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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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25 septembre 2017

Côtes du Rhône : Château des Tours 2007 et La Pialade 2010

Nous avons souhaité voir comment évoluait le Château des Tours 2007 par rapport aux bouteilles précédentes dégustées depuis 2011. Les vins étaient assez marqués par une nette sensation d'alcool en finale qui déséquilibrait le vin, malgré une bouche riche. Cette dernière dégustation a montré un vin plus équilibré en finale et une perception d'alcool atténuée, sans avoir complètement disparu.

La Pialade 2010 bénéficie des qualités du millésime, avec une fraîcheur de bon aloi qui offre beaucoup de plaisir au dégustateur, et une envie de se resservir. Une palette aromatique séduisante, de la densité, une chair bien formée, et de l'allonge. Une belle réussite dans ce millésime.

Les vins se sont révélés être à leur meilleur niveau lors de la deuxième dégustation (date des commentaires).

Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés, comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).

 

Côtes du Rhône : Château des Tours 2007

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La robe est soutenue de couleur pourpre évoluée au bord du verre ( teinte orangée). Le bouquet d'une bonne intensité évoque les fruits variés ( cassis, cerises, et fraises sauvages), la boite à épices, les herbes aromatiques ( laurier , thym) avec des notes de réglisse. L'attaque est veloutée, le vin se développe dans un centre énergique et dense, délicatement charnu et relevé d'expressifs fruits épicés. La finale est allongée, tenue par des tannins encore sensibles, très finement enrobés, assez complexe et persistante, avec une légère sensation chaleureuse. Note potentielle 15,5, note plaisir 15.



Côtes du Rhône : La Pialade 2010

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La robe est assez soutenue de couleur grenat, légèrement tuilée au bord du disque. Le nez est expressif, avec des arômes de cerises finement kirschées, de fraises, d'épices variées (dont une fine note poivrée), d'olives noires, avec des notes de réglisse, d'écorces d'oranges, et d'herbes aromatiques. La bouche est soyeuse, le vin se développe dense dans une construction allongée, doté d'une chair bien formé et rehaussé de fruits épicés éloquents. La finale est étirée par une nette fraîcheur, bien tenue par des tannins fins finement enrobés, elle est aromatique et persistante, avec des notes d'agrumes (pulpe et peau en ultime sensation). Noté 16,5 même note plaisir




22 septembre 2017

Givry : François Lumpp : Premiers Crus rouges : La Brulée et Petit Marole : millésime 2015

Lors de notre séjour en Bourgogne au mois de février dernier, nous nous sommes rendus pour la deuxième année consécutive chez François Lumpp pour déguster des vins du millésime 2015 et faire l'acquisition de quelques bouteilles.

Je ne reviendrai pas dans ce billet sur l'histoire de la propriété et les pratiques viti-vinicoles. Pour ceux qui sont intéressés , ils pourront le lire ici 

La dégustation sur place a été très convaincante, avec des vins purs, bien construits grâce à la grande qualité du millésime 2015, tout en respectant un style fin et élégant et les caractéristiques de chaque climat (notamment la nature des sols et des sous-sols).

Ce domaine dispose de plusieurs Premiers Crus de l'appellation Givry que je rappelle ici, en vins blancs (Crausot, Petit Marole), en vins rouges (A Vigne Rouge, Clos du Cras Long, La Brulée, Petit Marole, Crausot, et Clos Jus)



Nous avons ouvert, ces deux derniers mois, deux bouteilles issues de notre acquisition du début de l'année pour vérifier la cohérence de nos sensations de dégustation sur place. Et nous nous sommes régalés, avec des vins d'une grande gourmandise (voir les commentaires), ce qui ne signifie pas qu'il ne faudra pas les garder en cave une dizaine d'années pour ceux qui les préfèrent un peu plus évolués.

