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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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13 novembre 2018

Visite/dégustation au domaine de l'Agapé à Riquewihr

 

 

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Vincent Sipp, après une association avec son frère à partir de 1996, a créé son propre domaine (Domaine de l’Agapé) depuis 2007.

Il exploite une dizaine d’hectares, constitués de vignes issues de la propriété familiale et d’autres acquises, avec notamment des parcelles dans les Grands Crus  Rosacker, Osterberg, et Schoenenbourg du domaine de l'Agapé.

Pour ceux qui veulent en savoir davantage sur les trois Grand Crus :

Osterberg : http://www.alsace-agape.fr/fr/le-vignoble-agape/alsace-grand-cru-osterberg

Rosacker : http://www.alsace-agape.fr/fr/le-vignoble-agape/alsace-grand-cru-rosacker

Schoenenbourg : http://www.alsace-agape.fr/fr/le-vignoble-agape/alsace-grand-cru-schoenenbourg

 

Le vignoble est travaillé en agriculture raisonnée, avec comme objectif final, d’obtenir la meilleure maturité des raisins.

Les vendanges sont faites à la main. Les fermentations par parcelle sont lentes, avec un contrôle des températures, en foudre en bois pour les Pinot Blanc et Pinot gris, et en cuve en inox pour les autres cépages. Elles sont réalisées avec des levures neutres sélectionnées sur le vignoble alsacien.

Un choix délibéré de Vincent Sipp, qui souhaite éviter les déviances possibles avec l’utilisation des levures indigènes, et mener la fermentation alcoolique avec le moins possible de sucres résiduels.

Les fermentations malolactiques ne sont pas faites, surtout pour les cépages Riesling et Gewurztraminer. Les années où l’acidité malique est forte, elles sont réalisées pour les Pinot blanc et Pinot gris. Le fil directeur est d’élaborer les vins les plus secs possibles. La mise en bouteille se fait au printemps pour les vins de la collection « Expression » et en été pour le reste de la production.



La gamme du Domaine de l’Agapé se décline en cinq thèmes :

-collection Emotion : les bulles (Crémant)

-collection Expression : les cépages

-collection Grands Crus : les terroirs

-collection Rouge : les Pinot Noir

  • collection Helios : les moelleux et liquoreux

Pinot Noir "B" 2017

La robe est assez soutenue de teinte burlat. Le nez bien ouvert évoque les cerises, les fines épices , avec des notes florales, et légèrement cacaotées. La bouche est dynamique, fruitée , d'une bonne densité, avec un corps bien formé, et des tannins enrobés par une chair délicate. La finale d'une bonne allonge est fraîche et expressive ( fruits séduisants) . Noté 15,5/16



Les robes des vins blancs sont de teintes jaunes pale à or fin un peu plus vif dans le Grands Crus.



Sylvaner 2017

L'agitation accentue des arômes de fruits jaunes, d'agrumes nuan cés de notes florales. La bouche d'une bonne tenue, offre une chair bien formée et veloutée, une centre bien dessiné et fruité. La finale est tonique, allongée, aromatique, et d'une bon maintien. Noté 15,5

Pinot blanc 2016

Des arômes de pêches blanches et jaunes, avec des notes de fleurs blanches soulignent une olfaction expressive. La bouche dans une construction allongée, est veloutée et fruitée. La finale d'une bonne fraîcheur est délicate et expressive, et légèrement saline. Noté 15



Riesling 2016

sucres résiduels : 1,8 g/l

L'aération accentue des arômes d'agrumes (citrons et oranges), de fleurs champêtres, et d'une touche épicée. La bouche est tendue, droite, finement charnue, fruitée, plus haute dans le milieu de bouche. La finale, élancée est fraîche, dynamique; expressive et persistante, et saline. Noté 15,5



La dégustation des Riesling Grands Crus s'est faite par paire ( millésime 2016 et 2017) dans deux verres côte à côte pour chaque grand cru. Elle a été très didactique pour apprécier notamment la grandeur du millésime 2017.

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Riesling Schoenenbourg 2016

sucres résiduels : 4,5g/l

Belle expression aromatique d'oranges, de fruits jaunes, de fines épices, avec des notes de fleurs sauvages. L'attaque est charnue et veloutée, assez grasse dans un centre bien formé et fruité. Une fraîcheur de bon aloi, allonge et étire une finale aromatique, persistante, et saline . Noté 16,5


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Riesling Schoenenbourg 2017

Le nez intense évoque les fruits mûrs ( mirabelles, oranges, pêches) nuancés d'épices orientales, de graphite, de fleurs d'orangers. La bouche est riche , veloutée, grasse, d'une belle concentration, dotée de fruits séduisants. La longue finale harmonisée par une fraîcheur bien dosée est très expressive, intense, pure, persistante et saline . Noté 17,5



Riesling Osterberg 2016

sucres résiduels : 3,6g/l

Des arômes d'agrumes mûrs, de léger naphte , et des notes de peaux de fruits soulignent une olfaction ouverte. La bouche est souple avec un toucher velouté, plus ronde dans un centre fruité. La finale étiré par une nette fraîcheur est droite, d'une bonne expression aromatique ( fruits dominants) et une pointe d'amertume ( peau d'agrumes). Noté 16


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Riesling Osterberg 2017

Le nez expressif évoque les agrumes variés mûrs ( même très légèrement confits), avec des notes d'épices et de mirabelles, et de légères infusions, et un soupçon de naphte. L'attaque est droite, le vin prend de l'ampleur et de la densité dans un milieu de bouche rehaussé de très expressifs fruits finement épicés. La finale est allongée , fraîche, d'un très bon maintien, très aromatique et persistante. Noté 16,5/17

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Riesling Rosacker 2016

sucre résiduels : 3,4 g/l

L'aération libère des arômes d'orange, de pamplemousse, de camomille, et de fleurs champêtres. La bouche est dense, plus ample, dans un centre délicatement charnu et fruité. La finale est longue, tendue, avec une mâche calcaire, très saline, fraîche, avec des arômes d'agrumes mûrs, et de légère notes florales et graphitées. Noté 16,5/17

