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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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20 septembre 2018

Lussac Saint Emilion : Château de Pilot 2014 et 2015, et Castillon-Côtes de Bordeaux : Alcée 2012

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Un ami a souhaité avoir mon avis sur deux vins du Château de Pilot ( millésime 2014 et 2015) en appellation Lussac Saint-Emilion élaboré par Dominique Croizet. Cette petite propriété de 35 ares qui produit 2400 bouteilles par millésimes (sauf accident climatique) est encépagée avec 95% Merlot et 5% de Cabernet franc. Les vignes sont jeunes ( 6 ans) et sont plantées sur des sols et sous-sols argilo-calcaires. Les vins sont élevés en cuves inox.

Les vins sont nets, fruités , frais, souples, avec les caractéristiques de leur millésime, gourmands, prêts à boire, tout à fait adaptés à des grillades estivales (voire les commentaires).

Nous avons ouvert une bouteille d'Alcée 2012, pour accompagner des grillades. Le vin évolue positivement avec des tannins un peu plus fondus en finale par rapport à la dernière dégustation, et il possède une bonne tenue à l'air, avec un vin encore plus aimable le lendemain.

 

Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés , comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).



Lussac Saint-Emilion : Château de Pilot 2014

 

La robe est très soutenue de couleur rubis à sanguine. Le nez ouvert évoque les fruits rouges (cerises dominantes), avec des notes florales, et de légères épices. La bouche est souple, finement charnue avec un corps bien esquissé et fruité. La finale de longueur normale est un peu plus tannique, fraîche , fruitée et florale. Noté 14

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Lussac Saint-Emilion : Château de Pilot 2015

La robe est assez profonde de teinte sanguine à violine. Des arômes de cerises, de petite baies noires, d'épices douces et des notes réglissées soulignent une olfaction expressive. La bouche est veloutée et charnue, plus dense et plus pleine dans un centre fruité. La finale, d'une honnête allonge, est fraîche d'une bonne expression aromatique et assez persistante. Noté 14,5

 

Castillon-Côtes de Bordeaux : Alcée 2012

La robe est assez profonde à profonde de teinte sanguine à pourpre. L'olfaction d'une bonne intensité met en valeur des arômes de cerise, de mûres, de légères épices, d'élevage (fin moka) et des notes florales et de réglisse. La bouche est bien en chair et veloutée avec un corps sphérique et dense rehaussé de fruits éloquents. La finale allongée est fraîche, bien tenue par des tannins encore légèrement fermes tout en restant enrobés par une chair délicate, expressive, persistante (fruits purs, fines épices et notes florales). Noté 16, note plaisir 15,5

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18 septembre 2018

Chassagne-Montrachet : Morgeot Fairendes 2013, Remelluri San Vicente 2014 et Reserva 2010, Québec: Cidre de Glace 2012

Joseph nous a conviés à un repas champêtre d'été dans le parc de son château La Fleur de Roques. Le but premier de cette rencontre était de goûter des vins du domaine Remelluri (Espagne) en vue d'un achat envisagé. Quelques vins ont été ajoûtés autour du repas suivant : verrines de tomates rouges et jaunes à la truite fumée, duo de magrets aux piments d'Espelette et herbes de Provence cuits sur des sarments, fromages, clafoutis aux prunes du jardin.

Avant de commenter les vins dégustés, j'évoque rapidement ci-dessous le parcours de Telmo Rodriguez qui élabore les vins du Domaine Remelluri depuis 2010

 

Telmo Rogriguez est diplômé de la faculté d'oenologie de Bordeaux. Il fait au cours de ses études puis après des stages à Cos d'Estournel, chez Gérard Chave (Hermitage), et à Trévallon ( Eloi Durrbach); Il rentre en Espagne, et travaille au domaine Remelluri (Rioja Alavesa) qui appartient à son père Jaime Rodriguez.

En désaccord avec le mode d'élaboration des vins de La Rioja que continue à pratiquer son père, il quitte le domaine pour créer avec Pablo Eguzkiza "La Compagnia de Vinos Telmo Rodrigez". Leur objectif : reprendre des parcelles de grands vignobles abandonnés plantés en cépages indigènes. Il sont désormais présents dans neuf régions : Rioja, Ribera del Duero, Toro , Rueda, Cigalès, Valdeorras, Cebreros, Alicante, et Malaga.

Il rejoint le Domaine familial Remelluri en 2009 à la demande de ses frères et soeurs, et élabore des vins de grande facture reconnus par la critique internationnale comme tels.

