14 mai 2009
Deux Bordeaux 1988
Cette dégustation pourrait s’appeler "de l’art de conserver les bouteilles ou de celui de choisir son contenant". Ces deux flacons ont été achetés aux enchères, avec pour contenant un magnum pour un des deux vins et une bouteille pour l’autre. La différence a encore été accentuée par la conservation des bouteilles, finissant par donner un avantage au magnum du vin de la rive droite, qui était resté d’une jeunesse insolente, alors que la bouteille de cette propriété performante de la rive gauche est apparue, en partie fatiguée…
Troplong Mondot 1988 en magnum ouvert et épaulé 10 heures avant la dégustation (bouchon impeccable)
La robe de couleur rubis à grenat est assez soutenue, le nez est frais, net, et gagnera en intensité au fur et à mesure de la dégustation, avec des arômes de cerises, de truffes noires, et d’épices douces, la structure tannique est élégante, avec un grain enrobé, les fruits sont frais et mûrs, avec des cerises dominantes, un centre bien structuré, sans arrogance, frais et assez charnu, la finale est allongée ,avec des fruits frais, au dessin assez aérien, avec des notes de truffes noires, et des notes salines. Noté : 16
Un vin d’une jeunesse insolente, avec 10 ans de garde supplémentaire, au moins, dans un magnum bien conservé, et des notes en hausse….
Léoville Las Cases 1988
La robe d’une bonne profondeur , de couleur rubis à grenat est légèrement évoluée sur les bords du disque, le nez est élégant , complexe, séduisant, expressif, avec des arômes de cassis, de tabac froid, de cèdre, de boites à épices, des tannins racés soulignent l’entrée en bouche, fins, bien tramés, des saveurs complexes sont présentent à tous les stades de la dégustation, le centre est plein, d’un bon volume, d’une grande fraîcheur qui perdure dans une finale persistante, bien dessinée, savoureuse. Noté 16,5+. Un vin qui manque un peu de jeunesse (cette bouteille a été achetée aux enchères).
29 mai 2008
Des vins en fêtes (9)
Il y a des millésimes que j’aime bien à table, et le millésime 1988 à Bordeaux en fait partie, le Saint Emilion 1988, conditionné en magnum a été mis en carafe, deux heures avant d’être dégusté (et bu), il était d’une parfaite jeunesse, et l’acidité gustative, inhérente au millésime, en a fait un excellent compagnon de la pièce de boeuf.Le Pauillac était, aussi, d’une belle fraîcheur et juvénile,et un peu plus structuré.
Saint Emilion Troplong Mondot 1988
Le magnum a été mis en carafe, deux heures avant la dégustation
La robe est assez profonde, de couleur grenat, avec des teintes légèrement brunes à orangées sur les bords du disque, le nez est complexe et intense : cerises au naturel, prunes, humus, truffes noires et épices douces, la trame tannique est élégante et les tannins sont bien fondus, les saveurs sont expressives, le vin est bien charpenté, avec une belle acidité qui dynamise le vin, et étire la longue finale, très parfumée, minérale (calcaire), d’une grande fraîcheur. Un vin idéal à table Noté : 16,5+
Pauillac : Grand Puy Lacoste 1986
Deux bouteilles ont été ouvertes, une s’est avéré un peu supérieure à l’autre. Le vin a été ouvert 3 heures avant le début de la dégustation (sans mise en carafe) , puis redégusté sur 48 heures ( bouteille maintenue à 12-13° ), avec une belle tenue du vin.
La robe est foncée, avec des teintes brunes à légèrement tuilées sur les bords du disque, le nez est intense et superbe de complexité et de précision : Un premier nez de havane, suivi par des parfums de résines, d’humus, de cassis, d’épice variées, et d’encre, la bouche est nette , avec des tannins bien enrobés , mais structurants, des saveurs de cassis mûrs et frais, accompagnent les arômes tertiaires, un milieu de bouche ample, et d’un bon volume, la finale est persistante, avec une acidité « mûre », une bonne intensité, complexe, dotée encore de beaux fruits (cassis et myrtilles), et un excellent équilibre.
Ce vin a séduit les convives. Noté 16,5 à 17+ , pour chacune des bouteilles.
