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Journal d'un passionné de la rive droite

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Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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27 septembre 2016

Des vins du Domaine Georges Noëllat (Vosne- Romanée) du millésime 2014

Nous poursuivons dans ce billet les commentaires de dégustation de la manifestation « Anthocyanes » organisée en avril dernier par Philippe Cohen à Saint Emilion avec des vins de domaine Georges Noëllat à Vosne-Romanée. Cette propriété est exploitée par Maxime Cheurlin qui a pris la succession de sa grand-mère Marie-Thérèse Noëllat en 2010. Nous avions été séduits par les vins du millésime 2010 goûtés à Anthocyanes, élaborés par ce tout jeune homme (une petite vingtaine d'années) diplômé du lycée viticole de Beaune.

Les vins sont vinifiés à partir de baies égrappées (sauf pour Les Echezeaux et Les Grands Echezeaux qui peuvent contenir jusqu'à 20% de vendanges entières). Les choix de vinification qui privilégient les infusions et les extractions douces ( remontages et quelques pigeages en fin de fermentation alcoolique) conduisent à l'élaboration de vins peu colorés, fins, élégants, et fruités, dont les qualités structurelles sont représentatives de leur terroir.

Les vins du millésime 2014 que nous avons dégustés sont parfois marqués par une petite réduction qui n'affecte jamais la lisibilité des différents climats présentés.

 

 

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Les robes sont diaphanes à légèrement soutenues de couleur carmin à rubis

Vosne-Romanée : Village 2014

Le nez évoque les cerises mûres et fraîches, les fraises des bois, avec des notes florales. La bouche est élégante, de construction longiforme, finement charnue, fruitée, le vin s'allonge dans une finale élancée, svelte, veloutée et aromatique. Noté 15,5

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Nuits-Saint-Georges : Les Boudots : Premier Cru 2014

L'aération libère des arômes de cerises, de léger cassis, avec une pointe d'épices. La bouche est droite, plus consistante dans un centre, fruité, très velouté et délicatement charnu. La finale d'une bonne allonge est fraîche, salivante , et dune bonne expression aromatique qui s'épanouira. Noté 16/16,5

Vosne-Romanée : Les Beaux Monts : Premier Cru 2014

Une légère réduction s'estompe à l'aération et laisse entrevoir des arômes de cerises dominantes, nuancées de notes florales et d'une touche d'épices. La bouche offre une chair bien formée qui enrobe des tannins fins, corsant le vin avec élégance et densité rehaussé de fruits avenants. Le vin s'allonge dans une finale, légèrement plus ferme, persistante, et fraîche. Noté 17

Grand Cru : Grands Echezeaux 2014

A l'agitation le vin évoque un panier de fruits rouges et noirs, nuancé de notes de fines épices et d' eau de roses. La bouche est pleine, dense, d'une élégante concentration dans un corps bien formé, charnu et fruité. Le vin s'étire dans une finale, d'une séduisante expression fruitée, mais encore un peu retenue dans son épanouissement. Note potentielle 17,5, voire un peu plus dans quelques années.

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26 septembre 2016

Bourgueil : Jacky Blot : Le Haut de la Butte 2014, et Domaine de La Chevalerie : Diptyque 2014

Nous poursuivons notre exploration des vins rouges de Loire, d 'entrée de gamme de préférence. Deux vins de Bourgueil sont commentées dans ce billet : Le Haut de La Butte 2014 de Jacky Blot et Diptyque 2014 du Domaine de La Chevalerie. Les vins sont goûtés deux fois en bouteille, sur une durée de 24 heures.

Les vins sont affectés par une tenace réduction (œuf pourri) qui ne leur permet pas d'apporter le moindre plaisir lors de la première dégustation. Cette réduction est moins intense mais ne disparaît pas complètement le lendemain (voir les commentaires) .

