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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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26 septembre 2021

Verticale du Château Pavie Macquin (Saint Emilion) : millésimes 2004 à 2019 inclus : première partie

J'ai organisé fin août à mon domicile une verticale du Château Pavie Macquin du millésime 2004 au millésime 2019. Il s'agissait de faire découvrir à nos amis du Nord (département) qui possédaient quelques millésimes, l'évolution du vin dans le temps et d'en dégager les cohérences du style dans diverses conditions météorologiques ( millésimes). De plus Isabelle aimant particulièrement les vins de ce château, elle a pu en suivre une nouvelle fois leur évolution sur 16 millésimes.

Bernard et Pascal ("grands amateurs"), Joseph, Guy, et Simon ( producteurs de vins de la rive droite entre autres) , Isabelle et moi avons pris place autour de la table de dégustation le 28/08/2021 à 17 heures 30.

Je n'ai pas souhaité faire une dégustation millésime par millésime (sens montant ou descendant), j'ai retenu la présentation proposée lors de la grande verticale organisée par le château Pavie Macquin le 7 avril 2019 pour des critiques étrangers, et quelques locaux dont nous faisions partie, Isabelle et moi.



Les vins ont été classés en 4 grandes thèmes découlant des conditions météorologiques qui ont régi chaque millésime, à savoir : millésimes froids, millésimes classiques, grands millésimes classiques, grands millésimes solaires .

Cette présentation ( dont j'ai énoncé le principe, sans en donner le détail) a rendu la dégustation beaucoup plus intéressante intellectuellement pour tous ceux qui dégustaient en semi-aveugle, et nos amis producteurs se sont globalement fort bien comportés dans la détermination des millésimes.

Tous les vins présentés sont sortis de ma cave climatisée et ont été achetés sauf le millésime 2019 offert par Nicolas Thienpont ( n'ayant pas encore reçu ma commande des vins primeurs du millésime 2019).

Les vins ont été débouchés entre 4 et 7 heures selon leur âge, avant la dégustation du groupe, et les bouteilles sont servies sous chemise, numérotée de 1 à 16.

J'ai procédé moi-même à trois dégustations : une première 1h 30 avant celle du groupe, la deuxième avec le groupe, et une troisième 24 heures plus tard ( restant des bouteilles). Aucun vin n'a montré des symptômes de TCA ( goût de bouchon) .

A la fin de chaque commentaire sont proposées des évaluations, la première est la mienne, et elle n'a pas été prise en compte dans la calcul de la moyenne du groupe.

 

 

 

 

 

 

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Millésimes froids

Vin n°1 : millésime 2013

La robe est assez profonde, rubis à grenat. Des arômes de fruits rouges (cerises et framboises) , nuancés de notes florales (pivoines) soulignent une olfaction bien ouverte. La bouche est souple, fraîche, avec un milieu de bouche bien esquissé, rond, plus dense que l'attaque, velouté et fruité. La finale reste veloutée, allongée, fraîche, avec une plaisante expression de fruits mûrs et frais, et une très légère sécheresse (élevage en train de finir de s'intégrer). Noté 15,5 ( 91/100), moyenne du groupe : 15


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Vin n°2 : millésime 2007

La robe est assez profonde rubis à légèrement orangée près du disque. L'olfaction est séduisante, avec des arômes de cerises, de prunes noires, de légères truffes, et d'une touche de thé noir. La bouche est élégante, délicatement charnue et soyeuse , de construction assez cylindrique, et plus haute dans un centre fruité. La finale d'une bonne allonge, reste veloutée, avec une juste fraîcheur , fruitée, avec de fines notes d'évolution plus terriennes. Noté 16 (92/100), moyenne du groupe : 15,90

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Millésimes classiques

Vin n°3 : millésime 2004

Le bouchon sec se casse en plusieurs morceaux, avec un dernier morceau qui finit par s'extraire sans tomber dans la bouteille.

