Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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22 octobre 2014

Repas avec Juver (2) Fitou; Jean Sirven 2005 et Cuvée Chaupin 2006 de La Janasse

C'est sur la canette que les deux vins rouges sudistes ont été appréciés : la volaille a été cuite à basse température, plusieurs heures avec un fond de vin rouge, et au dernier moment, quelques navets ont été incorporés dans la sauce de cuisson. J'ai fait rôtir des figues à la cannelle.

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Fitou : Bertrand-Bergé : Jean Sirven 2012

 

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Mis en carafe trois heures avant la dégustation et regoûté le lendemain

La robe est assez profonde, de couleur grenat, légèrement évoluée au bord du verre. Le bouquet est élégant et intense, avec un accent assez bordelais que lui confère l’élevage   quasiment fondu, il est complexe avec des arômes de cerises noires, de cassis, d’épices variées, d’encens, de graphite, de cèdre, et d’herbes aromatiques. L’attaque est soyeuse, les tannins tramés serrés habillés par une chair de bon aloi participent à l’élaboration d’un centre sphérique et concentré agrémenté d’expressifs fruits épicés. La finale est longue, harmonieuse, confortable, très veloutée, assez puissante avec des saveurs d’épices, d’encens, des notes de truffes noires, qui relèguent les fruits au deuxième plan. Noté 16, même note plaisir. Un élevage un peu ambitieux qui oblitère en partie le caractère sudiste du vin

Châteauneuf du Pape : La Janasse : cuvée Chaupin 2006

Mis en carafe trois heures avant la dégustation et regoûté le lendemain

La robe est assez soutenue, de couleur rubis, très légèrement évoluée au bord du verre. Le nez  intense et avenant évoque au premier plan les fruits éclatants (cerises kirchées et fraises sauvages) accompagnés d’arômes de boîte à épices, de garrigue, avec des notes de chocolat et de léger menthol. La bouche est voluptueuse, soyeuse, corsée, dense, délicieusement charnue, rehaussé de fruits purs et intenses. La finale est allongée, autoritaire, tout en conservant un très élégant velouté de texture, équilibrée et harmonieuse, intense dans son expression aromatique avec la rémanence des saveurs décelées à l’olfaction. Note potentielle 17,5, note plaisir 16,5. Une réussite dans ce millésime pas trop chaud au mois d’août, avec deux épisodes orageux  début septembre

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21 octobre 2014

Repas avec Juver

Juver, un sommelier péruvien que bon nombre de "facebookiens" connaissent bien vient nous rendre visite. Il apprécie les commentaires de Daniel et aime suivre ses conseils.

Je choisis de faire un menu simple, mais en revanche nous considérons que nous pouvons être très éclectiques dans les vins offerts, et ne pas nous cantonner seulement à la région de Bordeaux.

Ce qui a été apprécié de Juver qui n'avait jamais goûté de Riesling d'Alsace.

Pour les mises en bouche : carpaccio de cèpes, croustillant de saumon fumé au raifort, et rouleau de jambon au roquefort

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En entrée, une couronne de poissons aux pistaches

Le plat principal est une canette cuite à basse température, quelques navets confits et des figues rôties à la cannelle

Fromage de brebis

Trilogie de pommes : en tatin, en sabayon, et en sorbet avec de la verveine.

Avant de débuter le dîner, nous avons dégusté un vin péruvien apporté par Juver, le vin n’a pas été mis en carafe, je l’ai regoûté le lendemain ( date du commentaire)

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Pérou : Valle del Sol : Intipalka N° 1 : millésime 2009

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Cabernet Sauvignon 45%, Tannat 45%, Syrah 10%

La robe est profonde presque saturée de couleur sanguine sur le bord du disque, avec un début d’évolution (teinte brune). L’olfaction est ouverte et expressive avec des arômes de fruits noirs très mûrs à cuits, d’épices variés, d’herbes aromatiques, d’élevage assez marqué, avec des notes fumées et de mine de crayon. La bouche est concentrée, puissante, large, assez veloutée dans sa première partie, agrémentée de fruits épicés et de saveurs d’élevage. La finale est épaisse, un peu lourde, un peu astringente, rehaussée de fruits un peu cuits et d’épices, avec une acidité gustative basse. Noté 12, même note plaisir

