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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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24 mars 2017

Quelques vins bus ce dernier mois

Voici quelques vins qui ont été dégustés ce dernier mois, les jours de semaine selon le protocole habituel. Une première dégustation, après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure avant le service, puis une seconde dégustation du reste de la bouteille , 24 heures plus tard après conservation en cave fraîche.

Le domaine de l'Ecu Gneiss 2010 s'est bien goûté dès le premier jour et est resté au même niveau le lendemain, avec les qualités connues de cette cuvée et de cette propriété dans un très bon millésime qui offre une belle fraîcheur au vin.

Montfollet Le Valentin 2014 est bien fait, pour un tarif bas ( environ 6 Euros), c'est un vin agréable, que l'on peut déboucher sans arrière pensée, et qui sera encore plus fondu dans deux ou trois ans.

Cornélie 2006, issu d'un millésime très classique et long à se faire, en porte encore les stigmates. Son élevage n'est pas encore fondu, et sa finale assez tannique demandera davantage de garde et de vieillissement sous verre pour en retirer davantage de plaisir.

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Muscadet : Domaine de l'Ecu : Gneiss 2010

La robe offre une couleur or clair . Le nez est expressif avec des arômes d'agrumes ( citron et orange) de fleurs champêtres, et des notes de fruits jaunes et pierreuses. La bouche est bien en chair, veloutée, centrée, délicatement charnue et fruitée. La finale d'une bonne allonge est fraîche, étirée par une fraîcheur de bon aloi, persistante, et saline. Noté 15,5, même note plaisir


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Blaye-Côtes de Bordeaux : Montfollet : Le Valentin 2014

La robe est assez profonde avec un liseré de teinte violine. L'olfaction expressive évoque les cerises mûres, le cassis, les épices douces, avec des notes de moka. L'attaque est souple, les tannins enrobés par une chair délicate se trament dans un corps bien rempli, velouté et fruité plus haut que l'attaque. La finale tenue par des tannins un peu plus fermes est fraîche, fruitée, épicée, avec une légère amertume. Noté 14,5/15, note plaisir 14


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Haut-Médoc : Cornélie 2006

La robe est assez profonde, de couleur sanguine au bord du disque. L'agitation dévoile des arômes de cerises, de cassis, d'épices variées, et d'élevage encore sensible. La bouche est assez charnue, d'une bonne corpulence et fruitée. La finale est assez tannique, un peu austère, fraîche, fruitée, épicée, avec des notes d'amertume due à un élevage pas encore fondu. Note potentielle 14,5/15, note plaisir 13

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23 mars 2017

Visite-dégustation au Domaine Rossignol-Trapet (Gevrey-Chambertin) : les Grands Crus (fin)

Les vignes du Domaine sont travaillées en Biodynamie. Nous n'avons pas évoqué la question des préparats (500 à 507) mais uniquement celle des traitements par les produits de contact (soufre et bouillie bordelaise). Ces produits de contact sont lessivés par les épisodes pluvieux ce qui nécessite de la part du vigneron beaucoup d'attention et de réactivité pour retraiter dans les meilleurs délais, après les pluies continues.

Nous avons abordé la question de la réduction souvent rédhibitoire dans les vins travaillés en biodynamie en lien avec une faible couverture en soufre. Nicolas Rossignol nous a dit qu'il entonnait les vins lorsqu'il n'avait plus de réduction dans les cuves de vinification.

Nous avons démandé à Nicolas Rossignol les différences qu'il percevait entre le millésime 2015 et 2005 (autre grand millésime). Il nous a répondu que les vins du millésime 2015 étaient plus charnus.



Quelques éléments de Géologie

Les vignes de la Côte de Beaune et de la Côte de Nuits sont plantées sur des formations sédimentaires qui s'étagent du sommet du Jurassique inférieur (Toarcien) au Jurassique supérieur (Oxfordien). Nous ne détaillerons pas tous les étages concernés du Jurassique et leurs caractéristiques propres, ce qui pourrait être trop fastidieux pour une grande majorité de lecteurs. Le matériel lithologique se compose essentiellement de calcaires plus ou moins durs, de marnes (assemblages fins de calcaires et d'argiles, en proportions variables), de calcaire oolitique* (oolithe parfois ferrugineuse). Toutes ces formations au sein d'un même étage peuvent varier en épaisseur ou dans leur composition lithologique tant verticalement que latéralement (variation latérale ou verticale de faciès), ce qui complexifie encore la nature des sous-sols.

Ces terrains jurassiques ont été déformés par des ondulations à grand rayon de courbure avec la formation d'anticlinaux (anticlinal de Gevrey-Chambertin) et de synclinaux (Synclinal de Volnay). Ils sont également affectés, par endroit, par le rejeu de failles hercyniennes lors de la formation des Alpes. Ces formations jurassiques se bloquent sur la grande faille tertiaire qui a donné naissance à la plaine de la Saône et de la Bresse.

