Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins & visites de domaines


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11 novembre 2009

Isabelle commente les vins de Denis Barraud (3)

Ce qui caractérise la cuvée Lynsolence, quelqu’en soit le millésime, c‘est la recherche d’une maturité parfaitement aboutie des raisins qui participent à l’élaboration de ce vin. Beaucoup de gourmandise et de rondeur, dans ce vin 100% Merlot, qui joue les séducteurs, sans avoir à forcer son talent.

6-Lynsolence 2009, sur graves profondes (vignes de plus de 70 ans, vinification en cuve tronconique).

Belle profondeur olfactive, selon les servitudes d’un fruit compacté et floral.

La bouche est d’une réelle douceur dès l’attaque. Elle dessine de jolies amertumes dans le corps, vite évanescents au profit d’un fruit cerise juteux. L’acidité est constante dans sa tenue, prouve une belle envergure.

Richesse alcoolique que l’on supporte car elle apporte un fruit gourmand et de belle densité

Commentaire de Daniel

L’âge et la nature du sous-sol apportent une dimension supplémentaire dans cette cuvée, et montre combien le travail minutieux, qui a contribué à la définition fine du parcellaire permet d’élaborer un vin de très grande tenue dans une aire de Saint Emilion, qui n’est pas réputée, globalement comme très qualitative

7-100% Cabernet Franc

fermentation en barrique neuve

Nez sur les fruits mûrs et juteux comme le sureau et le cassis.

La bouche est d’une agréable contenance, aux tannins impressifs et nets, de plus de rigidité et de caractère peut-être, de puissance dans une posture précise et droite, pour s’élancer dans une finale sur un léger poivre.

Commentaire de Daniel

La complexité de la palette aromatique me séduit dans ce cépage, avec un côté plus épicé que les Merlots, les structures droites, compactes, presque tendues, habillées par une chair dense, charpentent les vins remarquablement, et sont souvent un gage de longévité, dans les grandes années (voir Ausone,  Lafleur, et Cheval Blanc, entres autres…).

Que conclure ? des évidences en terme de réels plaisirs et d’émotions. Celle des découvertes et des joies de l’apprentissage, des contacts chaleureux et intelligents de ceux qui partagent lynsolence de boire les plus belles expressions de vins soignés, parfaitement travaillés et choyés jusqu’au bout de la barrique.

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09 novembre 2009

Isabelle commente les vins de Denis Barraud (2)

Prémices aux commentaires d’Isabelle

Une définition du parcellaire précise en fonction de la nature des sous-sols, et des sols, qui présentent un intérêt moindre si les enracinements sont profonds, est particulièrement édifiante, pour l’analyse des vins de Denis Barraud, tant ces différentes lithologies influencent la structure et la texture des vins. Ce qui a été réalisé, dans l’aire de Saint Sulpice de Faleyrens, qui n’est pas réputée comme la zone la plus qualitative de Saint Emilion, montre qu’un travail minutieux peut contribuer à l’élaboration de vins de très grande qualité. A méditer pour certains vignerons bordelais, qui auraient tendance à baisser les bras.

4-Les Gravières ( sous-sol sablonneux)

Un nez peut-être un peu faisandé, sanguin, mais dominé largement par les fruits noirs, cuits également ( mûre et myrtille).

La bouche prouve l’équilibre abouti de son acidité dès l’attaque. Le maintien s’apprécie sur des tannins légèrement impressifs mais charnus, sur un fruit tellement mûr déjà qu’il semble qu’apparaît la saveur du cassis. La finale emporte loin, et exacerbe en ultime ressort un fruit confituré, aux légers amers.

Commentaire de Daniel

Dans « Les Gravières » les fruits noirs dominent, les tannins sont plus enrobés, les acidités sous jacentes sont plus « transversales »

5- Deuxième cuve des Gravières ( ici pure grave)

Le nez plus fermé, et l’olfaction plus rétive à se dévoiler. La bouche couvre des tannins toujours aussi mesurés dans leur impressivité, mais présents, rehaussés de moins d’acidité que celle ressentie dans la première cuve, et fait mouvoir dans sa profondeur, des fruits abondants et juteux. La finale signe un tempérament juste et précis de ce que le vin a donné à boire.

