Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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03 août 2015

Saint Estèphe versus Saint Emilion et satellites à l'aveugle (1)

Pour cette journée du premier août 2015, André avait convié sa fille Alison à une journée consacrée à la visite de deux propriétés de la rive droite qui se terminait par une dégustation à l'aveugle de vins de Saint Estèphe et de Saint Emilion ou satellites. Alison avait invité des amis, dipômés comme elle de Sciences Politiques dont une grande majorité venait de l'école de Strasbourg. Pour certains d'entre eux, c'était une journée à caractère initiatique. André nous a proposé de nous joindre à eux, ce que nous avons accepté avec plaisir.

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Je reviendrai ultérieurement sur les deux visites de l'après-midi. Nous nous sommes rendus au Clos de La Barbanne (Montagne Saint Emilion) une propriété de Laurent et Annie Gerber, puis au Château de Reignac géré par Nicolas Lesaint que je remercie pour sa disponibilité lors de ce samedi après-midi.

Je commente aujourd'hui et demain la dégustation les vins des deux rives de Bordeaux. Le but de cette soiré était d'essayer de de déterminer l'origine de chaque vin, et le millésime éventuellement. Les vins sont servis par paire, avec une vin de la rive droite et de la rive gauche.

 

 

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Pour cette première série , les vins sont servis en carafe, et dégustés à l'aveugle sauf pour notre hôte.

Première paire

Saint Estèphe : La Dame de Montrose 2012

La robe est assez soutenue à soutenue de couleur pourpre. Des arômes de poivron rouge, de fruits (cerises et cassis), nuancés de notes florales et d'élevage discret se dévoilent à l'aération. La bouche est souple assez charnue, longiforme, un peu plus serrée dans un milieu de bouche plus marquée par le cassis. La finale est fraîche, tonique avec des tannins plus fermes, d'une honnête persistantce aromatique . Noté 13,5

Saint Emilion : Château Beynat 2012

100% Cabernet franc

La robe est assez profonde de teinte sanguine. Le nez évoque les fruits noirs (sureau et cassis), les épices variées, avec des notes de léger élevage. La bouche est élégante, bien en chair, ronde à assez sphérique, finement texturée et fruitée. La finale est allongée, fraîche, bien tenue par des tannins fins et enrobés, d'une agréable persistance aromatique. Noté 15 . Un vin charmeur, où le terroir prend le dessus sur le cépage.

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Deuxième paire

Saint Estèphe : l'Argilus du Roi 2010

La robe est soutenue, de couleur pourpre à rubis. L'olfaction est expressive avec des arômes de sureau, de cassis, de cerises, d'épices douces, et une touche florale (violette). Les tannins sont dès l'attaque habillés par une chair bien formée, le vin se développe dans un corps fuselé d'une bonne densité, assez puissant, rehaussé de fruits d'une bonne intensité. La finale, d'une bonne allonge, d'un bon maintien, avec des tannins mûrs qui restent enrobés, est fraîche et persistante. Noté 15

Montagne Saint Emilion : Concerto 2010

La robe est profonde, de teinte sanguine. Un élevage soutenu (café et chocolat) domine le nez au repos ; à l'agitation des arômes de fruits mûrs (cerises noires et léger cassis), de boîte à épices se révèlent. La bouche est riche, ample , sphérique, charnue, agrémentée de fruits plus expressifs. La finale est longue, persistante, autoritaire, d'une bonne fraîcheur, fruitée , épicée, avec en arrière plan des saveurs d'élevage, elle est ponctuée d'une légère sensation de sucrosité (élevage). Noté 15. Compte tenu de la richesse du vin, l'élevage devrait se fondre harmonieusement.

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31 juillet 2015

Le vin mythologique : les dieux bienveillants (2) Montrachet 2000, Domaine de la Romanée-Conti

Toucher le pactole

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Le roi Midas recueille un viel homme errant dans son palais. Il ordonne qu'on le nourrisse, qu'on le baigne et qu'on lui offre des vêtements décents.

Sans le savoir, c'est Silène le compagnon de Dionysos qu'il soigne et à qui il porte secours, et Midas ayant reconnu Silène ainsi nouvellement paré, le ramène dans l'Olympe.