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Riesling : Rosacker 2017

Le nez est intense avec des arômes d'agrumes mûrs (oranges dominantes), de fruits de la passion, d'épices douces , de fleurs séchées, et de verveine. La bouche est intense, dense, bien en chair, avec une séduisante énergie interne, et beaucoup de présence dans un milieu de bouche très fruité. La finale est très longue, dynamique, fraîche, harmonieuse, précise, expressive, persistante, avec une légère sensation de texture calcaire ( mâche) et très saline. Note potentielle 18



La collection Hélios (vendanges tardives et sélections de grains nobles )

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Riesling V.T 2015

sucres résiduels : 76g/l

La robe or vif est brillante. Le nez intense évoque la mirabelle, l'orange légèrement confites, les épices orientales avec des notes d'infusion et de miel fin. La bouche est très veloutée et délicatement charnue, dense et concentrée sans ostentation, rehaussée de fruits expressifs. La finale portée par une impeccable fraîcheur qui donne au vin un coté aérien est longue, très aromatique, persistante et salivante. Noté 17,5

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Pinot gris V.T 2015

sucres résiduels : 86 g/l

La robe offre une teinte or léger. Des arômes de fruits jaunes bien bien mûrs ( pêches et ananas) nuancés d'épices douces, de tisane et de belles notes fumées soulignent une olfaction expressive. La bouche est délicate, très veloutée, ample avec une chair séduisante qui occupe pleinement la bouche, et dotée de fruits éloquents . La longue finale charnelle est bien équilibrée par une fraîcheur perceptible, elle offre une bonne complexité avec une petite note de caramel au beure salée pour la ponctuer. Noté 17, voire un peu plus dans quelques années.



Gewurztraminer V.T 2015

sucres résiduels : 81 g/l

La robe or un peu plus soutenue est brillante. L'olfaction est très expressive avec des arômes de mangue, d 'abricot , de fines épices, de roses, de camomille et de miel fin. La bouche est généreuse, dotée d'une chair quasiment onctueuse, pleine et dense, agrémentée de fruits très éloquents. La finale est longue, harmonisée par une acidité perceptible, sensuelle, dotée d'une palette très aromatique et complexe. Noté 17,5

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Pinot gris SGN 2015

sucres résiduels : 103 g/l

La robe est or soutenu. Le nez intense et avenant évoque les fruits finement rôtis ( oranges, pêches jaunes, fruits de la passion) les épices orientales ( muscade et safran) , les fruits secs ( dont les raisins de Corinthe) avec des notes fumées, de miel fin, et caramel au beurre salé. La bouche riche est dotée d'une grande chair onctueuse, elle est concentrée , assez sphérique, dans un centre réhaussé d 'intenses fruits finement rôtis. La finale est longue , voluptueuse, mais toujours tenue par une délicate fraîcheur sous-jacente, elle est très expressive et d'une convaincante complexité. Noté 18




11 novembre 2018

Paul Ginglinger: Riesling Drei Exa 2008, Faugères : La Part du Diable 2009, Comtes Lafon : Volnay Santenots du Milieu 2004

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Avec ce billet se terminent les commentaires des vins dégustés lors de repas à notre gîte de Riquewihr, pendant notre séjour alsacien de la fin du mois d'octobre.

Les vins de ce billet ont été ouverts jeudi 25 octobre lors du dîner dont le plat principal était des joues de boeuf confites.

Deux autres vins ont également été débouchés mais se sont révélés être plus ou moins défectueux.

Clos Lalfert 2013 présentait des arômes d'oxydation après une longue aération avec une présence très marquée de gaz carbonique.

Le Barolo Ciabot Mentin Ginestra 2005 de Domenico Clérico est nettement déviant, avec une acescence appuyée en bouche , en plus d'une finale sèche et astringente !

Michel Ginglinger, après une dégustation des gewurztraminer en fin de journée, nous a offert une bouteille de son oenothèque : Riesling Drei Exa millésime 2008.

Cet excellent millésime alsacien a donné un vin riche et charnu, et le vieillissement sous verre a apporté à la palette aromatique une évolution séduisante et complexe, avec une très belle présence en milieu de bouche, avec plus d'ampleur et de rondeur que de tension et de droiture observées dans des millésimes plus récents.



Les deux vins suivants ont été dégustés à l'aveugle, en bouteille cachée débouchées une heure avant le service.

La Part du Diable 2009 de l'Abbaye de Sylva Plana ( Faugères) est un vin massif , puissant, avec un bon enrobage des tannins, et une bonne expression aromatique. La richesse du millésime lui a apporté cette chair qui le rend séduisant.

Le Volnay Santenots du Milieu 2004 du Comte Lafon est plutôt bien réussi avec une réelle présence en milieu de bouche, même si la palette aromatique offre quelques légères scories inhérentes au millésime qui ne sont pas rédhibitoires.

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Alsace : Paul Ginglinger : Riesling Drei Exa 2008

La robe or vif est brillante. Le bouquet intense offre de séduisants arômes ( d'élégante évolution), d' oranges, de mirabelles, d'épices orientales ( muscade et curry), d'infusion ( camomille dominante), et des notes de léger naphte et de citron. L'attaque est élégante, bien en chair et veloutée, le milieu de bouche souligne la richesse du millésime, il est plein et dense rehaussé de fruits éloquents. Une fraîcheur de bon aloi présente dès le milieu de bouche participe à l'harmonie d'une finale allongée, veloutée, persistante, d'une bonne complexité et saline. Noté 16,5, même note plaisir.

