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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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17 novembre 2017

Castillon-Côtes de Bordeaux : Château Beynat : cuvée Léonard 2011 et Simon Blanchard : Montagne Saint Emilion "village" 2015

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Pour accompagner de la joue de boeuf et un filet de boeuf wagyu, nous avons ouvert respectivement une bouteille du Château Beynat (Castillon-Côtes de Bordeaux) cuvée Léonard 2011, et Montagne Saint Emilion "village" 2015 de Simon Blanchard.

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La cuvée Léonard 2011 du Château Beynat a été dégustée sur deux jours en bouteille. Le vin s'est montré bien plus plaisant que lors de sa précédente rencontre il y a deux ans. Il s'est très bien goûté la première fois, un peu moins bien le lendemain avec un élevage ressortant un peu plus et apportant un peu d'amertume. L' assemblage constitué de Merlot et de Cabernet Sauvignon nécessite à mon avis une garde supplémentaire de deux années.

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La cuvée "Village"2015 de Simon Blanchard en appellation Montagne Saint Emilion a été mise en carafe une petite heure avant la première dégustation. Le vin se goûte fort bien, il associe finesse, élégante constitution et fraîcheur avec une palette aromatique pure et expressive. Une petite pointe d'amertume en finale a complètement disparu le lendemain. Une aération en carafe de deux heures permettra de le goûter à son meilleur niveau. Une très belle réussite dans cette appellation et dans le millésime, et une très juste interprétation d'un terroir qui n'est pas le plus qualitatif (sols et sous-sol argilo-sableux).



Castillon Côtes de Bordeaux : Beynat : cuvée Léonard 2011

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La robe est assez profonde, avec un liseré de teinte sanguine. L'aération accentue des arômes de cerises, de petites baies noires, d'épices douces, avec un élevage discret en arrière plan. La bouche est veloutée, le vin prend de l'étoffe et de la densité dans un centre délicatement charnu et fruité. La finale d'une bonne allonge, d'un bon maintien (tannins un peu plus fermes restant finement enrobés) est fraîche et persistante (fruits et fines épices). Noté 15 , même note plaisir

 

Montagne Saint Emilion: Simon Blanchard : "village" 2015

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La robe est très soutenue de couleur violine. Le nez est expressif et élégant avec des arômes de fruits mûrs mais frais ( belles cerises et baies noires), de délicates épices douces, nuancés de notes florales (roses et violettes) et d'un élevage distingué bien dosé. L'attaque est très veloutée à soyeuse, le vin se développe dans un corps oblong, d'une bonne densité, bien en chair et très fruité. La finale est allongée, élancée, fraîche, veloutée, dotée d'une expression aromatique pure et persistante. Noté 15,5, voire un peu plus, note plaisir 15,5 aujourd'hui


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15 novembre 2017

Alsace : Paul Ginglinger : Sylvaner 2015, et Bourgogne Vaudoisey-Creusefond : Pommard : Charmots 2005

Après notre visite dans le Médoc, nous avons convié André à dîner autour d'un repas décontracté, plutôt végétarien. J'ai ouvert une bouteille de Sylvaner 2015 du Domaine Paul Ginglinger. Notre hôte qui dégustait à l'aveugle a évoqué un très bon Riesling et a été très surpris au dévoilement de la bouteille.

Ce vin provient d'une parcelle de vieilles vignes du lieu-dit Brodenacker situé à proximité du grand Cru Eichberg entre les villages d'Eguisheim et d'Husseren-les-Châteaux. Ce vignoble d'altitude, exposé est, est planté sur des sédiments marno-calcaires surmontés d'éboulis de grès. La dégustation montre que le terroir sublime le cépage. A noter que le reste de la bouteille était un léger cran au dessus le lendemain (voir le commentaire).

Nous avons ouvert une bouteille de Pommard Charmots 2005 du Domaine Vaudoisey-Creusefond. Comme sur les bouteilles précédentes, le bouchon est assez imbibé (dû à un léger trop plein lors du remplissage des bouteilles), mais nous n'avons jamais constaté de vin bouchonné sur la douzaine de bouteilles déjà ouvertes. Le vin, un peu plus en place le deuxième jour, offre une finale un peu moins avenante que celle des dernières dégustations. Il entre dans une phase de recherche de second souffle pour employer une métaphore sportive.