 

Dionysos pleure de joie tant il est heureux de retrouver son ami Silène! Il veut récompenser Midas en lui favorisant un voeu. Midas demande que tout ce qu'il touche se transforme en or. Mais ce roi de Phrygie regretta vite, car jusqu'au vin, jusqu'aux mets, il n'était rien qui ne devînt or et il finit pas mourir de faim.

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Midas alla supplier Dionysos de rompre le charme. Dionysos enjoignit alors Midas d'aller se baigner dans la rivière Pactole.

C'est depuis, que cette eau du Pactole charrie toutes ces pierres en or... que nous rêvons de toucher!

 

Certains vins pourtant semblent être d'un charme aussi aurifère, aureux et aurique que ce pactole : penserais-je à l'or du Montrachet 2000 du Domaine de la Romanée Conti?

Une olfaction vive qui se rapproche du melon, des fruits du jardin des Hespérides, de tous fruits à noyau, ne se déparant d’aucun aspect floral citronné, ou de citronnelle, et prenant appui sur un empyreume bien marqué de notes grillées.

La bouche est tendue et minérale, et bien que le grillé marque son territoire, les harmonies florales de l’acacia ou de toutes fleurs blanches étreignent cette tension. Le nez est enivrant,- et remercions l'ivresse dionysiaque!- et très marqué de toutes expressions minérales...  

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30 juillet 2015

Le vin mythologique : Autour des Dieux (1) Troplong Mondot 2000

Avoir un sosie ou une si parfaite ressemblance!

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Parmi les autres infidélités de Jupiter, il y eut celles qu'il consomma avec Alcmène l'épouse d'Amphitryon. Elle était seule depuis plusieurs jours, Amphitryon étant parti pour régler un conflit, puisqu'il était général, et Jupiter se languissait d'elle. Il demanda à Hermès de se faire passer pour Sosie, un esclave et lui-même prit l'apparence d'Amphitryon. 

Il se présenta au logis d'Alcmène, accompagné de Sosie et s'accorda deux belles nuits d'amour dans les bras de celle qu'il abusait et qui allait devenir la mère de son enfant, Hercule!

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Héra, cette fois, ne s'en prit pas à la pauvre Alcmène mais à Hercule qu'elle tenta d'étouffer dans le berceau.

Troplong Mondot 2000 est le vin de la force herculéenne, haut en couleurs, en attaque, et d'une puissance constante jusque la finale qui semble ne jamais vouloir éteindre les fruits noirs et la truffe de sa palette intense et gourmande. Tout est bien tenu, bien en place, vigoureux, et hardi prêt à affronter les douze travaux des notes, des commentaires, des évaluations, des critiques, des avis, des annotations, des écrits, des rapports, des analyses, des comptes rendus, des dégustations et des appréciations....

Isabelle

 

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29 juillet 2015

Château Guadet : Saint Emilion Grand Cru Classé : millésimes 2008 et 2012

Nous poursuivons les commentaires de vins dégustés dans les « off » de Vinexpo.

Le château Guadet, en appelation Saint Emilion Grand Cru Classé appartient à Guy Petrus Lignac. Cette petite propriété de 5,5  hectares est située près de la Porte Bourgeoise (sortie nord du bourg de Saint Emilion), entre les vignes de Clos Fourtet et du Château Soutard. 75% de Merlot, et 25% de Cabernet franc participent à l’encépagement (trois parcelles de Merlot, et une de Cabernet franc), avec une densité de plantation de 6000 à 8000  pieds à l’hectare. Les vignes (âge moyen 35 ans) sont cultivées en agriculture biologique (sans mention sur l’étiquette).

Les sols, d’une épaisseur de 40 à 60  centimètres de nature calcique (calcosols) reposent sur le calcaire à astéries (essentiellement), avec quelques secteurs d’argile ferrugineuse.

La date des vendanges manuelles est décidée après dégustation des baies, avec une attention particulière portée à la maturité des pépins ; les raisins sont transportés au cuvier en petites cagettes d’une contenance de 10  kilogrammes. Les baies sont triées sur une table vibrante.

