Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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29 août 2014

Saint Emilion: Grand Corbin Despagne 1998 et Castillon-Côtes de Bordeaux : Domaine de l'A 2008

J'ai ouvert un Grand Corbin Despagne 1998 que j’avais acquis en primeur et conservé dans une cave fraîche et d’une excellente humidité. Le vin a été mis en carafe et dégusté sur une durée de 48 heures. Il n’a guère évolué sur l’ensemble de la dégustation ; si ce n’est un bouquet un peu plus ouvert 24 heures après l’ouverture. Le vin est encore un peu tannique, dès le milieu de bouche, il faudra se montrer patient pendant cinq années pour que les tannins se fondent d’autant plus que la chair manque d’épaisseur.

Nous avons souhaité voir comment évoluait le Domaine de l’A 2008. Le vin n’a pas été mis en carafe, déjà bon à l’ouverture de la bouteille, il n’a fait que s’améliorer les deux jours suivant. L’élevage n’est pas encore fondu, mais comme il est très qualitatif, il ne nous a pas gênés. Le vin devrait offrir beaucoup de plaisir pour son dixième anniversaire, car c’est une très belle réussite dans ce millésime classique de très belle qualité à Bordeaux

 

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Saint Emilion : Grand Corbin Despagne 1998

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La robe est assez profonde, de couleur grenat, avec un début d’évolution au bord du disque. Le bouquet net et d’une bonne intensité évoque, les cerises, les épices douces, la truffe noire, avec des notes de cassis, légèrement fumées et sanguines. L’attaque est assez veloutée, la construction est allongée, les tannins, habillés par une chair fine ne sont pas encore fondus, le centre plus plein et plus rond est fruité. La finale est persistante, fraîche, bien tenue par des tannins un peu plus fermes, soulignée par des saveurs fruitées expressives, de fines épices et des notes truffées. Note potentielle 15,5/16, note plaisir 15. A attendre encore.

 

Castillon-Côtes de Bordeaux : Domaine de l’A 2008

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La robe est profonde, de couleur sanguine à violine. Le nez est expressif et séduisant avec des arômes de cerises noirs, de léger cassis, de fines épices, d’élevage de qualité (bois ciré et thé fumé) avec des notes de violettes. L’attaque est haute, les tannins mûrs sont enrobés par une chair bien formée et très veloutée, le vin se développe sphérique et ample, d’une agréable douceur tactile, dans un milieu de bouche très fruité. La finale est longue, appuyée, d’une belle puissance sous jacente, portée par des tannins «  crayeux », intense, fraîche, et savoureuse (fruits, épices, et notes florales) . Note potentielle 16,5/17, note plaisir 16. A attendre cinq années ou à carafer sérieusement.

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28 août 2014

Côtes du Rhône : Dame Rousse 2012 du Domaine de la Mordorée et Châteauneuf de Pape Beaucastel 1999

Nous avons fait l’acquisition chez un caviste bordelais d’une bouteille de Côtes du Rhône (millésime 2012) du domaine de la Mordorée que nous dégustons rarement. Le vin friand, frais, bien constitué, très expressif  a très bien accompagné les grillades (saucisses et boudins).

Le Châteauneuf du Pape Beaucastel 1999 destiné à être servi avec une pintade aux pêches de vigne et aux échalotes confites a été ouvert avec beaucoup d’appréhension. Les deux  bouteilles précédentes manquaient de netteté (arômes animaux) tant au nez qu’en bouche. Cette fois-ci le vin, très bon, ne présentait aucun défaut, et s’est bien comporté avec le plat.

