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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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26 août 2016

Domaine Stéphane, André et Mireille Tissot : Spirale 2011 et Richard Leroy : Noëls de Montbenault ( liquoreux) 2004

Lors de notre séjour dans le Jura, fin avril 2016, nous avons pu déguster à Arbois une partie de la vaste gamme des vins du domaine Stéphane, André et Mireille Tissot. Mon épouse, qui aime beaucoup les vins liquoreux a bien apprécié Spirale 2011 (Passerillé blanc) , et nous avons fait l'acquisition de quelques bouteilles. Nous en avons ouvert une début juillet, que je commente aujourd'hui. Pour mon goût le vin, bien fait et complexe, est trop riche en sucres résiduels (environ 300g/l), qui ne sont pas contrebalancés par une acidité gustative suffisante pour éviter une sensation de lourdeur en finale. Ce vin peut néanmoins convenir pour des « bouches à sucres »

Les Noëls de Montbenault 2004 (liquoreux) de Richard Leroy est une remarquable réussite : complexe, élégant, très aromatique, d'un séduisant équilibre entre la liqueur et la fraîcheur. Ce vigneron ne produit plus de vins liquoreux depuis le millésime 2006, c'est son choix, nous sommes de ceux qui le regrettent.

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Jura : Stéphane, André et Mireille Tissot : Passerillé blanc : Spirale 2011

la robe est ambrée . Le bouquet , intense et complexe, évoque les oranges confites ( pulpe et zest), les poires « tapées », les épices variées ( clou de girofle, , muscade), les raisins secs, les pâtes de fruits, et le miel. La bouche est très riche, grasse, onctueuse, volumineuse et ample, rehaussé d'intenses fruits finement épicés. La finale est longue, imposante, complexe, très marquées par les nombreux sucres résiduels dominants. Noté 16,5 pour les amateurs de ce type de vin.

 

 

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Loire : Richard Leroy : Les Noëls de Montbenaults 2004

La robe est orangée à légèrement ambrée. Le nez est séduisant et intense , avec des arômes de coing légèrement rôtis, de poire bien mûres, d'oranges confites, de chèvrefeuille, de verveine, de raisins secs, de légères épices douces et de miel. La bouche est pure, bien en chair, onctueuse, d'une très bonne constitution ( dense et pleine) dans le contexte du millésime dans un centre très aromatique. La finale est longue, élancée, harmonieuse (très bonne fraîcheur) persistante et complexe. Noté 17,5, même note plaisir

 

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25 août 2016

Pessac-Léognan : Haut Bailly 2004 et Saint Julien : Lagrange 1996

Deux vins de Bordeaux sont commentés aujourd'hui. J'ai ouvert une bouteille de Haut Bailly 2004 mise en carafe une heure et demie avant la première dégustation, et regoûtée le lendemain. La dégustation précédente datait de plus d'un an et demi, le vin se présentait renfrogné, avec un élevage assez marqué. Nous n'avons pas remarqué d'évolution nettement positive lors de cette dernière dégustation. L'élevage n'est pas encore fondu, les tannins sont encore marqués dans une finale austère, et la palette aromatique est encore en partie anesthésiée par l'élevage. Il faudra se montrer patient au moins cinq ans pour que le vin se mette en place complètement, en espérant qu'il trouve une harmonie satisfaisante.

Lagrange 1996, bu en bouteille sur une durée de 24 heures commence à s'aborder, mais n'est pas encore totalement sur son plateau de maturité. La finale est encore légèrement tannique, avec un élevage encore perceptible (sans être asséchant), qui provoque de légères sensations d'amertume dans cette finale. Il faudra attendre trois ans de plus.