Le cuvier est équipé de petites cuves en ciment (65 hectolitres ) vitrifiées à l’intérieur et thermorégulées. Les cuvaisons durent en moyenne 25 jours, et l’extraction se fait uniquement par remontage, à l’aide d’une pompe péristaltique. Les fermentations malolactiques se déroulent pour moitié en barriques, et pour l’autre en cuves.

Les élevages, dans un chai climatisé, utilisent des barriques de bois français (chauffes moyennes) élaborées par les tonneliers Taransaud, Darnajou, et Seguin-Moreau et Stockinger, ils durent en moyenne 15 à 18 mois, avec 40% à 60% de bois neufs, selon le millésime. Les assemblages sont effectués après 10 mois d’élevage.

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Saint Emilion : Guadet 2008

La robe est assez profonde de couleur pourpre. Le nez est bien ouvert et séduisant avec des arômes de cerises, de léger cassis, nuancés de notes florales (roses). La bouche est délicate, fine, les tannins mûrs et fins se trament dans un corps fuselé, finement charnu, d'une bonne densité agrémenté de fruits expressifs. Le vin s'allonge dans une finale fraîche, dynamique, veloutée, d'une agréable persistante aromatique (fruits et fleurs ). Noté 15,5

Château Guadet - Grand Cru Classé - Saint Emilion.

Saint Emilion : Guadet 2012

La robe est assez profonde, de teinte sanguine. L'olfaction est nette et bien ouverte, avec des arômes de fruits noirs (cerises et mûres), de légères épices douces, une pointe de violette, et un élevage de qualité au deuxième plan. La bouche signe son terroir, avec la même constance (finesse du grain tanique et délicatesse du toucher de bouche), le vin se développe dans un corps élégant et bien formé, finement charnu et très velouté, avec de délicates rondeurs, rehaussé de fruits purs, d'une bonne intensité. La finale est allongée, bien tenue par des tannins qui restent enrobés, fraîche, tonique, très fruitée, finement épicée, et florale, ponctuée par des notes légèrement crayeuses et salines. Noté 16

 Le Site peut être consulté ici

28 juillet 2015

Le vin mythologique : Autour des Dieux ( 1) Clos de Bèze 1996 de Groffier

Sortir de la cuisse de Jupiter ou l'histoire d'un amour brûlant.

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C'est le petit Dyonisos qui sortit de la cuisse de Jupiter. Il était l'enfant de Sémélé, et Jupiter l'avait extrait du ventre de sa mère pour le coudre dans sa cuisse.

Sémélé était une des nombreuses conquêtes de Jupiter. Héra, son épouse, souffrait des nombreuses infidélités de son mari. Elle était d'une jalousie féroce et devait pour se débarasser de ses rivales faire preuve de beaucoup d'ingéniosité.

Elle s'était rendue auprès de Sémélé, s'était fait passer pour sa nourrice Béroé et lui avait suggéré que son merveilleux amant ne pouvait être Jupiter, mais un imposteur. La seule façon qu'elle avait de vérifier la véritable identité de son amant était d'exiger qu'il lui apparaisse dans sa tenue traditionnelle et armé d'une foudre. Jupiter fut donc la cause malgré lui de la mort de Sémélé qui disparut consummée dans le feu du rayonnement de la foudre. Jupiter in extremis sauva l'enfant qu'elle attendait de lui.

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Le vin qui sort de la cuisse de mon carnet est le Clos de Bèze 1996 de Groffier. Parfums suaves et capiteux des grands instants charnels, puissance et densité d'une vie fougueuse, exaltée par des fruits aux saveurs démultipliées de leurs peaux, de leurs noyaux et de leur pulpe, complexité d'un élevage fondu et harmonieux qui lévige les cuirs, les bâtons de réglisse et la noix de muscade.

 

La finale est bien plus heureuse qu'ont pu l'être les grandes amours de Jupiter et de Sémélé, car elle s'étend dans une fraîcheur qui ravive encore les sensations pour les rendre longtemps inoubliables... 

