Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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29 mai 2015

Visite au domaine Castagnier à Morey Saint Denis

Jérôme Castagnier nous reçoit dans son chai et non pas dans la salle de dégustation, en raison d'un problème d'alimentation électrique. Cette circonstance le rend aigri et malheureux, alors que nous ne nous en émouvons qu'à peine. Son désarroi nous paraît totalement exagéré et incongru dans le cadre de notre visite.
Seulement, nous apprenons très vite que ces soucis techniques ont l'heur de beaucoup l'affecter car ils ne sont que l'accumulation de déboires, et de deui familiaux qui ont affecté la gestion de sa clinetèle, durant ce premier trimestre.
Jérôme s'ouvre à nous avec une relative facilité et nous savons gré de sa confiance. Nous lui témoignons notre plus vive sympathie, notre admiration pour son courage et sa dignité.
Recevoir des amateurs n'est donc pas facile pour Jérôme. Mais il sait naturellement recevoir, c'est ce que nous constatons très vite.

 

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Dégustation sur barrique du millésime 2014

Chambolle Musigny Village ( en fermentation malo-lactique)

Le nez évoque la cerise assez capiteuse, nuancée de notes florales. La bouche est charnue, avec un corps d'une bonne densité, rehaussé de fruits expressifs. La finale avec des tannins un peu plus impressifs est fraîche et d'une bonne persistance aromatique ( cerise noire crémeuse et notes d'épices et florales). Note potentielle 15,5

Morey Saint Denis : Premier Cru : Aux Chézeaux

Des arômes de cerises, de très légers fruits noirs (cassis dominant), avec des notes florales se dévoilent à l'aération, derrière une légère prise de bois. La bouche est riche, concentrée, bien en chair veloutée, et fruitée. La finale est allongée, fraîche, tout en conservant un élégant velouté de texture, et persistante (fruits , fleurs, et légères épices). Note potentielle 16,5

Clos Saint Denis : Grand Cru

Très belle expression aromatique de cerises burlat, de cassis, de pivoine, de roses, avec des notes de mûres et d'épices. La bouche est construite sur des tannins très fins enrobés d'une belle chair veloutée à soyeuse, le vin se développe dans un corps dense et délicat rehaussé de fruits intenses. La finale est longue, précise, harmonieuse et très persistante, avec des notes de violettes et légèrement réglissées s'ajoutant aux saveurs décelées à l'olfaction. Note potentielle 17,5, voire plus.

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Clos de La Roche : Grand Cru

Un légère prise de bois, laisse entrevoir à l'aération des arômes de cassis, de myrtille d'épices douces agrémentés de notes réglissées. La bouche est richement dotée, puissante, énergique, musclée, avec de tannins serrés habillés par un chair de bon aloi offrant un séduisant velouté de texture. La finale est longue, autoritaire, tout en restant veloutée, fraîche et très persistante (fruits noirs, épices variées, réglisse). Note potentielle 18

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Vin en bouteille

Clos de La Roche : Grand Cru 2013

Le nez est envoûtant et intense, très floral en première intention ( roses variées, pivoine) puis de fruits rouges (framboises) et noirs ( mûres) et d'épices variées ( poivre blanc) avec en arrière plan des notes d'élevage. L'attaque est veloutée les sensations sont ascendantes, les tannins mûrs et serrés enrobés d'une chair bien formée se trament dans un corps dense et vigoureux, agrémenté de fruits épicés très expressifs. La finale est longue, dynamique, fraîche, veloutée et très persistante grâce aux séduisantes saveurs complexes perçues à l'olfaction. Noté 17,5



Jérôme Castagnier a commencé à vendanger le 17 septembre soit près d'une semaine après la grande majorité des vignerons de Morey Saint Denis. Les vins dégustés sont très prometteurs, mûrs, aromatiques, avec de belles signatures de leur terroirs respectifs, bien équilibrés, harmonieux, avec de longues finales savoureuses conservant une fraîcheur de bon aloi. Des perspectives de grands vins à la fin de l'élevage.