13 mars 2008
Les sélectionnés de la semaine
Un des mes bons amis, passionné, passe par la maison, un soir. Que va-t-on goûter, qu’il n a pas encore dégusté récemment ? Il ne faut avoir la mémoire qui flanche!!! Bon, un tour, dans la cave, et j’aperçois une bouteille presque âgée de 7 ans que je n’avais pas goûtée en primeurs, mais achetée suite à des lectures. Il est temps de faire un sort à ce premier flacon, pour avoir une idée sur ce vin. Le second vin commenté, a été bu en accompagnement d’un pigeon rôti, les convives se sont régalés.
Pessac-Léognan Pape Clément 2001
La robe est foncée, plutôt saturée, avec des reflets de couleur sanguine à pourpre, le nez est net et d’une bonne intensité, avec au premier plan des arômes prononcés de chêne grillé, de pain grillé, de café et d’épices qui dominent des parfums de fruits noirs, en bouche le vin est profond, avec un très beau jus exprimant une palette de fruits variés mûrs et salivant, auxquels s’associent des saveurs (hélas) appuyées issues de l’élevage, les tannins sont parfaitement polis et donnent une sensation de gras, le milieu de bouche est charnu et enlevé, avec un beau volume, la finale, persistante est intense,fraîche, d’un bon équilibre, mais les saveurs apportées par la barrique dominent trop les fruits, et laissent une légère sensation sucrée. Sur la qualité du jus Noté : 16,5
Saint Emilion Grand Cru : Lynsolence 1999
La robe est un peu turbide et légèrement évoluée ( discrète teinte brune au bord du verre ), le nez est expressif et assez complexe : cerises bien mûres, feuilles mortes, tabac blond, épices douces, et note de café, l’attaque est souple, avec des tannins ciselés au toucher soyeux, la matière est délicate, sans exubérance, ni faiblesse, suave , avec des fruits bien mûrs en milieu de bouche , l’ acidité gustative est assez basse, la finale de longueur normale, est assez savoureuse, même gourmande. Un vin prêt à boire dès maintenant Noté : 15,5
20 février 2008
Des Bordeaux 2001 chez les DAB's (3)
Le premier vin, décrit est remarquablement sorti ,lors de la dégustation à l’aveugle du Grand Jury Européen, consacré au millésime 2001 à Bordeaux. C’est toujours beaucoup de plaisir, à chaque fois que nous ouvrons une bouteille de ce vin.
J’ai ouvert une bouteille, du second vin commenté ici, il y a huit jours, je l’ai trouvé fort réussi, sans notes de poivrons (rouges) qui sont souvent la marque de cette propriété. La bouteille dégustée, dans cette séance, quoique d’excellente qualité n’avait pas un nez aussi plaisant que la précédente !!!
Côtes de Castillon D’Aiguilhe 2001
La robe est foncée, brillante de couleur générale rubis à pourpre, le nez est séduisant, net intense, avec des arômes de fruits mûrs mais frais : mûres sauvages écrasées, cerises, cannelle, notes de truffes, l’élévage est pratiquement fondu, la bouche est pulpeuse,avec des tannins structurants aux toucher soyeux , du gras, des fruits juteux, dense en milieu de bouche avec une superbe acidité qui tire le vin dans une finale longue pleine de fruits savoureux . Un vin complet et d’une grande gourmandise noté 16,5
Haut Médoc : Sociando Mallet 2001
La robe est colorée, d’un bel éclat ,avec des reflets de couleur rubis, le nez est assez discret, évoque légèrement les poivrons rouges (dont la bouteille goûtée la semaine dernière était dépourvue ), puis le cassis , et les herbes séchées. La bouche est tout à fait conforme ; à celle dégustée, il y a huit jours, beaucoup de finesse et d’élégance dans une trame tannique serrée, à la texture assez veloutée, les fruits sont frais et mûrs, dans un milieu de bouche séveux, et charpenté, du peps dans la finale persistante, avec un léger retour des notes poivronnées, c’est frais avec une pointe d’amertume, et une sensation minérale. Noté 16
05 février 2008
Des flacons en tout genre (2)
