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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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18 janvier 2017

Châteauneuf du Pape : La Janasse 2005, et Médoc : Potensac 2001

Pour accompagner une oie rôtie en basse température, et les légumes ( grelots caramélisés, châtaignes, pruneaux et pommes sarladaises), deux bouteilles ont été choisies dans deux régions différentes pour tenir compte des goûts des participants. Les accords ont plutôt bien fonctionné et les avis ont été partagés, sans qu'aucun vin n'ait été considéré comme rédhibitoire.

table noel

 

 

Le Châteauneuf du Pape cuvée tradition 2005 s'est, pour ma part, excellemment goûté, il peut être ouvert dès maintenant ou être gardé selon les goûts. Ce vin n'a pas l'opulence et la sensualité des cuvées Chaupin ou Vieilles Vignes, en contrepartie il offre un équilibre plus satisfaisant, sans sensation de richesse alcoolique en finale.

Le Château Potensac 2001 que je goûte régulièrement depuis 2013 à la même période de l'année évolue très favorablement, il est quasiment sur son plateau de maturité, avec des tannins fondus, une agréable palette aromatique, et charpenté avec élégance. Rien ne presse à le boire, mais il offre déjà un très bon plaisir. 

 

 

Vins de Noël réveillon

 

Châteauneuf du Pape : La Janasse 2005

La robe est assez profonde, de couleur pourpre à sanguine. Le nez intense évoque les cerises kirschées, les épices variées, avec des notes de cassis, de légers pruneaux, d'olive noire, et une pointe de cacao. L'attaque est riche, bien en chair à la texture veloutée, le milieu de bouche est ample et dense finement texturé et agrémenté de fruits épicés. . La finale est longue, bien tenue par des tannins un peu plus fermes restant enrobés, équilibrée, persistante, et complexe. Noté 16,5, même note plaisir.

 

potensac

 

Médoc : Potensac 2001

La robe est assez profonde de couleur rubis à pourpre. Le bouquet est expressif, avec des arômes de cassis mûr, de légères myrtilles, de fines épices douces et des notes d'aiguilles de pins et de roses. L'attaque est veloutée, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps bien rempli, d'un bonne densité délicatement charnu et fruité. La finale , conservant un élégant velouté de texture, est allongée, élancée, fraîche, et persistante. Noté 16, note plaisir 15,5

 


17 janvier 2017

Riesling : Trimbach : Frédéric-Emile 2001 cuvée du 375 ième anniversaire et Crozes-Hermitage : Graillot 2005

Je commente cette semaine quelques vins qui ont été bus durant les fêtes de fin d'année 2016. Les deux vins du billet du jour ont accompagné très correctement respectivement des boudins blancs artisanaux et un coq au vin.

Les vins ont été ouverts une heure avant la dégustation et n'ont pas été mis en carafe.

J'ai goûté quatre à cinq bouteilles de la cuvée Frédéric-Emile 2001 du trois cent soixante quinzième anniversaire du Domaine Trimbach depuis 7 ou 8 ans. J' ai toujours trouvé que la finale manquait de punch et de dynamisme, cette dernière bouteille n'a pas dérogé à mes sensations précédentes. Je lui préfère la cuvée classique du même millésime.

La bouteille de Crozes-Hermitage 2005 d'Alain Graillot s'est très bien goûtée, la conservation sous verre lui a apporté un bon fondu des tannins qui était nécessaire pour rendre ce vin très plaisant et aimable. Un fond de bouteille goûté le lendemain a montré un vin évolué et même un peu fatigué. Ce vin est à boire sans mise en carafe, à mon avis.

 

 

Alsace : Trimbach : Frédéric-Emile 2001 : cuvée du 375 ième anniversaire

 

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La robe or vif est brillante . Le bouquet expressif évoque le naphte (verre au repos), l' agitation libère des arômes d'oranges, de légères mirabelles, d'épices orientales, avec des notes fumées. La bouche est riche, presque grasse, charnue, ample et concentrée rehaussé de fruits. La finale est autoritaire tout en restant veloutée, persistante ( très épicée et fruitée) avec néanmoins un léger manque de tonus et de dynamisme. Noté 16, même note plaisir

 

