Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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03 septembre 2015

Côtes du Rhône Charvin 2005, Côte de Brouilly : Bouland : Mélanie 2011, Cornas Granite 30 millésime 2010 pour un barbecue

Ma belle sœur et mon beau frère qui passaient leurs vacances sur la côte landaise ont fait une halte chez nous lors de leur remontée sur la métropole lilloise. Un couple d'amis libournais s'est joint à nous pour ce rapide dîner autour d'un barbecue. Les excellentes entrecôtes rassises du boucher Lavève (Libourne) ont une nouvelle fois régalé les convives. J'ai sélectionné des vins qui m'ont paru adapté à ce type de repas. Ils nous ont, dans l'ensemble, donné satisfaction. Le Carillon de l'Angelus a été apporté par un convive qui nous l'a fait déguster à l'aveugle. La bouteille de Cornas Granite 30 du millésime 2010 présentait une légère déviance aromatique qui n'était pas rédhibitoire lors de la première dégustation, mais nettement plus gênante le lendemain, et le surlendemain. Une bouteille de Meursault «Terres Blanches » 2005 du domaine Vaudoisey-Creusefond a été ouverte avec les amuses-bouche, et a été très appréciée par nos invités, elle sera commentée ultérieurement.

 

carillon angelus (5)

 

 

Saint Emilion : La Carillon de L'Angélus 2008

carillon angelus (1)

La robe est assez profonde de couleur sanguine. Le nez net et ouvert évoque les cerises mûres, les épices douces, avec des notes florales, et un élevage de bonne qualité en arrière plan. La bouche est veloutée, délicatement charnue, dotée de rondeurs avenantes dans un centre fruité. La finale, d'une bonne allonge est fraîche, élégante, avec des tannins légèrement fermes, et persistante. Noté 15, même note plaisir



Côtes du Rhône : Charvin 2005

côte du rhone charvin

La robe est soutenue de teinte sanguine, sans signe d'évolution. Le bouquet expressif évoque les cerises bien mûres, le chocolat, les épices variées, avec des notes d'olives noires et de garrigue. La bouche est très veloutée , les tannins sont fondus, tramés dans un centre plein, rehaussé de fruits épicés. La finale, d'une allonge convenable, est bien équilibrée, d'une séduisant toucher de bouche et persistante. Noté 15,5, même note plaisir.



Côtes de Brouilly : Daniel Bouland : Cuvée Mélanie 2011

Brouilly

La robe est très soutenue, avec des reflets de couleur violine. L'olfaction est intense avec des arômes de fruits variés (cerises et cassis) , de boites à épices, de réglisse, et des notes de violettes. La bouche est bien construite, les tannins sont enrobés par une chair veloutée à très veloutée, le milieu de bouche est énergique, dense, agrémenté d'expressifs fruits épicés. La finale est allongée , fraîche, harmonieuse, dynamique, d'une délicieuse persistance aromatique ( fruits, épices, réglisse et notes florales). Noté 16, même note plaisir



Cornas : Vincent Paris : Granite 30 : millésime 2010

cornas paris

La robe est assez profonde, de couleur sanguine au bord du verre. Le nez est bien ouvert avec des arômes de fruits noirs (baies de sureau et mûres) d' épices variées (dont le poivre), d'encens, avec des notes sanguines et légèrement animales qui s'intensifient le deuxième et troisième jour de dégustation (brettanomycès probables). La bouche est assez riche, d'une bonne concentration dans un centre finement charnu, et mis en valeur par des fruits noirs poivrés. La finale est allongée fraîche bien tenue par des tannins plus fermes, fruitée et épicée, avec une sensation légèrement métallique. Note plaisir 14 (le premier jour)






02 septembre 2015

Gevrey Chambertin, Les Cazetiers 2006, Nuits-Saint-Georges, clos de La Maréchale 2006, Lafaurie Peyraguey 1988

De très grands vins pour fêter en toute intimité un anniversaire!

Les plats ont été cuisinés avec la rapidité qui convient pour profiter des plaisirs de la table et considérer qu'un anniversaire n'est pas jour de labeur!

Cependant les mets choisis sont de très grande qualité ; un ris de veau sous la mère d'une tendreté extraordinaire et d'un goût d'une rare subtilité.

Le dessert n'a consisté qu'en des mangues poêlées, parfumées au miel de châtaignier et au poivre de setchouan.

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Le ris a été dégorgé dans du lait, ensuite nettoyé légèrement. Il a été simplement poêlé à l'huile de noix, et quelques cèpes et fines herbes ont terminé la cuisson.

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Un régal!

Les deux vins de Bourgogne, ont été épaulés deux heures avant la première dégustation . Les couleurs des robes présentent des signes d'évolution (plus marqués sur Les Cazetiers que sur le Clos de La Maréchale ), elles retrouveront plus de profondeur et des teintes vives moins évolués le lendemain. Les vins gagnent en harmonie et en qualité aromatique lors de la deuxième dégustation (date des commentaires)

 

 

 



Bourgogne : Dupont Tisserandot : Gevrey Chambertin : Les Cazetiers 2006

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La robe st soutenue, de couleur grenat, très légèrement évoluée ( teinte brique) au bord du verre. Le bouquet est avenant et bien ouvert avec des arômes de fruits noirs et rouges ( cerises), d'épices variées soutenues ( dont la girofle) , avec des notes florales (roses) . La bouche est très veloutée, charnue en attaque, le vin acquiert de l'énergie et de la densité, tout en conservant l'élégant velouté de texture dans un centre agrémenté de fruits épicés. La finale est longue, d'une bonne fraîcheur, assez musclée ( les tannins restent néanmoins enrobés) , persistante avec des saveurs d'épices, d'encens, au premier plan, et des notes florales et de fruits plus discrets. Les tannins sont légèrement secs en ultime sensation. Noté 17, note plaisir 16,5. A attendre encore deux à trois ans.

