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Journal d'un passionné de la rive droite

Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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21 janvier 2020

Pomerol : l'Evangile 2001 et la Conseillante 2001, et Mazis-Chambertin 2006 pour le dîner annuel des amis oenophiles du Nord

Le plat principal est un vol au vent au ris de veau et de la poule élevé au grain. Simple, mais si bon....! tout est dans la qualité du produit! 

Puis c'est une multitude de fromages pour qu'ils conviennent tous aux vins choisis.

Nous avons été particulièrement gâtés avec les trois vins rouges !! Notre ami Didier souhaitait nous confronter à trois vins rouges. Il avait annoncé la couleur (sans jeu de mots) dès octobre, car il avait à coeur de nous faire apprécier ces trois merveilles.

Nous nous attendions à du grandiose, et ce fut le cas. Nous avons tous été d'accord pour placer en Rive Droite de Bordeaux. Nos discussions se sont animées autour de la possibilité de Saint Emilion ou de Pomerol. Lorsque la Conseillante a été reconnue, nous étions alors convaincus que tous les vins étaient pomerolais. Le millésime quant à lui a été trouvé.

 

 

 

 

 

 

 

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Les vins de Bordeaux sont servis en carafe à l'aveugle. Château Gazin 2001 est hélas contaminé par les ethyl-phénols. La bouteille de Mazis-Chambertin 2006, au nez un peu discret à l'ouverture, a été mise en carafe une petite heure.

 

Pomerol : l'Evangile 2001

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La robe est assez profonde de couleur rubis. Le nez expressif évoque les cerises rouges, de légères épices, avec des notes de petites baies noires, et légèrement truffées. La bouche est élégante, avec une chair délicate et veloutée enrobant les tannins, plus haute et plus pleine dans un centre fruité. La finale est allongée, fraîche, avec une texture veloutée, expressive, avec des notes florales s'ajoutant à celles des fruits. Note plaisir 16

 

Pomerol : La Conseillante 2001

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La robe est assez profonde de teinte sanguine à rubis. Le bouquet est intense et élégant avec des arômes de cerises mûres, de léger cassis, avec des notes d'épices douces, de légère réglisse et de truffes noires. La bouche est bien en chair et très veloutée, corsée avec élégance et densité (dans le contexte du millésime) réhaussée de fruits expressifs. La finale d'un bon maintien, est longue, fraîche, veloutée, aromatique et persistante. Note plaisir 16,5

 

Bourgogne : Dupont-Tisserandot Grand Cru : Mazis-Chambertin 2006

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La robe est assez soutenue à soutenue de teinte rubis à grenat légèrement décolorée près du disque. L'olfaction est expressive avec des arômes de cerises de framboises, de fines épices, de roses, et une touche de fruits noirs et de réglisse. La bouche est dense, soyeuse, avec un corps bien formé donnant un sensation de puissance maîtrisée, délicatement charnu et très fruité. La finale est allongée, d'un bon maintien, soutenue, fraîche, très aromatique et assez complexe. Noté 17, même note plaisir. Notre deuxième apport

 


19 janvier 2020

Des vins blancs Champagne, Cyclades, Savoie, Condrieu, Jurançon,bus lors de notre repas annuel avec nos amis oenophiles du Nord

 

Comme tous les ans, et c'est sans doute devenu une institution, sur le principe de l'auberge espagnole, nous nous réunissons avec tous nos amis du Nord lorsque nous sommes de retour en Picardie pour les fêtes de fin d'année. Tous sont grands amateurs de gastronomie et de vins, et c'est un festival de saveurs et ... de bonheurs lorsque nous nous retrouvons annuellement  pour le plaisir d'échanger nos bouteilles et de vivre pleinement notre passion. 

 

Chaque plat est préparé spécialement par celui qui place le vin.

Ainsi y a t il trois mises en bouche pour convenir avec les deux champagnes. C'est notre ami Bernard qui a confectionné de délicieuses terrines de foie d'agneau, et d'autres très subtiles sur des bases variées de sardines. Pour convenir avec les Champagne, nous sommes dans le "sans faute"!

EFFECTS

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L'entrée est un risotto de langoustine. Ce sont nos amis Pascal et Isabelle qui l'ont travaillée, et leur choix a permis que nous placions notre bouteilles de Clos Stegasta. C'est de la dégustation à l'aveugle et en conséquence, nous nous sommes bien amusés... avec un cépage grec...  évidemment pas simple à trouver.

 

 

Cette belle sommellerie tient autant à la passion dévorante des uns et des autres pour des vins d'excellente facture et pour une cuisine raffinée digne des étoilés.

Le billet de ce jour présente tous les vins blancs dégustés au cours de ce repas, aussi faisons-nous l'impasse sur le plat principal, pour aller directement sur le commentaire de l'Altesse qui a parfaitement convenu sur un chèvre à la truffe blanche!