Alsace : Domaine de l’Agapé : Riesling : Rosacker 2010

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La robe de couleur jaune pâle est brillante, le nez élégant et intense évoque le citron , l’orange, les épices orientales, avec des notes fumées ( pierre frottée), de léger naphte et de graphite. La bouche est riche, ample, dense, très charnue presque grasse, bien dotée en agrumes expressifs, avec une fraîcheur sous-jacente de bon aloi. La finale est opulente, très pleine, d’une agréable douceur tactile, d’une bonne allonge, avec une fraîcheur suffisante pour harmoniser le vin, elle est soulignée par les saveurs décelées à l’olfaction et ponctuée de notes salines. Noté 16,5, note plaisir 16

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20 octobre 2014

Canon Fronsac : Vrai Canon Bouché : millésimes 2008 et 2011

Nous faisons le point sur le millésime 2008 dont nous possédons quelques bouteilles en cave. Le vin a été mis en carafe une heure et demi avant la première dégustation, il est déjà assez plaisant lors de la première dégustation et encore plus abordable le lendemain. Il sera prêt à être bu d’ici deux à trois ans, après avoir été aérer une petite heure avant la dégustation. Son terroir d’argiles reposant sur le calcaire à Astéries contribue à l’ élaboration de vins riches, puissants, et centrés.

Lors d’une dégustation à la cave Terres Millésimées (jeudi 9 octobre 2014) dédiée à des vins du Fronsadais, nous avons pu goûter Vrai Canon Bouché 2011. Un vin réussi dans ce millésime atypique et qui apportera beaucoup de plaisir dans quatre à cinq ans aux amateurs de ce cru. Le château Vrai Canon Bouché a acquis une très belle régularité depuis le millésime 2005, et perdurera, à la suite d’un changement de propriétaire au cours de l’année 2014.

 

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Canon Fronsac : Vrai Canon Bouché 2008

La robe est profonde avec des reflets de teinte sanguine. Le bouquet, intense et avenant, évoque les cerises mûres, la boite à épices, avec des notes de cassis, d’encens et de roses, l’élevage commencent à se fondre. L’attaque est très veloutée, les tannins mûrs  enrobés par une chair serrée se trament dans un corps dense et sphérique rehaussé d’intenses fruits épicés. La finale est longue, puissante, très bien tenue par des tannins assez fermes au cœur du grain mais au contour poli donnant une agréable velouté de texture, elle est soulignée par les saveurs décelées à l’olfaction, et de très légers amers que le vieillissement fera disparaître. Note potentielle 16/16,5, note plaisir 15,5

Canon Fronsac : Vrai Canon Bouché 2011

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La robe est profonde, avec un disque de couleur violine à sanguine. Le nez est net et ouvert, avec des arômes de cerises mûres et fraîches, d’épices douces, des notes florales (violettes dominantes) et d’élevage de qualité. L’attaque est franche, avec un toucher velouté, le vin se développe dans un centre plein, d’une bonne ampleur, très fruité (cerise pure)  bien tenu par des tannins mûrs et structurants habillés par une chair de bon aloi. La finale est allongée, d’un bon maintien, d’une agréable fraîcheur, agrémentée d’une palette aromatique très expressive ( fruit, épices, légères notes truffées). Note potentielle 16

 

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17 octobre 2014

Alsace : Josmeyer : Riesling : Le Kottabe 2008 et Bourgogne : Vaudoisey-Creusefonds Pommard Charmots 2005

Nous avons souhaité savoir comment évoluait le Riesling «  Le Kottabe » 2008 de Josmeyer. Les raisins sont issus de vignes plantées sur le Herrenweg de Turckheim sur le cône de déjection de la Fecht, les sols et sous-sols sont constitués d’un matériel lithologique varié d’origine alluviale : sables, graviers et graves. Le vin dégusté en bouteille, conservé au réfrigérateur entre deux dégustations s’est bien goûté dès l’ouverture de la bouteille, est un peu plus épanoui le lendemain (commentaire). Pour une consommation immédiate, une heure de carafe lui fera du bien.

