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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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21 mars 2019

Saint Emilion : Pavie Macquin 1998, Castillon-Côtes de Bordeaux : Clos Louie 2010, Sauternes: Clos Haut Peyraguey 2001

Nous arrivons à la fin du repas, avec le traditionnel plateau de fromages et le dessert. Pour les lecteurs habitués au blog, ce dessert fait maintenant partie d'un classique : poire confite, glace au pain d'épices et espuma de caramel beurre salé.

Ce dessert est idéal pour accompagner les Sauternes.

Ce classique est toujours apprécié par nos convives pour qui c'est généralement une première et pour cause, la glace est confectionnée à partir d'un sabayon et de nonettes de Dijon.

Pour les fromages, nous avons proposé le Saint Nectaire et le Chaource. Ces deux fromages étaient affinés et nous les avons placés en cave deux jours, puis nous les avons mis à température ambiante quelques heures avant la dégustation.

 

Les vins sont servis en carafe un heure à une heure et demie après leur mise, et dégustés en grande partie à l'aveugle par nos hôtes.

Pavie Macquin 1998 a été victime d'un bouchon défectueux qui n'a pas donné de goût de bouchon, mais a destructuré le vin. C'est une première bouteille faible rencontrée sur la trentaine de bouteilles goûtées. Après 20 ans de garde, nous entrons dans le célèbre adage " il n'y a plus de grands vins , mais de grandes bouteilles ".

 

 

Saint Emilion: Pavie Macquin 1998

Le bouchon très induré est difficile à extraire

La robe est assez profonde de couleur sanguine. Le nez évoque les cerises, de légères épices, avec des notes de truffes noires. La bouche est souple, les tannins sont très finement enrobés, le centre manque de relief et de sa sphéricité habituelle mais reste fruité. La finale est caractérisée par une acidité pointue, de l'amertume, et de l'astringence malgré un joli fruit (cerise).

L'exemple didactique d'une bouteille complètement trahie par son bouchon.

 

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Castillon-Côtes de Bordeaux : Clos Louie 2010

La robe est profonde de teinte sanguine à reflets violine. Le nez est intense, avec des arômse de cerises noires et de cassis. La bouche offre une belle plénitude, avec une chair bien formée et veloutée, qui enrobe des tannins tramés serrés dans un corps dense et ample rehaussé de fruits éloquents. La finale est longue, bien tenu par des tannins à la fine mâche calcaire, harmonieuse et aromatique . Noté 16,5, note plaisir 16

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Sauternes : Clos Haut Peyraguey 2001

La robe de couleur dorée est brillante. Le bouquet est très expressif avec des arômes d'abricot et d'orange rôtis, d'épices orientales, de fruits secs, et de miel fin. La bouche est onctueuse et la liqueur est dense, pure, concentrée avec élégance, et agrémentée de d'intenses fruits rôtis. La finale est longue, délicate, bien équilibrée par une fine fraîcheur en arrière plan, très expressive et très persistante. Noté 18, note plaisir 17,5

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19 mars 2019

Châteauneuf du Pape : Charvin et Vieux Télégraphe millésime 2005, Pauillac : Les Sadons 2014 et Grand Puy Lacoste 2005

Les vins commentés ce jour ont été placés sur un lièvre à la royale. 

Evidemment nous avions parié sur des châteauneufs, mais nos amis vignerons ont eu à coeur de vouloir nous faire découvrir des cuvées de millésimes plus anciens. De ce fait notre dégustation des Pauillac s'est faite juste après celle des vins du Rhône, ce qui a permis d'apprécier également des vins de Bordeaux sur ce lièvre.

Les fromages ont été accompagnés d'autres vins bordelais, commentés dans le billet suivant.

Les vins ont été servis en carafe, après une aération d'une heure environ, sauf indication contraire en tête du commentaire. Le Châteauneuf du Pape la Janasse vieilles vignes 2005 s'est révélé être oxydé, il a été remplacé par une bouteille de Vieux Télégraphe 2005 servie sans aération préalable.

La bouteille de Grand Puy Lacoste 2005 apporté par notre ami pauillacais Alain a montré une évolution prématurée du vin (couleur et présence de nets arômes tertiaires). Je précise bien qu'il ne s'agit pas d'oxydation. J'ai ouvert alors une bouteille du même Grand Puy Lacoste 2005 issue de ma cave et achetée dès sa mise sur le marché. Le vin était un peu moins évolué, il a été servi sans avoir été auparavant aéré.