Après quatre bouteilles dégustées récemment et d'autres depuis deux ans, nous observons une nouvelle mode dans cette région viticole, qui consiste à faire des élevages sous forte réduction (sans ou trop faible apport d'oxygène) pour diminuer les quantités de soufre ajouté, voire ne pas en mettre. Tout ceci est porté au pinacle par de jeunes dégustateurs utilisant tous les supports disponibles sur Internet, mais aussi par certains critiques professionnels ! Ces fortes réductions perçues à la dégustation masquent en  partie les qualités ( mais aussi les éventuels  défauts) du vin et altèrent la palette aromatique.

Il existe des réductions rédhibitoires (c'est considéré comme un défaut) sans retour à l'équilibre normal, malgré des aérations prolongées ( vin en carafe plusieurs jours) et les deux vins dégustés semblent en être très très proches. La contre-étiquette du Diptyque 2014 indique que le vin est à boire deux à trois ans après sa naissance, les sensations de dégustation ne sont pas en adéquation avec cette prescription.

En conclusion, ces deux bouteilles ne nous ont offert que très peu de plaisir

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Bourgueil : Jacky Blot : Le Haut de La Butte 2014

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Deuxième dégustation

La robe est soutenue de couleur carmin. Le nez est encore un peu réduit, avec au repos de légers arômes pharmaceutiques, l'aération libère des parfums de cassis, de framboise, de légères épices, et des notes florales. La bouche est veloutée, le vin se développe dans un corps fuselé assez pleine et fruité. la finale est étirée par une nette fraîcheur et tenue par des tannins plus fermes et sensibles à l'enrobage discret, elle est soulignée par une palette aromatique de fruits frais, et toujours quelques notes pharmaceutiques. Noté 13, avec néanmoins un point d'interrogation sur l'avenir du vin.

 

 

 

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Bourgueil : Domaine de La Chevalerie : Diptyque 2014

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Deuxième dégustation

La robe est assez soutenue de couleur violine. La réduction est plus légère, mais pas totalement estompée, des fruits rouges et des notes florales se dévoilent à l'agitation. La bouche est souple, linéaire, élancée, dotée de fruits très frais. La finale dans la continuité, tenue par une acidité gustative assez vive est fruitée, mais ponctuée par des notes végétales et d'amertume. Noté 11



 

23 septembre 2016

Domaine du Bouscat : La Gargone 2000, Dominique Jouanin : Les Roches Croquées 2009, Saint Emilion : Mangot Quintessence 2008

A la suite de la dégustation à l'aveugle des vins blancs secs bordelais, quelques vins rouges nous ont été proposé à l'aveugle par des participants présents lors du dîner décontracté qui a suivi. Les trois vins se sont révélés être de très bon à excellent niveau.

La Cuvée Quintessence 2008 du Château Mangot s'est très bien goûtée, l'élevage s'intègre bien à la matière, les arômes fruités sont expressifs à tous les stades de la dégustation, et le vin est sérieusement construit dans ce millésime, avec des tannins enrobés.

La Gargone 2000 du Domaine du Bouscat (Bordeaux Supérieur) est sur son meilleur plateau de dégustation, et le restera encore quelques années. Tout est en place, les tannins et l'élevage sont fondus et la palette aromatique fruitée commence à acquérir une intéressante complexité.

Je n'avais jamais goûté les vins de Dominique Jouanin ( Blaye-Côte de Bordeaux) et ce fut une heureuse surprise, avec cette cuvée Les Roches Croquées 2009. Le vin est expressif, doté de fruits mûrs ( sans être surmûris) et d'un élégant équilibre dans ce millésime solaire.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le parcours de Dominique Jouanin, je les invite à lire le billet que lui consacre Alain Fourgeot sur son blog.

voir ici 

Une bouteille de Vray Canon Bouché 2008 était défectueuse (acescence)

Les vins que je commente ont été dégustés à l'aveugle, en bouteille ou en carafe.