 

 

 

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Protocole de dégustation

Les vins ont été goûtés, comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant et une deuxième 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).



Alsace : Paul Ginglinger : Sylvaner 2015

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La robe de couleur jaune pale est brillante. Le nez expressif évoque l'orange, la mandarine, la bergamote, la verveine, avec des notes de raisins secs et de céréales. L'attaque est veloutée et bien en chair, le vin se développe dans un corps ample assez sphérique soulignée par des fruits mûrs. La finale est allongée, bien tenue par une matière mûre, et étirée par une fraîcheur de bon aloi, elle est dotée d'une palette aromatique expressive et ponctuée de nettes notes salines. Noté 15,5, même note plaisir



Bourgogne : Vaudoisey-Creusefond : Premier Cru : Pommard : Charmots 2005

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La robe est assez soutenue de couleur pourpre à rubis, sans signe d'évolution. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cassis, de framboises, de nombreuses épices douces, et des notes de cerises, de roses et de fine réglisse. La bouche est veloutée, corsée avec densité, pleine, délicatement charnue, agrémentée de fruits expressifs finement épicées. La finale est allongée, tenue par des tannins un peu fermes, d'une bonne fraîcheur, avec une palette aromatique un peu retenue, et de petites notes d'amertume. Note potentielle 16,5, note plaisir 15

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13 novembre 2017

Haut-Médoc : Château d'Agassac : millésimes 2014 et 2015

Le château d' Agassac est une propriété appartenant à Groupama (assurances) depuis 1996 et gérée par Jean-Luc Zell. Elle est située sur la commune de Ludon-Médoc au sud de l'appellation Haut-Médoc, à une vingtaine de kilomètres au nord de Bordeaux. Cette propriété d'environ 43 hectares en production est planté avec 47% de Cabernet Sauvignon et 50% de Merlot, 3% de ce Cabernet franc sur deux croupes de graves garonnaises d'origine pyrénéenne du Günz, séparées par une zone de sables graveleux. L'ensemble repose sur un socle calcaire.

Depuis son rachat en 1996 le vignoble a été sérieusement restructuré avec actuellement une densité de plantation de 6700 pieds à l'hectare. Les plantations les plus récentes sont faites à 9600 pieds à l'hectare. Les bâtiments techniques ont été restructurés et agrandis avec un cuvier adapté au nouveau plan parcellaire résultant des diverses replantations. Le vignoble est travaillé en agriculture raisonné, les sols sont labourés (pas d'utilisation de désherbant), avec des travaux classiques pour parfaire la bonne maturité des raisins (ébourgeonnages, effeuillages et éclaicissages). Les vins sont vinifiés en cuves thermorégulées, l'élevage dure 12 à 15 mois, avec 60% de bois neuf, les 40% restant sont élevés en cuve.

Un deuxième vin L' Agassant d'Agassac est élaboré avec une large dominante du cépage Merlot



Voici les commentaires de vins des millésimes 2014 et 2015. Le secteur d'Agassac n' a pas été affecté par les pluies diluviennes qui ont frappé le nord Médoc à la mi-septembre 2015.



Haut Médoc : Château d'Agassac 2014

La robe est assez profonde de couleur sanguine. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de cassis, de violettes, nuancés de notes de légères épices, et un élevage élégant en arrière plan. La bouche est bien construite, droite, avec des tannins délicatement enrobés par une chair veloutée se tramant dans un corps oblong bien dessiné et fruité. La finale est allongée, étirée par une fraîcheur avenante tout en conservant une texture veloutée; elle est fruitée, florale et persistante. Note potentielle 15,5/16

 

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Haut Médoc : Château d' Agassac 2015

assemblage : 81% Cabernet Sauvignon, 19% Merlot

La robe est assez profonde à profonde de couleur sanguine à violine. Le nez expressif évoque le cassis, la baie de sureau, la boîte à épices, et des notes de fleurs séchées, et légèrement cacaotées (élévage bien dosé en arrière plan). La bouche est corsée, dense, ample, bien en chair, très veloutée, rehaussée de fruits éloquent finement épicés. La finale est longue, bien tenue par des tannins un peu fermes, mais enrobés, d'une bonne fraîcheur, aromatique et persistante. Noté 16/16,5

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Les vins de ces deux millésimes confirment les nettes avancées dans la qualité des vins produits désormais dans ce Château (tannins plus élégants et bien enrobés, avec des fruits plus purs) depuis quelques millésimes.

