Newsletter
Pour connaître d'actualité du blog par mail, abonnez-vous!
Journal d'un passionné de la rive droite

Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


Bordeaux
Bordeaux Rive Droite
Bordeaux Rive Gauche
Les vins d'Alsace
Les vins de Loire
Les Vins du Sud-Ouest
Primeurs 2004
Primeurs 2005
Primeurs 2006
Rhône Nord
Rhône Sud
Vins de Bourgogne
Vins du Languedoc-Roussillon

24 janvier 2018

Chablis: Raveneau : Valmur 2005, et Olivier Pithon : La D 18 millésime 2009 pour continuer le dîner chez Bernard et Anne-Marie

 

 

 

 

 

 

 

P1070943

 

 

 

 

Traditionnellement, lors de notre réunion du mois de décembre, nous partageons le menu. Pour la deuxième entrée, c'est Isabelle et Pascal qui se mettent aux fourneaux! Ils nous proposent des noix de Saint Jacques snackées et émulsion de chou-fleur! un festin et ils nous font déguster à l'aveugle, le vin qui est en accord. Inutile de dire que les saveurs s'en trouvent démultipliées et c'est avec un grand bonheur que pour lui-même, avant que la bouteille ne soit dévoilée, nous apprécions la justesse de cette sommellerie.

Anne-Marie et Bernard prennent le relais! Nous avons une délicieuse lotte à la vanille, au riz rose, algue nori et courgette.

Le riz rose, comme les divers autres épices et agréments de leurs plats proviennent de Thaïlande, d'où ils reviennent. Nous sommes donc comblés de cette attention particulière à nous faire goûter les souvenirs de vacances et gustativement force est de constater que les saveurs sont extraordinaires, bien loin des fruits et légumes fades de nos étals.

Bernard nous présente la D 18 pour aller avec son plat. C'est fort à propos! 

P1070941

 

 

Chablis : Raveneau : Grand Cru Valmur 2005

P1070958

La robe de couleur or pale est brillante. Le nez, un peu réduit ( croûte de fromage) libère à l'agitation des arômes de poires, d'épices douces, de fins agrumes, nuancée de notes florales. La bouche est riche, bien en chair, dense, veloutée, d'une élégante concentration, rehaussé de fruits pas encore totalement épanouis. La finale, d'une bonne fraîcheur, s'allonge et s'étire au fur et à mesure que le vin s'aère, avec une accentuation de l'expression et de la persistance aromatique. En l'état, Note plaisir 16, mais avec un potentiel nettement supérieur.

P1070942

IGP Côtes Catalanes : Olivier Pithon : La D 18 : millésime 2009

P1070959

50% Grenache blanc, 50% grenache gris

La robe de teinte jaune pale est brillante. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de pêches, de poires, d'anis, d'herbes aromatiques, de fleurs sauvages, et de notes fumées. La bouche est généreuse, assez grasse, bien en chair, dense, et ample dans un centre fruité. Un nette fraîcheur tend et allonge une finale soutenue, expressive, assez complexe, persistante, et ponctuée d'une agréable amertume de peau de fruits. Note plaisir 16,5

P1070945

 


22 janvier 2018

Repas de fine gastronomie chez des passionnés de vins et de tables...

 

 

 

 

 

 

 

P1070970

 

 

Anne-Marie et Bernard nous invite dans leur résidence de Bondues, pour nous convier à un festin! Benoît vient seconder en cuisine sa mère Anne-Marie et cette partition à quatre mains est extraordinaire!

 

Tous deux amateurs de cuisine, véritables cordons bleus, ce qui nous est offert ce soir là est digne des tables étoilées!

P1070927

 

Bernard a choisi avec justesse les vins pour accompagner les plats. Evidemment, nous sentons les discussions préalable, car tout est droit, net et précis! Le menu est le suivant : 

 

Foie gras au piment d'espelette et chocolat sur un chut ney de papaye sur toast croquant et bananes fressinettes

P1070931

 

P1070932Tatin de mangues, canard et baies roses

 

P1070934

 

Velouté de potimarron, espuma de rillettes, abricot, truffes et morilles

P1070938

 

 

Les vins sont dégustés à l'aveugle.

Après la série de Vins de Champagne commentés ci-dessous, deux vins de la Coulée de Serrant ont été proposé, à l'aveugle bien sûr. Le vin du millésime 1999 était nettement oxydé, celui du millésime 1993 était liégeux, avec en arrière plan une belle qualité du vin. Si cette propriété a une passion certaine pour élaborer ses vins, elle n'a visiblement pas celle de la qualité des bouchons.