Les vins sont dégustés à l'aveugle , en carafe ou pas (bouteille sous chaussette) sauf nos apports.

 

Champagne : Selosse : Initial

La robe or vif est traverséé par des bulles fines à l'allure modérée. Le bouquet expressif évoque le pain d'épices, les fruits jaunes, les épices orientales, avec des notes d'agrumes mûrs et de légère truffe blanche. La bouche est intense, tonique, puissante, vineuse, avec une texture veloutée sous l'effervescence, et fruitée. La finale est longue, appuyée, tendue, fraîche, complexe ( arômes d'évolutions) et saline. Note plaisir 17,5. Pour amateur de Champagne évolué

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Champagne : Arnaud Moreau ( Bouzy) cuvée Arrakis Brut zéro dosage

assemblage : Pinot noir 70%, Chardonnay 30%

La robe or très clair laisse percevoir une fine effervescence. Le nez est frais avec des arômes de citrons, d'oranges, des notes florales et une pointe d'épices. La bouche est tonique, très fraîche, avec une matière assez dense, très finement charnue, dotée de fruits frais. La finale est élancée, très fraîche à légèrement vive, soutenue, avec une dominante d'agrumes (fruits et peaux) et salivante. Note plaisir 15,5

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Vin des Cyclades : T-Oinos : Clos Stegasta 2018

100% Assyrtiko

La robe jaune pale est brillante. L'aération amplifie des arômes de fruits blancs (dont la pomme mûre ), d'agrumes mûrs, avec des notes fumées, florales et légèrement marines. La bouche est pure, intense, avec beaucoup de présence dans un milieu de bouche plein, doté d'une chair veloutée et rehaussé de fruits éloquents. La finale est longue, droite, affirmée, d'une juste fraîcheur en adéquation avec la riche et élégante matière un peu plus ferme, expressive et très saline. Noté 17, note plaisir 16,5. Notre apport.

 

Roussette de Savoie : Prieuré Saint Christophe : Altesse : LA01

La robe offre une teinte or très soutenu. Le bouquet est intense avec des arômes de cire, d'abricot; de fruits exotiques, d'épices orientales (dont un léger curry) et de miel. La bouche est généreuse, bien en chair , veloutée, ample, et dense dans un centre marqué par des arômes d'évolution. La finale est appuyée, avec une palette aromatique évoluée à très évoluée, fraîche, et veloutée . Il y a eu discussion entre les notions de grande évolution ou d'oxydation.

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Domaine Gangloff : Condrieu 2015

 

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La robe or très clair est brillante. L'olfaction bien ouverte évoque les fruits jaunes ( prunes et abricots légers), les fruits exotiques avec des notes florales ( roses et mauves), et de miel. La bouche offre une chair délicate et veloutée, et d' une bonne densité dans un centre fruité. La finale est allongée, élégante, avec une fraîcheur perceptible, très aromatique, et salivante. Note plaisir 16

 

Jurançon : Camin Larredya : Au Capcéu 2014

 

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La robe or à reflets orangés est brillante. Le nez est expressif avec des arômes d'ananas, de mangue, de coing, d'épices douces (dont le safran), et des notes de mandarines , de miel fin et de fruits secs.L'attaque est tonique, les sensations sont ascendantes vers un centre énergique, dense, délicatement charnu, velouté et très fruité. La finale est longue, fraîche, dynamique, impactante, très aromatique, et persistante. Note plaisir 17,5

16 janvier 2020

Dégustation de lots en cours d'élevage du millésime 2019,et du vin du millésime 2018 au Clos Louie (Castillon-Côtes de Bordeaux)

Pascal Lucin, directeur technique du château Grand Pontet à Saint Emilion, m'a convié à une dégustation au mois de décembre 2019 de lots du millésime 2019 de sa propriété Clos Louie en appellation Castillon-Côtes de Bordeaux. Il y élabore depuis plusieurs années d'excellents vins figurant dans le sommet de l'appellation.

 

Je rappelle ci dessous l'organisation parcellaire de cette petite propriété (gérée également par son épouse, Sophie Lucin Douteau) de trois hectares entre les communes de Saint Philippe d'Aiguilhe et Saint Genès de Castillon.

 

Ces trois hectares sont répartis inégalement en deux secteurs distincts :

 

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Secteur de Saint Philippe d'Aiguilhe

Clos Louie, créé en 2004, est constitué de deux parcelles :

Une parcelle de 45 ares de vieilles vignes ( appartenant déjà au grand-père de Pascal ) dont certains pieds sont préphylloxériques, complantée de cinq cépages (Merlot, Cabernet franc, Cabernet Sauvignon, Malbec, et Carmenère). Tous ces cépages sont vendangés et vinifiés en même temps, après un tri rigoureux

Une deuxième parcelle plantée en 1985 constituée de Merlot (50 %) et Malbec(50%) complète ce petit vignoble.