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Saint Emilion : Château Mangot : Quintessence 2008

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La robe est profonde avec un liseré de teinte sanguine. Le nez est net et expressif avec des arômes de cerises burlat, de mûres, de fines épices, et des notes florales. La bouche offre un élégant velouté de texture, corsé avec densité et plénitude ( dans le contexte du millésime), bien en chair et très fruitée. La finale est allongée, d'un bon maintien, harmonieuse et persistante (fruits, épices et fleurs) . Note plaisir 16,5

Bordeaux Supérieur : Domaine du Bouscat : La Gargone 2000

La robe est profonde de teinte sanguine sans signe d'évolution. Le bouquet net et intense évoque les fruits mûrs écrasés ( cerises, cassis, myrtilles), la boite à épices, avec des notes de truffe noire et de légère réglisse. La bouche est riche, corpulente, très veloutée, dotée d'une belle énergie dans un centre charnu rehaussé d'expressifs fruits épicés. La finale est longue, intense, soutenue, équilibrée et très persistante. Note plaisir 16,5

 

 

 

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Blaye-Cotes de Bordeaux : Dominique Jouanin : Les Roches Croquées 2009

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La robe est profonde avec des reflets de couleur violine. L'olfaction est nette et expressive, avec des arômes de fruits noirs mûrs, de délicates épices douces, avec une pointe de réglisse, et de léger élevage en arrière plan. La bouche offre des tannins fins et mûrs enrobés par une chair bien formée, le vin se développe dans un milieu de bouche sphérique et concentré relevé de fruits expressifs ( pas surmûris) . La finale est longue, élégante, bien équilibrée, avec des tannins un peu plus fermes et persistante. Noté 16

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22 septembre 2016

Des vins blancs secs de Bordeaux à l'aveugle (fin)

Cette dernière série n'est pas plus satisfaisante en terme de plaisir. Le seul vin qui m'a paru le plus équilibré est le vin du Château Gaucheraud de l'appellation Blaye 2014, élevé en cuve. Son congénère de la même propriété du millésime 2012 élevé en fûts de chêne possède un élevage très appuyé au nez comme en bouche qui ôte tout plaisir et le rend, à mon goût, peu buvable à table.

Nous avons eu également un lot non négligeable de bouteilles défectueuses qui ne nous ont pas permis de porter une appréciation sur les vins concernés. Dans ce cas il s'agit bien d'un défaut sur une seule bouteille qui ne doit pas être considéré comme mettant en doute l'ensemble de la production de la cuvée sur le millésime concerné.

Voici les trois vins qui nous ont paru  mieux se présenter lors de cette dégustation

  1. Château de Respide «  Callipyge » 2014 : 13,6/20

  2. Château Saint-Marie vieilles vignes 2014 : 12,9/20

  3. Château Camille Gaucheraud 2014 : 12,7/20

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Blaye-Côtes de Bordeaux : Château Camille Gaucheraud : 2014

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Alcool : 13,5% vol

L'olfaction est nette et expressive avec des arômes d'agrumes mûrs ( pamplemousse et oranges), de fines épices, et de fleurs d'orangers. La bouche est délicatement charnue, plus pleine dans un centre fruité. La finale est étirée par une fraîcheur de bon aloi, tonique et persistante. Noté plaisir 14,5, moyenne du groupe 12,7



Blaye-Côtes de Bordeaux : Château Camille Gaucheraud : cuvée fûts de chêne 2012

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Alcool : 13,5% vol

Le nez est très marqué par l'élevage ( vanille, caramel, malt ) qui laisse à peine percevoir des arômes d'agrumes et d'épices douces. La bouche est charnue, riche, opulente, avec une légère fraîcheur sous-jacente. La finale, avec un élevage toujours très sensible, ne trouve pas l'équilibre souhaité, pour ce vin à l'élevage surdimensionné. Note plaisir 11, moyenne du groupe 10



Graves : Château Pouyanne 2015

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Alcool : 12% vol

Des arômes de pamplemousse blanc, de muscade, et de fleurs séchées se révèlent à l'agitation. La bouche est linéaire, sans contraste, un peu lénifiante, assez fruitée. La finale dans la continuité manque de souffle malgré une palette aromatique assez expressive. Note plaisir 12, moyenne du groupe 11,8



21 septembre 2016

Des vins blancs secs de Bordeaux à l'aveugle (2)

Cette dégustation que l'ont peut qualifier de pré-rentrée était destinée essentiellement à définir notre calendrier de rencontre pour l'année 2016-2017. Nous avions donc choisi de goûter à l'aveugle des vins blancs secs de Bordeaux, proposés pour une grande majorité à des prix très abordables.