10 novembre 2017

Alsace : Domaine de l' Agapé : Riesling Rosacker 2014, et Chablis : Vincent Dauvissat : La Forest 2010

Le marché de Libourne était bien achalandé la semaine dernière, et notamment notre poissonnier qui proposait en plus des coquilles Saint Jacques de saison du turbot sauvage. Mon épouse a préparé les noix de Saint Jacques à l'unilatéral et à l'aneth, et le turbot qui a suivi a été servi en filets. J'ai choisi d'accompagner les deux mets avec les vins suivants servis dans cet ordre : Riesling Rosacker 2014 du Domaine de L' Agapé, et Chablis Premier Cru La Forest 2010 de Vincent Dauvissat. Les accords mets/vins ont très bien fonctionné.

Les vins ont été mis en carafe une petite heure avant la première dégustation, ce qui s'est avéré être insuffisant. Le Chablis était encore assez réduit et marqué par un net élevage, mais la bouche était séduisante. Le Riesling alsacien présentait un nez discret, avec une bouche de qualité, mais encore un peu comprimée. Le lendemain les deux vins étaient parfaitement en place à tous les stades de la dégustation, et potentiellement excellents (voir les commentaires).

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A noter qu'un fond de carafe de Riesling Rosacker laissé au réfrigérateur et goûté 48 heures après la deuxième dégustation était dans un forme remarquable qui laisse augurer un excellent potentiel de garde.



Alsace : Domaine de l'Agapé : Riesling : Grand Cru : Rosacker 2014

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La robe de couleur or vif est brillante. Le nez expressif évoque le citron et l'orange mûrs, les fleurs sauvages, avec des notes légèrement fumées, des fruits jaunes, et une pointe de naphte. La bouche est bien en chair presque grasse, les sensations sont ascendantes jusque dans un milieu de bouche fruité. Le vin se tend et s'allonge dans une finale tonique, dynamique, assez veloutée, soulignée par une palette aromatique dominée par les agrumes, persistante et très saline. Note potentielle 17, note plaisir 16

 

 

Chablis : Vincent Dauvissat : Premier Cru : La Forest 2010

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La robe offre une teinte or clair. L'olfaction est bien ouverte avec des arômes de poires, d'agrumes, de fleurs blanches, de légères épices, et un élevage discret en arrière plan. L'attaque est veloutée et charnue, le vin se developpe dans un corps aux rondeurs avenantes, ample, d'une bonne densité et fruité. La finale est longue, harmonieuse, d'un élégant velouté de texture, aromatique, persistante, et saline. Note potentielle 17, note plaisir 16,5

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08 novembre 2017

Dégustation de vins du millésime 2017 dans le Médoc

La semaine dernière, nous sommes allés avec André dans le Médoc pour déguster des vins "finis" (fermentation alcoolique et malolactique faites) sur le point d'être entonnés ou en tout début d'élevage. Notre principale question était de savoir si les Cabernets Sauvignons avaient atteint une maturité suffisante (sans présence d'arômes végétaux).

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Si l'élevage apportera plus de complexité lors du vieillissement sous verre, polira les tannins, nourrira (chair) et étoffera un peu plus les vins, il ne transformera pas un bon ou un très bon vin en grand vin. Nous avons donc, à ce stade de la dégustation, une idée de la qualité des vin goûtés sur ce millésime 2017.
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Nous avons visité deux propriétés, Clos Manou (Médoc), et Domaine Les Sadons (Pauillac) situées près de l'Estuaire, et dont les vignes n'ont pas  été gelées. Les commentaires de dégustation suivants montrent que les Cabernets Sauvignons ont atteint une maturité suffisante, et ne présentent pas de caractères végétaux.

 

Médoc : Clos Manou

Trois cuves de Merlots ont été goûtées : les plantes sur sables donnent des vins frais fruités, souples et élancés; les vignes plantées sur argilo-calcaire proposent des vins plus complexes (fruités et floraux), ronds avec un corps bien formés délicatement charnus, allongés, avec une fraîcheur mieux intégrée, les vignes sises sur des sols de sables, graves et argiles offrent des vins dominés par des arômes de cerises mûres et fraîches, longiformes, finement charnus, fraîs, avec un corps moins plein et moins rond que le vin précédent.