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Bourgogne : Jacques-Frédéric Mugnier : Nuits-Saint-Georges : Clos de La Maréchale 2006

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La robe de teinte rubis est à peine évoluée au bord du disque. Le nez expressif évoque les cerises variées, le cassis ( légers), la boite à épices, avec des notes de pivoine et de roses. La bouche offre une texture veloutée à soyeuse, tous les stades de la dégustation, les tannins fins et élégants de trament dans un corps fuselé dense, rehaussé de fruits mûrs, finement épicés. La finale est longue, soutenue, fraîche, d'une délicat toucher de bouche, d 'une ravissante persistance aromatique (fruits épices et fleurs ) . Noté 17, note plaisir 16,5. Rien ne presse à le boire



Sauternes : Lafaurie Peyraguey 1988

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La robe est doré soutenu, encore jeune. Le bouquet est intense et pur avec des arômes d'abricots rôtis , d'épices orientales (safran dominant) et des notes de dattes, de figues, de miel fin, de champignons nobles ( morilles) qui commencent à s'exprimer. La bouche est superbe : la liqueur est pure, dense, concentrée, onctueuse, ample, rehaussé d'intense fruits rôtis, avec une belle fraîcheur sous jacente qui apporte une séduisante harmonie à la longue finale, intense, très persistante qui n'a pas encore acquis la complexité qu'elle offrira dans une dizaine d'années pour des bouteilles qui auront été bien conservée dans une cave fraîche et humide. Note potentielle 18,5, note plaisir 17

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01 septembre 2015

Visite chez un Grand Vigneron de Bourgogne! six vins dégustés, au moins deux TRES GRANDS!


C'est le Frataguzzi qui a eu l'idée d'une descente chez Nike. Dan et moi étions partants. Les descentes, ça nous connaissait. Nous avions risqué notre peau plusieurs fois déjà, plus rien ne nous faisait peur. Seulement, il fallait être plusieurs. Quand même, le Nike, jamais personne ne l'avait rencontré. Une sorte d'Anthony Zimmer, une arlésienne. 

L'idée de nous en approcher suscitait de l'émoi, de l'inquiétude, du fantasme, qui sait? Pour préparer les opérations, le Frataguzzi (1) avait contacté son indic, un drôle de type, bouc sur une face bleuie par les maux. J'avais pitié de ce mec.

Dan voulait pour tromper l'ennemi  deux escorts girls : il trouvait que seule, je ne faisais pas l'affaire. Est arrivée alors Bridget Jones. Un surnom... qui lui avait peut-être été donné à cause de sa chevelure... Une magnifique crinière blonde évaporée que même le fer à repasser de Bridget Jones, la vraie, pouvait envier.

Le Gaète (2) avait été recruté également. De nous tous, il était le plus confiant. Normal, il avait de la cam dans sa bagnole, des armes quoi, s'il fallait que l'échange se passe mal.

 

 

 

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Dan faisait les gros bras, le Frataguzzi se tortillait les fesses et ce d'autant plus, que le raid lui avait serré les sphincters depuis plusieurs jours déjà. Le Gaète cogitait, analysait la situation, Bridget s'enfouissait les mains dans les cheveux avec agitation et nervosité. Moi, j'étais juste dubitative. Après le succès de la razzia chez la castagne, je doutais qu'on s'en tire aussi bien. Et puis je n'étais pas aussi belle que la Bridget, alors celle-là n'avait plus qu'à bien se tenir.

Les hommes de Nike nous attendaient dans la cour. Une bâtisse imposante présentait sur son flanc un balcon filant. Les fenêtres ne semblaient pas dissimuler de silhouettes, mais rien n'était certain.

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Nike est apparu soudainement, sorti d'on ne sait où. Il nous surprit tant que nous en sommes restés figés, comme rivés sur le bitume. C'est le Frataguzzi qui s'est approché de lui. Il est allé lui serrer la main. De nous tous, il a été le plus courageux. Même le Gaète était sur ses gardes. Dan, quant à lui, se réfugiait derrière nous, ses deux escorts girls. Bridget avait refait trois fois sa coiffure...Elle faisait celle qui n'avait pas peur. Mais, je sais, moi, qu'elle n'en menait pas large.

Pull marin, un semblant de décontraction ou une réelle décontraction marquée par un piercing à l'oreille, l'oeil affuté, le mi-sourire, Nike se présente à nous en deux mots : "Suivez moi!"

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Ses hommes de main nous entourent jusqu'à l'entrée d'un ascenseur, pour un échafaud, à en croire leurs mines patibulaires. Le Gaète se gratte nerveusement le menton, Dan se racle la gorge, mais c'est le Frataguzzi téméraire qui est entré le premier dans l'élévateur.

Leur présence avait fatalement quelque chose d’hostile. Ils formaient un bloc que l’atmosphère se refusait à assimiler. Leurs vêtements étaient de laine assez fine, de bonne coupe.