Nous espérions que cette dégustation à l'aveugle nous permettrait de découvrir un ou deux vins sortant du lot. Ce ne fut pas le cas. La plaisir n'a pas été au rendez-vous.

Les vins blancs du millésime 2015 offre peu d'équilibre, l'aromatique reste marquée par des arômes de buis ou de bourgeon de cassis, avec des acidités gustatives basses qui nuisent au dynamisme et à la tonicité des vins et affaiblissent l'intensité de la palette aromatique en finale. Les vins issus de terroir de graves sèches n'ont pas été favorisés par le temps chaud et sec de la fin juin et du mois de juillet, puis de la fin août et du début septembre.

Reignac 2013 possède une élevage trop appuyé, malgré un belle qualité du jus en arrière plan, pour un palais européen. Il ne semble pas être destiné à cette clientèle.

 

 

 

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Bergerac : Domaine des Eyssards 2015 (pirate)P1060067

Alcool : 13,5 % vol

Nez végétal (asperges) avec de légers fruits en arrière plan. La bouche est plate et mutique : bouteille défectueuse. Non noté, moyenne du groupe 11



Bordeaux : Champ des Treilles : Vin Passion 2014

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Alcool : 13% vol

Le vin manque d'expression aromatique au nez comme en bouche. A la deuxième dégustation une heure plus tard apparaissent des arômes de noix et de pomme cuite qui évoque un vin oxydé. Non Noté : trois dégustateurs n'ont pas noté, moyenne des autres 11.

 

Bordeaux : Château Argadens 2015

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Alcool : 13% vol

L'olfaction évoque la peau d'orange, le gingembre et les fleurs séchées, avec des notes de bourgeons de cassis. La bouche est souple, assez grasse plus tonique dans un centre fruité. La finale est assez linéaire, un peu indolente, dotée d' une convenable palette aromatique ( fruit et épices douces). Noté plaisir 13, moyenne du groupe 12,20

 

Bordeaux : Reignac 2013 (blanc)

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Alcool : 13,5% vol

Le nez comme la bouche sont fortement marqués par l'élevage (vanille, coco nuts, arômes maltés) qui masque les fruits. La bouche offre une matière mûre et bien construite, mais c'est anesthésié par cet élevage trop péremptoire. Note plaisir 11, moyenne du groupe 10,90


20 septembre 2016

Des vins blancs secs de Bordeaux à l'aveugle (1)

La séance de rentrée ( samedi 17 septembre) de notre club de dégustation avait pour double objectif d'établir le programme de dégustation pour l'année 2016-2017 et de déguster à l'aveugle quelques vins blancs secs du Bordelais de millésimes récents . Les bouteilles ont été confiées à Isabelle, qui n'évalue pas les vins. Elle a choisi l'ordre de dégustation et a mis les vins en carafe une demie-heure à une heure avant le début de la dégustation. Nous avons dégusté les vins une première fois, puis une seconde fois une heure après la première dégustation, en laissant les carafes à la température de la pièce.

Les vins ont été acquis chez des cavistes, ou à la propriété pour quelques uns. L'objectif de cette dégustation n'était pas de goûter des vins renommés, mais des vins à des prix abordables que l'on peut trouver chez de nombreux cavistes de notre région.

Une dégustation à l'aveugle n'est qu'une image à un instant t et ne prétend pas porter un jugement définitif sur la qualité d'un vin.