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28 mai 2015

Dégustation à l'aveugle de vins de la rive droite du millésime 2012 (fin)

Cette troisième et dernière série est la plus qualitative. Valmy Dubourdieu Lange est la révélation de cette dégustation. Il s'est cependant montré un peu moins éclatant lors de la dégustation faite (bouteille découverte) le lendemain. La Voûte s'est bien comporté et laisse entrevoir une progression que 2014 (en primeurs) confirme. Pavie Macquin a tenu son rang. Franck qui élabore les vins de Fonplégade a souhaité mettre une bouteille de sa production à l'aveugle. Comme il n'avait pas pu apporter cette bouteille à l'avance, il l'a mis en carafe selon le protocole, mais la carafe n'avait qu'un seul défaut, elle était estampillée « Fonplégade » ! Le vin n'a pas pu être dégusté à l'aveugle, et n'entre donc pas dans le classement

  1. Saint Emilion : Pavie Maquin : moyenne 17

  2. Castillon-Côtes de Bordeaux : Clos Puy Arnaud : moyenne 15,90

  3. Castillon-Côtes de Bordeaux : Valmy Dubourdieu Lange : moyenne 15,22

  4. Saint Emilion : la Voûte : moyenne 15,05

  5. Castillon-Côtes de Bordeaux : Beynat Cuvée Léonard : moyenne 14,85

     

     

     

     

     

     

Les vins de cette série ont des robes profondes de couleur sanguine à violine

Castillon-Côtes de Bordeaux : Valmy Dubourdieu Lange 2012

Très beau nez expressif, avec des arômes de cerises intenses, de léger cassis, de fines épices, et des notes florales et d'élevage en retrait. La bouche est assez puissante avec des tannins enrobés par une chair de bon aloi, bien centré plein et très fruité. La finale est allongée fraîche, persistante avec des saveurs pures et soutenues . Noté 16,5, moyenne du groupe 15,22

Saint Emilion : La Voûte 2012

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Des fruits frais et mûrs ( cerises dominantes) nuancés de notes florales et d'élevage net, soulignent une olfaction bien ouverte. La bouche est veloutée délicatement charnue, le vin se développe dans un corps fuselé et fruité. La finale, d'une bonne allonge, est fraîche, avec des tannins un peu plus impressifs, fruitée, légèrement épicée et florale . Noté 15,5, moyenne du groupe 15,05

Saint Emilion : Pavie Macquin 2012

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Le nez bien ouvert et élégant évoque les cerises mûres, un léger cassis, les épices douces, avec un bel élevage (thé légèrement fumé). L'attaque est haute, le vin se développe, musculeux et sphérique doté d'une chair serrée et très velouté, rehaussé d'intenses fruits mûrs. La finale est longue, fraîche, d'un excellent maintien tout en conservant un agréable velouté de texture, et très persistante, avec les saveurs décelées à l'olfaction. Noté 17,5, moyenne du groupe 17



Saint Emilion : Fonplégade 2012 

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L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cerises noires, d'épices et d'élevage de qualité qui n'écrasent pas les fruits. L'attaque est veloutée, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps bien rempli, dense et charnu, agrémenté de fruits finement épicés. La finale est allongée, d'une bonne fraîcheur, bien tenue par des tannins enrobés et persistante ( fruits, épices, et notes d'élevage que le temps fondra). Noté 16,5, moyenne du groupe 16,83

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27 mai 2015

Dégustation à l'aveugle de vins de la rive droite de Bordeaux : millésime 2012 (2)

Cette deuxième série a révélé quelques surprises avec pour ma part deux vins défectueux. Château Tailhas 2012 avec un vin décharné et amer en finale et des sensations légèrement vinaigrées. Le vin numéro 7 (Domaine de l'A 2012) a provoqué l'étonnement des dégustateurs, notamment de ceux qui l'avaient bien apprécié sur d'autres bouteilles, lors du dévoilement de l'étiquette, après l'évaluation et l'établissement des moyennes. André et moi l'avons trouvé nettement défectueux et ne l'avons pas noté. La plupart des dégustateurs, moins sensibilisés aux défauts du vins, l'ont tout de même évalué, ce qui dans ce cas n'est pas significatif. Un problème de bouchon a été évoqué.

Clos Puy Arnaud 2012 a été bien apprécié dans cette dégustation à l'aveugle. J'ai regoûté le lendemain, le tiers de la carafe restante, conservée dans une cave fraîche à 13°C. Le vin était oxydé, légèrement acescent et fortement marqué par l'éthanal. Une bouteille qu'il est préférable de boire en une seule fois.

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Castillon-Côtes de Bordeaux : Beynat cuvée Léonard 2012

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Le nez bien ouvert avec des arômes de fruits mûrs et frais, nuancé de légère épices et de notes florales, l'élevage est assez soutenu. La bouche est veloutée, avec des rondeurs avenantes dans un centre assez dense, délicatement charnu, et fruitée. La finale, d'une bonne allonge, tenue par des tannins qui restent enrobés est fraîche, soulignée par des saveurs de cerises, de légère épices, et d' élevage plus discret qu'à l'olfaction. Noté 15, moyenne du groupe 14,85

Pomerol : Tailhas 2012

Des arômes de fruits rouges se révèlent à l'aération derrière un élevage soutenu. La bouche est assez maigre, avec des saveurs de cerises légèrement vinaigrées. La finale est amère et destructurée. Non noté, moyenne du groupe 12,88