Nous sommes arrivés dans une salle sombre, éclairée seulement de quelques bougies éparses, et l'on nous contraint à prendre place à une table de bois.

Nike avait des muscles durs, qui se dessinaient sous le pull, et c'était clair, fallait pas s'y frotter.

Rapidement, on a parlé du sujet. On n'est pas passé par quatre chemins. Qu'est-ce que vous voulez? Moi, j'ai rien à vendre... J'peux faire un effort, j'ai de la bonne matière, de la vraie, celle que je croque pour savoir si j'la mets dans la cuve (3). Bref, il nous la joue poète maudit. Il avait surtout une façon bien à lui de se camper quelque part qui n’était pas sans avoir déplu à maintes reprises  : avouons-le! On était subjugués. 

Chez le Nike, c'était plus que de l’assurance, et pourtant ce n’était pas de l’orgueil. Il arrivait, les mains remplies de bouteilles, de verres et on se mit à déguster... Là, j'ai vachement aimé! Il m'a plu le type, parce que ce qu'il présentait valait le coup des risques qu'on avait pris. 

De nous deux, c'était le Dan qui dirigeait en réalité les opérations financières. Je ne pouvais pas m'engager toute seule, fallait que je fasse comprendre que là, on était en face de la bonne, et le dabe, fallait pas qu'il nous la joue cave! même si on y était.

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Le Gaète ne se sentait plus non plus. Déjà il pensait à sa négociation. Elle pouvait être difficile, faudrait qu'il se fasse bien comprendre... Je savais qu'ils avaient un pote en commun, pas loin...

Bridget Jones avait déjà sorti ses ronds, suis certaine qu'elle aurait même revendu ses tiffes pour un peu. Moi, ça m'aurait plu comme deal.

En fait, pour être sincère, j'ai comme eu l'impression que même dans sa première cuvée (4), il y avait du sensationnel..., et j'ai fait celle qui demandait à voir le reste, comme ça pour voir!

Le reste? On est tous restés cois, on était mouchés! C'est clair, on est en face du Parrain (5). Respect!

Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne serait que pure coincidence

 

Isabelle

 

Toute dégustation et écrit sérieux n'est lisible que sur le blog rivedroite.canalblog.com 

 

Bourgogne générique 2012

 

pas de vendanges entières

 

La robe est assez soutenue de couleur pourpre. Le nez est séduisant et bien ouvert avec des arômes de cerises mûres (fruit et léger noyau) de pétales de rose fraîche, de baie de Setchouan, de pot-pourri. La bouche associe la finesse du grain tannique, avec une sensation séveuse, un très séduisant velouté de texture, et une bonne plénitude dans un centre très fruité. La finale est persistante, élancée, fraîche, d'une belle pureté aromatique. Noté 15

 

 

 

Chambolle Musigny : Pemier Cru : Les Amoureuses 2013

 

Vendanges entières : 50% , élevage 12 mois avec 50% de barriques neuves

 

La robe est soutenue de couleur pourpre à sanguine. L'olfaction, intense et pure, évoque les cerises burlats, les baies rouges et noires des bois, les roses variées (fleurs et ses essences), nuancées de notes épicées (baies roses), et très légèrement fumées. La bouche est d'une très grande finesse, les sensations sont ascendantes, les tannins très fins et ciselés sont enrobés par une chair soyeuse, et se trament dans un corps fuselé, dense. La longue finale fraîche, tonique, conservant son soyeux de texture est une ode aux pures et intenses saveurs variées (fruits, fleurs, délicates épices) qui donnent l'impression de revenir par vagues. Note potentielle 17,5/18 et déjà d'une grande séduction.

 

 

 

Gevrey Chambertin : Les Seuvrées 2005

 

Vendanges entières : 20%

 

La robe est très soutenue, avec des reflets de couleur rubis. Des arômes de fruits noirs (cerises noires et cassis) les épices douces variées, avec des notes réglissées et de légère pivoine. La bouche est bien construite, assez corsée, avec des tannins fins qui restent enrobés par une chair de bon aloi rehaussée de fruits expressifs. La finale est allongée, d'un bon maintien ( tannins un peu plus fermes dans le cœur du grain), d'une bonne fraîcheur, mise en valeur par les intenses saveurs décelées à l'olfaction. Note potentielle 16,5 . A attendre compte tenu de la richesse du millésime.

 

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Grand Cru : Clos de Bèze 1996

 

La robe est soutenue de couleur grenat est légèrement évoluée. Le bouquet est intense et net avec des arômes de fruits noirs (cassis et cerises noires encore « frais ») de muscade, de clou de girofle, de réglisse, avec des notes d'humus et de légère truffe noire. La bouche est très veloutée, les tannins fins sont fondus, et bien tramés dans un corps puissant, dense, charnu agrémenté de superbes fruits épicés. La finale est longue, énergique, tout en conservant un très élégant velouté de texture, harmonieuse (l'acidité gustative souvent vive dans certains vins de ce millésime est ici très bien intégré à la matière), très persistante grâce aux très belles saveurs décelées à l'olfaction. Noté 17,5

 



 

Grand Cru : Bonnes Mares 1989

 

La robe est assez profonde de couleur grenat avec des signe d'évolution au bord du disque. Le bouquet complexe et intense évoque les fruits noirs (cerises noires, baies de sureau, et cassis) encore « frais », d'épices douces, de réglisse, d' humus, de truffe noire, et de léger tabac. La bouche est d'une grande séduction, les tannins fins, racés et fondus se trament dans un corps charnu, très velouté, dense, concentré, avec une admirable sensation de puissance naturelle, rehaussé d'intenses fruits épicés. La très longue finale, d'un délicieux velouté de texture et d'un équilibre magistral, est complexe et très persistante. Noté 18,5. Un très grand vin. 