 

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Pessac-Léognan : Haut Bailly 2004 

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La robe est assez profonde, de teinte rubis au bord du disque. Le nez est assez discret ( verre au repos) , à l'agitation se dévoilent des arômes de fruits rouges et noirs ( cassis) nuancés de notes sanguines et fumées ; l'élevage assez marqué n'est pas encore fondu. L'attaque est souple, le vin se développe, assez fruité un peu plus corsé, avec des tannins un peu fermes, très finement enrobés par une chair un peu fluette. La finale est assez austère (nette sensation tannique), fraîche, assez fruitée, avec un élevage encore perceptible. Note potentielle 15,5? note plaisir 13

 

Saint Julien : Lagrange 1996

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La robe est assez profonde de couleur pourpre au bord du verre. Le nez élégant et expressif évoque le cassis, la cerises, les épices douces, avec des notes de myrtilles, de cèdre et de tabac blond. La bouche est veloutée et assez charnue, d'une bonne tenue et assez énergique dans un centre fruité. La finale est allongée, tenue par des tannins un peu plus fermes, fraîche, d'une agréable persistance, et ponctuée par une légère amertume due à un élevage pas encore totalement fondu. Note potentielle 16, note plaisir 15

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24 août 2016

Albert Mann : Riesling cuvée Albert 2013, René Rostaing : Puech Noble 2012, et Domaine de Chevalier 2004

certains de nos amis viennent partager notre table pour le simple plaisir de déguster et de discuter. Les menus que je propose ces soirs-là qui se veulent décontractés. 

Je sors généralement tout ce qui encombre le réfrigérateur et je joue les apprentis sorciers.

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Quelques petites mises en bouche

Le côté drôle est que parfois je découvre moi-même l'intérêt d'une alliance de saveurs.

Le premier plat que je propose est un carpaccio de noix de Saint Jacques et de saumon aux baies roses sur une panacotta aux oeufs de saumon.

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Le deuxième plat est une mousseline de foie gras sur un lit de jambon cru. En fait, j'ai incorporé un foie gras cru à des jaunes d'oeuf battu avec de la crème, puis j'ai salé, ajouté une gélatine alimentaire, de la muscade et les blancs ont été fouettés en neige. Nous sommes dans l'idée du bavarois.

 

 

 

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Le plat principal est de l'araignée de porc et un mijoté de patissons aux courgettes.

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Le premier vin dégusté lors de ce dîner Riesling cuvée Albert 2013 d'Albert Mann, avait été ouvert la veille et un tiers de la bouteille bue. La dégustation du lendemain (voir le commentaire) a montré un vin plus épanoui.

Puech Noble 2012 nous a séduits avec de remarquables qualités aromatiques, et une finale d'une fraîcheur impeccable. Une bouteille qui montre l'habileté et le savoir faire de René Rostaing sur des terroirs calcaires à argilo-calcaires.

J'ai souhaité ouvrir une bouteille du Domaine de Chevalier 2004, pour m'assurer que le défaut de bouchon observé la semaine précédente ne se répétait pas de façon rédhibitoire. Aucun défaut n'affecte cette dernière bouteille, nous constatons que l'élevage n'est pas encore fondu, et qu'il faudra patienter cinq bonnes années supplémentaires pour commencer à bien apprécier ce vin.

Nous avons terminé le repas avec un excellent Noëls de Montbenault 2004 de Richard Leroy qui sera commenté ultérieurement.

 

Alsace : Albert Mann : cuvée Albert 2013

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La robe de couleur or vif est brillante . Le nez expressif évoque les fruits de la passion, les agrumes ( oranges) nuancés de notes de fleurs sauvages et d'une pointe d'épices douces et de naphte. La bouche est droite, délicatement charnue et veloutée, dans une construction longiforme avec une matière mûre et assez serrée. La finale est élancée, tonique, persistante et saline. Noté 16, note plaisir 15,5

 

Coteaux du Languedoc : René Rostaing : Puech Noble 2012

 

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dégusté à l'aveugle, mis en carafe une heure et demie avant la dégustation

