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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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28 juillet 2016

Les Vignobles Petit (2) Dégustation de Tournefeuille 2014 et 2001, Lécuyer 2005 et La Révérence 2004

Après la visite de la propriété, après les dégustations, nous cheminons à travers les vignes pour atteindre le lieu d'habitation de la famille Petit. Nous sommes attendus pour un déjeuner familial. La présence des enfants, que les parents impliquent dans les diverses fonctions de la maison ou du vignoble,  est chaleureuse et nous fait vraiment plaisir.

Virginie a préparé un déjeuner de belle facture, le choix des mets se mariant très agréablement avec les vins qui nous sont proposés.

Lalande de Pomerol : Château Tournefeuille 2014

 

bouteille ouverte avant la dégustation

La robe est assez profonde, de couleur violine. Le nez ouvert évoque les fruits rouges, avec des notes florales, de léger cassis, et de légères épices douces. La bouche est veloutée, délicatement charnue, avec des rondeurs avenantes dans un milieu de bouche bien constitué et fruité. La finale est fraîche, d'une bonne allonge, tenue par des tannins un peu plus sensibles, fruitée et florale, avec des notes d'amertume due à un élevage perceptible qui se fondra. Noté 15,5

 

 

Lalande de Pomerol : Tournefeuille 2001

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bouteille ouverte avant la dégustation

La robe est assez profonde, de couleur grenat évoluant vers des teintes orangées au bord du verre. Le bouquet est expressif avec des arômes de truffes noires, d'humus, de thé fumé, d'épices fines, et de cerises en arrière plan. La bouche est élégante, les tannins sont fondus, et enrobés par une chair fine, d'un bon maintien dans un centre un peu plus fruité. La finale d'une bonne allonge est fraîche, avec des tannins un peu plus impressifs, soulignée par des arômes tertiaires décelés à l'olfaction et des fruits discrets. Note plaisir 15. Un vin qui amorce sa pente descendante.

Pomerol Lécuyer 2005

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bouteille ouverte avant la dégustation

La robe est assez profonde, de couleur rubis, légèrement évoluée au bord du disque. L'olfaction expressive évoque les cerises mûres, les mûres, les épices douces, avec des notes de truffes noires et d'élevage quasiment fondu. La bouche est très veloutée, les tannins sont enrobés d'une chair bien formée, et tramés dans un corps rond bien rempli et fruité. La finale est allongée, conservant un bon enrobage du tannin, équilibrée, et dotée d'une palette aromatique persistante. Noté 15,5. Le vin se goûte très bien dès maintenant

Saint Emilion : La Révérence 2004

bouteille ouverte avant la dégustation

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La robe est assez profonde de couleur grenat à orangée au bord du verre. Le nez bien ouvert évoque les épices variées, le sous-bois, l'encens, le tabac blond, avec des arômes de cerises et de cassis en arrière plan. La bouche est souple, un peu plus pleine dans un centre finement charnu, plus épicé que fruité. La finale d'une longueur normale, est fraîche, d'une bonne expression aromatique conforme à l'olfaction, ponctuée par une pointe se sécheresse. Note plaisir 14. un vin qui a dépassé son apogée.


27 juillet 2016

Les Vignobles Petit (Tournefeuille, La Révérence et Lécuyer ) - Présentation (1)

 

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Magnifiquement ligérienne et originale dans notre Gironde pomerolaise, la bâtisse du Château Tournefeuille, qui surplombe ses vignes et un étang, invite au repos et à la sérénité. Elle est située sur le haut d’une saillie qui offre un agréable panorama sur les vignes de Pomerol, et de loin, sur le village de Saint Emilion. Le château date du XIXème siècle, et la famille Petit a mis un point d’honneur à toujours respecter son charme ancien pour le plus grand plaisir de leurs hôtes. Sa toiture en ardoise surplombée d’une jolie faitière sculptée fait penser à Cheverny !

 

 

 

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Beaucoup d’attraits donc pour cette propriété, mais surtout, pour les amoureux de grands vins, un excellent terroir à Tournefeuille, 17 hectares au total, composé de belles argiles au caractère pomerolais et d’une fine surface de graves, ce qui est assez unique à Pomerol.

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Nous sommes invités pour découvrir les installations et les vins, justement le jour où rendez-vous est pris avec les tonneliers. Emeric Petit, qui gère le domaine, propose deux lots, un de merlot l’autre de cabernet franc, en vue des futurs assemblages de la cuvée Tournefeuille. Ces lots sont mis en échantillons selon la barrique qui les élève. Ce n’est pas moins de 13 échantillons de merlot et 8 de cabernet qui sont donc proposés à la dégustation !

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L’exercice est absolument passionnant et les discussions qui s’enchaînent à la suite de la découverte du nom, des chauffes des barriques, et du grain du bois sont captivantes. Elles témoignent du souci du maître de chai, de l’œnologue et d’Emeric Petit en particulier, de s’orienter le plus possible vers l’excellence, et à dire vrai les cuvées sont déjà très bonnes.

