Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins & visites de domaines


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02 octobre 2009

Rencontre entre passionnés (2)

Les vins ont, comme d’habitude, dans ce genre de rencontre, été dégustés à l’aveugle, et si certains vins n’ont pas été à leur avantage, ce qui étonne le plus c’est le nombre de bouteilles défectueuses ( 3 à quatre ) qui représentait tout de même, le quart des vins ouvert lors de cette soirée. Fort heureusement, nous avons aussi dégusté de très belles bouteilles, en particulier celles qui sont commentées aujourd’hui.

Vosne Romanée : Clos du Château : Comte Liger Belair 2005

La robe est moyennement soutenu, avec des reflets de couleur violine à sanguine, l’olfaction est élégante et racée, avec des arômes de pivoine, de violettes, de cerises, de griottes, et d’épices, le vin entre en bouche avec présence et une grande qualité de tannins(fins et denses, dans leur trame), les fruits sont mûrs, expressifs et savoureux, les sensations sont ascendantes, avec un centre charnu , la finale est allongée, à la fois longue et svelte, sans perdre de sa densité, aux superbes fruits murs finement épicés, et saline. Noté 17

Trapet : Gevrey Chambertin : Petite Chapelle 2006

La robe de profondeur moyenne offre une teinte générale de couleur rubis à pourpre, le nez est net, un peu marqué par l’élevage, avec des arômes d’une bonne définition, de cerises, d’épices et des notes sanguines, dès l’attaque , le vin laisse apparaître une superbe qualité des tannins, tant dans la finesse du grain, que dans le velouté du contour, la qualité et la pureté des fruits mûrs soulignent un milieu de bouche qui s’étoffe avec beaucoup de naturel, la finale, au dessin précis, est étirée, savoureuse dans sa palette aromatique, avec de la chair et une salinité d’une grande netteté. Très belle bouteille. Noté 17+

Daniel

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01 octobre 2009

Rencontre entre passionnés (1)

Une réunion d’amateurs a eu lieu au château de Roques, au milieu Septembre, elle était consacrée aux vins que nous n’avions pas, jusqu’à présent, dégustés. Un grand coup de projecteur a été donné vers la Bourgogne, d’autant plus qu’un de nos amis amateurs était passionné par cette région. Les vins qui seront commentés dans cette rubrique feront donc la part belle aux vins de Bourgogne.

Heresztyn : Gevrey Chambertin Vieilles Vignes 2001

La robe est moyennement soutenue, avec une teinte générale carmin à grenat, le nez évoque la cerise, les épices variées et des senteurs végétales, l’attaque est assez souple , les arômes de fruits sont légèrement oxydés, la construction est assez élancée, avec des tannins  assez bien enrobés, le centre est tenu, la finale présente un déséquilibre évident avec à la fois une sensation d’alcool, et une acidité gustative sous jacente un peu vive. Un vin non noté, en espérant qu’il ne soit pas représentatif de la production de cette cuvée.

Domaine Forey : Nuits Saint Georges Les Perrières 2003

La robe , de profondeur moyenne offre une couleur pourpre, l’olfaction est nette, avec une dominante de fruits, d’épices, et une pointe végétale, la bouche est riche, avec des fruits bien mûrs évoquant la cerise, les tannins sont élégants et assez fins, un peu plus fermes quand ils structurent le milieu de bouche, avec une chair bien formée, le vin s’allonge avec harmonie, fruité , épicé, sans renier la richesse du millésime avec une pointe d’alcool en ultime sensation. Noté 16,5

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02 juillet 2009

Trois vins du Domaine de La Romanée Conti (4)

Je regroupe dans cette chronique les commentaires des deux derniers vins de cette série. Ils n’ont pas été dégustés dans cet ordre, Le Clos de Bèze de Drouhin a accompagné les noix de Saint Jacques grillées au thym, le Mouton Baronne 1986, quelques fromages, il n’avait pas été choisi au départ et fût rajouté à la fin du repas. Plus intéressant pour lui même que pour l’accord