La robe est soutenue de couleur pourpre à sanguine. L'olfaction est intense, avec des arômes de cassis, de mûres, d'épices variées(dont un léger poivre), de tapenade, et de légères notes fumée. La bouche est dotée d'une belle chair veloutée, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps dense et concentré avec élégance et sans ostentation, rehaussé de très expressifs fruits mûrs finement épicés. La finale est longue, soutenue, pure, d'un séduisant velouté de texture, fraîche, persistante et très aromatique. Note plaisir 16,5

 

Pessac-Léognan : Domaine de Chevalier 2004

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La robe est assez profonde de couleur pourpre à rubis. Le bouquet bien ouvert évoque le cassis écrasé, les cerises, nuancés de notes d'épices douces, de thé fumé et de violettes, et un élevage pas encore fondu. La bouche est élégante, les tannins fins et mûrs enrobés d'une chair délicate se trament dans un corps fuselé, dense et bien rempli dans le contexte du millésime rehaussé de fruits expressifs. La finale est allongée, tenue par des tannins plus fermes mais arrondis, persistante, ponctuée par des notes d'amertume dues à un élevage pas encore fondu. Note potentielle 16,5, note plaisir 15,5

23 août 2016

Des vins blancs ( monocépage) à l'aveugle dont des vins slovènes du domaine Bojan Kobal

La fin des vacances approchant, nous reprenons nos dégustations thématiques chez nos amis. André nous a proposé, samedi dernier, une soirée consacrée à des vins blancs ( monocépages) avec une dominante de vins de Slovénie qu'il avait rapporté lors d'un séjour professionnel dans ce pays, c'est la seule indication que nous connaissions. Il a ajouté quelques vins français correspondant au thème. L'ordre de service a été établi par son fils pour permettre à André d'être en semi-aveugle. Les vins ont été servis en bouteilles, ouvertes une petite demie-heure avant la dégustation, et ont été dégustés pour eux-mêmes, puis ont accompagné un dîner autour des produits de la mer.

En fin de repas, nous avons goûté deux vins rouges, une bouteille de Puisseguin-Saint Emilion Petite Fleur de Roques 2015 (second vin) que j'avais apportée (voir le commentaire), et une cuvée Terroir 2012 du Château Les Graves de Viaud (Côtes de Bourg) qui s'est révélée être défectueuse.

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Roussillon : Clos des Fées : blanc 2014

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100% grenache ( vieilles vignes)

La robe offre une teinte or léger. Des arômes de poires, d'oranges, nuancées de notes florales et de noisettes se dévoilent à l'aération. La bouche est charnue, le vin se développe avec une sensation «  tannique » dans un centre assez serré rehaussé de fruits (agrumes). La finale de longueur normale est fraîche, assez aromatique, et ponctuée par une sensation d'amertume un peu prononcée. Note plaisir 14

 

Muscadet : Château de La Ragotière : Vallet 2012

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100% Melon de Bourgogne

La robe de couleur jaune pale à or léger est brillante. Le nez bien ouvert évoque les fruits exotiques, les fleur variées ( dont le jasmin) avec des notes fumées. La bouche est nette, droite, plus dense, dans un corps bien formé et fruité. La finale est allongée, tonique, dynamique, persistante ( oranges, fleurs, et notes iodées) avec des notes salines. Note plaisir 15,5

 

Slovénie : domaine Bojan Kobal : Pinot gris 2015

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La robe est de teinte saumon très clair. L'olfaction est assez expressive avec des arômes de petite baies rouges (groseilles) , d'agrumes légers, et des notes fumées, et très légèrement épicées. La bouche est assez grasse en attaque, un peu linéaire et lénifiante dans son milieu, relevé de fruits variés. La finale est assez aromatique, un peu molle ce qui limite son allonge. Note plaisir 13

 

Bourgogne : Domaine Charton-Vachet : Montagny Premier Cru 2014

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La robe de teinte or vif est brillante . Le nez expressif évoque les poires mûres, les fleurs séchées, avec des notes de citron mûr, d'amande et de noisettes. La bouche est bien en chair presque grasse, pleine et ample dans un centre veloutée et fruitée. La finale d'une très bonne allonge est fraîche, persistante ( fruits et fleurs, et une pointe de fines épices) et saline dans son ultime sensation. Note plaisir 16

