Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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28 décembre 2011

Les Noëls de Monbenault 2007... pour Un Noël, puis Jacquesson Cuvée 735 et Rossignol-Trapet, Gevrey Chambertin Clos Prieur 2001

Notre repas de Noël s'est vécu ce 26 décembre... un façon de faire durer les plaisirs.

Tous les vins choisis pour ce repas se sont excellemment comportés et le plaisir de leur dégustation aura été de mettre les enfants à l'épreuve de leur ressenti et de leur estimation : approchant peu le monde du vin d'ordinaire, ils prennent néanmoins plaisir à vivre en pratique, et verre en mains, ce que leur enseigne Daniel.

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Les mises en bouche ont toujours pour vocation d'accompagner le Champagne. Souvent, je les confectionne à base de petits légumes blancs, de foie gras ou de fromages. En l'occurrence, pour satisfaire à une table multigénérationnelle, j'ai proposé un râpé de radis noir au gingembre et des petits fours au gruyère.

 

Champagne Jacquesson : Cuvée 735

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La robe, de couleur or, est traversée par des bulles fines. Le nez, net et d’une bonne intensité évoque la brioche, le tilleul, la verveine, les fruits jaunes, et des notes de fruits blancs. L’attaque est crémeuse et élégante, le vin monte en puissance dans un centre plein, fruité, d’une belle vinosité, tonifié par une acidité « mûre ». La finale est étirée, fraîche, d’une bonne puissance, soulignée par des fruits mûrs, des saveurs d’amandes, de noisettes, de fine brioche et des notes salines. Noté 17, même note plaisir

 

 

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L'entrée choisie a joué sur les registres terre-mer, avec des noix de saint-jacques au céleri rave et jus de veau à l'huile de truffe. Des asperges vertes à la plancha pour finir la présentation ont apporté des saveurs croquantes appréciables sur le vin. Le floral que le Chenin exacerbe n'a jamais modifié sa trajectoire, justement grâce à la finesse de l'asperge. Seul le jus de veau tranché aurait pu ternir le vin de ses composantes aromatiques, mais les replis qu'ont pu permettre le cèleri et l'asperge ont été de bonne augure.

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Anjou : Richard Leroy : Les Noëls de Montbenault 2007

La robe offre une couleur dorée soutenue, l’olfaction est généreuse et intense, avec des arômes de fruits bien mûrs (coings, poires, abricots et mirabelles), de verveine, de jasmin, avec des notes de miel et de safran. La bouche est grasse, pleine, d’une belle puissance, avec des fruits mûrs et charnus, cette richesse est contrebalancée par une acidité de bon aloi, qui donne de la fraîcheur, de l’équilibre au vin, et de la tension dans une finale, très persistante, complexe dans son expression aromatique intense ( fruits, épices, fleurs et miel). Noté 17, même note plaisir.

Un vin qui transcende son millésime, sans aucun symptôme d’oxydation.

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La seconde entrée revisite un classique de nos cuisines ; le ris de veau aux morilles. Mais les morilles ont été poêlées dans un bouillon de volaille réduit, et les ris de veau ont été superposés sur ces morilles, enrubannés de sauce obtenue par réduction et salés à la fleur de sel. Le pinot noir a orchestré ces saveurs avec tout un fruit pur et net qui glissait sur elles sans se départir de la finesse de leurs palettes. Tout s'est accordé en adjonction d'arômes pour des textures moelleuses à souhaits quant aux ris.No_l_026

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Rossignol Trapet : Gevrey Chambertin Clos Prieur 2001

La robe est légèrement soutenue, de couleur carmin, très légèrement évoluée au bord de disque (teinte orangée). Le nez est délicat, subtil avec des accents de roses, de petites baies rouges (cerises et griottes), de fines épices et de très fines notes de réglisse. La bouche, de construction fusiforme, est caractérisée par des tannins fins au grain poli, les fruits sont frais, d’une bonne intensité, dans un centre finement charnu. La finale est persistante, fraîche, avec des tannins un peu plus fermes, soulignée par des fruits avenants, légèrement épicés et réglissés. Noté 16, même note plaisir.

Posté par Daniel S à 00:02 - Accords mets/vins - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires


  • Comme ...

    ... d'habitude, de la bouffe de cantine, des vins de GD ! Bof ... Exception faite de l'Abbé de Châteauneuf en tablier Papal... Petit à petit, les marches de l'Autel, il gravit...

    Posté par Christian Bétour, 28 décembre 2011 à 14:03
  • Un Clos Prieur envisagé

    de la même façon. Dégusté l'été dernier, un ressenti du même type, mais un millésime que j'apprécie peu :
    Gevrey Chambertin, Rossignol Trapet Clos Prieur 2001 : Un nez complexe, gourmand, de fruit noir, aux notes de réglisse, marqué zan, pointe kirch, de champignon, sous-bois sur un fond délicatement fumé. La bouche charnue est sapide mais la structure est vive et les tanins, soyeux, manquent un peu de chair, d'ampleur, l'ensemble est un peu austère, sur le fruit noir, champignon, pointe kirch, réglisse et fumé. La finale est fraiche, vive, belle longueur sur le fruit macéré, champignon, réglisse, zan, et fond fumé. TB+ 91 (16+). Un clos prieur d'un millésime qui ne donne pas les profils de Bourgogne que j'aime. Cela reste austère et ça manque de rondeur, de chair, de mon goût.
    Amicalement, Matthieu

    Posté par matlebat, 28 décembre 2011 à 23:30
  • Bonjour Matthieu,

    Ton commentaire n'a pas été publié. Canalblog l'a mis dans les spam !!!!, une rubrique que je ne consulte hélas jamais, je l'ai modifié aujourd'hui. Tu as du être étonné d'une absence de réponse de ma part. Je suis en phase avec tes impressions, ce vin est bon à très bon, sans plus, et meilleur à table qu'en dégustation pure.
    Bien amicalment.

    Daniel

    Posté par Daniel et I. S, 27 janvier 2012 à 18:05

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