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Faugères : Abbaye de Sylva Plana : La Part du Diable 2009

La robe est saturée, avec un fin liseré de couleur sanguine. Le nez expressif évoque les petites baies noires (cassis, mûres, myrtilles) , la boite à épices, avec des notes de réglisse, et de fleurs mauves. La bouche est énergique, puissante, avec des tannins serrés enrobés par une chair veloutée agrémentée de fruits épicés. La finale est longue, imposante, ( les tannins restent enrobés), aromatique persistante et d'un bon équilibre. Noté 16,5, même note plaisir


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Bourgogne : Comtes Lafon : Volnay Santenots du Milieu 2004

La robe est soutenue, de teinte rubis légèrement décolorée près du disque. Le bouquet est bien ouvert avec des arômes de sous-bois, de cerises, d'une touche d'épices, avec des notes végétales ( thé noir ). La bouche est soyeuse en attaque, avec un corps assez plein doté d' une petite sensation tannique, relevé de fruits assez expressifs. La finale est étirée par une fraîcheur sans excès, assez veloutée, d'une bonne expression aromatique, ponctuée d'un pointe végétale et un peu terreuse. Noté 15,5 même note plaisir


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08 novembre 2018

Cornas : Allemand : Reynard 2001, Clavelier : Chambolle-Musigny : La Combe d'Orveau 2009, Minervois : Lo Cagarol 2012

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Je termine dans ce billet la présentation des deux derniers vins dégustés au dîner du mercredi 24 octobre à Riquewihr avec nos amis alsaciens. Le dernier vin commenté, à la fin du billet, a été goûté le 25 octobre au repas de midi.

Les vins ont été ouverts une heure avant la dégustation, sans autre préparation. Ils ont, pour ma part, tous été goûtés à l'aveugle.

Le Cornas Reynard 2001 de Thierry Allemand s'est bien dégusté pour quasiment l'ensemble des présents, il était à son meilleur niveau le lendemain, plus épanoui, et quasiment sans sécheresse dans la finale. Il aurait mérité une aération en carafe d'une heure, difficilement réalisable dans le contexte de la dégustation.

Le Chambolle-Musigny La Combe d' Orveaux 2009 de Bruno Clavelier est une très belle bouteille, magnifiée par la qualité du millésime, il possède toutes les qualités que l'on aime trouver dans l'excellence bourguignonne (voir le commentaire). Le vin de la soirée pour la totalité des présents, me semble-t-il.

Le pur Carignan Lo Cagarol 2012 du domaine La Tour Trencavel (Minervois) est un vin bien représentatif de son cépage : énergique, puissant, tout en étant suffisament charnu pour enrober la forte structure tannique du cépage. C'est réussi et un très bon vin.



Rhône nord : Cornas : Thierry Allemand : Reynard 2001

La robe est profonde de couleur rubis, légèrement évoluée au bord du disque. Le bouquet d'une bonne intensité et doté d'une très légère acidité volatile, évoque le cassis, nuancé d'une pointe de mûres, les épices variées (dont un poivre fin) avec des notes d'herbes sauvages et de légère réglisse. La bouche est puissante, avec une texture veloutée, d'une élégante concentration dans un centre charpenté par des tannins fins et rehaussé d'éloquents fruits épicés. La finale est allongée; bien tenue par des tannins qui restent enrobés, fraîche, expressive et persistante, avec une petite sécheresse tannique, à peine perceptible le lendemain. Noté 16,5 même note plaisir

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Bourgogne : Bruno Clavelier : Chambolle-Musigny : Premier Cru : La Combe d'Orveau 2009

La robe est assez soutenue de couleur pourpre. Le nez est séduisant et intense avec des arômes de framboises, de cerises, de légères baies noires, d' épices raffinées, de roses et de pivoines. La bouche offre une belle texture soyeuse, les tannins fins sont tramés serrés et denses dans un corps ample et bien en chair, rehaussé de fruits expressifs finement épicés. La finale est longue, harmonieuse, d'un séduisant velouté de texture, très aromatique et persistante. Noté 17,5, même note plaisir.


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Minervois : La Tour Trencavel : Lo Cagarol 2012

100% Carignan

La robe est profonde, de teinte sanguine à pourpre au bord du disque. L'aération accentue des arômes de cassis, de mûres, d'épices variées, avec des notes de garrigue et de légère cerises noires. La bouche est énergique, dotée d'une chair bien formé et veloutée, corsée, agrémentée de fruits expressifs. La finale est longue, bien tenue par une sérieuse assise tannique restant assez bien enrobée, fraîche, épicée, fruitée, avec de séduisantes notes d'herbes aromatiques. Noté 16, même note plaisir


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06 novembre 2018

Visite/dégustation au domaine Kientzler à Ribeauvillé (Alsace)

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Nous terminons notre matinée du 24 octobre par une visite/dégustation chez Kientzler. Elle fait suite à celle faite chez Mader qui a été commentée précédemment sur ce blog. Pierre se joint également à nous pour cette dégustation.

Nous commençons par une série de Riesling du millésime 2016. Les vins comme d'habitude sont assez austères avec des profils droits, dotés d'une expression aromatique assez discrète, très peu charnus et des finale tranchantes à vive avec un léger grip "tannique".

Il faut arriver au Grand Cru Geisberg pour obtenir un vin un peu plus en chair avec une palette aromatique plus expressive, et une acidité plus tempérée dans une finale plus épanouie également. Il faudra attendre une dizaine d'années ce Grand Cru Geisberg pour l' apprécier à son meilleur niveau.

Nous poursuivons cette dégustation par une série de Gewurztraminer 2016 et 2017 (Gewurztraminer Haguenau). Il sont construits volontairement avec le moins de sucres résiduels possibles, nous dirons dans une optique "sèche" pour le cépage. Les vins sont un peu retenus dans leur expression aromatique, ils sont frais, même tendus, et souvent avec un déficit de chair et de velouté de texture qui sont pourtant, pour ma part, des éléments positifs du cépage.

Les vins du domaine Kientzler ont un caractère nettement cistercien, avec des acidités pointues, et peu de chair. La conception des Gewurztraminer est à mon avis un peu extrémiste, avec des vins manquant de charme et qui, me semble-t-il, n'en acquerront que peu.

La nécessité d'une garde plutôt longue doit être intégrée pour les nouveaux acheteurs des vins de cette propriété.

Il y a un choix assumé tout à fait acceptable, dans la conception et l'élaboration des vins de ce domaine. Mais il me semble nécessaire de bien le savoir et de le comprendre avant de faire l'acquisition de ces vins.