 

Les trois derniers vins commentés sont dégustés à l' aveugle .

Chassagne-Montrachet : Morey Coffinet : Morgeot Fairendes 2013 

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La robe or vif est brillante. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de fruits blancs (poires) d'agrumes (dont l'orange), de fleurs séchées, et de noisettes légèrement grillées et un élevage pas encore fondu. La bouche est veloutée, le vin prend de la densité et de la rondeur dans un centre délicatement charnu et fruité. La finale étirée et allongée par une fraîcheur maîtrisée, est tonique, aromatique et d'une bonne persistance. Note potentielle 16, note plaisir 15. A attendre deux bonnes années en cave ou à aérer en carafe.

 

Espagne : Rioja : Lindes de Remelluri vinedos de San Vicente 2014

 

 

 

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La robe est assez profonde de teinte pourpre à légèrement sanguine. L'olfaction est séduisante et bien ouverte avec des arômes de cerises, de framboises, de fines épices, de roses, et des notes d'élevage discret. La bouche est très veloutée et délicatement charnue, avec un corps oblong d'une élégante densité et des tannins fins, agrémentée de fruits mûrs et frais. La finale, d'une bonne allonge, tenue par des tannins un peu plus fermés, est fraîche, dynamique, expressive et soutenue. Noté 16

 

 

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Espagne : Rioja : Remelluri Reserva 2010 

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La robe est profonde de couleur rubis à reflets sanguins. Le nez intense évoque les cerises mûres, les petites baies noires (cassis et sureau) , la boîte à épices (dont une petite note poivrée), avec des notes de réglisse, d'encens, et d'élevage distingué commençant à bien se fondre. La bouche est charnue, dotée d'une texture très veloutée, profonde, d'une élégante concentration, rehaussée de fruits éloquents finement épicés. La finale est longue, bien tenue par des tannins enrobés par une chair veloutée, harmonieuse, expressive et persistante. Noté 17

 

Canada : Québec : Domaine Pinnacle : Cidre de Glace 2012 

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La robe orangée est brillante. Des arômes de pommes mûres, de coing, de tarte tatin, d'épices douces (cannelle dominante) et de miel soulignent une olfcation expressive. La bouche est riche, bien pleine, ample, tonique, très fruitée. La finale est très aromatique, très fraîche, salivante, avec beaucoup de relief, et un équilibre réussi entre le sucre et l'acidité. Noté 16

 

16 septembre 2018

Domaine de l'Agapé : Riesling Rosacker 2010, Castagnier : Clos de La Roche 2013, Albert Mann : Pinot Gris Hengst 2011

 

 

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Nous avons reçu un couple de vignerons afin de mieux les connaître. Nous avons été charmés par leur gentillesse et par leur goût très assuré de la gastronomie  : nous les avons quittés espérant que nous renouvellerons ces bons moments de table.

Comme il s'agissait d'une première rencontre nous avons considéré que le menu pouvait être ramené à de justes proportions (excluant les deux entrées qui sont une habitude de la maison) et simple.

Mises en bouche ( couteaux de mer, rouleaux de jambon au roquefort, et dès de saumon mi-cuit à la noix de coco et cumbawa)

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Noix de Saint Jacques en croûte de sel et algues nori

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Caille farcie aux ris de veau, ravioles à la truffe

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Saint Nectaire et Termignon

Crème de noix de coco, fruit de la passion et émulsion de mangue

 

 

Beaucoup des plats ont déjà été commentés dans de précédents billets. Nous avons opté pour de nouveaux accords, en partant du principe qu'un vigneron bordelais aurait plaisir à découvrir des vins d'autres régions.

L'Alsace du Domaine de L'Agapé a été apprécié sur les mises en bouche et sur la noix de Saint Jacques. Que ce soit sur les couteaux ou sur le coquillage, l'accord a été limpide. Le vin est d'une tension remarquable, d'une franche minéralité si l'on doit se reporter au caractère naphté et salin, et les fruits de mer ont été en parfaite résonance. 

Sur le caractère très exotique de la noix de coco au cumbawa, le vin s'est montré plus expressif sur le fruit, et c'est toujours un plaisir de voir comment les vins évoluent sur les mets.

 

Le Clos de La Roche sur la caille a été, selon nous, confortable d'un point de vue gustatif. Le vin est très fruité, plutôt léger et aérien et la finesse des ris de veau méritait une telle appréhension d'un bourgogne.

