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Journal d'un passionné de la rive droite

Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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06 décembre 2016

Chablis : Dauvissat : Premier Cru Séchet 2007 et Sancerre : Alphonse Mellot : Edmond 2006

 

 

 

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Le repas se poursuit avec deux vins blancs servis à l'aveugle, après avoir été mis en carafe entre un heure et deux heures et demie selon les sensations d'une première dégustation faite par notre hôte à l'ouverture des bouteilles.

Ces vins ont accompagné respectivement une bisque de tourteau aux piments d'Espelette et un soufflé aux fromage. Les accords ont été cohérents.

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Le Chablis Premier Cru Séchet 2007 de Dauvissat est pratiquement sur son plateau de maturité, pour l'amateur qui ne recherche pas les arômes d'évolution. Il est bien constitué dans le contexte du millésime et laisse entrevoir des sensations minérales dans la finale (salinité bien marquée) qui participent à accentuer le caractère salivant du vin.

La cuvée Edmond 2006 d'Alphonse Mellot (Sancerre) a été conservée suffisamment longtemps sous verre pour estomper un élevage souvent marqué dans les jeunes vins, qui n'est pas apprécié par de nombreux amateurs. Cette bouteille avec un vin d'une jeunesse insolente, s'est remarquablement goûtée. Cinq ans de garde supplémentaire dans une bonne cave, pour les possesseurs de cette cuvée dans ce millésime apporteront davantage de complexité. 

 

Chablis : Vincent Dauvissat : Premier Cru Séchet 2007

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La robe offre une teinte or légèrement soutenue. Le nez bien ouvert évoque les fruits blancs (poire) les agrumes, les fleurs printanières, avec des notes de calcaire broyé. La bouche est veloutée, délicatement charnue en attaque, plus dense et plus en chair dans un centre bien dessiné et fruité (agrumes). La finale est allongée, bien tenue par une fraîcheur de bon aloi, tonique, persistante, minérale (calcaire écrasé et saline). Note plaisir 16,5

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Sancerre : Alphonse Mellot : cuvée Edmond 2006

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La robe or pale est brillante. L'olfaction est intense avec des arômes de fruits de la passion, d'oranges et de citrons mûrs, de fines épices orientales, de fleurs séchées, avec des notes légèrement fumées et de calcaire broyé. La bouche, d'une admirable jeunesse, est charnue, très veloutée en attaque, le vin se développe avec énergie et puissance dans un milieu de bouche conservant une texture veloutée et très fruité. La finale est longue, dynamique, persistante, fraîche, et très saline. Note plaisir 17,5

 


05 décembre 2016

Champagne : Cristal Roederer 2007, et Kientzler : Riesling : Geisberg 2010

Après avoir participé au premier repas d'anniversaire de Joseph, vendredi 18 novembre, je suis convié avec mon épouse au deuxième repas du dimanche 20 novembre où nous retrouvons des amis communs.

Le premier vin qui accompagne des amuse-bouche à base de saumon n'est pas servi à l'aveugle. Ce Champagne Cristal Roederer 2007 est une remarquable réussite : pur, précis, très velouté à soyeux, construit, très long et minéral. Il a enthousiasmé tous les convives, même ceux qui ne sont pas particulièrement amateurs de vins de Champagne.

La bouteille de Riesling Grand Cru Geisberg 2010 du Domaine Kientzler a été mise en carafe deux heures avant la dégustation et servie à l'aveugle. Le vin a accompagné avec succès une terrine de rouget grondin aux agrumes, et a été grandement apprécié par des dégustateurs. Exceptionnellement le vin m'a paru  si évident que ma note plaisir tient compte pour une très petite partie du potentiel de garde du vin.