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Une cuve d' assemblage : 50% Merlot, 50% Cabernet Sauvignon

Un nez expressif de fruits rouges et noirs légèrement épicés, un centre assez ample et rempli, une finale énergique, fraîche, fruitée, avec une petite pointe d'amertume

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Une cuve 100% Cabernet Sauvignon

L'aération révèle des arômes de cassis et de fines épices. La bouche est consistante, fruitée, avec des tannins finement enrobés . La finale est fraîche, avec des tannins plus fermes, d'une bonne expression aromatique

Tous les vins commentés ci-dessus entreront dans le second vin Petit Manou

 

 

 

 

 

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Grand Vin : Clos Manou

Assemblage : 60% Cabernet Sauvignon, 30% Merlot, 7 à 8% Petit Verdot, et le reste en Cabernet franc

Le nez est élégant et expressif avec des arômes de cassis, de cerises, de fleurs mauves; et une pointe d'épices. La bouche est élégante, les tannins fins et bien enrobés se trament dans un corps d'une bonne densité et bien dessiné, rehaussé de fruits mûrs et frais. La finale est allongée, élégante, très aromatique, et fraîche.

Le travail très méticuleux et rigoureux de Stéphane Dief à la vigne a été payant et lui ont permis de vendanger des Cabernet Sauvignon d'une maturité très satisfaisante (sans notes végétales), dans un millésime, où les conditions climatiques du mois de septembre n'ont pas permis d'attendre un peu plus. Les exigences du vigneron sont telles que le Grand Vin ne représentera dans ce millésime que 40% de la récolte.

 

 

En nous rendant Chez Alain Albistur ( Domaine Les Sadons) à Pauillac, nous nous interrogions sur ces possibilités d'avoir cueilli des Cabernets Sauvignon mûrs, du fait qu'il ne s'adonne à son petit vignoble qu'à ses moments de temps libre, en dehors de ses activités professionnelles


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Pauillac : Domaine Les Sadons

Les vins sont prélevés à la barrIque en tout début d'élevage

Les robes sont profonde de teinte violine

Merlots vendangés le 17/09/2017

Des arômes de cerises mûres, et de prunes noires avec des notes légèrement épicés. La bouche est pleine, corsée, bien en chair et fruitée. La finale est fraîche est longue et expressive.



Cabernets Sauvignon (vignes plantées en 2008) vendangés le 30/09/2017

Des fruits noirs mûrs se dévoilent à l'agitation. La bouche est bien construite, avec énergie , les tannins sont enrobés par une chair délicate. La finale, plus ferme est fraîche et fruité



Cabernets Sauvignon : vignes plantées en 2001 vendangées le 30/09/2017

vignes jouxtant une parcelle de Pichon Baron

Le nez est pur et expressif avec des arômes de cassis mûrs, de baies de sureau, de violettes, et d'épices. La bouche est intense, puissante, ample bien en chair et fruitée. La finale est longue, avec une fraîcheur bien intégrée à la matière, très fruitée et épicée. Remarquable dans le contexte du millésime.



Cabernets Sauvignon vendangés le 30/09/2017

parcelle jouxtant celle de Pichon Comtesse

Des arômes de cassis, de myrtilles et de violette s'intensifient à l'aération. La bouche est élégante, tenue par des tannins fins dans une construction allongée d'une bonne densité, délicatement charnue et fruitée. La finale est étirée par une fraîcheur sans excès, finement charnue, et très fruitée.



La dégustation des vins de presse (Merlots et Cabernets Sauvignon) nous a montré des vins fruités, charpentés et puissants avec des tannins fermes sans aridité pour les Cabernets Sauvignons; très fruités plus en chair, bien construits avec des tannins plus enrobés pour les Merlots.

 

Alain Albistur a été joueur, il attendu le dernier jour du mois de septembre pour cueillir des Cabernets sauvignons mûrs, exprimant toute la puissance et l'énergie de ce grand terroir de Pauillac même dans ce millésime difficile en fin de cycle à cause d'une pluviométrie assez abondante, et sans nuits fraîches.



Nous ne tirerons pas de généralités à partir de ces deux visites, si ce n'est que l'on peut élaborer de très bons vins (voire un cran au-dessus) pour les propriétés qui n'ont pas été gelées et qui ont effectué un travail rigoureux et précis à la vigne durant le cycle de ce millésime.