Sur ces formations jurassiques reposent des cônes de déjection résultant du matériel issu des combes qui jalonnent les Côtes, et qui ont été creusées par des torrents pendant les périodes interglaciaires, les roches ayant été fracturées pendant les glaciations. A cela s'ajoutent les colluvions, les éboulis de pentes, plus ou moins altérés, et l'ensemble donnent naissance à des sols plus ou moins profonds.

Si la nature des sols et des sous-sols influence la structure et la texture des vins, d'autres paramètres participent à cette complexité : l'exposition des vignes, la position du vignoble sur la côte, le climat régional (semi-continental) , le micro-climat pour les parcelles situées près de combes, etc.

Restons sur Gevrey-Chambertin, la coupe géologique allant du bas du village au sommet de la côte Chambertin est la suivante de bas en haut d'après Jacques Fanet:

Argiles et marnes du jurassique inférieur (Toarcien) : vignes en appellation Village

Calcaires à entroques (Bajocien ) : Premiers Crus et Grand Crus

Marnes à Ostrea acuminata (Bajocien supérieur) : partie haute des Grands Crus

Calcaires de Prémeaux (Bathonien inférieur) sommet du coteau

Une carte géologique établie pour le Syndicat Viticole de Gevrey-Chambertin propose, au niveau des Grands Crus, l'intercalation d'une couche de calcaire argileux entre les marnes à Ostrea acuminata et le calcaire de Prémeaux.



La dégustation

Les robes sont très soutenues à assez profondes. Les vins sont en extrême fin d'élevage

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Latricières-Chambertin 2015

Un nez très expressif évoque une large palette de fruits (cerises, framboises, cassis) des épices douces, avec des notes florales (violettes et pivoines) et de réglisse. La bouche est séduisante, les tannins fins sont enrobés par une chair pulpeuse, dense et d'une énergie domptée dans un centre très fruité. La finale est longue, étirée, tout en conservant une texture très veloutée, fraîche, harmonieuse, très aromatique, persistante et complexe. Un vin extraverti. Noté 18/18,50



Chapelle-Chambertin 2015

De petites baies noires bien mûres (cassis et mûres) , nuancés de notes épicées et finement régissées s'intensifient à l'aération. La bouche est sérieusement construite, dotée d'une chair de bon aloi qui donne une sensation assez musculeuse dans un centre corpulent, mais d'un élégant raffinement des tannins, agrémenté de fruits éloquents. la finale est longue, d'un très bon maintien, veloutée, harmonieuse, expressive et persistante. Note 18.5
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Chambertin 2015

La robe est assez profonde de couleur violine. L'olfaction évoque les baies noires sauvages (cassis, baies de sureau, et mûres), les épices douces variées, la réglisse avec des notes sanguines. L'attaque est haute, de beaux tannins fins et mûrs sont tramés très denses et habillés par une grande chair veloutée à très veloutée, le milieu de bouche est puissant, énergique, ample, rehaussé d'expressifs fruits épicés. La finale s'allonge, autoritaire (les tannins restent enrobés par une chair veloutée) pas encore complètement déployée, fraîche, équilibrée, et aromatique. Note potentielle 19

Pour conclure cette dégustation. Nicolas Rossignol nous a proposé un vin à l'aveugle. Le Chambertin 2009 ne nous a pas tout raconté, lors de cette première dégustation, mais après une conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée), nous avons pu apprécier un vin somptueux voir ici:



Les vins, dans chaque catégorie, sont d'excellent niveau à remarquables pour les Grands Crus. Il sont nets, avec des palettes aromatiques pures et expressives, bien centrés, dense, finement texturés, charnus, long, équilibrés, harmonieux, sans aucune lourdeur. Les terroirs et notamment la composition lithologique des sols et des sous sols leur apportent une grande part de leur singularité. L'effet millésime participe à les doter d'une solide constitution s' ajoutant à la structure naturelle due au terroir. Il faudra être patient à très patient pour en profiter pleinement, et en extraire le meilleur plaisir.


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  • Oolithe : Petit grain sphérique calcaire ou ferrugineux, composé d'un corps central entouré de fines couches concentriques superposées et ressemblant à un oeuf de poisson

  • La série stratigraphique de la côte de Beaune et de la Côte de Nuits est extraite du livre deJacques Fanet : Les Terroirs du Vin

     

22 mars 2017

Visite-dégustation au Domaine Rossignol-Trapet à Gevrey-Chambertin : les Villages et les Premiers Crus : première partie

 

 

 

 

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Nous n'avions jusqu'à présent que peu goûté des vins de cette propriété. Un Clos Prieur 2001 acheté aux enchères nous avait bien plu. Une bouteille Gevrey Chambertin Village "aux Etelois" 2009, dégustée avec nos amis Nicolas et Matthieu s'était montrée remarquable (pour un Village) et nous a donné une grande envie de visiter cette propriété.

Nous nous sommes rendus le premier mars dernier au domaine où nous avons été reçus chaleureusement par Nicolas Rossignol pendant trois heures. Nous avons eu des échanges passionnants tant sur la Bourgogne que sur le Bordelais où se rend Nicolas assez régulièrement, pour entrcouper la remarquable dégustation des vins du millésime 2015.