 

Slovénie : Domaine Bojan Kobal : Furmint ( Sipon) 2015

La robe a une couleur or fin . L'olfaction est ouverte avec des arômes de citron, de verveine et de camomille. L'attaque est bien en chair et fruitée, la bouche est assez corsée, mais manquant un peu de relief. La finale est aromatique, d'une allonge normale, mais manque un peu de tonicité, avec des notes d'amertume. Note plaisir 14

 

Slovénie : Domaine Bojan Kobal : Sauvignon 2015

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La robe de couleur or clair est brillante. Le nez d'une bonne intensité évoque , l'orange, le pamplemousse, les fleurs printanières, avec des notes de menthe. La bouche est avenante, très fruitée, veloutée, plus dense dans un corps fuselé et charnu. La finale est élancée, fraîche, tonique, et persistante.Note plaisir 15,5

 

 

 

 

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Bordeaux : Puisseguin-Saint Emilion : Petite Fleur de Roques 2015

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élevage cuve, carafé deux heures

La robe est assez profonde de couleur sanguine à violine. L'olfaction est expressive et avenante avec des arômes de cerises noires, de mûres sauvages, de fines épices douces, et de violettes. La bouche est veloutée, concentrée et d'une bonne densité dans un centre délicatement charnu et fruitée. La finale est allongée, tenue par des tannins un peu fermes dans le cœur du grain, d'une très bonne et juste fraîcheur, et d'une agréable persistance aromatique. Note plaisir 15

 

 

22 août 2016

Terrasses de Larzac : Montcalmès 2013 et Corbières : Maxime Magnon : Rozeta 2014

J'évoque aujourd'hui deux vins dégustés récemment. Nous avons conservé le mode de préparation habituel pour les dégustations en bouteille : les vins ont été épaulés une heure avant la première dégustation , puis regoûtés le lendemain , après avoir été conservés en cave fraîche. Ils se sont très bien goûtés le premier jour et un léger ton au dessus 24 heures plus tard. Le Domaine de Montcalmès 2013 est très réussi, avec un élevage bien dosé, qui ne domine pas le vin et joue dans un mode mineur. J'ai préféré ce millésime 2013 de Montcalmès à 2012.

Notre caviste libournais propose désormais la cuvée Rozeta de Maxime Magnon (Corbières). Cette bouteille a été ouverte en remplacement d 'une autre défectueuse, contaminée par les éthyl-phénols (Brettanomycès) : La Sagesse 2014 du domaine Gramenon.

La cuvé Rozeta 2014 a tenu toutes ses promesses : fruits étincelants et juteux, matière pure et élégante, texture soyeuse, construction allongée, et finale harmonieuse et fraîche.

 

 

 

 

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Terrasses du Larzac : Montcalmès 2013

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La robe est assez profonde, avec un liseré de teinte violine. Le nez est expressif avec des arômes de fruits noirs ( cassis, mûres, et myrtilles), de boite à épices ( dont une petite note poivrée), d'herbes aromatiques et d'olives noires, et en arrière plan un élevage tempéré. La bouche est très veloutée, les tannins fins et mûrs habillés par une chair bien formée se trament dans un corps d'une bonne densité et d'une élégante concentration, rehaussé de fruits odorants. La finale est allongée, bien tenue par des tannins toujours enrobés, dotée d'une fraîcheur de bon aloi, et très persistante. Noté 16,5, note plaisir 16

 

Corbières : Maxime Magnon : Rozeta 2014

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La robe est assez soutenue de couleur violine. L'olfaction pure et intense évoque la corbeille de fruits mûrs et frais ( cassis, mûres, et fraises sauvages), les épices douces, les fleurs ( dont une pure violette) et de fines notes réglissées. La bouche est très séduisante, très veloutée à soyeuse, le vin se développe dans un corps fuselé bien dessiné, et très fruité. La finale est allongée, élancée, fraîche, d'une délicieuse persistance aromatique ( fruits juteux au premier plan). Noté 16, même note plaisir