Quelques amateurs de vins de Bordeaux sont venus casser la croûte à la maison, j’en ai profité pour leur servir, à l’aveugle, ces deux bouteilles, je les goûtées, avant le repas, le vin de la Rive droite a été mis en carafe, deux heures, avant le début de la dégustation, celui du Médoc a été ouvert trois heures avant, laissé en bouteille, et « épaulé »
Saint Emilion 1 GCC : Pavie Macquin 1997
La robe, profonde, légèrement opaque, est bordée par un liseré rubis à grenat au bord du disque, le nez est intense et opulent avec des arômes de truffes noires ,d’une remarquable précision, de cerises de prunes ( vers le pruneau ), d’épices douces, de zan ; la qualité des tannins est perceptible dès l’entrée en bouche, alliant un légère fermeté de bon aloi, avec de la chair et du gras, c’est dynamique, mûr, complexe dans les saveurs, l’acidité gustative est d’une bonne justesse pour donner au vin une belle allonge dans une finale, intense et expressive, truffée, épicée , gourmande, avec des notes salines Noté 16,5+
Saint Julien Léoville Barton 1990 CC
La robe est grenat, avec quelques reflets de teinte orangée, le nez est intense, d’une grande séduction : humus, terre mouillé, tabac blond, résine, cassis , épices, et un trait de café ; la première sensation en bouche est celle de tannins complètement fondus,le vin s’installe par petites touches, jusqu’en milieu de bouche, avec une complexité aromatique soutenue ; pas de sensation de puissance dans ce milieu de bouche, une excellente présence, sans plus, mais là où est le véritable tour de force, c’est le formidable rebond du vin dans une longue, même très longue finale, bien dessinée, aux goûts intenses, d’un beau relief. Noté : 17,5
30 janvier 2008
Ballade landaise (2)
Le premier vin commenté, faisait bien partie de cette dégustation, il a séduit bon nombre de dégustateurs, il ne me donne pas l’impression de pouvoir gagner énormément en complexité au cours du vieillissement, j’opterai pour le boire dans sa jeunesse (avant 2012). Le second vin commenté n 'était pas dans cette la série, il a été bu en fin d’année, à table, bouteille découverte (mais comme toujours goûté avant le repas).
Pomerol : Nenin 1999
La robe est foncée, avec un liseré de couleur rubis à pourpre au bord du verre, le nez, d’une bonne intensité, associe des arômes de cerises, d’épices douces, à des parfums de café, et de moka et quelques notes végétales ( poivrons rouges ), un bonne présence ,en bouche, pour un vin gras, avec des tannins parfaitement enrobés, au toucher velouté, de la chair et des fruits expressifs soulignent un milieu de bouche, sans faiblesse, la finale, d’une bonne allonge, est élégante, bien dessinée, et d’un bon équilibre. Noté : 16
Pessac Léognan : Malartic Lagravière 1999 CC
La robe est profonde, presque noire au centre du verre, avec un liseré de couleur pourpre à sanguine, le nez est assez exubérant avec des parfums assez intenses de café, moka, pain grillé, cassis , cerises noires et fumée, la bouche est sphérique , en entrée, le vin est riche ,gras , les fruits sont bien mûrs, les tannins sont bien intégrés, d’un bon volume en milieu de bouche, plus linéaire que dynamique, la finale est assez intense, d’une bonne persistance, assez savoureuse, épicée et réglissée, une petite pointe d’astringence en ultime sensation. Noté : 16
28 novembre 2007
Bordeaux 2004 chez IVV (6)
Une certaine forme d’alternance entre les vins de la Rive Droite et ceux de la Rive Gauche, qui est l’occasion pour les participants au concours de la RVF d’essayer de s’étalonner, montre que l’exercice est loin d’être facile. La recherche des maturités, qui est désormais l’objectif des vignerons et viticulteurs des deux rives rend l’exercice difficile, d’autant plus que des conseillers de la Rive Droite officient aussi en Rive Gauche.