 



 

Grand Cru : Clos de Bèze 1986

 

La robe très soutenue offre une teinte grenat avec des reflets orangés. L'olfaction est expressive, avec des arômes de petites baies noires (encore jeunes), d'épices variées (dont la girofle), de réglisse, de sous-bois avec des notes de violettes. Des tannins fins et fondus sont enrobés par une chair bien formée dès l'attaque, le vin se développe dans un corps construit, énergique et dense, bien en valeur par des fruits d'une bonne intensité. La finale d'une très bonne allonge associe la finesse de texture et une authentique autorité. Elle est persistante, d'une bonne complexité et fraîche. Noté 17

 

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 (1) Christian, dans la vie vraie..., auteur et poète sur Littinérairesviniques...

 (2) Gaetan Moreau, propriétaire des vignobles Moreau

 (3) Selon les années, et les cuvées, le pourcentage de rafles varie ; Nicolas les goûte pour juger de la quantité requise.

(4) Bourgogne générique 2012

(5) Pour tous nos lecteurs inattentifs, Nicolas Groffier, pour vous servir! Un accueil EXTRAORDINAIRE d'attentions et de gentillesse!

31 août 2015

Une verticale du Château La Brande ( Castillon-Côtes de Bordeaux)

Karl et Yann Todeschini m'ont convié, fin juin 2015 à une dégustation verticale du Château Le Brande qui s'est révélée instructive quant à l'évolution des vins de cette propriété.

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Château La Brande, située sur la commune de Belvès de Castillon (appellation Castillon-Côtes de Bordeaux) appartient à la famille Todeschini. Cette propriété de 16 hectares d'un seul tenant est composée de 10 parcelles au relief vallonné et même très pentu, qui s'étagent entre 34 mètres et 78 mètres d'altitude. Les hauts de coteaux sont chauds, secs et ventés, les pieds de côte plus frais. Le vignoble (Merlot 70%, Cabernet franc 20%, Cabernet Sauvignon 10%), exposé plein sud, est planté sur des sols et sous-sols argilo-calcaires.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur cette propriété (travail à la vigne et les vinifications), il peuvent se rendre sur l 'excellent site de cette propriété .

 

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Cette verticale a montré des vins fruités à très fruités, friands, dotés d'un chair délicate qui enrobe les tannins (surtout à partir du millésime 2009 ), des milieux de bouche dans la rondeur, et des finales allègres et fraîches.

Dans les millésimes à caractère océanique, les vins s'abordent avec plaisir à partir de trois à quatre ans. Il faut attendre un peu plus pour les millésimes solaires ou de sécheresse (comme 2010). Actuellement 2009 me paraît à point pour être ouvert, ce qui n'exclut pas une garde supplémentaire de cinq bonnes années pour les amateurs de vins un plus évolués.



Millésime 2000

La robe est soutenue, de couleur rubis, légèrement évoluée au bord du disque, le nez bien ouvert évoque la truffe noire, les fruits en bocaux, avec des notes épicées. La bouche est souple, les tannins sont fondus, dans une construction allongée et fruitée. La finale dans la continuité est fraîche, d'une persistance convenable. Noté 13

Millésime 2003

La robe est plus soutenue que celle du millésime 2000, de teinte rubis, à peine évoluée au bord du verre. Truffe noire et épices variées dominent un bouquet expressif et font place à l'aération à des arômes de fruits noirs et de réglisse. La bouche est bien construite, très finement charnue, assez pleine et assez savoureuse. La finale d'une bonne allonge est dotée d'une fraîcheur tout à fait convenable, et d'une agréable persistance. Noté 13,5

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Millésime 2005

La robe est assez profonde, de couleur sanguine à rubis. L'olfaction est avenante avec des arômes de petites baies noires, d'épices, et de légères notes truffées. La bouche est assez veloutée, avec un corps bien formé, et fruité. La finale d'une bonne allonge est un peu plus tannique, fruitée, épicées, réglissée, avec des tannins légèrement secs en ultime sensation. Noté 14

Millésime 2009

La robe est assez profonde de teinte sanguine. Le nez expressif évoque les fruits variés ( cerises et baies sauvages) la boîte à épices, et des prémisses de truffe noire. La bouche est charnue, assez pulpeuse, avec de belles rondeurs dans un centre fruité. La finale est allongée, dotée d'une fraîcheur sous jacente de bon aloi, veloutée mis en valeur par des saveurs fruitées épicées et légèrement réglissée . Noté 15. un vin prêt à boire avec plaisir.

