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Journal d'un passionné de la rive droite

Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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20 juillet 2018

Priorat : Espectacle de Monsant 2014, Clos Mogador 2015, Manyetes 2015 dégustés à Anthocyanes

 

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Philippe Cohen a organisé début avril dernier, lors de la semaine des primeurs, sa manifestation annuelle Anthocyanes avec un remarquable panel de vignerons français et etrangers.

 

 

Je commente aujourd'hui trois vins remarquables de René Barbier (Priorat).

Espectacle de Monsant est élaboré avec des vignes centenaires de Grenache, situé sur la commune de La Figuera au nord de l'appellation. Le vignoble est planté sur des pentes abruptes de la Sierra del Monsant sur les sols et sous-sols constitués de calcaires et d'argiles. La production est d'environ 500 bouteilles par an.

Clos Mogador est un vignoble d'un dizaine d'hectares, située à une altitude de 350 mètres. Quatre cépages ( Grenache, Carignan, Syrah, et Cabernet Sauvignon) en proportion variable selon les millésimes sont plantés sur des sols et sous-sols de schistes et d'ardoises altérés et décomposés appelés localement Llicorella. Les rendements sont faibles : 10 hectolitres à l'hectare.

Manyetes est le fruit d'un seul cépage ( Carignan) avec exceptionnellement un peu de Grenache ( au plus 10%). Le vignoble est situé sur un coteau aride, pentu, brulé par le soleil. De vieux Carignans ( 80 ans) sont installés sur les fameuses Llicorella évoquées précédemment. Les rendements sont faibles ( 10 hectolitres à l'hectare), l'élevage se fait en grands contenants (foudres) pendant 22 mois. 5000 bouteilles sont produites par millésime.



Espagne : René Barbier : Espectacle de Monsant 2014

100% grenache

La robe est soutenue à très soutenue de couleur pourpre. Le nez séduisant et intense évoque les cerises mûres et leur noyau, la boite à épices, les violettes avec des notes de chocolat et d'herbes aromatiques. La bouche est pure, intense, soyeuse, bien en chair concentrée, dense, dotée de tannins très fins, et très fruitée. La finale est longue, très veloutée, harmonieuse ( belle fraîcheur perceptible), affriolante, très expressive et persistante. Noté 18/18,5



Espagne : Priorat : René Barbier : Clos Mogador 2015

Assemblage : Grenache 45%, Carignan 29%, Syrah 16%, Cabernet Sauvignon 10%

La robe est assez profonde de teinte sanguine au bord du verre. L'olfaction est expressive et avenante avec des arômes de cerises légèrement kirschées, de cassis, de myrtilles, d'épices variées, de garrigue , de menthe et des notes réglissées. La bouche est intense, dense, profonde, des tannins fins sont enrobés par une chair très veloutée, et rehaussé de fruits intenses. La finale est longue, pure, veloutée, harmonieuse, très expressive et persistante. Noté 18

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Espagne : Priorat : René Barbier : Manyetes 2015

100% Carignan

La robe est profonde avec un disque de couleur sanguine. L'agitation accentue des arômes élégants de cassis, de mûres, de boite à épices, d'olives noires, de violettes et des notes légères de café. La bouche est riche, concentrée, bien charpentée par des tannins fins habillées d'une chair bien formée et veloutée. La finale est longue d'un bon maintien, autoritaire tout en conservant une texture veloutée, dotée d'une fraîcheur perceptible, aromatique, persistante avec une touche saline. Noté 17,5




18 juillet 2018

Des vins de l'appellation Margaux au Week-end des Grands Crus

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Samedi 16 juin, je me suis rendu avec André à la dégustation des vins du millésime 2015 organisée par l'UGCB dans le cadre du Week-End des Grands Crus. Nous nous contentons généralement de goûter le nouveau millésime en bouteille, même si chaque propriété propose un autre millésime à la dégustation et qu'il nous arrive de faire quelques exceptions.

Cette dégustation toutes appellations confondues, a été difficile, avec des vins assez marqués par leur élevage, et un manque d'aération qui donnaient très souvent des finales amères, parfois sèches et astringentes.