Crozes-Hermitage : Alain Graillot 2005

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La robe est assez profonde, de couleur pourpre à sanguine. Le nez est intense et avenant avec des arômes de cassis, de baies de sureau, de cerises, d'épices variées (dont un léger poivre) et des notes fumées. La bouche est très veloutée à soyeuse, les sensations sont ascendantes, le vin est plus dense et corsé dans un centre relevé de fruits épicés. La finale est allongée, élancée, tenue par des tannins un rien plus fermes, mais bien enrobés, d'une bonne fraîcheur, et persistante ( fruits noirs et nombreuse épices). Noté 16, même note plaisir

 

 

16 janvier 2017

Des vins bus lors du dîner suivant la dégustation à l'aveugle des vins blancs de la Côte Chalonnaise et de Saint Aubin

Voici le commentaires de vins qui ont été dégustés et bus lors du dîner qui a suivi la dégustation à l' aveugle des vins blancs de la Côte Chalonnaise et de Saint Aubin.

Nous débutons par un vin de Champagne apporté par une participante qui fêtait son anniversaire avec nous le jour même.

Palmer & Co est une petite coopérative crée en 1947 par sept propriétaires. Elle a connu un brillant développement avec son installation à Reims en 1959, et compte aujourd'hui 320 sociétaires. Cette coopérative dispose d'un remarquable vignoble de 420 hectares dont 200 hectares en Grands Crus et Premiers Crus de La Montagne de Reims, le reste provenant de vignes situées sur la Cote de Sézanne, la Côte de Bar, et la vallée de La Marne.

Nous goûtons aujourd'hui un Champagne Blanc de Noirs non millésimé (voir le commentaire)

Le Château Beauséjour 2006 (Montagne Saint Emilion) s'est très bien goûté. Le millésime 2006, en rive droite, offre actuellement des vins un peu austères, avec des tannins fermes. Ce ne fut pas le cas pour cette bouteille qui nous a un peu déroutés pour déterminer le millésime, à l'aveugle.

La Petite Fleur de Roques 2015 élevé en cuve a eu une aération suffisante pour exprimer toutes les qualités du millésime : fruits, structure, allonge avec une fraîcheur que lui confère son terroir qui équilibre fort bien le vin.

La cuvée «  Les Portes de l'Am 2012 du Domaine de Bouscat a montré son très bon potentiel. La technique de macération sulfitique utilisée par François Dubernard (Lire ICI ) conduit à l'élaboration de vins au profil atypique ; il sont très fruités, concentrés, charnus et assez marqués par l'élevage dans leur prime jeunesse. Le temps finit par fondre tous ces composants pour aboutir après une bonne dizaine d'années à de très bons à excellents vins, comme nous avons pu le constater avec la dégustation d'une bouteille de Gargone 2000 à l'aveugle.

 

Champagne : Palmer & Co : Blanc de Noirs

assemblage à part égale : Pinot Noir et Pinot Meunier, dosage 6-7 g/l

Des bulles fines traversent une robe de couleur or vif. Le nez est expressif avec des arômes de fruits jaunes (pêches dominantes) de légers agrumes, et des notes légèrement épicées et de fruits rouges. La bouche associe une élégante finesse à une franche vinosité bien équilibrée par une fraîcheur de bon aloi et rehaussée de fruits avenants. La finale, d'un bon maintien s 'allonge et s'étire portée par une fraîcheur et une effervescence ajustée, qui équilibrent les quelques sucres résiduels (dosage), et s'achève sur une agréable persistance aromatique très fruitée. Note plaisir 15,5

 Palmer et Co Champagne Banc de Noirs

Montagne Saint Emilion : Beauséjour 2006

dégusté à l'aveugle

La robe de couleur sanguine est assez profonde sans signe d'évolution. Le bouquet d'une bonne intensité évoque les cerises noires, le cassis, les fines épices douces, avec des notes florales (fleurs mauves). La bouche est veloutée et bien en chair, corsée dans le contexte du millésime agrémentée de fruits expressifs. La finale d'une très bonne allonge est fraîche, conservant une texture veloutée, harmonieuse, tenue par des tannins mûrs, et dotée d'une avenante palette aromatique ( fruitée et florale).