Enfin, le Pinot d'Albert Mann est une curiosité que nous souhaitions faire découvrir. Le dessert à base de fruits exotiques est évidemment approprié pour des Sauternes, mais en l'occurence parce qu'il s'agissait d'un Pinot et non pas d'un Riesling, le vin n'a pas dépareillé.

Les fromages que nous avons présentés ont permis une transition entre le Bourgogne et le vin  de dessert. Même si, reconnaissons-le, le Saint Nectaire pouvait appeler un vin de Bordeaux

 

Les vins ont été goûtés à l'ouverture des bouteilles, puis mis en carafe deux heures avant la dégustation.

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Alsace : Domaine de l'Agapé : Grand Cru : Rosacker 2010

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La robe jaune pale est brillante. Le bouquet intense évoque les agrumes mûrs, les fruits de la Passion, de fines épices avec des notes de verveine, de chèvrefeuille, et un soupçon de naphte. La bouche est élégante, précise, délicatement charnue, dense, rehaussée de fruits mûrs. La finale est longue, étirée, fraîche, dynamique, expressive , persistante, et saline. Noté 17, note plaisir 16,5

 

Bourgogne: Jérôme Castagnier : Clos de La Roche Grand Cru 2013

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La robe est assez soutenue à soutenue de couleur pourpre à sanguine. L'aération accentue des arômes séduisants de cerises, de léger cassis, de fines épices avec des notes de réglisse et de roses. . La bouche est fraîche, veloutée, dans une construction allongée, dense délicatement charnue et dotée de fruits éloquents. La finale est allongée, étirée par une acidité bien intégrée à la matière, avec des tannins qui restent finement enrobés, d'une séduisante et persistante expression aromatique un peu plus florale ( roses et violettes) . Noté 16,5, voire un peu plus dans cinq, note plaisir 16. Le vin s'est très bien abordé ( carafage positif) dans ce millésime tendre, malgré son jeune âge.

 

Alsace : Albert Mann : Pinot Gris : Grand Cru : Hengst 2011

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La robe de teinte jaune clair est brillante. Le nez est expressif avec des arômes de fruits blancs et jaunes ( poire et mirabelle), d'épices douces, de camomille, de fleurs sauvages, avec des notes de fruits exotiques, et une petite pointe de miel. La bouche est moelleuse, avec un séduisant soyeux de texture , bien en chair, avec un corps bien formé ample, dense, et fruité, dans un milieu de bouche un peu plus tonique. La longue finale très veloutée est équilibrée par une fine fraîcheur inhérente au cépage; elle est très expressive, persistante et saline. Noté 17, note plaisir 16,5.


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13 septembre 2018

Lalande de Pomerol : Bourseau 2015, Domaine de l'A 2010, Rossignol-Trapet : Gevrey-Chambertin : Les Corbeaux 2014

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Voici les commentaires de quelques vins qui ont été dégustés récemment. J'ai fait la connaissance des vins du Château Bourseau (Lalande de Pomerol), lors d'une visite à la propriété au printemps dernier. J'ai eu l'occasion de goûter à la fin du mois d'août une bouteille du millésime 2015. Le vin s'est bien dégusté, dans un style plutôt classique, avec toutes les qualités que permettait d'offrir ce grand millésime en rive droite : belle expression aromatique, vin corsé, avec de l'allonge et de la fraîcheur. Un bon rapport qualité/prix bordelais.

Je n'avais pas regoûté de Domaine de l'A 2010, depuis à peu près six ans, et cette dernière dégustation a montré que ce vin est parfaitement réussi, et à sa meilleure expression lors de la deuxième dégustation 24 heures plus tard. Les tannins légèrement crayeux en première dégustation avait acquis un séduisant velouté de texture le lendemain. Un vin complet avec cette fraîcheur en finale qu'apporte le millésime 2010. Encore quelques années de cave, et une ou deux heures de carafe pour les plus impatients.

Nous avions été séduits par l'accessibilité du Beaune Les Teurons 2014 du Domaine Rossignol-Trapet. Nous avons donc eu la tentation d'ouvrir un Gevrey-Chambertin Les Corbeaux 2014, avec tout de même en tête le fait qu'il ne serait pas aussi aimable que le Beaune. En effet, bien que le vin montrait des qualités, il était un peu renfrogné lors de la première dégustation. Le lendemain il n'était pas très loin de nous offrir le meilleur de lui-même (voir le commentaire) .



Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés , comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).