06 novembre 2017

Un vin de garage dans le Médoc : Château de Cassana à Saint Sauveur (Haut-Médoc)

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Après avoir suivi des études en viticulture/oenologie Fabien Autet les poursuit avec une formation de Technicien en Qualité ( vigne), il décide en même temps de de créer son propre Domaine : le Château de Cassana en 2004 en louant des vignes sur la commune de Saint Sauveur, tout en ayant une activité salariale en parallèle de Technicien conseil chez Euralis-vigne de 2006 à 2007, puis responsable d'exploitation chez Jean-Michel Lapalu propriétaire des Châteaux Patache d'Aux, Blagnac, Le Bosq et Liversan entre autres, d'octobre 2007 à fin décembre 2012.

Jean-Claude Lapalu va lui apporter l'aide technique et les encouragements nécessaires pour mener son projet jusqu'au bout.

Le Château de Cassana est une mini-propriété pour la région du Médoc de 1,57 hectare réparti en huit parcelles. Fabien Autet vinifie ses trois premiers millésimes (2005, 2006, et 2007) au château Liversan, et fait l'acquisition définitive des vignes au cours des années 2008 à 2010. Il construit ses bâtiments techniques (cuvier et chai à barriques) en 2009 qui sont opérationnels pour les vendanges du millésime.

Le vignoble (âge moyen des vignes 37 ans) est planté avec cinq cépages : Merlot (35%), Cabernet Sauvignon (50%) , et les 15% restant sont réprésentés par du Cabernet franc, du Petit Verdot, du Carménère.

Les vignes sont installées sur des petites croupes (ondulations) gravelo-sableuses et gravelo-argileuses sur un substrat à dominante argileuse. Elles sont cultivées en agriculture raisonnée, et sont labourées depuis deux ans.

Les vendanges sont manuelles ou mécaniques (avec tri optique) selon les contraintes du millésime. Les baies sont vinifiées dans huit cuves adaptées au parcellaire à une température comprise entre 27et 28°C. Les extrP1070630actions sont réalisées essentiellement par pigeage et délestage.

 

Après la fermentation malo-lactique faite sur marc, les vins sont écoulés et entonnés en barriques bordelaises de chêne français, avec 50% de bois neuf et l'autre moitié en barriques d'un vin. A partir du millésime 2017, les barriques bordelaises neuves seront remplacées par des fûts de 400 litres. L'élevage dure 12 à 24 mois selon les caractéristiques du millésime.

Les vins sont collés au blanc d'oeuf et mis en bouteilles à la propriété.

Fabien Autet poursuit également une carrière professionnelle comme chef de culture au Château Lanessan depuis 2013

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Jeudi dernier nous avons dégusté des lots de vins du millésime 2017 (fermentation malolactique faite) avant entonnage.

Une cuve de Merlots vendangés le 24/09/2017 : un vin fruité, souple, finement corsé, avec une finale très fraîche et aromatique

Une cuve de Cabernets Sauvignons vendangés le 28/09/2017: des fruits noirs avec une note végétale, une bouche assez consistante, une finale fraîche un peu retenue, assez tannique, avec toujours une pointe végétale.

Une cuve de Cabernets Sauvignons vendangés le 29/09/2017: an nez un fruit plus net (cassis) de fines épices, la bouche est assez étoffée, délicatement charnue, la finale est plus allongée, avec des tannins plus mûrs, et d'une bonne expression aromatique.

Les différences entre les deux cuves résultent d'un effet "terroir" (un plus précoce que l'autre)

Les conditions climatiques du mois de septembre, qui fut globalement assez pluvieux (72 mm à la station de Mérignac, et plus en Médoc) et sans nuits fraîches, n'ont pas permis aux Cabernets Sauvignons d'atteindre une maturité plus aboutie

Nous terminons cette dégustation par un assemblage (Merlot 50%, Cabernet Sauvignon 50% ) : la palette aromatique est fruitée et fraîche, la bouche finement charnue, offre un corps allongé bien dessiné, et une finale expressive, étirée par une nette fraîcheur.

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Je commente deux vins du millésime 2012 et 2014 achetés lors d'un passage à la propriété fin août.