Les robes sont de couleur jaune pale à or vif


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Graves : Château de Respide : Callipyge 2014

Alcool : 12,5 % vol

Le premier nez évoque le buis et le bourgeon de cassis, puis le pamplemousse, l'orange nuancés de note florales à l'aération. l'attaque est veloutée et assez charnue, une nette fraîcheur tient le milieu de bouche fruité. La finale est étirée, avec un toucher de bouche un peu «  tannique » d'une honnête persistance aromatique ponctuée par de légers amers ( peau de fruit). Noté plaisir 14, moyenne du groupe 13,6



Bordeaux : Château Clarke : Le Merle Blanc 2015

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Alcool : 12,5 % vol

L'olfaction est nettement marquée par des arômes de buis, à l'agitation des parfums d' agrumes (pamplemousse blanc et oranges), et des notes d'épices (cumbawa) se dévoilent. La première partie de bouche est veloutée et assez ronde, puis dès le milieu de bouche le vin se développe linéaire, même un peu plat dans une finale d'une convenable persistance aromatique. Note plaisir 12, moyenne du groupe 12,6

 

 

 

 

 

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Entres-Deux-Mers : Château Sainte-Marie : Vieilles Vignes 2015

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Alcool : 12,5% vol

Le nez un peu doucereux évoque les bourgeons de cassis, le citron, l'orange avec des notes fumées. La bouche est souple, veloutée, avec des sensation ascendantes jusqu'à un milieu de bouche fruité. La finale est un peu molle, sans relief, assez fruitée et légèrement épicée. Note plaisir 12, moyenne du groupe 12,9


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PS : Le titre alcoométrique volumique est égal au nombre de litres d'éthanol contenu dans 100 litres de vin, ces volumes étant tous deux mesurés à la température de 20°C. Son symbole est «% vol».



19 septembre 2016

Givry : François Lumpp : A Vigne Rouge 2014, et Vaudoisey-Creusefond : Volnay 2005

Après un séjour dans le Jura au mois d'avril dernier, nous avons fait une halte en Bourgogne à Givry chez François Lumpp. Nous avons dégusté des vins de plusieurs climats qu'il élabore, et que nous avons aimés. Nous avons fait l'acquisition de quelques bouteilles qui ont reposé en cave fraîche.

Nous avons ouvert une bouteille de Givry A Vigne Rouge 2014, épaulée une demi-heure avant la première. Nous nous sommes régalés avec un vin parfaitement en place à tous les stades de la dégustation. Le lendemain le vin restant dans la bouteille n'avait pas bougé.

Nous avons débouché notre dernière bouteille de Volnay 2005 du Domaine Vaudoisey-Creusefond, dégustée sur deux jours sans mise en carafe. Le vin s'est montré conforme à nos dégustations précédentes, et il est à mon avis à boire maintenant pour ceux qui en possèdent.

 

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Bourgogne : François Lumpp : Givry Premier Cru : A Vigne Rouge 2014

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La robe est assez soutenue de couleur carmin. Le nez élégant et intense évoque les cerises mûres, les fraises sauvages, les délicates épices douces avec des notes de roses et une touche de griottes. La bouche est très veloutée à soyeuse, le vin se développe dans un corps fuselé, rempli, finement texturé, charnu et très fruité . La finale est allongée, bien dessinée, fraîche et persistante ( fruitée, finement épicée, florales, avec une pointe de réglisse) et une touche saline. Noté 16, même note plaisir.



Bourgogne : Vaudoisey-Creusefond : Volnay 2005

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La robe est soutenue de couleur rubis. L'olfaction est expressive, avec des arômes de cerises « burlat », de framboises, de nombreuses épices douces, et des notes réglissées et de roses fanées. . La bouche est bien construite, avec un corps dense et bien formé, d'une avenant velouté de texture, rehaussé de fruits épicés. La finale, d'une bonne allonge, est soutenue, équilibrée (fraîcheur perceptible) et dotée d'une palette aromatique fruitée, très épicée, et légèrement réglissée. Noté 15,5, même note plaisir.