Les pieds morts sont remplacés par des plants provenant de sélections massales de la parcelle la plus âgée soit en franc de pied ou sur porte-greffes qualitatifs adaptés au terroir.

Les vignes sont plantées sur un plateau calcaire doté d'un sol peu épais constitué d'argiles ferriques rouges.



Secteur de Belvès de Castillon

Deux hectares et une maison d'habitation ont été acquis en 2012. Ils sont situés à moins d'un kilomètres de l' appellation Saint Emilion à l'ouest notamment des Châteaux Valandraud et Fleur Cardinale.

Le vignoble planté sur des argiles blanches dans la partie basse, et des calcaires en montant vers le côteau est encépagé essentiellement en Cabernet franc dominant et Merlot. Ces vignes entrent pour partie dans l'élaboration du Clos Louie, l'autre donnent naissance à la cuvée Louison et Léopoldine qui est le plus souvent élevée en cuve.

Le vignoble est travaillé en agriculture biologique certifiée, et désormais en biodynamie (certification Biodyvin).

Les vendanges sont manuelles, les tris sont rigoureux, la cuvaison dure autour d'un mois, les extractions se font uniquement par pigeage. L'élevage est réalisé en barriques de 600 litres du tonnelier italien Mastro Bottaio qui utilise des chênes de même origine que le tonnelier autrichien Stockinger.

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Pour tous les échantillons les robes sont profondes de couleur sanguine à violine

 

Lot 1 : Assemblage Saint Philippe d' Aiguilhe et Saint Genès de Castillon 2019

vendanges 25/09/2019 : cépages Merlot, Cabernet franc et Cabernet Sauvignon, titre alcoolique : 14,2%, Ph 3,37

Une légère réduction s'estompe à l'aération qui libère des arômes avenants de fruits rouges ( cerises et framboises), nuancée de notes florales, de fines épices et une touche de fruits noirs. La bouche offre une matière mûre et veloutée, pleine, corsée, et fruitée. La finale est allongée, très expressive, fraîche, tout en restant veloutée.

 

Lot 2 : Saint Genès de Castillon

vendanges 3/10/2019, assemblage : Merlot, Cabernet franc( vignes âgée de 60 ans), Cabernet Sauvignon, titre alcoolique : 14,2%, Ph : 3,37

Le nez expressif et crémeux, évoque les fruits noirs (cassis et mûres), les cerises noires, les épices douces, avec des notes de fleurs mauves. La bouche est dense, charnue, veloutée, ample et assez sphérique, agrémentée de fruits gourmands. La finale est longue, soutenue, très légèrement ferme, fraîche et très aromatique

 

Lot 3 : Saint Philippe d'Aiguilhe vieilles vignes

vendanges 28/09/2019, assemblage Merlot, Cabernet franc, Cabernet Sauvignon, Malbec, titre alcoolique : 14%, Ph : 3,30

Plus de complexité à l'olfaction dans cet échantillon : fruits intenses ( cassis, cerises, mytilles), épices douces variées, violettes, légère sensations de notes truffées. La bouche est intense, bien en chair et très veloutée, très fruitée profonde et concentrée. La finale est longue, intense, bien tenue par des tannins structurants, fraîche, expressive, et déjà assez complexe.

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Clos Louie 2019

assemblage en parts égales des Lots 2 et 3

L'aération accentue des arômes de fruits variés éclatants ( cerises, cassis, framboises) de fines épices, de violettes, de pivoines et de fine réglisse. L'attaque est bien en chair et veloutée, avec des sensations ascendantes vers un milieu de bouche ample, dense et concentré avec élégance agrémenté de fruits intenses et séduisants. La finale est longue, fraîche, soutenue, intense, et très aromatique. Note potentielle 17

 

Clos Louie 2018

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en fin d'élevage : titre alcoolique : 14,5%, Ph : 3,35

La robe est profonde de couleur sanguine. Le nez expressif évoque les cerises, le cassis, les mûres sauvages, les épices orientales, avec des notes florales et d'élevage tempéré net et élégant. La bouche est riche , intense, charnue, dotée d'une texture veloutée, avec un corps bien construit (dense, ample, et concentré) et fruité. La finale est longue, d'un très bon maintien (tannins un peu plus fermes et tramés serrés), fraîche, expressive et salivante. Note potentielle 17

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Cette dégustation montre que le millésime 2019 est excellent et particulièrement réussi au Clos Louie sur des terroirs argilo-calcaires qui ont bien résisté aux deux petits épisodes caniculaires. Le printemps a été frais et pluvieux notamment début juin, mais sans les attaques virulentes de mildiou comme en 2018. Le temps est devenu chaud (avec deux petites séquences de canicule) et sec à partir des 10 derniers jours du mois de juin avec de légers épisodes pluvieux (fin juillet et début août). Cette situation chaude et sèche a duré jusqu'au 23 septembre (épisode franchement pluvieux), sans que le temps ne se dégrade ensuite, ce qui a permis des vendanges sereines.