Haut-Médoc : Château de Cassana 2012

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La robe est soutenue à assez profonde de couleur sanguine. Le nez ouvert évoque les cerises, le cassis avec des notes florales (roses et violettes), de légères épices et un élevage discret. La bouche est veloutée, plus en rondeur et en hauteur dans un centre délicatement charnu et fruité. La finale est étirée par une fraîcheur sans excès, d'une bonne expression aromatique, (fruitée et florale) avec des petites notes d'amertume que le temps estompera. Noté 14,5 en l'état.

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Haut-Médoc : Château Cassana 2014

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La robe est assez profonde de teinte sanguine à reflets violets. L'olfaction s'intensifie à l'aération avec des arômes de cassis mûrs, de cerises, de fines épices, et des notes florales; l'élevage est nettement en arrière plan. L'attaque est veloutée, le vin prend de la chair, de la consistance et de la densité dans un milieu de bouche souligné par des fruits avenants. La finale est allongée, fraîche, en conservant un texture finement enrobée, elle est expressive et persistante, avec une petite pointe d'amertume. Noté 15

 

 

 

 

 



03 novembre 2017

Givry : François Lumpp : Premiers Crus : A Vigne Rouge et Clos Jus dans le millésime 2015

Je commente dans ce billet des vins du Domaine François Lumpp à Givry dont nous avons fait l'acquisition, après une excellente dégustation à la propriété début mars 2017. Ce domaine dispose de plusieurs Premiers Crus de l'appellation Givry que je rappelle ici, en vins blancs (Crausot, Petit Marole), en vins rouges (A Vigne Rouge, Clos du Cras Long, La Brulée, Petit Marole, Crausot, et Clos Jus) .

Nous avons retenu pour nos achats en vins rouges uniquement les Premiers Crus suivants : La Brulée, Petit Marole, A vigne Rouge et Clos Jus dans le millésime 2015.

La Brulée et Petit Marole ont été commentés dans le billet du 22 septembre 2017. Lire ICI

A Vigne Rouge 2015 est un vin très gourmand, qui se déguste avec grand plaisir dès maintenant : très fruité, charnu, et ample sans être tramé très serré, tout est déjà en place dès la première dégustation

Clos Jus 2015 est très aromatique, plus complexe, dense, concentré, long, bien en chair, pur et précis. Cette dégustation montre toutes les grandes qualités de ce climat qui parait bien être un des plus qualitatifs de l'appellation, et que le grand millésime 2015 rend si séduisant dès maintenant.

Les vins ont été goûtés sur deux jours, et se sont montrés au même niveau lors de ces deux dégustations.



Protocole de dégustation

Les vins ont été goûtés, comme d'habitude, en deux fois : une première dégustation après avoir ouvert et épaulé la bouteille une heure auparavant, et une deuxième, 24 heures plus tard, après conservation en cave fraîche (bouteille rebouchée).

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Givry : François Lumpp : Premier Cru : A Vigne Rouge 2015

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La robe est assez soutenue de couleur pourpre à violine. Le nez bien ouvert et séduisant évoque le cassis et les cerises, nuancées de délicates épices, de légère réglisse, avec une touche florale. La bouche est très veloutée, bien en chair, avec des rondeurs avenantes, plus ample que dense, rehaussé de fruits éloquents. La finale est allongée, d'un élégant velouté de texture, fraîche très aromatique et persistante. Noté 16

Givry : François Lumpp : Premier Cru : Clos Jus 2015

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La robe est soutenue de couleur violine. L'olfaction est expressive avec au premier plan un panier de fruits variés (cerises, cassis, et framboises), de fines épices douces et des notes de violettes, de réglisse, et sanguines. La bouche est séduisante, dense, très veloutée à soyeuse, charnue, d'une élégante concentration sans ostentation, et très fruitée. La finale est longue, bien tenue par des tannins serrés enrobés par une chair délicate, fraîche, très expressive (belle pureté aromatique) persistante, et saline. Noté 16,5

 

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01 novembre 2017

Château des Rochers 2001, Grand Puy Ducasse 2009, et Cos d'Estournel 2002

Les vins rouges comme les vins blancs commentés hier ont été dégustés avant le repas puis l'ont accompagné : lapin aux navets et salade de fruits rouges et noirs.

André m'a servi à l'aveugle le Château des Rochers 2001 en bouteille et Grand Puy Ducasse 2009 mis en carafe une bonne heure avant la dégustation. J'avais prévu de lui proposer à l'aveugle Cos Labory 2000, mais ce vin sérieusement contaminé par les éthyl-phénols a été remplacé par un Cos d'Estournel 2002 mis en carafe une heure avant d'être goûté.