Les robes sont de couleur jaune très pale à légèrement plus colorées



Riesling 2016

L'olfaction est ouverte avec des arômes très agrumés ( pulpes et peaux de citrons dominants) nuancés d'un soupçon d'épices. La bouche est droite, très tonique, tranchante, assez expressive. Noté 13,5



Riesling : Ribeauvillé 2016

Des agrumes un peu plus mûrs (citrons et oranges), avec des notes florales et épicées se dévoilent à l'aération. La bouche doté d'une chair fine est droite, un peu plus dense dans un centre rehaussé de fruits frais. La finale est étirée par une acidité assez vive à vive, d'une bonne expression aromatique à dominante d' agrumes (pulpe et peau) ponctuée de notes saline. Noté 14,5/15



Riesling : Grand Cru Geisberg 2016

Le nez évoque à l'agitation les oranges mûres, de légères épices orientales (dont une pointe de curry) avec des notes de fleurs sauvages et de citron. L'attaque offre une chair délicate et veloutée, le vin prend de la consistance et de la densité dans un milieu de bouche fruité. La finale est longue, dynamique, fraîche, aromatique, saline, avec une impression d'élargissement en ultime sensation. Note potentielle 16,5 voire un peu plus dans une dizaine d'année



Gewurztraminer 2016

sucres résiduels 7,5g/l

Des arômes floraux (roses dominantes), d'oranges, de baies roses soulignent une olfaction assez expressive. La bouche est longiforme, peu charnue, assez aromatique, même tendue dans une finale fraîche, plus énergique que veloutée. Noté 13. Un vin trop cistercien qui veut faire oublier les côtés positifs du cépage.

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Gewurztraminer : Haguenau 2017

sucres résiduels 15g/l

Le nez est ouvert avec des parfums de roses, d 'oranges, de léger litchi avec des notes poivrées. La bouche est assez veloutée, un peu plus en chair dans un centre assez rond. La finale est élancée, fraîche, expressive, délicate, avec une légère amertume de peaux de fruits en ultime sensation. Noté 14,5

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Gewurztraminer : Grand Cru Osterberg 2016

sucres résiduels 12 g/l

L'aération libère des arômes de pêches, de légère mangue, de fines épices (dont une note poivrée) et des notes de roses. La bouche est allongée, veloutée dans sa première partie, dotée d'une chair délicate, plus ronde dans un centre fruité. Le vin se tend dans une finale , fraîche, droite , peu charnue, assez sèche, dynamique, d'une bonne expression aromatique, saline, avec des amertumes de peaux de fruits. Note potentielle 15

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Pinot Gris : Grand Cru Kirchberg de Ribeauvillé 2016

L'agitation révèle des arômes de fruits jaunes, de fleurs séchées, nuancés de notes épicées et fumées. La bouche fruitée est finement charnue, veloutée (dans sa première partie) d'une bonne densité. La finale est allongée, fraîche, tendue, fruitée, finement épicée, avec nes notes fumées et salines. Noté 15

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04 novembre 2018

Des vins bourguignons, bordelais et italiens pour deux repas en Alsace

 

 

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Après cette première matinée, dont la deuxième partie nous a menés au domaine Kientzler ( qui sera commenté ultérieurement) en compagnie de Pierre déjà présent chez Mader, nous faisons une pause casse croûte dans notre gîte de Riquewihr. Elle sera assez rapide car Pierre doit regagner Strasbourg et nous,  continuer nos visites-dégustations dès 14 heures.

Pierre nous fait déguster un Meursault vieilles vignes 2013 du domaine Buisson-Charles tout à fait conforme à ce que en connaissons, et nous laisse une bouteille de Riesling du domaine de l'Oriel que nous boirons en fin d'année avec nos amis du Nord

Pascal nous propose de déguster une bouteille à l'aveugle, hélas défectueuse (très gazeuse, et avec un début d'oxydation), il s' agit du rosé Métisse de Maxime Magnon qu'il faudra regoûter ultérieurement.

Nous goûtons à l'aveugle le Barolo Pajana 2005 de Domenico Clerico apporté par Bernard (voir le commentaire). Aucun plaisir avec ce vin, les spécialistes de ce producteur (décédé l'été 2017) évoquent une longue garde pour apprécier ses vins. Alors un jour peut-être....



Bourgogne : Domaine Buisson-Charles : Meursault vieilles vignes 2013

La robe de couleur or clair est brillante. Le nez expressif évoque l'orange et le citron nuancés d'une touche de fruits blancs, de fleurs blanches et d'oranger et une pointe de légère infusion. La bouche offre une chair délicate et veloutée, d'agréables rondeurs avenantes soulignent un centre fruité. La finale portée par une fraîcheur bien dosée s'étire droite, avec une texture veloutée, et une palette aromatique expressive. Noté 15,5, même note plaisir.



Italie : Domenico Clerico : Barolo Pajana 2005

La robe est assez profonde, orangée au bord du verre. Le bouquet est bien ouvert avec des arômes d'épices variées, de cerises, de roses, et des notes d'eucalyptus. L'attaque est assez veloutée, le vin prend de la densité dans un milieu de bouche assez fruité. La finale est très tannique, sèche, astringente, sans aucune chair, mais avec une palette aromatique présente en arrière plan. Aucun plaisir avec ce vin.



Je poursuis avec les commentaires des premiers vins dégustés lors du repas du soir du 24/10 qui a réuni les quatre "touristes" (Isabelle, Bernard, Pascal, et moi) en compagnie des amis alsaciens (Véronique, Nicolas, et Vincent Sipp (domaine de l'Agapé)).

Pascal nous sert à l'aveugle le Bourgogne-Chardonnay 2011 de Lalou Bise Leroy, un vin qui n'a pas été convaincant (acide et fatigué). Espérons qu'il s'agit seulement d'un problème de bouteille.

Je propose, à l'aveugle, en accompagnement d'un rôti de boeuf (transporté sous vide) de notre boucher libournais deux vins de Margaux du millésime 2000 (bouteilles ouvertes et épaulées trois heures avant le service). Cantenac-Brown 2000 s'est très bien goûté, il est conforme à mes attentes. Château du Tertre 2000 est une bouteille nettement plus faible que celle ouverte il y a quelques mois chez nous. Vincent Sipp (domaine de l'Agapé) et Nicolas Scholtus ( vins de Paul Ginglinger ) nous ont fait regoûter des vins déjà abordés dans nos dégustation de l'après-midi dans chacune des deux propriétés. Je les commenterai dans le billet dédié à chaque domaine.

