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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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23 février 2017

Bourgogne : Denis Mortet : Gevrey-Chambertin : Les Champeaux 2002, et Clos de Tart 1999

Nous reprenons un petit supplément de bœuf bourguignon, avant d'attaquer cette deuxième série. Le premier vin servi nous offre un style « moderne », il fait cependant une belle unanimité pour nos palais bordelais. Ses qualités sont pour les dégustateurs de cette soirée indéniables. C'est un vin très aromatique, dotée d'une grande chair à tous les stades de la dégustation, riche, intense, puissant, long harmonieux et complexe.

Le vin suivant Clos du Tart 1999 ne m'a pas paru au mieux, et pour tout dire très tannique. 1999 est un millésime d'évolution très lente sous verre en Bourgogne, avec à l'origine des rendements assez élevés dans certaines propriétés. Que faut-il penser de cette bouteille de Clos de Tart 1999 ? Un vin qui nécessite une garde beaucoup plus longue, une bouteille trahie par son bouchon, ou une moindre réussite de cette propriété dans ce millésime. Pour répondre un peu plus précisément à cette question, il faudrait en avoir goûté plusieurs bouteilles, à des dates différentes ou résider sur sur place en connaissant parfaitement la façon dont le millésime a été interprété dans cette propriété. Pour conclure un vin qui sera intéressant de retrouver une nouvelle fois si le hasard le veut bien.

Les vins sont servis en carafe à l'aveugle.

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Denis Mortet : Gevrey-Chambertin : Premier Cru : Les Champeaux 2002

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La robe est assez profonde de couleur rubis au bord du verre. Le bouquet intense évoque les cerises noires, le cassis, les épices variées, avec des notes d'encens, de truffes noires et de réglisse. La bouche est dotée d'une chair serrée et soyeuse, le centre est dense, concentré, puissant, avec cependant une élégante finesse des tannins, il est rehaussé de fruits épicés. La finale est longue, bien en chair, soutenue, équilibrée, harmonieuse, persistante et complexe. Note plaisir 18

 

Clos de Tart 1999 : Grand Cru

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La robe est assez profonde de couleur sanguine. Le nez expressifs évoques les fruits noirs (cassis et mûres), les épices douces, avec des notes de cerises, de réglisse, et florales (roses). L'attaque est veloutée, les tannins se trament avec densité, énergie, et vigueur dans un centre fruité. La finale, tenue par tannins très fermes, peu enrobés, est allongée, autoritaire, persistante (fruitée, épicée et réglissée) et portée par une fraîcheur assez vive. Note plaisir 15

 


22 février 2017

David Duband : Charmes-Chambertin 2012, et Emmanuel Rouget : Cros Parantoux 2006

Les vins commentés aujourd'hui, servis en carafe à l'aveugle, ont accompagné un bœuf bourguignon issu d'une belle viande rassie, et ses petits légumes glacés ( carottes et navets).

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Le Charmes-Chambertin 2012 de David Duband a fait l'objet de discussions, portant notamment sur son milieu de bouche. Certains dégustateurs ne l'ont pas trouvé suffisamment charpenté pour un Grand Cru. C'est un avis que je ne partage pas, j'ai trouvé le vin bien centré dans un millésime de bonne facture, avec un bel enrobage des tannins à tous les stades de la dégustation, et une excellente allonge.

Le Cros Parantoux 2006, que je goûtais pour la première fois, et à l'aveugle, élaboré par Emmanuel Rouget successeur d'Henri Jayer a fait l'unanimité. C'est un vin admirable, complet, d'une séduisante et expressive palette aromatique, plein, d'une émouvante sensualité en bouche, long, très harmonieux et complexe. Une remarquable interprétation de ce millésime ingrat avec en particulier une fin de cycle de la vigne fraîche et très pluvieuse

 

 

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David Duband : Charmes-Chambertin 2012

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Age des vignes : 85 ans, sols marneux, calcaire pierreux, oxyde de fer

La robe est soutenue de couleur pourpre à burlat. Le nez élégant et expressif évoque les cerises, les petites baies noires (dont le cassis) , les fines épices, avec des notes de roses anciennes et de réglisse. La bouche est bien chair , le vin se développe dans un corps dense, ample, les tannins sont enrobés d'une chair bien formée très veloutée rehaussé de fruits éloquents. La finale est longue, d'un séduisant velouté de texture, harmonieuse, persistante, ponctuée par de délicates épices et des notes réglissées. Note plaisir 17,5