 

 

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Châteauneuf du Pape : Charvin 2005

La robe est assez soutenue de couleur rubis à peine évoluée au bord du verre Le bouquet expressif à l'agitation, évoque les cerises légèrement kirschées, les épices douces, avec des notes de roses, de garrigue, et de chocolat. La bouche associe une belle finesse de tannins enrobés d'une chair délicate et veloutée avec de l'étoffe et de la densité dans un centre fruité. La finale est allongée, délicate, harmonieuse, et dotée d' une palette aromatique avenante. Note potentielle 17, note plaisir 16 le premier jour.

 

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Châteauneuf du Pape : Vieux Télégraphe 2005

Le vin a été ouvert au débotté et dégusté en bouteille avec aération dans le verre

La robe de couleur grenat est légèrement évoluée au bord du verre. Le nez est bien ouvert avec des arômes de cerises , de petites baies noires, de fines épices , d'herbes aromatiques et des notes de cacao. La bouche est corsée, assez profonde, dotée d' un chair bien formée et velouté rehaussé de fuits avenants. La finale est longue, dynamique, aromatique, d'une bon équilibre et assez complexe. Noté 17, note plaisir 16,5

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Pauillac : Grand Puy Lacoste 2005

Le vin a été ouvert au débotté et dégusté en bouteille avec aération dans le verre

La robe est assez profonde, de couleur grenat et orangée au bord du verre. Le bouquet est expressif et déjà assez évolué avec des arômes de cassis, de cèdre, d'épices, de tabac, d'humus, et d'encens. La bouche est sérieusement construite avec des tannins serrés structurants un peu fermes, avec beaucoup d'envergure dans un milieu de bouche agrémenté de fruits bien mûrs. La finale, d'une bonne allonge, offre une légère sensation aromatique un peu confite, d'un bon maintien, avec une acidité néanmoins perceptible. Noté 15,5 sur cette bouteille

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Pauillac : Domaine Les Sadons 2014

La robe est assez profonde de teinte sanguine. L'olfaction est élégante et expressive avec des arômes de cassis, de cerises, de violettes et d'aiguilles de pin. La bouche est nette, bien charpentée, et même plus étoffée le lendemain, délicatement charnue, dotée de fruits mûrs et frais. La finale est droite, allongée, tenue par des tannins finement enrobés, fraîche, expressive et d'une bonne persistance. Noté 16, note plaisir 15,5 (première dégustation).

17 mars 2019

Saumur : Clos du Moulin 2015, Alsace : Kientzler : Riesling Geisberg 2011, Sancerre : Gérard Boulay : La Côte 2010

Nous organisons une rencontre entre deux vignerons bordelais. L'un est pauillacais et l'autre castillonnais. Nous connaissons bien leur vin, que nous goûtons toujours très bien, et selon l'idée que nous nous faisons du partage il était question qu'ils se connaissent. Nous avons considéré que cette soirée était réussie puisque les deux vignerons semblent s'être appréciés. En tout cas, ils ont aimé les vins! Nous avons aimé les discussions passionnés du travail de vigneron, et on comprend mieux, si tant est qu'il était question d'en pénétrer une explication, combien tant de labeur, tant d'exigence conduisent à des vins merveilleux qui sont pour nous, simples consommateurs, un cadeau!

Le menu proposé pour convenir avec les vins blancs a été le suivant : 

Mises en bouche : carpaccio de flétan aux fruits de la passion, huîtres en gelée, langoustine à la vanille Bourbon.

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huîtres en gelée

 

Entrée : Noix de Saint Jacques en croûte de sel

 

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Ris de veau aux morilles, réduction de morilles

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Les vins ne sont pas dégustés à l'aveugle et sont mis en carafe, une petite heure avant le service

Saumur : Thierry Germain, Michel Chevré, Eric Charruau : Clos du Moulin 2015

 

La robe or vif est brillante. Le nez est expressif avec des arômes de poire , de coing, de tilleul, de fines épices, et une pointe miellée. L'attaque offre une chair bien formée et veloutée, avec des sensations ascendantes, le centre est dense et le vin développe dans un corps oblong et fruité. La finale est longue, fraîche, précise, droite, aromatique, et saline. Noté 16,5, même note plaisir.