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Bourgogne-Chardonnay : Lalou Bise-Leroy 2011

dégusté à l'aveugle

La robe offre une teinte or pale. L'aération libère de léger arômes floraux, d'agrumes, et de biscuit. La bouche est souple, un peu plus pleine dans un milieu de bouche assez fruité. La finale est fraîche, tendue, portée par une acidité vive à très vive, et une palette aromatique discrète. Noté 12.

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Margaux : Château du Tertre 2000

La robe grenat est très soutenue à assez profonde un peu évoluée au bord de disque. Le nez ouvert évoque lee petites baies noires et rouges avec des notes légèrement épicés et de poivrons. La bouche offre une chair délicate mais peu enrobante, elle est un peu plus pleine dans un centre doté de fruits un peu mats. La finale est assez tannique, avec une fraîcheur pointue, et une palette aromatique évoluée. Noté 12 et peu de plaisir

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Margaux : Château Cantenac-Brown 2000

La robe est assez profonde avec un liseré de teinte rubis à sanguine. Le bouquet est expressif et séduisant avec des arômes de cassis mûr, de cerise, de roses, de violettes et de délicates épices. La bouche offre une texture veloutée à soyeuse, avec des tannins fins qui se trament dans un corps oblong, dense égrémenté de fruits mûrs. La finale est allongée, harmonieuse, expressive, persistante et assez complexe. Note potentielle 16,5, note plaisir 16




01 novembre 2018

Alsace : Visite au domaine Mader à Hunawihr

 

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Nous débutons nos visites mercredi 24 octobre dès 9 heures du matin au Domaine Mader à Hunawihr. Cette propriété est exploitée par Jean-Luc et Anne Mader et par leur fils Jérôme qui les a rejoints en 2005 après des études d'oenologie. Jérôme nous reçoit pour cette visite-dégustation.

Ce domaine d'une petite dizaine d'hectares est morcelé avec des parcelles sur quatre communes (Hunawihr, Ribeauvillé, Riquewihr, Kientzheim) dont 0,8 hectare sur le Grand Cru Rosacker, et 0,5 hectare sur le Grand Cru Schlossberg.

Le vignoble dispose d'une grande variété de sols et sous-sols : à savoir calcaires, marno-calcaires, gréseux et granitiques. Il est conduit en agriculture biologique depuis l'année 2007.

La pousse des herbes naturelles est régulée par la tonte ou les labours. Le traitement des maladies de vignes est effectué en utilisant le soufre, la bouillie bordelaise et quelques tisanes. Les vendanges sont manuelles, les raisins sont pressés en grain entier non foulé à l'aide d'un pressoir pneumatique.

Les fermentations se font en cuves inox, elles sont suivies d'un élevage sur lies jusqu'aux premières filtrations (avril), les vins sont une nouvelle fois filtrés avant la mise.

La dégustation et nos échanges ont montré le sérieux et la rigueur de Jérôme Mader pour produire les meilleurs vins possibles en fonction du millésime et du terroir. Les signatures structurelles des sols et des sous-sols sont particulièrement bien marquées dans les vins blancs et le Pinot noir. Les quelques comparaisons entre les millésimes 2016 et 2017 font déjà apparaître la grandeur du millésime 2017, ce qui se confirmera dans d'autres propriétés.

Nous avons eu le plaisir d'avoir été rejoint pour cette dégustation par mon collègue blogueur alsacien Pierre Radmacher : http://pierre-radmacher.e-monsite.com/ . C'est toujours une joie de pouvoir échanger avec un oenophile passionné, surtout en passant du virtuel au réel.



Pinot noir 2017

terroir granitiques

La robe "burlat "est peu soutenue. Des arômes élégants de cerises, de cranberry, de fraises, nuancés de notes florales et finement épicées soulignent une olfcation avenante. La bouche fruitée est délicatement charnue et veloutée, dans une construction longiforme. La finale est élancée, fraîche, aérienne, et dotée d'une agréable expression fruitée finement épicée. Noté 14,5


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Pinot noir : lieu-dit Muhlforst 2017

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Terroir de marnes profondes du Trias

La robe est assez soutenue de couleur carmin. Le nez est expressif et avenant avec des arômes de cerises, de framboises, de fin cassis, et des notes d'épices douces, de fleurs (pivoines). La bouche est bien en chair et très veloutée, le centre doté de fruits éloquents offre des rondeurs avenantes allant jusqu' à une sensation assez sphérique. La finale avec un bon enrobage des tannins est allongée, harmonieuse, aromatique et persistante. Note potentielle 16

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Les robes des vins blancs secs sont de teinte jaune pale à légèrement plus colorée.



Muscat 2017

Un parfum de raisin frais, de mangue, et de fleur variées caractérisent une olfaction séduisante. La bouche est souple, très aromatique, fraîche, glissante, et gourmande. Noté 14

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Pinot blanc 2017

assemblage : un tiers de Pinot alsacien, deux tiers de Pinot auxerrois

L'agitation accentue des arômes de fruits blancs (pêches), de pamplemousse, et de légère épices. La bouche est assez corsée, finement charnue et fruitée. La finale d'une bonne allonge est fraîche, fruitée avec des notes fumées et épicées. Noté 14,5

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Riesling 2016

L'aération libère des arômes d'agrumes, d'infusion, avec des notes florales et de melon. La bouche est fruitée, construite dans la longueur, veloutée dans sa première partie, avec un léger " grip" tannique dans une finale expressive, calcaire et saline. Noté 15

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Riesling : lieu-dit Haguenau 2016

Sucres résiduels 5g/l

Des parfums de citrons, de prunes, d'oranges, nuancés de notes épicées et florales soulignent une olfaction bien ouverte. La bouche est assez riche, avec de l'ampleur, de la rondeur, de la chair veloutée et des fruits avenants. Le vin se tend et s'allonge dans une finale d'une bonne fraîcheur, expressive et saline. Noté 15,5