Le Pommard «  Charmots  2005 «  du Domaine Vaudoisey-Creusefonds a été mis en carafe deux heures avant la première dégustation. Il est un peu renfrogné, et sera un peu plus parlant le lendemain, sans évolution notable le surlendemain. Les tannins sont encore fermes notamment en finale, avec quelques amers dus à un élevage pas encore fondus. Il faudra attendre au moins cinq ans, s’il est conservé dans une cave fraîche à 13°C toute l’année, pour l’apprécier avec davantage de plaisir.

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Alsace : Josmeyer : Riesling : Le Kottabe 2008

La robe de couleur or léger est brillante ; le bouquet, bien ouvert et net, évoque le naphte, les mirabelles, les agrumes (dont le citron) nuancés de notes épicées et de fleurs sauvages. L’attaque est grasse bien en chair, le vin se développe avec énergie dans un centre mis en exergue par une acidité gustative mûre et des fruits expressifs. La finale est étirée, tonique fraîche, d’une bonne allonge, rehaussé d’agrumes, de fines épices et de notes salines. Noté 15,5, même note plaisir

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Bourgogne : Vaudoisey-Creusefond : Pommard Charmots (Premier Cru) 2005

La robe est soutenue de couleur pourpre. Le nez est net et expressif avec des arômes de cassis, de cerises, des épices variés, avec des notes épicées et d’élevage pas encore fondu. L’attaque est veloutée, les tannins un peu fermes se trament dans un corps puissant et sérieusement charpenté, agrémenté de fruits épicés d’une bonne expression. La finale, allongée et d’une bonne fraîcheur, est richement dotée, bien tenue par des tannins fermes enrobés par une chair de bon aloi, soulignée par des fruits noirs, des épices douces et une pointe de réglisse, elle est ponctuée par des notes d’amertume que le vieillissement estompera. Note potentielle 16,5/17, note plaisir 15.         

16 octobre 2014

Francs-Côtes de Bordeaux : l' Eden de Lapeyronie 2010, et Castillon-Côtes de Bordeaux : Domaine de l'A 2012

Jean-Frédéric Lapeyronie possède un vignoble d’une superficie de 2,5 hectares en appellation Franc-Côtes de Bordeaux. Les vignes composées de 50% de Merlot, 40% de Cabernet Sauvignon, et 10% de Cabernet franc sont plantées sur des sols et sous-sols argilo-calcaires. Il élabore des vins « mûrs » plu facilement accessibles dans leur jeunesse. Nous avons ouvert une bouteille du millésime 2010 (sans mise en carafe) dégustée sur trois jours. Le vin, qui se ferme un peu par rapport à notre dégustation précédente, s’est montré le plus agréable 24 heures après l’ouverture (voir le commentaire) et a bien tenu l’aération ensuite.

J’ai reçu ma commande « primeurs » du Domaine de l’A 2012, et nous avons eu envie de le gouter, après une mise carafe d’une heure et demie. Le vin est déjà très séduisant et abordable, nous avons du nous retenir, pour en conserver pour le lendemain. Il est moins puissant et moins sphérique, que d’autres millésimes, il compense par une harmonieuse, élégance, une très belle qualité de tannins, une délicieuse palette aromatique, et une nette salinité en finale. Nous reconnaissons néanmoins avoir un palais bordelais.

 

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Francs-Côtes de Bordeaux : l’Eden de Lapeyronie 2010

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La robe est profonde, avec un liseré de teinte violine, le nez est net et bien ouvert, avec des arômes de fruits variés (cerises noires dominantes), d’épices, et des notes de violettes et de roses, et au deuxième plan un élevage de qualité. L’attaque est haute, les tannins tramés serrés sont habillés par une chair délicate, le centre est puissant et ample agrémenté de fruits épicés d’une bonne expression. La finale est très persistante, appuyé, bien tenue par des tannins au toucher crayeux, rehaussé par des saveurs de cerises, de cassis et des notes épicées et florales. Note potentielle 16, note plaisir 15

 