P1070963

Champagne : Delamotte 1976

La robe offre une teinte dorée soutenue à légèrement ambrée, avec une très légère effervescence. Le bouquet expressif évoque des arômes évolués d'agrumes confits ( par le vieillissement), d'épices variées (curry), de fruits secs et de champignons. La bouche est assez riche, et assez vineuse, agrémenté de fruits évolués. La finale se tient, avec une bonne fraîcheur, elle est soulignée par des arômes fruités et épicés, le vin se goûte sec. Note plaisir 14. Un vin qui a nettement divisé les convives.

Champagne : Sébastien Bijotat : Cuvée Confidentielle : Grande Réserve

P1070955

 

1/3 Pinot Meunier, 1/3 Pinot noir, 1/3 Chardonnay

La robe de couleur or pale est traversée par un cordon de bulles actives. Le nez est bien ouvert avec des arômes de fruits blancs , d'agrumes, de noix fraîche, d'amande, et de légère brioche. La bouche est droite tendue, finement charnue, un peu plus haute dans un centre doté de fruits frais. La finale est tonique, très fraîche, un peu rigide, avec une palette aromatique d'une bonne expression. Note plaisir 15

P1070936

 

Champagne Krug 1990

P1070956

La robe est dorée avec un cordon tempéré de bulles très fines. Le bouquet évoque des arômes évolués de pommes chaudes, de poires, d'agrumes mûrs, d'épices orientales (léger curry) , de fruits secs, et de viennoiseries. La bouche est pleine, veloutée, charnue, vineuse , ample, rehaussée de fruits éloquents et finement épicés. La finale est longue, intense, harmonieuse, expressive , persistante et complexe. Note plaisir 17,5. Un peu trop d'évolution dans la palette aromatique, peut-être, par rapport à une bouteille idéalement acquise et conservée ?

P1070939

19 janvier 2018

Châteauneuf du Pape : Domaine de La Mordorée : millésimes 2003 et 2007 pour accompagner le lièvre

WP_20180118_17_35_18_Pro

Notre séjour dans le Nord nous offre l'occasion de nous approvisionner en gibiers prélevés par l'oncle de mon épouse, dont la chasse est sa passion en automne et en début d'hiver.

Mon épouse a cuit un demi lièvre dans sa marinade agrémenté d'un foie gras cru. L'abat attendrit la chair du gibier et la parfume légèrement. Plusieurs heures de cuisson à feu très doux, et reprises deux fois. C'est du temps plus que de la technique pour parfaire cette viande! et le résultat est somptueux! 

J'ai choisi pour accompagner ce plat d'ouvrir deux bouteilles de Châteauneuf du Pape du domaine de La Mordorée ( millésimes 2003 et 2007).

Nous avions été déçus par des bouteilles de Châteauneuf du Pape des millésimes 2004 et 2006 de cette propriété ouvertes récemment. Les vins étaient dotés, en dégustation pure (sans manger) de finales assez tanniques, astringentes et sèches.

Les deux vins commentés aujoud'hui issus de deux millésimes qualitatifs se sont montrés excellents dès la première dégustation, avec d'impeccables finales dès la première dégustation (voir les commentaires ci-dessous), sans bouger le lendemain (deuxième dégustation). L'accord avec le lièvre a brillamment fonctionné.

Protocole de dégustation

Les vins ont été goûtés, comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).

WP_20180118_17_35_30_Pro

Châteauneuf du Pape : Domaine de La Mordorée : Reine des Bois 2007

La robe est assez profonde à profonde de couleur pourpre au bord du verre. Le nez intense évoque les fruits compotés (cerises et cassis), la boîte à épices, les herbes aromatiques (dont le thym) avec des notes de réglisse, de café, et de moka. La bouche est très veloutée à soyeuse, riche, bien en chair, concentrée, pleine, rehaussé d' expressifs fruits épicés. La finale est longue , pulpeuse, bien équilibrée, harmonieuse, intense, très aromatique, complexe et persistante. Noté 17,5/18, note plaisir 17