Isabelle

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27 juillet 2015

Deux vins du Château La Rousselle (Fronsac) : millésimes 2004 et 2008

Nous avons eu l'occasion de déguster lors d'une soirée « off » de Vinexpo deux vins du Château La Rousselle ( appellation Fronsac) dans les millésimes 2004 et 2008.

Cette petite propriété de 4,6 hectares qui appartient à Viviane Davau élabore des vins de belle qualité depuis le millésime 2001, représentatifs de leur terroir, avec la particularité de bien dompter dès leur naissance la légère rusticité tannique qui caractérise les vins de cette appellation.

Le veillissement sous verre finit de polir les nombreux tannins qui sont aussi la marque de fabrique de cette appellation. Ce superbe vignoble de côte, du bourg de La Rivière, est planté sur des sols et sous-sols argilo-calcaire et possède dans son encépagement une belle proportion de Cabernet Franc (35%), complété par 65% de Merlot ce qui permet dans dans les millésimes solaires ou de sécheresse d'élaborer des vins pas trop richement dotés en alcool.

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Fronsac : La Rousselle 2004

La robe est assez profonde de couleur grenat. Le bouquet est net et bien ouvert avec des arômes de cerises, de légers cassis, de truffes noires, nuancés d'épices douces. La bouche est veloutée, finement charnue, les tannins commencent à se patiner, avec le vieillissement sous verre et offrent des rondeurs avenantes dans un milieu de bouche fruité. La finale, d'une bonne allonge est fraîche, bien tenue par des tannins un peu fermes mais enrobés, et d'une agréable persistance aromatique (fruits, épices, et truffes). Noté 15

 

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Fronsac : La Rousselle 2008

La robe est profonde, de teinte pourpre à sanguine. Le nez expressif évoque un panier de fruits (cerises, cassis, et mûres), de boîte à épices, avec des notes de violettes, de roses et d'élevage de qualité en arrière plan qui se fondra. La bouche est élégante, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps bien formé délicatement charnu et très fruité. La finale est allongée, dynamique, soutenue, fraîche, et persistante, mise en valeur par les séduisantes saveurs décelées à l'olfaction. Noté 15,5 voire un peu plus après sa dizième année.



24 juillet 2015

Montagne Saint Emilion : Beauséjour Cuvée 1901 millésime 2007 et Saint Emilion : Troplong Mondot millésime 2001

Pierre Bernault a souhaité nous faire regoûter la cuvée 1901 de son château Beauséjour du millésime 2007. Ce millésime marqué par un printemps frais et pluvieux et un été du même accabit a connu une belle arrière saison, avec un mois de septembre caractérisé par des journées chaudes et des nuits fraîches qui ont permis d'atteindre de bonnes maturités et de produire de bons à très bons vins pour ceux qui n'ont pas vendangé trops tôt. Cette bouteille fait partie de cette catégorie, avec un vin d'une belle jeunesse, très plaisant et gourmand qui peut commencer à se boire avec plaisir. Les vins en général, manquent un peu de centre et d'allonge, mais restent très agréables et permettent d'attendre les millésimes plus riches et plus solaires.

Les bouteilles de Troplong Mondot 2001 ouvertes avant celle commentée aujourd'hui présentaient un élevage soutenu qui dominait les fruits, et laissait le dégustateur un peu dubitatif sur la possibilité que l'élevage se fonde harmonieusement. Comme le montre le commentaire, le vin a évolué dans le bon sens, et désormais offre un très beau fruit, à tous les stades de la dégustation et laisse augurer de très belles bouteilles pour ceux qui les attendront cinq années supplémentaires.

 

 

Montagne Saint Emilion Beauséjour cuvée 1901 : millésime 2007

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La robe est assez profonde, de couleur sanguine sans signe d'évolution. Le nez est net et bien ouvert avec des arômes de cerises et de cassis (jus) nuancés d'épices douces et des notes de truffes noires, avec un élevage de qualité à peine perceptible. La bouche est souple , veloutée, de construction longiforme, offrant des rondeurs avenantes dans un centre fruité. La finale de longueur normale est fraîche, d'un élégant velouté de texture, et d'une bonne persistance aromatique. Noté 15,5,même note plaisir

 