 

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Côtes du Rhône : Domaine de La Mordoré : Dame Rousse 2012

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La robe est assez soutenue de couleur violine, le nez net et expressif évoque les fruits noirs, les fines épices et les herbes aromatique. L’attaque est fraîche, les tannins au grain fin enrobés par une chair fine, sont doté d’une juste fermeté qui donne du tonus dans un centre d’un bon maintien et très fruité. La finale est élancée, fraîche, persistante, très aromatique (fruits, épices, et note de garrigue). Noté 15, même note plaisir

 

Châteauneuf du Pape : Beaucastel 1999 (rouge)

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La robe est soutenue de teinte rubis à grenat, légèrement évoluée au bord du verre. Le bouquet, net et intense, évoque les pruneaux, les cerises, la boite à épices, le thym, avec des notes chocolatées, de sous-bois, et de léger cuir. La bouche est très veloutée, les tannins fondus sont enrobés par une chair bien formée et délicate, le milieu de bouche un peu plus énergique est bien tenu, tout en conservant une bonne douceur tactile, et mis en valeur par des fruits épicés. La finale est allongée, assez moelleuse, soutenue, d’une bonne harmonie, soulignée par les saveurs expressives décelées à l’olfaction, ponctuée de notes mentholées. Noté 16, même note plaisir

27 août 2014

Deux vins suisses : Chasselas 2013 : Martin Hubacher et domaine Cornulus : Syrah Antica 2005

Lors de sa venue pour la dégustation des primeurs 2013 à Bordeaux, notre ami suisse Yves est venu dîner chez nous, il nous a apporté et offert une bouteille de Chasselas de Martin Hubacher du millésime 2013. Nous l’avons dégustée avec plaisir au début du mois d’ août à l’apéritif . Un vin frais, aromatique, tonique et d’une belle pureté.

Nous avons ouvert sur une viande en sauce, la Syrah Antica 2005 du domaine Cornulus. Malgré un vieillissement de près de neuf ans, les tannins restent fermes, même un peu virils en finale, et ne sont pas encore fondus. Nous ne pourrons pas vérifier le devenir de ce vin, c’était notre dernière bouteille, et nous n’avons pas suffisamment de recul sur ce domaine peu dégusté pour savoir si le vin deviendra plus harmonieux dans quelques années.

 

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Suisse : Chasselas : Lac de Bienne AOC : Martin Hubacher 2013

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La robe jaune très pale est brillante, le nez net et plaisant évoque les raisin frais, les fleurs variées (dont la rose et une touche de violette), avec des notes d’oranges et d’herbes aromatiques. La bouche est droite,  tonique, svelte, élégante, très nette, avec un léger perlant, fruitée, tenue par une colonne vertébrale acide, qui donne du pep à une finale aérienne, très fraîche, fruitée et saline. Noté 15,5, même note plaisir.

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Suisse : Domaine Cornulus : Syrah Antica 2005

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Bu sur 48 heures, après mise en carafe

La robe est profonde, avec un liseré de couleur sanguine. Le bouquet est net et d’une bonne intensité, avec des arômes de cassis, de poivre, nuancés de notes de violettes et de sous-bois. L’attaque est franche, les tannins se raffermissent dans un centre bien charpenté, assez charnu, rehaussé de fruits épicés expressifs. La finale d’une bonne allonge est assez tannique (sensation poudreuse), fraiche,  soutenue, fruitée, épicée (poivre) avec des notes florales. Noté 15,5, note plaisir 15

26 août 2014

Repas avec Greg (fin)... Fin sur les vins rouges!

Sur les fromages nous admettons à note table les vins rouges. Ils sont tous deux dégustés à l'aveugle. Le hasard fait qu'il est un Rive Droite et un Rive Gauche.

Au cours de cette dégustation, je redécouvre un vin de vrai plaisir que je hisse au panthéon des meilleurs rapports qualité/prix de Bordeaux! Je laisse deviner lequel...

 

 

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Haut-Médoc : Sociando Mallet 2011

Sociando sans millésime

Carafé deux heures et dégusté à l’aveugle

La robe est profonde, avec des reflets de teinte sanguine. L’olfaction est nette et assez expressive, avec des arômes de cassis et myrtilles, d’épices variés, d’élevage mesuré et de bonne qualité, et des notes de violettes, de poivrons rouges et un peu verts. L’attaque est nette franche, puis les tannins se raffermissent dans un centre bien charpenté strict, et fruité. La finale est tannique, même un peu dure, fraîche, assez amère et astringente, avec des notes végétales et légèrement poivronnées qui dominent les saveurs décelées à l’olfaction. Note plaisir 12. A attendre 15 ans pour que tout se fonde, et que le vin soit plus harmonieux.