 

 


19 août 2016

Une dégustation mémorable autour d'un dîner en Dordogne : fin

Pour conclure, cette conviviale et passionnante soirée, Nicolas nous propose deux nouveaux vins blancs pour accompagner les succulents desserts ( tiramisu au café, et et crumble aux reines-claudes). Le niveau de ces deux vins issus de vendanges tardives est remarquable. Il ne s'agit pas de se focaliser uniquement sur les différences aromatiques dues aux caractéristiques de chaque cépage ce qui est somme toute classique. Ces vins sont avant tout des vins de terroirs, et c'est bien ce terroir qui s'exprime dans leur construction, leur structure, et leur perception gustative ( pour partie). Le Clos Saint Landelin correspond à la zone sud du Grand Cru Vorbourg, et exposé également au sud, composé de sols et sous-sols argilo-calcaires, très pierreux (éléments calcaires), qui ont la capacité de maintenir une bonne réserve hydrique en été. Le Grand Cru Sommerberg est un coteau très pentu ( 45%), les vignes sont plantées sur des sols d'arènes granitiques résultant de l'altération du granite à deux micas de Turckheim qui n'ont pas la faculté de stocker l'eau comme peuvent le faire les substrats argilo-calcaires. Les vins issus de ce terroir sont beaucoup plus solaires dans leur expression aromatique (très épicés et fruits confits), et très concentrés (exposition sud de vignoble et déficit hydrique).

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Alsace : René Muré : Clos Saint Landelin : Muscat Vendanges Tardives 2011

La robe de couleur jaune pale est brillante. Le nez est expressif et séduisant avec au premier plan des arômes floraux (roses, fleurs d'orangers, et une pointe de violettes) associés à ceux d'orange, de mandarine, de légers fruits jaunes, et de fines notes épicées. La bouche est élégante, précise, construite en densité et en allonge, très aromatique. La finale est longue, pure, élancée, d'une harmonieuse fraîcheur, et persistante avec une touche saline. Note plaisir 17

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Alsace : Albert Boxler : Sommerberg Dutenstein : Riesling : Vendanges tardives 2011

La robe offre une teinte or fin. L'olfaction, pure et intense à l'aération, évoque les agrumes confits ( oranges dominantes), les épices orientales (safran dominant), nuancées de notes de fleurs séchées, de léger naphte, et d'une très légère note de miel très fin. La bouche est pure, les sensations sont ascendantes, elle est dense et concentrée dans un centre souligné par des fruits intenses et finement épicés. La finale est longue, portée par une impeccable fraîcheur, bien dessinée, très aromatique et nettement saline dans son ultime sensation. Note plaisir 17,5, et plus dans quelques années .

 

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18 août 2016

Une dégustation mémorable autour d'un dîner en Dordogne (3)

Les deux vins bourguignons sont servis en carafe par Matthieu et nous les dégustons à l'aveugle. Ils sont de haut niveau, et offrent beaucoup de plaisir. L'Echezeaux 1990 des frères Guyon est issu de vignes du climat « en Orveaux », dans la partie basse du climat (est), qui jouxte les Grands Echezeaux et le haut du Clos Vougeot. C'est un vin d'une remarquable qualité aromatique, corsé, avec des tannins encore légèrement affirmés en finale.

La Gevrey-Chambertin 2009 du domaine Rossignol Trapet est un vin d'une magnifique tenue pour une appellation village. Le millésime 2009 participe à son excellence, mais il convient de souligner que les vignes de ce domaine sont situées sur le haut du climat sur des sols caillouteux proches du Grand Cru Griottes-Chambertin. En terme de plaisir, ces deux vins ont dominé la dégustation. Les vins de Bordeaux, dégustés et commentés hier, n'avaient pas encore atteint leur plateau de maturité pour nous réjouir complètement.