 

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Les familles Rossignol originaire de Volnay et Trapet de Chambolle puis installé à Gevrey-Chambertin depuis plus d'un siècle ont un long passé de vignerons. Dès l'année 1961 Jacques Rossignol et son épouse Mado Trapet sont associés à l'exploitation du domaine Louis Trapet qui arrêtera ses activités en 1989.

En 1990 Jacques Rossignol et ses deux fils Nicolas et David créent le Domaine Rossignol-Trapet situé à Gevrey-Chambertin. Il dispose d'un remarquable patrimoine viticole sur les communes de Beaune, Savigny, et Gevrey-Chambertin dont un grande majorité sur des coteaux orientés est à sud-est.


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Le patrimoine viticole : superficie et situation

 

Bourgogne rouge ( sur la commune de Gevrey-Chambertin) : 77 ares

 

Côte de Beaune

Savigny les Beaune ( village) : Les Bas Liars : 26 ares

Beaune village " Les Mariages" : 32 ares

Beaune Premier Cru : Les Teurons : 1,17 hectare sur la partie haute du climat, à la limite du Premier Cru Les Cras.



Côte de Nuits

Les Villages

Gevrey-Chambertin Vieilles Vignes : 4 hectares : assemblage de plusieurs lieux-dits : au nord (En Combe, Clos de Combe) à l'est (Les Craies, Justice, et Grandes Raies, et au sud (Clos de l'Arche, Fourneaux et Croix des Champs).

aux Etelois : une partie de vieilles vignes a été arrachée, la parcelle est située en haut du climat sous le Grand Cru Griotte-Chambertin



Les Premiers Crus

Aux Combottes : 15 ares sur la partie haute du climat

Petite Chapelle : 52 ares dans la partie nord du climat

Les Corbeaux : 15 ares sur la partie basse du climat

Les Cherbaudes : 12 ares

Clos Prieur : 26 ares : la parcelle est située juste en dessous du Grand Cru Mazis-Chambertin.



Les Grands Crus

Latricières-Chambertin : 73 ares

Chapelle-Chambertin : 54 ares

Chambertin : 1,6 hectare : parcelles occupant entièrement le sens de la pente ( du petit bois à la route des Grands Crus).



Nous évoquerons demain la viticulture et quelques éléments de géologie , avant les commentaires de la dégustation des Grands Crus.



La dégustation

Les robe sont soutenues, à très soutenues, de couleur violine

Bourgogne rouge 2015

Le nez est ouvert avec des arômes de cerises, de cassis, nuancés de fines épices. La bouche est délicatement charnue, avec un corps bien formé, et fruité. La finale d'une allonge normale est aromatique et fraîche. Noté 14,5

Beaune : Premier Cru : Les Teurons 2015

L'aération intensifie des arômes de cassis, de baies de sureau, de framboises, d'épices, et de légère réglisse. La bouche est veloutée et le vin se développe dans un corps rond, très charnu et fruité. La fianle est allongée, veloutée assez sensuelle, aromatique et persistante. Un vin gourmand. Noté 16/16,5

Gevrey-Chambertin Village : vieilles vignes 2015

L'olfacion évoque les petits fruits sauvage, nuancés de notes épicées et légèrement réglissées. La bouche est bien construite, assez énergique, fruitée, avec un bon enrobage des tannins. La finale d'une bonne allonge, est fraîche, un peu plus discrète dans son expression fruitée, et épicée. Noté 15,5

Gevrey-Chambertin Village : aux Etelois 2015

Très beau nez complexe évoquant la framboise, les fraises sauvages, les petites baies noires, les fines épices avec des notes de pivoine, et de fleurs mauves. La bouche est élégante, les tannins fins sont enrobés par une chair très veloutée à soyeuse, et tramés dans un corps dense, fusiforme, et fruité. La finale est longue, très veloutée, fraîche, aromatique, et persistante.Noté 16,5

Gevrey-Chambertin : Premier Cru : Aux Combottes 2015

L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cerises, de cassis, d'épices variées, nuancées de notes florales. L'attaque est souple, le vin se développe assez sphérique, plus en finesse qu'en densité, dans un centre délicatement charnu et fruité. La finale est allongée, d'un bon maintien, fraîche et très aromatique. Noté 16,5


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Gevrey-Chambertin : Premier Cru : Les Cherbaudes 2015

Les fruits noirs (cassis dominant) les épices, et des notes réglissées et de légères violettes dominent une olfaction bien ouverte. La bouche est élégante, fruitée, tenue par des tannins très fins, enrobés par une chair soyeuse, dans une construction dense et allongée. La finale est élancée, d'un bon maintien, fraîche, parfumée et persistante. Noté 16,5



Gevrey-Chambertin : Premier Cru : Les Corbeaux 2015

Le nez d'une bonne intensité évoque les petites baies noires, les épices et la réglisse, avec un pointe de fruits plus rouge. La bouche est riche, très pleine , ample et très charnue, rehaussé de fruits expressifs. La finale est longue, bien équilibrée, d'un très séduisant velouté de texture, très aromatique et persistante. Un vin qui évoque l'argile.Noté 17