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Givry : François Lumpp : Premier Cru : Petit Marole 2015

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La robe de couleur violine est assez soutenue à soutenue. Le nez pur et expressif évoque les cerises, le cassis, les épices douces (clou de girofle dominant), avec des notes de framboises et de pivoines, et une touche réglissée. La bouche est pleine, dense, corsée avec élégance, charnue et très veloutée. La finale d'une très bonne allonge, tenue par des fins tannins serrés et bien enrobés est harmonieuse, d'une séduisante et pure persistance. Noté 16


Givry : François Lumpp : Premier Cru : La Brûlée 2015

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La robe de couleur poupre à violine est assez soutenue. L'olfaction est nette et bien ouverte avec des arômes de fruits noirs (cassis et mûres), de framboises, de fines épices, de réglisse, et des légères notes de violettes. La bouche est élégante dans une construction allongée d'une bonne densité, finement texturée , soyeuse, délicatement charnue, et fruitée. La finale s'étire dans la continuité, d'une bonne fraîche, aérienne, soyeuse, très parfumée et persistante. Noté 15,5


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20 septembre 2017

Côte Rôtie : Fortis 2010, Roc de Cambes 2010, et Domaine de l'Agapé : Pinot Gris : Osterberg 2015

 

Le repas se poursuit avec le plat principal un filet mignon cuit à basse température accompagné de ses trois légumes, puis suivi de quelques fromages, et de poires caramélisée aux épices et à l'orange....

 

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Les vins sont dégustés à l'aveugle. Deux vins rouges sont servis avec l'excellent filet mignon plus pour le plaisir de la dégustation que pour une recherche d'accord.

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La Côte Rôtie Fortis 2010 (Côte Blonde) du domaine du Montheillet est un parfait exemple de la grandeur du millésime dans cette région : très belle palette aromatique pure et expressive à tous les stades de la dégustation, de la densité de l'allonge , un bel enrobage des tannins, la seule nuance que j'apporterai c'est une fraîcheur un peu vive en finale.

Roc de Cambes 2010 est un remarquable représentant de ce grand millésime bordelais. C'est un vin complet, aromatique, structuré, long et frais. A ce stade les sensations tanniques sont plus impressives que celles du millésime 2005 au même âge, mais la chair est bien présente, et la fraîcheur qui apporte du dynamisme à la finale est plus élevée que sur le millésime 2005. Ceux qui auront la patience de faire vieillir leurs bouteilles en verront les bienfaits.

Nous terminons cette dégustation avec le Pinot Gris Osterberg 2015 du domaine de L'Agapé : il est doté d'une séduisante palette aromatique, rond, en chair dans sa première partie de bouche, avec une finale fraîche et tonique

 



Côte Rôtie : Domaine du Montheillet : Fortis 2010

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La robe est assez profonde et brillante de couleur violine. Le nez intense évoque les petites baies noires (cassis et sureau), les épices variées (dont un poivre fin) nuancées de notes de violettes, et légèrement fumées, avec une élevage discret (fine torréfaction). La bouche est bien en chair (dans sa première partie) et assez soyeuse, les tannins se trament dans un corps dense et oblong agrémenté de fruits noirs épicés et expressifs. La finale est allongée, tenue par des tannins fins finement enrobés, très fraîche ( un rien vive) aromatique et persistante. Note plaisir 16,5

 



Côte de Bourg : Roc de Cambes 2010

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la robe est profonde de couleur sanguine. L'olfaction est expressive avec des arômes de cerise (dominants), de cassis mûrs, et des notes florales (violettes), de boîtes à épices, et d'élevage déjà bien intégré. La bouche est sérieusement construite dense, concentrée et profonde, bien en chair et veloutée rehaussée de fruits très éloquents. La finale est longue, d'une très belle charpente tannique (tannins légèrement fermes restant enrobés), tonifiée par le belle fraîcheur inhérent au millésime, très aromatique et persistante. Note plaisir 17, et plus dans quelques années