Lalande de Pomerol : Château Bourseau 2015

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La robe est assez profonde de couleur sanguine à rubis. Le nez est bien ouvert avec des arômes de cerises, de baies de sureau, d'épices (dont la girofle) avec des notes florales. La bouche est finement charnue et veloutée, avec un corps bien dessiné aux rondeurs avenantes agrémenté de fruits mûrs et frais. La finale d'une bonne tenue, est allongée, fraîche, d'une agréable palette aromatique soutenue. Note potentielle 15,5, note plaisir 15



Castillon-Côtes de Bordeaux : Domaine de l'A 2010

La robe est profonde à saturée, sanguine au bord du verre. Le bouquet intense évoque les fruits noirs mûrs ( cerises noires et cassis), la boîte à épices, avec des notes de thé fumé, de légère réglisse, et une pointe de truffes noires. La bouche est intense, concentrée , ample, dense, bien en chair et très veloutée, rehaussée de fruits expressifs. La finale est longue, bien tenue par des tannins enrobés, dotée d'une impeccable fraîcheur, très expressive, et persistante. Noté 17, note plaisir 16,5



Gevrey-Chambertin : Rossignol-Trapet : Premier Cru : Les Corbeaux 2014

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La robe est assez soutenue de teinte pourpre. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cerises, de framboises, , de légères épices, et des notes de roses, de fine réglisse, et d'élevage distingué nettement en arrière plan. La bouche offre une élégant velouté de texture, une chair délicate, avec davantage de densité et de rondeur dans un centre fruité. La finale , tenue par des tannins un rien fermes, est allongée, fraîche et même tonique, très expressive ( fruits éclatants), et persistante. Note potentielle 16/16,5, note plaisir 15,5



11 septembre 2018

Châteauneuf du Pape : Domaine de La Mordorée Reine des Bois 2003, Clos des Pape 2006, Saint Emilion : Pavie Macquin 2004

 

Le repas se poursuit avec un coq au vin préparé avec une volaille élevée entièrement au grain. Trois vins ont été choisis pour accompagner ce plat très apprécié de nos hôtes, deux vins de Châteauneuf du Pape et un vin de Bordeaux pour ceux qui préféraient rester dans une optique régionale.

Le Châteauneuf du Pape Reine des Bois 2003 du Domaine de La Mordorée n'avait pas été redégusté depuis 2015, il a bien évolué avec des tannins plus fondus (encore légèrement fermes en finale), la finale offre une bon équilibre, sans sensation alcooleuse. Il faudra attendre deux ou trois ans de plus pour que les tannins soient complètement fondus.

Le Clos des Papes 2006 est encore très jeune avec des tannins qui ont besoin de se patiner avec un vieillissement supplémentaire en cave. Il acquerra également une finale plus épanouie et plus complexe dans son expression aromatique.

Pavie Macquin 2004 approche de son plateau de maturité. Il se goûte déjà très bien, expressif, très bien construit dans le contexte du millésime, frais, et long. Pour les puristes une très légère fermeté des tannins est encore perceptible en finale.

Avec un carpaccio de mangues à la lavande, nous avons ouvert un Riesling Vendanges Tardives 2009 de Marcel Deiss.

Ce vin avait déja été dégusté au mois de mai dernier : Lire ICI



Les vins ont été mis en carafe une heure et trente minutes avant la première dégustation.





Châteauneuf du Pape : Domaine de La Mordorée : Reine des Bois 2003

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La robe est très soutenue de couleur pourpre, très légèrement évoluée au bord du verre. Le bouquet est net et intense avec des arômes de cerises légèrement kirschées, de cassis, d'épices variées, de garrigue et de chocolat. La bouche est généreuse, bien en chair, très veloutée, concentrée, avec des tannins fondus, et rehaussée d'expressifs fruits épicés. La finale est longue, complexe, d'un agréable velouté de texture, harmonieuse et persistante. Noté 17, même note plaisir



Châteauneuf du Pape : Clos des Papes 2006

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La robe de couleur pourpre à rubis est légèrement évoluée au bord du disque. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cerises mûres, et de petites baies noires (cassis et sureau) de boite à épices( dont un léger poivre), avec des notes d'olives noires et cacaotées. L'attaque est souple, délicatement charnue et veloutée, Le vin prend du corps et de la charpente dans un centre fruité. La finale est allongée, tenue par des tannins plus fermes ( pas encore fondus), dotée d'une fraîcheur perceptible, elle est expressive et assez soutenue . Noté 16,5, note plaisir 15,5

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Saint Emilion : Pavie Macquin 2004