WP_20180118_17_35_23_Pro

Châteauneuf du Pape : Domaine de La Mordorée : Reine des Bois 2003

La robe est assez profonde à profonde de couleur sanguine. Le bouquet est séduisant et très expressif, avec des arômes de cerises kirschées, de jus de cassis, d'épices variées, d'olives noires , de laurier, et des notes de cacao et de moka. La bouche est séduisante, charnue, veloutée, sphérique, très dense, agrémenté de très éloquents fruits épicés. La longue finale, bien tenue par des tannins finement enrobés plus fermes dans le coeur du grain, est complexe, avec une palette aromatique intense et persistante, et un bon équilibre malgré la richesse du vin. Noté 17,5, note plaisir 17

WP_20180118_17_35_34_Pro

17 janvier 2018

Champagnes : Agrapart et Egly-Ouriet, Bernaudeau Les Nourrissons, Côte Rôtie: Parpette Montmain 2012, et Jurançon Au Capceu 2014

 

Au cours de notre séjour nordique en périodes des fêtes de fin d'année, nous sommes invités chez nos amis Isabelle et Pascal! Grands amateurs éclairés, adeptes de champagnes et fins gastronomes, préoccupés des meilleurs accords mets/vins, nous sommes comblés tant leur table est un ravissement pour le palais.

Nous avons eu un menu qui allie simplicité et raffinement, et les meilleurs Champagnes dignes des connaisseurs que sont nos amis. Variés dans leur expression, et pour chacun d'eux les accompagnements idoines.

 

Les mises en bouche ont donc été des toasts délicats, osés, nets et excitants, notamment à base d'olives noires.

L'entrée était un foie-gras mi-cuit d'une justesse d'école, accompagné d'un chutney de gingembre. Excellent! et original!

 

Le plat a consisté en un hachis de canard gras, absolument savoureux. La chair subsume les parfums presque giboyeux des canards sauvages.

Nous avons pris quelques fromages pour la gourmandise, mais le dessert a été une apothéose avec une panacotta de mangue!

Un grand moment de partages et de plaisirs!

 

 

 

P1070923

 

P1070909

 

P1070910

 

P1070911

 

P1070912

 

P1070913

Les vins nous ont été proposé à l'aveugle par notre hôte

Champagne Agrapart : Extra Brut Minéral 2010

P1070916

100% Chardonnay

Un cordon de bulles fines actives traversent une robe de couleur or pale. Le nez expressif évoque les fruits blancs (dont la poire), les agrumes (oranges dominantes), de gingembre , avec des notes de pain d'épices, et de fines viennoiseries. L'attaque est dynamique, le vin prend de l'étoffe et de la densité dans un centre fruité. La finale est longue, cristalline, tonique, crayeuse, fruitée, finement épicée, et très saline. Noté 17, 5, note plaisir 17

 

P1070915

 

 

P1070918



Champagne Egly-Ouriet : Grand Cru Extra Brut VP (vieillissement prolongé)

P1070917

70% Pinot noir, 30% Chardonnay

La robe est dorée, avec un cordon de bulles très fines à l'allure modérée. Le bouquet est séduisant et bien ouvert avec des arômes de pommes chaudes, de poires légèrement confites, d'épices douces, de viennoiseries, et de fruits secs. La bouche est intense, vineuse, puissante, ample, veloutée sous la fine effervescence, rehaussé de fruits expressifs finement épicés. La finale est longue, soutenue, précise, harmonieuse, dotée d'une palette aromatique intense, persistante, complexe, et délicatement saline. Noté 18, même note plaisir.



Vin de France : Stéphane Bernaudeau : Les Nourrissons 2012

P1070921

La robe offre une teinte or soutenu avec des reflets légèrement orangés. L'olfaction est expressive avec des arômes de fruits jaunes ( abricot et coing) , de poire , d'agrumes (chair et zest), de fines épices, avec des notes fumées et florales. La bouche est droite, dense, tonique, plus ample dans un centre fruité. La finale est longue, tendue, très fraîche, dynamique, sans concession, expressive, persistante et saline. Noté 17, note plaisir 16,5. A ne pas recommander aux dégustateurs rétifs à l'acidité un peu vive.