 

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Champagne : Cristal Roederer : 2007

La robe or clair est traversée par un cordon de bulles très fines. Le bouquet est subtil et expressif avec des arômes d'agrumes (oranges dominantes), de fruits blancs, de fleurs variées, et des notes de fines noisettes et de légères viennoiseries. La bouche est dotée d'une très élégant veloutée de texture (derrière l'effervescence), les sensations sont ascendantes alliant finesse et densité avec beaucoup de raffinement, elle est rehaussée de fruits mûrs et frais. La finale est longue, soutenue tout en restant délicate, cristalline et très veloutée, soulignée par une palette aromatique complexe et persistante, elle s'achève salivante et saline. Note plaisir 18

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Alsace : Domaine Kientzler : Riesling Grand Cru Geisberg 2010

La robe jaune pale avec des reflets or fin est brillante. Le nez intense évoque les fruits exotiques ( oranges dominantes), les fines épices orientales, avec des notes de léger naphte, de fleurs sauvages, et fumées. La bouche est énergique, délicatement charnue, musclée et dense dans un centre frais et très fruité. La longue finale portée par une fraîcheur impeccable est pure, légèrement «tannique» étirée , aromatique (fruits et épices) et très saline. Note plaisir 18

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02 décembre 2016

Effervescence à Colombey-les-Deux-Eglise...

Je commente aujourd'hui les vins qui ont été bus lors du casse croûte qui a suivi la dégustation des Beaujolais « primeur ». François nous a apporté un vin de Champagne d'un producteur de Colombey-les-Deux-Eglises. Je ne possède pas avec précision , dans ma tête, les contours de la zone d'appellation Champagne (Côte des Bar : voir le plan ), et j'ai été étonné que l'on produise du Champagne dans ce village célèbre et très fréquenté pour une toute autre raison. En faisant des recherches sur Internet, un biographe du Général De Gaulle nous éclaire sur cette question. Des gravures du pays de Bar-sur-Aube montraient qu'en 1870 le vignoble s'étendait sur de nombreux coteaux. Les deux guerres mondiales et notamment la première ( 1914-1918) particulièrement dévastatrice dans cette région ont contribué à la disparition du vignoble. La replantation sur les coteaux les mieux exposés autour de Colombey a débuté en mars 1967.

Ce Champagne Brut de Christian Péligri n'a pas enthousiasmé les dégustateurs, c'est un vin correct mais trop dosé à notre goût, il n'a pas été dégusté à l'aveugle.

Le château Chantelys 2010 (Médoc) s'est montré décevant, il manque un peu de précision aromatique et il est surtout beaucoup trop évolué pour un vin du millésime 2010.

Pierre Bernault qui participait à notre dégustation avait apporté une bouteille de Beauséjour cuvée 1901 du millésime 2010 que j'ai servie à l'aveugle, après mise en carafe une demi-heure avant le service, aux autres convives. Le vin a été apprécié et s'est révélé être au même niveau que la bouteille dégustée il y a un mois.

 

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Champagne : Christian Péligri : Brut

Pinot Meunier dominant

La robe est légèrement dorée avec un cordon de bulles fines. Le nez ouvert et assez simple évoque les fruits jaunes, avec des notes florales, de poires et de viennoiseries. La bouche est élancée, tonifiée par une effervescence de bon aloi, assez fruitée. La finale de longueur normale est soulignée par un dosage un peu élevé, et une honnête persistance aromatique. Noté 13, même note plaisir

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Médoc : Château Chantelys 2010

La robe assez profonde de couleur rubis est légèrement évoluée au bord du disque. Le nez ouvert évoque les cerises, avec des notes de fruits noirs, d'épices et d' humus. La bouche est assez veloutée, finement charnue assez corsée, avec des arômes signant une légère évolution. La finale d'allonge modérée est fraîche, avec une palette aromatique qui montre des signes d'évolution (fruits moins « frais », humus, sous-bois). Note plaisir 12

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Montagne Saint Emilion : Beauséjour cuvée 1901 : millésime 2010

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La robe est profonde de couleur sanguine au bord du verre. Le nez net et intense évoque la soupe de fruits mûrs (cerises noires, cassis, et baies de sureau), la boîte à épices avec des notes de violettes et un élevage en train de se fondre en arrière plan. La bouche est riche et veloutée, sphérique et concentrée dans un centre charnu et fruité. La finale est longue, énergique, tenue par des tannins plus fermes au toucher crayeux, fraîche et persistante. Noté 16,5, note plaisir 16