Les vins rouges ont accompagné des pigeons et des cailles rôtis, et le plateau de fromages.

 

 

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Bourgogne : Domaine Jean-Pierre et Michel Guyon : Grand Cru : Echezeaux 1990

La robe est très soutenue de couleur pourpre à grenat. Le bouquet intense et d'une grande séduction évoque les framboises, les cerises mûres, de magnifiques arômes floraux ( déclinaisons de roses fraîches et séchées et de pivoines) accompagnée de délicates épices douces. La bouche est soyeuse en attaque, le vin se développe dans un centre concentré , très dense, corsé avec des tannins enrobés par une chair délicate et rehaussé de fruits purs et intenses. La longue finale, bien tenue par des tannins un peu plus fermes, est harmonieuse, et soulignée par une palette aromatique pure, très expressive et complexe. Note plaisir 18

 
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Bourgogne : Rossignol-Trapet : Gevrey-Chambertin : aux Etelois 2009

La robe est moyennement soutenue de couleur pourpre. Le nez est expressif et séduisant avec des arômes de cerises, de fraises sauvages, de délicates épices, et des parfums floraux ( roses et pivoines), et en arrière plan des petite notes d'élevage. L'attaque est très veloutée à soyeuse d'une délicieuse délicatesse ; le vin prend du corps et de la densité dans un milieu de bouche délicatement charnu et très aromatique. La finale est longue, harmonieuse, pure, très veloutée, intense, et très persistante. Note plaisir 17,5

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17 août 2016

Une dégustation mémorable autour d'un dîner en Dordogne (2)

Ce billet s'intéresse aux vins rouges dégustés au cours de cette superbe soirée. Ils ne sont pas commentés dans l'ordre de leur apparition, mais regroupés selon leur région de production. J'évoque aujourd'hui les vins du bordelais. Cos d'Estournel 2002 (mon apport) n'est pas, pour moi, dégusté à l'aveugle. Le vin est encore un peu trop jeune pour apporter son meilleur plaisir, son potentiel est évident. Les tannins sont encore un peu fermes dans le finale, et la complexité n'est qu'esquissée. Cinq ans supplémentaires de vieillissement sous verre lui feront grand bien.

J'en profite pour revenir sur les qualités du millésime 2002 en nord Médoc, qui ont été très souvent noyées dans des généralités. Le millésime 2002 dans le secteur de Pauillac-Saint Estèphe s'est révélé avoir été plus chaud et moins arrosé que la moyenne lors du premier trimestre 2002. Juillet et août ont été un peu moins chaud que les moyennes saisonnières. A partir de la fin août jusqu'au 10 octobre s'est installé un temps chaud le jour et frais la nuit ( vent du nord). Dans ces secteurs 2002 est un millésime de sécheresse (déficit hydrique de 40% par rapport aux moyennes annuelles). Les propriétés qui ont vendangé tardivement ont produit des grands vins avec des volumes faibles ( conséquence de la sécheresse).

Léoville Poyferré 2003, dégusté à l'aveugle n'a pas offert les brillantes qualités de tannins qu'avaient les bouteilles que j'avais ouvertes précédemment. Les tannins sont sensibles dans la finale qui n' a pas cette texture très veloutée à soyeuse, et la sensualité de la première partie de bouche. Un vin qui a souffert d'un manque d'aération et peut-être d'un long transport.

Une bouteille du Domaine de Chevalier 2004, que j'avais apportée était bouchonnée !