Alsace : Domaine de l'Agapé : Pinot Gris : Osterberg 2015

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La robe offre une teinte or clair avec des reflets légèrement rosés. Le nez est bien ouvert et avenant avec des arômes de fruits jaunes (pêches jaunes et léger abricot), de nombreuses épices douces (dont une fine cannelle) avec des notes légèrement fumées et de fleurs capiteuses. La bouche est veloutée et se développe avec des rondeurs élégantes dans un centre fruité, délicatement charnu, et finement épicé. Une élégante et nette acidité gustative présente dès le milieu de bouche tend et allonge une finale, très légèrement "tannique", très expressive (aromatique) , persistante et saline. Note plaisir 16. Un vin qui se goûte sec



18 septembre 2017

L'Alsace, la Moselle allemande, et Sancerre s'invitent à un dîner/dégustation

Emile et Cathy, de retour de leurs vacances alsaciennes, (d'où Emile est originaire), ont profité de leur dernière semaine de congés dans leur domicile girondin pour nous inviter à un repas/dégustation élaboré avec des produits qualitatifs et beaucoup de passion. Nous dégustons les vins à l'aveugle.

Avec les mises en bouche : foie gras d'oie alsacien et pain d'épices, verrine à la panacota de truffe et crème de potimaron, foie gras et noix de Saint Jacques sur un lit de lentilles, notre hôte nous sert le Riesling Geisberg cuvée exceptionnelle 2004 de domaine Kientzler.

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Les vendanges en 2004 se sont déroulées en deux passages sur ce Grand Cru. Le second passage a ramassé des raisins plus mûrs voire botrytisés. La propriété a décidé de faire deux cuvées, une classique et une deuxième avec les baies de la deuxième trie. Il faut donc entendre le terme " exceptionnelle" au sens premier du mot. C'est un vin riche concentré, ample, avec une finale très fraîche, tendue représentative du style de la propriété. Un très bel accord avec le foie gras

 

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Avec l'entrée constituée de petits rougets sur une escalope de foie gras et carpaccio de cèpes, deux vins d'excellente qualité ont été servis Riesling Marienburg 2010 de Clemens Busch, et Culs de Beaujeu 2010 de François Cotat. Personnellement j'ai trouvé que le Riesling mosellan conversait mieux et fort bien avec le plat.

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Alsace : Kientzler : Riesling : Geisberg cuvée exceptionnelle 2004

 

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La robe de couleur or soutenue est brillante. Le bouquet s'intensifie à l'agitation avec des arômes de citrons et d'oranges mûrs, de fruits de la passion, d'épices douces, de naphte, de fleurs séchées et une touche de miel. La bouche est riche, bien en chair, presque grasse, ample et profonde, rehaussé de fruits expressif. Une franche acidité gustative allonge et étire un finale soutenue et tonique très aromatique, persistante et saline. Note plaisir 17,5

 

 

 



Allemagne : Moselle : Clemens Busch : Riesling Marienburg GG Fahrlay 2010

 

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La robe est dorée. Le nez un peu réduit (croûte de fromage) devient plus intense à l'aération avec des arômes de fruits jaunes (pêches), de citrons mûrs, d'épices orientales et de naphte léger. La bouche est très pleine, volumineuse, charnue, fruitée et finement épicée. La finale est longue, dynamique, très aromatique, persistante et complexe, bien tenue et harmonisée par une fraîcheur bien marquée qui équilibre les légers sucres résiduels et ponctuée de notes salines. Note plaisir 17

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Sancerre : François Cotat : Culs de Beaujeu 2010

 

La robe offre une teinte jaune clair à or léger. Le premier nez est très légèrement anisé, l'agitation accentue des arômes de fruits exotiques (agrumes et fruits de la passion), avec des notes florales et légèrement épicées. La bouche est charnue, très veloutée, dense et serrée dans un centre fruité, relevée de fruits éloquents. La finale est allongée, fraîche, tonique, élancée, d'une bonne persistance aromatique. Note plaisir 16,5 et plus dans quelques années.