Le vin se présente très évolué lors de ma première dégustation et même en début de madérisation lors de la dégustation collective. La bouteille est défectueuse ( loin de la belle qualité d'une bouteille en pleine forme)

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Vin n°4 : millésime 2006

La robe est assez profonde rubis à grenat. L'agitation amplifie des arômes de fruits rouges et noirs, avec des notes finement épicées, de violettes et une pointe de truffe. L'attaque est veloutée, le milieu de bouche est rempli et d'une bonne densité, avec une chair bien formée et rehaussé de fruits encore "frais". La finale est allongée, d'un bon maintien, assez expressive, ponctuée par une petite sécheresse tannique et une nette fraîcheur, un peu vive.Noté 15 ( 90/100), moyenne du groupe : 15,25

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Vin n°5 : millésime 2011

La robe est profonde de couleur rubis à grenat près du disque. L'aération accentue des arômes d'épices douces, de légère réglisse et de truffes noires qui font place à de petites baies noires, et de fin café. La bouche est consistante et ample (dans le contexte du millésime) dans un centre bien en chair , velouté, et fruité. La finale est bien allongée, fraîche, veloutée, avec de bons appuis dominée par des fruits noirs et des notes terriennes (dont la truffe). Belle réussite dans le millésime . Noté 16,5 (93/100), moyenne du groupe : 16,37

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Vin n°6 : millésime 2012

La robe est profonde, sanguine au bord du verre. Le nez expressif évoque les cerises "burlat", les roses séchées, les épices douces, avec des notes de fruits noirs et une pointe de truffe. La bouche est charnue, très veloutée, sphérique , dense, agrémentée de fruits mûrs éloquents. La finale est longue, appuyée, tenue par des tannins fins encore un peu fermes, au contour veloutée, et expressive et assez complexe à l'aération (+24 heures). Noté 17 (94/100), moyenne du groupe : 16,37

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Vin n°7 : millésime 2014

La robe est profonde sanguine à rubis. L'olfaction est avenante , bien ouverte avec des arômes floraux (roses et violettes), de cerises, de fin cassis, d'épices douces, et des notes de légère réglisse, de thé fumé et des prémices de truffes noires. L'attaque est charnue et veloutée, les sensations sont ascendantes vers un milieu de bouche, corsé, ample et même puissant , et très fruité. La finale est longue, fraîche, veloutée, soutenue, très aromatique et saline. Grande réussite dans le millésime.Noté 17,5 (95/100) , moyenne du groupe : 16,87

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Vin n°8 : millésime 2017

La robe est assez profonde sanguine à violine au bord du verre. L'agitation dissipe une très légère réduction, et met en valeur des arômes de fruits rouges (cerises dominantes), quelques baies noires (sureau et cassis), avec des notes de roses, de très légères épices, et sanguines. L'attaque offre une chair délicate et veloutée, le milieu de bouche est plus dense et plus ample, assez puissant et fruité. La finale, un peu resserrée ( dégustation du groupe) est allongée, dans une construction cylindrique (+24 heures), à la texture veloutée, fraîche, tonique, expressive, et avec une légère astringence (élevage à fondre) . Noté 17 (94/100), moyenne du groupe : 16,12

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A suivre...




23 septembre 2021

La Jurade de Saint Emilion : intronisation de Daniel Sériot

Un peu d'étymologie pour expliquer ce qu'est la Jurade. Le terme Jurade provient de Jurat qui est un dérivé occitan du latin juratus, latin qui désignait "celui qui a prêté serment".

 

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Le jurat était au moyen-âge un magistrat municipal. L'un des jurats de Bordeaux le plus célèbre est certainement Montaigne.

La Jurade de Saint Emilion est née au XIIème siècle. Alors rattaché à la couronne d'Angleterre, suite au mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II, Saint-Emilion, en raison de sa place stratégique - sur la route de Saint Jacques de Compostelle - , et de son économie viticole importante, bénéficie dès l'arrivée du règne de Jean Sans Terre un siècle plus tard d'une liberté administrative et juridique. Cette administration est alors confiée aux jurats. Ces derniers sont à la fois des chefs militaires, et des collecteurs d’impôts, mais, et c'est sans doute le plus important et ce qui a valu que la Jurade renaisse après la Seconde Guerre Mondiale les jurats veillent aussi à la qualité des vins de la juridiction. 

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La Jurade perdure jusqu'à la Révolution Française. Elle est rétablie en 1948, le 13 septembre 1948, par des membres du syndicat viticole et agricole de Saint-Émilion, qui voulaient ressusciter l’ancienne confrérie garante de la très haute qualité des vins de Saint-Émilion.