L’élevage aboutit à 30% de bois neuf sur l’assemblage final. Pour le millésime 2015, le vin est d’une grande fraîcheur grâce à une belle acidité (ph de 3.8 pour 14.5 d’alcool).

Les cuvées Lécuyer, vignes de Pomerol, puis La Révérence, Saint Emilion, seront dégustées à table.

Car les vignobles Tournefeuille proposent quatre vins ! et la seule cuvée que nous ne dégusterons pas est Rosalcy (vignes de bas de coteau), un Lalande de Pomerol, dont les vignes sont contiguës à celles qui font la cuvée Tournefeuille.

Une étude des sols fouillée et pointue amène aussi à des réflexions sur l’encépagement. Le Cabernet franc est magnifique sur sols graveleux, et apporte beaucoup de fraîcheur, de droiture, et il serait question d’en augmenter le pourcentage.

vignobles la révérence

 

 

Couleur violine, ce sont des argiles lourdes avec par endroits de l'argilo-sableux

Couleur bleue, ce sont de pures argiles

 

Vignobles lécuyer

 

Cuvée Lecuyer sur des sols argileux, essentiellement

vignoble tournefeuille

 

Cuvée Tournefeuille, sols graveleux, argilo-graveleux et limoneux

Le mode cultural et la vinification varient quelque peu selon les cuvées ; dans tous les cas, ce sont des effeuillages, des vendanges en vert, ramassage manuel (en partie mécanique pour Rosalcy), tri sur table, macération pré-fermentaire à froid sauf pour Rosalcy, fermentation malolactique en barriques (Lécuyer, La Révérence et Tournefeuille) ou en cuve (Tournefeuille et Rosalcy).

Les extractions sont douces, et il n’est pratiqué qu’un soutirage ou deux soutirages en  début d'élevage.

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Les Vignobles Tounefeuille accueillent aussi dans leur propriété pour des séjours courts (chambre d’hôtes) ou longs( gîte) et c’est la vie de château qui s’offre à nous ! Le cadre est enchanteur et les chambres sont romantiques à souhaits.

Les Petit permettent aussi que l’on profite de leur gîte pour des fêtes de famille, des mariages…

Isabelle et Daniel

 

Site à consulter ICI

à suivre

Posté par Daniel S à 00:01 - Visite de domaines - Commentaires [0] - Permalien [#]
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26 juillet 2016

On continue sur Sancerre ( Charlouise de V. Pinard!) après un détour en Toscane, avec une syrah d'Amerighi pour la grillade

Le titre dit tout! C'est une délicieuse grillade de boeuf qui nous permet d'aborder les vins rouges.

Joseph sélectionne particulièrement bien l'origine de sa viande ( vaches limousines en Dordogne), la cuisson est à point, la graisse particulièrement fondante et jaune. Nous découvrons avec bonheur une syrah italienne, qu'initialement nous aurions plu placer à Bordeaux. Les expressions varétiales de la syrah ne sont pas immédiates et de toute façon très en retrait, en revanche, ce sont des fruits noirs croquants, une belle puissance et beaucoup de fraîcheur que nous retenons de ce vin. 

Le Charlouise n'était pas prévu, mais nous n'imaginions pas de terminer ce repas sur une bouteille défectueuse.

Un petit coin de paradis, un  excellent moment de convivialité, la joie paisible et tranquille, chère à Jean Giono!

 

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Les vins sont dégustés à l'aveugle sauf le Clos Rougeard

Italie : DOC Cortona : Toscane : Stephano Amerighi : Syrah 2012

Vignoble planté avec des clones de Syrah sélectionnés dans la vallée du Rhône (France). Le vignoble est travaillé en biodynamie.

La robe est assez profonde à profonde de couleur violine. Le nez est élégant et expressif avec des arômes de baies de cassis écrasées, de mûres sauvages, de boîte à épices (dont un léger poivre fin), nuancés de notes d'encens et de thé fumé. La bouche est bien en chair, les tannins fins se trament dans un corps concentré avec élégance et ample rehaussé d'intenses fruits épicés. La finale est longue, soutenue, fraîche, harmonieuse et persistante. Noté 17/ 17,5 note plaisir 17

Saumur Champigny : Clos Rougeard : Le Clos 2005

Le vin a été aéré deux heures en carafe. Bouchon sec à l'ouverture qu'il a fallu extraire en trois morceaux.

Le nez au repos est sur l'acétate d'éthyle, puis des senteurs d'écurie à l'agitation, qui persistent dans une bouche assez acescente. Une nouvelle bouteille défectueuse !