Saint Emilion : Troplong Mondot 2001

Troplong Mondot 2001

La robe est assez profonde, de teinte pourpre à sanguine. L'olfaction bien ouverte et avenante évoque les cerises noires, les mûres sauvages, avec des notes d'épices orientales, d'encens et une pointe de léger café (élevage au second plan). La bouche est très veloutée, les tannins fins et mûrs enrobés par une chair bien formée se trament dans un corps plein d'un bonne densité, assez sphérique, rehaussé de séduisants fruits expressifs. La finale est allongée, élégante, soutenue, tout en conservant un élégant velouté de texture, fraîche et persistante, avec un légère pointe d'élevage que le temps estompera. Noté 16,5, note plaisir 16

 

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23 juillet 2015

Un dimanche à Château Fleur de Roques : Léoville Barton 1978 et Sauternes : Château Charrier 1994 (fin)

La suite du repas est donc tout aussi gourmande et ajustée avec les vins qui sont offerts. Le Léoville Barton n'est pas de première jeunesse, il est donc apprécié sur un plateau de fromages peu affinés dans l'ensemble pour permettre que les palais y trouvent le plaisir d'un vin intégralement complexe en communion avec les mets.

Parmi ces fromages, citons de la tomme de Brebis, absolument délicieuse.

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Le dessert se prend sur un bavarois au Grand Marnier aux oranges confites. Le Sauternes est délicatement vieilli et ne souffre nullement des arômes confits du dessert. Même il les emporte gaillardement ayant lui-même des notes rôties plaisantes et précises de raisin de corinthe et d'orange.

 

 

 

 

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Saint Julien : Léoville Barton 1978

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La robe, soutenue à assez profonde est évoluée (orangée à brune). Le bouquet est complexe et intense, avec des arômes de poivron jaune, de tabac brun, de résine, d'humus, de légère truffe noire, de fruits patinés par le temps (cassis dominant) et de légères épices douces. La bouche offre une texture très veloutée à soyeuse, les tannins sont fondus dans un corps fuselé assez bien dessiné, rehaussé de fruits cuits. La finale d'une bonne allonge est persistante, complexe, tenue par des tannins bien polis, et fraîche. Note plaisir 16

Sauternes : Château Charrier 1994 ( demi-bouteille)

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La robe est ambrée. Le nez évoque le safran, le curry, l'abricot, l'orange amère, avec des notes de thé, et de raisins de Corinthe. La bouche est assez sèche, avec un déficit de chair et de gras, une sensation de vin vieilli prématurément dans un millésime peu doté en botrytis. La finale est fraîche, persistante, aérienne et le vin vaut surtout par sa complexité aromatique. Note plaisir 14

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22 juillet 2015

Un dimanche à Château Fleur de Roques (1) Frédéric Mochel, Altenberg de Bergbieten et Pouilly-Fuissé, Saumaize Michelin

Si le paradis existe sur terre, il serait dans le parc du Château Fleur de Roques, une magnifique bâtisse du XVIème siècle, qui s'étend sur des hauteurs permettant de surplomber la mer de vignes de Puisseguin.P1020665

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Notre ami Joseph nous installe au frais, sous des frênes et des épicéas. Le vent doux apporte ce qu'il faut de frâicheur et permet que les vins soient dégustés à bonne température. La cuisine est inventive, toujours d'une grande précision, et les accords mets/vins sont évidents.

Le menu est le suivant : mises en bouche (gaspacho et blinis de saumon)

Noix de Saint Jacques panées aux graines de sésame et persillade,

mulet aux épices, ratatouille au thym,

Bavarois au Grand Marnier

 

 

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Deux autres vins blancs ont été servi lors de ce repas : Altesse Marestel 2011 de Dupasquier, et Le Clos du Bourg 2012 du Domaine Huet. Ils se sont révelés être oxydés. Ces vins ont été acquis en première main par notre hôte, l'un à un salon des Vignerons Indépendants ( Bordeaux), l'autre chez un caviste de la banlieue bordelaise !