 

Emmanuel Rouget : Cros Parantoux 2006

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La robe assez soutenue à soutenue offre une couleur pourpre. Le bouquet s'intensifie à l'aération avec des arômes de cerises rouges et noires, de maras des bois, de délicates épices douces, nuancées de petites baies noires, de très légère réglisse, et d'une touche florale. La bouche est dotée d'une chair soyeuse à sensuelle à tous les stades de la dégustation, le centre est profond, dense, d'une admirable finesse tannique, relevé de fruits expressifs. La finale est longue, élégante, d'une séduisante douceur tactile, harmonieuse, dotée d'une palette aromatique complexe et très persistante. Noté 18,5

 

 

21 février 2017

Champagne : Agrapart : Terroirs Extra Brut, et Ramonet : Bienvenues-Batard-Montrachet 2009

Un de nos amis nous a invité à un dîner-dégustation. Nous nous retrouvons avec quelques passionnés pour une soirée qui, ce que nous apprend notre hôte dès notre arrivée, sera consacrée à la dégustation à l'aveugle de vins de Bourgogne, avec quelques "extra" en ouverture et en fin de repas. Nous débutons la dégustation par un Champagne Agrapart Terroirs Extra Brut, servi bouteille découverte, que nous avons trouvé excellent.

 

Le vin suivant est servi, à l'aveugle, en carafe. Il remplacera au «  pied levé » un Corton Charlemagne 2005 de Pierre-Yves Colin-Morey bouchonné.

Cette bouteille de Bienvenues-Batard-Montrachet 2009 de Ramonet ne nous a pas offert tout son potentiel avec une palette aromatique assez discrète, un remarquable milieu de bouche, une finale encore un peu retenue, et une fraîcheur que plusieurs dégustateurs ont trouvé un peu juste. Je pense qu'avec le vieillissement sous verre, le vin trouvera davantage d'harmonie pour se déguster à un niveau très élevé.

Ce vin a accompagné des langoustines sur un lit d'épinards et persil, au beurre safrané. 

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Champagne Agrapart : Terroirs : Extra Brut

La robe jaune pale est nuancée de reflets or avec une cordon de bulles fines. Le nez d'une bonne intensité évoque la poire, de fines épices, avec des notes florales, de légers agrumes, d'amande et de noisettes. La bouche est mûre, droite, délicatement charnue, et veloutée sous une fine effervescence, vineuse et fruitée. La finale est allongée , fraîche , tonique, persistante, et saline. Note plaisir 17

 

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Ramonet : Bienvenues-Batard-Montrachet 2009

La robe or vif est brillante. L'agitation libère des arômes de fruits jaunes et blancs, de nombreuses épices orientales (dont le safran), avec des notes de fleurs séchées. La bouche est riche, très charnue, veloutée, très dense, puissante, rehaussée de fruits épicés. La finale est énergique, tout en conservant un bon velouté de texture, d'une bonne longueur avec la sensation que le vin reste encore un peu comprimé, d'une fraîcheur un peu juste ( en l'état) persistante et très saline. Note plaisir 17,5

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20 février 2017

Saint Emilion : Larcis Ducasse 2011 et Castillon-Côtes de Bordeaux : Alcée 2012

Nous continuons à suivre l'évolution des vins de la rive droite de Bordeaux. Les deux vins commentés aujourd'hui ont été dégustés en bouteille sans mise en carafe sur une durée de 24 heures (une première dégustation après avoir épaulé la bouteille une demi-heure avant de goûter le vin , puis le reste (moitié de la bouteille ) le lendemain. Nous n'avons pas noté de nettes évolutions entre ces deux dégustations si ce n'est des tannins un peu moins fermes en finale.

Larcis Ducasse 2011 aura encore besoin d'une garde supplémentaires de cinq ans pour que l'élevage se fonde, sachant qu'il est bien proportionné à la matière issu de ce millésime.

Alcée 2012 profite largement de ce millésime très favorable au Merlot, il est plus corsé que le même vin du millésime 2011, avec un bel enrobage du tannin à tous les stades de la dégustation, et doté d'une avenante palette aromatique.