 

15 septembre 2017

Cornas : Domaine du Tunnel 2009 et Terrasses du Larzac : Montcalmès 2011

Pour accompagner de la souris d'agneau, cuisiné en basse température, confite, et donc appréciée sur plusieurs jours, parfumée d'herbes aromatiques, nous avons ouvert les vins suivants : Cornas 2009 du Domaine du Tunnel et Montcalmès 2011.

Le Cornas 2009 s'est très bien goûté la première fois, et excellemment le lendemain (date du commentaire). Ce millésime solaire convient très bien aux vins de cette appellation. Les tannins souvent fermes voire légèrement rustiques dans certain cas sont ici mûrs et parfaitement enrobés par une chair bien formée. Le vin est actuellement tout à fait abordable et il suffira juste de l'aérer une petite heure avant le service.

Montcalmès 2011 est également prêt à boire en l'épaulant une heure avant le service. C'est un vin frais, dans une construction allongée d'une bonne densité, avec un élevage fondu et bien intégré. Il n'a pas la charpente et la constitution des vins des meilleurs millésimes de cette appellation, mais offre cependant un réel plaisir.

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Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés , comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).





Cornas : Domaine du Tunnel ( Stéphane Robert) : millésime 2009

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La robe de couleur sanguine est profonde. L'agitation accentue des arômes de fruits noirs (cassis et mûres) d'épices variées ( dont un poivre fin) avec des notes de violettes et d'encens. La bouche est corsée, puissante , dense, bien en chair , veloutée, rehaussé de fruits expressifs. La finale est longue, intense, d'un très bon maintien tout en conservant une texture veloutée, harmonieuse, dotée d'une palette aromatique expressive et persistante. Noté 17, note plaisir 16,5



Terrasses du Larzac : Montcalmès 2011

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La robe est assez profonde de couleur violine. L'olfaction avenante et expressive évoque le cassis, la baie de sureau, la boite à épices (avec une petite note poivrée) , les baies de genièvre, avec des notes de cerises et d'herbes aromatiques. L'attaque est veloutée et délicate, le vin prend un peu d' l'ampleur et de la densité dans un centre fruité et assez charnu. La finale est fraîche, d'une bonne allonge, tenue par des tannins encore un peu fermes très finement enrobés, d'une agréable expression aromatique et persistante. Noté 16, même note plaisir




13 septembre 2017

Un vin de garage dans le Médoc : Domaine Les Sadons à Pauillac

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Pour avoir goûté des vins de ce domaine chez André, j'étais très curieux de rencontrer son propriétaire, ce que nous avons fait le 25 août dernier.

Alain Albistur, d'origine basque est un homme affable, volubile dans le sens positif du terme, courageux et passionné.

Il plante des vignes en 2000 et 2001 sur des mini parcelles, destinées à l'origine à l'élevage de moutons et à un potager. Celles-ci jouxtent les vignobles de Pichon Baron et de Pichon Comtesse. Il rénove au fur et à mesure un petit bâtiment en piètre état qui lui servira de chai. Il refait la charpente et la toiture avec l'aide de quelques amis, et construit lui-même ses trois cuves en béton. Il dispose aujourd'hui d'un petit chai complètement refait à neuf, d'une impeccable propreté.

 

Le vignoble d'une superficie de 87 ares est planté sur des sols de graves avec les cépages Cabernet Sauvignon (72%), Merlot (25%) et petit Verdot (3%). Chaque année l'assemblage respecte quasiment l'encépagement.

Il fait sa première récolte en 2002, et vend son vin sans étiquette jusqu'en 2005. A partir du millésime 2006, il fait de la mise en bouteilles et crée l'étiquette " Domaine Les Sadons". Il produit 6000 à 6200 cols par an.

Pour ceux qui souhaitent plus de détails sur les techniques viti-vinicoles utilisées au Domaine Les Sadons lire ici

Alain Albistur excerce, depuis 32 ans, la profession d'ouvrier de chai dans un château (Cru Classé) de Pauillac. Il consacre son temps libre à ses vignes et à son vin. Dans un an, il prendra sa retraite, et a bien l'intention d'apporter encore plus d'attention et d' exactitude dans les divers travaux viti-vinicoles (choix plus précis des dates de vendanges, affinage de l'élevage, pratique du délestage pour donner plus de centre aux vins).