Sancerre : Vincent Pinard : Charlouise 2011

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100% Pinot noir, et 100% égrappé

Mise en carafe avant le service pour pallier le Clos Rougeard 2005 défectueux

La robe est assez soutenue à soutenue de teinte violine. L'olfaction s'ouvre à l'agitation sur des arômes de cerises, de léger cassis, de fines épices, nuancées de notes florales, de griottes, et d'élevage . La bouche est souple en attaque, le milieu de bouche est tenu par des tannins plus fermes, finement enrobés, agrémenté de fruits d'une bonne intensité. la finale est assez tannique, fraîche, fruitée, florale, et épicées, avec une légère amertume en ultime sensationNote potentielle 15,5, note plaisir 14

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25 juillet 2016

Père et fille pour de la belle ouvrage : un beau menu pour Clos Floridène (Graves) et Le Château (Sancerre de V. Pinard)

 

Quand le père et la fille s'y mettent, c'est aussi un régal! mais c'est surtout un bonheur simple, familial, fait de générosité et d'éducation à la réception qui est perceptible chez nos amis. Margot du haut de ses treize ans ne s'en laisse pas compter et partage les joies de la cuisine avec son père. Le petit cake apéritif aux olives et fondant et le dessert est une merveille! 

 

Nous avons l'habitude de nous rencontrer pour des plaisirs de la table de façon inopinée, selon nos disponibilités, et donc les choix des vins et des accords sont souvent décidés à la dernière minute, mais comme notre hôte est d'une grande précision en sommellerie ( en raison notamment de ses talents de dégsutateur), nous vivons toujours de grands moments de table.

 

L'entrée est un carpaccio de merlu aux deux citrons. Il est dosé parfaitement et convient très bien au Clod Floridène que nous plaçons en première bouteille. La seconde entrée est un cabillaud en papillote parfumé au basilic citronné. La chair est fondante à souhaits et sur ce plat nous mettons la cuvée Le Château de Vincent Pinard.

 

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Les vins sont dégustés à l'aveugle

Bordeaux : Graves : Clos Floridène 2010

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Les vignes sont plantées en très grande majorité sur un sol mince de sables argileux et oxydes de fer reposant sur la dalle calcaire.

la robe de couleur or soutenu est brillante . L'olfaction, bien ouverte , évoque l'orange, le citron mûr, de fines épices douces, nuancées de notes florales de menthe fraîche , de noisettes et d'une pointe de vanille. La bouche est bien construite , ample, d'une bonne densité, délicatement charnue, agrémentée de fruits mûrs. La finale est allongée, étirée par une fraîcheur de bon aloi, aromatique et persistante, ponctuée par une légère note saline. Note potentielle 16/16,5, note plaisir15. Attendre au moins le dixième anniversaire du vin pour un élevage davantage fondu.



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Sancerre Vincent Pinard : Le Château 2014

Cuvée parcellaire : 100% sauvignon blanc, vignes plantées sur sol de caillottes, reposant sur une substrat calcaire, élevage 2/3 fûts neufs et 1/3 cuves bois sur une durée de 11 mois, mise en bouteilles après 15/18 mois

Mis en carafe 1 heure avant le service

La robe offre une teinte jaune pale avec de légers reflets or. Le nez est très expressif avec au premier plan d'intenses arômes floraux ( fleur de menthe, verveine, chèvrefeuille) suivi à l'aération de fruits exotiques purs (mandarine et fruits de la passion) nuancés de délicates notes d'épice douces et d'une touche anisée. La bouche est nette et pure, dotée d'une chair fine et serrée, d'un très élégant velouté de texture, le vin se développe dans un corps fuselé très dense, rehaussé de fruits mûrs et intenses. La finale est longue, tendue harmonieuse, persistante et très saline.Note potentielle 17,5, note plaisir 17



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22 juillet 2016

Castillon-Côtes de Bordeaux : Beynat cuvée Léonard 2011 et Pessac-Léognan : Seguin 2009

Nous avons souhaité faire le point sur l'évolution de deux vins bordelais. Comme d'habitude, nous avons dégusté les vins sur une durée de deux jours. Les bouteilles ont été épaulées une heure avant la première dégustation, puis regoûtées le lendemain après conservation en cave fraîche.

La cuvée Léonard 2011 du Château Beynat n'est pas encore prête pour offrir le meilleur plaisir ; sa forte proportion de Cabernet Sauvignon nécessite de l'attendre environ cinq ans pour que les tannins et l'élevage soient complètement fondus et que la palette aromatique fruitée se développe davantage.

Château Seguin 2009 est marqué par l'empreinte du millésime solaire, avec un vin richement doté, mûr, bien en chair et déjà abordable avec plaisir, et une acidité gustative assez basse qui peut ne pas complètement satisfaire les amateurs de vins de Bordeaux plus classiques. Comme nous aimons plutôt les vins issus de raisins mûrs, surtout quand ils sont élaborés avec des proportions importantes de Cabernet Sauvignon, nous avons apprécié cette bouteille qui sera encore plus plaisante dans cinq ans.