 

 

 

Beauséjour Bouteille Joseph

 

Les vins suivants ne sont pas goûtés à l'aveugle

 

Puisseguin Saint Emilion : Petite Fleur de Roques 2015

Petite Fleur de Roques 2015

 

bouteille ouverte la veille ( un quart dégusté) et conservée en cave fraîche

La robe est assez profonde de couleur sanguine à violine. L'olfaction est expressive avec des arômes de cerises noires, et des notes d'épices douces, et de violettes. La bouche est veloutée, d'une élégante concentration dans un centre délicatement charnu et très fruité. La finale est allongée, les tannins finement enrobés assurent un bon maintien ; elle est bien équilibrée par une fraîcheur de bon aloi et dotée d'une agréable persistance aromatique. Noté 15,5, Note plaisir 15

 

Bordeaux Supérieur : Domaine du Bouscat : Les Portes de l'Am 2012

Les Portes de l'Am 2012

 

mis en carafe avant le service

La robe est profonde de couleur violine. Le nez est intense avec des arômes de fruits noirs ( cerises noires, cassis, myrtilles), de boite à épices, et des notes florales ; un élevage de qualité ne masque pas les fruits. La bouche est riche , ample, veloutée, concentrée, charnue, sphérique et très fruitée. La finale est longue, puissante, avec une fraîcheur qui participe à l'équilibre, très aromatique, avec une légère astringence due à une élevage pas encore fondu. Noté 15,5 voir un peu plus dans 10 ans, note plaisir 15

13 janvier 2017

Des vins blancs bourguignons (Côte Chalonnaise et Saint Aubin) à l'aveugle (fin)

Avec les commentaires de ce billet se termine le petit tour d'horizon de vins de la Côte Chalonnaise et du domaine Marc Colin à Saint Aubin. Cette dégustation ,de bon niveau dans l'ensemble, nous a donné un aperçu à un instant t des vins présentés, qui pour une bonne partie seront encore plus séduisants dans deux ou trois ans. La cuvée Crausot 2014 de François Lumpp et Les Margottés 2012 de Vincent Dureuil-Janthial mutiques (bloqués par le soufre) lors de cette dégustation à l'aveugle se sont révélés être à un très bon niveau le lendemain après 24 heures de plus en carafe. Il faudra les attendre avec sérénité quatre à cinq ans de plus en cave. Le Pouilly-Fuissé 2010 de J.A Ferret qui a été le vin préféré des dégustateurs a bénéficié de l'effet millésime pour exprimer toutes ses qualités.

 

Voici le classement des trois premiers

 

  1. Poully-Fuissé : J.A Ferret : Tournant de Pouilly « cuvée Hors-Classe » 2010 : 15,82

  2. Saint Aubin : Marc Colin : Premier Cru : La Chatenière 2012 : 15,08

  3. Montagny : Charton-Vachet : Premier Cru : Les Jardins 2014 : 14,41

 

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Saint Aubin : Marc Colin : La Fontenotte 2012

 

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Des arômes de fleurs blanches, de poire, d'oranges, avec des notes de léger safran, d'amande et de noisettes. L'attaque est veloutée et délicatement charnue, le vin prend de la rondeur et de l'amplitude dans un centre fruité. La finale, d'une bonne allonge, est fraîche, fruitée, florale et légèrement épicée. Note plaisir 15, moyenne du groupe 14

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Montagny : Charton-Vachet : 2013

L'olfaction ouverte évoque les agrumes, avec des notes florales (tilleul), de peau d'oranges, et de fruits blancs. La bouche est assez veloutée et finement charnue en attaque, puis le vin s'allonge, droit, frais et fruité. La finale, d'une bonne allonge est tendue, tonique, très fraîche, fruitée et florale. Noté 14, moyenne du groupe 13,41

 

12 janvier 2017

Des vins blancs bourguignons (Côte Chalonnaise et Saint Aubin) à l'aveugle (2)

Nous avons pu observer des différences notables dans la perception des vins dégustés. La question de l'aération (mise en carafe ou pas) ne trouve pas de réponse évidente. Une majorité de vins ont bien supporté l'aération d'une heure à une heure et demi en carafe et nous ont offert un très bon profil structurel et aromatique. Deux autres (Crausot 2014 : François Lumpp, et Les Margottés 2012 : Vincent Dureuil-Janthial) sont restés renfrognés et discrets. Les légères sensations soufrées (l'angoisse de l'oxydation prématurée reste encore bien réelle chez certains viticulteurs de cette région) à l'olfaction en étaient la cause principale. Les restants (un tiers environ) des carafes de ces deux vins ont été conservés en cave très fraîche et regôutés le lendemain. Les vins se sont enfin livrés, on peut même dire métamorphosés.