La Jurade se réunit deux fois l'année : en juin, le troisième dimanche du mois, pour la fête du printemps, et en septembre pour proclamer le Ban des Vendanges.

Au cours de ces manifestations, plusieurs titres sont décernés lors des intronisations, à des Chefs d'Etat ou membres de famille régnante, à de hautes personnalités du monde politique, littéraire, artistique, ou encore à des personnalités exerçant une activité connexe à celle de la viticulture.

 

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Daniel a été honoré du titre de Prud'homme de la Jurade, en raison de l'influence de son blog et de ses activités de dégustateurs qui ont largement contribué au rayonnement des vins de Bordeaux et de Saint Emilion. Ses parrains sont des personnalités connues de la Rive Droite, Nicolas Thienpont, gérant de Pavie-Macquin et de Larcis Ducasse, vigneron en Côte de Francs, et Guy Meslin propriétaire de Château Laroze Grand Cru Classé.

 

 



 

Après la messe, la cérémonie d'intronisation, un cocktail suivi d'un déjeuner est proposé pour fêter les intronisés. 

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La Jurade offre aux invités la dagustation de certains vins. Parmi ceux de notre table, nous retiendrons Croix de Rambeau, 2016 (Lussac Saint Emilion), L'Archange 2015 (Saint Emilion), Château Chauvin, 2011 (Saint Emilion Grand Cru Classé) et à un étage supérieur, Château Laroze 2010 ( Saint-Emilion Grand Cru Classé) et Pavie Macquin 2009 ( Premier Grand Cru Classé) en magnum.

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Daniel avec ses deux parrains

 

 Isabelle Sériot

 

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21 septembre 2021

Castillon-Côtes de Bordeaux : Alcée 2018 et Domaine de l'A 2009

Nous avons ouvert deux nouvelles bouteilles de vins de l'appellation Castillon-Côtes de Bordeaux que nous apprécions particulièrement entre autres. Cette appellation est située en très grande partie sur le prolongement vers l'est du plateau calcaire de Saint Emilion. Les vins possèdent beaucoup de points communs avec ceux de Saint Emilion. La différence la plus observable se situe dans les finales qui sont dans les premières années (jusqu'à 10 ans parfois) après la naissance moins aimables (plus fermes, moins veloutées, avec une empreinte calcaire plus appuyée qui en contrepartie donne plus de tonicité).

Nous goûtons pour la première fois Alcée 2018 en bouteille, il est déja très en forme lors de la première dégustation (aromatique, charpentée et bien en chair) mais pas encore épanoui. Le lendemain, le vin est bien en place : expressif, bien centré, avec de l'allonge, une fraîcheur de bon aloi, et doté de tannins fins et mûrs. A mon avis le meilleur Alcée dégusté en bouteille à ce jour.

Je n'avais pas débouché de bouteille du Domaine de l'A 2009 depuis près de cinq ans. J'ai voulu voir comment évoluait le vin après cette garde en cave fraîche.

Des vins issus du millésime solaire 2009 commencent à montrer des évolutions un peu rapide dans certaines propriétés. Ce n'est pas le cas pour cette bouteille du Domaine de l'A. Le vin est intense d'une très belle jeunesse, avec une expression aromatique avenante d' une juste maturité dans les contraintes du millésime, une texture veloutée, beaucoup de présence dans le milieu de bouche, des tannins et un élevage fondu harmonieusement. Une excellente bouteille.



Les vins ont été goûtés , comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille deux heures auparavant (sauf exception précisée dans le texte ) et une deuxième 24 heures plus tard (ou plus alors indiqué dans le texte introductif), après conservation en cave fraîche ou réfrigérateur pour les vins liquoreux (bouteille rebouchée).



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Castillon-Côtes de Bordeaux : Alcée 2018

La robe est profonde, sanguine à violine au bord du verre. Le nez est expressif avec des arômes de fruits noirs (cerises tardives et cassis), d'épices, de violettes, et d'élevage de qualité. La bouche offre une texture veloutée, elle est dense, étoffée, avec une chair bien formée, et agrémentée de fruits éloquents. La finale est allongée, avec des tannins tramés serrés, enrobés, un peu plus fermes dans le coeur du grain, avec une fraîcheur présente, et une palette aromatique expressive. Noté 16,5, note plaisir 16 (deuxième dégustation).