 

 

 

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Saint Emilion : Larcis Ducasse 2011

La robe est profonde avec un liseré de teinte sanguine. Le nez expressif évoque les cerises mûres, la boite à épices, avec des notes de petites baies noires, de violettes et de roses, et un élevage distingué. La bouche est très veloutée à pulpeuse, le vin se développe dans un corps délicatement charnu, rempli et d'une bonne densité (dans le contexte du millésime), rehaussé de fruits expressifs. La finale est allongée, fraîche, d'un séduisant velouté de texture, persistante (fruitée, épicées et florale) , ponctuée par de légères notes d'amertume dues à un élevage qui se fondra. Note potentielle 16,5, note plaisir 15

 

Castillon-Côtes de Bordeaux : Alcée 2012

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La robe est profonde , de couleur sanguine à violine au bord du verre. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cerises noires, de mûres, de fines épices, nuancées de notes de violettes et de thé fumé. L'attaque est charnue et très veloutée, le centre est dense et ample agrémenté de fruits gourmands. La finale est longue, tenue par des tannins un rien plus fermes, tout en restant enrobés par une chair de bon aloi, elle est fraîche et persistante (très fruitée et finement épicée) Noté 16, note plaisir 15,5

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17 février 2017

Domaine Buisson-Charles : Meursault vieilles vignes 2013 et Bourgogne : Hautes Coutures 2014

Lors de ces deux derniers mois nous avons ouvert des vins du domaine Buisson- Charles (Meursault). Les vins ont été dégustés en bouteilles, sans mise en carafe sur une durée de 24 heures. Ils se sont très bien goûtés dès l'ouverture et ont parfaitement tenu, à l'aération, le lendemain.

La bouteille de Meursault vieilles vignes 2013 a accompagné avec justesse un turbot. Le vin issu d'un millésime tendre offre cependant une élégante expression murisaltienne tant dans la qualité de sa palette aromatique, d'une séduisante pureté que de son milieu de bouche, bien en chair et d'une bonne ampleur, avec une finale d'une bonne tenue et aromatique.

Le Bourgogne Hautes Coutures 2014 s'est bien entendu, avec la terrine de foie gras, lors d'un dîner de fin d'années 2016. Il nous a montré la grande qualité du millésime 2014, avec de la densité et du corps. Il offre un excellent plaisir à tous les stades de la la dégustation et se présente comme une excellente introduction aux climats plus complexes et plus qualitatifs que possède la propriété.

 

Meursault : Buisson-Charles : Vieilles Vignes 2013

Meursault VV 2013 Buisson Charles[2103]

La robe or clair est brillante. Le nez bien ouvert évoque la poire, les fleurs blanches (dont la fleur de guimauve), avec des notes d'agrumes mûrs, de légères amandes et de noisettes. La bouche, d'un élégant velouté de texture, se développe dans un centre charnu, plein et assez ample. La finale est allongée, fraîche, persistante (fruits et fleurs) et saline en ultime sensation . Noté 15,5, même note plaisir

 

Bourgogne : Buisson-Charles : Hautes Coutures 2014 (blanc)

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La robe offre une couleur jaune pale à reflets or clair. L'olfaction est expressive avec des arômes de fruits blancs ( poire et pêche), et de fleurs blanches avec une touche de verveine. La bouche est veloutée en attaque, le vin gagne en densité dans un corps bien formé rehaussé de fruits gourmands. La finale d'une bonne allonge tenue par une impeccable fraîcheur est persistante ( fruitée et florale), avec de fines notes salines. Noté 15, et davantage de plaisir


16 février 2017

Cornas : Clape 2007, Sauternes : Guiraud 1997, et Espagne: Jumilla : Casa Castillo : Pie Franco 2010

Les fromages sont servis avec le cornas. Ils ont été judicieusement choisis pour convenir au vin. Le dessert est composé d'un carpaccio d'ananas, macéré dans un sirop de citron vert à la vanille. Le Sauternes s'est bien comporté face à ce dessert qu'il a bien dominé.

 

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Comme si nous ne voulions pas nous quitter, alors que tout porte à croire que les desserts closent le repas, nos hôtes apportent des douceurs, et un ultime vin pour les accompagner. Ce sont des financiers et des fondants au chocolat qui vont merveilleusement s'accorder avec un vin espagnol particulièrement agréable.