Vin n ° 16 Pomerol : La Conseillante 2004
La robe est assez foncée, mais sans opacité , avec des reflets de couleur pourpre à rubis, le nez est plaisant et expressif, avec des arômes de fruits évoquant la cerise , associés à de petites baies noires, accompagnées de notes florales , de moka et de café , l’entrée en bouche est onctueuse, avec une trame tannique veloutée, les fruits sont bien dessinés et frais, mais le milieu de bouche est plus dur,et la finale , dont on perçoit la bonne tenue sous-jacente,est assez sèche ,avec une sensation d’astringence. Ce vin a été bien mieux goûté précédemment, (note moyenne 16,75). Sur cet échantillon Note : 15
Vin n° 17 Saint Julien : Branaire-Ducru 2004
La robe est colorée, avec des dégradés de couleur sanguine, le nez moyennement expressif laisse apparaître de légers parfums de cassis, quelques épices, et de café grillé, la bouche est assez droite, en entrée, avec une structure tannique un peu grenue, les fruits, accompagnés de notes végétales, manquent un peu d’intensité dans un milieu de bouche sans beaucoup d’envergure, la finale, sans grande persistance, est un peu terne, et donne la sensation d’une matière un peu défaillante. Difficile de croire que cet échantillon est représentatif du vin !!!! Noté : 14
Vin n ° 18 Haut Médoc : Sociando Mallet 2004
La robe est profonde, avec un liseré de couleur sanguine au bord du verre, le nez est frais et mûr, avec des arômes de cassis, de myrtilles ,et un élevage en retrait+,la bouche offre,dès l’entrée, une structure tannique de qualité, avec une belle chair enrobant les tannins, les fruits ne laissent apparaître aucun signe de sous maturité, dans un milieu de bouche , bien structuré , musculeux, la finale, enlevée, grâce à une acidité de qualité, est fraîche, parfumée, tonique ,d’un bon équilibre, d’une bonne longueur. Noté : 16
Un échantillon goûté, il y a trois mois, sans mise en carafe m’avait paru d’une moins bonne maturité.
27 novembre 2007
Bordeaux 2004 chez IVV (5)
La dégustation continue, avec une série de très bon niveau. Mon emploi du temps ne m’avait pas permis d’aller goûter les Pessac Léognan 2004, en « primeurs », j’ai pu le faire en bouteilles au mois de Juin dernier, en relisant mes notes, je suis assez étonné par la différence d’appréciation entre le vin commenté aujourd’hui, et celui dégusté en Juin dernier. On ne le dira jamais assez, il faut vraiment goûter plusieurs fois un vin, pour commencer à s’en faire une idée.
Vin n° 13 Saint Julien Gruaud Larose 2004
La robe est foncée, avec une teinte générale de couleur pourpre à sanguine, le nez est frais et avenant, ave des arômes de fruits mûrs (légère dominante de cassis et de mûres), un peu épicés, et des notes d’élevage en retrait, le vin a une belle tenue en bouche, les tannins sont présents, mais enrobés, et sans excès de fermeté. Beaucoup de fraîcheur, et de relief (bien structuré) en milieu de bouche, avec des fruits frais, mais mûrs, la finale est dynamique, persistante, avec des saveurs d’un bel éclat, et d’un bon équilibré. Un vin excellent Noté : 17
Vin n ° 14 Saint Emilion GCC Pavie Macquin 2004
La robe est profonde , avec un liseré de couleur sanguine à violine, le nez, intense et d’une bonne définition, évoque la mûre et les cerises noires, les épices douces et les notes d’élevage en second plan, l’entrée en bouche est assez sphérique, le vin prend de l’ampleur dans un milieu aux fruits gourmands et assez précis, les tannins élégants et bien enrobés donnent une sensation charnue, la finale d’une bonne longueur est riche en saveurs fruitées, fraîche et d’une bonne intensité Noté : 16
Vin n ° 15 Pessac Léognan Malartic Lagravière 2004
La robe est colorée avec des reflets de couleur violine à pourpre, le nez est fin et assez subtil dans la variété des arômes, avec des fruits bien mûrs (salade de fruits noirs variés ) , boite à épices, réglisse , et des arômes dus à l’élevage encore bien présents, mais qui ne dominent pas le fruit, le vin en bouche est assez concentré, d’une belle qualité de tannins, assez fins, et bien polis, les saveurs fruitées sont pures, le milieu de bouche est ample et assez sphérique ; de l’élégance et du raffinement dans une finale, intense, parfumée, épicée et réglissée (zan), d’un bel équilibre ( acidité juste), avec un élevage présent, mais pas outrancier Noté : 16,5
I
26 novembre 2007
Bordeaux 2004 chez IVV (4)
Nous avons eu la chance de n’avoir, dans cette dégustation, qu’une seule bouteille défectueuse, elle se trouve dans cette série de commentaires, et je le regrette d’autant plus, que j’avais décidé l’achat de bouteilles de cette propriété dans ce millésime, après une dégustation « primeurs » très convaincante. Heureusement, pour ma tranquillité, j’avais très bien apprécié ce vin lors de la dégustation des Grands Amateurs en Juin dernier
Vin n° 10 Pauillac Lynch Bages 2004
La robe est assez profonde, avec des reflets de couleur pourpre, le nez d’intensité moyenne, est très séduisant avec des parfums floraux ( violettes ) de fruits noirs (cassis et mûres)et des notes de cacao et de café, la bouche est ,dans son ensemble harmonieuse, assez puissante , les tannins bien polis en entrée de bouche, sont un peu plus fougueux, dans un milieu de bouche vivant, ( fruits nets, chair et acidité de bon aloi ), mais pas d’une grande amplitude, la finale est fraîche, bien construite, fruitée, et d’une persistance normale. Noté : 16
Vin n° 11 Saint Julien Léoville Barton 2004
La robe est normalement colorée, le nez est peu intense, avec une sensation d’acidité volatile, en bouche le vin est molle, la structure est déficiente, sans aucune tenue, la finale est courte, pauvre en saveurs.