2019 et 2018 en plus d' être d'excellents millésimes ont beaucoup de points communs.

14 janvier 2020

Buisson-Charles : Bourgogne-Chardonnay 2016, et Larcis Ducasse 2008 pour le déjeuner de Noël 2019

Le jour de Noël le menu n'est pas forcément moins festif : il est toujours le plaisir de réjouissances gastronomiques, de retrouvailles familiales et de la joie de vivre la nativité. Nous nous promettons une année heureuse et nous pensons en particulier à nos enfants à qui nous souhaitons le succès de leurs entreprises.

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Le menu est le suivant : 

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Trilogie de foie gras

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Vol au vent aux ris de veau

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Filet de boeuf, opéra de légumes

Farandole de desserts.

 

 

Les deux vins suivants (étiquettes découvertes) ont accompagné le déjeuner du 25/12/2019 . Le nombre de vins à goûter a été volontairement réduit, car la moitié des convives reprenait leur voiture peu de temps après le repas.

Le Bourgogne-Chardonnay 2016 du Domaine Buisson-Charles a été ouvert une heure avant le service (en bouteille). Il s'est très bien goûté immédiatement avec une bonne tenue pour la partie restante le lendemain.

Larcis Ducasse 2008 (Saint Emilion) ouvert deux heures avant la dégustation nous montre une belle première partie de bouche, mais une finale avec une acidité un peu vive. Il a souffert d'une manque d'aération pour s'harmoniser. La dégustation du lendemain offre une finale élégante, avec une acidité parfaitement intégrée à la matière. Une excellente bouteille après aération. Un vin à attendre sereinement cinq à six ans de plus en cave pour qu'il arrive à son plateau de maturité.

  

Buisson-Charles : Bourgogne-Chardonnay : Hautes Coutures 2016

 

 

 

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La robe jaune clair est brillante. Le nez bien ouvert et avenant évoque la poire, les fleurs blanches, avec des notes d'agrumes, de noisettes, et d'amande. La bouche est élégante avec un chair bien formée et très veloutée, plus dense et plus haute dans un centre fruité. La finale est élancée, fraîche, droite, veloutée et expressive. Noté 15,5, note plaisir 15

 

Saint Emilion : Larcis Ducasse 2008

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La robe est assez profonde de teinte sanguine. Le bouquet est intense et complexe avec des arômes de cerise burlat, de léger cassis, de truffes noires, et des notes florales, d'épices douces, et un élevage élégant ( thé fumé) quasiment fondu. La bouche est dense, avec un corps bien dessiné (dans le contexte du millésime) habillé d'une chair bien formée très veloutée et agrémenté de fruits expressifs. La finale est fraîche, dynamique, dotée d'une texture veloutée, allongée, et très aromatique. Noté 16,5/17, note plaisir 16

 

12 janvier 2020

Paul Ginglinger : Riesling 2016, Argyros Assyrtiko 2015, Potensac 2001, Graillot Crozes Hermitage 2005 pour le réveillon de Noël

 

Le réveillon de Noël se tient traditionnellement dans le Nord pour être célébré en famille.

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Les vins sont choisis en fonction du menu, et globalement les accords sont satisfaisants : la gageure d'avoir à associer des vins avec une cuisine qui nous est racontée par téléphone à quelques jours du départ est souvent relevée.

 

Le menu est le suivant :

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Les Créations de Noël ( ce sont des mises en bouche à base de crustacés essentiellement)

Salade de Homard aux clémentines et aux grenades

Civet d'oie aux poires au vin, confit de chou rouge, écrasé de pommes de terre

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Fromages

Farandole de desserts ( parmi lesquels les traditionnelles bûches, la forêt noire...)

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Les amateurs de vins le sont de façon variée. A notre table certains membres de la famille ne sont adeptes que de champagne. Ne les ayant pas goûtés et préférant les vins tranquilles, nous n'avons commentés que ceux que nous avions dégustés.

 

 

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Les vins ont été servis en bouteille (sans cache) ouvertes une heure à trois heures avant le service

 

Alsace : Paul Ginglinger: Riesling Drei Exa 2016

 

 

 

 

 

 

 

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La robe jaune clair à or très léger est brillante. Le nez bien ouvert évoque le citron mûr, l'orange, de fines épices, et de fleurs champêtres . La bouche offre une chair bien formée, veloutée légèrement grasse, jusqu'à un centre dense oblong et fruitée. La finale est droite, tendue, avec un mâche finement calcaire, aromatique et saline. Noté 16, note plaisir 15,5

 

Santorin : Domaine Argyros : Assyrtiko 2015

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La robe jaune pale est brillante. L'agitation accentue des arômes d'agrumes, de légers fruits blancs, avec des notes florales et fumées. L'attaque est charnue, grasse, et veloutée, les sensations sont ascendantes, le milieu de bouche est ample, plein, et fruité. La finale est allongée, fraîche, tonique, soulignée par un dominante d'arômes agrumés, avec des notes épicées, légèrement mentholées et saline. Noté 16, note plaisir 15,5