Saint Emilion : les Gravières 2010

La robe est profonde, avec un liseré de couleur sanguine. Le nez, intense et avenant, évoque les cerises noires (fruits et noyaux), un léger cassis, la rose séchées, les épices orientales, et un élevage qualitatif (encens et léger moka). L’attaque est très veloutée, les tannins mûrs se trament avec énergie, puissance, densité, avec un contour de grain charnu dans un centre rehaussé d’intenses fruits épicés. La finale est très persistante, allongée, d’une bonne fraîcheur, très soutenue par des tannins un peu plus fermes, savoureuse ( fruits, épices , et notes florales). Noté 16,5, note plaisir 16. Attendre son dixième anniversaire pour davantage de plaisir.

25 août 2014

Repas avec Greg (1)

Nous recevons en toute intimité un ami, rarement disponible en raison d'activités professionnelles intenses, qui mobilisent beaucoup de week-end. Grand amateur de vins, nous étions donc au regret de ne plus pouvoir l'associer à notre table et aux séances de dégustation. Les vacances d'été ne sont pas non plus propices aux retrouvailles, puisque beaucoup d'entre nous tentent d'autres horizons! Qu'à cela ne tienne! Nous ne sommes que trois, mais le plaisir est au rendez-vous et les discussions vont bon train.

Le menu adopté est le suivant.

Timbale d'oeuf au maroilles

Lapin au chèvre et à la menthe

Fromages de Saint Nectaire

Melon à la fleur d'oranger et espuma d'amande

 

L'apéritif s'oriente autour du Chablis de Thomas Pico, et ce même vin est servi avec la timbale.

L'accord est plaisant et gourmand. Le Chablis est rond, charnu, et épicé. Il convient à la sauce au Maroilles qui effectivement était légèrement fumée de bacon et de romarin.

Sur le lapin, le Sancerre de Boulay exprime des notes fumées, de champignon frais et joue avec les impressions de menthe qui dominent également le plat.

 

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Chablis : Thomas Pico : Vent d’Ange 2010

 

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La robe offre une teinte or vif, le nez net et expressif évoque le citron bien mûr, la pêche, les fines épices douces, avec des notes florales et légèrement briochées. L’attaque est veloutée, avec un jus d’une excellente maturité, droit dans sa construction, ample, plein et charnu dans un centre très fruité. La finale est allongée, très persistante, riche, bien équilibrée par une fraîcheur suffisante, et mise en valeur par des saveurs appuyées de fruits (citron dominant) d’épices orientales des notes florales et salines. Noté 16, même note plaisir

Sancerre : Gérard Boulay : Monts Damnés 2010

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La robe de couleur or clair est brillante. Le bouquet est bien ouvert et frais, avec des arômes d’oranges, de mandarine, de fruits de la passion, de léger safran, et très floraux (roses, pivoine, et même une pointe de violette !). la bouche est pure, précise, d’un séduisant velouté de texture, elle offre une sensation de puissance maîtrisée dans un milieu de bouche, charnu, dense, rehaussé par des fruits éclatants et une impeccable acidité gustative mûre. La finale est longue, harmonieuse, mariant avec bonheur une séduisante douceur tactile et une tonicité de bon aloi, savoureuse ( agrumes, fines épices, fleurs variées) et très saline en ultime sensation. Noté 17, voire plus, note plaisir 16,5

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22 août 2014

Côte Rôtie : Jamet 2008 et Châteauneuf du Pape : Domaine de la Mordorée 2004

Le millésime 2008 a été très compliqué sur le vignoble de la Côte Rôtie. Après un printemps frais et pluvieux, la floraison a été longue et hétérogène ; l’été fut frais et pluvieux, des foyers de botrytis ( pourriture grise) s’installe dans les grappes dès la fin du mois d’août. Les vendanges qui se sont déroulées de la dernière semaine de septembre à tout début octobre ont du tenir compte des maturités hétérogènes, et ont nécessité un tri drastique (présence de pourriture grise). La Côte Rôtie de Jamet 2008 n’ a pas la dimension des vins des millésime 2006 ou 2007. Elle semble actuellement dans un stade un peu austère, il serait préférable de l’attendre une paire d’années pour en obtenir davantage de charme.