Commentaire de Daniel

Ce qui est passionnant dans la dégustation de ces deux vins sur cuves, c’est l’analyse des structures, les graves pures donnent une texture plus serrée que les vins issus de vignes cultivées sur des sables (ou des lithologies mixtes sables et graves légères), et davantage d’intensité aromatique, dans ce cas

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Isabelle commente les vins de Denis Barraud (1)

Domaine Denis Barraud

Belle et émouvante rencontre avec les vins de Denis Barraud.

L’homme, d’abord, passionnant, accueillant. Le sourire large qui agrandit des yeux radieux, ravis des belles performances du dernier né, ce millésime 2009 dont on loue tant la qualité de la vendange.

Nous le suivons, Daniel et moi, jusque dans le chai qui nous happe soudainement des effluves grisants de fruits écumeux, bouillonnants, dépassant vite les odeurs minérales, humides presque herbeuses que charrie la Dordogne.

Evidemment, les fermentations malolactiques ne sont pas faites. D’ailleurs pour l’une des cuves, il est encore un vin en macération à 28°, en pleine fermentation alcoolique.

La dégustation de tels échantillons m’intrigue, suscite en moi une réelle curiosité, mais m’inquiète tout de même.

Mes compétences en terme de jugement qualitatif sont inexistantes : il s’est agi uniquement de ressentis en terme d’appréhension de goûts, puis de compréhension, celle-ci ajustée par les aides que m’apporte Daniel et par ses échanges avec Denis.

Mes comptes-rendus sont le fruit par conséquent de cette écriture expérientielle, purement sensible donc, et il convient de les superposer pour qu’ils aient leur place dans ce blog aux commentaires analytiques, précis et évidemment rigoureux des pages du 02, 03 et 04 novembre.

Toutefois, je tiens à préciser que dans les échelles des plaisirs vécus, et dans toute la dimension qu’ils ont induit de ma subjectivité d’approche, je n’ai nullement modifié de trajectoire, ni sauté de marche ! Tout au plus me suis-je raccrochée au nez de marche lorsque j’étais en rupture quant à mes connaissances, et ce pour m’octroyer un giron plus large, plus sécurisant,… plus didactique, et réflexif.

1-Château La Tour d’Argent, 100% merlot sur alluvions

Nage olfactive de fruits rouges, fraise, framboise, cerise… et de tous fruits mûrs en écume, sur une bouche ronde, immédiatement croquante de fruits, juteuse et d’une netteté aromatique sans faille jusque la finale d’une grande douceur, aux belles allonges. Peu (ou presque ?) de rétention tannique.

Commentaire de Daniel

La douceur des tannins peut s’expliquer par la constitution même de ces alluvions constituées essentiellement d’un matériel argileux très fin. La grande maturité des fruits peut faire hésiter entre des fruits rouges très mûrs ou noirs.

2-Château La Tour d’Argent, 100% merlot sur argilo-calcaire ( sur marc…)

Le nez semble indiquer des fruits un peu plus cuits et plus investis d’aspects floraux. La bouche nous remplit de suavité, même si elle se veut plus affirmée, notamment par des longueurs marquées d’amertume doucereuse. Très légère impressivité tannique le fruits amer, cuit et écumeux.

Commentaire de Daniel

L’argilo-calcaire structure davantage le vin, avec une charpente tannique plus ferme et plus énergique, même si les tannins sont mûrs, les notes florales décelées montrent une réelle finesse olfactive, dans une matière un peu brute à ce stade.

3-Château La Tour d’Argent, 100% merlot sur sablo-graveleux

Vin en macération à 28°

Le nez offre de belles variantes de fruits rouges cuits ( et épicés déjà ?)

La bouche apporte rondeur et densité, se dote de tannins… gras ?, faisant tournoyer fruits vifs, moins amers que ceux de la cuvée précédente. Une succulente soupe de fraise fait vivre une finale relevée de belle fraîcheur, de netteté toujours, et réellement expressive.

Commentaire de Daniel

Les épices sont aussi des arômes primaires, elles ne sont pas seulement issues de saveurs dues à l’élevage, la vivacité soulignée, et la rondeur sont assez symptomatiques des Merlots sur graves associées à des sables

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06 novembre 2009

Deux vins suisses : 100% Syrah

J’avais dégusté, il y a quelques mois, la syrah "vieilles vignes" de Gilbert Devayes, qui avait certes les qualités d’un bon vin, mais qui semblait posséder une trame tannique un peu trop ferme pour rivaliser avec les meilleures syrahs rhodaniennes. Quelques mois plus tard, le vin se présente mieux, avec davantage de fondu et d’élégance dans la structure tannique, ce qu’une troisième dégustation devra confirmer.