 

Alsace : Kientzler : Riesling Geisberg Grand Cru 2011

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La robe offre une robe or assez soutenue. L'aération accentue des arômes nets et avenants de citrons et d'oranges mûrs, de naphte, de fines épices, de fleurs sauvages , et des notes de légère infusion. La bouche est dotée d' un élégant velouté de texture dans sa première partie, une chair délicate, de la densité et de la consistance dans un centre fruité. La finale est allongée, fraîche, avec une texture impressive plus impressive, aromatique, persistante et saline. Note potentielle 16,5, note plaisir 16

 

Loire : Sancerre : Gérard Boulay : La Côte 2010

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La robe de couleur or léger est brillante. L'agitation met en valeur des arômes d'agrumes variées ( citron, et fruits de la passion dominants) de délicate épices, avec des notes florales de fleurs champêtres et de prunes jaunes. La bouche est bien en chair veloutée assez grasse, le milieu de bouche offre des rondeurs avenantes avec une belle matière dense et fruité. La finale s'allonge et s'étire portée par une fraîcheur de bon aloi, expressive, persistante et saline. Note potentielle 17, note plaisir 16,5. Le vin s'ouvre enfin avec un beau potentiel.

 

 

14 mars 2019

Chili : Errazuriz : Sauvignon blanc 2016,Pessac-Léognan : Malartic-Lagravière 2000, Daniel Bouland : Morgon vieilles vignes 2011

Un ami m'a offert une bouteille de Sauvignon blanc 2016 de la région d' Aconcagua Costa du Domaine Errazuriz (Chili). J' ai été heureux de regoûter un vin chilien que je n'avais pas eu l'occasion de faire depuis une petite quinzaine d'années. C'est un vin net, légèrement soufré, expressif et bien construit, avec les caractéristique du cépage qui se boit avec un certain plaisir à table.

La bouteille de Malartic-Lagravière 2000 montre un vin qui est entré dans sa phase d'évolution, avec un fruit encore présent, une élégante texture très veloutée, et un élevage fondu. Lors de la première dégustation, il reste fringant, mais un peu plus terne 24 heures plus tard. Il est, à mon avis, à boire.

Le Morgon vieilles vignes 2011 de Daniel Bouland entre dans une phase intermédiaire, il n' a plus l'intensité fruité des premières dégustations, il commence à acquérir de légers arômes d'évolution. Cette bouteille n' a pas le charme et l'intensité de celle dégustée précédemment. Problème de bouteille ou début d'évolution?

 

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Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés , comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).



Chili : Errazuriz : Aconcagua Costa : Sauvignon blanc 2016

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La robe jaune pale est brillante. Le nez s'ouvre à l'aération et évoque le citron , le pamplemousse, avec des notes florales, de léger buis, de menthe, et une pointe de soufre. La bouche est délicatement charnue et veloutée, les sensations sont ascendantes vers un milieu de bouche rond et plein. La finale d'une bonne allonge est fraîche veloutée, d'une bonne expression aromatique. Noté 15,5, note plaisir 15



Pessac-Léognan : Malartic-Lagravière 2000

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première dégustation

La robe est jeune, assez profonde de couleur sanguine. Le bouquet est expressif avec des arômes de cassis, de fines épices, d'encens, de café , de chocolat, et de léger humus. La bouche est très velouté à soyeuse, les tannins enrobés par une chair délicate se trament dans un corps oblong d'une bonne densité. La finale , est allongée fraîche, délicate, expressive avec une dominante d'arômes assez évolués. Noté 16. A boire pour ceux qui veulent encore avoir du fruit



Beaujolais : Daniel Bouland : Morgon vieilles vignes 2011

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La robe est très soutenue de couleur burlat. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cerises, de petites baies noires, avec des notes de pivoine , de violettes et de fine réglisse. La bouche est tonique, corsée, finement charnue, fruitée (fruits un peu plus ternes par rapport aux précédentes dégustations). La finale est étirée par une nette fraîcheur, tenue par des tannins plus fermes, avec une palette aromatique tempérée et légèrement évoluée. Noté 15, même note plaisir

 

12 mars 2019

IGP Lot: Domaine Belmont 2005, Hermitage Les Dionnières 2007, Côte-Rotie : Blonde du Seigneur 2006 et Rayne Vigneau 2001

Le repas se poursuit autour d'un rôti de boeuf, de fromages et un dessert composé d'une crème ganache parfumée aux épices Roellinger. La viande rouge est propice à la dégustation de vins rouges. Ils sont présentés en carafe, dégustés à l'aveugle et commentés dans leur ordre d'apparition.