 

Médoc : Château Potensac 2001

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La robe est assez profonde, de couleur rubis à grenat. Le bouquet est assez intense avec des arômes de cassis, de cerises, de fines épices, nuancées de notes florales ( roses et pivoines); l'élevage est fondu. La bouche est bien contruite, dense, fruité avec une chair délicate et veloutée enrobant les tannins. La finale est allongée, encore très légèrement ferme, soutenue, fraîche et très expressive. Noté 16, note plaisir 15,5

 

Rhône nord : Alain Graillot : Crozes Hermitage 2005

 

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La robe est assez profonde sanguine à rubis. L'olfaction expressive évoque les épices variées (dont le poivre), la réglisse, avec des arômes de fruits noirs au second plan. La bouche est très veloutée à soyeuse, bien corsée avec un beau fondu de tannins, rehaussé d épices dominantes et de fruits noirs en retrait. La finale légèrement ferme, d'un bon maintien, est assez fraîche et assez complexe (arômes d'évolution ). Noté 15,5, même note plaisir. 24 heures plus tard le vin est fatigué. A boire sans trop attendre.


09 janvier 2020

Pessac-Léognan : Haut-Brion rouge 2002, et Rossignol-Trapet : Gevrey-Chambertin : Aux Etelois 2015 pour finir le repas

Ce billet commente les deux vins qui ont accompagné le plat et le fromage.

Le plat a été un filet de porc noir de Bigorre, lentement cuit (à basse température) et entouré de crépine après avoir été un peu épicé. La viande s'est montrée fondante à souhait. 

Pour les fromages, il s'est agi d'un Saint Nectaire. Et d'un Chaource affiné pour le Bourgogne. Les lecteurs savent que c'est essentiellement le Saint Nectaire que nous aimons associer avec un Bordeaux, ils en déduiront donc que le Haut-Brion a suivi cette première partie du plateau de fromages.

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Lors de nos deux dernières dégustations, le Château Haut-Brion 2002 nous montrait certes un excellent potentiel, sans avoir offert un grand plaisir. J'ai donc souhaité le regoûter en ce début 2020, 17 bonnes années après sa naissance. Le vin a été mis en carafe large deux heures et demie avant le dervice. Il s'est révélé très bien ouvert à tous les stades de la dégustation, avec un élevage fondu qui lui donne charme et élégance.

Le Gevrey-Chambertin Aux Etelois 2015 du Domaine Rossignol-Trapet a été mis en carafe une petite demi-heure avant d'être goûté et bu, c'est une belle réussite dans ce grand millésime bourguignon.

 

Pessac-Léognan : Haut-Brion rouge 2002

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assemblage : Merlot 51%, Cabernet sauvignon 40%, Cabernet franc 9%

La robe est profonde de couleur rubis à grenat au bord du verre. Le bouquet intense évoque le cassis, les cerises, de fines épices nuancés de notes fumées, florales, et d'encens. La bouche est soyeuse, avec un corps dense, bien dessiné dans le contexte du millésime, délicatement charnu et fruité. La finale est longue , fraîche, d'un élégant maintien avec une texture très veloutée, aromatique et assez complexe. Noté 17,5, voire un peu plus dans trois à quatre ans. Note plaisir 17

 

Bourgogne : Rossignol-Trapet : Gevrey-Chambertin : Aux Etelois 2015

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La robe est asez profonde de couleur rubis à pourpre. Le nez est expressif avec des arômes de fruits noirs et rouges (cassis, cerises, touche de framboises), de fleurs roses, avec des notes finement épicées et réglissées.. La bouche est veloutée à soyeuse, corsée et pleine, charnue et fruitée. La finale est allongée, très veloutée, d'un bon maintien, fraîche, et très expressive. Noté 16,5, note plaisir 16

07 janvier 2020

Champagne : Drappier Le Grande Sendrée 2009 et Dom Pérignon 2002, Paul Ginglinger; Riesling Pfersigberg pour un début de repas

 

Les petits-enfants viennent découvrir ce que le Père Noël leur a apporté : la cheminée est pleine de présents, et s'il est un vrai plaisir que de découvrir leur impatience, leur fébrilité, celui des parents est aussi celui du partage d'une belle table et de vins sortis de derrière les fagots. Généralement ils viennent pour l'Epiphanie, et après la contemplation  de la crèche et des mages, on partage aussi la galette des Rois. C'est sur ce dessert que le Dom Perignon a été placé. 

 

Le menu se veut simple pour que l'on ne s'aventure pas dans les moues dubitatives des plus jeunes. Et, les mises en bouche essentiellement composées de légumes, afin de satisfaire aussi des régimes végétariens qui sont observés dans la famille.