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Castillon- Côtes de Bordeaux : Domaine de l'A 2009

La robe est profonde sanguine à légèrement rubis près du disque. Le bouquet intense évoque les cerises mûres, les petites baies noires, la boîte à épices, avec des notes de fleurs mauves, de truffes noires, et une touche de réglisse. La bouche, d'une belle jeunesse, est très veloutée, sphérique, concentrée naturellement, charnue, rehaussée, de fruits expressifs finement épicés. La finale est longue, veloutée, très expressive, d'un très bon maintien (fine empreinte calcaire), avec une acidité gustative sous jacente qui participe à l'harmonie. Noté 17, même note plaisir (deuxième dégustation).


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19 septembre 2021

Saint Emilion : Beauséjour hdl 2009, Jean-Louis Trapet : Chambertin 2006, Sauternes : Guiraud 2005

Pour la suite du repas évoqué lors du billet précédent, nous avons opté pour un tournedos Rossini, un Brillat-Savarin à la truffe, et un dessert à base de pêches de vigne. Les pêches donnent à foison cette année, et elles sont admirables en compotée, au sirop et c'est un jeu entre ces deux façons de les cuisiner assorti d'un macaron au cassis et d'une crème au caramel qui a été conçu. Pour convenir avec le Sauternes, pas mieux! Tout y était entre acidité et sucrosité, saveurs fruitées et épicées.

Un dessert qui sera immanquablement à l'honneur l'année prochaine à cette même époque!

 

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Beauséjour hdl  2009 a été mis en carafe deux heures avant le service après avoir été goûté à l'ouverture. Le Chambertin 2006 de Trapet a été débouché une heure avant le service , dégusté et servi en bouteille "cachée" . Guiraud 2005 a été ouvert deux heures avant la dégustation ( mise en carafe une demi-heure avant le service).



Saint Emilion : Beauséjour héritiers Duffau Lagarrosse 2009

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La robe est profonde sanguine au bord du verre. Le nez est expressif et séduisant avec des arômes de cerises noires, de mûres sauvages, d'épices douces, de fine réglisse, et des notes de truffes noires. La bouche offre une texture très veloutée, une chair bien formée enrobant des tannins fins et mûrs, dans une construction dense et cylindrique (après une montée en amplitude en milieu de bouche) agrémentée de fruits éloquents. La finale est longue, élégante (conversation du velouté de texture), d'une bonne fraîcheur, aromatique, avec une pointe saline.Noté 18,5, note plaisir 18



Bourgogne : Jean-Louis Trapet : Chambertin 2006

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La robe est assez soutenue grenat à orangée au bord du disque. Le bouquet intense évoque la soupe de petites baies noires (dont le cassis), les fines épices, la réglisse, avec des notes florales, et terriennes ( entre humus et truffe). L'attaque est soulignée par une belle chair très velouté à soyeuse, le vin se développe dans un centre puissant et énergique avec un trame tannique au grain fin et serré, rehaussé de fruits épicés. La finale est longue, intense, soyeuse, harmonieuse, expressive et complexe. Noté 18, note plaisir 17,5



Sauternes : Château Guiraud 2005

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La robe or assez soutenu est brillante. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes d'oranges, d'abricots, d'épices orientales, de fruits secs, et de miel fin. La bouche est onctueuse, charnue, dense, ample, soulignée par des fruits légèrement rôtis. La finale est longue, fraîche, soutenue, et dotée d'une palette aromatique expressive sans début de signe de complexité. Noté 17, même note plaisir

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16 septembre 2021

Chablis : Vincent Dauvissat : Grand Cru : Les Clos 2008, Vin de France : Le Blanc de Fontenil 2019

Nous avons l'impression de reprendre progressivement une vie normale et de pouvoir rendre les politesses à certains de nos amis que ces derniers temps difficile avaient éloigné de notre table. C'est avec grand plaisir que nous retrouvons des vignerons et passionnés de vins et que nous pouvons offrir des mets pour mettre en valeur des vins que nous cherissons.