Côte Rôtie : Cédric Parpette : Montmain 2012

P1070914

La robe est très soutenue à assez profonde, de couleur pourpre à violine. L'aération intensifie des arômes de cerises, d'épices variées (dont le poivre), avec des notes de petites baies noires et florales. L'attaque est souple, veloutée, le vin prend de la densité dans une milieu de bouche longiforme, frais et fruité. La finale étirée par une fraîcheur de bon aloi est élégante, finement texturée, d'une agréable expression aromatique. Noté 15,5/16, note plaisir 15,5



Jurançon : Camin Larrédya : Au Capceu 2014

P1070922

 

100% Petit Manseng

La robe offre une teinte or soutenue. Le nez intense évoque la mangue, l'ananas, la mandarine, les fines épices, avec des notes fumées et de miel. La bouche est très veloutée à onctueuse, la liqueur est dense, avec un élégant volume dans un milieu de bouche très fruité. La finale est allongée, portée et étirée par une nette fraicheur bien dosée, qui donne du tonus au vin, et met exergue les arômes fruités, épicés et floraux du vin. Noté potentielle 16,5, note plaisir 16

P1070924

 

15 janvier 2018

Champagne, Riesling, Saint Julien, et Givry pour un déjeuner familial

WP_20180113_18_34_44_Pro

 

La semaine de Noël est propice aux réceptions. Les enfants arrivent chez nous selon les possibilités qu'offre un emploi du temps bien chargé en raison des nombreuses visites et réjouissances familiales. Le plaisir de ces déjeuners des fêtes qui se prolongent pendant la trêve des confiseurs est d'imaginer que le temps s'étire.

Nous avons donc pour habitude de recevoir notre fille aînée, son époux et les deux petites filles quelques jours après que le Père Noël a laissé les cadeaux qui leur sont destinés.

Ce sont donc des moments de fête et de joie familiale et aussi des lectures et des pratiques culinaires toujours intéressantes dans la mesure où certains enfants sont végétariens.

 

Il est donc intéressant de tenter des recettes à base de légumes uniquement pouvant convenir à toutes les bouches.

Le menu choisi est donc le suivant : 

Mises en bouche : gambas et émulsion de citron, crème de cèpes au soja et tofu, verrines de patates douces aux carottes et noix poivrées

WP_20171230_11_36_19_Pro

Carpaccio de saumon

Feuilleté de crème de roquette aux oignons et topinambour 

Gigot d'agneau, petits légumes glacés, ravioles aux cèpes

fromages de chèvre frais

Bavarois de groseilles et salade de groseilles à la violette

 

 

 

 

Champagne Drappier : Brut non dosé

WP_20180113_18_35_05_Pro

100% Pinot noir, fermentation malolactique faite

La robe de couleur or vif est brillante, avec un cordon de bulles fines. Le nez bien ouvert évoque les fruits blancs (poire et pêche), de très fines épices, les noisettes, la brioche avec des notes florales, d'agrumes, et une pointe de fruits rouges frais. La bouche est droite, dense, dynamique, vineuse dans un centre fruité, doté d'une chair délicate sous l'effervescence. La finale est allongée, tonique, fraîche, tendue, fruitée , crayeuse et saline. Noté 16, même note plaisir


WP_20180113_18_35_01_Pro

Alsace : Domaine Paul Ginglinger : Riesling Drei Exa 2015

La robe or pale est brillante. Le nez bien ouvert évoque les agrumes (citron, et oranges ), les fruits de la passion , les fines épices orientales, avec des notes florales, fumées et de naphte . La bouche est bien en chair, veloutée, presque grasse en attaque, riche, dense et ample dans un centre fruité et épicé. La finale est allongée, droite, avec une texture veloutée, bien tenue par une impeccable acidité, elle est expressive, persistante et saline. Note potentielle 16,5, note plaisir 16

WP_20180113_18_35_10_Pro

Bordeaux : Saint Julien : Léoville Barton 2000

Le vin a été mis en carafe deux bonnes heures avant la première dégustation, qui a montré une finale assez tannique, et nettement plus aimable le lendemain ( voir le commentaire ci-dessous)

La robe est profonde avec un liseré de couleur pourpre à rubis. L'aération intensifie des nets arômes de cassis mûr et pur, de boite à épices, de violettes, avec des notes de cerises, de légère réglisse et d' aiguilles de pin. La bouche est richement dotée, concentrée, bien en chair veloutée, rehaussée de fruits expressifs. La finale est longue, tenue par des tannins encore un peu fermes, mais finement enrobés, fraîche , aromatique et persistante. Note potentielle 17/17,5, note plaisir 16 lors de la première dégustation

WP_20180113_18_35_20_Pro

Bourgogne : Givry : François Lumpp : Premier Cru : Petit Marole 2015

La robe est assez soutenue de couleur burlat. Le nez pur et intense évoque les cerises mûres, les épices douces, la pivoine, la rose, avec des notes de petites baies noires et de réglisse. La bouche est élégante, très veloutée à soyeuse, bien tenue par des tannins fins tramés dans une construction longiforme , et dense, agrémentée d'intenses fruits gourmands. La finale est pure, allongée, d'une belle fraîcheur dotée d'une intense et persistante palette aromatique. Noté 16, même note plaisir. Un vin d'une séduisante gourmandise.