Parmi ces mises en bouche, j'ai proposé des crèmes de cerfeuil tubéreux à l'huile de truffe, des meli-mélo maraîchers (julienne d'avocat et de pomme et langoustines aux pistaches), cappuccino de cèpes, et samossas aux poireaux et aux noix.

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L'entrée est une fausse bisque de homard : la bisque est remplacée par un velouté de potiron. Pour les plus téméraires ( ou les moins végétariens) le potiron a été allongé avec le fumet de cuisson du homard et les queues sont été rajoutées poêlées aux herbes et à l'huile d'olive.

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Champagne : Drappier : La Grande Sendrée 2009

 

 

 

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La robe or clair est traversée par une cordon de bulles très fines. Le nez est expressif et avenant avec des arômes de fruits blancs et jaunes, de fins agrumes, de noisettes, de brioche, de pain d'épice et de notes florales. La bouche est veloutée sous l'effervescence, ample et vineuse, fruitée avec d'élégants arômes de légère évolution . La finale est allongée, fringante, dynamique expressive et saline . Noté 17, voire un peu plus, note plaisir 17

 

Alsace : Paul Ginglinger : Riesling Grand Cru Pgfersigberg Ortel 2015

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Le vin a été mis en carafe une demi-heure avant le service

La robe or clair est brillante. L'agitation accentue des arômes de fruits jaunes, de citrons et d'oranges mûrs, avec des notes épicées, de fleurs séchées, et de naphte. La bouche est bien en chair et veloutée, dense, et plus ample dans un centre fruité. La finale est longue, avec de la tonicité et de la fraîcheur apportant un séduisant contraste avec la richesse du vin, très expressive, saline, avec une fine mâche calcaire. Noté 17, note plaisir 16,5

 

Champagne: Dom Pérignon 2002

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La robe or vif laisse entrevoir un cordon de bulles fines à l'allure modérée. Le bouquet bien ouvert évoque les agrumes mûrs, la verveine, les truffes blanches, l'amande, avec des notes de fruits blancs, et une touche d'épices. La bouche est dense, avec une matière serrée et veloutée, dans une construction cylindique, fruitée avec des séduisants arômes d'évolution. La finale est longue à très longue, intense, soutenue, fraîche, aromatique, d'une bonne complexité et saline. Noté 18, même note plaisir

 

05 janvier 2020

Médoc : Clos Manou 2014, Mader : Pinot noir Muhlforst 2017, Saint Emilion : Pavie Macquin 2012

Je commente dans ce billet une série de trois vins dégustés avant les fêtes de fin d'année qui se sont révélés être très prometteurs après quelques années supplémentaires en cave. Pour bien comprendre les commentaires de dégustation et l'avant propos, il conviendra de lire les conditions de dégustation ( paragraphe en italique).

 

Clos Manou 2014 est un vin qui possède un élevage qui parait un peu marqué dans sa jeunesse et sans aération préalable. Cet élevage est néanmois toujours bien proportionné à la matière spécifique à chaque millésime, et il se fond harmonieusement après quelques années en cave. Le vin est effectivement un peu austère lors de la première dégustation, mais bien en place le lendemain.

Le Pinot noir Muhlforst 2017 du Domaine Mader offre un fruit prometteur,une structure un peu retenue, et une finale amère le premier jour. 24 heures plus tard, il est totalement épanoui et excellent ( voir le commentaire) .

Pavie Macquin 2012 et très réussi dans un millésime plus favorable au Merlot qu'aux deux Cabernets ( franc et Sauvignon), il est expressif dès la première dégustation et très séduisant le lendemain. Certains dégustateurs ont enterré un peu vite le millésime 2012, qui me parait d'un bon niveau en rive droite, lorsque le cépage Merlot est largement majoritaire.

 

Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés , comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant (sauf exception précisée dans le texte ) et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche ou réfrigérateur pour les vins liquoreux (bouteille rebouchée).

 

 

 

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Médoc : Clos Manou 2014

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La robe est profonde avec des reflets violines. Le nez est bien ouvert avec des arômes de fruits mûrs et frais ( cassis dominant et cerises) , nuancés de fines épices et des notes de fleurs mauves, avec un élevage de qualité en arrière plan. La bouche est bien construite, d'une bonne densité avec un corps bien formé, doté d'un chair veloutée et fruitée. La finale est allongée, bien tenue par des tannins plus fermes, fraîche et expressive. Noté 16, note plaisir 15,5

 

Alsace : Mader : Pinot noir Muhlforst 2017

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La robe est assez soutenue de couleur pourpre à rubis. L'olfaction expressive et séduisante évoque les cerises, la gelée de groseilles, de fines épices (cumin et baies de genièvre), avec des notes de pivoine et légèrement fumées. La bouche est soyeuse, dense, avec d'élégantes sensations ascendantes vers un centre oblong et plein, rehaussé de fruits éloquents. La finale est allongée, très veloutée, d'un bon maintien, avec une fraîcheur en adéquation avec la matière, et très aromatique. Noté 16,5, note plaisir 16