Tous les vins que nous avons goûtés sont de bon à excellent niveau (2016), avec toujours une bonne interprétation du millésime concerné.

 

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Pauillac : Les Sadons 2016

en cours d'élevage

La robe est assez profonde à profonde de couleur violine. Le nez est net et expressif avec des arômes de cassis pur, de boîte à épices, et des notes de cèdre, de cerises et de violettes. La bouche offre un élégant velouté de texture, le vin prend du corps et de l'étoffe dans un centre charnu, rehaussé de fruits éloquents. La finale est longue, tenue par des tannins bien tramés finement enrobés, fraîche et persistante (belle qualité aromatique). Noté 16,5

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Pauillac : Les Sadons 2015

La robe est assez profonde de couleur rubis. L'aération accentue des arômes de cassis, de cerises, de fines épices, avec des notes florales et d'aiguilles de pins. La bouche est souple, veloutée, finement charnue et fruitée le vin se développe assez ample avec une trame tannique un peu plus lâche que celle du millésime 2016. La finale d'une bonne allonge, conservant une texture veloutée est fraîche, et dotée d'une avenante expression aromatique. Noté 15,5

 

 

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Pauillac : Les Sadons 2014

La robe est assez profonde de couleur pourpre à violine. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cassis mûrs, de myrtilles, de cèdre, de graphite et de fines épices. L'attaque est tonique et veloutée, les sensations sont ascendantes, avec un corps dense et fusiforme, doté d'une chair bien formée, et relevé de fruits expressifs. La finale est allongée, droite, bien tenue par des tannins finement enrobés, fraîche et persistante (très beaux fruits). Noté 16

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Pauillac : Les Sadons 2013

La robe est assez soutenue de couleur pourpre. Le nez bien ouvert évoque lse petites baies noires (cassis) et rouges (cerises), nuancées de notes florales. La bouche est délicate souple, longiforme, finement charnue, rehaussée de fruits mûrs et frais. La finale est étirée par une juste fraîcheur dans ce millésime, elle est tonique et aromatique (fruitée et florale). Noté 15



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11 septembre 2017

Latricières-Chambertin, Meursault Perrières... de belles expressions burgondes pour fêter la fin d'une décennie

Latricières-Chambertin, Meursault Perrières... de belles expressions burgondes pour fêter la fin d'une décennie...

Certes, nous sommes revenus à Bordeaux pour  le dessert.

 

La dernière année d'une décennie se fête au moins autant que la première de la suivante. Le menu "parce que je le veau bien" a mis en valeur les meilleures pièces du veau, le ris et l'onglet. Il s'agit de veau sous la mère, qu'un boucher très réputé de Libourne travaille excellemment bien.

Pour les ris, il a été tenté une nouvelle recette. Ils ont été contisés de citrons confits et agrémentés d'une réduction à l'estragon. Quelques oignons blancs confits pour accompagner ces alliances...

Les arômes de citrons confits ne se dispersent pas du tout dans la chair des ris, mais se croquent délicatement par instants et se marient merveilleusement bien avec l'estragon. Les ris ont été cuits au four, évidemment à basse température.

 

L'onglet a été cuisiné de la façon la plus classique et la plus neutre, dirais-je, sauf que... les ris ont rendu de leur graisse et j'ai récupéré ce fond pour déglacer la poêle. 

La sauce ainsi réalisée était tout simplement divine! 

Le dessert est un bavarois de pêche. Celui-ci a été réalisé la veille, afin de convenir aussi à un déjeuner au cours duquel nous avions des convives. La prolongation dans le réfrigérateur a permis que les bavarois gagnent en douceur, la texture s'étant rendue plus aérienne.

 

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Les vins ont été ouverts une heure à une heure et demie avant le repas, dégustés et laissés en bouteilles.