 

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Castillon-Cotes de Bordeaux : Beynat cuvée Léonard 2011

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Assemblage : Merlot 50%, Cabernet Sauvignon 50%

La robe est assez profonde de teinte violine. L'olfaction est assez ouverte avec des arômes de cerises, de cassis, d'épices douces, et d'élevage assez soutenu. La bouche est autoritaire, avec des tannins très structurants qui donnent de l'énergie et de la puissance dans un milieu de bouche finement charnu et fruité. La finale est assez tannique, fraîche, fruitée et épicées, avec des notes d'amertume dues à un élevage pas encore fondu. Note potentielle 15/15, note plaisir 14

Pessac-Léognan : Château Seguin 2009

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La robe est assez profonde de couleur violine à sanguine. Le nez s'intensifie à l' agitation, avec des arômes de baies de cassis écrasées, de cerises noires mûres, de boite à épices avec des notes fumées et d'élevage de qualité en arrière plan. L'attaque est haute, le vin se développe charnu, avec un très élégant velouté de texture dans un centre dense et concentré rehaussé de fruits mûrs et épicés. La finale est longue, tenue par des tannins un peu plus impressifs restants enrobés, équilibrée par une acidité gustative présente mais assez basse, et soulignée par une palette aromatique persistante. Note potentielle 16, note plaisir 15,5




21 juillet 2016

Hermitage : Marc Sorrel : millésime 2006 et Coursodon : Saint Joseph : l'Olivaie 2009

Nous avons profité d'un temps plus frais avant le retour des grandes chaleurs pour déguster des vins du Rhône nord. Les vins ont été goûtés en bouteille, épaulée une heure avant la première approche, puis redégustés le lendemain, après une conservation en cave fraîche. Les deux vins très bons la première fois se sont révélés être excellents le lendemain. La bouteille d' Hermitage 2006 de Marc Sorrel est d'une très belle jeunesse, sans caractère d'évolution. C'est un vin complet (aromatique, corsé et long) qui aura besoin d'un vieillissement de cinq ans au moins pour gagner en complexité. Sa qualité n'est pas surprenante, c'est très probablement en Rhône nord que les meilleurs vins rouges français ont été élaborés en 2006.

L'Olivaie 2009 de Coursodon est représentative du millésime, avec un vin mûr, très épicé, concentré, bien en chair, allongé, mais doté d'une acidité gustative assez basse qui peut ne pas plaire à des amateurs de vins plus frais de cette région. Pour notre part nous l'avons trouvé à notre goût.

 

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Hermitage : Marc Sorrel 2006

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La robe est assez profonde de couleur pourpre à sanguine. Le bouquet net et intense évoque les petits fruits noirs ( myrtilles et baies de sureau) les cerises noires, les épices variées ( dont un poivre fin expressif) , avec des notes sanguines et d'encens et une touche d'herbes aromatiques.La bouche offre un très élégant velouté de texture, bien corsé, dense, concentré, bien en chair, relevé de très expressifs fruits épicés. La finale est longue soutenue, veloutée, bien équilibrée (fraîcheur sous-jacente) très aromatique (dont un poivre net). Noté 17, note plaisir 16,5

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Saint Joseph : Domaine Coursodon : l'Olivaie 2009

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La robe est profonde, avec un liseré de teinte violine à sanguine. Le nez est expressif avec au premier plan de nombreuses épices dont un léger poivre, puis à l'aération de petites baies noires (cassis et mûres), nuancés de notes de suie, et d'olives noires. La bouche est riche, bien en chair, puissante et ample dans un centre, charnu, très veloutée, rehaussée de fruits noirs et d'épices. La finale d'une très bonne allonge est tenue par des tannins serrés, légèrement sensibles et enrobés, équilibrée (acidité basse mais présente), et persistante. Noté 16,5, note plaisir 16

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20 juillet 2016

Visite/dégustation au domaine Buisson-Charles ( Meursault) : dégustation de vins du millésime 2014 en bouteille et autres

Le vignoble de Meursault ainsi que ses voisins de Volnay et Pommard ont été affectés par des épisodes de grêle plus ou moins violents en 2012, 2013 (24/07) et 2014 ( 28/06), qui ont contribué à réduire plus ou moins sévèrement les rendements selon le millésime. A ceci s'ajoute le gel catastrophique dans la nuit du 26 au 27 avril 2016 qui a amputé rudement la récolte du millésime 2016.

Les intenses chûtes de gros grêlons du 28 juin 2014 ont eu pour conséquence des baisses de rendement allant jusqu'à 60% d'une récolte normale dans de nombreux climats de Meursault ( Premier Crus compris). Ces chutes de grêles ont affecté des raisins qui n'avaient pas encore véré, les fruits sains restants n'ont, de ce fait, pas été détériorés et ont pu poursuivre leur mûrissement jusqu'à la vendange. Les baies impactées ont séché, sont tombées, ou ont été éliminées par des passages dans les vignes.

Cette sélection naturelle a permis aux raisins sains, peu à assez peu nombreux de mûrir parfaitement, avec des jus concentrés. Les vins du millésime 2014, peu quantitatifs à Meursault, sont de très belle qualité.