Le Domaine Belmont a été créé en 1993 par Christian Belmont sur un lieu (Pech Merle) où la vigne était déjà plantée à l'époque de son grand père, mais arachée ensuite. Cette propriété de 6 hectares est conseillée par Claude et Lydia Bourguignon (sols) et Stéphane Derenoncourt (vignes et vins). Les vignes sont plantées sur un sous-sol de calcaire du Kimméridgien recouvert de sols bruns à rouges et argilo-calcaires.

Plusieurs cuvées sont produites : la cuvée blanche Dolmen (100% Chardonnay), un vin rosé (à base du cépage Syrah) , deux vins issus du cépage Syrah seul (une cuvée jeunes vignes, et une cuvée élaborées avec des plus belles parcelles plantées en Syrah) et enfin le vin rouge du Domaine Belmont (80% Cabernet franc et 20% Syrah) que je commente dans ce billet.

L'Hermitage rouge Les Dionnières 2007 du Domaine Ferraton est une belle bouteille. Les vins sont vinifiés en cuves béton pendant environ quatre semaines avec des extractions faites par remontages et pigeages. Ils sont élevés en fûts de chêne 14 à 18 mois avec 20% à 30% de bois neuf selon le millésime.

Les Dionnières est un terroir exposé au sud, les vignes sont plantées sur un substrat argilo-calcaire recouvert d'alluvions et de galets roulés.

La Côte-Rôtie Blonde du Seigneur 2006 du Domaine Vernay a vieilli harmonieusement . Elle est issue d'un assemblage de 80% Syrah et 5% Viognier. Elle a été élaborée avec des raisins éraflés, vinifiés en cuves inox (trois semaines). Les élevages durent 18 mois, avec 25% de bois neuf.

Rayne Vigneau 2001 est un vin net, aromatique, fin, élégant et longiforme, il tranche nettement avec les riches et puissants Sauternes du millésime 2001.

 

 

 

 

 

toutes les bouteilles 2



IGP du Lot : Domaine Belmont 2005

assemblage : 80 %Cabernet franc, 20% Syrah

La robe rubis est assez profonde, légèrement décolorée au bord du verre. Le bouquet est bien ouvert avec des arômes de petites baies noires ( cassis dominant ) de fines épices, de fleurs mauves, avec des notes, de truffes, d'humus, et de léger tabac. La bouche est ample, avec des rondeurs avenantes, délicatement charnue et veloutée, relevé de fruits épicés. La finale est allongée d'une bonne fraîcheur, expressive, bien tenue par des tannins un peu plus fermes. Noté 16



Hermitage : Domaine Ferraton : Les Dionnières 2007

Ermitage

La robe est assez profonde de couleur pourpre à rubis. L'aération accentue des arômes de fruits noirs (dont le cassis), d'épices variées ( dont un léger poivre) avec des notes florales, d'herbes aromatiques et une pointe de réglisse. L'attaque est délicate, avec une chair veloutée et bien formée, le vin prend de la puissance et du corps dans un centre fruité. La finale est longue, élégante d'une bonne fraîcheur, tout en conservant une texture très veloutée, aromatique et persistante. Noté 17



Côte Rôtie : Vernay : Blonde du Seigneur 2006

Côte Rôtie Blonde du Seigneur

assemblage : Syrah 95%, Viognier 5%

La robe est très soutenue de couleur rubis. L'olfaction est expressive et assez complexe avec des arômes de baies noires, de poivre fin, de rose, de violette, avec touche lardée et d'oranges sanguine. La bouche est délicatement charnue très veloutée à soyeuse dans sa première partie, dans une construction longiforme d'une bonne densité. La finale est allongée, d'un bon maintien (tannins très légèrement plus fermes), bien équilibrée, expressive, et persistante. Noté 16,5



Sauternes : Rayne Vigneau 2001

Rayne Vignaud

La robe offre une teinte or soutenu à reflets orangés. Le bouquet intense évoque l'orange confite, le coing, un léger abricot finement rôti, les épices orientales, avec des notes de miel et de léger caramel. La bouche est séduisante avec une liqueur dense, pure, et onctueuse, plus en longueur qu'en volume, rehaussée de fruits confits à rôtis. La finale est élancée, d'une bonne fraîcheur, assez complexe dans son expression aromatique éloquente. Noté 16,5

 Pour le blog


10 mars 2019

Champagne Moutard Richardot vieilles vignes, Reuilly Guillaume Sorbe Les Poëte 2014, Barraud Pouilly-Fuissé sur la Roche 2014

En ce début du mois de mars, nous avons été conviés à un dîner chez David et Lauriane où nous avons retrouvé d'autres amis Simon, Ingrid, Julien, Diana, et Joseph tous impliqués dans les métiers du vin (oenologues, viticulteurs, consultants, directeur de propriété).