 

Saint Emilion : Pavie Macquin 2012

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La robe est profonde avec un liseré de teinte sanguine. La palette aromatique est intense à l'agitation, avec des arômes de cerises burlat, d'épices douces, de violettes et des notes de baies noires, de truffes noires, de thé fumé et de papier d'Arménie. L'attaque est charnue et très veloutée, le vin se développe dans un milieu de bouche sphérique, plein, et dense relevé de fruits expressifs et gourmands. La finale est longue, très bien tenue par des tannins fermes au contour poli, fraîche et très expressive. Noté 17/17,5, note plaisir 16,5

 

02 janvier 2020

Les mets et les vins du réveillon du 31 décembre 2019

Notre traditionnel repas de fin d'année est l'occasion de mettre au point certaines recettes, afin que celles-ci, si elles devaient se révéler satisfaisante tant en préparation, en présentation qu'en accord mets/vins, puissent être proposées à l'occasion de dîners entre amis.

L'objectif étant de profiter de produits du marché, mais aussi de produits accessibles hors saison.

Plutôt que de faire des mises en bouche, nous avons opté pour une seule préparation. La noix de Saint Jacques, en carpaccio, sur un lit de sabayon au citron. 

Cette recette est d'une simplicité déconcertante et elle peut être refaite pour n'importe quelle autre occasion, à condition toutefois d'avoir toujours sous la main des noix de Saint Jacques. Elle peut même être préparée pour des repas à l'improviste. Il est bon d'avoir des noix de Saint Jacques surgelés, certes de bonne qualité. 

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C'est la première entrée qui a été à l'origine du choix du Riesling de Trimbach. A base d'artichaut ( achetés frais) et de truffe, elle est assez longue à préparer mais elle peut se faire à l'avance. Cette recette a remporté notre adhésion. Nos lecteurs risquent fort de la retrouver dans de futurs commentaires de dîners.

L'originalité de la recette tient à l'association de la truffe, de l'artichaut et du comté. Le comté doit être détaillé en fines lamelles, pour ensuite être légèrement fondu et servir de nappage entre deux couches de chair d'artichaut mêlée à une crème gélatineuse. 

L'accord a bien fonctionné. Il a été complémentaire et certainement plus approprié du fait de la complexité des saveurs qu'avec la noix de Saint Jacques au citron.

 

 

 

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Alsace : Domaine Trimbach : Riesling : Frédéric-Emile 2005

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La robe or vif est brillante. L'olfaction intense évoque le naphte, le citron et les oranges mûrs, les épices orientales ( dont le cumbawa) , avec des notes légèrement truffées et fumées. La bouche est charnue et veloutée, les sensations sont ascendantes jusqu'à un milieu de bouche dense, assez sphérique et fruité. La finale est longue, droite tendue, soutenue, d'une impeccable fraîcheur; expressive, complexe et saline. Noté 18, note plaisir 17,5

 

La deuxième entrée était très intéressante gustativement, originale et somme toute, assez surprenante en termes d'accord avec le Volnay. C'est une entrée qui du point de vue du travail de présentation nécessite beaucoup de temps. Cette recette ne sera donc jamais reproduite. Aimer recevoir c'est aussi aimer partager la table avec ses hôtes. Le temps passé en cuisine doit être limité.

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Bourgogne : Dominique Lafon : Volnay Premier Cru Les Lurets 2010

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La robe est assez soutenue de couleur rubis à grenat. Le nez est expressif avec des arômes de cerises et framboises, de pivoine, de roses séchées, et de légères notes épicées, avec un élevage quasiment fondu. . La bouche est élégante, très veloutée à soyeuse, dense, longiforme, un peu plus haute dans un centre fruité. La finale est élancée, fraîche, aromatique, tout en conservant une texture velouté. Noté 16, même note plaisir. La deuxième dégustation montre une belle pureté aromatique, un élevage qui n'est plus perceptible, mais moins d'allonge, et une sensation de moindre structure.

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Le plat est une grande première en terme de cuisson. Il s'agit d'un pigeon de chasse ( venant de forêt de Thiérache) et comme pour tous gibiers, les cuissons en cocotte sont à privilégier car elles attendrissent mieux les chairs. Mais le pigeon a été rôti, en deux fois, à feu moyen, d'abord en convection naturelle, puis en chaleur tournante et légèrement recouvert.

Il a été bardé de poitrine fumée. 

C'est à refaire. Ce procédé est très intéressant.

 

Pauillac : Château Pichon Baron 1990

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La robe est assez profonde de couleur grenat à orangée au bord du verre. Le bouquet est intense et complexe avec des arômes de cassis mûrs, de fines épices, de tabac brun, de cèdre, et des notes de cerises et légèrement sanguines . La bouche offre une chair bien formée avec une texture veloutée enrobant des tannins tramés serrés, elle est puissante, énergique, avec un bon volume, et des fruits expressifs encore "frais". La finale est longue, intense, soutenue, harmonieuse, aromatique et complexe. Noté 18,5, même note plaisir

 

Nous avons choisi de compléter notre menu avec un fromage, car nous savions que le vin de Pauillac pouvait se prolonger. Avait même intérêt à se prolonger! C'est donc le Saint Nectaire qui a été choisi. Accord classique, mais sans fausses notes!