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Riesling : lieu-dit Muhlforst 2017

Le nez expressif évoque les pêches jaunes, l'orange (pulpe et peau), les épices, la verveine, avec des notes de menthe. La bouche est très veloutée, bien en chair, assez sphérique et pleine, agrémentée de fruits expressifs. La finale est longue, énergique, avec une fraîcheur de bon aloi qui apporte du dynamisme et met en valeur les arômes déjà complexes du vin . Note potentielle 16,5


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Riesling ; Grand Cru Rosacker 2017

Des arômes de citron mûr, de fleurs blanches, avec des notes épicées, et de léger graphite caractérisent une olfaction élégante et expressive. La bouche est dense, très fruitée, concentrée avec finesse et élégance dans une construction très allongée. La longue finale dotée d' une mâche calcaire est pure, intense, très saline, avec une palette aromatique expressive et persistante. Note potentielle 17/17,5

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Pinot gris 2016

L'agitation révèle des arômes de melon, de pêches, avec des notes fumées. La bouche est souple, avec de délicates rondeurs veloutées, relevées de fruits gourmands, qui persistent dans une finale veloutée et d'une bonne fraîcheur. Noté 14,5/15

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Pinot gris : Grand Crus Schlossberg 2017

terroir de granite, sucres résiduels 6,8g/l

L'agitation dissipe une légère réduction qui fait place à de séduisant parfums floraux (roses), de fruits de la passion, de prunes jaunes, d'épices fines, et de notes tourbées. La bouche est droite, dense, dotée d'une chair délicate veloutée, plus "grasse" dans un milieu de bouche très parfumé restant frais. La finale est longue, étirée, d'une belle fraîcheur, très épicée, légèrement tourbée, fruitée florale et persistante. Note potentielle 16,5



Gewurztraminer 2016

L'olfaction est assez variétale avec des arômes de roses, de litchis, de fruits jaunes, et d'épices. La bouche est veloutée, délicatement charnue, un peu plus haute et ronde dans un centre rehaussé de fruits exotiques. La finale d'une bonne fraîcheur, d'une avenante finesse est soulignée par des arômes d'infusion, de poivre rose, et des notes de loukoum. Noté 14,5/15



Gewurztraminer : Lieu-dit Muhlforst 2015

terroir de marnes profondes, sucres résiduels 50g/l

De séduisants arômes de fruits jaunes ( pêches, melons, ananas) d'oranges légèrement confites, d'épices orientales et des notes florales singularisent un nez très expressif. La bouche est élégante , très veloutée, ample et dense rehaussé de fruits exotiques éloquents. La finale est longue, bien équilibrée par une fraîcheur de bon aloi, veloutée, aromatique et persistante. Noté 16



Gewurztraminer : Grand Cru Rosaker 2016

Terroir calcaire , sucres résiduels 50g/l

L'olfcation ouverte évoque la mangue, les épices douces, nuancées de notes florales. La bouche offre une séduisante finesse, avec une chair délicate et très veloutée, un corps oblong d'une élégante densité agrémenté de fruits expressifs. La finale est longue, étirée par une juste fraîcheur, tout en conservant une texture veloutée, dotée d'une expressive et persistante palette aromatique, ponctuée de notes de fin caramel au beurre salé, et une nette salinité. Note potentielle 16,5. Un futur gewurztraminer plus marqué par son terroir que par l'expression variétale du cépage.

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30 octobre 2018

L'Agapé : Pinot gris 2016, Puygueraud blanc 2017, Terrasses du Larzac : Galibaou du Russe 2013, et Lindes de Remulleri 2014

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Après un long voyage au départ de Saint Emilion, mardi 23 octobre nous arrivons au gîte (fort bien restauré) du Domaine de l'Agapé que nous avons réservé jusqu'au samedi matin. Nous sommes rejoints par nos amis nordistes Bernard et Pascal pour notre premier dîner en commun autour d'un crabe à l'antillaise, d'un coq au vin,  de quelques fromages et d'un dessert.

Nous avons trouvé dans le réfrigérateur une demi-bouteille de Pinot Gris expression 2016 offerte par notre hôte (Vincent Sipp) pinot qui s'est effectivement goûté sec, élégant avec une palette d'une agréable expression aromatique.

J'ai fait déguster à nos amis, à l'aveugle, une bouteille de Puygueraud blanc 2017 ( Francs-Côtes de Bordeaux) qui a été bien goûté avec de bonnes interrogations sur le terroir (voir le commentaire précédent : ici )

Pascal nous sert à l'aveugle un vin de très grande qualité, dont nous avons perçu l'origine, mais que nous n'avions jamais dégusté. Bouteille découverte, nous apprenons qu'il s'agit d'un vin de Pierre Vaïsse, Galibaou du Russe 2013.

Pierre Vaïsse possède une petite dizaine d'hectares, qu'il ne vinifie pas en totalité sur la commune d'Aniane en appellation Terrasses du Larzac. Il a préféré abandonné cette AOP récemment. Ses vins sont produits en appellation "IGP du Pays de l'Hérault" comme ceux de son ami Laurent Vaillé. Il élabore des vins soyeux, dotés de tannins fins, charnus, denses, et aromatiques en s'appuyant sur de longs élevages (24 mois). Une très belle découverte en ce qui nous concerne.

Ayant fait une commande de vins du Domaine Remelluri (Rioja) avec nos deux amis nordistes, je leur ai fait goûter à l'aveugle Lindes de Remelluri vinedos de San Vicente 2014 qu'ils ont trouvé très bon (ce n'est que le vin d'entrée de gamme), ce qui laisse présager un excellent niveau (voire plus) pour la cuvée Gran Reserva. Mon commentaire est le même que celui ma précédente dégustation, je le reproduis dans ce billet.