Voici quelques vins échantillonnés dans l'appellation Margaux, qui se sont plutôt bien goûtés, sachant que cette appellation a été moins affectés par les intenses épisodes pluvieux de la mi-septembre 2015 celles situées plus au nord.

Comme d'habitude, les styles des vins, dans cette appellation, sont  différents en fonction de la "philosophie" de chaque propriété.



Les robes sont très soutenues à assez profondes de couleur pourpre à sanguine

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Brane-Cantenac 2015

Le nez est séduisant et expressif avec des arômes de cassis, de baies rouges et des notes florales ( violettes dominantes) et d'élevage. La bouche est bien en chair, veloutée, dense et fruitée . La finale est longue, d'une bon maintien, très fraîche, expressive et persistante. Note potentielle 17, voire un peu plus, quand l'acidité et l'élevage s'intègreront mieux avec la matière lors du vieillissement.

Cantenac-Brown 2015

L' agitation accentue des parfums de petites baies noires, de cerises nuancés de notes florales et d'élevage. La bouche est bien construite, veloutée, charnue, dense avec des tannins fins, et fruitée. La finale est allongée, d'un élégant veloutée de texture, délicate, expressive et fraîche ( acidité un rien vive en l'état). Note potentielle 17

Durfort-Vivens 2015

L'olfaction séduisante et intense évoque les petites baies noires (cassis) et rouges (framboises) avec des notes de roses et de violettes. La bouche est sensuelle, soyeuse, les tannins fins enrobés par une chair délicate se trament dans un corps oblong et fruité. La finale est longue, pure, élégante, harmonieuse, aromatique, et soutenue. Noté 16,5/17

 

 

 

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Giscours 2015

L'agitation accentue des arômes de fruits rouges et noirs, d'épices douces, avec des notes réglissées. La bouche est droite, serrée, finement charnue et fruitée. La finale est étirée par une fraîcheur un rien vive, d'une bonne et persistante expression aromatique. Noté 16/16,5

Lascombes 2015

Des fruits variés (cassis dominant), d'épices variées, avec des notes réglissées et d'élevage soulignent une olfaction bien ouverte. La bouche est bien construite, corsée, pleine, fruitée avec une chair veloutée. La finale d'une bonne allonge, est soutenue, fruitée , épicée, équilibrée, avec des notes amères et un peu sèches dues à un élevage qui se fondra. Noté 16,5, voire un peu plus.

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Marquis de Terme 2015

Le nez est bien ouvert et séduisant avec des arômes de cassis, de cerises, d'épices douces, nuancées de notes florales et d'élevage. La bouche est consistante, dense, ample, charnue, très veloutée et fruitée. La finale est longue, d'un bon maintien, conservant une texture veloutée, fraîche, aromatique et persistante. Noté 17/17,5



Prieuré-Lichine 2015

L'aération accentue des parfums floraux ( roses et violettes), de petits fruits noirs, de cerises, et de fines épices. La bouche est délicate, dans une construction dense et allongée, délicatement charnue, rehaussé de fruits éloquents. La finale est allongée, fraîche, veloutée, élégante, pas encore totalement épanouie aromatiquement. Note potentielle 16,5



Rauzan-Ségla 2015

Une légère réduction s'estompe en partie à l'agitation, et fait place à des parfums de cassis, de fleurs mauves, et d'élevage. La bouche est souple , élancée, fine, longiforme, assez fruitée. La finale est étirée par une fraîcheur un peu vive, finement charnue, avec une palette aromatique modérée. Un échantillon peu causant, à revoir.


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16 juillet 2018

Saint Emilion : Beauséjour Duffau Lagarrosse, Larcis Ducasse, et Pavie Macquin dans le millésime 2008

Lors de la dégustation des vins " primeurs" 2017 à Pavie Macquin, j'étais présent lors du passage d'un critique américain, qui avait demandé à déguster aussi des vins en bouteilles (millésimes 2015 et 2008), j'ai pu profiter également de cette dégustation. J'ai déjà commenté les trois Premiers Crus Classés de Saint Emilion du millésime 2015 dans ce billet (21 mai 2018), et le billet de ce jour est consacré à ces mêmes vins dans le millésime 2008.

Les vins ont été dégustés après l'ouverture des bouteilles, avec suffisamment de temps pour permettre une bonne aération dans le verre.