 

 

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Castillon-Côtes de Bordeaux : Domaine de l'A 2012

L'olfaction est discrète (légers fruits). La bouche est plate, légèrement acescente, terne et amère. Une bouteille nettement défectueuse. Non Noté

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Castillon-Côtes de Bordeaux : Clos Puy Arnaud 2012

Le nez est élégant et expressif avec des arômes de fruits variés, des notes épicées et florales et des notes d'élevage assez discret. La bouche est très veloutée, assez sphérique et remplie dans un milieu charnu et fruité. La finale est allongée, fraîche, persistante, avec une très légère sucrosité en ultime sensation. Noté 16, moyenne du groupe 15,90

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26 mai 2015

Dégustation à l'aveugle de vins de Bordeaux de la rive droite du millésime 2012 (1)

Nous nous retrouvons samedi 23 mai pour une séance de dégustation à l'aveugle dédiée aux vins de la rive droite de Bordeaux du millésime 2012. Comme le lecteur pourra s'en rendre compte une grande majorité des vins fait la part belle à des vins aux prix abordables. Les vins ont été mis en carafe deux heures trente avant le début de la dégustation par notre préparatrice habituelle qui n'évalue pas les vins. Cette dégustation n'a pour seule vertu que d'apprécier plus ou moins un vin à un instant t sans préjuger de son devenir ou de son évolution dans x années. Compte tenu des contraintes du millésime, certains vins (selon le pourcentage de cabernet franc et de cabernet sauvignon dans l'assemblage) demanderont plus de temps pour se livrer et s'aborder ainsi que ceux dotés d'un élevage plus ambitieux. Parmi les quatre vins commentés aujourd'hui, et regoûtés le lendemain (bouteille découverte) seul Alcée s'est montré plus aimable, un peu plus épanoui, avec la disparition des notes d'amertume en finale.

 

 

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Les robes sont assez profondes à profondes, de couleur pourpre à sanguine

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Saint Emilion : Clos de la Rose 2012

L'olfaction un peu discrète évoque les cerises fraîches, avec des notes épicées et un léger élevage. La bouche est dotée d'une chair minimaliste, centré dans la continuité de l'attaque. La finale de longueur normale est légèrement fruitée, amère et tannique. Noté 12, moyenne du groupe 13, 27

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Saint Emilion : Mangot cuvée Todeschini 2012

Le nez, avec une sensation légèrement crémeuse est assez ouvert, avec des arômes de fruits noirs, de légères épices, et un un élevage de qualité assez marqué. La bouche est assez veloutée, plus compacte dans un centre, souligné par des fruits discrets. La finale est tannique, avec des amertumes marquées, des fruits retenus, et un élevage assez dominant. Noté 13, moyenne du groupe 14,05

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Castillon-Côtes de Bordeaux : Alcée 2012

Des arômes de cerises, nuancés de notes florales, et d'élevage bien dosé se dévoilent à l'aération. La bouche est dotée d'une chair délicate qui enrobe des tannins mûrs, plus pleine dans un milieu de bouche assez fruité. La finale d'une bonne allonge est fraîche, avec des arômes de cerises et d'épices pas entièrement épanouis, et ponctuée de légers amers. Noté 14, moyenne du groupe 14,77

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Saint Emilion : Cassini 2012

Quelques fruits rouges, de légères épices, à l'agitation. La bouche est assez linéaire, les fruits manquent d'éclat (ternes). La finale assez fruitée, associe des sensations un peu sucrées et métalliques . Noté 11, moyenne du groupe 13,06

 

25 mai 2015

Visite au domaine Morey Coffinet à Chassagne-Montrachet

Visite au domaine Morey Coffinet

Nous nous sommes rendus au domaine le 29 avril à 10 heures 30. Thibault nous reçoit calmement avec un petit zest de timidité sur la porte de la cave. Notre ami Christian, qui l'a déjà rencontré, engage la conversation et comme d' habitude l'atmosphère devient joyeuse, sans perdre le sérieux nécessaire à toute dégustation.

La cave est superbe, très spacieuse, et évidemment très bourguignonne. Nous échangeons agréablement avec Thibault qui nous donne l'impression de rechercher la précision, et de réfléchir en permanence à la façon d'élever la qualité de ses vins (déjà haute). Un discret perfectionniste animé d'un doute positif.

Je n'évoquerai ici que les vins dégustés c'est à dire les appellations Chassagne- Montrachet (rouges et blancs), Puligny-Montrachet (Les Pucelles) et Bâtard -Montrachet.