Crausot 2014 (commenté hier) nous offre une palette aromatique séduisante (poire, citron mûr, fleurs variées, fines épices, noisettes), une bouche délicatement charnue, droite, pure, d'une bonne densité, allongée, fraîche et saline.

Les Margottés 2012  propose un nez séduisant et ouvert de fins agrumes, de poire, de verveine, de fleurs d'orangers, d'épices douces, et en bel élevage en arrière plan. Une bouche charnue, presque grasse, très veloutée, dense et assez sphérique, très fruitée, avec une belle allonge, harmonieuse et persistante.

 

Voilà deux vins à ne pas ouvrir avant quatre ans à six ans (pour le plus jeune) pour en profiter pleinement.

 

 

Rully : Vincent Dureuil-Janthial : Premier Cru : Les Margottés 2012

L'agitation libère de légers arômes de tilleul, de camomille et de fruits blancs un peu engoncés dans un élevage soutenu et une légère sensation de soufre. La bouche est droite, linéaire, manquant de relief, dotée d'une palette aromatique discrète, et d'une finale d'une bonne fraîcheur qui manque de souffle. Note plaisir 11, moyenne du groupe 12

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Montagny : Charton-Vachet : Premier Cru : Les Jardins 2014

Une légère réduction s'estompe à l'aération qui dévoile des arômes de fleurs séchées, de pêches, d'agrumes et d'écorces d'oranges avec de légères notes épicées. La bouche est bien en chair et veloutée en attaque, le vin prend de l'ampleur et de la plénitude dans un centre fruité. La finale est fraîche, allongée, dynamique avec une palette aromatique une peu moins expressive que dans la première partie de bouche. Note plaisir 15, moyenne du groupe 14,41

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Pouilly-Fuissé : J.A Ferret :Tournant de Pouilly : Cuvée Hors-Classe 2010 : pirate

L'olfaction, assez expressive, évoque les agrumes mûrs, les fruits jaunes ( prunes) les épices douces ; avec des notes fumées et de noisettes légèrement grillées. La bouche est charnue, presque grasse, dense et volumineuse, rehaussée de fruits mûrs. La finale est longue, soutenue, harmonieuse, fraîche, avec un persistance qui gagne en intensité lors de la deuxième dégustation. Note plaisir 16,5, moyenne du groupe 15,82

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11 janvier 2017

Des vins blancs bourguignons ( Côte Chalonnaise et Saint Aubin) à l'aveugle (1)

 

 

 

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Samedi 7 janvier, la première séance de l'année 2017 de notre club de dégustation était consacrée à des vins blancs bourguignons (Côte Chalonnaise et Saint Aubin) goûtés à l'aveugle.

Les vins ont été mis en carafe un heure et demie à deux heures avant leur première dégustation par Isabelle qui déguste mais n'évalue pas les vins. Ils ont été goûtés deux fois, une première fois selon leur ordre d'apparition, et une deuxième fois avant le rendu des évaluations.

La dégustation à l'aveugle n'est qu'une image à un instant t, elle n'a pas vocation à émettre un jugement définitif sur l'ensemble de la production d'un vigneron sur la cuvée du millésime concerné. Certains vins se sont révélés être abordables et plus plaisants dès le jour de la dégustation, et d'autres plus renfrognés ce sont révélés plus séduisants le lendemain. En fonction des conceptions qu'ont les vignerons des vins qu'ils souhaitent produire et des choix d'élevage notamment, nous sommes confrontés à ce type de dissonance tant que les vins n'ont pas atteint leur plateau de maturité sous verre. L'idéal serait de faire ce type de confrontation avec des vins un peu plus âgés, ce qui nécessite d'avoir des caves suffisamment conséquentes et variées. Un objectif difficile à réaliser aujourd'hui pour les jeunes dégustateurs passionnés qui font partie de notre groupe de dégustation.

 

Je reviendrai demain sur le comportement de vins assez mal goûtés et revus 24 heures plus tard après conservation en cave fraîche.