Beauséjour Duffau Lagarosse n'a été suivi par les équipes de Nicolas Thienpont et Stéphane Derenoncourt que peu de temps avant les vendanges, ils n'ont donc eu aucune influence sur le cycle végétatif de la vigne. Le seul acte décisionnel fut la date des vendanges.

Le vin est bon voire très bon, mais relativement assez loin de la haute excellence des millésimes qui ont suivi, tout en tenant compte de l'effet millésime ; 2008 est un millésime de type océanique, avec un été pas très chaud, mais avec une belle arrière saison.

Larcis Ducasse 2008 est en pleine forme : mûr, aromatique, dense, fin, allongé, soyeux et persistant. Il peut commencer à se boire, avec une mise en carafe, ou être attendu dans une bonne cave une dizaine d'années encore.

Pavie Macquin 2008 a encore toute sa fougue que le vieillissement sous verre commence à dompter petit à petit. Il a un très beau potentiel, mais il est préférable de le laisser vieillir en cave. Pour les éventuels impatients, il se présente à son meilleur niveau en bouteille 24 heures après l'ouverture.

 

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Saint Emilion : Beauséjour Duffau Lagarrosse 2008

La robe est très soutenue de couleur rubis à grenat. L'agitation accentue des arômes de fruits rouges (cerises et prunes), nuancés de notes de roses et de légères épices. La bouche est souple, délicate, avec des sensations légèrement ascendantes vers un centre plus plein, finement charnu et fruité. La finale est étirée par une nette fraîcheur (sans excès), tenue par des tannins plus fermes et moins enrobés, avec une bonne expression aromatique. Noté 15,5

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Saint Emilion : Larcis Ducasse 2008

La robe est assez profonde de teinte sanguine à rubis. Le bouquet est élégant et expressif avec des arômes de cerises mûres, de léger cassis, de fines épices, nuancés de notes florales, et une touche d' humus. La bouche est très veloutée à soyeuse, avec un chair délicate qui habille un milieu de bouche d'une bonne densité. La finale est longue, d'un séduisant velouté de texture, fraîche, précise, aromatique et persistante. Noté 17



Saint Emilion : Pavie Macquin 2008

La robe est profonde de couleur sanguine près du disque. L'aération intensifie des arômes de cerises noires, de cassis (baies écrasées) de boîte à épices, de violettes, et d'une légère touche de truffes noires. La bouche est intense, corsée, sphérique (dans le contexte du millésime) bien en chair et veloutée, rehaussée de fruits éloquents. La finale est longue, autoritaire, bien tenue par des tannins serrés un peu plus fermes dans le coeur du grain mais restant enrobés, fraîche, expressive et persistante. Note potentielle 17,5

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13 juillet 2018

Pouilly-Fuissé : Auvigue vieilles vignes 2014, Lalande de Pomerol : Bourseau 2012, et Saint Emilion : l'Hermitage 2002

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Lors d'un dîner avec André à la fin du mois de mai, nous avons comme d'habitude fait une petite dégustation à l'aveugle chacun proposant à l'autre une ou deux bouteilles.

Les vins sont toujours goûtés pour eux-mêmes avant d'accompagner les mets choisis. Ils ont été mis en carafe une demi-heure à deux petites heures avant cette première dégustation, puis pour ma part regoûtés le lendemain après conservation dans une cave fraîche.

Le Pouilly-Fuissé 2014 du domaine Auvigue (dégusté à l'aveugle) offre l'agréable profil du millésime avec beaucoup de fraîcheur sans outrecuidance, une palette aromatique agréable, et un profil général avenant à tous les stades de la dégustation. Du plaisir avec ce vin.

Château Bourseau 2012 (Lalande de Pomerol) est un vin de facture classique, avec un fruit mûr et frais, une agréable texture finement enrobée, une rondeur dans le milieu de bouche apportée par les argiles, et une finale fraîche et élancée. C'est bon, mais à attendre encore un peu.

L'Hermitage 2002 (Saint Emilion) est élaboré dans un style moderniste qui lui convient bien : fruits mûrs, chair et velouté de texture, avec un corps bien formé, et une finale fraîche et cohérente. Une réussite dans ce millésime plutôt globalement difficile en rive droite.