01 décembre 2016

Des rieslings alsaciens et allemands à l'aveugle : fin

Cette troisième série a mis en valeur un éblouissant riesling Brand 2010 du Domaine Josmeyer. Les rieslings allemands et plus particulièrement les deux vins mosellans (Heinrichshof : Schlossberg : Riesling Trocken 2007 et Egon Muller : Scharzhofberger : Riesling Kabinett 2011 ) offrent des profils charnus très veloutés, voire moelleux en toucher de bouche à tous les stades de la dégustation, l'acidité est fine et ne porte pas les vins, elle ne fait que souligner la matière surtout dans le vin d'Egon Muller et donne une impression d'un manque de tonicité et de dynamisme, d'autant plus accentué que ce vin était encadré par deux rieslings alsaciens pleins de pep et de punch.

Le riesling Drei Exa du domaine Paul Ginglinger, qui s'est goûté à haut niveau, a certainement profité d'une plage d'aération optimale. Le lendemain il était normalement un bon ton en dessous de la veille en terme de structure.

Voici le classement pour cette dégustation de très grande qualité :

 

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  1. Josmeyer : Riesling Brand 2010 : 17,70/20

  2. Docteur Burklin-Wolf : Ruppertsberger Hoheburg : riesling Trocken 2007 : 17,5/20

  3. Paul Ginglinger : Riesling Pfersigberg : Hertacker 2014 : 16,60/20

  4. Paul Ginglinger : Riesling : Drei Exa 2014 : 16,40/20

  5. Allemagne : Mosel : Heinrichshof : Schlossberg : Riesling Trocken 2007 : 16/20

     

 

Alsace : Paul Ginglinger : Riesling Drei Exa 2014

La robe or pale est brillante. Le nez est expressif avec des arômes de citrons légèrement confits, de pamplemousse rose, de cannelle, de cumbawa, de léger graphite, et une pointe de miel. L'attaque est charnue et veloutée, le vin se développe assez gras dans un centre rond, plein et fruité. L'acidité gustative mûre tend et allonge une finale dynamique, très aromatique ( essence d'arômes) et saline. Note plaisir : 17, moyenne du groupe 16

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Allemagne :Mosel : Egon Müller : Scharzhofberger : Riesling Kabinett 2011

La robe offre une couleur jaune pale. Le nez complexe et intense , évoque l'orange confite, le kumquat, le safran, les prunes jaunes, de fin terpène, avec des notes légères de miel fin . La bouche est charnue et très veloutée en attaque, moelleuse et dense dans un milieu de bouche très fruité, la fine fraîcheur sous jacente marque un léger point mort. Elle s'amplifie en soulignant la matière dans une finale allongée, tendue, conservant une texture très veloutée, persistante, complexe, et saline. Note plaisir 16, moyenne du groupe 13,80

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Alsace : Josmeyer : Riesling Brand 2010

la robe délivre une couleur or. L'olfaction est expressive avec des arômes d'agrumes variés bien mûrs (citron, orange, pamplemousse) de légères mirabelles, d'épices orientales, de girofle, et de très léger naphte. L' attaque est haute, bien en chair, assez grasse, le centre est dense, puissant, concentré et très fruité. La finale est longue, autoritaire, fraîche, harmonieuse, très persistante, salivante et très saline. Note plaisir 18, moyenne du groupe 17,70

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30 novembre 2016

Des rieslings alsaciens et allemands à l'aveugle (2)

Les vins ont été regoûtés  une deuxième fois, à l'aveugle, avant le rendu des évaluations, ce qui a permis d'en réajuster quelques-uns.

Cette deuxième série a proposé des vins globalement d'un niveau supérieur à la première série, avec notamment un excellent Riesling Pfersigberg 2014 du domaine Paul Ginglinger apprécié par l'ensemble des participants, et un remarquable riesling Trocken 2007 du Docteur Burklin-Wolf.

La dégustation du restant des vins le lendemain a apporté quelques nuances. Le riesling Hertacker 2014 a conservé toutes ses qualités, avec même une expression aromatique un peu plus complexe. Nous sommes bien dans l'élaboration de Grands Crus qualitatifs dignes de leur appellation, comme l'avait montré hier la deuxième dégustation du riesling Osterberg 2010 du domaine de l'Agapé.