Millésime 2010

La robe est profonde, de couleur sanguine. Le nez est élégant et ouvert, avec des arômes de cerise, de pulpe de cassis, d'épices douces, et des notes de violettes, de légère réglisse. La bouche est tonique, les tannins mûrs se trament dans un corps fuselé, d'une bonne densité, agrémenté de fruits avenants. La finale est allongée, avec des tannins un peu plus fermes dans le cœur du grain, fraîche, d'une séduisante persistance aromatique. Noté 15, voire une peu plus dans 3 à 4 ans. A attendre pour davantage de plaisir



Millésime 2011

La robe est assez profonde de couleur pourpre. Des arômes de fruits rouges et noirs, nuancés de notes florales et légèrement épicées se dévoilent nettement à l'aération. De construction longiforme, la bouche fruitée est finement charnue, centrée un peu plus haut que l'attaque. La finale de longueur normale est fraîche, avec des saveurs rappelant celles décelées à l'olfaction. Noté 14

Millésime 2012

La robe est assez profonde, avec des reflets de teinte sanguine. Le nez ouvert et avenant évoque les cerises mûres, un léger cassis, les roses, et une pointe d'épices. L'attaque est charnue, le vin se développe avec d'agréables rondeurs dans un milieu de bouche doté de fruits expressifs. La finale est élégante, allongée, mis en valeur par des saveurs fruitées et florales. Noté 14,5

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Millésime 2013

La robe est soutenue de couleur pourpre. Des arômes de fruits rouges, nuancés de notes florales se révèlent à l'agitation. La bouche est longiligne, tonique, souple, svelte, élancée, rehaussée de fruits frais, la finale dans la continuité conserve une honorable expression aromatique (fruits et fleurs). Noté 13,5 un vin facile d'accès dès maintenant

Millésime 2014 en cours d'élevage

La robe est assez profonde, avec des reflets de teinte sanguine à violine. L'olfaction est élégante et fraîche avec des arômes de cerises, d'épices douces, et des notes de petites baies noires, florales (roses) et d'élevage discret. Très belle fraîcheur dès l'attaque, très bien intégrée à la matière, plus dense dans un corps fuselé agrémenté de fruits mûrs. La finale allongée est tonique, dynamique, avec des saveurs expressives de fruits, fleurs et fines épices. Noté 14,5.

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28 août 2015

Pithon-Paillé : Mozaïk (blanc) 2012 et Vaqueyras : Sang des Cailloux : cuvée Loppy 2012

Début juillet, nous sommes allés tester le bar à vins Le Zinc Authentique à Libourne. Cet établissement rencontre un succès certain, si l'on se réfère au «  bouche à oreille » local qui n'a pas été démenti par la fréquentation du lieu lors de notre visite (les tables se sont toutes remplies). La carte des vins est très fournie et de belle qualité, très complète en terme de régions et les prix restent abordables. Des vins au verre sont aussi proposés, mais les choix sont restreints. Pour accompagner la dégustation, des assiettes bien remplies de fromages et de charcuterie sont proposées à la clientèle. Pour les plus affamés, un plat du jour ou des grillades ou d'autres mets élaborés avec des produits frais sont à leur disposition.

Les vins au verre n'ayant pas remporté notre adhésion, nous avons choisi de déguster deux bouteilles de vin (blanc et rouge) accompagnées d'une assiette mixte (charcuteries et fromages) de qualité honorable.

 

 

Le service des vins n'est hélas pas à la hauteur de la belle carte. Le vin blanc a été apporté beaucoup trop chaud, il a donc fallu le refroidir et attendre que la température de service soit atteinte. Bis repetita avec le vin rouge, servi à une température trop élevée, qu'il aurait été nécessaire en plus de mettre en carafe compte tenu de l'importante réduction qui l'affectait. Il aurait même été judicieux que la personne qui prenait la commande me déconseille ce vin en me signalant cette question de réduction, si elle en avait connaissance.

Pour conclure, cet établissement propose une belle sélection de vins à des prix très abordables pour une bonne majorité, une nourriture tout à fait convenable, il faudra travailler sur les températures de service des vins, et avoir un personnel connaissant mieux les vins proposés. En somme, faire que ce personnel déguste davantage!





Loire : Pithon-Paillé : Anjou : Mozaïk ( blanc) 2012

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La robe de couleur or soutenu est brillante. Le nez est net et bien ouvert avec des arômes de poire, de coing, de verveine, de tilleul et d'élevage discret. La bouche est charnue en attaque, puis le vin s'allonge droit, frais, doté de fruits d'une agréable gourmandise. La finale est élancée, aérienne, d'une longueur normale et d'une bonne persistance aromatique (fruits, fleurs, et une touche d'épices douces). Noté 15

pithon paillé



Vaqueyras : Sang des Cailloux : Cuvée Loppy 2012

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La robe est assez profonde, de couleur sanguine. Une sérieuse réduction s'estompe en partie après une longue aération et fait place à des arômes de cerises noires bien mûres, de cassis, de boîte à épices (dont un léger poivre), avec des notes chocolatées et de garrigue. La bouche est riche, puissante, les tannins mûrs sont enrobés par une chair généreuse et se trament dans un corps dense et plein. La finale, d'une bonne allonge est énergique (tannins plus fermes), équilibrée et persistante (fruits noirs, épices variées, légère olive noire). Note potentielle 15,5/16







27 août 2015

Repas avec André et Joseph (2) : Beaucastel 2000, Lafon Rochet 1996, Château Musar 2003 et Cuvée Madame 1997 Tirecul La Gravière

Le canard a été entièrement découpé, recouvert de thym, d'épices et d'olives noires,mis au réfrigérateur une nuit. Le lendemain il a été cuit plusieurs heures en cocotte, avec des tomates confites, du vin et un fond de volaille. La recette est d'une simplicité extrême, mais ce qui a fait que nous étions en face d'un grand plat, est la sélection de cette volaille. C'est un canard mulard (Lire  ICI )

Le dessert est un bavarois au chocolat blanc monté sur une base de spéculoos. J'ai émulsionné dans un peu d'orange, un melon et mis au siphon.