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Pouilly-Fuissé : Domaine Auvigue : vieilles vignes 2014 

La robe or pale est brillante. L'aération accentue des arômes de poire, d'agrumes nuancés de notes florales, de légères épices, et d'une touche d'élevage discret. La bouche est tonique, dotée d'une chair délicate et veloutée, avec un milieu de bouche dense et d'un bon maintien, agrémenté de fruits expressifs. La finale est droite, tendue, étirée par une fraîcheur bien adaptée à la matière, dynamique, expressive et saline. Noté 16, note plaisir 15,5


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Lalande de Pomerol : Château Bourseau 2012

La robe est assez profonde de couleur rubis à grenat. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cerises fraîches, de fleurs mauves, et des notes épicées et de légères baies noires. La bouche est assez veloutée, et très finement charnue, avec des rondeurs avenantes dans une centre fruité. La finale est fraîche, d'une allonge normale, fruitée et florale. Noté 15, note plaisir 14,5


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Saint Emilion : l'Hermitage 2002

La robe est assez profonde , de teinte grenat près du disque. Le nez avenant et d'une bonne intensité évoque les cerises, les prunes noires mûres, les épices douces, avec des notes de cassis, de légère réglisse et de truffes noires. La bouche est très veloutée et charnue, bien centrée et d'une bonne densité ( dans le contexte du millésime) rehaussé de fruits éloquents. La finale est allongée, fraîche, d'un bon maintien, d'une agréable expression aromatique assez complexe. Noté 16, même note plaisir

11 juillet 2018

Beaune : Nicolas Rossignol : Clos des Mouches (rouge) 2008, et Pommard : Vaudoisey-Creusefond : Charmots 2005

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Je commente, dans ce billet deux vins de La Côte de Beaune (Bourgogne) qui se sont fort appréciés. La bouteille de Beaune Clos des Mouches 2008 de Nicolas Rossignol a accompagné avec justesse un foie gras poêlé. Il s'est montré d'excellente facture dès la première dégustation : aromatique, plein, velouté avec une belle fraîcheur bien intégrée à la matière en finale. Il n'a pas comme un certain nombre de vins rouges de Bourgogne dans ce millésime, une acidité trop vive qui déséquilibre les finales. Le lendemain l'ensemble est davantage fondu, et un peu plus harmonieux.

Nous avons déjà dû déguster et boire une dizaine de bouteilles de Pommard Charmots 2005 du domaine Vaudoisey-Creusefonds, pour suivre son évolution qui a été conforme aux premières dégustations. Il faut dire qu' à 19 Euros la bouteille à sa sortie, c'était tentant. C'est un vin de facture classique, voire traditionnelle, que la propriété a parfaitement réussi dans ce millésime, et qui s'est montré une nouvelle fois plaisant et excellent, à son meilleur niveau lors de la deuxième dégustation.



Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés, comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).



Beaune : Nicolas Rossignol : Premier Cru : Clos des Mouches (rouge) 2008

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La robe est assez soutenue de couleur rubis, très légèrement évoluée au bord du verre. Le nez , séduisant et expressif, évoque les cerises ( pulpe et noyau) de griottes, de roses, de benjoin, avec des notes de cassis, d'humus, et une pointe réglissée. Un chair délicate très veloutée à soyeuse enrobe les tannins à tous les stades de la dégustation. Le vin se développe dans un corps bien dessiné dans l'allonge, d'une bonne densité, rehaussé de fruits éloquents. La finale est longue, précise, d'une fraîcheur bien dosée, expressive et persistante. Noté 17, note plaisir 16,5



Pommard : Vaudoisey-Creusefond : Premier Cru : Charmots 2005

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La robe est assez soutenue à soutenue de couleur rubis sans signe d'évolution. L'olfaction d' une bonne intensité dévoile des arômes de cassis, de baies de sureau, d'épices variées (dont un léger poivre ), de fine réglisse, de genièvre, et d'encens. La bouche est veloutée et délicatement charnue, le centre est concentré, plein, d'une bonne ampleur agrémenté de fruits noirs expressifs. La finale est longue, d'un bon maintien, dotée d'une texture veloutée, avec une palette aromatique persistante. Noté 16,5, note plaisir 16

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09 juillet 2018

Castillon-Côtes de Bordeaux : Domaine de l'A 2015, et Montagne Saint Emilion : Simon Blanchard : "village" 2015

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Lors de la dégustation faite au Week-End des Grands Crus samedi 16 juin au Hangar 14 à Bordeaux, les vins de la rive droite se sont globalement difficilement goûtés avec des finales marquées par l'élevage donnant des sensations de sécheresse et d'astringence. Les conditions atmosphériques (température et pression) associées à une phase un peu plus austère pour les vins en bouteille à ce moment là sont peut-être des facteurs expliquant ce phénomène. Je reviendrai sur cette dégustation ultérieurement.