La bouteille du Château des Rochers 2001 (Lussac Saint Emilion) s'est bien dégustée : le vin a conservé une belle jeunesse, c'est un vin doté d'une agréable palette aromatique pas très complexe, avec une finale encore légèrement marquée par les tannins, il supportera quelques années de plus en cave pour offrir son meilleur niveau

Grand Puy Ducasse 2009 est doté d'une expression aromatique avenante, il est strict et droit, avec une chair très fine. Le lendemain, le vin s'est sérieusement étoffé et se montre beaucoup plus charnu : il est d'un tout autre niveau (voir le commentaire). Il lui a manqué un temps plus long en carafe lors la première dégustation.

Cos d'Estournel 2002 s'est très bien présenté lors de la première dégustation, et a lui aussi gagné en étoffe le lendemain dans une proportion moindre que Grand Puy Ducasse 2009. L'élevage est un peu appuyé, et pas encore complètement fondu.



Lussac Saint-Emilion : Château des Rochers 2001

La robe est assez soutenue à soutenue de couleur rubis. Le bouquet bien ouvert évoque les fruits rouges (cerises), les épices douces avec des notes de fruits noirs et de cacao. La bouche est veloutée, avec des rondeurs élégantes dans un centre délicatement charnu et fruité. La finale, tenue par des tannins encore un peu fermes et sensibles est fraîche, d'une bonne allonge, et dotée d'une palette aromatique simple et expressive. Note plaisir 15

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Pauillac : Grand Puy Ducasse 2009

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La robe est profonde avec un liseré de teinte pourpre à sanguine. Le nez est expressif et net avec de arômes de cassis, de baies de sureau, d'épices douces, avec des notes de cèdre et une touche de graphite. La bouche est veloutée, ample, d'un bon volume, bien en chair, rehaussé de fruits légèrement épicés. La finale est allongée, tenue par des tannins finement enrobés, fraîche (dans le contexte du millésime) aromatique et persistante. Noté 16, note plaisir 15 lors de la dégustation à l'aveugle

 

 

 

 



Saint Estèphe : Cos d'Estournel 2002

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La robe est assez profonde de couleur sanguine au bord du verre. L'olfaction est bien ouverte et élégante avec des arômes de cassis, de myrtilles, de boîte à épices nuancés de notes de cerises et de violettes, et un élevage perceptible pas encore entièrement fondu. L'attaque est délicate, d'une élégant velouté de texture, le vin prend de la consistance et de la densité tempérées par le millésime dans un milieu de bouche, délicatement charnu et fruité. La finale est allongée et étirée par une fraîcheur de bon aloi, avec des tannins encore un peu fermes tout en offrant un contour finement enrobé; elle est aromatique et persistante, avec encore une touche d'élevage pas encore fondu. Noté 16/16,5, note plaisir 15,5

 

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30 octobre 2017

Sancerre : Vincent Pinard: Chêne Marchand 2013, et Jura : Ganevat : Les Grands Teppes vieilles vignes 2005

André, passant son week-end libournais en solo et mon épouse étant partie pour Paris dans le cadre d'une rencontre familiale, nous avons décidé de faire un petit dîner entre nous, et d'ouvrir quelques bouteilles à faire déguster à l'aveugle selon nos apports respectifs. Je me suis chargé de choisir les vins blancs qui sont commentés dans le billet de ce jour. Tous les vins ont été goûtés pour eux-mêmes avant le repas.

Les deux vins blancs ont accompagné des samossas au thon, aux olives et au chèvre.

Chêne Marchand 2013, mis en carafe une heure avant la dégustation, s'est bien goûté dès la première dégustation, mais un ton au dessus le lendemain. J'ai sélectionné cette bouteille avec un peu d'appréhension sachant que ce vin mérite davantage de garde. Faut-il voir dans cette accessibilité un effet millésime?

Les Grands Teppes vieilles vignes 2005 était sérieusement réduit, mais présentait une très belle bouche. La bouteille ouverte quelques mois auparavant présentait des arômes très évolués, sans aller jusqu'à l'oxydation. J'ai donc fait le choix de mettre le vin en carafe qu'une quinzaine de minutes avant la première dégustation. Le lendemain le vin est complètement en place (sans aucune réduction, voir le commentaire) et il se goûte excellemment comme a pu le constater André qui l'a également redégusté.