Je commente dans ce billet une série de vins blancs qui ont accompagné des mises en bouche, des huîtres, et cous d'oie farcis.

Tous les vins de cette soirée ont été servis en carafe à l'aveugle par notre hôte.

La famille Moutard est installée dans le village de Buxeuil dans l'Aube sur les terroirs de la Cote-des-Bars.Un vingtaine de cuvées (en incluant les cuvée Brut Nature) sont produites dans cette maison familiale. Nous avions eu le plaisir de déguster la cuvée Champ Persin (100 % Chardonnay ) en fin d'année 2018. Nous goûtons aujourd'hui Richardot vieilles vignes (100% Pinot noir Brut Nature ) qui est une très belle réussite de l'avis de l'ensemble du groupe.

Guillaume Sorbe, après une activité professionnelle en sommellerie s'est lancé dans la production viti-vinicole sur les communes de Quincy et Reuilly (6 hectares) et en Touraine (0,5 hectare). Il cultive les cépages Sauvignon, Pinot gris, et Pinot noir. Le Reuilly 2014 (100% Sauvignon ) servi par notre hôte est issu de terroirs argilo-calcaires qu'il signe avec justesse en bouche. Une belle réussite dans ce millésime 2014

Le Pouilly-Fuissé sur la Roche 2014 du Domaine Barraud nous est proposé en troisième position. Cette propriété élabore plusieurs vins en fonction de la nature des sols et sous-sols (éboulis calcaires, calcaires à gryphées, et argiles bigarrées) et des différentes appellations (Macon-Vergisson, Saint Véran, Pouilly-Fuissé). La cuvée que nous avons goûtée est une superbe expression de son terroir.

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Champagne : Moutard : Richardot vieilles vignes

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La robe or vif est traversée par un cordon de bulles fines. Le nez expressif évoque la poire mûre, de séduisantes épices douces (safran et pointe de curry) avec des notes de petits fruits rouges, de viennoiseries, et de noisettes. La bouche est délicate en attaque, et dotée d'une vinosité de bon aloi tonifiée par une fine effervescence et agrémentée d 'élégante arômes d'évolution (rassis). La finale est allongée fraîche, aromatique ( complexe) et persistante. Noté 17

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Reuilly : Guillaume Sorbe : Les Poëte 2014

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La robe jaune pale est brillante. L'aération accentue des arômes de fruits exotiques variés nuancés de notes florales, fumées, et de légers terpènes. L'attaque est tonique, le vin prend de la densité dans un milieu de bouche délicatement charnu et fruité. La finale est étirée, fraîche, dotée d'une fine mâche calcaire, expressive et saline. Noté 16 voire un peu plus avec quelques années de vieillissement sous verre.



Pouilly Fuissé : Domaine Barraud : sur la Roche 2014

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La robe jaune clair ets brillante. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de fruits exotiques ( oranges dominantes) de poire, des notes florales et de léger marron glacé, L'attaque est charnue, veloutée, presque grasse et assez puissante dans un centre fruité. Le vin se tend et s'allonge dans une finale à l'empreinte très calcaire, aromatique, saline avec une très légère amertume de peaux de fruits. Noté 16,5


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07 mars 2019

Espagne : DOC Valdeorras Gaba do Xil 2017, Castillon-Côtes de Bordeaux : d'Aiguilhe 2001 , Haut-Médoc : Tour du Haut Moulin 2000

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Je commente dans ce billet les vins ouverts lors d'un dîner décontracté avec Joseph chez nous autour d'un plat principal composé de saucisses de porc noir cuites sur sarments accompagnées de pommes de terre fermières.

J'ai pu me procurer un vin blanc élaborré par Telmo Rodriguez (vignoble personnel) en Galice : Gaba do Xil 2017 (Doc Valdeorras). C'est un vin assez original, très aromatique au nez comme en bouche, gras et charnu en première partie de bouche, puis plus tendu en finale, avec une acidité gustative présente et suffisante sans être très élevée. Il est très bon dans cette phase de jeunesse. A voir avec deux à trois années de garde supplémentaires.