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Pas de vin pour le dessert! bien qu'un Gewurztraminer aurait fait l'affaire. C'est l'expérience, peu risquée, d'associer du litchi frais et une infusion de pétales de roses. Très simple! pour ne pas dire enfantin, léger, aérien! expérience concluante qui sera refaite!

 

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01 janvier 2020

Bonne année Vingt vins!!!!

 

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Un jeu de mots bien facile et sans grand mérite pour ce titre! ... mais des souhaits bien sincères, pour nos lecteurs, d'excellente nouvelle année. 

Alors? Doit-on dire l'année vingt vingt? L'année vingt cent vingt ( on dit bien l'année dix-neuf cent vingt!)? ou l'année deux mille vingt?

Evidemment la seule bonne réponse est celle du nombre mille multiplié. 

Que Deux Mille Vingt vous soit douce, heureuse et riche de rencontres et de découvertes!

 

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Pourquoi alors avons-nous pour l'année 1000 et pour les années ultérieures à 1999 opté pour la multiplication du nombre entier mille, alors que pour toutes les autres dates nous choisissons plutôt de multiplier les centaines? Marignan, ne dit-on pas quinze cent quinze plutôt que mille cinq cent quinze?

 

Cet usage correspond au système vigésimal, c'est à dire de numération de base vingt, - bien pratique pour compter : deux fois les doigts ou bien tous les doigts et les orteils  - qui était utilisé par les celtes et qui a complété le système latin à la fois additif (LIX = 50+(10-1)) et partiellement sémantique jusque seize. Dès le XIIème siècle se sont superposés  les nombres trente, quarante, cinquante, et soixante... d'origine latine et vins et dis pour 30, deux vins pour 40, trois vins pour 60 d'origine celtique.

 

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Dès lors, s'inspirant du système vigésimal, la numération par centaines semble avoir la préférence à l'oral. Assez rapidement elle conditionne l'écrit. A part Chateaubriand (L'an de grâce, mil trois cent cinquante, le samedi devant Laetare Jerusalem, fut fait en Bretagne au Chêne de Mivoie la bataille de trente Anglais contre trente ..., écrit-il dans les Mémoires d'O.T.) et peut-être Voltaire, tous les autres écrivains privilégient la multiplication vigésimal. Le dernier roman de Victor Hugo qui s'inspire des événements de 1793 se prononce Quatre-vingt treize et s'écrit Quatrevingt-treize et toutes les dates sont des centaines multipliées.

 

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Pour l'année 1000 et celles postérieures à 2000 la centaine multipliée n'est plus d'usage puisqu'elle est naturellement remplacée par l'unité du nombre mille. 

Quant à vingt vingt, c'est un usage anglo-saxon, et outre-manche, nous ne l'adoptons pas.

Mais...

Voici les Vingt Vins que nous avons retenus de toute notre année 2019. Ils ont été évalués à 18/20 au moins. Parmi les vins rouges figurent de nombreux vins de Bordeaux qui ont été dégustés dans le grand millésime 2016, particulièrement favorable à l'élaboration de grands vins.

Une cinquantaine de vins notés 17.5/20 issus de nombreuses appellations françaises n'ont pas été retenus dans le contexte de ce billet, malgré leur grande qualité.

Les vins blancs (effervescents, secs et liquoreux)

Champagne Louis Roederer, Cristal 2008

Champagne Agrapart Minéral Extra Brut 2012

Alsace Josmeyer, Riesling Grand Cru Hengst Samain 2008

Alsace Josmeyer, Pinot Gris Grand Cru Hengst 2005

Alsace Trimbach, Clos Sainte Hune 2001

Château-Chalon Domaine Macle 2010

Alsace : Albert Boxler Riesling Sommerberg, SGN 2015

Sauternes : Lafaurie-Peyraguey 2001

 

Les Vins rouges

Châteauneuf du Pape : Domaine de la Mordorée 2001

Châteauneuf du Pape : Rayas 2005

Ribera del Duero : Vega-Sicilia : Unico Réserva Espécial

Saint-Emilion : Pavie-Macquin 2005

Pauillac : Pontet-Canet 2005

Pessac-Léognan : Les Carmes Haut-Brion 2016

Pessac-Léognan : Haut Bailly 2016

Pauillac : Pichon Baron 2016

Pauillac : Pichon Longueville Comtesse Lalande 2016

Saint Julien : Léoville Poyferré 2016

Saint Emilion : Pavie-Macquin 2016

Saint Emilion : Larcis Ducasse 2016

 

 

 

 

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