Castillon-Côtes de Bordeaux : Domaine de l’A 2012

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La robe est assez profonde de couleur pourpre à sanguine. L’olfaction expressive et séduisante évoque les cerises mûres et fraîches, de délicates épices, les roses séchées, avec en retrait une élevage de grande qualité (thé fumé). L’attaque est très veloutée, les tannins fins et mûrs se trament dans un corps fuselé, charnu, plein, d’une bonne densité, plus long que large, agrémenté de cerises intense et pures. La finale est allongée, étirée, maintenue par des tannins élégants d’une agréable douceur tactile, mise en valeur par les intenses saveurs décelées à l’olfaction, elle est ponctuée par des notes salines. Note potentielle  16,5, note plaisir 16

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15 octobre 2014

Dégustation à l'aveugle de vins du Languedoc ( vignes plantées sur des sols et des sous-sols argilo-calcaires) (fin)

Cette dernière série a été la plus qualitative : Montcalmès 2011 est de l’avis des dégustateurs une remarquable réussite dans ce millésime : séduisante palette aromatique, bouche bien charpentée et très harmonieuse portée par une fraîcheur avenante. Mas Jullien 2007 s’est montré à son meilleur niveau, lors de la deuxième dégustation. Il est doté de la richesse du millésime, sans en posséder les excès que l’on observe sur d’autres vins du millésime 2007 (finale chaleureuse). Il possède dans sa longue finale un équilibre et une harmonie remarquable. La Grange des Pères est une bouteille évoluée prématurément, elle n’a pas été achetée en première main, et a été probablement conservée dans de mauvaises conditions chez un caviste (exposée trop longtemps en rayonnage dans une boutique qui n’était pas climatisée).

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Voici le classement ( cinq premiers)

1)    Mas Jullien 2007 : 17,2

2)    Montcalmès 2011 : 16,7

3)    La Terrasse d’Elise : Le Pradel 2012 : 16,4

4)    Mass Jullien 2009 : 15,7

5)    Les Creisses 2012 : 15,6

 

Terrasses du Larzac : Montcalmès 2011

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60 % syrah, 20 % mourvèdre, 20 % grenache

Le nez est élégant et complexe avec des arômes de petite soupe de fruits noirs, de fines épices, d’herbes aromatiques, de violette, et d’élevage (café légèrement grillé) en retrait. L’attaque est soyeuse, les tannins fins, mûrs et élégants sont enrobés d’une chair bien formée, le milieu de bouche est corsé et dense agrémenté d’intenses fruité épicés. La finale est longue, précise, bien tenue par des tannins légèrement «crayeux», harmonieuse, d’une fraîcheur de bon aloi, rehaussé par les intenses saveurs décelées à l’olfaction. Note plaisir 17,5, moyenne du groupe 16,7.

 

Coteaux du Languedoc : Mas Jullien 2007

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Assemblage : Carignan, Syrah Mourvèdre

Le bouquet, intense et séduisant, évoque les fruits noirs un peu compotés (cassis et mûres), les épices orientales, les fleurs fraîches (roses, violettes, pivoines), et la garrigue. La bouche est voluptueuse, les tannins fins et distingués se trament dans un corps dense, ample et charnel enrichi d’intenses fruits épicés. La longue finale, pure, très soutenue, d’une grande douceur tactile, très harmonieuse, tonifiée par une fraîcheur de bon aloi est complexe et savoureuse (fruits, épices, herbes aromatiques, et fleurs (violette au premier plan)). Note plaisir 18, moyenne du groupe 17,2

 

Vin de Pays de l’Hérault : La Gange des Pères 2005

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40% de Syrah, 40% de Mourvèdre et 20% de Cabernet Sauvignon.

La robe est évoluée, brune au bord du verre, avec des reflets tuilés. L’olfaction est intense et nette, avec des arômes de fruits un peu cuits (cerise et cassis), d’olive, d’herbes aromatiques, de fleurs séchées, d’épices, avec des notes de sous bois, et légèrement viandées. La bouche est élégante, les tannins fins sont complètement polis, le centre est plein et ample, très parfumé. La finale est allongée, élégante, d’un bon maintien, harmonieuse, complexe, mais anormalement évoluée. Note plaisir 16, moyenne du groupe 15,1

14 octobre 2014

Dégustation à l'aveugle de vins du Languedoc ( vignes plantées sur des sols et des sous-sols argilo-calcaires) (2)

Cette série a été intéressante avec des vins offrant beaucoup de caractère et de personnalité. Le Clos de l’Anhel (pirate par son origine mais conforme par la composition géologique de ses sols et sous-sols) est un vin de très bonne qualité (parfumé, frais et dynamique) même s’il n’a pas  la densité et la puissance de la cuvée « Les Dimanches ».