La bouteille de Latricières-Chambertin 2006 de Jean-Louis Trapet s'est révélée être à son meilleur niveau le lendemain (date du commentaire) après avoir été conservée rebouchée en cave fraîche.



Meursault : Bouchard père et fils : Premier Cru : Perrières 2008

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La robe de couleur or fin est brillante. L'aération accentue des arômes de citrons mûrs, de légère poire, de verveine, de fleurs d'oranger, avec des notes de pierreuses, et de noisettes. L'attaque est veloutée, et bien en chair; le vin se développe, dense, longiforme, frais et fruité. La finale est allongée, tonique dynamique, légèrement "tannique", fraîche, dotée d'une palette aromatique expressive et persistante, très saline, avec une sensation de roche concassée. Note potentielle 17/17,5, note plaisir 16,5



Jean-Louis Trapet : Grand Cru : Latricières-Chambertin 2006

 

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La robe soutenue de couleur rubis prend des teintes orangées au bord du verre. Le bouquet est très expressif avec des arômes de fruits noirs (cassis et mûres) de cerises, de cannelle, de réglisse, avec des notes de roses, et de framboises. La bouche est très veloutée, les tannins fins enrobés d'une chair délicate, se trament dans un corps dense, et d'une élégante concentration sans ostentation, rehaussée de fruits finement épicés. La finale est longue, d'une bon maintien tout en conservant une texture veloutée, fraîche, complexe et persistante. Noté 17,5, note plaisir 17



Sauternes : Rieussec 2001

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La robe offre une couleur or très soutenu. L'olfaction pure et intense évoque les abricots et les mangues rôtis, les épices orientales, de légères dattes et raisins de Corinthe, de champignons nobles, et de miel raffiné. La bouche est riche, pure, généreuse, onctueuse, ample et concentrée, relevée de très expressifs fruits rôtis. La finale est longue, richement dotée, intense, complexe, très persistante, avec une très légère perception de fraîcheur. Note potentielle 18,5, note plaisir 17,5. Un vin qu'il faudra attendre plus longtemps en cave que la plupart de ses congénères.


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08 septembre 2017

Les bouques à chuque se régalent chez Dédé la Science

André nous propose fin août de venir déguster chez lui des vins liquoreux autour d'un poulet rôti. Son fils Solal qui nous accompagne a déniché des vins, dont un vieux vin rouge et un liquoreux dans la cave de son grand-père maternel. Cette cave est hélas de faible qualité, et le Brane Cantenac 1943 est fatigué et déviant (acide acétique), de plus la bouteille a une forme éloignée de la bouteille traditionnelle de Bordeaux ce qui nous laisse perplexe (voir la photo). L'état du vin ne nécessite pas néanmoins une enquête complémentaire sur cette question.

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La bouteille de Rabaud Promis 1988, provenant également de cette cave est plutôt évoluée, notamment par rapport aux bouteilles du même vin que nous avons bues ces dix dernières années. Le vin reste néamoins très bon, et assez conforme à ce que produisait le château à la fin des années 1990.

La dégustation est à l'aveugle pour nous, sauf pour le dernier vin rouge commenté et que j'ai apporté. Le père et le fils étant très joueurs, ils nous ont concocté quelques originales surprises, comme le Sauvignon blanc canadien (Jackson-Triggs) que Solal a rapporté de son voyage au Canada. Le Saussignac 2015 By Beynat participe aussi de cette catégorie, ce qui n'est guère surprenant de la part d'Alain Tourenne qui a du goût pour l'éclectisme, et trouve très souvent un vin original à produire dans son aire de la rive droite comme ici avec ce Saussignac.

Le vin de la soirée a été de l'avis général Suduiraut 1999 une des meilleures réussites à Sauternes dans ce millésime.