En l'occurence pour débuter le repas, nous mettons à l'aveugle deux vins blancs, le premier pour satisfaire à des cookies au parmesan et pignons de pin en guise d'apéritif et à la première entrée : des langoustines à la verveine et quenelle de carotte, réduction de pamplemousse.

La deuxième entrée est classique, mais elle est un indémodable et un grand plaisir gustatif : des ris de veau aux morilles. Les morilles nous viennent d'un ami mycologue passionné, qui les trouve en Auvergne et en prends le plus grand soin jusqu'à leur arrivée dans noter assiette.

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Les vins blancs ont été ouverts et dégustés, puis mis une heure et demie en carafe avant le service

 

 

Chablis : Vincent Dauvissat  : Grand Cru : Les Clos 2008

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Chardonnay 100%

La robe or fin est brillante. La légère réduction (verre au repos) finit par s'estomper à l'agitation qui libère des arômes d'agrumes (citron dominant) , de fruits blancs, de fleurs champêtres, de cumbawa, avec une pointe de miel et de noisettes. La bouche est dotée d'une chair bien formée et veloutée, elle est dense et énergique dans son milieu agrémenté de fruits expressifs. La finale s'allonge et s'étire, fraîche (sans excès), appuyée tout en restant veloutée, expressive, saline et salivante. Noté 17, voire plus dans trois à 5 ans, note plaisir 16,5



Vin de France : Le Blanc de Fontenil 2019


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assemblage: Sauvignon blanc 32%, Sémillon 26%, Chardonnay 21%, Sauvignon gris 16%, Muscadelle 5%

La robe jaune clair à reflets or fin est brillante. Le nez est bien ouvert et élégant avec des arômes de fruits exotiques ( agrumes et fruits de la passion), de fines épices orientales, et des notes florales, de fruits blancs, de menthe fraîche, et d'élevage qualitatif ( noisettes dominantes). La bouche associe une chair délicate et veloutée avec une tonicité vivifiante, de l'ampleur et de la densité dans un milieu de bouche fruité. La finale est longue, aromatique, avec une juste fraîcheur ( en adéquation avec la matière ), une texture veloutée, et une fine empreinte calcaire et saline.Noté 17,5, note plaisir 17


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14 septembre 2021

Médoc:Clos Manou 2019, Terrasses du Larzac:Mas Jullien autour de Jonquières 2013, Saint Emilion : Larcis Ducasse 2011

Nous poursuivons notre dîner dont le début a été évoqué dans le billet précédent, avec le plat principal : hampe de boeuf Angus grillé sur les sarments, et os à moelle cuits au four. Deux vins sont servis successivement avec ces mets, ils ont été mis en carafe deux heures avant le service, ce qui leur a permis de s'ouvrir harmonieusement.


Le Clos Manou 2019 est une réussite remarquable de la propriété. C'est pour ma part, le meilleur vin dégusté à ce stade après la mise : aromatique, très beaux tannins fins et bien enrobés, beaucoup de présence en milieu de bouche, finale longue, intense, fraîche veloutée et très aromatique.

Le Mas Jullien autour de Jonquières 2013 s'est présenté un peu renfrogné à l'ouverture, il s'est bien exprimé après le passage en carafe, avec cependant une finale un peu ferme et pas complètement épanouie aromatiquement. Il faudra attendre son dixième anniversaire pour qu'il s'harmonise davantage.



Larcis Ducasse 2001 (mis en carafe une heure et demie) a été servi avec les fromages auvergnats (vieux Cantal et Saint Nectaire), l'accord a bien fonctionné. C'est une belle bouteille dans ce millésime qui a vu l'été au printemps, et des températures plus fraîches en juillet et août. Un vin d'allonge, marqué par une palette un peu noire et épicée (terrienne), avec une texture soyeuse et délicatement charnue.

Le dessert qui a terminé le repas était constitué de pêches de vignes macérées au vin et à la verveine.