 

 

Les robes sont de couleur jaune pâle à or vif

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Montagny : Château de la Saule : Premier Cru 2014

Le nez évoque les fleurs blanches, la poire, les agrumes ( citron mûr) avec des notes de peau de pêche et de noisettes. L'attaque est fraîche, le milieu de bouche est assez charnu, plus plein et fruité. La finale est tonique (acidité un peu vive), d'une bonne allonge, fruitée, légèrement épicée, avec des notes de légère amertume ( peau de fruits). Note plaisir 14, moyenne du groupe 13,66

 

Saint Aubin : Marc Colin : Premier Cru : La Chatenière 2012

Un légère réduction s'estompe à l'aération et fait place à des arômes de fleurs printanières, de prunes jaunes, d'oranges, avec des notes épicées, de brioche ( élevage encore assez sensible) . L'attaque est charnue et veloutée, le vin prend de l'ampleur et de la densité dans un milieu de bouche fruité. La finale est allongée, d'un élégant velouté de texture, d'une juste fraîcheur, persistante, avec des notes salines et d'élevage pas encore fondu. Note plaisir 15,5, moyenne du groupe 15,08

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Givry : François Lumpp : Crausot Premier Cru 2014

L'élevage marque de vin ( noisettes grillées) l'aération libère quelques arômes floraux et de fruits blancs. La bouche est linéaire, droite, peu aromatique, avec des notes d'élevage un peu dominantes, très fraîche , et une légère amertume en ultime sensation. Note plaisir 12, moyenne du groupe 12,16.

Le lendemain le vin est beaucoup plus qualitatif, je l'évoquerai demain.

 

10 janvier 2017

Dîner de la Saint Sylvestre : Coteaux du Languedoc : Mas Jullien 2004, et Les Charmes Godard : Aurea (liquoreux) 2005 et 2006

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Le plat principal se touve être une poule faisane. Le gibier est tendre et subtil, peu marqué par les goûts sanguins et sauvages traditionnels aux bêtes des forêts. Je l'ai cuisinée avec du foie gras et épicé très classiquement. J'ai proposé un mélange de cèpes et de courgettes rondes en accompagnement.

Ce plat n'a pas été très compliqué. P1060470P1060471

D'une certaine manière, et peut-être pour tenter de terminer le repas en apothéose, j'ai souhaité créer undessert qui reprenne toutes les saveurs que j'avais détectées dans le deux Aurea. De délicieuses notes exotiques, combinées à des expressions subtiles d'épices douces et de caramel au beurre salé, et des senteurs hespéridés confites.

J'ai donc étagé un chocolat blanc épicé de cannelle douce avec un bavarois de chicolée au caramel et à la mangue, accompagné d'une sauce aux écorces d'orange confite.

Le dessert est complexe et soutient des saveurs normalement très opposées, mais elles se sont montrées harmonieuses en raison de la discrétion de l'usage des épices et des agrumes. Elles ont été en parfaite adéquation avec les vins. Le 2006 a montré plus de volume et s'est parfaitement combiné avec le dessert. En dégustation pure, le 2005 semblerait le dominer légèrement...

 

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Coteaux du Languedoc : Mas Jullien 2004

Le vin a été goûté à l'ouverture et mis en carafe trois heures

La robe est très soutenue à profonde de couleur rubis à pourpre. Le bouquet est intense avec des arômes de cassis, de baies de sureau, de fines épices (dont un léger poivre) et des notes sanguines, de cerises, de garrigue et une petite pointe animale. La bouche est soyeuse, le vin se développe dans un centre charnu bien dessiné, bien rempli, ample et d'une bonne densité ( dans le contexte du millésime) agrémenté de fruits expressifs. La finale est longue, soyeuse, élégante, dotée de tannins fins et mûrs, aromatique et complexe. Noté 17, même note plaisir. Une grande réussite dans le millésime

 

 

 

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Francs-Côtes de Bordeaux : Les Charmes-Godard : cuvée Aurea 2005 (liquoreux)

dégusté après l'ouverture de la bouteille

La robe possède une couleur or soutenue. Le nez intense évoque l'abricot, les agrumes confits, les épices orientales avec des notes de miel fin et de légers fruits secs. La bouche est moelleuse, dense, compacte, d'un bon volume rehaussé de fruits expressifs légèrement rôtis. La finale est longue, bien dessinée, bien équilibrée par une fraîcheur perceptible, très aromatique très fruitée et épicée. Noté 16, même note plaisir.