Alsace : Domaine de l'Agapé : Pinot gris Expression 2016 sec

La robe jaune clair est brillante. L'agitation accentue des arômes élégants de fruits de la passion, de légère poire, avec des notes fumées et épicées. La bouche offre une chair délicate, et veloutée, légèrement plus dense dans un centre fruité et frais. La finale d'une allonge honorable, est fraîche, tendre, délicate, expressive. Noté 14,5/15

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Terrasses du Larzac : Pierre Vaïsse : Galibaou du Russe 2013

Assemblage : Syrah (50%) Mourvèdre (50%), élevage 24 mois en barriques.

La cuvée Galibaou du Russe est le nom d'une parcelle où a été planté un chêne par Louis Ravaille dit "le Russe" en 1860, elle est encépagé en Syrah et Mourvèdre pour moitié chacun.

La robe est assez profonde avec un liseré de couleur sanguine. Le nez intense évoque les cerises très légèrement kirschées, les petites baies noires (cassis et myrtilles), la boîte à épices, avec des notes de réglisse, d'herbes aromatiques et de fin chocolat. La bouche est généreuse, charnue, très veloutée à soyeuse, dense et concentrée avec élégance rehaussé d'intes fruits finement épicés. La finale est longue, intense, pleine, veloutée, harmonieuse, très aromatique et persistante, avec une touche sanguine. Noté 17/17,5



Espagne : Rioja : Lindes de Remelluri vinedos de San Vicente 2014

La robe est assez profonde de teinte pourpre à légèrement sanguine. L'olfaction est séduisante et bien ouverte avec des arômes de cerises, de framboises, de fines épices, de roses, et des notes d'élevage discret. La bouche est très veloutée et délicatement charnue, avec un corps oblong d'une élégante densité et des tannins fins, agrémentée de fruits mûrs et frais. La finale, d'une bonne allonge, tenue par des tannins un peu plus fermes, est fraîche, dynamique, expressive et soutenue. Noté 16

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28 octobre 2018

Buisson-Charles : Meursault La Goutte d'Or, Corton Charlemagne, Volnay Santenots, Corton Clos du Roi, dans le millésime 2016

 

 

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Des dates de vacances d'hiver en Gironde trop précoces début 2018 ne nous ont pas permis d'aller en visite en Bourgogne, comme nous le faisions régulièrement début mars les années précédentes.

Kate et Patrick Essa sont venus en Libournais lors de la semaine des "primeurs" 2017 début avril 2018 et nous avons pu goûter leurs vins du millésime 2016 qu'ils présentaient l'un et l'autre.

Je commente dans ce billet les vins offerts à la dégustation par Patrick Essa lors de la manifestation Anthocyanes organisée à Saint Emilion par Philippe Cohen.

J'ai déjà évoqué dans différents billets sur ce blog les vins d'autres producteurs présents lors de ce salon.

Les quatre vins du Domaine Buisson-Charles ( deux vins blancs et deux vins rouges) sont de brillantes réussites dans ce millésime. Il faut noter en premier lieu de très beaux élévages distingués dans les deux couleurs toujours en arrière plan qui laissent s'exprimer les éloquentes et élégantes palettes aromatiques des vins. Un belle maturité des fruits, de la consistance, de la structure, de la chair, de la longueur, de la fraîcheur bien dosée sont les qualités générales de ces quatre vins avec les nuances propres à chacun de leur terroir.


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Buisson-Charles : Meursault : La Goutte d'Or : Premier Cru 2016

La robe jaune clair est brillante. Le nez bien ouvert et avenant évoque la poire , la pêche blanche, nuancées de notes florales (fleur d'oranger), de légère infusion et une touche d'épices. La bouche est bien en chair et veloutée, dense et ample dans un centre fruitée. La finale est longue, intense, harmonieuse, expressive et complexe. Noté 16,5/17 (93-94/100).


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Buisson-Charles : Corton-Charlemagne : Grand Cru 2016

La robe or très clair est brillante. L'olfaction est expressive avec des arômes de fruits blancs (poires dominantes), de muscade, de fleurs sauvages, avec des notes d'oranges. La bouche est énergique, puissante, bien en chair, avec beaucoup de présence dans un milieu de bouche fruité. La finale est longue, autoritaire sans austérité, intense, expressive et saline. Noté 17,5 (95/100)

Des vins du Domaine Georges Noëllat (Vosne- Romanée) du millésime 2014

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La robe est assez soutenue de couleur pourpre. L'agitation accenttue des arômes de baies noires, de cerises, de roses, d'épices douces et d'élevage élégant en arrière plan. La bouche est délicate, avec une chair velouté, dense dans un centre oblong doté de fruits éloquents. La finale est allongée d'une bon maintien, un rien plus ferme, fraîche, avec une séduisante palette aromatique d'un bon début de complexité. Noté 16,5/17 (93-94/100)



Buisson-Charles : Corton Clos du Roi : Grand Cru 2016

La robe est assez profonde de teinte sanguine. Le nez offre une bonne intensité avec des arômes de fruits noirs (cassis dominant) de boite à épices, de fleurs variées (roses et violettes) d'une touche de fruits rouges, et d'élevage élégant bien intégré. La bouche est puissante, pleine avec des tannins bien enrobés par une chair veloutée relevée de fruits expressifs. La finale est longue, énergique, musculeuse, fraîche, très aromatique , persistante et saline. Noté 17/17,5 (94-95/100)


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25 octobre 2018

Montcalmès 2013, Morey Coffinet : Chassagne-Montrachet : Clos Saint Jean 2014, et Domaine Les Sadons 2015

 

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Je présente aujourd'hui trois vins qui ont été dégustés récemment. Ils sont originaires dans l'ordre des commentaires du Languedoc, de la Bourgogne et de Bordeaux.

Après avoir goûté , il y a une douzaine de jours Montcalmès 2012, nous avons ouvert Montcalmès 2013. Ce vin est plus charpenté, plus dynamique, mais moins velouté en finale que le millésime 2012. Légèrement marqué par son élevage surtout à l'olfaction le premier jour, il est plus en place le lendemain. Il sera nécessaire de le garder en cave deux ou trois ans de plus pour l'apprécier à son meilleur niveau dès l'ouverture de la bouteille.