J’ai souhaité faire découvrir,  à Isabelle, la syrah « vieilles vignes » de Simon Maye, qui me plait  beaucoup, à chaque dégustation, elle nous commentera ce vin dans quelques jours, son emploi du temps étant, en ce moment, chargé.

Gilbert Devayes : Syrah « vieilles vignes » 2005

La robe est brillante avec des reflets de couleur sanguine à pourpre ; le nez est frais, net, d’une bonne intensité, avec des arômes de cassis, de cerises, de poivre, d’épices variées, et des notes de confiture de mûres, la bouche est souple, en entrée, avec des tannins élégants et assez serrés, qui se montrent un peu plus fondus que lors de la précédente dégustation, les fruits sont mûrs et expressifs, le milieu de bouche est parfaitement tenu, avec une texture assez compacte, la finale est fraîche allongée par une acidité gustative satisfaisante, riche en fruits bien mûrs, épicée, poivrée, avec une expression saline plaisante en ultime sensation Noté 16+

Simon Maye : Syrah « vieilles vignes » 2006

La robe est soutenue de couleur violine, le nez est fin élégant, très floral ( violettes ) en premières intentions, les parfums de cassis et de cerises écrasés croquants, sont purs et éclatants de fraîcheur, la trame tannique est fine, dense, racée, les fruits d’une grande pureté accompagnent les sensations ascendantes qui aboutissent à une centre structuré avec élégance et plénitude, l’acidité gustative, d’une belle justesse, allonge le vin dans une finale précise, fruitée, finement poivrée, florale (violettes), aérienne, et minérale. Noté 17+

05 novembre 2009

Le millésime 2009 au Tertre Roteboeuf

Visite au Tertre Roteboeuf

Les conceptions qui président à l’élaboration des vins de cette propriété, sont avant tout fondées sur une bonne maturité des baies, des macérations longues, des tannins un peu « dégradés » avant la vendange ( il faut concevoir cette dégradation comme celle de la partie ligneuse des tannins). Tout ceci pour produire des vins élégants, et pas trop puissants. S’adapter au climat bordelais à la fois chaud et humide, avec des cycles plutôt longs, qui permettent le développement d’arômes tertiaires complexes avec, pour les vins de côte, la truffe noire au premier plan. Ici pas de second vin : seulement un très bon terroir et du savoir faire ( recherche de la qualité aromatique, de la dynamique, de la fraîcheur, et de la finesse ). En 2009 les vendanges ont eu lieu le 2 octobre

Dégustation du millésime 2009 : Barrique de Merlot

La fermentation alcoolique n’est pas entièrement finie, il reste 5  grammes   de sucres .

La robe est très profonde, presque saturée au centre du verre, avec des reflets de couleur violine près du disque, le nez évoque avec netteté et intensité, des arômes de fruits noirs en salade, légèrement compotés  ( cassis , cerises, mûres), d’épices douces, de réglisse. Grande chair dès l’attaque, avec une masse tannique dense, mais parfaitement enrobée, le toucher tannique est quasiment soyeux, les fruits sont d’une puissance et d’une pureté insolente, le centre est ample, à la texture serrée, conservant une sensation de finesse dans le grain tannique, l’acidité malique est perceptible ,mais sans excès, la finale est longue, explosive dans sa palette aromatique fruitée (cerises noires d’une grande netteté ), d’un bel équilibre, malgré la légère sensation de sucre résiduel (fermentation alcoolique non finie) en ultime sensation.

Très grand vin en devenir

Daniel

04 novembre 2009

Millésime 2009 : dégustation chez Denis Barraud (3)

Dégustation de Lynsolence

Lynsolence 2009 : sous-sol de graves profondes à crasse de fer

La dégustation est impressionnante, non seulement par la richesse des vins, ce qui n’est pas surprenant, mais surtout pour leur équilibre, il y a dans les deux lots, toujours une sensation d’acidité gustative sous jacente, encore plus marquée sur la barrique de cabernet franc, qui ne laisse aucune sensation d’alcool rédhibitoire. Les fermentations malo-lactiques ne sont pas faites

Barrique 100% Merlot : IPT >100

La robe est très profonde avec un fin liseré de couleur violine, le nez net, un peu discret, évoque la mûre, les cerises noires écrasées, la boite à épices et des notes sanguines. Grande plénitude en bouche dès l’attaque, avec une maîtrise de l’imposante masse tannique, c’est velouté, riche, avec une texture compacte, mais parfaitement domptée, les fruits sont intenses et séduisants, l’acidité gustative sous-jacente (FML non faites) conserve une bonne fraîcheur et un bon équilibre à la longue finale, aux fruits intenses et gourmands, épicée et réglissée.