La robe est assez profonde, de couleur rubis à grenat au bord du verre. Le nez intense évoque les cerises, les prunes noires, les épices douces, avec des notes de léger cassis, de légère réglisse et un début de truffes noires. La bouche est séduisante, charnue , d'un élégant velouté de texture, dense, ample, aux rondeurs avenantes, agrémenté de fruits éloquents. La finale est longue, fraîche; bien tenue par des tannins un rien plus fermes, aromatique, d'un bon début de complexité, et persistante. Noté 17, note plaisir 16,5




09 septembre 2018

Champagne Lallier Brut Nature, Pouilly-Fuissé : Domaine Auvigue La Frérie 2015, Chablis : Thomas Pico : Vent d'Ange 2012

 

 

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La soeur d'Isabelle et son mari ont fait halte chez nous après des vacances dans les Landes. Nous avons organisé avec deux couples d'amis girondins un dîner pour leur première soirée en notre compagnie. Pour accompagner les mises en bouche, et la terrine de raie sauce gribiche, j'ai ouvert les vins suivants : Champagne Lallier Brut Nature zéro dosage; Pouilly-Fuissé Domaine Auvigue La Frérie 2015, et Chablis Domaine Pattes Loup Vent d'Ange 2012. Les vins se sont très bien entendus avec les mets.

Le Champagne Lallier Brut Nature avait été bien apprécié lors de notre soirée du 19 mai 2018 par un bon nombre de participants, nous en avons donc resservi en début du repas, et même, plus pour ceux qui aiment dîner au vin de Champagne.

Le Pouilly-Fuissé La Frérie 2015 du Domaine Auvigue a montré son excellent potentiel lors de cette première dégustation, avec un vin plus épanoui le lendemain. Il faudra le conserver deux ou trois de plus en cave pour commencer à le déguster à son meilleur niveau.

Le Chablis Vent d'Ange 2012 de Thomas Pico est un vin d'une belle maturité qui a un peu perturbé les dégustateurs par rapport à des vins de cette appellation de facture plus classique. Cathy nous a néanmoins donné l'appellation en première intention. Le vin a tout de même été apprécié par nos amis.

Les vins secs ont été mis en carafe une demi-heure avant le service et servis à l'aveugle à nos hôtes.

 

Champagne : Lallier : Brut Nature Zéro Dosage 

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La robe de couleur or léger est traversée par un cordon de bulles très fines. Le nez expressif évoque les pommes mûres, de fins agrumes, des fleurs blanches, nuancées de notes de poire, de fines épices, et de viennoiseries. La bouche est délicate en attaque, pleine et vineuse dans un milieu de bouche fruité tonifié par une effervescence donnant une sensation finement crémeuse. La finale d'une belle allonge est fraîche, dynamique, expressive , salivante et saline. Noté 16,5, note plaisir 16


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Pouilly Fuissé : Domaine Auvigue : La Frérie 2015

La robe or clair à légèrement soutenu est brillante. L'aération accentue des arômes de poire, de fruits exotiques, d'épices douces, accompagnés de notes fumées et d'infusions, avec un élevage discret. La bouche est bien en chair, presque grasse, avec un centre ample, dense et fruité. Le vin se tend et s'allonge dans une finale droite , fraîche, aromatique, et saline. Noté 16, voire un peu plus dans quatre à cinq ans, note plaisir 15,5


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Chablis : Domaine Pattes Loup : Vent d'Ange 2012

La robe offre une teinte or soutenu. L'olfaction d'une bonne intensité évoque les fruits mûrs ( poire et agrumes dont l'orange) les épices orientales, avec des notes de chèvrefeuille, et d'infusions. La bouche est généreuse, charnue et veloutée, bien centrée avec de l'ampleur et de la plénitude, rehaussé de fruits expressifs légèrement épicés. La finale est longue, soutenue, harmonieuse (fraîcheur bien dosée), expressive et persistante. Noté 16,5, même note plaisir

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06 septembre 2018

Ostertag : Riesling Fronholz 2014, Pauillac : Grand Puy Lacoste 2011, Haut-Batailley 2010, et Pichon Comtesse 2008

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Je commente dans ce billet les vins qui ont été dégustés et bus lors d'un repas qui a suivi la verticale des vins d'Alain Albistur ( Domaine les Sadons à Pauillac) au début du mois de juillet dernier

Ce déjeuner a été préparé par Pascale Huysseune qui gère les chambres d'hôte et les petits déjeuners de l'établissement le Coeur des Vignes : www.coeurdesvignes.com/les-chambres/ à Pauillac (quartier Saint Lambert) .

 

Les vins ont accompagné des charcuteries médocaines et melon, une côte de boeuf ( goûteuse et une viande que l'on aurait pu détachée à la petite cuillère) et une coupe glacée.

