair est brillante. Le nez est très expressif avec des arômes de roses anciennes, de fruits jaunes ( pêches et prunes), de fines épices orientales, et des notes de mandarines. La bouche intense est dotée d'une chair soyeuse, le milieu de bouche est plein, ample, très fruité, et en même temps délicat et frais. La finale est longue, veloutée, avec une fraîcheur de bon aloi, très aromatique, avec un fine amertume de peau de fruits. Noté 17,5, note plaisir 17

 

Espagne : Rioja : Granja Remelluri : Gran Reserva 2011

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La robe est profonde , de teinte sanguine. Le nez est intense avec des arômes de cerises mûres, de fleurs mauves, de boite à épices, avec des notes de petites baies noires, d'une pointe de réglisse et d'élevage distingué déjà bien intégré. La bouche est riche, très expressive, dotée d'une texture veloutée, concentrée avec élégance et beaucoup de présence dans un centre très fruité. La finale est longue, bien tenue par des tannins un peu plus fermes, très aromatique, avec une fraîcheur perceptible qui participe à l'équilibre. Noté 17, voire une peu plus, note plaisir 16,5

 

27 août 2019

Alsace : Louis Sipp : Gewurztraminer Grand Cru Osterberg 2010 et Castillon-Côtes de Bordeaux : Domaine de l'A 2016

Nous avons fait l'acquisition lors de notre séjour en Alsace en 2014 et d'une visite chez Louis Sipp à Ribeauvillé de quelques bouteilles de Gewurztraminer Grand Cru Osterberg 2010 que nous avions très bien goûté.

Quelques amuse-bouche concoctés par mon épouse nous ont donné l'occasion d'ouvrir une bouteille de ce vin. Nous l'avons fort bien apprécié dès la première dégustation et de la même façon le lendemain.

Les grillades de boeuf sur les sarments sont propices à l'ouverture de vins de Bordeaux. Je n'avais pas goûté en bouteille depuis sa mise sur le marché le Domaine de l' A 2016. Ce fut le bon moment pour le faire en ce début du mois.

La bouteille a été ouverte et épaulée deux heures avant la première dégustation (service autour de 16° C). Le vin est déjà aimable et très bon, avec des tannins bien enrobés. Le lendemain (24 heures plus tard et conservé en cave fraîche) il est déjà très épanoui et excellent à tous les stades de la dégustation. Pour une dégustation en une seule fois, il faudra carafer deux heures.

Une autre bouteille ouverte sans préparation fin août, lors du passage d'un ami n' a bien sûr pas été aussi séduisante par manque d'aération.

 

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Louis Sipp : Gewurztraminer Grand Cru Osterberg 2010

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la robe or clair est brillante. Le nez est intense avec des arômes de fruits jaunes ( prunes et oranges), de fines épices orientales, de fleurs d'oranger, avec des notes de roses, et une pointe de litchi. La bouche offre une chair très veloutée, dans une construction dense, longiforme et fruité. La finale est allongée aérienne, fraîche, veloutée, expressive, avec une délicate empreinte calcaire et saline. Noté 16,5, même note plaisir

 

Castillon-Côte de Bordeaux : Domaine de l'A 2016

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La robe est profonde avec un fin liseré de teinte sanguine à violine. L'olfaction très expressive évoque les cerises noires, le cassis , les épices douces, avec des notes florales, de réglisse, et d'élevage déjà bien intégré (benjoin et encens) . La bouche offre une chair serrée et très veloutée en attaque, le vin se développe dans un corps dense, profond, d'une élégante concentration rehaussé de fruits très éloquents. La finale est longue, bien tenue par des tannins un rien plus fermes, soutenue, aromatique, persistante, et d'une impeccable fraîcheur. Noté 17, note plaisir 16,5

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