Mas Jullien 2009 n’a pas pu être préparé comme il se doit (apport de dernière minute), il n’a commencé à se révéler qu’en fin de dégustation, après trois heures de mise en carafe. Son potentiel me paraît très élevé, avec la grande qualité de fraîcheur qui le caractérise et qui ne signe pas, à mon avis, le côté solaire du millésime 2009.

Le Pradel 2012 de La Terrasse d’Elise est élaboré avec 100% de Cinsault, ce qui donne un vin fin élégant à la palette aromatique de fruits rouges dominant, il est néanmoins très correctement centré, sans maigreur, dans une construction allongée et d’une bonne fraîcheur, il a séduit l’ensemble des dégustateurs.

Les robes des deux premiers vins commentés sont assez profondes à profondes, de couleur pourpre à sanguine.

 

 

 

 

 

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Corbières : Clos de l’Anhel : Les Terrassettes 2011 (pirate)

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Assemblage de Carignan, Grenache, Mourvèdre et Syrah

L’olfaction, bien ouverte et nette, évoque les cerises mûres, le cassis, les épices variées et les herbes aromatiques. La bouche est dynamique, veloutée, le vin s’allonge dans un centre bien plein, tenu par des tannins enrobés d’une chair délicate, agrémenté de fruits épicés expressifs. La finale est tonique, alerte, persistante, d’une très bonne fraîcheur, avec des tannins au toucher « crayeux » mise en valeur par les saveurs décelés à l’olfaction. Note plaisir 15,5, moyenne du groupe 13,8

 

Terrasses du Larzac : Mas Jullien 2009

 

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Assemblage : Carignan, Syrah Mourvèdre

Le bouquet élégant et distingué s’ouvre à l’aération sur des arômes  de cerises, de baies de sureau, de fines épices, de thym, de laurier, et une touche de chocolat et de léger café. La bouche est nette, précise, les tannins fins et élégants se trament dans un corps fuselé, dense et serré, rehaussé de fruits purs, d’une bonne intensité et d’épices orientales. La finale est allongée, très soutenue par une trame tannique au grain poli, d’une séduisante harmonie, avec une fraîcheur avenante, et une palette aromatique savoureuse (fruits, épices, herbes aromatique) encore un peu discrète mais prometteuse. Note plaisir 17, moyenne du groupe 15,7

 

IGP Hérault : La Terrasse d’Elise : Le Pradel 2012

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100% Cinsault

La robe est soutenue de couleur pourpre. Le nez évoque les fruits rouges (fraises, groseilles et cerises), la garrigue, nuancés d’épices variées et d’une note de réglisse. La bouche est souple, très veloutée à soyeuse, les sensations sont ascendantes, les tannins fins enrobés par une chair délicate se trament dans un corps fusiforme délicat et plein, souligné par des fruits très expressifs. La finale est étirée, bien dessinée, délicate et fine, d’une grande douceur tactile, bien mise en valeur par les délicieuses saveurs perçues à l’olfaction. Note plaisir 16, moyenne du groupe 16,4



13 octobre 2014

Dégustation à l'aveugle de vins du Languedoc ( vignes plantées sur des sols et des sous-sols argilo-calcaires) (1)

La deuxième séance de notre club de dégustation est consacrée aux vins du Languedoc (vignes plantées sur sols et sous-sols argilo-calcaires). Notre préparatrice Isabelle, qui avait déjà dégusté une large majorité des vins proposés,  a effectué la mise en carafe des vins pour qu’ils puissent exprimer leur meilleur potentiel, lors de cette dégustation à l’aveugle. Les vins ont été placés une heure avant d’être goûtés, dans une cave à la température de 13° C. Après une première dégustation, ils ont été redégustés en fin de séance avant que les notes soient relevées, les moyennes établies, et le nom des vins révélé. Les notes sont des notes  « plaisir ».