 

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Les vins rouges

 

Bordeaux : Saint Estèphe : Cos d'Estournel 2002

Mis en carafe deux heures

Assemblage : 58% Cabernet Suavignon, 38% Merlot, 3% Cabernet franc, 1% petit Verdot ; rendement : 32 hectolitres/ hectare, élevage 80% barriques neuves

La robe est profonde, avec un fin liseré de teinte sanguine à violine. Le bouquet est intense avec des arômes de cassis écrasé, de cerises noires, de boite à épices , de cèdre, et d'élevage en train de se fondre en arrière plan. La bouche est veloutée en attaque, les tannins mûrs enrobés par une chair bien formée se trament dans un corps puissant et ample rehaussé d'expressifs fruits épicés. La finale est longue tenue par des tannins encore un peu fermes, élégante, pleine, bien équilibrée par une fraîcheur de bonne aloi et persistante. Note potentielle 17,voire un peu plus. Note plaisir 16,5

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Bordeaux : Saint Julien : Léoville Poyferré 2003

le vin est servi en bouteille en « chaussette »

La robe est profonde de couleur sanguine à rubis au bord du verre. Le nez s'intensifie à l'aération avec des arômes de jus de cassis, de cerises noires, de nombreuses épices douces, d'aiguille de pin, de légère réglisse, et d'élevage distingué en arrière plan. La bouche est très veloutée en attaque, les sensations sont ascendantes, le milieu de bouche est charnu, très corsé et d'une grande concentration tout en conservant un élégant velouté de texture. La finale est longue, maintenue par des tannins plus fermes, d'un très bon équilibre dans le contexte du millésime et persistante. Note plaisir 16,5

A suivre...

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16 août 2016

Une dégustation mémorable autour d'un dîner en Dordogne (1)

Nicolas et son épouse Marie nous ont conviés à un dîner dégustation la semaine dernière dans leur résidence de vacances située à la limite de la Dordogne et de la Gironde. Nous retrouvons Matthieu que nous avions accueilli avec Nicolas au mois d'août de l'année dernière. Nous faisons connaissance avec Sylvia, l'épouse de Matthieu, et des amateurs passionnés, parents et amis de nos hôtes : Clara et David, et Jérôme. Je commente une série de vins blancs alsaciens qui ont été proposés par Nicolas pour accompagner des tartines composées d'une base de pain grillé surmontée d'une couche de tapenade ou d'houmous, ou de caviar d'aubergine sur laquelle repose une tranche de jambon cru et des dés de tomates. Les vins ont montré beaucoup de caractère, avec des associations cépage et terroir tout à fait convaincantes. Une mention spéciale pour le Riesling du Grand Cru Eichberg 2010 du domaine Paul Ginglinger, exploité aujourd'hui par Michel le fils de Paul, d'une remarquable puissance et concentration équilibrée par une juste fraîcheur, que lui confèrent ses sols et sous-sols à dominante de marnes argileuses associés à des galets calcaires ou siliceux ( faciès conglomératique).

 

Les vins sont servis en carafe, à l'aveugle

 

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Alsace : Domaine Boxler : Brand : Pinot Blanc 2010

La robe de couleur or est brillante. Le nez d'une bonne intensité évoque les fruits jaunes accompagnés de légères agrumes de net miel fin, avec des notes florales, et une touche d'épices. La bouche est bien en chair assez grasse, pleine ample et fruitée. Une fine acidité mûre étire une finale veloutée élégante, dotée d'une palette aromatique bien développée et finement miellés, avec de légers sucres résiduels qui ne sont pas rédhibitoires. Note plaisir 16

 

Alsace : Domaine Paul Ginglinger : Grand Cru Pfersigberg : Riesling Ortel 2010

sucres résiduels : 6g/l, acidité totale 6,4 ( g H2SO4 /l)

La robe offre une teinte or pale. Le nez est net et expressif, avec des arômes de citrons et d'oranges mûrs, de délicates épices douces, nuancés de notes florales ( fleurs sauvages). La bouche est charnue et veloutée, le vin se développe dense et concentré dans un centre rehaussé de fruits très expressifs. La finale est longue, bien mise en valeur par une fraîcheur tonique, équilibrée, d'une très avenante persistance aromatique, et saline. Note plaisir 17. Le vieillissement sous verre lui apportera davantage de complexité

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Alsace : Paul Ginglinger : Grand Cru Eichberg : Riesling 2010