La dégustation nous a laissé entrevoir des vins murisaltiens ( élevés avec 25% de barriques neuves) toujours élégants et purs dans leur palette aromatique qui gagnera en intensité avec la garde, avec des corps denses et concentrés , et de longues finales, fraîches, tendues, très salines, parfois un peu comprimées, avec une petite pointe d'austérité. Les vins sont dotés d'un excellent potentiel de vieillissement sous verre (plus de cinq ans pour Tessons et les Premiers Crus pour arriver sur leur plateau de maturité) qui épanouira complètement les vins à terme. Les vins du secteurs de Chassagne-Montrachet sont plus accessibles dès maintenant (un peu plus détendus), mais dotés également d'une excellente garde. Les deux crus de Chablis favorisés par des conditions météorologiques plus favorables en 2014 sont excellents à grands ( un remarquable Vaudésir). Le Corton-Charlemagne 2014 est remarquable de densité, de concentration, et bâtit pour une longue garde.

 

 

 



Les vins blancs du millésimes 2014 en bouteilles

Aligoté sous le chemin 2014

Le nez évoque les agrumes, la verveine avec de légères notes épicées et de menthe. La bouche est souple, plus pleine dans un centre bien dessiné, plein et fruité. La finale est étirée par une belle fraîcheur et dotée d'une palette aromatique gourmande. Noté 14,5

Meursault Vieilles Vignes 2014

L'olfaction est séduisante et bien ouverte avec des arômes de poires, de citron mûr, nuancés de notes de fleurs blanches et séchées. L'attaque est franche, le vin gagne en rondeur en densité et en élégante concentration dans un centre fruité. La finale est allongée, portée par une juste fraîcheur qui harmonise le vin, soulignée par une très expressive palette aromatique, ponctuée de notes salines salivantes. Noté 16

Chablis : Les Lys : Premier Cru  2014 ( le haut des Vaillons)

élevage en barriques de deux à quatre vins

Des arômes de citron pur, de cumbawa, de coquilles d'huîtres, de fleurs sauvages, et de légères notes fumées s'intensifient à l'agitation. La bouche est droite, élancée, cristalline, d'une bonne densité, rehaussé d'agrumes expressifs. La finale est tendue, fraîche, tonique, citronnée, calcaire et très saline. Noté 16

Chablis Vaudésir : grand Cru 2014

Le nez évoque les fruits mûrs ( citron, orange et fruits blancs), les fines épices douces, avec de légères notes iodées. La bouche est dense, concentrée, pure dans la qualité de la matière et l' expression aromatique. La finale est longue, dynamique , expansive, harmonieuse, très persistante et saline. Noté 17,5

Meursault : Les Tessons 2014

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Très belle olfaction intense associant fruits blancs et agrumes nuancés de fleurs printanières, de verveine, de camomille, et de légères notes crayeuses. L'attaque est droite, le vin se développe dans une corps énergique et dense enrobé d'une chair bien formée et très fruité. La finale est longue, étirée par une impeccable fraîcheur, très persistante et très saline. Noté 16,5/17. Très belle réussite dans le millésime

Meursault : Charmes : Premier Cru 2014

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Le nez est expressif avec des arômes de pêches ( peaux et noyau), de poires, d'agrumes légers, de fleurs séchées, et une pointe de menthe fraîche. La bouche est riche, ample, concentré, dotée d'une chair délicate, et fruitée. La finale, d'une très bonne allonge, est bien équilibrée par une fraîcheur de bon aloi, énergique, un peu moins veloutée, à ce stade que la première partie de bouche, dotée d'une séduisante palette aromatique et ponctuée de notes salines. Noté 17

Meursault : Les Cras : Premier Cru  2014

Des arômes de poires, de pêches blanches, d'oranges, de verveine citronnée, et de fleurs d'amandier caractérisent une olfaction séduisante et bien ouverte. La bouche est délicate, veloutée dans une construction longiforme, finement texturée, avec une matière serrée et dense. La finale est allongée, étirée, fraîche, dotée d'une séduisante expression aromatiques fruitée et florales, et d'une salinité salivante. Noté 16,5

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Meursault : Gouttes d' Or : Premier Cru : 2014 : dégusté lors des primeurs à Saint Emilion

Très belle olfaction intense et complexe avec des arômes de poires, de pêches ( deux couleurs), d' agrumes légers (oranges), de verveine, de corbeille de fleurs, d'amande, et de très fines noisettes. La bouche est dotée d'une très belle chair très veloutée, les sensations sont ascendantes, le milieu de bouche est puissant et concentrée, très ample, et très aromatique, tout en conservant une séduisante élégance. La finale est longue, occupant totalement le palais, d'une juste fraîcheur, et d'une remarquable complexité aromatique. Note potentielle 17, 5