Gevrey-Chambertin : Premier Cru : Clos Prieur 2015

De belles épices se révèlent au premier plan; l'agitation devoilent des arômes de cassis , de baie de sureau, de réglisse nuancés de notes de fleurs mauves. La bouche est veloutée , les tannins fins enrobés par une chair bien formée se trament dans un corps dense et énergique, rehaussé de fruits éloquents. La finale est longue, bien tenue par des tannins serrés, délicatement charnue et veloutée, elle est persistante avec une note saline. Noté 17,5



Gevrey-Chambertin : Petite Chapelle (ou Champitenois) 2015

L'olfaction est expressive avec des arômes de petites baies noires des bois, de boite à épices, et de léger zan. Le vin en bouche est très enveloppant , avec une matière dense, enrobé par une chair très serrée, presque musculeuse, très bien structuré dans un centre rélevé de fruits expressifs. La longue finale est soutenue, aromatique, d'un bon début de complexité et harmonieuse. Noté 17,5


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A suivre...

21 mars 2017

Châteauneuf du Pape : Rayas 2000 et Saint Emilion : Pavie Macquin 2013

Les deux vins suivants ont été placés avec un confit de joue de boeuf et de queue de boeuf. Plusieurs heures de mijotage avec de la graisse d'oie... quelques carottes ajoutées en fin de cuisson, des épices douces, de la girofle et du vin rouge. La recette est tout à fait classique mais je dois à la qualité de la viande de mon boucher un mets d'une saveur magnifique.

 

Le Bordeaux a été placé sur un gaperon et un chaource affiné. Ce sont des alliances que nous faisons souvent et que nos lecteurs ont sans doute déjà remarqué.

Très peu de fermes font encore le gaperon. Il s'agit d'un lait caillé de vache parfumé à l'ail, de forme conique et fabriqué près de Clermont-Ferrand. Comme beaucoup de fromages des plateaux d'Auvergne, celui-ci s'accommode très bien avec les vins de Bordeaux.  

 

 

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Châteauneuf du Pape : Rayas 2000

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ouvert à 10 heures du matin et mis en carafe à 21 heures avant le service

La robe très soutenue de couleur rubis est évoluée au bord du disque. Le bouquet est expressif avec des arômes d'épices variées au premier plan ( baies de Setchouan et girofle dominantes), de cerises kirschées, de fraises sauvages, de thym, et de laurier, et de roses. La bouche est séduisante, veloutée à soyeuse, dense, concentrée avec élégance rehaussée d'intenses fruits épicés. La finale est longue, bien tenue par des tannins serrés, enrobés par une chair bien formée, très aromatique, persistante, et complexe, avec une fine acidité gustative perceptible qui équilibre fort bien le vin. Note 18, même note plaisir. La plus belle bouteille du millésime 2000 bue à ce jour.



Saint Emilion : Pavie Macquin 2013

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ouvert à 10 heures du matin et mis en carafe deux heures avant le service à 21 heures trente

La robe est assez profonde de couleur sanguine. Le nez bien ouvert évoque une corbeille de fruits mûrs et frais ( framboises, cerises, et légers cassis) nuancés de notes florales (roses) , de légères épices, et d'élevage distingué en arrière plan. La bouche est fraîche, assez veloutée à veloutée bien tenue par un corps bien formé et plein (dans le contexte du millésime), rehaussé de fruits juteux. La finale est allongée, très fraîche, tonique, et persistante (très fruitée) et saline.Noté 16, note plaisir 15,5



20 mars 2017

Sancerre : Vincent Pinard : Chêne Marchand 2013, et Guigal : Hermitage : blanc 2006

Invitation au débotté, bouteilles décidées la veille et menu en partie cuisiné maison. Les heures professionnelles dépassent amplement les temps de travail à cette époque de l'année et allier les plaisirs de la table et les réunions entre amis avec les obligations des emplois (comptabilité, vignes, conseils de classe, impose de savoir déléguer et de mesurer les moments de retrouvailles.

Nos amis partagent bien ce point de vue, et sortir en pleine semaine pour un temps de table raisonnable convient assez.

Je ne commenterai donc pas forcément le menu (d'une extrême simplicité) en vue d'accords mets/vins.

Les mises en bouche étaient des bruschetta variées (aux fèves, saumon, mousse de thon) et des petits croquants au foie gras.

L'entrée était une goyère : recette traditionnelle du Nord de la France, composée d'un maroilles fondu sur une pâte à pain.

Les blancs commentés aujourd'hui ont été servis sur ces deux plats.

Il fallait un vin imposant pour aller avec la goyère et si l'accord n'était pas parfait (en principe elle est accompagnée d'une bière), il n'était pas forcément désastreux.