WP_20180113_18_34_50_Pro


12 janvier 2018

Des vins de la rive droite du millésime 2015 dégustés à l'aveugle : fin

P1080020

Cette dernière série nous a proposé deux vins très réussis (Domaine de l'A 2015 et la Fleur de Roques 2015) dont on peut dire qu'ils ont fait l'unanimité parmi les dégustateurs, puisque l' écart entre le note la plus basse et la note la plus haute est d'un point seulement. Dalem 2015 a présenté, à ce stade, quelques petits excès ( un élevage un peu prononcé, un peu d'amertume et de sécheresse en finale) qui ont plus ou moins influencé les dégustateurs.

Pour ma part j'ai fait le choix de ne pas trop pénaliser ces petits défauts dont j'aurais davantage tenu compte dans un millésime moins riche. Je pense que les belles et riches matières d'une grande partie de ces vins du millésime 2015 feront que les petites "scories" observées s'estomperont complètement avec le vieillissement sous verre.

Voici le classement des cinq premiers vins de ce millésime 2015

  1. Puisseguin Saint Emilion : Le Fleur de Roques : 17,10/20

  2. Castillon-Côtes de Bordeaux : Domaine de l'A : 16,40/20

  3. Fronsac : Fontenil : 16/20

  4. Fronsac : La Dauphine : 15,9/20

  5. Vin de France : Le Défi de Fontenil : 15,8/20

P1080014

Castillon- Côtes de Bordeaux : Domaine de l'A 2015

Le nez expressif évoque les cerises, le cassis, les épices douces, avec des notes de violette, et un élevage distingué. La bouche est bien en chair, veloutée, dense, sphérique, agrémentée de fruits éloquents. La finale est longue, bien tenue par des tannins au toucher légèrement crayeux, fraîche, aromatique et persistante. Noté 16,5, moyenne du groupe 16,40

P1080015

Fronsac : Dalem 2015

Des arômes légèrement grillés s'estompent à l'aération et font place à ceux de fruits noirs, de fines épices, avec une touche florale, et un élevage de qualité.La bouche associe une belle finesse du tannin avec une matière riche, bien en chair, charpentée, dense, et fruitée. La finale est un peu plus tannique (fin enrobage) fraîche, allongée, expressive, avec une touche d'élevage perceptible. Noté 16, moyenne du groupe 14,60

P1080016

Puisseguin Saint Emilion : La Fleur de Roques 2015

L'agitation libère de séduisants arômes de cerises, de mûres, d'épices douces, de fleurs (violettes et roses) et en arrière plan un élevage net et bien dosé. La bouche est élégante, les tannins fins se trament dans un corps bien formé, dense, charnu, et velouté, rehaussé de fruits expressifs. La finale est longue, soutenue, tout en conservant une texture veloutée, fraîche, aromatique, et persistante. Noté 17, moyenne du goupe 17,10

P1080019

11 janvier 2018

Des vins de la rive droite du millésime 2015 dégustés à l'aveugle : deuxième partie

P1080018

Si la première série a suscité peu de discussion lors de débriefing, cette deuxième série a offert moins d'unanimité. Le vin "pirate" Magrez Fombrauge 2015 en appellation Saint Emilion qui ne faisait pas partie du thème initial ( des vins de la rive droite hors saint Emilion et Pomerol) a fait l'objet de controverses. Pour certains dégustateurs le vin est trop richement doté, avec un élevage marqué, et une fraîcheur insuffisante. Ces arguments sont recevables. Il faut néanmoins constater que le vin est bien fait, l'élevage n'est pas disproportionné, à mon avis, par rapport à la richesse du vin, et l'acidité gustative basse peut convenir et même être appréciée par certains dégustateurs. C'est la raison pour laquelle, je n'ai pas été sévère dans mon évaluation, même si je reconnais que ce n'est pas le style de vin que je recherche.