Chassagne-Montrachet : Les Caillerets Premier Cru 2014

La poire, de fines agrumes, nuancés de notes florales, et d'une pointe d'épices s'invitent dans une olfaction expressive. La bouche, d'une séduisante finesse de texture très veloutée est bien corsée, avec de l'ampleur et de la densité, bien en chair et fruitée. La finale est longue, élancée, soutenue, persistante et saline. Noté 16,5/17

Puligny- Montrachet : Les Caillerets Premier Cru 2014

Le nez bien ouvert évoque les fleurs variées, les agrumes, nuancés de notes de fruits blancs, d'amande, de délicates épices et de pierre frottée. La bouche est très dense, concentrée, délicatement charnue, fruitée, d'une élégante finesse de texture, portée par une impeccable acidité mûre rehaussé de fruits mûrs. La longue finale est tonique, dynamique, avec une matière toujours aussi serrée, florale, finement fruitée, pierreuse et très saline. Noté 17, voire un peu plus dans quelques années



Corton Charlemagne : Grand Cru 2014

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L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de fruits exotiques, d'épices douces, de fleurs séchées, de roche broyée, et des notes d'amande. La bouche est droite, concentrée, d'une belle puissance, dotée d'une chair délicate, finement fruitée. La finale est longue , énergique, d'une fraîcheur de bon aloi, avec des sensations plus minérales ( caillouteuses et très salines) que fruitées. Noté 17/17,5. Il faudra être patient



Meursault : Bouches-Chères Premier Cru 2011

Très beau nez très floral ( jasmin et verveine dominants) en première intention, suivis d'arômes de fines épices, de fruits blancs, et d'une touche d'agrumes. La bouche est délicate, dotée d'une chair très veloutée, longiforme, avec une bonne densité, et une texture très fine, rehaussée de fruits expressifs. La finale s'allonge, fraîche, élancée, tout en conservant une bonne énergie interne, très aromatique (florale et fruitée). Noté 16



Volnay : Santenots : Premier Cru 1995

100% vendanges entières

la robe de couleur grenat est très légèrement évoluée au bord du verre. Le bouquet est élégant et expressif avec des arômes de framboises, de cerises, et des notes florales, de fines épices et de réglisse. La bouche est finement charnue, bien tenue dans son centre par des tannins structurants rehaussée de fruits rouges. La finale est élancée, d'une bon maintien ( tannins plus impressifs) fraîche et d'une agréable persistance aromatique. Note plaisir 15,5

 

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19 juillet 2016

Visite/dégustation au domaine Buisson-Charles ( Meursault) : dégustation sur barriques de vins du millésime 2015

De retour d'un séjour dans le Jura, nous sommes passés par la Bourgogne, et nous nous sommes rendus au domaine Buisson-Charles à Meursault. Nous avons été accueillis, avec un petit groupe d'amateurs passionnés et fidèles clients du domaine, par la sémillante et chaleureuse Kate Essa et nous avons accompagné Patrick à la cave pour une remarquable et généreuse dégustation qu'il a conduite avec un calme olympien, passion, et pédagogie (formation initiale oblige).

Il nous a indiqués les raisonnements qui ont été les siens pour déterminer les dates des vendanges de ses différents climats, qui lui ont paru être les plus appropriées en fonction de l'idée qu'il se faisait de la maturité des raisins.

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Je me permets de citer Patrick pour que le lecteur puisse bien comprendre ses idées directrices (exprimées oralement et sur les réseaux sociaux) :

« 2015 est une année précoce et les vignes ont été marquées par de très fortes chaleurs en Juin et Juillet. De ce fait même, les raisins possèdent des peaux assez épaisses, de belles acidités tartriques et des rendements en jus modérés. 
Ce sont les acidités maliques qui sont basses et celles-ci se dégraderont lors des fermentations malo-lactiques . 
Nos raisins 2015 ne manquent pas d'énergie et il suffit de les goûter pour se rendre compte qu'ils ne souffrent aucunement d'une absence de tension... Surtout dans les vignes âgées et chargées avec mesure.
Alors, couper tôt des raisins qui devront être chaptalisés ou attendre et récolter mûrs des fruits sains et aboutis phénoliquement sans chaptaliser! 
J'ai fait mon choix! Nous commencerons le 5 Septembre pour les rouges et le 7 pour les blancs. 
»

Patrick nous explique alors les incidences de son choix des dates de vendanges sur le début de l'élaboration des vins blancs.

« Équation acide de l'année 2015: tartrique élevée, malique basse, potassium et pH médians.Ne pas fouler pour éviter de dilacérer les baies.
Pourquoi ne pas fouler? Car 40% du potassium est dans la pellicule des baies! Et mieux vaut préserver le tartrique sans le dégrader en ayant une teneur en potassium plus basse. Donc un pressurage doux en raisin entier sur des durées modérées et sans trop de recoupages est indispensable je crois » 

La dégustation montre des vins de haut niveau dans les deux couleurs. Le Bourgogne Rouge de très belle qualité pour l'appellation offrira beaucoup de plaisir aux amateurs, sans faire souffrir leur portefeuille. Le Volnay Santenots 2015 est un grand vin (voir le commentaire) peut-être le plus grand vin rouge produit jusqu'à présent à la propriété.