La bouteille de Châteauneuf du Pape Reine des Bois 2004 du domaine de La Mordorée  a été très plaisante, avec un vin élégant, bien proportionné et bien équilibré dans sa finale, doté d’une expression aromatique séduisante. On peut commencer à boire les bouteilles de ce millésime, après une bonne aération.

 

 

 

Côte Rôtie : Jamet 2008

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Dégusté, sans mise en carafe sur une duré de 48 heures

La robe est soutenue de couleur violine. Le nez ouvert, assez simple, et d’une bonne intensité s’ouvre sur des arômes floraux ( roses et violettes), puis apparaissent au second plan des parfums de cerises, de légère baie de Setchouan, et des notes de cassis. L’attaque est souple, les tanins sont fins et peu marqués, la construction est longiligne, avec une chair délicate et modérée, le centre dans la continuité est souligné par des fruits acidulés. La finale, d’une allonge convenable est élancée, assez svelte, un peu austère, portée par une fraîcheur un peu vive, très florale, avec des fruits frais, et de légères note poivrées, ponctuée par des notes végétales, et une sensation d’amertume qui limite actuellement le plaisir. Note potentielle 15/15,5, note plaisir 14,5

Châteauneuf du Pape : Domaine de La Mordorée 2004

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Première dégustation, après une heure de carafe, et revu 24 heures plus tard

La robe est assez profonde, avec des reflets de teinte sanguine. Le bouquet, plus expressif le deuxième jour évoque l’encens, les roses séchées, les cerises légèrement kirschées, avec des notes épicées, de léger chocolat, et de garrigue. La bouche est veloutée en attaque, les sensations sont ascendantes, le vin se dimensionne, sans outrecuidance, dans un milieu de bouche, d’une bonne tenue, délicatement charnu, rehaussé de fruits épicés. La finale est allongée, persistante, délicate, d’une bonne harmonie, soulignée par les saveurs décelées à l’olfaction. Note potentielle 16/16,5, note plaisir 16

21 août 2014

Domaine de La Mordorée : Lirac ; Reine des Bois : blanc 2007 et rouge 2006

Quelques repas simples, sans recherche systématique d’accords mets/vins, mais néanmoins adaptés à leur profil, nous ont conduit à ouvrir deux vins du Domaine de La Mordorée, qui dormaient paisiblement en cave.

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La bouteille de  Lirac (blanc) Reine des Bois 2007 (dégusté sans mise en carafe sur deux jours), issu d’un grand millésime du Rhône sud, montre un vin généreux et riche, il exprime toutes ses qualités jusqu’à la finale qui ne m’a pas paru avoir la longueur, les qualités structurelles et l’intensité aromatique que laissaient présumer l’attaque et le milieu de bouche.

La bouteille de Lirac (rouge) Reine Des Bois 2006, offre une palette aromatique complexe à l’olfaction et en bouche, avec des arômes tertiaires qui commencent à s’exprimer, les fruits restent cependant très présents. Le vin est harmonieux, les tannins sont patinés, et le plaisir est au rendez vous. Sur cette bouteille le vin, gouté sur une durée de 24 heures, un rien plus évolué le lendemain, est à boire

 

Lirac : Domaine de La Mordorée : Reine des Bois ( blanc) 2007P1000763

La robe offre une couleur or assez soutenue. Le nez net et expressif évoque une séduisante palette de fruits mûrs (pêche, poire et abricot) agrémenté de fines épices douces, de fenouil, et d’anis léger. La bouche est riche, presque grasse, le vin se développe dans un centre ample, charnu, plein et fruité. La finale d’une allonge convenable, d’une bonne fraîcheur, est assez soutenue, avec des saveurs de fruits, d’épices, d’herbes aromatiques, et de légers amers (peaux et noyaux de fruits). Noté 15, même note plaisir