 

 

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Sancerre : Vincent Pinard : Chêne Marchand 2013

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Ouvert pendant deux heures, et carafé avant le service

La robe or clair est brillante. A l'agitation se précise des arômes de fruits exotiques ( citron, pamplemousse, et fruits de la passion) nuancés de notes florales, et une touche d'anis. La bouche est pure, d'un élégant velouté de texture, finement charnue, avec un corps fuselé et fruité. La finale est allongée, élancé, très fraîche, un rien vive, tonique, fruité et saline. Note potentielle 16, note plaisir 15,5



Hermitage : Guigal : blanc 2006

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mis en carafe avant le service

La robe offre une teinte or soutenu. Le bouquet bien ouvert évoque les fruits jaune ( abricots, pêches) les oranges ( pulpe et peau) les épices orientales, et les herbes sauvages sèches. La bouche est riche, grasse, ample, puissante, charnue, veloutée, rehaussée de fruits mûrs. La finale est longue, soutenue, aromatique et persistante, avec une élégante amertume ( peaux de fruits et noyaux) participant à l'équilibre. Noté 16,5, même note plaisir


17 mars 2017

Des vins bus au cours du dîner suivant la dégustation des vins de La Rioja

Je commente aujourd'hui quelques vins bus lors du dîner qui a suivi la dégustation à l'aveugle des vins de La Rioja.

Un dîner sans chichi, façon auberge espagnole, où chaque participant apporte un mets de son choix en l'occurrence : feuilletés divers, cake aux olives, boeuf aux carottes, fromages et crèmes desserts (chocolat, vanille, et amande-verveine) .

Le vin blanc de La Rioja Turrax Inedito 2014 est un vin simple, frais, agréable et sans prétention. Le reste de la bouteille conservé en cave fraîche regoûté 24 heures plus tard n'a pas bien tenu à l'air, et n'est pas du niveau de la première dégustation.

Clos Manou 2009 en magnum est déjà très bon : fruité, bien centré, avec des tannins enrobés et une longue finale sans aucune lourdeur. Il est tout à fait conforme à ce que nous avons goûté à la propriété au mois d'août 2011. La garde lui apportera encore plus d'élegance et davantage de complexité.

La bouteille de liquoreux 1989 du Domaine du Val Brun (Coteaux de Saumur) est également d'excellente facture. C'est un vin en densité et en allonge, très aromatique et complexe, doté de la très belle fraîcheur du Chenin qui le rend digeste et très avenant après une demi-journée de dégustation.

 

 

 



Rioja : Bodegas Lacus : Turrax : Inedito : blanc 2014

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50% Maturana blanc et 50% Turruntés

La robe or pale est brillante. Le nez évoque la poire, les fruits exotiques, avec des notes florales et d'anis. La bouche est fraîche dès l'attaque, longiforme dans sa construction, plus charnue et plus grasse dans un centre plus haut et fruité. La finale est allongée, tendue, fraîche, d'une simple et agréable persistance aromatique, et saline. Noté 15, même note plaisir



Médoc : Clos Manou 2009 : magnum

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débouché 4 heures avant le service

La robe est profonde, avec un liseré de teinte violine. L'olfaction est expressive avec des arômes de cassis, de baies de sureau, de nombreuses épices douces et des notes florales, de cerises noires, et de légère réglisse. La bouche est veloutée, les tannins fins et mûrs sont enrobés par une chair bien formée et se trament dans un centre dense et concentré avec élégance, rehaussé de fruits éloquents. La finale est longue, bien tenue par des tannins serrés, toujours enrobés, avec une fraîcheur sous-jacente qui participe à l'équilibre, et d'une séduisante persistance aromatique. Noté 16,5, note plaisir 16



Loire : Coteaux de Saumur : Domaine du Val Brun : Liquoreux 1989

La robe est dorée. Le bouquet est intense et séduisant avec des arômes de coing, de poires, d'oranges confites, d'épices orientales, de citronelle, et de miel. La bouche est élégante, la liqueur est pure, dense, concentrée, dans une contruction allongée rehaussé de fruits finement rôtis. La finale s'allonge portée par une impeccable fraîcheur, précise, pure, persistante, et d'une bonne complexité. Noté 16,5, même note plaisir

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16 mars 2017

Dégustation à l'aveugle de vins de La Rioja à Saint Emilion : fin

Les carafes ont été conservées en cave fraîche, puis les vins ont été redégustés vingt quatre heures plus tard.

Montecillo Gran Reserva 1996 est oxydé, avec un profil aromatique de vin élevé en solera.

Ad Libitum 2015 montre une accentuation de l'élevage, avec une palette aromatique de fruits confiturés.

La Montesa 2013 est le seul vin qui s'est amélioré, l'élevage est moins présent, l'amertume est légère ce qui aboutit à un meilleur équilibre en finale, avec d'agréables arômes de " Mon Chéri"

Pagos de Arbenta 2011 est encore moins convaincant, les fruits sont en retrait, avec des arômes de café et de chocolat, le vin est tannique dès le milieu de bouche, très amer en finale

Ganko 2014 offre un nez assez avenant, il a perdu sa chair en bouche, et la finale est amère et astringente.

Vina los Valles Crianza 2012 est marqué par l'élevage, à tous les stades de la dégustation, avec toujours ses sensations d'amertume et d'astringence en finale.