 

 

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Médoc : Clos Manou 2019

La robe est profonde violine sur le disque. L'olfaction nette et intense évoque le cassis mûr (jus), les cerises noires, les épices douces, avec des notes de réglisse, de violettes et d'élevage distingué nettement en arrière plan. La bouche est expressive, très veloutée, avec une chair pleine habillant, des tannins fins et mûrs, le milieu de bouche est dense, concentré avec élégance, et très fruité. La finale est longue, d'un très bon maintien (tannins bien enrobés), fraîche , et très expressive. Noté 17, note plaisir 16,5


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Terrasses du Larzac : Mas Jullien : autour de Jonquières 2013

La robe est assez profonde, sanguine à violine au bord du verre. Le nez est bien ouvert avec des arômes de soupe de fruits noirs (cassis, mûres, myrtilles), d'épices variées, de fleurs (roses et violettes), avec des notes de garrigue, et un élevage soigné en arrière plan. La bouche est bien construite avec une trame tannique serrée, qui donne de l'amplitude et de la densité au vin doté d'une chair veloutée et fruité. La finale est allongée, d'un bon maintien tannique (tannin un peu plus fermes), avec une fraîcheur de bon aloi, et une expression aromatique présente mais un peu retenue. Noté 16,5, note plaisir 16


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Saint Emilion : Larcis Ducasse 2011

La robe est profonde sanguine à rubis surle bord du disque. La bouquet est intense , avec des arômes de cerises, de petites baies noires, de boite à épices, de thé fumé, et des notes de truffes noires. La bouche est soyeuse, délicatement charnue, dans une construction cylindrique d'une bonne densité dans le contexte du millésime, et fruitée. La finale allongée, est fraîche, tonique, avec une légère rétention tannique, expressive, avec une dominante finement épicée. Noté 16,5, note plaisir 16



12 septembre 2021

Alsace : Paul Ginglinger : Riesling Pfersigberg Hertacker 2017, Vin du Pays du Lot : Domaine Belmont Dolmen 2017

Notre dernier repas estival! ce qui ne veut pas dire que nous n'aurons pas d'autres dîners entre amis d'ici la fin de l'été, mais plutôt que le retour des vacances des membres de notre famille et leur passage chez nous sonne le glas de nos disponibilités et des temps insouciants avant les reprises professionnelles.

Nous invitons d'autres amis à se joindre à nous, et la soirée qui se veut décontractée et sur le ton de la franche rigolade n'implique pas qu'il y ait un menu élaboré visant aux accords mets/vins.

Nous préparons du bon, avec de bons produits, et l'objectif est d'apprécier les plats et les vins pour eux-mêmes.

Pas d'entrée donc, mais de multiples mises en bouche : parmi celles-ci des cookies au parmesan et pignon de pin, des cubes de panais à la truffe d'été, des samoussas de gésiers confits...

Pour le plat principal ce sont des grillades : vin et sorte de viandes seront commentés dans le billet suivant.

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Les vins ont été mis en carafe une heure avnat le service

Alsace : Paul Ginglinger : Riesling Pfersigberg Hertacker 2017

La robe or clair est brillante, le nez expressif évoque le citron mûr, les fruits jaunes, le cumbawa, les fleurs champêtres séchées, avec de fines notes naphtées. La bouche est charnue et veloutée, avec des sensations ascendantes vers un milieu de bouche, dense, ample et fruité. Le vin s'étire et s'allonge dans une finale riche et velouté, plus droite et  dans sa forme, cristalline,  harmonieuse, très aromatique et saline. Noté 17,5, note plaisir 17


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Vin du Pays du Lot : Domaine Belmont : Dolmen 2017

100% Chardonnay

La robe de couleur or léger est brillante. L'olfcation est bien ouverte, avec des arômes de poire, de pêche blanche, de légères épices, et des notes florales, de noisettes, et une pointe de vanille qui s'estompe à l'aération. La bouche, dotée de fruits éloquents, offre une texture veloutée et une chair bien formée du Chardonnay mûr, avec de la densité et de l'énergie. La finale aérienne, d'une bonne allonge est fraîche, expressive (fruité dominant), avec une touche saline. Noté 16, note plaisir 15,5

 

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09 septembre 2021

Buisson-Charles : Pommard : en Mareau 2017, Saint Joseph : Cyril Courvoisier : 2018

 

 

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Après avoir dégusté auparavant le Meursault vieilles vignes de 1945 du Domaine Buisson-Charles , nous débouchons et goûtons sur 24 heures , le Pommard "en Mareau" 2017. Ce climat est situé sur le haut de la côte sud , à proximité de la combe qui divise le coteau en deux entités, les vignes sont plantées sur un substrat calcaire, recouvert de sols ferrugineux.