Le riesling Trocken 2007 du Docteur Burklin-Wolf s'est moins bien dégusté 24 heures plus tard avec une finale moins tonique et un peu plus suave, tout en conservant une bonne complexité aromatique.

Je reviendrai demain, dans le dernier billet qui évoquera le riesling Scharzhofberger Kabinett 2011 d'Egon Muller sur les différences de style perçues sur les rieslings allemands en termes de texture et de structure.

 

 

 

 

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Alsace : Paul Ginglinger : riesling Pfersigberg : Hertacker 2014

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La robe offre une teinte or clair . Le nez expressif, évoque l'orange et la mandarine mûres, le cumbawa, avec des notes de fleurs séchées et finement naphtée. La bouche est pure, droite, la matière est serrée et dense enrobée d'une chair bien formée, rehaussée de fruits éloquents. La finale est longue, délicatement charnue, tendue par une acidité mûre bien dosée, persistante, salivante, et très saline. Note plaisir 17,5, moyenne du groupe 16,60

 

Allemagne : Docteur Burklin-Wolf : Ruppertsberger Hoheburg : riesling Trocken 2007

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La robe délivre une teinte or assez soutenu. L'aération libère des arômes d'oranges ( pulpe et peau) de fruits de la passion, de naphte, avec des notes de safran et de graphite. L'attaque est délicate et veloutée, le vin monte progressivement en puissance et en envergure, dans un centre fruité. La finale est épanouie, longue, très aromatique et complexe (terpène en retrait), dotée d'une fraîcheur impeccable, et saline. Note plaisir : 17,5, moyenne du groupe 17,5

 

Allemagne : Mosel : Heinrichshof : Schlossberg Riesling Trocken 2015

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La robe jaune clair est brillante. L'olfaction est délicate et ouverte avec des arômes de fruits exotiques ( agrumes et fruits de la passion), d'épices orientales et des notes florales, et de champignons nobles. La bouche est veloutée et douce en attaque, elle gagne en chair et en gras dans corps bien formé et fruité. La finale est fraîche, allongée, dynamique, très aromatique et saline. Note plaisir : 16,5, moyenne du groupe 16

 


29 novembre 2016

Des rieslings alsaciens et allemands à l'aveugle (1)

Les bouteilles ont été collectées par Isabelle qui déguste mais ne note pas les vins. Elle a choisi l'ordre de service et a mis les vins en carafe une heure et demie à deux heures avant la dégustation. Les vins sont évalués en notes «plaisir» en ce qui me concerne, basées sur les qualités organoleptiques du vin, sa structure, sa texture et son allonge à ce moment t de la dégustation. Le reste des carafes, regoûté (étiquette découverte) 24 heures plus tard précise les aptitudes du vin à s'améliorer ou pas, voire à être à un niveau inférieur.

Le Riesling 2014 du domaine Schoenheitz a perdu un peu de son équilibre sur l'ensemble de la bouche, il est plus mou dans la première partie de bouche. Le Riesling 2014 d'Ostertag s'est bien tenu, il a conservé le profil qui était le sien lors de la dégustation à l'aveugle, et les notes d'amertume ont disparu.

Le Riesling Osterberg (Grand Cru) 2010 du domaine de l'Agapé s'est épanoui, surtout en finale, la matière intégrant mieux l'acidité gustative perçue lors de la première dégustation.

 

 

 

 

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Alsace : Domaine Schoenheitz : Riesling 2014

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La robe jaune pale est brillante. Le nez ouvert évoque le naphte, la mirabelle chaude, la cannelle, avec des notes d'agrumes. La bouche est droite, plus charnue et veloutée dans un centre fruité. La finale portée par une fraîcheur un peu vive est aromatique (agrumes et épices) avec une pointe d'amertume ( peau de fruits) et légèrement saline. Note plaisir 15,5, moyenne du groupe 15

 