Leukade 2012 n'est pas très net à l'olfaction (arômes lactiques, animaux et pharmaceutiques), la bouche reste riche et assez opulente, et la finale est sèche et amère.

El Puntido 2012 montre une accentuation des arômes d'élevage au nez, comme en bouche, et toujours les mêmes sensations d'amertumes et de sécheresse en finale

Propriedad 2008, le vin est nettement oxydé, même assez madérisé

Rio Madre 2014 : l'élevage est un peu plus prégnant, le vin est assez maigre et asséchant

Cette dégustation du lendemain n'a apporté aucun signe d'amélioration, et a très souvent abouti à accentuer les défauts perçus lors de la dégustation à l'aveugle. Le seul vin qui s'est amélioré est La Montesa 2013

Je ne proposerais pas de classement comme d' habitude. La plupart des vins ont été peu appréciés par les dégustateurs et les moyennes se situent entre 12,11 et 13,50

 

 

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Bodegas y Vinedos Tobelos : Leukade 2012

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100% tempranillo

La robe est profonde avec un liseré de couleur violine. Le nez évoque les cerises, les épices, les figues, le café avec des notes de coconuts. La bouche est charnue, veloutée, corsée, dense et fruité. La finale, très marquée par l'élevage est astringente et sèche avec en arrière plan, hélas, une matière de belle qualité. Note plaisir 11, moyenne du groupe 12,31



Vinedos de Paganos : El Puntido 2012

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100% tempranillo, élevage 16 mois en barriques neuves de chêne français

La robe est assez profonde de couleur violine à sanguine. L'aération libère des arômes de cerises, de léger pruneau, d'épices, de fève de café, et d'élevage soutenu. La bouche est riche, fruitée, bien en chair, ample et concentrée avec un élevage perceptible. La finale est pleine, allongée, bien dotée, mais très sèche, avec des notes d'amertume. Note plaisir 12, moyenne du groupe 12,77



Palacios/Remondo : Propiedad 2008

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Assemblage : Tempranillo, Garnacha, Graciano, et Mazuelo, élevage 14 mois en fûts de chêne français

La robe est assez profonde rubis à orangée au bord du verre. Le bouquet expressif montre une nette évolution, voire un caractère oxydé, avec des arômes de pruneau cuit, de cerises kirschées, de figues, de dattes, de chocolat, de café qui évoque plutôt un Vin Doux Naturel. La bouche est franchement oxydée chaleureuse, avec des notes animales . Non Noté, idem pour la quasi totalité des dégustateurs.



Bodegas y Vinedos Ilurce : Rio Madre 2014

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100% Graciano

La robe est soutenue, de couleur rubis. Le nez s'ouvre à l'aération sur des arômes de fraises, de framboises, de légères épices, avec des notes florales, de léger café et un peu lactique. La bouche est fraîche, longiforme, avec un corps fuselé finement charnu et rehaussé par des fruits acidulés. La finale est élancée, d' une honnête persistance aromatique, avec un élevage légèrement sensible, elle est portée par une acidité un peu trop vive qui nuit à son équilibre. Note plaisir 13, moyenne du groupe 13,06



15 mars 2017

Dégustation à l'aveugle de vins de La Rioja à Saint Emilion (2)

Ce qui a interpellé l'ensemble des participants à cette dégustation c'est la question de l'élevage.

Les finales des vins sont amères, astringentes, et asséchantes, avec parfois des sensations de sucrosité. Ce sont des symptomes d'élevage trop appuyé ou disproportionné, qui ne sont pas en adéquation avec la matière, qui assez souvent est de bonne qualité sous ce masque boisé. Les sites des différentes propriétés des vins dégustés lors de cette séance sont peu informatifs ou très flous sur cette question. Nous n'avons globalement que peu d'éclairage sur l'origine des bois (français ou américains) et surtout la nature des chauffes des barriques (moyenne +, forte, ou intense?), et la proportion de bois neuf .

Nous avons eu à goûter deux vins d'Olivier Rivière : Ganko 2014 et Rayos Uva 2015.

Ce français d'origine charentaise a fait ses classe notamment chez Lalou Bise Leroy et Elian Da Ros, il est arrivé dans la Rioja en 2004, pour travailler avec Telmo Rodriguez. En 2006, il crée un petit négoce à partir de l'achat de raisins dans la Rioja et signe ses premiers vins produits. En 2009 il acquiert ses premières vignes dans la région de l'Arlanza au sud de Burgos, et au nord de l'appellation Ribera del Duero. Pour ceux qui souhaitent plus d'information sur les cuvées Ganko et Rayos Uva lire ici :  et:

A la lecture de ces deux liens, on comprend la conception du vin que se fait Olivier Rivière largement influencé par ses deux maîtres évoqués plus haut.

J'évoquerai demain avec les derniers commentaires de cette séance, mes impressions sur l'ensemble des vins regoûtés le lendemain.

 

 

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Bodegas Biurko Gorri : Pagos de Arbanta 2011

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tempranillo 85%, Graciano 15% : élevage 12 mois en fûts de chêne ?