Le vin s'est bien approché lors de la première dégustation , il a gagné en étoffe 24 heures plus tard, il est doté d'une palette aromatique séduisante (voir le commentaire). Il faudra l'attendre encore deux à trois ans de plus pour en profiter pleinement.

Un ami m'a offert une bouteille de Saint Joseph 2018 de Cyril Courvoisier , dont je n'avais jamais dégusté les vins. Originaire du Jura et ingénieur agronome, il a été chargé de la conduite du vignoble d'un grand Domaine de l'appellation Cornas. Il a pu acquérir des vignes en friche, qu'il a restaurée sur les appellations Saint Péray et Cornas , il possède désormais un petit vignoble de deux hectares répartis sur les appellations : Saint Péray, Saint Joseph et Cornas.

La cuvée Saint Joseph est élaborée avec des vignes anciennes de Syrah plantées sur des coteaux pentus ( 40 %) à 150 mètres d'altitude, et exposé à l'est. Le sols et sous-sols sont constitués de gore sur du granite décomposé, et avec une terrasse de loess. Les vins sont élevés sous bois 9 à 12 mois.

Le vin un peu réduit lors de la première dégustation, est plus parlant le lendemain (voir le commentaire).



Les vins ont été goûtés , comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille deux heures auparavant (sauf exception précisée dans le texte ) et une deuxième 24 heures plus tard (ou plus alors indiqué dans le texte introductif), après conservation en cave fraîche ou réfrigérateur pour les vins liquoreux (bouteille rebouchée).



Buisson-Charles : Pommard : en Mareau 2017

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La robe est translucide à assez soutenue de couleur "burlat" à pourpre. Le nez est expressif avec des arômes floraux ( pivoines , roses), de cerises rouges, avec des notes de framboises, sanguines, et une touche d'épices fines et de réglisse. La bouche est soyeuse, avec une chair délicate enrobant des tannis fins, un corps rempli avec finesse et élégance, rehaussé de fruits mûrs et frais. La finale est allongée, étirée par une nette fraîcheur, tenue par des tannins un peu plus fermes, et soulignée par une palette aromatique avenante. Noté 15,5, note plaisir 15



Saint Joseph : Cyril Courvoisier : millésime 2018

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La robe est profonde sanguine au bord du disque. L'olfaction bien ouverte évoque le cassis, les myrtilles, la boîte à épices (dont un léger poivre), avec des notes réglissées et d'herbes aromatiques. L'attaque est veloutée le vin se développe dans une construction cylindrique et un milieu de bouche dense, et fruité. La finale, d'une bonne fraîcheur et bien tenue par des tannins restant enrobée, est allongée, avec une expression aromatique présente, mais encore un peu retenue. Noté 15, voire plus dans deux ou trois ans, même note plaisir

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07 septembre 2021

Châteauneuf du Pape : Charvin 2014, Francs-Côtes de Bordeaux : Puygueraud rouge 2010

Lors d'un repas décontracté, autour de grillades d'agneau, avec des amis amateurs, j'ai débouché ma première bouteille de Châteauneuf du Pape 2014 de Laurent Charvin qui en réalité n'a pas été ouverte suffisamment à l'avance. Elle a complémenté au dernier moment, à partir de la discussion que nous avions sur les accords mets/vins, la dégustation initialement prévue.

Le vin s'est bien approché, dans un style fin , délicat et élancé, qui s'est encore mieux gouté le lendemain, avec des tannins plus souples. Deux ou trois ans de plus en cave finiront par bien polir les tannins, et permettront d'attendre les autres millésimes de la propriété issus de millésime plus riches et plus pleins.

J'ai laissé vieillir en cave quelques bouteilles de Puygueraud rouge 2010 (appellation Francs-Côtes de Bordeaux). Le vin a été dégusté une première fois une heure et demie, après l'ouverture. Le vieillissement sous verre a fait son oeuvre comme prévu, les tannins toujours plus fermes dans leur jeunesse dans les vins issus des appellations des Côtes de la Rive Droite sont désormais bien enrobés, et la palette aromatique est nette et expressive. Le lendemain le vin a encore gagné en harmonie générale; il est très bon. Il sera à son meilleur niveau pour son quinzième anniversaire.