Cette propriété d'environ 9 hectares possède une grande diversité de climats, mais pour certains de petites à très petites superficies : Morgeot-Fairendes ( 0,17 ha), Dent de Chien ( 0,08 ha), Blanchots Dessus (0,06 ha) à Chassagne-Montrachet ; Les Pucelles (0,19 ha) à Puligny-Montrachet, et Bâtard-Montrachet (0,13 ha).

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Les vins du millésime 2014 sur fûts

Les vins blancs

Bourgogne blanc

Nez de fruits blancs ( pêche et poire), avec des notes florales et de citron. La bouche est fraîche, pleine de pep, tonique, allongée, et d'une bonne persistance. Note potentielle 14,5



Chassagne- Montrachet

L'olfaction ouverte évoque la poire, la pêche ( fruits et peau), la noisette fraîche, avec des notes florales. La bouche est veloutée, élégante, délicate, plus pleine dans un centre fruité. La finale est fraîche, d'une bonne allonge, tonique et persistante (fruits et fleurs). Note potentielle 15,5

Chassagne-Montrachet : Premier Cru : En Caillerets

Des arômes d'amande, de fruits blancs nuancés de notes florales et de noisettes se révèlent à l'aération. La bouche est charnue, dense, fruitée avec des sensations ascendantes, qui s'épanouissent dans une finale soutenue fraîche, tendue, précise et expressive. Note potentielle : 16,5

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Chassagne-Montrachet : Premier Cru : La Romanée

 

Le vin en légère prise de bois laisse entrevoir à l'aération des arômes de fruits blancs, de tilleul, de calcaire concassé. La bouche associe une belle finesse de texture, et une sensation énergique, elle est dotée d'une belle chair qui donne au vin de l'ampleur, et rehaussée de fruits blancs. La finale s'allonge, dynamique, soutenue, et persistante. crayeuse et saline. Note potentielle : 16,5.



Chassagne-Montrachet : Premier Cru : Morgeot Fairendes

Le nez est ouvert, avec des arômes de poire, d'agrumes légers, avec des notes florales et une touche de safran. La bouche est pleine, ample légèrement sphérique, fruité, avec une fraîcheur sous-jacente qui s'accentue dans une finale longue, soutenue, aromatique et minérale (roche et notes salines) . Note potentielle : 16,5

Chassagne-Montrachet : Premier Cru : Dent de Chien

l'olfaction, d'une bonne expression évoque la pêche blanche, nuancée de notes fumées, de créosote, et de légère épice citronné (cumbawa). L'attaque est souple, le vin s'installe par paliers dans un centre très serré et dense doté d'une chair bien formée, velouté et très fruité. La finale est pure, longue, persistante, fraîche, très minérale ( saline et pierreuse). Note potentielle : 17

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Chassagne-Montrachet : Premier Cru : Blanchots Dessus

Des fleurs printanières, des arômes fruités, et pierres frottées. Beaucoup de présence dès l'attaque en bouche, le vin se développe avec puissance et énergie, tout en conservant un très élégant velouté de texture ( très belle chair). La finale est longue, autoritaire dans l'élégance, fraîche, fruitée, florale, et très minérale. Note potentielle 17,5

Puligny- Montrachet : Premier Cru : Les Pucelles

Des arômes d'agrumes (orange et citron) dominent ceux de fruits blancs (poire) agrémentés de notes florales s'expriment dans une olfaction bien ouverte. La bouche associe avec élégance une délicate finesse et une grande densité de texture, donnant au vin beaucoup d'énergie dans un milieu de bouche très fruité. La longue finale s’enchaîne, avec fluidité, élancée, pure, expansive, persistante et saline. Note potentielle 17,5


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Bâtard-Montrachet : Grand Cru

Des arômes de fruits blancs, légèrement épicés, nuancé de pelures d'oranges, avec des notes de fleurs blanches et de roche concassée se dévoilent à l'aération. La bouche est énergique, puissante, concentrée presque séveuse, un peu discrète dans son expression aromatique. La longue finale fraîche, autoritaire, très minérale ( calcaire broyé et salinité ) offre actuellement une palette aromatique modérée (fruits et fleurs). Note potentielle : 17,5, voire plus en fin d'élevage. A ce stade de l'élevage, ce vin ne domine pas Blanchot Dessus



Les vins rouges du millésime 2014 à la barrique

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Bourgogne rouge

Le nez est légèrement réduit, des fruits rouges se dévoilent à l'aération ; la bouche est souple en attaque, un peu plus tannique dans son centre et dans la finale fraîche, fruitée et légèrement florale. Note potentielle : 14,5

Chassagne-Montrachet village

Le nez est expressif avec des arômes de cerises, de fraises, de griottes et des notes florales. La bouche veloutée est bien tenue par des tannins fins dans un corps fuselé et fruité. La finale allongée est fraîche, persistante, avec des tannins un peu plus fermes, mais enrobés. Note potentielle : 15/15,5