 

 

 

 

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Canada : Jackson-Triggs : Sauvignon blanc Réserve 2016

 

 

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La robe de couleur or léger est brillante; le nez ouvert évoque les agrumes ( citrons dominants) les fruits exotiques, avec une touche florale et fumée. La bouche est délicatement charnue, veloutée, et fruitée mis en valeur dès le milieu de bouche par une fraîcheur de bon aloi. La finale est étirée, tonique, d'une convenable persistance, avec une légère amertume de peaux de fruits. Note plaisir 14,5



Sauternes : Rabaud Promis 1988

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La robe est ambrée d'une profondeur moyenne. Le bouquet s'amplifie à l'aération avec des arômes d'abricots, d'oranges confites, de cire d'abeille, de dattes, et de miel fin. La bouche est onctueuse, dans une contruction dense et longiforme, rehaussée de fruits délicatement rôtis d'une bonne intensité. La finale est allongée, élégante, bien équilibrée par une fine fraîcheur, persistante et assez complexe. Note plaisir 16



Sauternes : Suduiraut 1999

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La robe dorée est brillante. Le nez est séduisant et intense avec des arômes d'abricots et de mangues rôtis, d'épices orientales, de miel, de champignons nobles, et de légers fruits secs. La bouche est généreuse, ample, et profonde, bien en chair, très veloutée, soulignée par d'élégants fruits rôtis. La finale est longue, onctueuse, gourmande, harmonieuse, très persistante, avec un bon début de complexité. Note plaisir 17



Saussignac By Beynat 2015

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La robe offre une teinte or pale. L'olfaction est ouverte avec des arômes de pamplemousse rose, d'oranges, nuancés de légères notes florales et épicées. La bouche est veloutée et délicate en attaque , les sensations sont ascendantes avec plus de plénitude et de richesse dans un centre fruité. La finale, étirée par une fraîcheur avenante est élégante avec une palette aromatique d'une agréable persistance évoquant davantage, l'abricot et la mangue . Note plaisir 15



Pommard : Vaudoisey-Creusefond : Premier Cru : Charmots 2005

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La robe de couleur rubis est assez soutenue. Le bouquet élégant et d'une bonne intensité évoque les petites baies noires (cassis dominant), les cerises, les épices douces, la réglisse avec des notes de roses. La bouche est corsée, bien tenue par des tannins fins, d'un élégant velouté de texture, bien en chair, et fruitée. La finale est longue, d'un bon maintien (tannins enrobés), harmonieuse, persistante, et qui commence à se complexifier avec des arômes de famboises, de fruits noirs et d'épices (cannelle dominante) . Note potentielle 16,5, note plaisir 16



06 septembre 2017

Alsace : Paul Ginglinger : Riesling Drei Exa 2010, et Albert Mann: Gewurztraminer Furstentum vieilles vignes 2008

Nous terminons le repas avec quelques fromages et une salade de fruits jaunes pour conserver une bouche fraîche. Deux vins ont été servis avec les deux plats. Le Riesling Drei Exa 2010 de Paul Ginglinger a accompagné les fromages avec bonheur. Ce vin s'est révélé être d'une remarquable constitution, avec une palette aromatique pure (sans notes de naphte), long, tendu, frais et très expressif. Une grande réussite dans ce millésime, qui le situe au niveau de plusieurs Grand Crus alsaciens.

Nous n'avons pas recherché particulièrement d'accord mets/vins entre la salade de fruits jaunes et le Gewurztraminer Furstentum vieilles vignes 2008 d'Albert Mann. Le vin a été simplement bu pour lui-même, avec un immense plaisir. Il a toutes les qualités d'un très grand vin : palette aromatique pure et complexe, ampleur et densité, longueur, équilibre, grande persistance aromatique ( délicates épices douces) et salinité.

Ces deux derniers vins étaient, à mon avis, les plus brillants de la série dégustée lors de ce déjeuner.

Ainsi se termine notre rencontre annuelle avec nos amis "grands amateurs" Nicolas et Matthieu, avec la complicité d'André.