Alsace : Domaine Ostertag : Riesling : Vignoble d'E : 2014

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la robe délivre une couleur or léger. Le vin s'ouvre à l'aération sur des arômes d'oranges, de fruits de la passion, et d'épices douces ( safran). La bouche est charnue, presque grasse, joufflue dans un milieu de bouche fruité. Une fine acidité gustative présente dans le milieu de bouche s'intensifie un peu plus dans une finale bien en chair, persistante, saline, avec des notes d'amertume. Note plaisir 15,5, moyenne du groupe 14

 

Alsace : Domaine de l'Agapé : riesling Osterberg (Grand Cru) 2010

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La robe offre une teinte or. L'olfaction est expressive avec des arômes de mirabelles, d'oranges mûres, de gingembre, et des notes de graphite et de très léger miel. La bouche est richement dotée, et le vin se développe dans un corps ample,bien en chair, assez gras, fruité, avec une fraîcheur sous jacente de bon aloi. La finale est allongée, tonique, très fraîche (un rien vive), soutenue, dotée d'une palette aromatique assez complexe et persistante, saline en ultime sensation. Note plaisir 16,5, moyenne du groupe 15,60

A suivre...

 

 

 

28 novembre 2016

Des Beaujolais "primeur" : millésime 2016, à l'aveugle

Les vins qui ont été acquis par deux participants ont été préparés par Isabelle qui les goûte mais ne les évalue pas. Les bouteilles ont été mises sous chaussettes, après avoir enlevé les capsules pour qu'aucun signe distinctif ne soit visible et ouvertes juste avant la dégustation. Les notes données par les dégustateurs sont spécifiques à ce type de vin «  primeur » et ne doivent pas être comparées avec celles que l'on attribue aux vins finis, c'est à dire ceux qui sont mis en bouteilles après une période d'élevage quelle qu'en soit la nature.

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Ces beaujolais « primeur » sont destinés à être bus dès l'ouverture de la bouteille, leurs qualités ou leurs éventuels défauts sont ceux observés dès le premier verre, il n'y donc pas de retour sur les vins une heure ou plus après la première dégustation.

Si le producteur a souhaité signaler des particularités dans l'élaboration de son vin sur la contre-étiquette (par exemple : vin nature ou sans soufre ajouté), je le précise dans le commentaire.

Mes comptes rendus se veulent uniquement factuels, et n'ont pas pour but de porter un jugement quelconque sur les méthodes culturales et l'élaboration du vin choisies par le vigneron.

Vous pourrez lire un autre avis sur cette dégustation ici 

 

Les robes sont assez soutenues de couleur violine.

 

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Beaujolais-villages : Lucien Lardy : Vignes de 1951

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Cuvée Nature et confidentielle

Le nez ouvert évoque les fruits noirs, les bonbons anglais, avec des notes épicées et de banane. La bouche est souple, très légèrement perlante, fruitée. Les tannins sont un peu plus marqués, dans une finale fruitée, mais soulignée par une acidité trop vive. Noté 11, moyenne du groupe 11,40

 

Beaujolais-villages : Georges Duboeuf

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L'aération devoile des arômes de fruits variés, et de bonbons Haribo. La bouche est svelte, fruitée, un peu plus haute dans son centre. La finale, avec des tannins finement enrobés, est portée par un acidité gustative un peu vive, avec des arômes fruités, et une touche végétale. Noté 12, moyenne du groupe 12,8

 

Beaujolais : Domaine du Crêt de Bine

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Vin nature et biodynamie

Peu expressif ( verre au repos) l'agitation révèle des arômes de fruits rouges et des notes de basse cour. La bouche est caractérisée par des arômes pharmaceutiques. La finale, avec des fruits discrets, est amère et végétale. Non Noté par l'ensemble du groupe.

 

Beaujolais : Anthony Pérol : Pierres Dorées

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agriculture biologique

Le nez un peu réduit évoque à l' aération les fruits noirs, la banane, avec des notes épicées. La bouche est assez élégante, soulignée par un centre arrondi et fruité. La finale est équilibrée, avec une fraîcheur sans excès, des tannins sans aspérité, fruitée, avec des notes de banane. Note 13, moyenne du groupe 13,6.