Chassagne-Montrachet : Premier Cru Morgeot

Des arômes de cerises fraîches et mûres, nuancés de notes de rose-thé, et pivoine se dévoilent à l'agitation. La bouche est délicate en attaque, les sensations sont ascendantes, les tannins fins se trament dans un corps fuselé, finement charnu et fruité. La finale fraîche, d'une bon maintien (tannins un peu plus fermes) est persistante (cerise et son noyau, roses, et légères épices) . Note potentielle : 16



Chassagne-Montrachet : Premier Cru : Clos Saint Jean

L'olfaction est expressive avec des arômes de framboises et cerises, d'épices variées, agrémenté de notes florales (rose dominante). La bouche est élégante, très veloutée, les tannins très fins et mûrs sont enrobés par une chair bien formée, le centre est plein et dense, très fruité. La finale est longue, harmonieuse, soutenue tout en conservant un élégant velouté de texture, fraîche et persistante. Note potentielle : 17



Vin blanc en bouteille

Puligny-Montrachet : Premier Cru : Les Pucelles 2008

Le bouquet est expressif, avec des arômes de truffe blanche, d'épices orientales, de pêche, de poire, avec des notes d'oranges, et de légère frangipane. La bouche est ciselée, très veloutée, dense et serrée dans un milieu de bouche agrémenté de beaux fruits ( blancs et agrumes). La finale est étirée, fraîche, très savoureuse ( fruits, truffe, fleur d'oranger) et saline. Noté 16,5 et un peu plus avec davantage d'aération.



Les vins sont de très belle facture. Les élevages m'ont paru moins soutenus que ceux du millésime 2008, pour les vins que j'ai goûtés. Ils sont élégants, bien dosés et laissent s'exprimer les séduisantes palettes aromatiques. Les bouches sont richement dotées, avec des textures très veloutées, charnues, et construites. La personnalité des terroirs captive le dégustateur. Les finales longues, pour la plupart des vins, sont harmonieuses, dotées d'une fraîcheur de bon aloi. De beaux à très beaux vins de gastronomie en perspective.


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22 mai 2015

Alsace : Château d'Orschwihr : Riesling 2007 et Louis Sipp : Riesling : Kirchberg de Ribeauvillé 2008

Lors de notre voyage en Alsace, l'année dernière, des amis étaient partis quelques jours avant nous. Pendant ce laps de temps, ils se sont rendus au château d'Orschwihr pour une visite dégustation qu'ils ont conclue par des achats de vins. J'ai dégusté récemment une bouteille que l'un d'eux m'a offerte. La première dégustation, sans mise en carafe nous a proposé un vin dominé par de sévères et entêtants arômes naphtés à tous les stades de la dégustation, avec un caractère assez variétal du cépage. Le deuxième jour, des arômes fruités, floraux, et légèrement épicés se sont dégagés derrière cette perception pétrolée. La bouche est cependant bien construite (voir le commentaire).

Le Riesling Kirchberg de Ribeauvillé 2008 de Louis Sipp approche de son plateau de maturité. La dernière bouteille ouverte nous a offert un vin de grande qualité qui commence à s'épanouir, avec notamment une bouche riche et d'une belle harmonie.

 

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Alsace : Château d' Orschwihr : Riesling : Enchenberg Vieux Thann 2007

La robe de couleur or soutenue est brillante, le nez bien ouvert évoque des effluves de tour de cracking (raffinage du pétrole) au premier plan qui font place à l'aération à des arômes de citron, de mirabelles, d'épices douces avec des notes fumées. La bouche est fraîche, tonique, agréablement charnue dans un centre d'une bonne consistance, fruité et naphté. La finale est étirée, tendue, d'une honorable persistance aromatique avec les saveurs perçues à l'olfaction. Noté 14,5/15, note plaisir 14



Alsace : Louis Sipp : Riesling : Kirchberg de Ribeauvillé 2008

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La robe offre une teinte or vif. Le bouquet est expressif et élégant, avec des arômes de citron, d'oranges, nuancés de notes florales (dont la verveine) d'épices orientales ( léger safran), et de naphte sans excès. La bouche est très charnue presque grasse, ample et concentrée dans un milieu de bouche agrémenté de beaux fruits épicés. Elle est mise en valeur par une acidité mûre de bon aloi qui allonge la finale, soutenue, dynamique et exacerbe les séduisantes saveurs décelées à l'olfaction. Noté 17, note plaisir 16,5

21 mai 2015

Bouchard Père et fils : Meursault Perrières 2006 et Morey Coffinet : Chassagne-Montrachet : Clos Saint Jean 2013

Pour accompagner des noix de Saint Jacques à l'unilatéral j'ai ouvert un Meursault Perrières 2006 de la maison Bouchard Père et fils. L'accord a bien fonctionné, avec ce vin aux accents minéraux dans sa finale, j'aurai souhaité un peu plus de fraîcheur, bien que l'on ne puisse pas évoquer de sensation de mollesse (effet millésime probablement). Le vin a été dégusté sur deux jours sans signe d'évolution.