 

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Les vins sont servie en carafe à l'aveugle

Cornas : Clape 2007

La robe assez profonde offre une teinte sanguine. Le nez intense évoque le cassis, la mûre sauvage, la boite à épices (dont un poivre fin), avec des notes sanguines et de suie. La bouche est veloutée, dotée d'une chair délicate et d'un corps bien formé et dense rehaussé de fruits expressifs finement épicés. La finale est longue, autoritaire, avec des tannins structurants restant enrobés, fraîche, et persistante avec un séduisant début de complexité. Note plaisir 17

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Sauternes : Guiraud 1997

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La robe est assez ambrée. Le bouquet est intense avec des arôme d'épices orientales (safran et léger curry), d'abricots et d'oranges rôtis, de dattes, de figues, de champignons nobles (morilles) et de miel raffiné. La bouche est riche, onctueuse, ample, volumineuse, bien en chair relevée de fruits rôtis. La finale est longue, soutenue, persistante et complexe. Note plaisir 17. Un vin un peu évolué pour son âge, comme souvent les vins de cette propriété de cette période.

 

Notre hôte, les conversations se poursuivant, nous fait déguster, à l'aveugle après mise en carafe, le vin commenté ci dessous.

Casa Castillo est un vaste domaine (402 hectares) dédié à la culture de la vigne (174 hectares) , des amandiers, des oliviers, et pour partie couvert d'une forêt de pins, dans la province de Murcie, appartenant à Don José Sanchez-Cerezo depuis 1941. Ses descendants ont restructuré le vignoble à partir de 1985, et les bâtiments techniques en 1991.

La cuvée Pie Franco est issue d'une parcelle appelée La Solana (12 hectares) plantée en cépage Monastrell non greffé (vigne franche de pied) en 1941 sur des sols de sédiment fins essentiellement sableux, donnant de faibles rendements.

L'élevage dure 22 mois dans des fûts de 500 litres en chêne français.

 

 

Espagne : Jumilla : Casa Castillo : Pie Franco 2010

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La robe est assez profonde, de couleur rubis à pourpre. L'olfaction est expressive avec des arômes de cerises, de cassis, de baies de sureau, d'épices variées, avec des notes de chocolat, de café léger et d'herbes aromatiques. La bouche est assez charnue, les tannins mûrs se trament dans un corps concentré, et ample, agrémenté de fruits épicés éloquents. La finale est longue, tenue par des tannins plus fermes toujours enrobés, bien équilibrée par une fine acidité perceptible, elle est persistante et complexe, et ponctuée par des notes balsamiques et finement réglissées. Note plaisir 17. A attendre encore un peu

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15 février 2017

Sancerre : Gérard Boulay : Le Côte 2010 , et Bourgogne : Clos des Lambrays 2007

Le Sancerre de Gérard Boulay a été dégusté conjointement avec le Pinot gris et les deux vins ont accompagné les deux entrées. La deuxième est composée d'un foie gras poêlé aux truffes noires et aux légumes nacrés.

 

Le Clos des Lambrays a accompagné un canard colvert et sa purée aux truffes noires.

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Les deux vins se sont radicalement opposés en texture, en souplesse et en aromatique. Ils ont cependant tous les deux parfaitement fonctionné et si l'on devait choisir en vue du meilleur accord un vin, ce serait plus par goût personnel pour le vin que pour les réalités d'une sommellerie que l'on voudrait plus juste. Nos amis sont fins cuisiniers et dégustateurs de talents. Il est difficile d'être déçus par ce qu'ils nous proposent.

La concentration du Pinot gris permettait un jeu de contrastes avec le moelleux des mets. Les notes graphitées étaient de justes reprises des arômes de la truffe. Le Sancerre présentait davantage de concordances gustatives...

 

Les vins sont dégustés à l'aveugle et servis en carafe

 

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Sancerre : Gérard Boulay : La Côte 2010

La robe de couleur or assez vif est brillante. Le nez un peu renfrogné dévoile à l'aération des arômes de fruits exotiques (oranges et fruits de la passion) nuancés d'épices douces. La bouche est généreuse, charnue, ample et dense, rehaussée de fruits plus expressifs. La finale est assez retenue, fraîche, avec une palette aromatique assez discrète, ponctuée de notes salines et d'une légère sensation de sucres résiduels. Note plaisir 15,5

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Bourgogne : Grand Cru : Clos des Lambrays 2007