Lirac : Domaine de La Mordorée : Reine des Bois (rouge) 2006P1000762

La robe est profonde, de couleur sanguine, très légèrement évoluée sur les bords du verre. Le bouquet est séduisant et intense, avec des arômes de garrigue, de résineux méditerranéen, de cerises légèrement kirchées, de cassis, de boite à épices, avec des notes  d’olives noires, de tabac et d’humus. La bouche est élégante, très veloutée, les tannins sont enrobés dans une chair de bon, dans un corps fuselé bien remplis rehaussé de fruits épicés. La finale est très persistante, d’un bon maintien, d’une fraîcheur acceptable, bien mise en valeur par les saveurs complexes décelées à l’olfaction. Noté 16, même note plaisir

20 août 2014

Des vins de Pauillac du millésime 2011 à l'UGC (fin)

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Nous terminons ce tour d’horizon à Pauillac, par trois propriétés qui élaborent des vins réguliers et réussis. Les vins ont été dégustés en suivant l’ordre alphabétique des noms de propriétés, donc sans intention de ma part de hiérarchiser la dégustation. Lynch Bages et Pichon-Longueville ont élaboré d’excellents vins dans ce millésime, Pichon Longueville Comtesse de Lalande m’a paru un petit ton en dessous.

Il est fort regrettable que les prix très élevés des meilleurs vins de ce millésime soient devenus rédhibitoires pour de nombreux amateurs, qui feront l’impasse sur ce millésime offrant tout de même des vins réussis et qui pourront être ouverts avant ceux du millésime 2010, voire  du 2009. La situation économique dégradée en Europe fait que les acheteurs « bordophiles » ne peuvent plus suivre la hausse des prix enclenchée depuis 2009, et les quelques modestes baisses sur des millésimes comme 2011, 2012, ne sont pas suffisantes pour inciter les acheteurs européens à revenir vers les vins de Bordeaux.

 

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Lynch-Bages 2011

L’olfaction, d’une bonne intensité évoque, le cassis (jus) la myrtille, la boite à épices, avec des notes de cerises et de cèdre. La bouche est très veloutée en attaque, le vin de développe avec énergie dans un centre charnu, d’une bonne plénitude et assez puissant, rehaussé de fruits avenants. La finale est très persistante, soutenue, bien tenue par des tannins un peu plus fermes, fraîche, soulignée par les saveurs expressives décelées à l’olfaction. Noté 16,5

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Pichon-Longueville 2011

Le bouquet expressif évoque la soupe de fruits noirs, les épices variés, et un élevage assez soutenu. La bouche est richement dotée dans le contexte du millésime, avec un corps bien formé, plein et d’une bonne densité enrobé par une chair de bon aloi, et fruité. La finale d’une bonne longueur, assez massive, énergique, d’une bonne fraîcheur, rehaussée de fruits mûrs assez intenses, d’épices douces, et d’un élevage assez prononcé qui ne parait pas rédhibitoire. Noté 16,5

Pichon Longueville Comtesse de Lalande 2011

Le nez est légèrement dominé par des arômes de merrain neuf, qui font place à l’aération à des parfums de cassis et de cerises, de fines épices et à des notes florales. La bouche est allongée, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps fuselé bien rempli et agréablement charnu, souligné par des fruits épicés expressifs. La finale est allongée, d’un bon maintien, élégante, fraîche, fruitée, épicée, avec des notes florales. Noté 16

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19 août 2014

Des vins de Pauillac du millésime 2011 à l'UGC (1)

Je commente aujourd’hui et demain des vins du millésime 2011 de l’appellation Pauillac dégustés lors du week-end des Grands Crus, le 17 mai 2014. Les vins sont conformes globalement à ce que j’en attendais, lors de la dégustation « primeurs » de début avril 2012. L’élevage à poli des tannins parfois fermes, et les vins offrent des expressions aromatiques nettes et expressives que le temps complexifiera. Les équilibres sont bons, dans les finales, sans sensation trop vive d’acidité gustative. Dans cette première série, les vins commentés se rangent tous dans la catégorie de bons à très bon vins

 

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Les robes sont assez profondes à profondes de couleur sanguine.