La grandeur du millésime 2015 se perçoit dès la dégustation du Bourgogne Blanc. D'excellents et remarquables vins blancs ont été élaborés dans toutes les appellations dégustées : grande pureté aromatique à tous les stades de la dégustation qui est, à mon avis, la marque de fabrique de ce domaine, densité, concentration en milieu de bouche et velouté de texture, finales longues dotées d'une juste fraîcheur harmonieuse adaptée à la richesse du vin, sans manque de tension, et d'une séduisante persistance aromatique (voir les commentaires) et bien évidemment des climats parfaitement définis

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Les vins du millésime 2015 sur barriques

Les vins rouges

Bourgogne rouge 2015

Vendanges entières 50%

Très beau nez bien ouvert de fruits rouges mûrs (cerises pures) nuancés de notes florales ( roses) et de fines épices. La bouche est élégante, le vin se développe dans un corps bien formé, plein, doté d'une chair veloutée, très fruité. La finale d'une bonne allonge est dynamique, fraîche, fruitée, et florale. Noté 15,5

Volnay Santenots 2015

Vendanges entières 100%, barriques neuves 100%

Belle pureté dans une olfaction expressive évoquant les cerises mûres, les fleurs (roses et pivoines), avec des notes d'épices douces, sans perception notable d'élevage. La bouche d'un délicieux soyeux de texture, avec des sensations ascendantes est dense, d'une élégante concentration, charnue, très fruitée. La finale est longue, bien dessinée, pure, harmonieuse et très aromatique. Une remarquable réussite. Noté 17,5, voir un peu plus en bouteille.

Les vins blancs

Bourgogne blanc 2015

Vendanges : 13/09/2015, pH : 3,04

Nez séduisant et bien ouvert de poire, d'amande, de fleur d'amandier, avec des notes de citron bien mûr. La bouche est bien en chair, fruitée, corsée avec une élégante énergie, et s'allonge bien tenue par une belle acidité mûre qui met en exergue la palette aromatique. Noté 15,5

Meursault Vieilles Vignes 2015

Fermentation malo-lactique en cours

Derrière des notes fermentaires et de CO2 normales à ce stade, se dévoilent des arômes de fruits blancs ( poires et pêches), la bouche, caractérisée par des sensations ascendantes, est ample, puis s'étire d'une bonne fraîcheur, fruitée et finement épicées. Noté 16/16,5

Meursault Tessons 2015

Très belle olfaction florale et fruitée ( fruits blancs et oranges mûres) avec de fines épices douces, et légères notes fumées. La bouche est droite, dense, puissante, dotée d'une chair bien formé et très fruitée. Une juste acidité mûre tend une finale très allongée, tonique, et d'une séduisante persistance aromatique avec des notes salines. Noté  17,5

Chassagne Montrachet : Premier Cru : Les Caillerets 2015

Le nez expressif évoque les fruits blancs ( poire dominante) l'amande, les fleurs printanières, avec des notes finement épicées. La bouche est très veloutée, ample, sphérique, bien en chair et fruitée, puis le vin s'allonge et se tend, porté par une juste fraîcheur souligné par une séduisante palette aromatique fruité et florale. Noté 17/17,5



Chassagne Montrachet : Premier Cru en Rémilly 2015

L'olfaction est expressive avec des arômes de fruits blancs et de fleurs variées. La bouche est droite, pure, dense, très allongée , délicatement charnue, tonique, très aromatique (fruitée, florale) noté 16,5/17

Puligny Montrachet : Le Cailleret 2015

Très beau nez épicé, floral et fruité (fruits blancs). La bouche associe finesse de constitution, grande densité et concentration, les sensations sont ascendantes jusque dans une longue finale épanouie, harmonieuse, très aromatique, pierreuse, et très saline. Superbe. Noté 18

Meursault : Premier Cru : Les Charmes 2015

Des parfums floraux ( dont la fleur d'orangers) de fruits blancs ( poire dominante), et notes d'épices orientales soulignent une olfaction pure et expressive . La bouche est riche, dotée d'une grande chair très veloutée, ample puissante très aromatique. La finale est très longue, pure, très soutenue, harmonieuse, très persistante et complexe. Noté 18,5. Très grand vin

Corton Charlemagne 2015

Le nez bien ouvert évoque les épices douces ( dont la cannelle), la poire mûre, avec des notes d'oranges, et de roche broyée. La bouche est dense, puissante énergique,très vineuse, ample, assez charnue, plus épicée que fruitée. La finale est longue, autoritaire, bien équilibrée par une fraîcheur de bon aloi, très épicée, finement fruitée avec des sensations caillouteuses, et salines. Noté 18

18 juillet 2016

Saint Emilion : Vieux Sarpe 2008 et Saint Estèphe : Cos Labory 2003

Une bouteille orpheline du château Vieux Sarpe 2008 (Saint Emilion), retrouvée lors d'un rangement de la cave a été ouverte récemment. Le vin a été dégusté en bouteille sur une durée de 48 heures. La dégustation du premier jour a montré un vin un peu renfrogné en terme de structure, les deux dégustations suivantes, après conservation en cave fraîche, ont présenté une bonne amélioration avec un vin plus en chair, plus centré, et à la texture veloutée, même si la palette aromatique a perdu en intensité. Quelques années supplémentaires de vieillissement lui conviendront positivement.