Nous avons rapporté de notre voyage en Bourgogne quelques spécialités ( charcuterie et fromages) de cette région. Nous avons ouvert un Chassagne- Montrachet Clos Saint Jean (rouge) 2013 du domaine Morey Coffinet, que nous avions envie de goûter tranquillement chez nous. Bu sur deux jours le vin s'est très bien goûté, sans changement sur les deux jours, un peu plus intense dans son expression aromatique le lendemain, après aération dans la bouteille. Il sera prêt à boire à son meilleur niveau dans trois bonnes années, pour les amateurs les plus pressés.



Bourgogne : Bouchard Père et Fils : Meursault Premier Cru : Perrières 2006

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La robe de couleur or soutenue est brillante. Le bouquet, bien ouvert évoque le safran, le chèvrefeuille, la fleur de frangipanier, avec des notes d'écorces d'oranges et de noisettes. L'attaque est charnue, avec un élégant velouté de texture, le centre est plus serré et plus dense, plus floral que fruité. La finale est allongée, d'une fraîcheur présente et modérée, assez soutenue, épicée, avec des sensations de calcaire broyé et très saline qui participent à l'équilibre et qui dominent la palette aromatique en retrait. Noté 16, même note plaisir.

Bourgogne : Morey Coffinet : Chassagne-Montrachet : Clos Saint Jean 2013

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La robe est soutenue de couleur pourpre. Le nez est fin et expressif, avec des arômes de groseilles, de fraises , de légères cerises, accompagnées de notes florales ( roses et pivoines) très légèrement épicées. La bouche est très veloutée à soyeuse, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps fuselé, d'une bonne densité, délicatement charnu agrémenté de fruits juteux. La finale est allongée, fraîche, les tannins sont un peu plus fermes tout en restant enrobés. Bonne persistance aromatique (fruits, fleurs, et très fines épices). Noté 16, note plaisir 15,5

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20 mai 2015

Coteaux du Languedoc : Montcalmès 2007 et Corbières : Castelmaure : La Pompadour 2013

Cela fait maintenant près de trois ans que je n'avais pas ouvert une bouteille de Coteaux du Languedoc ( maintenant « Terrasses du Larzac ») du Domaine Montcalmès 2007 . Le vin a été mis en carafe une bonne heure avant la première dégustation et s'est goûté à un très haut niveau, comme le lendemain avec une légère différence ( fruits légèrement plus compotés). Il s'agit à notre avis du vin de la propriété le plus séduisant de ces 10 dernières années.

J'avais dégusté, il y a quelques années, une bouteille de la petite coopérative de Castelmaure (Corbières) de la cuvée La Pompadour (sans souvenir du millésime), que j'avais aimée. J'ai pu en acquérir une bouteille ( millésime 2013) chez un caviste de Libourne que nous avons goûtée, sans mise en carafe sur deux jours. La finale est restée tannique, et il faudra patienter près de trois années pour l'apprécier à sa juste valeur.

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Coteaux du Languedoc : Montcalmès 2007

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La robe est assez profonde, de couleur pourpre à sanguine. Le bouquet est complexe et expressif avec des arômes de cerises légèrement kirschées, de cassis, de mûres, d'épices variées, de garrigue, de légères violettes, et d'une pointe de moka ( élevage quasiment intégré ). La bouche offre un séduisant soyeux de texture, très pleine, dense, concentrée, avec des tannins élégants, fins et mûrs habillés par une chair superbe rehaussée d'intenses fruits épicés. La finale est longue, sensuelle, pulpeuse, harmonieuse, très persistante avec les avenantes saveurs perçues à l'olfaction. Noté 18, note plaisir 17,5

Corbières : Castelmaure : La Pompadour 2013

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La robe est assez profonde, de teinte violine. Le nez bien ouvert et assez simple , évoque les baies de cassis et de sureau écrasées, les épices variées, les olives noires, et de légères notes florales. La bouche est veloutée, assez puissante et charpentée dans un centre fruité et finement charnue. La finale d'une allonge convenable est plus tannique ( légère astringence), fruitée et épicées. Noté 14,5, note plaisir 14