 

J'avais apporté trois vins : Clos Floridène 2010, Pavie Macquin 2009, et le riesling Fronholz 2014 d'André Ostertag que nous avait offert notre amie Véronique avant son retour en Alsace, et que nous devions déguster avec André qui nous accompagnait dans cette dégustation.

Le Clos Floridène 2100 ne sera pas commenté dans ce billet, il est encore trop marqué par son élevage à tous les stades de la dégustation, malgré une belle matière en arrière plan. Pavie Macquin 2009 s'est goûté un peu moins bien que la dégustation précédente par cette chaude journée de juillet.

Les trois vins de l'appellation Pauillac que je commente nous ont été proposés à l'aveugle par nos hôtes.

 

 

 

Alsace : Domaine Ostertag : Riesling Fronholz 2014

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La robe or vif est brillante. Le nez intense évoque les mirabelles, les agrumes mûrs, les épices douces, avec des notes de fleurs sauvages séchées, et une touche de fruits de la passion. La bouche est charnue, veloutée, avec corps plein, dense, dans la longueur rehaussé de fruits expressifs. La finale est longue, élégante, dynamique, énergique, expressive, fraîche, soutenue et saline . Noté 16,5/17

 

Pauillac : Grand Puy Lacoste 2011

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La robe est assez profonde de couleur rubis. L'olfaction d'une bonne intensité exhale des parfums de cassis, de légères cerises, avec des épices bien présentes et variées nuancés de notes florales. La bouche est élégante, veloutée délicatement charnue, avec un corps bien formé dans le contexte du millésime, agrémenté de fruits mûrs et expressifs. La finale est allongée, tenue par des tannins enrobés, elle est fraîche, d'une bonne expression aromatique, précise, et d'un bon maintien. Noté 16 voire un peu plus dans cinq ans.

 

Pauillac : Haut-Batailley 2010

La robe est assez profonde de teinte rubis à légèrement sanguine. Des arômes de séduisant cassis crémeux , de boite à épices, d'aiguilles de pin et des notes réglissées soulignent une olfaction bien ouverte et avenante. La bouche est bien construite avec des tannins fins enrobés par une chair délicate veloutée se trament dans un corps dense et ample rehaussé de fruits mûrs et éloquents. La finale est longue, d'un bon maintien (tannins un peu plus fermes), élégante, fraîche, expressive et persistante . Noté 16,5

 

Pauillac : Pichon Comtesse 2008

La robe de couleur rubis à grenat est assez profonde et très légèrement évoluée au bord du verre. Le nez est pur et expressif avec des arômes de cassis, de cerises, fines épices, et violettes, et une pointe de graphite. La bouche est élégante , soyeuse, délicatement charnue, dotée de tannins très fins et distingués , plus dense que puissante dans un corps oblong relevé de fruits éloquents. La finale est délicate, fraîche, allongée, conservant une texture veloutée, aromatique et d'une bonne persistance. Noté 16,5

 

04 septembre 2018

Pauillac : Lynch-Bages 2000, et Sauternes : Climens 1988 pour un repas d'anniversaire (fin)

 

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La suite du repas s'est voulu simple mais au accès sur le meilleur rendu des produits. Régulièrement nous avons des pigeons sauvages de Thiérache. Ils s'apparentent en goût assez aux palombes. Ils ont été cuits au thym et en basse température, durant plusieurs heures. Leur chair en a été rendue fondante.

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Pauillac : Lynch-Bages 2000

 

Le vin a été mis en carafe deux heures avant la première dégustation, puis regoûté 48 heures plus tard, après conservation de la carafe en cave fraîche

 La robe est profonde de couleur sanguine sans signe d'évolution. Le nez est net et intense avec des arômes très caractéristiques de cassis mûr, d'épices variées, de cèdre, de tabac brun, avec des notes de cerises et légèrement truffées. La bouche, d'une insolente jeunesse, est veloutée à très veloutée, bien en chair, puissante, concentrée, dotée de fruits expressifs. La finale est longue, d'un très bon maintien (tannins serrés bien enrobés au toucher velouté après 48 heures de carafe), aromatique, fraîche et persistante. Noté 18, note plaisir 17 ( première dégustation).

 

  

Le dessert a été une création, intéressante, qui servira de base pour de futures autres réceptions. Il a été question de monter sur des meringues au citron vert, une panna cotta de mangue, accompagnée d'un caramel de fruits de la passion.