 Dans cette première série commentée, le vin n° 1 : Daumas Gassac 2004 est le seul vin de la dégustation qui a donné lieu à des notations non homogènes.

Les robes sont assez profondes à profonde avec des reflets de couleur sanguine à pourpre soutenu

 

 

 

Vin de Pays de l’Hérault : Daumas Gassac 2004

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Cabernet Sauvignon 80%, variétés rares 20% !

Le bouquet évoque, après une bonne aération, le cassis, la baie de sureau, les épices douces, avec des notes balsamiques et de garrigue. La bouche est souple et veloutée, les tannins fins se trament dans un corps fuselé, bien construit assez charnu et plein agrémenté de fruits expressifs. La finale, d’une bonne allonge, bien tenue par des tannins polis est harmonieuse, avec une fraîcheur de bon aloi, soulignée par des saveurs de fruits noirs, d’épices variées avec des notes bulbaires, et une pointe chocolatée. Note plaisir 16, moyenne du groupe 14,2

Vin de Pays d’Oc : Les Creisses 2012

Syrah 50%, Grenache 40%, Mourvèdre et Cabernet Sauvignon 10%

Le nez est séduisant et bien ouvert avec des  arômes des cassis, de mûres, d’olives noires, de thym, et de légères notes d’élevage et de  très léger goudron. La bouche est sensuelle, bien en chair, ample, sphérique, rehaussée d’intenses fruits épicés. La longue finale est puissante, richement dotée, soyeuse, d’un bon équilibre, avec une fine acidité sous-jacente, et savoureuse avec la rémanence des saveurs décelées à l’olfaction. Note plaisir 16,5, moyenne du groupe 15,6

Vin de Pays d’Oc : la Croix Chevalière ( Laroche) 2007

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Syrah 50%, Merlot 30%, Grenache 20%

L’olfaction est intense et complexe avec des arômes de cerises kirchées, d’herbes aromatiques, d’olives noires, de chocolat, de boites à épices ( dont un léger poivre) et des notes de cassis, et de très léger café. La bouche est généreuse, opulente, très ample, volumineuse, dotée d’une grande chair soyeuse, avec d’intenses fruits épicés. La finale est allongée, très soutenue, complexe dans son expression aromatique (fruitsvariés, épices, garrigue, chocolat, etc.), plantureuse, un peu lascive, avec une sensation chaleureuse quand la température du vin s’élève trop. Note plaisir 16, moyenne du groupe 15,1

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à suivre...

10 octobre 2014

Saint Joseph :Stéphane Robert : Domaine du Tunnel 2009, et Chinon: Bernard Baudry: Clos Guillot 2008

Une prochaine séance de notre club de dégustation qui sera consacrée à l’appellation Saint Joseph m’incite à ouvrir une bouteille du Domaine du Tunnel dans le millésime 2009. Le vin a été mis en carafe une bonne heure avant la première dégustation. Il est déjà ouvert et plaisant mais avec des tannins assez fermes en  finale, avec des arômes sensibles d’élevage. Il se présente bien en place et plus séduisant  le lendemain (voir le commentaire).

Après quelques déceptions avec des vins de Chinon ces derniers mois, j’ai souhaité voir ce que devenait le Clos Guillot 2008 de Bernard Baudry. Le vin a été aéré en carafe deux heures avant d’être goûté une première fois, avec un nez net et des fruits gourmands, et le deuxième jour, les tannins étaient un peu moins marqués. Il restait un tiers de bouteille d’un excellent vin de Bordeaux (Côtes) du millésime 2012 que nous avons dégusté en même temps que le Clos Guillot 2008. Nous avons pu percevoir toute la différence existante  dans la qualité des tannins entre les deux vins, et celle entre un excellent vin et un bon vin.

 

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Saint Joseph : Stéphane Robert : Domaine du Tunnel 2009

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La robe est assez profonde à profonde, avec un liseré de teinte violine. Le bouquet est net et expressif, avec des arômes de cerises noires, de mûres, et de baies de sureau, d’épices variées (dont le poivre), avec des notes florales, et d’élevage de qualité en retrait. L’attaque est très veloutée les tannins fins et mûrs sont enrobés par une chair délicate, ils se trament dans un corps fusiforme plein et dense agrémenté d’intenses fruits épicés. La finale est allongée, bien dessinée, un peu plus tannique, d’une bonne fraîcheur, soutenue, harmonieuse, d’une excellente expression aromatique. Note potentielle 16,5, note plaisir 16.