La robe est assez profonde de teinte sanguine. Le nez ouvert évoque les prunes évolant vers le pruneau, la girofle, les épices, le café avec des notes florales. La bouche est veloutée et le vin se développe dans un corps bien formé délicatement charnu et fruité. La finale, malgré une matière élégante est marqué par un élevage très soutenu apportant des sensations astringentes.Note plaisir 13, moyenne du groupe 13,5



Olivier Rivière. Vinos : Ganko 2014

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Grenache 80%, Carignan 20%

La robe est assez profonde avec un liseré de couleur sanguine. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de fruits noirs (cassis), de prunes noires, de romarin, de café et de chocolat. La bouche est veloutée et charnue, arrondie dans un centre bien rempli et fruité. La finale laisse entrevoir une belle matière en arrière plan, mais elle est amère et asséchante par la faute d'un élevage qui parait trop appuyé.Note plaisir 12, moyenne du groupe 12,11



Olivier Rivière. Vinos : Rayos Uva 2015

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Tempranillo 50%, Graciano 30%, Grenache 20%

Le nez et la bouche sont fortement réduits (H2S) , et le vin est acescent . Non noté par l'ensemble du groupe



Bodegas Vinicola Real : Vina Los Valles : Crianza 2012

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Graciano 50%, Garnacha 50%, élevage : barriques : 60% chêne français et 40% chêne américain

La robe est soutenue de couleur pourpre. L'aération libère des arômes de cassis, de cerise, de fraises, de fines épices et des notes florales. La bouche est élancée, un peu plus dense dans un milieu de bouche, finement charnu et fruité. La finale aromatique, est étirée par une fraîcheur de bon aloi, avec des sensations à la fois un peu chaleureuse et végétale qui ne permettent pas d'avoir un équilibre élégant.Note plaisir 13, moyenne du groupe 12,72



14 mars 2017

Dégustation à l'aveugle des vins de la Rioja à Saint Emilion (1)

En ce début du mois de mars, nous consacrons notre dégustation mensuelle aux vins de la Rioja. Notre petit groupe composé de professionnels (oenologues, sommeliers, et vignerons) et d'amateurs expérimentés se réunit samedi 11 mars pour déguster des vins rarement approchés par l'ensemble des participants.

Les vins ont été ouverts et mis en carafe deux heures avant la dégustation par Isabelle qui n'évalue pas les vins. L'ordre est entièrement aléatoire. Cette dégustation est faite à l'aveugle, avec un premier service dans l'ordre d'apparition, puis une seconde dégustation est faite pour ceux qui le souhaitent en réunissant toutes les carafes, avant que les évaluations soient relevées, et le nom des vins dévoilés. Cette dégustation ponctuelle sur une bouteille n'est qu'une image à un instant T, et ne prétend pas porter un jugement définitif sur les vins présentés. Nous reviendrons demain sur les impressions générales perçues par les dégustateurs. Voici les commentaires de la première série.

 

 

 

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Bodegas  Montecillo : Gran Reserva : 1996

La robe est soutenue et évoluée (orangée). Le bouquet d'une bonne intensité et très évoluée ( à la limite de l'oxydation) évoque les pruneaux, de légères épices, le tabac, et les feuilles mortes. L'attaque est veloutée, le vin se développe assez linéaire, un peu charnu dans son centre, avec des fruits cuits. La finale, soutenue par une nette acidité est aromatique, elle est soulignée par des notes de café, de chocolat, d'amertume, et une nette sensation de sucrosité pour la ponctuer. Note plaisir 11, moyenne du groupe 12,22

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Bodegas  Juan Carlos Sancha : Ad Libitum 2015 : Crianza

La robe est assez profonde de couleur violine. Le nez s'ouvre à l'aération (légère réduction) sur des arômes de fruits noirs, d'épices, avec des notes toastées et de café. La bouche est riche, corsée, bien en chair et fruitée. La finale d'une bonne allonge, ofre une palette aromatique expressive, et un bon équilibre, avec des notes de très légère amertume, et de légère sucrosité en ultime sensation. Note plaisir 15, moyenne du groupe 13,38

 

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Bodegas Palacios/Remondo : La Montesa 2013 : Crianza

La robe est soutenue de couleur rubis. L'olfaction est expressive avec des arômes de cerises noires, de fleurs capiteuses, d'épices variées et des notes sanguines. La bouche est souple en attaque, les tannins sont enrobés par une chair délicate, le centre fruité est plus consistant. La finale est élancé, d'une bonne persistance aromatique, avec une petite inadéquation entre une nette fraîcheur et une sensation légèrement chaleureuse. Note plaisir 13, moyenne du groupe 12,72

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13 mars 2017

Dégustation éclectique au restaurant Le Saint James à Bouliac (33)

Nous nous sommes rendus mercredi 8 mars, au restaurant «Le Saint James » à Bouliac, pour assister à la dernière séance des «soirées oenologiques» organisées par le sommelier de l'établissement Richard Bernard, qui quitte son poste pour d'autres aventures professionnelles. Il avait tissé, en plus des relations professionnelles, des liens d'amitiés, avec plusieurs vignerons qui ont tenu à l'accompagner pour cette dernière soirée consacrée aux oenophiles adhérents de ce club. Ainsi étaient présents : Thierry Germain (Saumur), Gérard Gauby (Roussillon), Isabel Ferrando (Châteauneuf du Pape), Véronique Dausse (Phélan Ségur), et Jean-Paul Jamet (Côte-Rôtie).