 

 

 

 

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Alsace : Paul Ginglinger : Riesling Drei Exa 2010

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La robe or pale est brillante. Le nez intense évoque les citrons mûrs, les fruits de la passion, la mangue, le cumbawa, le gingembre, et la fleur d'oranger. La bouche est droite, tendue, finement charnue, dense dans un centre rehaussé de fruits éloquents. La finale est longue, pure, intense, fraîche, persistante, et saline. Noté 17,5, même note plaisir



Alsace : WP_20170824_18_50_55_ProDomaine Albert Mann : Gewurztraminer Furstentum : vieilles vignes 2008

La robe offre une teinte or clair. Le bouquet est pur et intense avec des arômes d'abricot, de mangue, de pêches jaunes, d'épices orientales (gingembre et safran) et de roses variées. La bouche est dotée d'une grande chair très veloutée, le vin se développe ample, profond, concentré dans un milieu de bouche rehaussé d'intenses fruits épicés. La finale est longue, intense , très pure, précise, très persistante, complexe ( séduisantes épices variées notamment) et délicatement saline. Noté 18, note plaisir 17,5


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05 septembre 2017

Pauillac : Mouton Rothschild 2002, et Pontet Canet 2000 pour continuer le repas

Les échanges entre les participants sur la qualité des vins et des mets sont intenses, sans se départir de la cordialité et du plaisir de se retrouver. Globalement les avis sont concordants, et nous jouons plutôt sur les nuances en fonction de la nature des terroirs des différents vins présentés.

Pour accompagner la pintade aux cèpes, j'ai choisi deux vins de Pauillac : Mouton Rothschild 2002 et Pontet Canet 2000. Les vins sont servis à l'aveugle. L'accord a bien fonctionné, et la discussion a surtout été engagée sur la perception que nous avions de Mouton Rothschild 2002.



Après une première bouteille de Mouton Rothschild 2002 ( remarquable dans ce millésime ) ouverte en avril 2014 et mis en carafe cinq heures, j'ai souhaité faire découvrir ce vin à nos amis. A l'ouverture, la robe est légèrement évoluée, le vin est réservé du point de vue aromatique, énergique et serré en milieu de bouche, avec une finale comprimée, fraîche assez persistante. Je le mets en carafe. Deux heures plus tard, il est un peu plus détendu, sans arômes de bouchon pour moi.

Il est servi après quatre heures de carafe, nos trois invités n'observent aucune déviance aromatique, mais le vin n'a pas la chair, la plénitude, l'intensité aromatique, la grande allonge de la bouteille précédente. Une relative déception. Un vin trahi par son bouchon, sans être à ce stade touché par le TCA. Nos amis n'auront eu que l'esquisse de Mouton Rothschild 2002 dans leur verre. (voir le commentaire).

Pontet Canet 2000, mis en carafe deux heures, et déjà plaisant à l'ouverture s'est présenté pour ma part au niveau quasiment espéré. Il a offert le plaisir attendu et s'est bien marié avec le plat.

 

 

 

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Pauillac : Mouton Rothschild 2002

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La robe profonde de couleur rubis est très légèrement évoluée au bord du verre. Le nez d'une bonne expression évoque le cassis, les fines épices, avec des notes d'encens et de cèdre. La bouche est veloutée dense corsée par des tannins très serrés, enrobés par une chair fine, rehaussée de fruits noirs (cassis dominant) assez éloquents. La finale, d'une bonne allonge, est fraîche, autoritaire, (tannins encore sensibles) et persistante. Note plaisir 16



Pauillac : Pontet Canet 2000

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La robe est assez profonde à profonde de teinte rubis à légèrement sanguine.le bouquet est élégant et bien ouvert avec des arômes de cassis mûrs, de myrtilles, d'épices douces, de léger tabac, de graphite et d'encens. La bouche est très veloutée et charnua, le centre est ample, d' une élégante densité, dans un corps bien formé rehaussé de fruits éloquents. La finale est allongée, d'un bon maitien ( tannins enrobés), fraîche et persistante. Note potentielle 17, note plaisir 16,5