La robe de couleur or plein est brillante. L'olfaction intense et séduisante, évoque au premier plan de magnifiques épices orientales ( dont le safran et le gingembre), d'oranges confites, de mirabelles chaudes, et des notes de fleurs ( chèvrefeuille). La bouche est haute et riche en attaque, dotée d'une grande chair , sphérique et très concentrée dans son milieu agrémenté de superbes fruits épicés. La finale est longue, soutenue, avec une fraîcheur impeccable qui met en exergue la séduisante et intense palette aromatique déjà complexe, ponctuée de nettes notes salines. Note plaisir 18

 

 

12 août 2016

Lafaurie-Peyraguey et Guiraud, UGC (millésime 2013 et autres)

Château Guiraud est un Premier Grand cru Classé de Sauternes. Les vins sont toujours de haute facture, avec pour cépages le sémillon (à 65%) et le sauvignon (à 35%). Bien évidemment les vendanges sont uniquement manuelles et réalisées par tries successives (2 à 6 tries) de raisins botrytisés. Un degré potentiel minimum de 20° est requis pour débuter la récolte. 

Lafaurie-Peyraguey (Premier Grand cru Classé de Sauternes) est encépagé à hauteur de 93 % Sémillon, 6% Sauvignon, 1% Muscadelle.

Evidemment les expressions seront très différentes, en raison de ce choix d'encépagement.  

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Lafaurie-Peyraguey 2013

Belle complexité de fruits et d’épices immédiate perceptible en olfaction.

La bouche est miellée, nantie de saveurs de fleurs séchées. La finale est très expressive de fruits jaunes divers, notamment d’abricots et de peau d’abricot et elle termine une bouche, fraîche, élancée et d’une grande pureté d’expressions.

 

Dégustation Daniel

Des arômes d'oranges confites, d'abricot, de miel,et de légères épices douces se dévoilent à l'aération. La bouche est riche, d'une élégante concentration, rehaussé de fruits d'un bon rôti. La finale est longue, onctueuse, pure , harmonieuse ( fraîcheur de bon aloi) et très aromatique. Noté 17,5

 

 

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Lafaurie-Peyraguey 2005

Bel intonaco d’épices (cannelle et muscade) sur de l’abricot confit, du raisin de Corinthe, du marron glacé et du miel de châtaigne.

Le vin décline une belle pureté de fruits avenants et croquants en bouche.

Sans forcément être très puissant, il s’appréhende plutôt en douceur, avec souplesse et fraîcheur pour la finale.

 

Guiraud 2013

Le nez est éminemment floral, fait de fleurs blanches principalement, puis des fruits blancs apparaissent (mirabelle, ananas)

La bouche est fraîche, accorte, traçant des sensations ascendantes de notes florales, toujours dans les justes proportions d’un bel équilibre dès le maintien jusque la finale qui exprime de beaux élans de fruits jaunes ( kaki ).

 

Dégustation Daniel

Le nez élégant et expressif évoque la confiture d' agrumes (oranges dominantes), l'ananas, avec des notes florales et de miel très fin. La bouche est délicate en attaque, les sensations sont ascendantes, la liqueur est pure, dense, onctueuse, plus compacte qu'ample et volumineuse agrémentée de fruits finement rôtis. La finale est très allongée, d'une agréable fraîcheur, soutenue par une palette aromatique persistante et pure. Noté 17

 

 

Giraud 2006

Nez expressif de notes de pralin, cannelle, et odeurs d’un panier de fruits secs

La bouche est très marquée de notes d’encaustique, de cire, de miel de châtaigner. Elle est très vive, ronde et bien pulpeuse, dotée d’une acidité qui équilibre la densité de la liqueur en oui apportant légèreté et fraîcheur. La finale est complexe en aromes, et élancée.

L’olfaction est agréable, avec toutefois des notes vanillées.

La bouche est souple, facile et nantie de saveurs de fruits secs, comme le raisin. De belles acidités rendent le vin souple, vif et frais.

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Posté par Daniel S à 00:01 - Liquoreux - Commentaires [0] - Permalien [#]
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