Le Clos Saint Jean rouge 2014 (Chassagne-Montrachet) du Domaine Morey Coffinet est un peu renfrogné avec un élevage sensible lors de la première dégustation. Il est plus en place le lendemain (voir le commentaire)), un vieillissement sous verre d'au moins trois ans sera nécessaire pour polir davantage ses tannins structurants.

Nous avons eu l'occasion de déguster le Domaine Les Sadons 2014 lors du repas de fin de vendanges à la propriété il y a une quinzaine de jours. J'ai souhaité voir comment se comportait le millésime 2015 de cette propriété à deux trois jours d'intervalle. Ce vin est plaisant , délicat, velouté, fruité, mais il n'a pas la structure et la charpente du millésime 2014, comme je l'ai toujours pensé. Et il n'est pas un cas unique à Pauillac dans ce millésime 2015.

 

Conditions de dégustation

 

Les vins ont été goûtés , comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).

 



Terrasses du Larzac : Montcalmès 2013

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La robe est assez profonde de couleur sanguine. Le nez expressif évoque de nombreuses épices ( muscade et cannelle entre autres), les baies de sureau, les cerises noires, avec des notes florales, et un élevage bien proportionné en retrait. La bouche est bien construite , corsée, dotée d'une chair délicate et veloutée, rehaussé de fruits avenants. La finale est longue, bien tenue par des tannins un peu fermes mais enrobés, fraîche, dynamique, expressive et persistante. Noté 16,5 (93/100) note plaisir 16



Chassagne-Montrachet : Morey Coffinet : Clos Saint Jean (rouge) 2014

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La robe est assez soutenue de teinte rubis. L' agitation accentue des arômes de fruits rouges (cerises et framboises), d'épices douces, avec des notes florales et un élevage distingué en arrière plan. L'attaque est veloutée et charnue, les sensations sont ascendantes jusqu'à un milieu de bouche bien rempli et dense, agrémenté de fruits expressifs. La finale est allongée, un rien ferme, assez veloutée, fraîche et aromatique. Noté 16 (92/100) note plaisir15,5



Pauillac : Domaine Les Sadons 2015

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La robe est soutenue à assez profonde avec un liseré de teinte violine. L'olfaction est ouverte avec des arômes de cassis, d'épices, et des notes de cerises et de violettes. La bouche est délicatement charnue et veloutée avec un centre bien dessiné mais une trame tannique pas très serrée, relevé de fruits éloquents. La finale, d'une bonne allonge, est tenue par des tannins plus impressifs, elle est fraîche et aromatique. Noté 15,5 (91/100) , note plaisir 15

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23 octobre 2018

Haut-Médoc : Château d'Agassac 2016, Médoc : Clos Manou 2014

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L'appellation Haut-Médoc est une vaste bande d'une dizaine à une quinzaine de kilomètres de large s'étalant le long de la Gironde et de la Garonne de Saint Seurin de Cadourne au nord, à Ludon-Médoc au sud (pratiquement au portes de la banlieue bordelaise). Elle entoure les appellations communales (Margaux, Saint Julien, Pauillac, Saint Estèphe, et celles plus à l'ouest : Listrac-Médoc et Moulis en Médoc). Il n' y a pas de véritable homogénéité climatique (sauf quelques millésimes exceptionnels) entre le nord et le sud de l'appellation, mais aussi entre les vignes situées à proximité de la Gironde et celles plus à l'intérieur des terres.

En 2015 au mois de septembre il est tombé en une petite semaine 100 mm d'eau au nord et seulement 30mm au sud. En 2017 les vignobles situés près de la Gironde ont été peu affectés par le gel des 27 et 28 avril, alors que ceux plus à l'intérieur des terre ont été sérieusement touchés.

Le Château d' Agassac, situé à Ludon-Médoc est une propriété de 43 hectares encépagée en Merlot (50%) Cabernet Sauvignon (47%), Cabernet franc (3%). Les vignes sont plantées sur deux croupes de graves séparées par une zone sablo-graveleuse. Le millésime 2015, qui a bénéficié d'une pluviométrie modérée en septembre, a permis d'élaborer un très bon vin .

J'avais fort bien goûté d'Agassac 2016 en primeur, j'ai donc fait l'acquisition d'une bouteille d'Agassac 2016 (un peu moins de 16 euros) en foire au vins. La dégustation a confirmé le haut niveau de ce vin en bouteille : très aromatique, très beaux tannins mûrs, grand corps charnu, long, frais, très expressif offrant déjà du plaisir et doté d'une belle garde. Probablement le meilleur vin élaboré à la propriété, et au niveau de très bons Crus Classés.

J'ai ouvert une bouteille de Clos Manou 2014 pour voir son évolution. Il est dans une phase un peu austère et renfrognée avec un élevage qui n'est pas encore fondu et qui apporte un peu d'amertume. A oublier en cave au moins deux ou trois ans, même un peu plus pour une cave à température constante (12 à 13°C).

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Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés, comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).



Haut-Médoc : Château d'Agassac 2016

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La robe est assez profonde à profonde de couleur violine. Le nez est séduisant et intense avec des arômes de cassis pur, d'épices raffinées, de violettes, avec des notes de légère réglisse, de cerises noires, et une élevage distingué nettement en arrière plan. La bouche est charnue et très veloutée, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps dense, concentré avec élégance rehaussé de fruits expressif. La finale est longue, d'un très bon maintien, dotée d'une texture très velouté, harmonieuse, avec une palette aromatique persistante et intense. Noté 17 (94/100) note plaisir 16,5

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Médoc : Clos Manou 2014

La robe est assez profonde de teinte sanguine. L'olfaction ouverte évoque le cassis , la baies de sureau, nuancés de cerise, de fine épices, avec des notes florales et un élevage de qualité mais bien présent. La bouche est fraîche, tonique, avec des sensations ascendantes vers un centre dense délicatement charnue, veloutée et fruité. La finale est allongée, fraîche, fruitée, florale avec des notes d'élevage et d'amertume. Noté 15,5/16 (91-92/100) note plaisir 14

Posté par Daniel S à 22:30 - Bordeaux Rive Gauche - Commentaires [0] - Permalien [#]
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