Le Défi de Fontenil a été bien goûté par la quasi totalité des dégustateurs. Certains ont été plus nuancés, et ont noté une finale avec un peu d'amertume, ou un peu de sécheresse due à la présence de l'élevage qui a légèrement limité leur évaluation. Tout se mettra en place avec le vieillissement sous verre, et le vin sera à la hauteur des espérances de la dégustation "primeur"

La cuvée Guitard 2015 de Simon Blanchard offre un profil assez contrasté, une olfaction avenante, une première partie de bouche bien constituée, et une finale plus fine et moins charnue, un peu marquée par l'élevage. Ce vin a provoqué des analyses différentes selon l' importance accordée à la finale. Il faudra revoir ce vin ultérieurement.



Les robes sont assez profondes à profondes de couleur sanguine à violine au bord du verre.

 P1080013

Fronsac : Fontenil 2015

Le nez est avenant et expressif avec des arômes de cerises, de framboises, de cassis, d'épices douces, nuancés de notes florales et d'élevage distingué en arrière plan. La bouche est très veloutée, bien en chair, dense et ample rehaussée d'éloquents fruits mûrs. La finale est longue, fraîche, conservant une texture veloutée, dotée d'une palette aromatique intense et persistante. Noté 16,5, moyenne du groupe 16



Saint Emilion : Magrez-Fombrauge 2015 ( Pirate )

L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cerises noires, de cassis bien mûr, de boite à épices, de réglisse, de café, et de moka. La bouche est charnue, concentrée, ample, volumineuse, agrémentée de fruits épicés. La finale, tenue par des tannins un peu fermes mais enrobés, est longue, puissante, un peu opulente (accidité gustative basse), fruitée, épicée, réglissée, avec un élevage sensible. Noté 16, moyenne du groupe 13,4

P1080014

Vin de France : Le Défi de Fontenil 2015

L'aération accentue des arômes de cerises noires, de mûres, d' épices variées, de fine réglisse, avec une pointe florale, et une élevage de qualité (café/moka). La bouche est avenante, bien en chair, d'une élégante concentration, sphérique dans un centre d'un séduisant velouté de texture, relevé de fruits expressifs. La finale est longue, d'une fraîcheur de bon aloi, très aromatique et persistante, salivante, avec une légère sensation d'élevage que le temps estompera. Noté 17, moyenne du groupe 15,80

P1080015

Montagne Saint Emilion : Simon Blanchard : Guitard 2015

L'agitation évoque une sensation crémeuse de fruits mûrs (cerises, baies de sureau, légère framboise) d'épices douces, de réglisse, avec une touche de roses, et un élevage net et distingué. La bouche est veloutée, charnue, dense, et assez sphérique agrémentée de cerises expressives. La finale est allongée, d'une bonne fraîcheur, tenue par des tannins plus fermes finement enrobés, un peu marquée par l'élevage qui ne masque pas une séduisante et persistante expression aromatique. Noté 16, moyenne du groupe 14,40

P1080017

10 janvier 2018

Des vins de la rive droite du millésime 2015 dégustés à l'aveugle : première partie

P1080020

 

Samedi dernier, quelques amateurs passionnés, des producteurs, un sommelier et un oenologue se sont réunis pour déguster des vins de la rive droite de Bordeaux du millésime 2015 excluant les appellations Saint Emilion et Pomerol. Les vins ont été dégustés au moins deux fois à l'aveugle, avant leur évaluation et le relevé des notes, puis ensuite leur identité a été dévoilée. La dégustation a été préparée par Isabelle qui n'évalue pas les vins. Ils ont été mis en carafe deux heures avant la première dégustation, puis regoûtés une deuxième fois après ce premier tour. Dans l'ensemble la dégustation a, pour ma part, révélé des vins fort réussis, et conformes à leur pédigrée à quelques nuances près qui ne remettent pas en cause leur qualité future.

La dégustation à l'aveugle n'est qu'une appréciation à un instant t, et si nous regoutions ces même vins dans trois mois, il est probable que le classement du jour des cinq premiers qui ont dominé la dégustation ne soit pas identique.

Notons qu'un dégustateur a eu quelques difficulté avec la richesse des vins dans ce millésime. Voici le résultat de la première série.