 

 

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Châteauneuf du Pape : Charvin 2014

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La robe est assez soutenue de couleur grenat à pourpre. L'agitation amplifie des arômes de cerises, de fraises sauvages, , de fines épices, avec des notes florales ( dont la rose), et une pointe de garrigue. La bouche est souple, délicate, finement charnue en attaque, avec des tannins fins, elle devient un peu plus fermes dans un milieu de bouche fruité. La finale est élancée, fraîche, toujours avec cette petite fermeté tannique qui s'estompe après 24 heures d'aération, mais avec une palette aromatique avenante.Noté 15,5, même note plaisir ( deuxième dégustation).



Francs-Côtes de Bordeaux : Puygueraud rouge 2010

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La robe est profonde saunguine au bord du verre. Le bouquet expressif évoque la cerises noires, le cassis, les épices douces, la pivoine, avec des notes réglissées et d'encens. La bouche est très veloutée, bien en chair, avec un corps plein et charpenté, agrémenté de fruits éloquents. La finale allongée, bien tenue par des tannins bien enrobés ( dégustation 48 heures après l'ouverture) est expressive et fraîche.Noté 16, même note plaisir (à + 24 heures)

05 septembre 2021

Domaine de l'Agapé Riesling Schoenenbourg 2017, Saint Emilion Larcis Ducasse 2010 : Rossignol Trapet Gevrey Chambertin 2017

Nous avons reçu un ami fin gastronome et grand amateur de vins : intronisé dans beaucoup de confréries et collectionneur comme il se doit de grandes bouteilles. 

Nous avons tenté de lui être agréable avec des accords simples - conjonction d'arômes et de textures - sur une cuisine basée sur la qualité des mets plutôt que la technique. Nous avons aussi mis à l'honneur la truffe blanche d'été.

Les mises en bouche ont été un gravlax de saumon aux baies et aux herbes, puis en entrée des noix de Saint Jacques sur une bruschetta d'asperges et un sabayon d'orange. Des pigeons rôtis à truffe et une crème de céleri à l'huile de truffe, un brillat-savarin truffé, des pêches pochées au vin et agrémentées d'une chantilly à la violette.

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Alsace : Domaine de l'Agapé : Riesling : Schoenenbourg 2017

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ouvert une heure avant le service

La robe or assez soutenue est brillante. Le nez expressif et riche évoque les fruits jaunes mûrs (mirabelles et oranges); les épices orientales, les fleurs capiteuses, avec des notes de citrons et d'infusion. La bouche est riche, veloutée, presque grasse, avec du volume et de la densité, agrémenté de fruits mûrs et expressifs. La finale est longue, appuyée, avec une fraîcheur tempérée par le caractère solaire mais sufisante, aromatique et assez complexe. Noté 17,5, note plaisir 17



Saint Emilion : Larcis Ducasse : 2010

Deux heures de carafe

La robe est profonde, sanguine au bord du verre. Le bouquet intense évoque les cerises mûres, nuancées d'un fin cassis, d'épices douces, d'une pointe de réglisse, avec des fleurs mauves et des notes truffées. L 'attaque est soyeuse, les sensations sont ascendantes vers un milieu de bouche dense (tannins fins tramés serrés et bien enrobés par une chair bien formée) d'une élégante concentration naturelle, et fruité. La finale est longue, très veloutée, d'un très bon maintien, avec une fraîcheur qui donne de pep, et une palette aromatique expressive.Noté 18,5, note plaisir 17,5


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Rossignol Trapet : Gevrey Chambertin : aux Etelois 2017

Débouché et légèrement épaulé une heure et demie avant le service

La robe est assez soutenue à soutenue, de teinte pourpre à rubis. L'olfcation est bien ouverte avec des arômes de cassis, de cerises, de roses, et des notes de réglisse et de légères épices douces. La bouche est soyeuse, fruitée, le vin se développe dans une construction cylindrique, d'une bonne densité, dotée d'une chair délicate. La finale est allongée, élancée, fraîche, soyeuse, et très aromatique. Note potentielle 16, voire un peu plus, note plaisir 15,5