19 mai 2015

Saint Julien : Léoville Poyferré 2005 et Côtes de Bourg : Haut-Guiraud : Péché du Roy 2012

Lors des dégustations des vins de bordeaux "primeurs" du millésime 2014 dans le cadre de l'Union des Crus Classés, nous avons la possibilité de déjeuner dans un château où se déroulent ces dégustations. J'ai pu goûter, lors du repas pris à la propriété un remarquable Léoville Poyferré 2005, que j'avais déjà approché en primeur, puis en bouteille au week-end des Grands Crus Classés. Cette nouvelle dégustation confirme la grandeur de ce vin une dizaine d'années après sa naissance ; il faudra l'attendre encore une bonne dizaine d'années pour en apprécier la complexité et que les tannins soient complètement fondus.

C'est avec une grande émotion, que j'ai rédigé ce compte rendu en pensant à notre ami Bruno qui m'accompagnaient lors de cette semaine de dégustation des vins « primeurs » et disparu subitement le 5 mai 2015

Les portes ouvertes de l'appellation Côtes de Bourg, l'année dernière, nous avaient permis d'acquérir quelques bouteilles de Péché du Roy 2012 du Château Haut-Guiraud. Pour voir son comportement, j'ai ouvert une bouteille mise en carafe un heure avant la première dégustation, puis regoûté le lendemain. Le vin fruité bien construit, simple s'est bien dégusté le premier jour, et est resté au même niveau, sans signe d'évolution le deuxième jour. Il paraît nécessaire de l'attendre 3 ou 4 ans pour en obtenir davantage de plaisir

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Saint Julien : Léoville Poyferré 2005

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La robe est profonde, avec un liseré de couleur sanguine. Le nez est expressif et séduisant avec des arômes de cassis écrasé très pur, de baies de sureau, de boite à épices, et de violettes, l'élevage encore perceptible est néanmoins bien intégré. La bouche est mûre, les tannins fins, mûrs, très serrés se trament dans un corps très dense, concentré, enrobé d'une chair pleine et très veloutée, rehaussé d'intenses fruits épicés. La finale est longue, d'un excellent maintien assuré par des tannins encore un peu fermes mais au contour poli, fraîche, et soulignée par les expressives saveurs décelées à l'olfaction. Note potentielle 18,5



Côtes de Bourg : Haut-Guiraud : Péché du Roy 2012

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La robe est assez profonde de teinte pourpre à légèrement sanguine, l'olfaction bien ouverte évoque les cerises, les violettes, avec des notes d'épices douces et de léger cassis. L'attaque est franche, veloutée, le vin se densifie et gagne en énergie dans un centre fruité. La finale d'une bonne allonge est fraîche, un peu plus tannique, fruitée, finement épicée et réglissée, avec une pointe d'amertume que le temps estompera. Noté 15, note plaisir 14,5

18 mai 2015

Visite au Domaine Joseph Voillot à Volnay

Visite au Domaine Joseph Voillot

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Nous arrivons un peu en avance, et attendons le retour de Jean-Pierre Charlot qui était dans ses vignes, il arrive en tenue de viticulteur qui ressemble à celle du géologue de terrain. Il nous invite à entrer dans la cave.

Jean-Pierre Charlot a pris en charge l'exploitation et la gestion de domaine en 1995, après la cessation d'activité ( retraite) de son beau-père Joseph Voillot, récemment décédé. Titulaire du Diplôme National d'Oenologie, il a enseigné au lycée viticole Beaune. Il nous confie, au cours de la conversation qu'il n'est pas nécessaire d'être titulaire d'un DNO pour s'occuper et exploiter sérieusement un vignoble.

Nous évoquons avec lui divers sujets.

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Il nous confirme qu'il va prendre sa retraite fin 2015. La Mutuelle Sociale Agricole, qui gère les pensions des agriculteurs (au sens large) lui a conseillé de le faire, car il se profile un allongement des durées de cotisation pour les agriculteurs. A la suite de sa cessation d'activité, il nous dit que le domaine Voillot n'est pas à vendre, il serait repris par des petits neveux.

Les sévères épisodes de grêle qui ont endommagé les vignobles de Volnay et Pommard au cours des années 2012, 2013 et 2014 ont en pour conséquence une importante réduction des volumes de vins produits. Jean-Pierre Charlot estime que le volume total de production de ces trois dernières années représente un peu moins d'une fois et demie celui d'une récolte normale.

Nous lui demandons si, dans la notion de terroir, il existe, pour lui, un facteur plus important que d'autres. La réponse fuse spontanément : les sols et les sous-sols. Une réponse très bourguignonne penseront certains lecteurs ! Nous partageons son point de vue, à notre avis extensible à tout vignoble sur le rôle fondamental que jouent les sols et les sous-sols sur la construction des vins ( structure), entre autres.