 

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Francs-Côtes de Bordeaux : Les Charmes-Godard : cuvée Aurea 2006 (liquoreux)

dégusté après l'ouverture de la bouteille

La robe est nettement dorée soutenue. Le bouquet intense montre des signes d'évolution avec des arômes de fruits confits (abricot dominant) d'épices douces ( safran et curry) de dattes, de figues, de légère cire et de miel. La bouche est ample, avec un bon volume, sans la densité du millésime 2005, onctueuse, relevée d'intenses fruits épicés. La finale d'une bonne allonge, bien en chair, dotée d'une bonne fraîcheur est persistante et complexe. Noté 15,5, même note plaisir. A boire

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09 janvier 2017

Dîner de la Saint Sylvestre : Chablis : Dauvissat ; Les Clos 2007 et Pessac-Léognan : Carbonnieux blanc 2010 (1)

Je profite toujours des dîners familiaux pour tenter des recettes inventées, imaginées à partir de produits frais du marché. Dans la matinée du 31, mon menu n'était évidemment pas décidé! J'ai eu la chance de trouver à bon prix et d'une qualité irréprochable noix de saint Jacques et turbot, truffe et caviar d'esturgeon d'Italie.

Une aubaine!

Les mises en bouche se veulent un classique revisité de ce que j'ai déjà proposé, et que les lecteurs peuvent retrouver sur le blog. Le thème que je choisis est le parmesan, thème d'autant plus alléchant qu'il permet de proposer des bouchées en harmomie de couleurs et de jolis contrastes avec la vaisselle.

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La première entrée est le turbot que je farcis de lamelles de truffe. Je l'ai entièrement désarêté, et entre les filets j'ai placé les lamelles de truffe. J'ai salé très légèrement et j'ai entouré le turbot de film alimentaire pour le cuire à la vapeur. Au moment de servir, j'ai recouvert de truffe et j'ai émulsionner de la crème avec des miettes de truffe pour accompagner le tout!

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C'était divin!

Le second plat a fait l'usage de la noix de Saint Jacques. Je l'ai émincée et je l'ai farcie avec le caviar, en composant des dômes. La sauce a été réalisée avec un fumet de poisson au vin blanc et à l'échalote et réduit plusieurs longues minutes avant d'être monté au beurre.

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Chablis : Vincent Dauvissat : Les Clos 2007

dégusté à l'ouverture et épaulé une heure avant le service

La robe or vif est brillante. Le bouquet , d'une bonne intensité, présente des signes d'évolution ( verre au repos) avec des arômes de champignon (mousserons) qui font place à l'agitation à des agrumes ( oranges et citron) , de légères épices, nuancés de notes florales et de poires. L'attaque est très veloutée et charnue, le vin prend de la consistance ( plus ample que dense) dans un centre fruité. La finale est allongée, d'une fraîcheur bien adaptée à la matière, d'un séduisant velouté de texture, persistante, assez complexe et saline. Noté 16,5, même note plaisir

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Pessac-Léognan : Château Carbonnieux blanc 2010

dégusté à l'ouverture et épaulé une heure et demie avant le service

La robe offre une teinte or clair. Le nez expressif évoque les agrumes mûrs ( orange, pamplemousse, et léger citron), d'élégantes épices douces, avec des notes florales et un élevage assez sensible. . La bouche est charnue, presque grasse, le vin se développe dans un corps dense, velouté et d'un bon volume rehaussé de fruits avenants. La finale est longue, appuyée, fraîche, et persistante avec des notes d'élevage qui se fondront avec la garde ( cinq ans de plus minimum). Note potentielle 17, note plaisir 16,5

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06 janvier 2017

Luigi Giusti : Lacrima di Morro d'Alba 2013, Sigalas-Rabaud 2001, et Mas Amiel : Cuvée Spéciale 10 ans d'âge

Fromage ET desserts.... et le "s" à desserts, évidemment.... pour plusieurs vins!

 

Le fromage est apporté par Bernard  : il s'agit de deux pecorino et .... soucieux de l'exactitude de l'accord, il nous apporte un Lacrima di Morra d'Alba, un vin d'Italie.

L'un des deux fromages est même à la truffe et exhale à la perfection les senteurs du tuber melanosporum!

Que vivre mieux? ... quand même les rêves ne vous font pas entrevoir cette perfection gustative?

 

Pour les desserts, Didier a opté sur des mignardises très variées. Certaines au chocolat et d'autres aux fruits. Ainsi nous profitons pleinement du Mas Amiel comme du Sauternes.