J'ai ouvert une quinzaine de jours plus tard deux vins de la rive droite pour voir si cette sensation de vins jansénistes persistait.

Les deux vins, Domaine de l'A 2015 et Montagne "village" 2015 de Simon Blanchard, se sont très bien goûtés dès la première dégustation, même s' ils étaient un peu plus épanouis le lendemain. Je n'avais pas encore goûté le Domaine de l'A 2015 en bouteille ; il s'est montré tout à fait conforme à ce que l'échantillon " primeur" laissait entrevoir.



Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés, comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).



Castillon-Côtes de Bordeaux : Domaine de l'A 2015

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La robe est profonde avec un liseré de teinte sanguine à violine. Le nez bien ouvert évoque les cerises noires , le cassis, de nombreuses épices douces, avec de légères notes de fleurs mauves, de framboises, et de thé fumé. La bouche est concentrée, sphérique ,bien en chair, veloutée et fruitée. La finale est longue, d'un bon maintien (tannins au toucher légèrement crayeux), dotée d'une fraicheur sous-jacente harmonieuse, elle est aromatique et persistante. Noté 16,5, voire un peu plus dans quelques années, note plaisir 16



Montagne Saint Emilion : Simon Blanchard : "Village" 2015

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La robe est très soutenue à assez profonde de couleur violine à rubis. Le nez est élégant et expressif, avec des arômes de cerises, de fines épices, nuancés de notes de violettes, et de léger cassis, avec des notes d'élevage distingué et discret. La bouche est tonique et d'une fraîcheur perceptible dès l'attaque, le vin se densifie dans un corps oblong délicatement charnu , velouté et très fruité. La finale est allongé, élancée, fraîche, bien équilibrée, fruitée, épicée, avec une touche florale. Noté 15,5, même note plaisir

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06 juillet 2018

Côtes du Rhône : Charvin : millésime 2016, et Corbières : Maxime Magnon : Rozeta : millésime 2015

Comme chaque année je reçois en février-mars ma commande de vins du domaine Charvin ( Châteauneuf du Pape et Côtes du Rhône). Je commençais à être impatient de déguster une bouteille de Côtes du Rhône du millésime 2016, ce millésime que l'on semble pouvoir qualifier de grand dans le Rhône sud. Une dégustation de Châteauneuf du Pape 2016 (vins primeurs) du Domaine de Saint Préfert avait commencé à m'en convaincre. J'ai donc ouvert fin mai une bouteille de Côtes du Rhône 2016 fin mai.

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Effectivement, c'est un vin de très belle facture que nous propose le Domaine Charvin qui s'est offert avec encore plus de séduction lors de la deuxième dégustion : belle pureté de la palette aromatique, finesse et élégance des tannins tramés serrés, finale harmonieuse très légèrement tannique ce qui nécessitera un peu de garde supplémentaire (mais moins longue que celle du millésime 2015).

Je suis les vins rouges de Maxime Magnon (en particulier Rozeta) depuis trois millésimes. Il vinifie ses vins sans sulfites ajoutés, avec le doigté et les précautions nécessaires pour aboutir à des vins nets et purs à tous les stades de la dégustation. Rozeta 2015 est une pure gourmandise, et tient bien à l'air à 24 heures d'intervalle.

Ce vin à large dominante du cépage Carignan complété par la Syrah et le Grenache offre une palette très fruitée et épicée envoûtante, une structure dense et serrée en longueur, et une finale expressive d'un séduisant équilibre.

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Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés , comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).