Après quelques chaudes journées, a succédé un temps plus frais pour la saison. Pour accompagner une souris d'agneau confite, nous avons débouché une bouteille de Cos Labory 2003, bue sans mise en carafe sur deux jours. Le vin s'est bien goûté dès le premier jour. Il porte l'empreinte de ce millésime solaire (avec des fruits bien mûrs, et de nombreuses épices), les tannins en finale sont encore un peu perceptibles (un peu moins le lendemain), et on peut observer une légère sensation chaleureuse en ultime perception dans cette finale qui nécessitera un service un peu plus frais que d'habitude pour les vins de Bordeaux. 2003 est un millésime qui n'est pas destiné aux amateurs de vins de Bordeaux à caractère océanique.

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Saint Emilion Grand Cru : Vieux Sarpe 2008

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La robe est assez profonde de couleur rubis à grenat. Le nez est ouvert et assez simple, avec des arômes de prunes, de cerises, de légères notes épicées et florales, et un élevage discret en retrait. La bouche est délicatement charnue, le vin se développe plus rond dans un corps fuselé rempli dans le contexte du millésime et fruité. La finale est étirée par une fraîcheur bien intégrée, d'un élégant velouté de texture, et dotée d'une palette aromatique à l'intensité modérée. Noté 15, note plaisir 14,5

Saint Estèphe : Cos Labory 2003

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La robe est profonde avec un liseré de teinte sanguine à légèrement violine. Le bouquet expressif évoque les fruits bien mûrs ( cerise, myrtille, et cassis), la boite à épices, la réglisse, le cèdre, et des notes fumée. La bouche est richement dotée, charnue, concentrée et puissante dans un centre relevé de fruits épicés. La finale est longue, assez imposante, tenue par des tannins serrés encore un peu impressifs, persistante et assez complexe, très légèrement lascive en ultime sensation. Noté 16, note plaisir 15,5



15 juillet 2016

Domaine Buisson-Charles : Bourgogne blanc 2014 et Vaudoisey-Creusefond : Pommard Charmots 2005

Lors de notre séjour, de 24 heures à Uzerche en Corrèze pour aller voir mon fils, son épouse et mes deux petites filles, j'avais apporté quelques bouteilles pour accompagner les deux repas de notre séjour et faire découvrir à mon fils des vins qu'il n'a pas l'occasion de goûter. Je commente aujourd'hui les vins servis lors du déjeuner.

Le bourgogne blanc 2014 du domaine Buisson-Charles a été servi en bouteille à l' apéritif (pour lui-même) et a été terminé en commençant le repas (durée de la dégustation : une heure). Ce vin nous a réjouis : aromatique, bien centré, frais, persistant, nous sommes en présence de rares cas où le plaisir est supérieur à la valeur intrinsèque du vin. Un remarquable rapport qualité/prix

Le Pommard Charmots 2005 du domaine Vaudoisey-Creusefonds se bonifie et apporte de plus en plus de plaisir avec le vieillissement sous verre. Il confirme sa grande qualité observée lors des premières dégustations après la mise. Il peut commencer à être ouvert, avec une petite aération en carafe, ou bien être encore attendu pour son quinzième anniversaire pour une dégustation immédiate en bouteille.

 

 

 

 

 

 

Domaine Buisson-Charles : Bourgogne Chardonnay : Hautes Coutures 2014

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La robe or très fin est brillante. Le nez est avenant et expressif avec des arômes de poire, de pêche, nuancées de notes d'agrumes, de fleurs blanches, et d'amande. La bouche est bien en chair, veloutée plus ronde et plus ample dans un centre très fruité. La finale d'une bonne allonge est élégante, très aromatique, fraîche et saline . Noté 15, et un plaisir supérieur

Bourgogne : Vaudoisey Creusefond : Pommard : Permier Cru : Charmots 2005

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mis en carafe une petite heure avant la dégustation

La robe est très soutenue de couleur rubis à grenat. Le bouquet d'une très bonne intensité évoque les cerises burlat, le cassis écrasé, les épices douces variées, avec des notes de réglisse et une touche florale. L'attaque est élégante, le vin se développe dans un corps dense et concentré enrobé d'une chair très veloutée, et rehaussé de fruits épicés. La finale est longue, soutenue, d'un séduisant velouté de texture, harmonieuse, persistante et d'une bonne complexité. Noté 17, note plaisir 16,5

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