J'avais acheté, avec Joseph, quelques bouteilles de Château d'Aiguilhe 2001 qui était très gourmand et plaisant dans sa jeunesse, à tel point que je n'en ai pas gardé. Joseph m'a servi à l'aveugle ce même vin qui a très bien vieilli avec un élevage bien intégré sans perdre ses qualités premières : bel enrobage charnu des tannins, séduisante expression aromatique, bien centré, et de l'allonge.

J'ai fait goûté, à l'aveugle, ma dernière bouteille de Tour du Haut-Moulin 2000 (Haut-Médoc). Le vin a fort bien vieilli. Si le vin commence à exprimer des arômes tertiaires à l'olfaction, la bouche est encore d'une belle jeunesse, fruitée, corsée, veloutée, fraîche et d'une longueur satisfaisance. Voilà une belle adresse à prix doux pour ceux qui auront la patience d'attendre ce vin une quinzaine d'années au moins en cave.



Espagne : DOC Valdeorras :Telmo Rogriguez : Gaba do Xil 2017

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100% Godello

La robe offre une teinte jaune pâle brillante. Le nez intense évoque les pêches, les fruits exotiques, les fines épices, avec des notes de camomille et de léger abricot. La bouche est grasse, bien en chair, veloutée ample et très fruitée. Une fine acidité, présente dès le milieu de bouche, tend et allonge une finale, très aromatique, saline avec un légère amertume de peau de fruits. Noté 15,5 voire un peu plus après un léger vieillissement sous verre. Note plaisir 15,5



Castillon-Côtes de Bordeaux : Château d'Aiguilhe 2001

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dégusté à l'aveugle

La robe est assez profonde de couleur burlat, légèrement évoluée au bord du verre. Le bouquet est très expressif avec des arômes de cerises, de petites baies noires, d'épices douces, de réglisse, de truffes noires, d'encens, et de bois ciré. La bouche offre une séduisant velouté de texture, une chair bien formée, un milieu dense et ample réhaussé de fruits épicés. La finale est longue, fraîche, bien tenue par des tannins un rien plus fermes, expressive, avec un élevage fondu qui apporte de la complexité. Noté 16,5, même note plaisir



Haut-Médoc : Château Tour du Haut-Moulin 2000

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La robe est profonde, de couleur rubis, à peine évoluée au bord du disque. L'olfaction est bien ouverte et avenante avec des arômes de fruits noirs (cassis dominant) d'épices variées, de terre remuée, d'humus, avec des notes légèrement réglissées. La bouche est séduisante, avec une chair délicate et veloutée enrobant des tannins fins tramés dans un corps bien rempli, oblong, et fruité. La finale est fraîche, allongée, conservant une texture veloutée et d'une bonne expression aromatique. Noté 16, même note plaisir

 

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05 mars 2019

Paul Ginglinger : Riesling Drei Exa 2015, Sancerre : Fouassier : Clos du Paradis 2016, et Clos Manou 2015 : deux bouchages

 

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Voici les commentaires de quelques vins qui ont été dégustés lors d'une soirée entre garçons chez moi. Mon épouse qui était allée voir sa fille en région parisienne, nous avait préparé à l'avance un délicieux lapin à la lavande.

Nous nous retrouvons André, son fils Solal et moi pour un dîner avec quelques vins évoqués dans ce billet.

Les deux vins blancs commentés dans l'ordre de présentation ont été servis avec du saumon fumé et des vanets juste saisis dans leur coquille.

Le Clos Manou 2015 a accompagné le lapin, un Saint Nectaire fermier et une salade de fruits rouges à la violette.

Le Riesling Drei Exa 2015 du Domaine Paul Ginglinger associe avec bonheur la richesse du millésime, une palette aromatique expressive, et une fraîcheur dynamique avec une signature calcaire et saline qui apporte beaucoup de plaisir au dégustateur. Un bon accord avec le saumon.

Le Sancerre Clos du Paradis 2016 du Domaine Fouassier offe un nez un peu discret, mais une très belle bouche intense veloutée allongée et très saline.Il s'est bien entendu avec les vanets.



Le choix du Clos Manou n' a pas été dicté par le plat. Nous avons en réalité ouvert et carafé en même temps deux bouteilles de Clos Manou 2015 l'une bouché en liège et l'autre en synthétique. La différence entre les deux vins est nette.

Si l'on se reporte au commentaire qui est celui de la bouteille avec un bouchon en liège, voici ce que l'on observe avec celle bouchée en synthétique : des fruits très primaires, un élevage plus présent à tous les stades de la dégustation, ainsi que des tannins plus marqués en bouche (centre et finale). Nous sommes dans des différences notables mais qui n'ont rien d'excessif.