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16 septembre 2016

Saumur Champigny : Antoine Sanzay : millésime 2014 et Thierry Germain : Les Roches 2015

Deux vins rouges de Loire sont au programme du billet du jour. Les vins ont été dégustés selon le protocole habituel : en bouteille, épaulée une demi-heure avant la dégustation, puis ils ont été regoûtés le lendemain, après conservation en cave fraîche. Il s'agit de vin d'entrée de gamme (sans caractère péjoratif) de producteurs reconnus et même louangés par divers critiques professionnels.

Le Saumur- Champigny 2014 d'Antoine Sanzay se montre, lors de la première dégustation, sérieusement réduit, au nez comme en bouche, et légèrement perlant. Après une longue aération dans le verre, la réduction se s'estompe pas complètement, mais nous percevons l'esquisse d'un vin de bonne qualité. Le lendemain le vin est en place et offre le plaisir espéré. Il serait tout de même souhaitable de signaler sur la contre-étiquette que le vin nécessite une importante aération pour pouvoir être apprécié pleinement.

La bouteille de Saumur-Champigny : Les Roches 2015 de Thierry Germain (le vin est très légèrement réduit) se goûte bien dès la première dégustation, moins le lendemain ( moins d 'intensité dans la palette aromatique et une finale avec une pointe d'amertume, et des notes végétales).



Saumur Champigny : Antoine Sanzay 2014

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Deuxième dégustation

La robe est soutenue de couleur pourpre à violine. Le nez est net et expressif, avec des arômes de cerises, de framboises, nuancés de notes de fines épices, de violettes et d'une pointe de réglisse. La bouche est droite, dotée de tannins enrobés par une chair délicate dans un centre un peu plus dense et fruité. La finale est longiforme, svelte , fraîche, d'une agréable persistance aromatique . Noté 15, même note plaisir

 

 

 



Saumur Champigny : Thierry Germain : Les Roches 2015

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Première dégustation

La robe est très soutenue de couleur carmin. L'olfaction intense évoque la corbeille de fruits mûrs et frais (cerises, cassis, et framboises), les fleurs mauves (fleur de guimauve), de légères épices et une pointe de réglisse. La bouche est très veloutée et bien en chair, avec un corps fuselé plein relevé de fruits expressifs et gourmands. La finale, d'une longueur normale, est bien équilibrée, conservant un séduisant velouté de texture, très fruitée, et finement épicée. Noté 15, même note plaisir



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15 septembre 2016

Sauternes : La Tour Blanche et Sigalas-Rabaud à l'UGC dans le millésime 2013 et autres

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Nous poursuivons les commentaires des vins de Sauternes dégustés lors du week-end des Grands Crus organisés par l'Union des Grands Crus de Bordeaux au mois de juin de cette année. La plupart des commentaires correspondent aux dégustations d'Isabelle, j'ai ajouté les miens qui ne concernent que les vins du millésime 2013 ( c'est précisé dans les commentaires), car je n'ai pas eu le temps de déguster le deuxième millésime proposé par les différents châteaux.

Les deux propriétés concernées par le billet du jour nous offrent, comme très souvent, des vins élégants, parfumés, frais, avec des liqueurs denses, élaborées avec le meilleur botrytis possible dans ce millésime ingrat quant au mûrissement des baies avant que la pourriture noble ne s'installe.

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La Tour Blanche 2013

Au nez, de l’écorce d’orange, et des épices douces essentiellement.

La bouche est très vive et dynamique, d’une belle souplesse et la liqueur est bien menée par des acidités équilibrantes.

La finale est intéressante, longuement expressive, sur des notes de caramel beurre salé ou de sucette Pierrot Gourmand.

 

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L' agitation libère des arômes d'agrumes confits, de miel fin, et des notes légèrement abricotées. La bouche offre un belle liqueur pure dense et ciselée, agrémentée de fruits finement rôtis, et tonifiés par une délicate fraîcheur. La finale est allongée, étirée par une acidité gustative perceptible qui donne du tonus au vin et souligné par avenante persistance aromatique. Noté 16/16,5

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La Tour Blanche 2010

Nez d’épices et de raisins secs légers.