Cabernets Francs : vinifiés en barrique neuve

La robe est profonde, souligné par un bord du disque de couleur violette à pourpre, l’olfaction laisse apparaître une prise de bois, qui domine légèrement des arômes de Mara des bois, et de cerises écrasées, accompagnés d’épices douces variées, la bouche associe une grande maturité de fruits et beaucoup de fraîcheur (FML non faites), des tannins parfaitement mûrs et serrés au toucher velouté, c’est plein, dense et tonique, parfaitement structuré, aux fruits salivants, la finale est étirée intense, très fruitée et épicée : remarquables cabernets francs d’une maturité rarement atteinte.

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03 novembre 2009

Millésime 2009 : dégustations chez Denis Barraud (2)

Les Gravières

(Saint Emilion Grand Cru)

Les Gravières offre dans ce millésime des vins d’une extrême richesse avec des maturités parfaitement abouties et des tannins serrés, et un toucher de bouche velouté à soyeux.

La trame tannique est plus serrée et le grain davantage poli que ceux des Bordeaux.

Les vins sont à ce stade trop précoces pour être notés.

Echantillon n°1

100% merlot

Sous-sol de graves de Saint Sulpice

La robe est profonde avec des reflets violines à pourpre.

Le nez évoque avec intensité le cassis et les cerises noires écrasées, la réglisse et les épices douces.

L’entrée en bouche est riche avec beaucoup de chair et les nombreux tannins sont complètement enrobés, donnant la sensation d’un grain parfaitement velouté.

Le vin finit très persistant, équilibré, avec une explosion fruitée séduisante.

Echantillon N°2 ( IPT>90)

100% merlot

Sous-sol de graves pures

La robe est presque entièrement saturée au centre du verre avec un fin liseré de couleur violine.

Très belle olfaction intense, et débordante de fruits mûrs noirs, de boîte à épices et de zan.

La matière est riche, dense, avec une trame tannique plus serrée que celle de l’échantillon précédent, et un toucher soyeux. Des fruits très expressifs et bien mûrs le vin finit long, riche, explosif dans ses saveurs fruitées, épicées sans sensation de lourdeur.

02 novembre 2009

Millésime 2009 : dégustations chez Denis Barraud (1)

La dégustation du millésime 2009 débute par les vins de l’appellation Bordeaux, commercialisés sous la marque La Cour D’Argent.

A ma connaissance, j’ai rarement goûté pour ne pas dire jamais de tels vins en primeur ou après la fermentation alcoolique. Des vins riches et bien mûrs qui cependant portent l’empreinte de leur sous-sol et de leur équilibre.

Echantillon n°1 : 100% merlot, sous-sol ; alluvions de Saint Sulpice

La robe est profonde, avec un liseré de couleur violine, le nez évoque intensément les cerises noires et les mûres sauvages. Beaucoup de richesse et de matière dans une bouche aux tannins enrobés, le centre est rond et charnu.

La finale à l’acidité gustative plutôt basse est gorgée de fruits et finement épicée.

Echantillon n°2 :  100% merlot sur sous-sol argilo-calcaire.

La robe est très profonde avec des reflets de couleur pourpre à violine.

Les nez est intense et expressif. Avec des arômes de salade de fruits noirs variés et d’épices douces.

Dès l’attaque, la maturité des tannins, et leur densité sont impressionnantes. Avec presque des sensations de notes boisées (vinification en cuve).

Des fruits gourmands et complets soulignent un milieu de bouche parfaitement charpentés, et tonifié par une acidité gustative de bon aloi qui étire la finale riche aux fruits explosifs.

Echantillon n°3 : 100% merlot sur sous-sol sablo-graveleux.

La robe est presque noire au centre du verre. Avec une teinte violine au bord du disque.