Chinon : Bernard Baudry : Clos Guillot 2008

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La robe est assez profonde, de couleur sanguine à pourpre soutenu, le nez bien ouvert évoque les cerises mûres et fraîches, de légères épices (muscade), avec des notes florales, une pointe de réglisse, et de léger élevage en retrait. La bouche est assez veloutée, les tannins mûrs et un peu rustiques sont enrobés par une chair qui atténue cette sensation un peu brutale. Le centre est assez rond, convenablement charpenté et rehaussé de fruits gourmands. La finale de longueur normale est fraîche, élancée, d’une bonne persistance aromatique ( fruits, épices, et notes florales). Noté 14,5, même note plaisir

09 octobre 2014

Blaye-Côtes de Bordeaux : Château Magdeleine Bouhou : Grand Vin 2010, Château Belle Coline Grand Vin 2011

Nous terminons la dégustation à Terres Millésimées par les deux vins suivants, moins connus que ceux commentés hier, mais très prometteurs, comme la dégustation « primeurs » du millésime 2012  l’ a montré.

Le château Magdeleine Bouhou Grand Vin 2010 est le premier vin de cette propriété familiale situé à Cars ( près de Blaye) appartenant à Muriel Revaire. Le vignoble d’une vingtaine d’ hectares encépagés avec 90% Merlot et 10% de Malbec (cépage complémentaire historiquement présent dans le Blayais) est planté sur des sols d’argiles alluviales reposant sur un socle calcaire. Les vignes sont exploitées en agriculture raisonnée, avec un travail traditionnel des sols. L’élevage se fait en barriques neuves et/ou d’un vin.

Le château Belle Coline (12 hectares) a été acheté par Christophe Reboul–Salze au début de la décennie 2010, et 2011 est son premier millésime. Le vignoble positionné sur les hauteurs de la commune de Cars et exposé plein sud est planté sur un sous-sol argilo-calcaire. Les vignes âgées de 45 ans en moyenne avec un encépagement de 90% de Merlot et 10% de Malbec sont travaillées en agriculture biologique en cours de certification avec un passage envisagé en biodynamie. De nouvelles installations techniques adaptées aux spécificités du terroir sont en cours d’achèvement.

 

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Blaye-Côtes de Bordeaux : Château Magdeleine Bouhou Grand Vin 2010

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Assemblage : Merlot 60%, Malbec 40%

La robe est profonde, avec des reflets de teinte sanguine, le bouquet net et expressif évoque la soupe de fruits noirs (cerises  noires, myrtilles, et cassis), la boîte à épices, avec des notes de réglisse et florales. La bouche est veloutée en attaque, les tannins mûrs et serrés se trament dans un centre dense et concentré, charnu, agrémenté de fruits épicés. La finale est longue, fraîche, dynamique, puissante, bien tenu par les tannins arrondis et fermes au cœur du grain, savoureuse ( épices variées, fruits noirs, et notes réglissées). Note potentielle 16

Blaye-Côtes de Bordeaux : Château Belle Coline : Grand Vin : 2011

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Merlot 90%, Malbec 10%

Elevage : un tiers de barriques neuves, un tiers de barriques d’un vin, un tiers de barriques de deux vins.

La robe est profonde avec des reflets de couleur violine, le nez est net et ouvert avec des arômes de cerises noires, de baies de sureau, et de cassis, d’épices douces, des notes réglissées, fumées, et d’élevage de qualité. La bouche est très veloutée, en attaque, les tannins sont élégants et enrobés par une chair bien formée, le milieu de bouche, fruité est plein et ample tout en conservant une bonne douceur tactile. La finale est allongée, fraîche, consistante (tannins un peu plus fermes), soulignée par les saveurs expressives décelées à l’olfaction, avec de très légers amers que le temps estompera. Noté 16

P1000907



Fin »