La robe est soutenue de teinte pourpre. Le bouquet d'une bonne expression évoque les cerises, les épices douces, les roses fanées, avec des notes de petites baies noires, et de légère réglisse. La bouche est élégante, droite, délicatement charnue, d'une bonne densité (dans le contexte du millésime) agrémentée de fruits avenants. La finale est allongée, d'un séduisant velouté de texture, étirée par une juste fraîcheur, persistante et assez complexe, et ponctuée par de fines notes réglissées. Note plaisir 16,5

 

 

 

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14 février 2017

Champagne : Roederer : Brut Premier, et Alsace : Josmeyer : Pinot Gris : Brand 2010

Puisque l'actualité est aux nouveaux étoilés Michelin, il est une maison que nous pouvons présenter! Nos amis Cathy et Emile ont le plaisir de cuisiner et de proposer des menus dégustations absolument remarquables!

Nous avons la chance de profiter de leurs tables assez régulièrement et chaque fois c'est un plaisir renouvelé, sans faille, et des discussions qui n'en finissent pas jusque très tard dans la nuit. Le billet de ce jour et les suivants vont permettre de présenter les plats qui ont été spécialement conçus par  nos hôtes pour convenir aux vins qu'ils nous ont offert.

Les verrines ont été apportées avec le Roederer, et les deux entrées ont été appréciées avec deux vins de deux régions différentes, justement pour aider à l'analyse et à vérifier les meilleurs accords, selon les goûts des uns et des autres, selon les audaces et les choix culinaires.

Un seul des deux vins blancs est commenté ici, mais le billet suivant propose une lecture du deuxième blanc et une appréciation des deux entrées au regard de ces vins.

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Verrines :

Crème d'asperges et morilles

Mousse de betteraves et son carpaccio

Mousse d'avocat aux épices et amandes grillées

 

Les vins sont dégustés à l'aveugle.

 

P1060567Champagne Roederer : Brut Premier

 

La robe, de teinte jaune pâle, avec des reflets or est traversée par un cordon de bulles fines. La nez bien ouvert évoque les pommes mûres, les poires, nuancées de notes florales et de noisettes. La bouche est tonique, dotée d'une bonne vinosité, structurée avec élégance, et rehaussée de fruits éloquents. La finale est allongée, élancée, dynamisée par une juste effervescence et une fraîcheur de bon aloi, et ponctuée par une subtile et persistante palette aromatique. Note plaisir 16

 

Crème de topinambours au deux foies gras, et caviar de truffes noires

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Alsace Josmeyer : Pinot Gris : Brand 2010

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La robe de couleur or vif est brillante. Des arômes de fruits exotiques (oranges et fruits de la passion) de séduisantes épices orientales, avec des notes de fleurs séchées et légèrement fumées qui se dévoilent à l'aération. La bouche est veloutée, ample, bien en chair, dense, fruitée et épicée. La finale, d'une bonne fraîcheur, assez harmonieuse, encore une peu comprimée, offre une agréable persistance aromatique assez complexe. Note plaisir 16. Le vin s'était mieux goûté à la propriété en mai 2014

 

13 février 2017

Saint Emilion : Pavie Macquin 1998 et Sauternes : Clos Haut Peyraguey 2007

Les deux vins commentés ce jour ont accompagné le fromage et le dessert.

J'ai choisi la recette du baba au rhum, mais version orange et Grand Marnier. Pour plus de moelleux, j'ai fait une chantilly avec le sirop ayant servi à faire confire les écorces.

C'est une recette classique et somme toute très simple à faire, elle s'associe immanquablement aux Sauternes.

 

J'ai ouvert une bouteille de Pavie Macquin 1998 de ma cave pour voir son évolution. Le vin s'est fort bien présenté, et il n'est pas loin de son plateau de maturité ( 2 à 3 ans) en bouteille, mais pour les possesseurs de magnum, il faudra se montrer beaucoup plus patient ( environ 2025). Il est tout à fait conforme à ce que l'on pouvait en attendre d'après les premières bouteilles dégustées. Ce terroir frais doté d'un pH bas et en très grande partie d'argiles puissantes qui charpentent vigoureusement le vin nécessite une longue garde dans les meilleurs millésimes pour profiter pleinement des vins et en obtenir le meilleur plaisir.