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Sancerre : Vincent Pinard : Chêne Marchand 2013

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La robe de couleur or très clair est brillante. Des arômes d'orange de citron, de fleurs blanches de bergamote, avec une légère note anisée s'intensifient à l'aération. La bouche est élégante très veloutée, plus ronde et délicatement charnue dans un centre fruité. La finale s'allonge et s'étire portée par une fraîcheur bien dosée, soulignée par une palette aromatique fruitée et florale expressive et persistante, et ponctuée d'avenantes notes salines. Noté 16,5, note plaisir 16

 

Jura : Ganevat : Les Grands Teppes : vieilles vignes 2005

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La robe offre une teinte or soutenu. Le nez est expressif avec des arômes de poire , de fins agrumes (citron mûr dominant), et des notes d'épices orientales, de fleurs séchées, et d'infusions. La bouche est riche, très veloutée, bien en chair, presque grasse, ample, d'une élégante concentration, rehaussée de fruits finement épicés. La finale est longue, harmonieuse, grâce à une juste fraîcheur bien intégrée à la riche matière; elle est dotée d'une palette arômatique assez complexe, d'une bonne intensité et persistante, avec de nettes notes salines en ultime sensation. Noté 17, note plaisir 16, 5

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27 octobre 2017

Le Petit Sommelier affiche complet! - réservation conseillée...

Après avoir été une première fois déboutée, j'ai pris la sage initiative de réserver quelques jours avant. Le succès du Petit Sommelier tient essentiellement à la carte des vins. Elle est impressionnante de références et les prix sont très sages. Ensuite, les plats ou les menus sont selon que l'on préfère la formule bistrot ou la formule restaurant.

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Ma fille étant très friande de belles viandes de boeuf, nous avons opté pour la formule "Côté Bistrot". Les pièces de boeuf sont sélectionnées par les frères Metzger, dont la réputation n'est plus à faire, et comprennent le charolais ou l'Angus, maturé ou non.

Nous choisissons la côte de boeuf Angus. Nos goûts en terme de cuisson étant quelque peu différents, la pièce est découpée de façon à combiner les morceaux les plus cuits à d'autres qui sont saignants. Bravo donc pour le chef cuisinier qui sait parfaitement doser les cuissons.

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Nous ne prenons pas d'entrées, considérant que nous en avons assez pour le dîner et surtout pour profiter plus pleinement des desserts qui nous tentent déjà.

Mais... après la lecture d'une impressionnante carte des vins, la tentation de prendre en apéritif un vin blanc sec nous entraîne dans le choix déraisonnable d'un Hermitage Blanc de Tardieu-Laurent. Millésime 2014.

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Beaucoup de rondeurs, d'odeurs de fleurs méllifluentes, de tisane, une belle longueur et beaucoup de suavité pour débuter de façon féérique notre repas.

Evidemment quelques petites choses à grignoter nous sont apportées... délicate attention pour faire durer le plaisir de la rencontre avec le vin, avec les lieux et avec le personnel qui est remarquable de professionnalisme.

 

 

 

 

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Nous choisissons une côte-rôtie 2010, La Blonde du Seigneur, de Vernay pour aller avec le boeuf. C'est un vin de belle facture. Ma fille qui est très amatrice de la syrah lui trouve des notes très épicées de poivre mais aussi de rose, et de jus de cramberry. Elle n'a pas tort !

La longueur est agréable, dominée par un fruit dense et expressif. L'accord fonctionne bien car à aucun moment le goût sanguin de la viande n'altère la palette aromatique du vin. Nous terminons notre plat, la bouteille est évidemment encore pleine ou presque... Le temps est chaud, nous avons toute la vie devant nous... pour refaire le monde, pour deviser sur quelques considérations philosophiques, voire politiques... Nous sommes en mai, en pleine période électorale et ma fille débute dans le monde professionnel. Elle s'interroge donc beaucoup pour l'avenir de notre pays. Les desserts arrivent, se finissent trop vite, la bouteille n'a pas eu le temps de se réchauffer, elle est maintenant pleinement bue,  et nous remercions le personnel de son accueil et des bons conseils dispensés.

Une excellente adresse et donc, ....et...! réservation conseillée!!

 A consulter le site internet ICI