La bouche offre dès l’attaque une liqueur d’une grande fraîcheur. La palette aromatique décline des arômes de fruits secs, de châtaignes, et des notes florales ascendantes dans une finale longuement expressive et nantie d’agréables agrumes.

 

 

Sigalas-Rabaud 2013

Le nez est très floral, frais, avec aussi des impressions de camomille et de tilleul

La bouche, d’une belle souplesse, légère et expressive dans les justes proportions d’un vin parfaitement équilibré autour d’arômes floraux, notamment.

 

Dégustation Daniel

Le nez est subtil, des arômes de mandarines, d'oranges, de poires, de fines épices, de miel fin, nuancés de notes florales s'intensifient à l'aération. La bouche de construction allongée offre une liqueur dense et moelleuse rehaussée de fruits d'un bon rôti. La finale, d'une très bonne allonge est élancée, aérienne harmonieuse fraîche, doté d'une séduisante et pure palette aromatique. Noté 17

 

Sigalas-Rabaud 2007

Le nez est assez surprenant. La palette aromatique détectée ne joue pas en sa faveur. A noter toutefois des impressions de cire, de miel léger et d’orange fraîche

La bouche est mellifluente, et révèle des notes d’infusions diverses ( camomille, tilleul).

S’apprécie un bel équilibre, dès le maintien jusqu’à une finale qui se clôt avec de la fraîcheur. Le vin gagnerait à avoir plus de profondeur aromatique. Il nous est précisé que ce Sauternes reste un peu ingrat.

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14 septembre 2016

Saint Emilion : Denis Barraud : Les Gravières 2012 et 2010

Lors de notre visite dans ses chais de Branne, pendant les portes ouvertes de Saint Emilion, au mois de mai dernier, Denis Barraud nous a proposé une remarquable dégustation axée sur de nombreux millésimes de sa cuvée «  phare » Lynsolence commentés et relatés ici ( 29 juin 2016).

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Nous avions débuté la dégustation par deux millésimes (2012 et 2010) de la cuvée Les Gravières (Saint Emilion) qui n'avaient pas été évoqués précédemment et que je commente aujourd'hui.

Cette cuvée (100% Merlot) est issue d'un vignoble de 4,5 situé sur la commune de Saint Sulpice de Faleyrens, et planté sur des sols sablo-graveleux et de graves profondes reposant sur un substrat de crasse de fer et d'argiles. Les rendements sont de l'ordre de 35 hectolitres par hectare. Les vignes sont âgées d'environ 45 ans, avec une densité de plantation de 5500 pieds à l' hectare. Les vendanges sont manuelles, suivies d'un tri rigoureux sur table. L'élevage dure 16 mois avec 100% de barriques neuves.

 

 

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Saint Emilion : Les Gravières 2012

La robe est assez profonde à profonde de couleur sanguine. L'olfaction est bien ouvertes avec des arômes de prunes noires, de cerises, de fines épices douces et des notes de violettes et d'élevage. La bouche est élégante et veloutée, le vin prend de la densité et de la rondeur dans un centre très fruité. La finale est allongée, fraîche, soutenue, et doté d'une séduisante présence aromatique, avec une petite note d'élevage qui se fondra. Noté 15,5/16

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Saint Emilion : Les Gravières 2010

La robe est profonde presque saturée avec un liseré de teinte sanguine à violine au bord du verre. Des arômes de cerises burlat, de mûres, de boite à épices, de légère réglisse, et d'élevage de qualité ( moka) s'intensifie à l'aération. La bouche est dense, concentrée, avec des tannins enrobés par une chair bien formée, et rehaussée de fruits expressifs. La finale est longue, bien tenue par des tannins serrés restant enrobés, harmonisée par la fraîcheur inhérente au millésime, persistante, avec encore un léger élevage en arrière plan. Noté 16/16,5