 

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Saint Emilion : Pavie Macquin 1998

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carafé deux heures avant le service

La robe est profonde de couleur rubis à pourpre au bord du disque. Le bouquet est intense et pur avec des arômes de cerises mûres, de petites baies noires, de fines épices douces (dont la cannelle), de truffes noires, et de légères notes réglissées, et une pointe florale. La bouche est séduisante, dotée d'une chair très veloutée enrobant parfaitement les tannins, le centre est dense, sphérique avec une sensation de puissance naturelle et très fruité. La finale est longue, d'un très bon maintien, conservant une texture veloutée, fraîche, très persistante et complexe. Noté 18, note plaisir 17,5

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Sauternes : Clos Haut Peyraguey 2007

Mis en carafe avant le service

La robe or vif est brillante. Le nez intense évoque les fruits jaunes rôtis (abricots et mangues) les épices orientales ( dont le safran), avec des notes de fleurs d'orangers et de miel fin. La bouche est onctueuse, la liqueur est pure, dense, d'une élégante concentration, rehaussée de très expressifs fruits rôtis. La finale est longue, précise, soutenue, harmonieuse, dotée d'une palette aromatique éloquente et intense. Noté 17,5, note plaisir 17

10 février 2017

Suisse : Simon Maye : Syrah vieilles vignes 2006 et Espagne : Rioja : Macan Clasico 2010

Le plat choisi est de l'oie, cuite à basse température pendant plus de douze heures.

Elle est fondante et grasse à souhaits, et j'ai proposé pour l'accompagner du panais glacé.

Le fromage est un chaource affiné, sur lequel j'ai ajouté des copeaux de truffe.

 

Tous les accords ont merveilleusement bien fonctionné quand bien même les vins étrangers ont été apportés par notre ami. Mais, l'apanage de gastronomes et de fins gourmets et connaisseurs comme le sont nos hôtes est d'anticiper, d'imaginer les accords rien que par les descriptions que nous nous adressons en correspondance électronique.

 

Les discussions à table tournent autour bien sûr de cette "sommellerie"... mais pas que! surtout quand les heures de la nuit vont diminuant... pour se rapprocher des heures matinales.

 

Repas Mohamed Macan et syrah Chamoson2

 

 

 

Au début des années 2000, Benjamin et Ariane de Rothschild se sont associés avec Pablo Alvarez propriétaire de Vega Sicilia avec pour objectif d'élaborer un grand vin dans la région de la Rioja en organisant l'exploitation comme un « château » français, une idée novatrice en Espagne.

Il a fallu sept années et de nombreux achats pour constituer un vignoble de 110 hectares dans la région de la Rioja Alta (la plus qualitative de l'appellation).

Le nom Macan provient du surnom donné aux habitants originaires du village de San Vicente de la Sonsierra où se situe le domaine. Le premier millésime produit est 2009.

Les vins sont élaborés avec le seul cépage Tempranillo, le vignoble âgé de 45 ans en moyenne est planté sur des sols et sous-sols argilo-calcaire, et d'argile ferrugineuse. Deux vins sont produits : Macan Clasico abordable plus jeune et le grand vin Macan

 

Suisse : Simon Maye : Syrah Vieilles Vignes 2006

Repas Mohamed Macan et syrah Chamoson

 

La robe est assez profonde de couleur rubis, très légèrement évoluée au bord du verre. Le nez séduisant et intense évoque les petites baies noires mûres (cassis et sureau), les épicées variées (dont un poivre fin) avec des notes florales ( violettes et roses), et fumées . La bouche est très veloutée, délicatement charnue, dans une construction cylindrique d'une bonne densité rehaussée de fruits épicés. La finale est allongée, élancée , fraîche, persistante, élégante avec une touche saline. Noté 16,5, même note plaisir

 

Espagne : Rioja : Macan Clasico 2010

Repas Mohamed Macan et syrah Chamoson3

La robe est assez profonde de couleur pourpre à sanguine. Le nez est ouvert avec des arômes de fruits noirs ( cassis dominant), de cerises mûres , de boite à épices, de légère réglisse, d'encens avec des notes sanguines. La bouche, bien en chair offre un délicieux velouté de texture, les tannins très fins se trament dans un corps dense, concentré avec élégance, rehaussée de fruits épicés. La finale est longue, bien tenue par des tannins bien enrobés, conservant une texture veloutée, elle est persistante et harmonieuse. Noté 16,5,Attendre quelques années pour que le vin gagne un peu plus en complexité aromatique.