L’olfaction est généreuse. Avec des parfums de mûres sauvages et de cerise et de cassis écrasés. Beaucoup de chair dans une bouche aux tannins parfaitement mûrs et veloutés.

L’acidité gustative, présente dès l’entrée en bouche, donne un bel équilibre à tous les stades de la dégustation.

Malgré la grande richesse du jus, les fruits sont intenses et gourmands.

En conclusion les trois lots seront assemblés à la fin de la fermentation malolactique.

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01 novembre 2009

Bordeaux : millésime 2009

La dernière semaine d’octobre a été dense, il a fallu conjuguer les activités professionnelles avec les visites dans les propriétés, Isabelle m’ayant rejoint durant ces vacances scolaires de la Toussaint. Nous avons visité ensemble des propriétés avec comme objectif de goûter les premiers jus du millésime 2009, et de voir l’évolution des vins du millésime 2008, après dix à onze mois d’élevage.

Nous avons partagé Isabelle et moi quelques repas qu’elle a élaborés avec son « brio » habituel et qui nous ont permis de nous livrer à quelques exercices de style d’accords mets/vins.

Autant le dire tout de suite, le millésime 2009 est enthousiasmant. La richesse en sucre des raisins rend difficile à très difficile les fermentations alcooliques, ce qui nécessite de prendre beaucoup de précautions pour éviter les déviances aromatiques et les montées d’acidité volatile.

Les cuves « sèches » c’est-à-dire celles qui ont entièrement fini les fermentations alcooliques titrent le plus souvent au-delà de 15° d’alcool.

Les jus ont des couleurs très foncés, très saturés au centre du verre, avec une concentration et une richesse en fruits remarquables.

Des tannins très nombreux et parfaitement mûrs.

Chez les meilleurs vignerons du Bordeaux aux Saint Emilion Grand Cru Classé, les vins sont magnifiques et sur ce que nous avons goûté, peut-être d’un niveau légèrement supérieur à 2005.

Le millésime a eu une fin de cycle plus longue que prévue ce qui malgré les degrés élevés donne un très bel équilibre au vin, avec des acidités gustatives cohérentes.

Nous détaillerons ces premières dégustations dès demain.

Posté par Daniel S à 11:34 - Bordeaux - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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28 octobre 2009

Deux vins du millésime 1995

Lors d’un déjeuner, à mon domicile, j’ai eu envie de voir comment se comportaient, aujourd’hui, des vins issus du millésime 1995 en rive gauche, qui semble laisser un certain nombre d’amateurs dubitatifs quant à la maturité des raisins de ce millésime. Les vins, de ce millésime, en rive gauche, sont bien charpentés, avec de nombreux tannins, les dégustations faites jusqu’à présent ont montré des vins évoluant lentement, mais sans  déficit de maturité, parmi les vins les plus réussis. Les mois de juin, juillet, et  août  furent chauds et secs, et si l’on excepte des épisodes pluvieux entre le 7 et 20 septembre, un temps plutôt sec s’installa  fin septembre et début octobre, ce qui permit de récolter des cabernets sauvignons mûrs 

Saint Julien : Branaire 1995

La robe est assez soutenue, avec une teinte générale de couleur grenat, et un liseré légèrement plus brun au bord du verre, le nez est net , avenant, d’une bonne intensité, avec des parfums de cerises, d’humus, de cèdre, de cassis écrasés, et une touche de violette. Beaucoup de finesse et d’élégance dans le contour de la trame tannique, assez serrée et bien enrobée, qui donne un bon maintien en milieu de bouche, les fruits sont mûrs mais frais, la finale, d’une bonne persistance est séveuse, encore un peu tannique, mais parfumée et finement épicée. Noté 15,5+

Lafon Rochet 1995

La robe, profonde au centre du verre, offre une couleur rubis vers le bord du disque, le nez discret, finit par s’ouvrir au fur et à mesure de la dégustation avec des arômes terriens (humus évoluant vers des notes de truffes noires ), de myrtilles , de cassis, de boite à épices ; l’attaque est assez imposante, avec des tannins à la trame dense, qui donne de la vigueur au vin, le centre, souligné par des saveurs de fruits mûrs et expressifs (cassis, myrtilles, et cerises) est ample et plutôt puissant, la finale, avec des tannins bien maîtrisés, mais un peu fermes, est pleine, épicée, avec une palette séduisante de petites baies noires (cassis dominant). Noté : 16,5

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