D’Amailhac 2011

Le nez est ouvert avec des arômes de fruits mûrs (cassis dominant), avec des notes épicés. La bouche est expressive, très fruitée (fruits mûrs) assez charnue, bien tenu par des tannins un peu fermes, La finale d’une bonne persistance aromatique est fraîche, d’un maintien convenable, fruitée et épicée. Noté 15,5

Batailley 2011

Des arômes légèrement toastés et de fruits mûrs (cassis et cerises), finement épicés, avec des notes florales soulignent une olfaction expressive. La bouche, dans une construction allongée est élégante ; les tannins fins et mûrs se trament dans un corps fuselé, bien formé, délicatement charnu, rehaussé de fruits mûrs. La finale est allongée, fraîche, avec des tannins un peu plus fermes mais fins, qui assurent un bon soutien, agrémenté des saveurs d’une bonne intensité (fruits, épices, et notes florales). Noté 15,5

Clerc Milon 2011

Le nez est expressif, avec au premier plan des arômes de cassis mûrs, d’épices variés et un note de cèdre. La bouche est bien structurée par des tannins mûrs, enrobés d’une chair de bon aloi, fruitée et d’une fraicheur bien dosée qui allonge une finale, un peu plus tannique, soutenue, avec une bonne expression aromatique ( fruits et épices). Noté 15,5/16

Grand-Puy Ducasse 2011

Le nez, d’une bonne expression évoque les fruits variés (cassis et cerises), les épices, avec des notes de résine. La bouche est charnue, les tannins mûrs sont bien tramés dans un corps bien rempli, rehaussé de fruits expressifs. La finale d’une bonne allonge est fraîche, d’un bon maintien, soulignée par des fruits avenants et épicés. Noté 15,5

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18 août 2014

Repas en Corrèze : Bouchard père et fils, Clos Fourtet

Un week end de juillet, nous nous rendons chez nos enfants à Uzerche, pour fêter l'arrivée d'une petite fille et nous réjouir des plaisirs de la table, si simples, si authentiques, que nous pouvons trouver dans ces coins si réculés de France et si préservés.

Uzerche est une ville magnifique...

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Les bonheurs familiaux justifient que l'on ouvre de belles bouteilles, les mets sont savoureux... le premier repas pris ensemble est une blanquette de veau, jeune veau sous la mère. Les fromages sont extraordinaires. On en se souvenait plus qu'il pouvait en exister de pareils!

Le Bourgogne suit le plat et le Fourtet arrive au moment des fromages pour se clore le lendemain avec des joues de porc confites.

 

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Bourgogne : Bouchard Père et fils : Meursault Genevrières ( premier cru) 2008

Carafé une heure

La robe, de couleur or vif est brillante. Le nez, net et bien ouvert, évoque la noisette l’amande, les fruits blancs (pêches et poires), avec des notes d’agrumes, et florales. L’attaque est charnue, très veloutée, le vin se développe avec générosité, dans un centre sphérique, et ample rehaussé des fruits blancs expressifs, mis en exergue par une très belle acidité gustative « mûre » bien intégrée à la matière, qui allonge une finale, appuyée, harmonieuse, fraîche, pure, très persistante, fruitée, très florale, avec une touche fumée, et des notes salines. Note potentielle 17,5, note plaisir 17

Saint Emilion : Clos Fourtet 2002

 

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Carafé une heure

La robe est assez profonde, de couleur grenat, légèrement évoluée au bord du verre. Le bouquet est séduisant et intense, avec des arômes de truffes noires, de boites à épices douces, d’humus, de légère réglisse, et fruits noirs au deuxième plan. L’attaque est soyeuse, les tannins fins sont fondus, tramés dans un corps fuselé doté d’une chair délicate, rehaussé d’épices et de fruits noirs qui s’intensifient après une bonne aération. La finale est allongée, élégante, d’une avenante douceur tactile, raffinée, très aromatique avec la rémanence des saveurs décelées à l’olfaction. Noté 16,5, même note plaisir



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