Le tout surmonté d'une mousse de fruit de la passion et d'un coulis de mangue. Ce sont ces deux rajouts qu'il aurait fallu servir à part. 

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Mais l'ensemble est néanmoins harmonieux et en accord, de principes, avec le Barsac.

Entre ce dessert, et le plat, nous avons apprécié par gourmandise deux fromages : le Saint Nectaire qui s'associe très bien avec le Pauillac, mais un bleu de Moussières (un fromage artisanal, fabriqué selon une recette traditionnel du Jura) pour aborder le liquoreux.

 


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Sauternes-Barsac : Climens 1988

 

Le vin a été dégusté sur une durée de 72 heures

 

La robe offre une teinte or soutenu à très soutenu. Le bouquet intense et séduisant évoque l'abricot rôti, l'orange et le citron confit, les épices orientales, les fleurs séchées, les fruits secs et le miel. La bouche est généreuse, onctueuse, dense, concentrée avec élégance, rehaussé d'intenses fruits rôtis. La finale est longue, très harmonieuse grâce à l'impeccable fraîcheur due au millésime, complexe, pure, intense et très persistante. Noté 18 , même note plaisir

 

 

 

 

02 septembre 2018

Buisson-Charles : Meursault Vieilles Vignes 2015, et Hermitage blanc Chave 2008 pour un repas d'anniversaire (1)


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S'il avait été question de fêter les débuts des décennies en présence de nos amis, néanmoins les dates anniversaires ont été célébrées dans l'intimité : et cette conjoncture permet d'inaugurer et de tester des recettes qui seront donc améliorées pour des repas entre amis. Les accords mets et vins participent aussi de ces essais, même si l'expérimentation est toujours un grand plaisir.

Après quelques mises en bouche, plutôt simples (brochettes d'ananas au chèvre, roulé de pomme granny au Serrano...), c'est sur un foie gras mi-cuit aux baies roses que le repas s'est ouvert.

Le foie gras est un grand classique : il y avait longtemps que nous n'avions pas apprécié cette chair pour elle-même. Il a donc été cuit en basse température à peine 25 minutes avec 25 cl de vin blanc, de fleur de sel et des baies roses.

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La cuisson a été juste ce qu'il fallait pour que nous le dégustions rosé.

Bourgogne : Buisson-Charles : Meursault Vieilles Vignes 2015

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Mis en carafe deux heures avant la première dégustation

 

La robe jaune clair à or léger est brillante. Le nez est expressif et séduisant, avec des arômes de pêches, d'agrumes mûrs ( oranges dominantes), de fines épices, et floraux ( fleur de muscade, fleurs blanches, et verveine), au premier plan lors de la deuxième dégustation, et des notes de légères noisettes. La bouche est charnue, avec une texture veloutée, dense dans un centre rehaussé de fruits éloquents. La finale est allongée, intense, accompagnée par une fraîcheur harmonieuse qui met en valeur une palette aromatique expressive et persistante, ponctuée de notes saline. Noté 16,5, note plaisir 16. Un vin qui s'approche plus facilement que prévu.

 

 

En revanche, le second plat a nécessité quelques recherches, plutôt fructueuses et intéressantes.

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Il a été question d'un carpaccio de queue de homard, avec une vinaigrette de poivron rouge.

Techniquement rien de plus facile : la queue  du homard, crue, est bien évidemment taillée en tronçons et elle est marinée plusieurs heures dans une sauce vinaigrée au poivron. Cette dernière a été réalisée avec un peu de vinaigre blanc et du sucre caramélisé, puis avec une légère adjonction d'huile d'olive.

Le restant de cette sauce a été incorporée dans une mayonnaise, qui a accompagné les pinces, elles cuites au court-bouillon.

Quelques quenelles de mangues à la crevette et à la coriandre pour accompagner ce plat de homard, ont apporté délicatesse et orientalité pour un vin d'une extrême complexité.

Les deux accords tels que nous les avions devinés avant même de découvrir réellement les plats se sont confirmés avec bonheur. Une fois de plus, nous avons pu apprécier le foie gras avec un Meursault, alliance qui n'est pas conventionnelle, mais qui est plus qu'intéressante, en particulier pour des Mersault d'une belle facture comme l'est le VV 2015 de Buisson-Charles.