 

Beaujolais : Georges Duboeuf

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Une légère réduction s'estompe à l'agitation et laisse entrevoir des arômes de fruits rouges ( fraises et cerise), avec des notes amyliques. L'attaque est agréable et tonique, l'acidité dope les fruits en milieu de bouche, et devient un peu vive dans une finale un peu végétale, mais fruitée. Noté 11, moyenne du groupe 11,5

 

Beaujolais : P.U.R

L'olfaction évoque la basse-cour. La bouche est dominée par des arômes de pharmacie et d'écurie. Le vin est imbuvable. Non Noté par l'ensemble du groupe

 

Cette bouteille s'étant révélée décevante, une deuxième bouteille a été ouverte.

Voici mon commentaire

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Beaujolais : P.U.R

Deuxième dégustation : bouteille découverte

Le nez est légèrement grillé, à l'agitation se dévoilent des arômes de fruits rouges et noirs, de légères épices, avec des notes animales. La bouche est bien constituée, finement charnue, et rehaussée de fruits avenants. La finale est assez vive, fruitée et légèrement végétale. Noté 12

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25 novembre 2016

Sauternes: Rabaud Promis 1988, et Barsac : Château Bouyot 1967

Nous terminons le dîner avec une salade de fruits exotiques servie dans des coques de fruits de la passion. Deux vins liquoreux ont été présentés à l'aveugle en carafe par notre hôte. La région et l'appellation Sauternes-Barsac sont rapidement identifiées. Les accords mets/vins ont très bien fonctionné, la fraîcheur des fruits exotiques apporte un supplément d'acidité aux vins (surtout pour le second vin commenté).

Rabaud Promis 1988, que j'ai dégusté plusieurs fois à un excellent niveau confirme la belle réussite de cette propriété dans ce millésime doté d' une fraîcheur de bon aloi dès sa naissance.

Château Bouyot (Barsac) n'a pas la réputation des meilleurs châteaux du Barsacais. Il s'est très bien dégusté, et profite parfaitement de l'effet millésime. 1967 est un grand millésime à Sauternes-Barsac. Le vin est complet, riche, et long, mais la liqueur n'a pas la précision et la pureté des meilleures propriétés de l'appellation en tenant compte bien sûr de la façon dont les vins étaient élaborés à cette époque, avec notamment moins de tries et de sélection lors des vendanges pour une très grande majorité de châteaux.

 

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Sauternes Rabaud-Promis 1988

La robe dorée soutenu est brillante. Le bouquet net et intense évoque l'abricot et les oranges rôtis, les épices orientales (safran et léger curry), les fruits secs (dattes), et un miel raffiné. La bouche, dotée d'une liqueur pure est onctueuse, est ample et dense, rehaussée de très expressifs fruits rôtis. La finale est longue, soutenue, très aromatique et persistante, harmonieuse, d'un bel équilibre grâce à la fraîcheur inhérente au millésime. Note plaisir 17,5

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Barsac : Château Bouyot 1967

La robe offre une teinte nettement ambrée. Le nez est très expressif avec des arômes de fruits jaunes rôtis (dont l'abricot), d'agrumes confits, d'épices orientales, de dattes, de légères figues et de miel. La bouche est charnue, moelleuse, ample et pleine, agrémentée d' intenses fruits épicés, avec une liqueur dense mais manquant une peu de précision. La finale est longue, assez complexe, persistante, et d'un bon équilibre. Note plaisir 16

24 novembre 2016

Pomerol : Château Gazin 1975, et Pauillac : Lynch Moussas 1971

Pour accompagner les deux plats suivants, notre hôte nous sert à l'aveugle deux vins de Bordeaux (région rapidement identifiée par les participants).

La bouteille de château Gazin 1975 s'est accordé classiquement avec le filet de bœuf et les frites « maison » Cette bouteille a régalé tous les convives et s'est montrée être à un niveau que nous n'attendions pas. 1975 a souvent donné des vins très tanniques évoluant très lentement, avec des tannins asséchants et durs et des finales sans charme pour une grande majorité des vins de ce millésime après 30 ou 40 ans de vieillissement sous verre. Nous avons dégusté un vin aromatique, doté de fruits encore frais ( contraire de cuits), bien centré, charnu, long, harmonieux avec les nettes signatures du terroir (truffes noires et notes ferrugineuses).