 

Côtes du Rhône : Domaine Charvin millésime 2016

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La robe est assez soutenue à soutenue de teinte pourpre à violine. Le nez net et bien ouvert évoque avec élégance des arômes de cerises, de fraises sauvages, de délicates épices, des notes de fleurs mauves, et une touche de fruits noirs. La bouche est séduisante, avec une texture veloutée, un centre dense bien charpenté, délicatement charnu, réhaussé de fruits expressifs. La finale est allongée, bien tenue par des tannins légèrement fermes, fruitée, épicée, florale, persistante, avec une fraîcheur perceptible qui harmonise l'ensemble. Note potentielle 16, note plaisir 15,5



Languedoc : Corbières : Maxime Magnon : Rozeta 2015

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La robe est assez soutenue de couleur violine. L'olfaction est intense avec des arômes de cassis, de mûres, de myrtilles, d'épices variées, nuancés de notes de réglisse, et de fruits rouges. La bouche offre un séduisant soyeux de texture, les tannins fins et mûrs enrobés par une chair délicate se trament dans un corps allongé et dense, agrémenté de fruits gourmands. La finale, d'une belle allonge est harmonieuse, très veloutée, juteuse, aromatique, et persistante. Noté 16, même note plaisir


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04 juillet 2018

Beaujolais : Bouland : Morgon vieilles vignes 2011, et Burgaud : Morgon : Côte de Py cuvée James 2011

Le retour du beau temps en Gironde, et des menus avec différents morceaux et préparations de charcuterie m'ont incité à ouvrir et à déguster des crus du Beaujolais. Une dégustation en solo car mon épouse n'apprécie que peu les vins de cette région, elle les trouve trop marqués par des arômes fermentaires. Un test à l'aveugle avec des vins plus âgés de cette région, me dira si c'est rédhibitoire.

La bouteille de Morgon Vieilles Vignes de Daniel Bouland commence à s'aborder avec un certain plaisir et montre que le vieillissement apportera encore plus de gourmandise ( trois bonnes années)

Le Morgon cuvée James 2011 de Jean-Marc Burgaud est un vin concentré, doté d'un très bel avenir, il commence à être expressif dans la première partie de bouche, mais la finale n'est pas encore épanouie, et les tannins domptés. Le plaisir reste limité, compte du potentiel du vin. Il faudra être patient.

Certains lecteurs trouveront peut-être ces vins plus évolués, je précise que les vins évoluent lentement dans ma cave.

Conditions de dégustation

Les vins ont été goûtés, comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).

 

 

 

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Beaujolais : Daniel Bouland : Morgon Vieilles Vignes 2011

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La robe est très soutenue de couleur violine. Le nez ouvert évoque plus intensément à l'agitation des arômes de cassis, de fines épices ( dont un léger poivre) , nuancés de notes de cerises noires, de violettes et de pivoines. L'attaque est charnue et veloutée, le vin se développe dans un corps bien rempli, assez ample et très fruité. La finale d'une bonne allonge est fraîche, tenue par des tannins finement enrobés, encore un peu fermes, elle est aromatique et assez persistante sans être totalement épanouie. Note potentielle16/16,5, note plaisir 15,5



Beaujolais : Jean-Marc Burgaud : Morgon "Côte de Py" Cuvée James 2011

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La robe est soutenue de couleur pourpre à reflets violines. L'aération accentue des arômes de fruits noirs (cassis, baies de sureau, cerises noires), d'épices (dont des notes poivrées), avec des notes de fleurs mauves, et de léger élevage pas encore totalement fondu. La bouche offre dès l'attaque, un séduisant velouté de texture, le centre est dense, concentré, délicatement charnu et fruité. La finale tenue par des tannins encore fermes mais sans rigidité ni sécheresse, est encore un peu retenue, tout en montrant une palette aromatique prometteuse. Note potentielle 16,5, note plaisir 15

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02 juillet 2018

Saint Joseph ( blanc) , Côtes de Bourg, Hermitage (rouge) et Yquem pour accompagner un dîner

Pour accompagner le dîner avec en entrée (Tomate de pays, burrata et toast tapenade d’olives noires), et le poisson (maigre aux trois légumes), fromages et un gâteau d'anniversaire, nous avons bu les vins restants de la dégustation à l'aveugle.