Son successeur ne souhaitant pas maintenir le rythme mensuel  (à l'exception des vacances d'été) de ces soirées oenologiques (je préférerais l'expression «  soirées oenophiles »), elles se dérouleront à raison d'une soirée tous les trois mois.

Les propriétaires présents ont proposé une de leur cuvée pour accompagner les mets élaborés par le chef : Nicolas Magie.

Les accords ont plus ou moins bien fonctionné selon le palais et les attentes des différents dégustateurs.

Voici le menu, avec les vins associés, puis mes commentaires sur les vins dégustés.

 

 

Menu Saint James 8 mars 2017

 

Allemagne : Hannah Fiegenschuh : Rheingau : Riesling Trocken : Rheingold 2015

La robe jaune pale est brillante, le nez expressif évoque les agrumes variés ( pamplemousse, orange, et citron ), les fleurs de plantes à infusion, avec de fines note naphtées. La bouche est droite, délicatement charnue, fruitée, un peu plus ronde dans un centre bien tenu par une acidité mûre. La finale allongée est tonique, fraîche, persistante, d'une belle pureté aromatique et saline. Noté 15,5, voire un peu plus avec le vieillissement sous verre.

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Saumur : Thierry Germain : l'Insolite 2014 : magnum

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La robe offre une teinte or vif. L'agitation libère des arômes de poires, d'agrumes, de verveine, de léger tilleul, avec des notes fumées et légèrement fermentaires. L'attaque est veloutée et assez charnue, puis le vin, porté par une nette fraîcheur (sans excès) se tend dès le milieu de bouche fruité, et très légèrement perlant. La finale allongée, très fraîche est persistante, avec encore quelques notes fermentaires, et finit saline, et pierreuse. Noté 15, un vin qui a manqué d'aération pour se mettre en place.

 

 

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Châteauneuf du Pape : Domaine de Saint Préfert : blanc 2016

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La robe jaune pale est brillante. L'olfaction s'intensifie à l'aération avec des arômes de poires, de melon, de fines épices, avec des notes de fenouil et de léger anis, et une touche lactique. La bouche est élancée, finement charnue, veloutée, fruitée. La finale, d'une allonge convenable, est équilibrée aromatique, avec pour la ponctuer de fines amertumes de peaux de fruits. Noté 15, un vin un peu comprimé qui ne nous a pas tout dit.

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Côtes de Roussillon Villages : Gérard et Ghislaine Gauby : La Muntada 2014

La robe soutenue de couleur burlat est trouble. Une forte réduction diminue sans disparaître malgré un forte agitation et ne permet pas une bonne lecture de la palette aromatique. La bouche est finement corsée, avec un bonne densité. La finale est fraîche, avec une réduction qui revient dès que cesse l'agitation. A aérer longuement pour analyser le vin.

 

 

 

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Saint Estèphe : Phélan Ségur 1995 : double magnum

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La robe est jeune assez profonde de couleur sanguine. Le bouquet ouvert évoque le cassis, les cerises, des épices douces, avec des notes de tabac et d'humus, et une petite pointe animale. La bouche d'un élégant velouté de texture est charpentée et fruitée, avec un petit manque de netteté. La finale est fraîche, avec une légère sensation de manque de structure par rapport au milieu de bouche, doté d'une palette aromatique assez complexe, pas complètement nette.

Un vin qui n' offre pas une qualité continue sur l'ensemble de la dégustation.

 

Côte-Rôtie : Domaine Jamet 2011

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La robe est assez profonde, de teinte sanguine. L'olfaction est expressive avec des arômes de cassis, de baie de sureau, d'épices (dont un léger poivre) et des notes lardées, et florales. La bouche est très veloutée, les tannins fins et mûrs sont enrobés par une chair de bon aloi et se trament dans un corps allongé, bien dessiné et rempli, rehaussé de fruits éloquents. La finale est longue, élégante , fraîche, veloutée, et persistante. Noté 16,5 : un vin qui se goûte très bien dans ce millésime de cycle long ( 130 jours entre la floraison et les vendanges).

Champagne Roederer : Brut Premier

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Rien à changer au compte rendu de la bouteille dégustée fin janvier

La robe, de teinte jaune pâle, avec des reflets or est traversée par un cordon de bulles fines. La nez bien ouvert évoque les pommes mûres, les poires, nuancées de notes florales et de noisettes. La bouche est tonique, dotée d'une bonne vinosité, structurée avec élégance, et rehaussée de fruits expressifs. La finale est allongée, élancée, dynamisée par une juste effervescence et une fraîcheur de bon aloi, et ponctuée par une subtile et persistante palette aromatique. Noté 16

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