Echantillon défectueux : Non Noté
Vin n ° 12 Saint Emilion GC Monbousquet 2004
La robe est foncée, un peu opaque, le nez est intense et expressif, avec des arômes de fruits noirs ( mûres et cerises noires ) bien mûrs, de moka , de réglisse et de café un peu grillé, la bouche est riche, puissante, avec des tannins bien enrobés, des fruits rutilants et mûrs soulignent un milieu de bouche, à la fois concentré et frais, la belle acidité donne beaucoup de tonus et d’équilibre à une finale longue parfumée riche en fruits, épicée, réglissée, avec un élevage en retrait. Un vrai régal Noté : 16,5
I
23 novembre 2007
Bordeaux 2004 chez IVV (1)
Grâce à l’intervention de Laurentg les organisateurs du club toulousain In Vino Véritas ont bien voulu m’accueillir pour une dégustation, à l’aveugle, consacrée au Bordeaux 2004. Qu’ils en soient ici remerciés. La dégustation se déroule en deux phases : une l’après midi, les bouteilles sont ouvertes et goûtées après l’ouverture , et une autre le soir, les 2/3 des bouteilles restantes sont dégustées après une aération de 3 à 5 heures. C’est à cette dégustation que j’ai participée.
Vin n° 1 : Saint Julien : Saint Pierre 2004
La robe est foncée , assez profonde , le nez, d’une bonne intensité, évoque la prune , presque le pruneau, associés à de petites baies noires, à des épices variées, et des notes de café, la bouche est assez puissante , en entrée, avec des maturités de fruits qui signent davantage la rive droite que la rive gauche, le milieu de bouche est assez riche , et assez gras, les tannins sont légèrement granuleux, l’acidité gustative qui commence à se manifester, est un peu en déséquilibre avec la matière . La finale est certes assez intense, et parfumée, mais le boisé reprend le dessus, et c’est un peu dissocié Noté 15,5 A revoir
Vin n° 2 : Pessac Léognan : Pape Clément 2004
La robe est foncée , avec des reflets de couleur violine, le nez est assez frais, et séduisant , avec des arômes de mûres ,de cerises un peu kirschées, d’épices douces et des notes de café un peu grillées, la bouche est très pleine, avec une trame tannique veloutée et assez serrée, de l’amplitude, de la concentration dans un milieu de bouche, avec des fruits bien mûrs, la finale est bien dessinée, fraîche, d’une bonne longueur, avec une très belle qualité de fruits, l’élevage est en retrait Notée 16 à 16,5
Vin n° 3 Saint Emilon Angélus 2004 1GCCC B
La robe est très foncée au cœur du verre , le nez est très expressif, aguichant avec des arômes de cerises kirschées, de cannelle, de gingembre, la bouche est à la fois, riche, concentrée, et d’un superbe équilibre , grâce à une acidité mûre qui dynamise un vin construit dans la puissance, les tannins ont un grain velouté ,les fruits sont d’une belle définition, très mûrs ( mais sans surmaturité), la finale est longue ,intense, éclatante de saveurs, et fondante , l’élevage est en retrait Noté un petit 17