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Mais comme notre petit groupe aime toujours jouer dans la générosité, quelques nouveaux vins ont été servis lors de ce repas à l'aveugle, après avoir été mis en carafe, peu de temps avant le service.

Le Saint Joseph Les Oliviers 2013 de Gonon s'est fort bien goûté, il est assez richement doté, avec un élevage très bien dosé, et une finale bien équilibrée par une fine acidité qui participe à l'équilibre en plus des belles amertumes de peaux de fruits. Une bouteille qui confirme les premiers rôles tenus par ce vin dans son appellation.

Le Clos Alphonse Dubreuil 2010 (Côtes de Bourg) que j'ai apporté et dont c'était le dernier millésime, était destiné être un clin d'oeil aux participants du bourgeais présents à cette dégustation. Il s'est bien dégusté avec toutes les qualités requises, et il faudra attendre cinq à six ans de plus pour en profiter pleinement.

L'Hermitage 2004 de Tardieu-Laurent est d'une jeunesse insolente que lui procure une réduction soutenue. Le vin a un potentiel excellent et il aurait mérité pour cela une aération plus longue pour l'apprécier encore plus lors de cette dégustation.

Notre ami Alex qui fêtait avec nous son anniversaire nous a donc servi à l'aveugle Yquem 2008. La dégustation à l'aveugle montre que ce vin réprésente ce qui se fait de mieux dans ce millésime ingrat pour cette appellation. Il n'a pas la concentration, le grand rôti, et la longueur des grands millésimes, mais sa finesse, sa pureté (assez rare dans le millésime), sa fraîcheur, et une certaine complexité sont fort appréciables.

 

 

 

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Saint Joseph blanc : Gonon Les Olivier 2013

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La robe offre une teinte or vif. Le nez bien ouvert évoque les fruits jaunes, la poire, les épices douces avec des notes d'amande et d'herbes aromatiques. La bouche est bien en chair, veloutée, grasse dans un centre bien construit, et fruité. La finale est allongée, avec une acidité basse mais perceptible, d'une bonne tenue, expressive, avec une fine amertume de peau de fruits. Noté 16/16,5

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Côtes de Bourg : Clos Alphonse Dubreuil 2010

La robe est profonde avec un liseré de couleur sanguine. L'aération amplifie nettement des parfums de cassis, de baies de sureau, d'épices variées, nuancées de légères cerises, et de violettes. La bouche est dense, dans une construction allongée, avec une sensation d'élégante concentration dans un milieu de bouche fruité. La finale d'une bonne allonge est fraîche, bien tenue par des tannins encore fermes, aromatique et persistante. Note potentielle 16,5

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Hermitage : Tardieu- Laurent : millésime 2004.

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La robe est assez profonde de couleur poupre à sanguine. Une longue aération estompe une nette réduction, et met en évidence des arômes de cassis, de mûres, de boîte à épices (dont une léger poivre) avec des notes légèrement épicées, et fumées. La bouche fruitée est soulignée par un élégant velouté de texture, dans une construction dense bien structurée par des tannins fins enrobés par une chair délicate. La finale est longue, bien harmonisée par une juste fraîcheur, d'un bon maintien, fruitée, épicée, avec une touche florale et persistante. Noté 17, avec une aération plus longue.



Sauternes : Yquem 2008

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La robe or clair est brillante. Le bouquet est élégant et d'une bonne expression évoque les fruits jaunes ( mangue et abricot ), nuancés de notes florales, de poire, et de miel fin. La bouche est élégante, crémeuse, finement concentrée, fruitée et florale. La finale est étirée par la fraîcheur inhérente au millésime, elle est subtile, précise, dotée d'une palette aromatique assez complexe. Note plaisir 17

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29 juin 2018

Dégustation à l'aveugle de vins blancs secs français du millésime 2008 (fin)

Cette dégustation a été  d'excellent niveau. Si l'on excepte le Savennières Le Grand Beaupréau d'Yves Guégniard 2008 qui était oxydé et Les Choisilles 2008 de Chidaine dont la bouteille était moins performante que celles dégustées auparavant, le vin le moins performant parmi les dix autres restants a obtenu la note de 15,5/20 ce qui est très honorable. Bien que dans ce cas (Chablis La Forest 2008 de Vincent Dauvissat) la bouteille était aussi moins qualitative que celles goûtées précédemment.