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Rhône nord : Domaine Chave : Hermitage blanc 2008

Mis en carafe deux heures avant la première dégustation

La robe offre une teinte or très soutenue. Le bouquet intense et complexe évoque les pêches jaunes, le melon, l'orange légèrement confite ( pulpe et peau) les épices variées, les infusions, et les herbes médicinales. La bouche est riche, ample, puissante, bien en chair, veloutée, avec une matière dense, agrementée de fruits finement épicés. La finale est longue, énergique tout en conservant un agréable toucher de bouche, complexe , très persistante, bien équilibrée par une fine acidité sous-jacente et des amertumes élégantes de peaux et de noyaux de fruits. Noté 17,5/18, note plaisir 17,5

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30 août 2018

Chablis 2016, Amarone della Valpolicella 2012 et 2013, Kormilitsa 2014, et Aubert de Villaine : Les Clous Aimé 2015

 

 

 


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André nous a conviés dans le début de la deuxième quinzaine du mois d'août à une dégustation de vins ayant pour thème principal " des vins italiens". Cette dégustation a été suivie d'un repas estival à base de poissons.

Tous les vins que je commente ont été dégustés à l'aveugle. Il s'est avéré que les vins italiens étaient des Amarone della Valpolicella. Ces vins rouges de  la Vénétie sont riches en alcool jusqu'à 16%, et sont issus de raisins qui ont séchés sur claies sur une durée de 100 à 120 jours avant d'être vinifiés. Les baies perdent 30% à 40% de leur poids pendant la période de séchage, ce qui donne des vins riches et concentrés avec un toucher de bouche très velouté à soyeux.

Les cépages essentiellement locaux utilisés pour l'élaboration de ces vins sont les suivants : Corvina, Rondinella et Molinara.

 

Le vin blanc grec Kormilitsa 2014 est le seul vin de cette série qui n'a pas été vraiment convaincant avec une finale un peu molle et assez courte.

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Le Chablis Village 2016 de Christian Moreau est très bon, avec une fraîcheur tonique en finale.

Les Clous Aimé 2015 d'Aubert de Villaine est excellent : pur, centré, fruité, frais et long. Il ne déparerait pas à l'aveugle avec de beaux "villages" de la Côte de Beaune, voire avec certains Premiers Crus.

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Chablis Christian Moreau : millésime 2016

La robe or pale est brillante. L'aération accentue des arômes de poire, d'agrumes, avec des notes florales, légèrement épicées, et fumées. La bouche est élégante, dans une construction allongée, un peu plus dense, et délicatement charnue dans un centre fruité. La finale est élancée, fraîche, d'une bonne tonicité, aromatique et légèrement saline. Noté 15,5

 

Italie : Amarone della Valpolicella Classico : Brigaldara 2013

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assemblage : Corvina 65%, Rondinella 30%, Molinara 5%

La robe est assez soutenue de couleur pourpre. L'agitation amplifie des arômes de cerises, de mûres, d'épices douces, de réglisse, et d' herbes aromatiques. La bouche est soyeuse, pulpeuse, corsée, concentrée, charnue et très fruitée. La finale est longue, aromatique, complexe, harmonieuse avec une texture très veloutée. Noté 16,5/17

 

Italie : Amarone della Valpolicella : Buglioni, millésime 2012

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La robe est assez profonde de teinte pourpe à sanguine. L'olfaction ouverte évoque les fruits rouges (dont la cerise), les épices variées, avec une touche de réglisse, et de raisins secs. La bouche est riche, construite, très pleine, bien en chair, veloutée et fruitée. La finale, d'une bonne allonge, est bien tenue par des tannins arrondis, un peu plus fermes, elle est expressive, d'une bonne intensité, avec une légère sensation sucrée. Note 16, voir un peu plus après une légère garde.

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Grèce : IGP Mont Athos Tsantali : Kormilitsa 2014

assemblage : Assyrtiko 50%, Chardonnay 50%

La robe offre une couleur or assez soutenue. Le nez est bien ouvert avec des arômes de fruits blancs ( poires) d'agrumes, avec des notes d'infusion, de légères épices et une pointe d'abricot. La bouche est riche, assez grasse, bien en chair veloutée, ronde à assez sphérique dans un centre fruité. La finale dans la continuité est un peu lascive, sans tonicité, fruitée, mais sans véritable allonge. Noté 13

 

Bourgogne : Côte Chalonnaise : Aubert de Villaine : les Clous Aimé 2015

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La robe or pale est brillante. Des arômes de poires, de pêches, d'oranges, nuancés de notes de fines épices, de fleurs blanches, et d'amande soulignent une olfaction avenante et expressive. La bouche est pure, délicatement charnue et veloutée, dense, ample et fruitée. La finale est longue, intense, énergique, précise, aromatique, saline et persistante. Noté 16,5