Lynch Moussas 1971 est caractérisé par une séduisante et expressive palette aromatique à tous les stades de la dégustation, les tannins sont fondus et enrobés, mais la structure est un peu lâche ce qui affecte l'allonge de la finale.

 

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Pomerol : Gazin 1975

La robe de couleur rubis est assez profonde, légèrement évoluée au bord du disque. Le bouquet est intense avec des arômes de cerises et de léger cassis encore «frais», de fines épices (dont la cannelle) de truffes noires, d'humus et des notes sanguines. L'attaque est soyeuse, le vin se développe dans un centre bien dessiné, arrondi, plein, et charnu, rehaussé de très expressifs fruits légèrement épicés. La finale est longue, harmonieuse, tenue par des tannins bien fondus enrobés d'une chair délicate, persistante (fruits, épices, truffe noire) et ponctuée de notes ferrugineuses signant le terroir. Note plaisir 17,5

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Pauillac : Lynch Moussas 1971

La robe est assez profonde, de teinte sanguine à pourpre, et orangée au bord du verre. Le nez, net et intense, évoque les fruits noirs (cassis et baies de sureau) à peine évolués, la boîte à épices, le tabac froid, le cèdre, avec de légère notes truffées. La bouche est longiforme, soyeuse, un peu plus haute dans un centre de demi-corps, délicatement charnu et très fruité. La finale d'une allonge normale est fraîche, élancée, d'une grande douceur tactile et dotée d'une séduisante et persistante palette aromatique. Note plaisir 15,5

23 novembre 2016

Côte Rôtie : Jamet 2006, et Bernard et Armelle Rion : Vosne Romanée : Les Chaumes 2006

Deux vins ont été servis avec le plat suivant : salmis de pintade et petites carottes.

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Les vins sont dégustés à l'aveugle , après avoir été mis en carafe par notre hôte selon la durée qui lui a paru nécessaire pour chaque vin.

La Côte Rôtie 2006 du domaine Jamet a réalisé un très bon accord avec le mets proposé. La caractère plutôt giboyeux de la pintade ( sans être celui d'un véritable gibier) était bien adapté à la palette aromatique et la structure du vin, sans que l'un ne domine l'autre. Cette Côte Rôtie arrive doucement vers son plateau de maturité, l'élevage est fondu les tannins sont enrobés à tous les stades de la dégustation, la finale est longue, fraîche (l'acidité gustative pourrait être jugée un peu vive par certains palais) et persistante. Le vin sera possiblement un petit cran au dessus dans 4 ou 5 ans.

Le Vosne Romanée Les Chaumes 2006 du Domaine Bernard et Armelle Rion est un vin un peu paradoxal : une séduisante expression aromatique, et une première partie de bouche, très veloutée, charnue, et bien remplie, mais il est doté d'une finale, certes longue, mais assez tannique ( pour un vin de Bourgogne) et relativement astringente qui limite le plaisir. Il faut peut-être l'attendre encore quelques années pour que l'élevage soit complètement fondu et que cette finale devienne harmonieuse.

 

Côte Rôtie : Jamet 2006

La robe est assez profonde de couleur sanguine. Le nez est expressif avec des arômes de cassis, de légères cerises, d'épices variées (dont le poivre), et des notes lardées. L'attaque est veloutée, le vin se développe charnu, plein, ample et fruité. La finale est longue, bien tenue par des tannins enrobés, harmonieuse, fraîche, dotée d'un palette aromatique (fruits et épices poivrées) bien développée et persistante. Note plaisir 17

 

 

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Bourgogne : Bernard et Armelle Rion : Vosne Romanée : Premier Cru : Les Chaumes 2006

La robe est très soutenue, de couleur burlat légèrement évolué au bord du disque. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cerises, de fraises des bois, d'épice douces, et des notes de fruits noirs, de pivoine et de léger élevage. La bouche est très veloutée le vin se construit dans un centre corsé, ample, charnu et très fruité. La finale est longue soutenue, aromatique, avec une fraîcheur sous-jacente bienvenue, un peu plus tannique et légèrement astringente . Note plaisir 16

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