La bouteille de la soirée, selon moi est Château Musar, une belle découverte!

Le vin est d'une impressionnante complexité olfactive tout en fleurs séchées combinées de noyau et de cerises fraîches. La bouche est confondante de saveurs, de tannins fins et ciselés et la longueur offre une rémanence aux multiples rebonds de fruits et de fleurs...

 

 

 

 

 

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Châteauneuf du Pape : Beaucastel 2000

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carafé trois heures avant d'être dégusté

La robe est soutenue de couleur grenat, légèrement évoluée au bord du disque. Le bouquet est net et intense, avec des arômes de cerises kirschées, de boite à épices, de tapenade, d'herbes aromatiques, et des notes chocolatées, et de menthol. La bouche est élégante, les tannins sont fondus, les sensations sont ascendantes, le milieu de bouche est bien tenu par un corps dense, d'une juste concentration, et velouté, agrémenté de fruits séduisants. La finale est longue, richement dotée, complexe, avec une petite note chaleureuse lors de la première dégustation, qui disparaît le deuxième et troisième jour offrant alors une très bonne harmonie à cette finale. Note potentielle 17,5 , note plaisir 16 ( première dégustation)

 

 

 

 

 

 

Saint Estèphe : Lafon Rochet 1996

mis en carafe trois heures avant la dégustation

La robe est profonde, de teinte pourpre à rubis. Le nez est bien ouvert avec des arômes de poivron plutôt vert, de cassis, d'épices douces, de résine et d'humus. La bouche est assez souple en attaque, le vin prend de la puissance dans un centre assez tannique, très finement charnu et assez fruité. La finale est autoritaire, fraîche, marquée par une nette amertume, et une sensation végétale qui masque le fruit. Une déception. Noté 12, sans réel plaisir.

Liban : Château Musar 2003

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carafé deux heures avant le premier service

La robe de couleur rubis à orange est diaphane. Le bouquet intense évoque les cerises, les merises, la roseraie, les épices orientales, avec des notes de fruits noirs, et une petite touche animale qui ne s'amplifie pas. La bouche est délicate dans une construction allongée, les tannins imperceptibles se trament dans un corps fuselé, fin, délicatement charnu , sensuel, rehaussé de fruits épicés intenses. La finale est élancée, très aromatique, avec des tannins un peu secs qui manquent un peu d'enrobage ( chair) avec cependant un équilibre satisfaisant. Noté 16,5 même note plaisir

Pomerol : Trotanoy 1995

Le vin est bouchonné !

Sauternes : Sigalas Rabaud 2001

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Le vin est lui aussi bouchonné.

Monbazillac : Tirecul La Gravière : cuvée Madame 1997

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mis en carafe avant le service

La robe est ambrée. Le nez est intense, avec des arômes de fruits rôtis ( abricot dominant ) de safran, de curry, de figues, de dattes, de raisins de Corinthe, de champignons nobles. La bouche est riche, concentrée, onctueuse, ample, volumineuse, dotée d'intenses fruits rôtis. La finale est longue, voluptueuse, intense, très persistante, avec une fraîcheur sous jacente qui maintien un équilibre satisfaisant. Noté 16,5, même note plaisir. Une bouteille qui me semble très évoluée pour son âge

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26 août 2015

Repas Joseph et André (1) : Dauvissat Les Vaillons 2008 et L'Agapé Riesling Ostertag 2010

Réunir les enfants des amis avec les nôtres est un prétexte bien gourmand pour décider entre adultes d'un repas dégustation.

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Deux tables sont dressées, ou plutôt l'on renvoie les enfants à l'office et nous préservons ainsi notre intimité, nos discussions et nos dégustations des jeux bruyants.

Le menu proposé  : 

Mises en bouche : panacotta parmesan et légumes confits

Gaspacho de tomates jaunes et ananas à l'émulsion de verveine

Flétan en carpaccio aux fruits de la passion

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Carpaccio de cèpes à l'huile de noix et hysope

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Noix de saint Jacques aux algues en croûte de sel

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Canard à l'oriental, semoule variée d'épeautre et de boulgour

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Fromages, tommes diverses

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Brochettes de roquefort aux poires confites

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Bavarois de chocolat blanc et coulis de melon

 

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Chablis : Dauvissat : Les Vaillons 2008

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mis en carafe deux heures avant d'être goûté

La robe offre une teinte or à légèrement dorée. Le nez net et assez discret s'ouvre à l'agitation sur des arômes d'agrumes, de fruits jaunes, avec des notes épicées, de calcaire broyé, et une touche florale. L'attaque est très charnue, le vin se développe avec énergie, puissant, avec un toucher de bouche évoquant une sensation un peu « tannique » dans un centre frais rehaussé de fruits mûrs d'une bonne expression . La finale est tonique, musclée,bien tenue par une acidité gustative un peu vive, un peu austère dans son expression aromatique. Note potentielle 17, note plaisir 15mais manque d'harmonie aujourd'hui. Le vin est nettement plus en place 48 heures plus tard. A attendre plus de cinq ans dans une bonne cave



Alsace : Domaine de l' Agapé : Riesling Osterberg 2010

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Aéré deux heures en carafe avant la dégustation

La robe légèrement dorée est brillante. L'olfaction est expressive avec des arômes de mirabelles, d'agrumes ( oranges et citrons) d'épices orientales et de fleurs séchées. . La bouche est très charnue, presque grasse, très bien tenue dans un milieu de bouche , ample et dense, rehaussé de beaux fruits mûrs. La finale est allongée, bien mise en valeur par une acidité gustative mûre qui l'étire, avec énergie, et met en exergue les saveurs décelées à l'olfaction. Elle est ponctuée par de nettes notes salines. Noté 16,5, note plaisir 16.