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Alsace : Frédéric Mochel : Altenberg de Bergbieten : Muscat 2012

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La robe offre une teinte jaune or. Le bouquet est très floral (roses et pivoine) accompagné de fruits jaunes (abricot dominant) et de fines épices douces. La bouche est souple, élégante, douce, délicate, très aromatique, dans une construction allongée. La finale est persistante, avec ce caractère floral très prononcé, légèrement fruitée, et d'une honnête fraîcheur. Noté 15, même note plaisir.

Pouilly-Fuissé : Saumaize Michelin : Les Courtelongs 2010

 

 

 

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La robe de couleur or soutenu ets brillante. Le nez évoque la pêche jaune, la verveine, avec des notes fumées et d'agrumes. La bouche est très charnue, presque grasse, ample et assez sphérique dans un centre agrémenté de fruits expressifs. La finale est longue, élégante, d'une agréable velouté de texture, dynamique,persistante, harmonieuse grâce à une fraîcher de bon aloi, bien intégrée à la matière. Noté 16, même note plaisir

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20 juillet 2015

Les vins liquoreux de Zind-Humbrecht dégustés au Château La Tour Blanche

La dégustation des vins liquoreux du Domaine Zind-Humbrecht est toujours un des moments les plus attendus, lors de la manifestation des Grands Liquoreux du Monde au château La Tour Blanche. Trois vins nous ont été proposés.

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Le Gewurztraminer : Goldert : SGN 2007 ouvre cette dégustation. Le Grand Cru Goldert, situé sur la commune de Gueberschwirh est exposé sud-est son sous sol calcaire et marno-calcaire est très favorable à l'épanouissement du Gewurztraminer et à l'élaboration de vins de vendanges tardives et de Sélections de Grains Nobles, les sols et sous-sols se réchauffent lentement et permettent une bonne conservation de l'acidité dans les raisins.

Le Pinot Gris : Clos Windsbulh : SGN 2010 est issu du terroir calcaire du Muschelkalk, exposé sud, sud-est, il titre 7,5% d'alcool, avec un pH de 3,2 et 259g/l de sucres résiduels.

Le Pinot Gris : Clos Jebsal : SGN : Trie Spéciale : 2010 est d'une très grande richesse avec 323g/l de sucres résiduels, un pH de 3,4 et 6,3% d'alcool acquis . Ses sols et sous-sols sont composés de marnes et de gypse.

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Les robes sont de couleur or profond à ambré



Alsace : Zind- Humbrecht : Gewurztraminer : Goldert : SGN 2007

Le bouquet, très expressif évoque les fruits rôtis ( oranges, mandarines, et melon) , les épices orientales avec des notes légèrement fumées. La bouche est riche, onctueuse, grasse, concentrée, rehaussée d'intenses fruits rôtis. La finale est longue, pure, complexe, très persistante, avec une fraîcheur sous-jacente de bon aloi qui apporte l'équilibre nécessaire à la richesse du vin. Noté 17,5


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Alsace : Zind- Humbrecht : Pinot Gris : Clos Windsbulh : SGN 2010

Le nez est intense avec des arômes d'abricot et de mirabelles rotis, d'épices douces, de dattes, de champignons nobles et de miel raffiné. La bouche est puissante, pure, portée par d'intenses saveurs de fruits rôtis, ample, très dense, tout en conservant un très juste équilibre grâce à la fine acidité qui harmonise la longue finale, très pleine et très complexe, ponctuée d'une légère note saline. Noté 18,5



Alsace : Zind- Humbrecht : Pinot Gris : Clos Jebsal : SGN : Trie Spéciale : 2010

L'olfaction est complexe, très intense et séduisante avec au premier plan un bouquet d'épices orientales (dont le safran et un léger curry) , de fruits rôtis variés (abricot, mirabelles, oranges), de morilles, de raisins de Corinthe, et de miel. La bouche est d'une richesse inouie, très onctueuse, suave (sans mollesse) très concentrée, mise en valeur par les brillantes expressions de fruits rôtis et d'épices. La très longue finale, extravertie, puissante, est soulignée par les opulentes saveurs complexes décelées à tous les stades de la dégustation avec en arrière plan cette sensation de fine fraîcheur qui participé à l' harmonie du vin. Noté 19

SGN : Sélection de Grains Nobles

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