André qui a apporté les vins pour faire cette expérience aurait souhaité la faire avec le millésime 2014, mais un des deux bouchages lui manquait. Il faut dire qu'hélas les deux vins du millésime 2015 ont apporté peu de plaisir lors de cette dégustation. Il faudra attendre leur dixième anniversaire en cave.



Alsace : Paul Ginglinger : Riesling Drei Exa 2015

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La robe est jaune avec des reflets or clair. Le nez expressif évoque les fruits exotiques (citron et orange) les fines épices, avec des notes d'infusions et de mirabelles. La bouche tonique, intense et bien centrée offre en première partie une chair veloutée rehaussé de fruits mûrs avenants. La finale est fraîche, allongée, dynamique, dotée d'une séduisante empreinte calcaire, expressive, persistante et saline. Noté 16, même note plaisir

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Sancerre : Fouassier : Clos du Paradis 2016

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La robe jaune pâle est brillante. L'aération libère des arômes de fruits blancs d'agrumes, avec des notes florales de miel. La bouche est pure, délicatement charnue et veloutée, avec des rondeurs avenantes dans un milieu de bouche fruité. Le vin se tend et s'allonge dans une finale intense, fraîche, dotée d'une fine mâche calcaire et très saline, avec une palette aromatique plus développée qu' à l'olfaction. Noté 16/ 16,5 note plaisir 15,5



Médoc : Clos Manou 2015 ( bouchage liège)

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La robe est profonde de couleur sanguine à violine. L'olfaction est expressive avec des arômes de fruits noirs (cassis et cerises noires) de boîte à épices, de réglisse, d'élevage de qualité et une touche florale. La bouche est sérieusement construite, corsée par des tannins structurants finement enrobés relevé de fruits éloquents. La finale est fraîche bien tenue par des tannins fermes un peu granuleux, aromatique avec des notes d'élevage. Noté 15,5. Attendre impérativement.

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03 mars 2019

Saint Julien : Gruaud Larose 2011, Fronsac : Dalem 2016 et 2001, Sauternes : Château Fontaine 2011

 

 

 

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Nous sommes conviés chez nos amis Aline et Charles dans leur nouvelle maison de Libourne. Nous rejoint André, un ami commun, qui apporte une bouteille dissimulée. Nous sommes en présence de passionnés de vins, et le plaisir de la table associé à celui de la conversation rend toujours ces grands moments de rencontres festifs. Nous sommes tout simplement heureux et comblés chez nos amis, qui nous ont concocté un succulent repas, et qui nous ont mis en situation de recherche pour l'essentiel des vins de ce repas, à l'exception de ceux prévus pour l'apéritif.

Les deux premiers vins rouges ont accompagné un osso bucco à la milanaise, cuisiné selon la véritable recette qui parfume la viande avec de l'orange et quelques anchois. Le Dalem 2001 a suivi les fromages.

Ces fromages sont sélectionnés avec soin et le dessert est un ananas au pain d'épices. Un accompagnement pour le Sauternes  absolument idéal.

 

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Les vins sont dégustés à l'aveugle

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Charles nous propose un Pouilly Fuissé 2017 ( dont je n'ai pas noté les coordonnées) en apéritif : c'est un bon vin, fruité, finement charnu, longiforme, frais, aromatique, à l'allonge modérée.



Saint Julien : Gruaud Larose 2011

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assemblage : Cabernet Sauvignon 59%, Merlot 28%, Cabernet franc 13%

La robe est assez profonde à profonde de couleur sanguine. Le nez bien ouvert évoque le cassis, de nombreuses épices douces, avec des notes florales, et d'élevage fondu. La bouche est délicatement charnue et veloutée, centrée assez serrée dans le contexte du millésime et fruitée. La finale d'une bonne allonge est fraîche, conservant une texture veloutée, fruitée et épicée. Noté 16, même note plaisir. Peut se boire dès maintenant avec plaisir.



Fronsac : Château Dalem 2016

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La robe est profonde sanguine à violine. L'olfaction est intense avec des arômes de fruits séduisants (cerises, framboises, et cassis ), d'épices raffinées, avec des notes de violettes et une touche de réglisse. La bouche est généreuse, dotée d'une chair bien formée très veloutée à soyeuse, dense, ample, concentrée avec élégance rehaussée de fruits gourmands. La finale est longue tenue par des tannins serrés un peu fermes dans le coeur du grain, tout en restant enrobés, fraîche, très aromatique et persistante. Noté 17, note plaisir 16,5 et déjà très gourmand.