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25 août 2015

Repas avec Matthieu et Nicolas : Troplong Mondot, Léoville Barton, Lynch-Bages, Pontet Canet, Maydie...

Hormis deux vins, la suite des vins a été moins glorieuse. Selon les seuils de détectabilité, et lorsque l'on est dégustateur et rompu à cet exercice, on perçoit vite les vins défectueux, et le plaisir de les boire est vite remisé. Rares sont nos bouteilles qui présentent des défauts, mais il est une loi, celle des séries.

Lire pour plus d'informations ICI

Les vins ont été appréciés sur le plat de pigeon puis sur le fromage.

Nous avons terminé avec un vin de liqueur, qui nous a semblé plus approprié pour le cheese-cake aux mûres sauvages.

Nous avons beaucoup discuté et les rencontres entre amateurs sont toujours très fertiles en paroles. Car, nous aimons partager, offrir, communiquer...

 

 

 

 

 

Saint Emilion : Troplong Mondot 2000

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carafé trois heures avant la dégustation

La robe est profonde, avec des reflets de teinte sanguine. Le bouquet net et intense, évoque les cerises, la mûre sauvage, la boite à épices ( dont la cannelle ) avec des notes de thé fumée, une pointe de truffe noire, et un élevage qui se fond en retrait. La bouche est charnue, les tannins mûrs se trament dans un corps sphérique, ample et concentré rehaussé de fruits purs et étincelants. La finale est longue, soutenue, avec des tannins légèrement plus crayeux, harmonieuse, persistante ( très beaux fruits épicées) Note potentielle 18, note plaisir 17. A attendre son vingtième anniversaire pour un vin totalement épanoui.



Saint Julien : Léoville Barton 2001

Mis en carafe trois heures avant la dégustation.

Dès l'ouverture le nez n'est pas net. La bouteille est sérieusement contaminée par les Brettanomycès, les six ou sept autres du même millésime étaient impeccables. C'est la première bouteille défectueuse sur la cinquantaine bues ( millésimes 1990 à 2003)

Pauillac : Lynch- Bages 1996

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Mise en carafe avant la dégustation

Le spectacle continu. Cette bouteille est également affecté par les Brettanomycès (deuxième de suite dans ce millésime). C'est fort dommage, derrière il y avait du vin.

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Pauillac : Pontet Canet 1996

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le vin est mis en carafe avant d'être goûté et servi un peu frais

La robe est assez profonde, de couleur pourpre à violine. Le nez est net et expressif , avec des arômes de cassis écrasé, d'épices douces, de cèdre, et de tabac froid. L'attaque est souple, les tannins mûrs sont enrobés par une chair délicate et se trament dans un corps fuselé plein qui gagne en étoffe avec la remontée des température, agrémenté de belles saveurs de cassis. La finale est allongée, fraîche, d'un bon maintien avec des tannins quasiment fondus, d'une très bonne persistance aromatique. Noté 16,5, même note plaisir. Nos hôtes ayant apprécié, le n'a pas été regoûté le lendemain. Bien que desservi par une température de service un peu fraîche, il n'a pas l'énergie et la puissance des grands Pauillac du millésime.

Vignoble Laplace : Maydie Tannat Vintage 2010 ( vin de liqueur)

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La robe est saturée avec des reflets de couleur violine. L 'olfaction est intense et généreuse, avec des arômes de soupe de fruits noirs (myrtilles et cassis dominants ) d'épices variées ( baies de genièvres et une touche poivrée) et une pointe de tapenade. La bouche est très veloutée à soyeuse, et se développe assez large et ample dans un milieu de bouche charnu et très fruité. La finale est très persistante, équilibrée, très fruitée et épicée. Noté 15,5, même note plaisir. Très bon mais un peu simple dans son expression aromatique.

 

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24 août 2015

Déjeuner avec Matthieu et Nicolas (1) ; Ginglinger, Trimbach, Dauvissat... Trois blancs pour un début de repas

Entre amateurs de vins, nous nous connaissons presque tous, virtuellement.

Le monde du vin est sans doute petit. Si nous avons l'opportunité de rencontrer des relations, seulement épistolaires d'abord, pour qu'elles deviennent réelles et plus si affinités, nous n'en sommes que comblés.

Saint Emilion est un lieu de passage pour beaucoup de vacanciers et la période estivale est justement propice à ces rencontres.

Matthieu Lluis , que nous ne connaissions que par ses écrits, son blog, et Nicolas Scholtus, par ses interventions dans un groupe de vin FB, nous appellent. Nous convenons de nous rencontrer autour d'agapes.