Les robes sont assez profondes à profondes de couleur sanguine à violine au bord du verre

Castillon-Cotes de Bordeaux : Le Marmot de La Brande 2015

mis en carafe une petite heure seulement

A l'agitation se dévoilent des arômes affriolants de fruits variés (cerises et cassis) nuancés de notes épicées, et d'une touche florale. La bouche est souple, finement charnue, très fruitée. La finale est un peu plus tannique, expressive, avec une allonge modérée, et un peu sèche. Noté 13, moyenne du groupe 12,87

P1080011

Francs-Côtes de Bordeaux : Clos de Nardou 2015

Un vin marqué par des notes animales, et par une matière dissociée. Une bouteille défectueuse pour la quasi totalité des dégustateurs



Castillon-Côtes de Bordeaux : La Brande 2015

Le nez bien ouvert évoque les fruits rouges et noirs mûrs, nuancés de notes épicées et florales, avec une touche de café légèrement grillé. La bouche est élégante d'une bonne densité délicatement charnue et fruitée. La finale est allongée, fraîche, aromatique, et persistante, avec une petite pointe d'amertume. Noté 15,5, moyenne du groupe 14,80

P1080012

Fronsac : La Dauphine 2015

L'olfaction est élégante et expressive avec des arômes de fruits noirs (cerises et baies de sureau ), de boites à épices; avec des notes florales (pivoine) et d'élevage distingué en arrière plan (café-moka). La bouche est bien construite, dense, ample , bien en chair et fruitée. La finale est allongée, tenue par des tannins bien enrobés, fraîche, aromatique et persistante. Noté 16, moyenne du groupe 15,90

P1080013


A suivre...

08 janvier 2018

Mets et vins du réveillon du 31/12/2017

P1080009

 

 

 

Ce n'est qu'après avoir choisi les vins que nous avons acquis les mets que nous jugions leur convenir. Si nous avons apprécié comme à l'accoutumée le ris de veau de lait,

P1070997

 

 

notre incontournable caviar,

 

P1070992

 

 

pour la première fois nous avons tenté un dos de saumon fumé de chez Kaviari, absolument exceptionnel.

P1070995

 

 

Comme d'ordinaire, nous réussissons toujours à trouver de la truffe, grâce à la proximité des lieux qui lui sont consacrés, le Périgord.

Ces saveurs crues ont essentiellement composé notre repas. Et, en la matière, puisqu'il n'est aucun rajout, on est tenu à trouver la perfection du mets. Nous pensons avoir réussi.

 P1080004

De retour du Nord, nous avons eu la chance de nous ravitailler en gibier et en l'occurence d'un gigot de chevreuil. Les chèvres frais, tout justes sortis de la ferme et accompagnés d'huile olive faite par un mien cousin pour sa consommation propre nous procure toute la quintessence gastronomique des plaisirs simples mais authentiques.

 P1080003P1080003

 

Champagne : Krug millésime 1996

Des bulles très fines et tempérées traversent une robe or très soutenue. Le nez intense évoque des arômes d'évolution bien marqués : pommes un peu cuites, épices (dont le curry) et plus frais : agrumes ( oranges, fruits jaunes) avec des notes de fruits secs, et légèrement briochées. La bouche est élégante, bien constituée, étoffée, veloutée, vineuse, et aromatique. La finale est longue, étirée par une grande fraîcheur (un peu vive), énergique, avec des arômes d'agrumes dominants ( citron), de fines épices, des fruits secs; elle est persistante et saline. Noté 17, même note plaisir. Le constraste entre les arômes très évolués (pour le moins) et cette tension vive limite un peu le plaisir.


P1080008

Châteauneuf du Pape : La Janasse Vieilles Vignes 2005

La robe est assez profonde de couleur poupre légèrement évoluée au bord du verre. Le bouquet est intense et complexe avec des arômes de cerises kirschées, de cassis, de framboises, d'épices variées, et des notes de roses, de garrigue, et d'encens. La bouche est riche, intense, charnue, concentrée, rehaussée d'éloquents fruits épicés. La finale est longue, baroque, très aromatique, complexe et persistante, bien équilibré et harmonieuse, malgré la richesse du vin. Noté 18, même note plaisir

P1080007

Sauternes : Clos Haut-Peyraguey 2001

La robe or soutenue est brillante. L'olfaction est nette et intense, avec des arômes d'agrumes confits ( oranges et mandarines), d'abricots rôtis, d'épices orientales, de fleurs d'oranger, et des notes de miel fin et de champignons nobles. La bouche est séduisante, la liqueur est dense, pure, d'une élégante concentration, onctueuse agrémentée d'expressifs fruits rôtis. La finale est longue, éclatante, soutenue, complexe , persistante, bien harmonisée par une fraîcheur perceptible qui rend le vin gourmand. Noté 18, note plaisir 17,5

 P1080005

05 janvier 2018

Les mets et vins du déjeuner de Noël

Le jour de la Nativité, les réunions familiales battent leur plein. Une deuxième table est proposée, avec un menu entièrement différent mais non moins intéressant...