 

 

 

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Bourgogne rouge : Vieilles Vignes 2013

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Des cerises mûres et fraîches, nuancées d'eau de roses soulignent l'olfaction. La bouche est souple en attaque, plus consistante dans un centre très fruité, doté d'une chair fine, la finale dans la continuité est fraîche, très parfumée ( cerise, framboise, notes florales), avec de très légers amers ( noyau de cerises). Noté 15

Volnay Village 2013

 

Le nez est bien ouvert avec des arômes de fraises sauvages, cerises, et pot-pourri de roses. La bouche est élégante, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps finement charnu, velouté et très fruitée. La finale légèrement plus tannique, élancée est fraîche et persistante. Noté 15,5



Volnay : Premier Cru : Les Frémiets 2013

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Des arômes cerises (burlat) de griottes, de roses variées s'expriment à l'aération. Très belle première partie de bouche, avec des tannins très fins et élégants enrobés d'une chair très veloutée, dotée d'un corps fuselé, dense, finement texturé, et très fruité. La finale est allongée, droite, avec un tannin au grain un peu plus ferme, fraîche et très aromatique (fruits, fleurs, et noyau de fruits). Note potentielle 16/16,5

Volnay : Premier Crus : Les Champans 2013

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Le nez expressif évoque les fruits rouges (cerises dominantes), les roses, avec des notes de fruits noirs et de légères épices. La bouche est très construite, le vin se développe dans un centre puissant, concentré, dense, tout en conservant un élégant velouté de texture ( finesse du grain tannique), rehaussé de séduisants fruits frais et mûrs. La finale est longue, énergique, dynamique fraîche, avec un tannin légèrement granuleux, très persistante avec la rémanence des saveurs décelées à l'olfaction. Note potentielle 17/17,5



Volnay : Premier Cru : Les Caillerets 2013

Très belle olfaction expressive de cerises, de framboises avec des parfums d'eau de rose. La bouche est veloutée, le grain tannique est bien enrobé par une chair avenante, le milieu de bouche est bien construit dense et d'une bonne concentration évoquant une synthèse entre les Frémiets et les Champans, rehaussé de très expressifs fruits rouges. La finale est allongée, avec un tannin un peu plus sensible qui assure un bon maintien, fraîche et très persistante. Note potentielle 16,5/17

Pommard : Premier Cru : Les Pézerolles 2013

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Le nez évoque les fruits noirs avec des notes épicées et une touche de violettes. La bouche est sérieusement structurée, construite sur des tannins fins et serrés plus en charpente qu'en puissance, les tannins un peu fermes sont habillés d'une chair délicate agrémentée de fruits mûrs et expressifs . La finale, d'une très bonne allonge, est assez autoritaire avec un tannin qui reste enrobé, fraîche et très persistante. Note potentielle 15,5/16

Beaune : Premier Cru : Aux Couchérias 2012

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Cerises noires, léger cassis, épices douces, thé à la rose et des notes réglissées se révèlent dans une olfaction bien ouverte. La bouche est allongée, bien en chair, dotée d'un corps bien rempli et dense, avec des tannins souples, rehaussé d'avenants fruits épicés. La finale persistante est allongée, fraîche, un peu plus austère, ponctuée de très légers amers. Note potentielle 15,5/16



Le millésime 2013 est un millésime froid, les vendanges ont été tardives (jusqu'à début octobre ). Le vignoble a été soumis à une sévère sélection naturelle ( coulure et millerandage lors de la floraison ) et violents orages de grêles, à Volnay et Pommard. Les baies restantes saines étaient peu nombreuses et ont pu arriver à une bonne à très bonne maturité. Le très méticuleux Jean-Pierre Charlot qui est très impliqué dans le tri des baies ( un premier tri à la vigne, puis passage sur deux table de tri ) a pu rentrer des raisins sains et mûrs.

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Ces vins, tel que nous les avons goûtés ont de la personnalité : de superbes et nettes expressions aromatiques (fruits, fleurs ) à tous les stades de la dégustation. Des structures et des constructions de bouche très différenciées représentatives de leur terroir avec des tannins fins et élégamment enrobés. Les finales sont soulignées par des tannins un peu plus fermes, parfois très légèrement granuleux, qui leur donnent un caractère un peu austère, mais d'une impeccable fraîcheur (pas d'acidité gustative vive ou légèrement mordante). Les grands amateurs de cette propriété qui conservent les vins de nombreuses années parlent d'une grande aptitude des vins à vieillir harmonieusement, en offrant alors des vins représentatifs de la quintessence de la Bourgogne.

Des vins qui ne sont pas faits pour les amateurs pressés.

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