Ils apportent deux vins, dissimulés, pour nous les offrir à l'aveugle. De nos côtés, nous leur préparons dans ces mêmes conditions, trois autres vins.

Certes, il n'est pas convenu forcément de parler d'accords mets/vins, puisque nous ignorons tout des vins offerts, tout comme nos hôtes ignorent tout de mon repas, mais nous savons apprécier les vins pour eux-mêmes.

Le menu proposé est le suivant : 

Mises en bouche : gaspacho de tomate, d'ananas et émulsion de verveine

Gelée d'orange, crème de fenouil, tuile parmesan

Panacotta au parmesan et légumes confits

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Noix de Saint Jacques rôties, croûte de chorizo et crème de roquette

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Pigeon au vin, et foie gras, purée de patates douces

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Cheese-cake aux mûres sauvages.

Les vins commentés ce jour ont accompagné les mises en bouche et les noix de Saint Jacques

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Alsace : Paul Ginglinger : Riesling Grand Cru Pfersigberg 2014

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Mis en carafe, avant la dégustation

La robe de couleur or très clair est brillante. Le nez net et bien ouvert évoque les agrumes ( citron dominant) avec des notes de mirabelles, de peau de pêche, et florales. La bouche est droite, délicatement charnue, un peu plus arrondi dans un centre fruité, bien tenue par une colonne vertébrale acide mûre, qui étire une finale ciselé, tendue, pure plus marquée par des saveurs d'agrumes, saline, et crayeuse. Note potentielle 16,5/17, note plaisir 16

Alsace : Trimbach : Riesling : Frédéric-Emile 2005

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Mis en carafe avant la dégustation

La robe est dorée, l'olfaction est expressive, avec des arômes de naphte au premier plan qui font place à l'aération à des parfums d'oranges ( pulpe et peau), de safran, de léger curry, et de fleurs séchées. L'attaque est charnue, le vin se développe assez riche dans un milieu de bouche plein, ample, fruité et épicé. Une fraîcheur de bon aloi allonge une finale ( davantage le lendemain) soutenue, d'une bonne persistante aromatique avec la rémanence des saveurs décelées à l'olfaction, et ponctuée d'une note saline. Note potentielle 17, voire un peu plus dans quelques années, note plaisir 16. A attendre cinq années de plus.

Chablis : Dauvissat : La Forest 2008

carafé deux heures avant la dégustation

La robe offre une teinte or soutenu. Le nez est net et d'une bonne intensité, avec des arômes de citron, de verveine, de tilleul, de fleurs blanches, et de très légères touches de miel. La bouche est charnue, la matière est pure, serrée et d'une bonne densité, bien tenue par une acidité mûre qui met en exergue les fruits. La finale est longue, tonique , dynamique, bien dessinée, persistante, fruitée, florale, saline, et crayeuse. Note potentielle 17/17,5, note plaisir 16,5. A attendre son dixième anniversaire, au moins en toute sérénité

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21 août 2015

Castillon-Côtes de Bordeaux : Alcée 2011 et Côtes de Bourg : Clos Alphonse Dubreuil 2008

Nous avions goûté une bouteille d'Alcée 2011, lors d' une dégustation à l'aveugle des vins de la rive droite (millésime 2011), qui s'était brillamment comporté. Une autre bouteille ouverte quelques mois plus tard avait montré un vin renfrogné et assez tannique. Comme nous ne souhaitions pas rester sur cette impression, une nouvelle dégustation s'imposait. Le vin a été mis en carafe deux heures avant d'être goûté, et s'est très bien comporté, même un peu plus séduisant le lendemain.

Clos Alphonse Dubreuil 2008, dégusté en bouteille épaulée le premier jour, et terminée le lendemain est déjà bien abordable le second jour. La dominante de Cabernet Sauvignon le rend moins séducteur que le vin précédent, néanmoins son potentiel est bien présent dans ce millésime 2008 à mûrissement lent avec une fin de cycle ensoleillé, aux nuits fraîches qui n'a pas été défavorable au Cabernet Sauvignon. Attendre 2020 pour en profiter pleinement.

 

 

 

Castillon-Côtes de Bordeaux : Alcée 2011

Alcée

La robe est profonde, avec des reflets de couleur sanguine à violine. Le nez, net et bien ouvert, évoque les fruits noirs ( cerises et mûres), les épices douces, et un bel élevage en retrait. L'attaque est très veloutée, le vin se développe dans un corps assez sphérique et d'une bonne plénitude, charnu , agrémenté de fruits mûrs et expressifs. La finale portée par une fraîcheur de bon aloi est étirée, tenue par des tannins enrobés mais plus fermes dans le coeur du grain, persistante ( très épicée, et fruitée). A attendre cinq années pour davantage de complexité. Noté 15,5, note plaisir 15

Côtes-de-Bourg : Clos Alphonse Dubreuil 2008

alphonse dubreuil

La robe est assez profonde, de teinte violine au bord du disque. L'olfaction est expressive avec des arômes de gelée de cassis, d'épices variées, avec une note de violette et un élevage discret. La bouche est allongée, d'un élégant velouté de texture, plus pleine et plus dense dans un milieu de bouche finement charnu, et fruité. La finale est accorte, fraîche, tonique, avec des tannins un peu plus impressifs, d'une bonne persistance (fruits, épices, et notes florales). Note potentielle 15,5, note plaisir 14,5