Les vins de Marcel Deiss apportés par un des dégustateurs n'ont pas été évalués à leur juste valeur à mon avis. Je pense qu'ils ont souffert de leur richesse en sucres résiduels constatée par plusieurs participants, dans la mesure où le thème de cette soirée était : les vins blancs secs français du millésime 2008.

Pour ma part, j'ai trouvé qu'un certain nombre de vins avaient des acidités un peu vive (sans être rédhibitoires), ce qui a un peu modéré mon enthousiasme par rapport à d'autres dégustateurs

Voici le classement des cinq premiers :

  1. Alsace : Albert Mann : Riesling Schlossberg 2008 : 17,21/20

  2. Sancerre : Gérard Boulay : Clos de Beaujeu 2008 : 16,64/20

  3. Alsace: Marcel Deiss : Schoenenbourg 2008 : 16,50/20

  4. Saumaize-Michelin : Pouilly-Fuissé : Les Ronchevats 2008 : 16,36/20

  5. Alsace : Marcel Deiss: Altenberg de Bergheim 2008 : 16,29/20



Voici les commentaires de la dernière série :

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Sancerre : Gérard Boulay : Clos de Beaujeu 2008

La robe jaune pale est brillante. L'agitation accentue des arômes d'agrumes ( oranges et citrons), de fleurs blanches, et des notes fumées. La bouche offre un délicat velouté de texture avec un corps oblong dense, délicatement charnu et fruité (fruits mûrs). La finale est allongée, soutenue, cristalline, fraîche, expressive, et saline. Noté 17, moyenne du groupe 16,64




Loire: Vouvray : Domaine Huet : Le Haut Lieu 2008

La robe offre une teinte or clair. Le bouquet expressif et très légèrement évolué évoque la poire , les fruits exotiques, le coing, les épices douces, nuancés de notes de tilleul et de miel. La bouche est bien en chair, presque grasse, très veloutée, riche , ample, dense et très fruitée. La finale est longue, tonique, intense , fraîche, complexe et persistante. Noté 17, moyenne du groupe 16,28

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Loire : Montlouis : Chidaine : Les Choisilles 2008

La robe de teinte or clair est brillante. L'aération améliore peu une olfaction fraîche, et citrique, avec une pointe d'oranges. La bouche est droite, tendue, finement charnue, citronnée. La finale est étirée par une acidité vive, agrémentée de fruits acidulés, très citrique, avec une pointe d'épices. Noté 14, moyenne du groupe 14,36


 

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Alsace : Albert Mann : Riesling Schlossberg 2008

La robe offre une couleur or vif. Le nez est expressif et avenant avec des arômes de mirabelles, d'orange mûre, d'épices orientales, de roses, et de naphte. La bouche est riche, intense bien en chair, très veloutée, avec du volume et de la densité rehaussée de fruits éloquents. La finale est longue, pure, d' une impeccable fraîcheur qui l' harmonise avec beaucoup d'élégance, elle est très expressive et persistante. Noté 18, moyenne du groupe 17,21


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Alsace : Marcel Deiss : Riesling Schoenenbourg 2008

La robe offre une teinte or soutenue. Le bouquet intense et riche évoque la mangue , la mirabelle chaude, l'orange bien mûre, les épices douces, avec des notes légèrement naphtées et de miel. La bouche est généreuse, sphérique, très pleine, charnue, avec une texture très veloutée, agrémentée de fruits très mûrs. La finale est longue, puissante, intense, d'une bonne fraîcheur qui équilibre les sucres résiduels perceptibles, très aromatique, et persistante. Noté 17,5, moyenne du groupe 16,50


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Alsace : Marcel Deiss : Altenberg de Bergheim 2008

La robe de couleur or vif est brillante. L'olfaction très expressive offre une sensation moelleuse de fruits finement confits (oranges et fruits jaunes), d'épices orientales, de miel fin, de fruits secs (dattes) et des notes fumées. La bouche est presque onctueuse, charnue, ample, très dense, riche, très fruitée. La finale est longue, d'une remarquable fraîcheur, précise, harmonieuse, complexe et intense. Noté 17,5, moyenne du groupe 16,29. Avec pour ma part un potentiel plus élevé.