 

Nos réunions gastronomiques sont des moments forts de notre existence et marquent toujours plus notre adhésion aux valeurs culturelles que véhiculent le vin et la sommellerie.

 

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Les vins sont servis en bouteille cachée, à l'aveugle

 

Italie : Luigi Giusti : Lacrima di Morro d'Alba 2013

pH : 3,58, sucres résiduels 5 g/l

La robe est assez soutenue de couleur pourpre. Le nez est élégant et expressif avec des arômes très floraux ( roses fraîches et une touche de violette) de fruits rouges (cerises et fraises) et de fines épices douces. La bouche est dotée d'une chair bien formée dans une construction longiforme, élégante et élancée, rehaussé de fruits mûrs et frais. La finale est allongé, délicate, veloutée, persistante, avec une bonne fraîcheur qui équilibre les quelques sucres résiduels. Note plaisir 15,5

 

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Sauternes : Sigalas-Rabaud 2001

La robe est dorée. Le bouquet séduisant et intense évoque l'abricot rôti, les agrumes confits ( dont l'orange et la mandarine) les épices orientales, (dont le safran), les champignons nobles, le miel fin, et quelques notes de fruits secs. La bouche offre une liqueur pure et intense, dense, d'une élégante concentration sans ostentation préservant la finesse et l'élégance du cru, agrémenté d'intense fruits rôtis. La finale est longue, d'un délicieux velouté de texture, harmonisé par une fraîcheur perceptible, persistante, avec un début de complexité que le temps accentuera. Note plaisir 17,5

 

Roussillon : Maury : Mas Amiel : Cuvée Spéciale 10 ans d' âge

La robe est assez profonde de couleur grenat au centre du verre à orangée au bord du disque. L'olfaction est très expressive, avec des arômes de cerises finement kirschées, d'oranges, de fines épices ( dont la cannelle) avec des notes de figues, de chocolat et de fin café. La bouche est riche, concentrée, les tannins sont enrobés par une chair délicate dans un centre mis en valeur par de gourmands fruits macérés . La finale est longue, d'un bon équilibre, avec des tannins légèrement fermes habillés par un chair fine ; elle est persistante et complexe. Note plaisir 17

 

05 janvier 2017

Châteauneuf du Pape : Beaucastel 1998 et Saint Emilion : La Mondotte 2007

Arrive le plat principal : pure gourmandise... 

Nous vérifions avec plaisir ce qui depuis dix ans participe de notre patrimoine culturel immatériel de l'humanité! Nous célébrons hautement cet art du bien manger qui va de pair avec la joie des retrouvailles. Le lièvre est typiquement le plat de gibier qui se marie à merveilles avec le foie gras.

 

Nous l'accompagnons de deux vins que tout oppose, ils sont offerts à l'aveugle en position 5 et 7!

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Châteauneuf du Pape : Beaucastel 1998

le vin n'a pas été dégusté à l'aveugle, bouteille épaulée deux heures avant la dégustation.

La robe est assez profonde de couleur rubis, légèrement évoluée au bord du verre. Le bouquet, intense et complexe, évoque les cerises kirschées, le cassis écrasé, la boite à épices, les herbes aromatiques, avec des notes fumées, d'olives noires, et de léger chocolat. L'attaque est soyeuse, les sensations sont ascendantes, les tannins fins et mûrs enrobés par une chair délicate se trament dans un corps dense d'une élégante concentration relevé d'expressifs fruits épicés. La finale est longue, conservant le séduisant soyeux de texture, d'un très bon maintien, harmonieuse, dotée d'une palette aromatique persistante et complexe. Noté 18, note plaisir 17,5

 

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Saint Emilion : La Mondotte 2007

Vin servi en bouteille cachée à l'aveugle

La robe est profonde de teinte sanguine, sans signe d'évolution. Le nez est net et intense avec des arômes de cerises mûres, de léger cassis, de fines épices douces, de fleurs (roses) de truffe noire, et d'un très léger élevage quasiment fondu en arrière plan. La bouche est très veloutée, très bien construite dans le contexte du millésime, ample et assez sphérique, agrémenté de fruits expressifs et gourmands. La finale d'une très bonne allonge, est fraîche, soutenue, harmonieuse, persistante et d'une séduisante pureté aromatique. Note plaisir 17

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