Fronsac : Château Dalem 2001


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La robe est assez profonde de couleur rubis, très légèrement évoluée au bord du disque. Le bouquet expressif évoque au premier plan les truffes noires, puis les cerises (encore fraîches), de petites baies noires, et de légères épices. La bouche est veloutée, avec un corps délicatement charnu, bien dessiné et fruité. La finale d'un bon maintien (tannins plus fermes) est fraîche, d'une bonne allonge et expressive. Noté 15,5, même note plaisir



Sauternes : Château Fontaine : Grande Réserve 2011

La robe de teinte or vif est brillante. Le nez et ouvert avec des arômes assez simples, d'abricot léger, de poire, et des notes florales et de miel. La bouche est souple, longiforme, aérienne, fruitée. La finale de longueur normale est fraîche assez expressive, mais peu marquée par le botrytis. Noté 13,5/14



 

28 février 2019

Chablis Buisson-Charles : Vaudésir 2014, Bierzo : Pétalos 2016, Montagne Saint Emilion : Simon Blanchard : Guitard 2015

Voici les commentaires de quelques vins qui ont été dégustés avec des coquilles Saint Jacques pour le premier commenté, et de l'onglet de boeuf grillé pour les deux autres.

Le Chablis Grand Cru Vaudésir 2014 du Domaine Buisson-Charles offre un profil plus beaunois, de part son élevage bien dosé. La bonne fraîcheur inhérente au millésime apporte à la fois de l'harmonie et du dynamisme au vin, avec une bonne expression aromatique.

Nous avons pris encore bien du plaisir avec la bouteille de Pétalos del Bierzo 2016, c'est un vin mûr, avec des tannins bien enrobés, de la chair, des fruits et une avenante fraîcheur caractéristique des vins de cette région et du cépage Mencia.

La cuvée Guitard 2015 du Domaine Simon Blanchard à Montagne Saint Emilion est une très belle réussite. La parcelle est située sur un plateau doté de sols de composition argilo-calcaire reposant sur le calcaire à astéries. 52% de Merlot et 48% de Cabernet franc participent à l'encépagement. Cette parcelle est vinifiée avec 7% de grappes entières, et le vin est élevé 20 mois dont 14 mois en fûts neufs, d'un vin et de deux vins.

L'assemblage des deux cépages apporte un équilibre harmonieux réussi à tous les stades de la dégustation dans ce millésime solaire: complexité aromatique, sphéricité du millieu de bouche (merlot et argile) et très belle allonge et fraîcheur ( Cabernet franc). Il faudra patienter encore un peu pour l'apprécier à son meilleur niveau.

 

 

 

 

 

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Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés , comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).

 



Chablis : Buisson-Charles : Grand Cru Vaudésir 2014

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La robe jaune pâle est brillante. L'agitation accentue des arômes de poires, d'agrumes nuancés de notes florales, de noisettes et d'une touche de marron glacé. La bouche est assez tonique, avec une texture veloutée dans la première partie de bouche d'une bonne densité dans un centre bien dessiné, et fruité. La finale est allongée, fraîche, dynamique, d'une bonne expression et persistance aromatique. Note potentielle 16,5, note plaisir 16



Bierzo : Descendientes de José Palacios : Pétalos 2016

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La robe est soutenue à assez profonde de couleur sanguine à pourpre. Le nez est séduisant et bien ouvert avec des arômes de violettes, de cerises, de prunes noires, de fines épices et de graphite. La bouche est veloutée et dotée d'une chair bien formée, avec un corps bien rempli et dense, agrémenté de fruits éloquents. La finale est étirée par une juste fraîcheur, tenue par des tannins finement enrobés, aromatique avec une fine salinité. Noté 16, même note plaisir.



Montagne Saint Emilion : Simon Blanchard : Guitard 2015

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La robe est assez profonde de teinte sanguine. L'olfaction intense et avenante évoque les cerises mûres, les framboises, le cassis, les épices douces, les fleurs mauves, et un élevage distingué en arrière plan. La bouche est expressive, bien en chair et très veloutée, sphérique et concentrée avec élégance, et très fruitée. La finale est longue, intense, bien tenue par des tannins enrobés, harmonieuse, expressive et persistante, et une très légère pointe d'amertume qui disparaîtra. Note potentielle 16,5/17 note plaisir 16