Bis repetita placent! 

Comme pour le réveillon, les vins offerts le sont pour convenir au menu mais aussi aux goûts plutôt disparates des convives. Entre ceux qui ne veulent que du Champagne, ceux qui ne souhaitent que les vins rouges, nous tentons de proposer à la fois selon les desiderata et selon les mets.

Le menu est le suivant : 

WP_20180104_14_08_51_Pro[10753]

 

Tatin d'endives aux Saint Jacques et clémentines confites

P1070894

P1070896

 

Ris de veau crémés au maroilles

P1070897

Filet de boeuf et gratin de pommes de terre

Fromages et bûches de Noël (une à la façon forêt noire, l'autre au moka)

A noter que sur la bûche au chocolat et aux cerises nous avons vécu un accord fabuleux avec le Rivesaltes 75 de Chapoutier 

P1070892

 

 

Loire : Montlouis : Domaine de La Taille aux Loups : Rémus 2005

P1070898

La robe offre une teinte or soutenu. Le bouquet d'une bonne intensité évoque le coing, l'orange (fruits et écorce) les épices douces, avec des notes d'évolution (fruits secs) et truffes blanches. L'attaque est très veloutée, les sensations sont ascendantes, le centre est dense, bien étoffé, charnu, fruité et épicé. La finale est longue, bien dessinée, fraîche, dynamique, persistante, assez complexe et saline. Noté 16,5, note plaisir 16,5



Côtes du Jura : Domaine Pignier : à la Percenettte : Chardonnay 2014

La robe de couleur or très clair est brillante. Le nez est bien ouvert avec des arômes de poires , de fins agrumes, de fleurs blanches, et de très léger élevage en arrière plan. La bouche est délicate , veloutée, longiforme, dense, finement charnue et fruitée. La finale est élancée, fraîche, tonique, aromatique, d'une bonne persistance, légèrement calcaire et saline. Noté 16, note plaisir 15,5



Margaux : Prieuré-Lichine 2001

La robe est très soutenue de teinte rubis à orangée. L'agitation dévoile des arômes de cassis un peu évolué, de cerises, de légère épices, et un élevage pas encore complètement fondu (café et moka). L'attaque est veloutée à soyeuse, le vin très finement charnu se développe dans une construction allongée, avec un fruit discret. La finale, tenue par des tannins fermes, est fraîche un peu austère, avec une palette aromatique assez retenue, un peu plus épicée que fruitée, avec une pointe d'élevage en ultime sensation. Noté 14, même note plaisir.



Bordeaux Supérieur : Fleur Haut Gaussens 2003

une bouteille oubliée dans cette cave du Nord

Nous n'en attendions rien, et ce fut le cas : un vin décharné, très acide, tannique, et manquant donc d'équilibre.



Haut-Médoc : Potensac 2001

La robe est assez profonde de couleur sanguine à rubis. Le nez est expressif avec des arômes de cassis , de baies de sureau, de violettes, de fines épices, et en arrière plan un élevage quasiment fondu. La bouche de construction allongée, est délicatement charnue, plus dense dans un milieu de bouche fruité. La finale, tenue par des tannins encore un peu fermes mais enrobés, est fraîche et d'une bonne persistance aromatique. Note potentielle 16, note plaisir 15,5



Sauternes (Barsac) : Château de Myrat 2001

La robe offre une couleur légèrement ambrée avec des reflets oranges. Le bouquet intense évoque les agrumes finement rôtis (mandarines et oranges), les épices orientales, avec des notes de fruits secs, de champignons nobles et de miel. La bouche est bien dotée, charnue, dense et ample sans ostentation, rehaussé de fruits délicatement rôtis. La finale est droite, allongée, d'une très belle fraîcheur, élégante, élancée mais d'un bon maintien, assez complexe et persistante. Noté 16,5, note plaisir 16,5