Drouhin : Chambertin Clos de Bèze 1971

La robe orangée à brune, l’olfaction est intense, plus masculine que celle de l’Echezeaux : truffe, tabac, fruits cuits, notes d’oranges et de torréfaction, terre remuée, le vin entre en bouche, avec une sensation tannique maîtrisée, mais la structure se raffermit en s’installant dans le milieu de bouche, la sensation tannique est plus évidente, moins raffinée que sur les vins de la DRC, le vin s’étoffe, s’épaule, avec une chair plus lâche, la finale d’une bonne persistance est assez complexe dans le jeu des saveurs , mais toujours avec ce côté d’orange sanguine, de fruits cuits, mais épicés à très épicé. Noté 16,5

Pauillac Mouton Baronne Philippe 1986

La robe est profonde, jeune, avec un liseré de couleur sanguine à rubis, l’olfaction est parfaitement connotée «  Pauillac «  avec des arômes expressifs de cassis , de cèdre, de cigare, d’épices variées, et de mine de crayon, belle présence du vin dès l’attaque, des tannins, plutôt fins structurants, mais parfaitement enrobés, par un chair bien mûre, charpentant  le vin dans un centre énergique, les fruits sont mûrs, mais frais, la finale est très persistante d’une bonne intensité, avec un cassis pur et des épices variées, l’équilibre océanique est séduisant . Noté 17-

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01 juillet 2009

Trois vins du Domaine de la Romanée Conti (3)

Les deux vins du Domaine de la Romanée Conti sont d’une extrême jeunesse avec une mention supplémentaire au Richebourg, aux fruits frais et purs, la conservation des bouteilles fait incontestablement la différence, la bouteille ayant le niveau le plus haut offre un vin d’une jeunesse incroyable pour un vin de près de 40 ans d’âge.

DRC : La Tâche 1970

La robe est encore jeune, de couleur carmin, avec une évolution vers des tons bruns au bord du disque, l’olfaction est nette, précise, les fruits sont d’une jeunesse insolentes ( griottes, cerises, et un touche de cassis), accompagnés d’ exhalation de pivoines mauves, d’iris avec des notes épicées et sanguines, de magnifiques tannins racés, au toucher velouté à soyeux soulignent l’entrée en bouche, le vin s’étoffe avec une aisance de grand seigneur alliant plénitude et finesse tannique, dans un milieu de bouche rehaussé par une superbe générosité de fruits mûrs, la longue finale se déploie avec une énergie intense, mettant en relief une palette aromatique complexe, épicées, pure , minérale , saline. Noté 19+

DRC : Richebourg 1970

La robe est la plus foncée, la plus soutenue, et la plus jeune parmi celles des trois vins, de couleur carmin à rubis ; le nez est pur, intense, avec des arômes de cerises, de truffes noires, de boites à épices, de sous-bois, avec une note de framboises, l’attaque est puissante, avec cette fabuleuse qualité de tannins enrobés et veloutés à soyeux, en milieu de bouche, c’est un corps de champion olympique de décathlon, par la richesse du vin et sa constitution tannique, parfaitement fondue, à la grande douceur tactile, les fruits sont intenses, et purs. Grande longueur imposante dans son dessin, aux fruits mûrs charnus, très épicée, terrienne, d’une persistance inouïe. La puissance et la gloire ! Noté 19,5

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30 juin 2009

Trois vins du Domaine de la Romanée Conti (2)

Les accords mets-vins n’ont pas particulièrement été recherchés, nous avons fait avec les menus proposés, l’objectif premier était de goûter les trois vins de la DRC pour eux-mêmes. Les noix de Saint Jacques grillées au thym, et le filet de bœuf grillé ont joué le rôle discret qui leurs était dévolu, pour ne pas déranger l’appréciation des vins.

Champagne Bollinger 1970 RD (dégorgé 15 mai 1979)

Pas de bulle dans ce vin à la robe ambrée soutenue, le nez est assez puissant avec de forts accents de rancio : pommes rôties au four, curry, léger chocolat, café, thé , poires caramélisées, la bouche est puissante, complexe, dans l’expression répétée des saveurs olfactives auxquelles s’ajoutent des goûts de pain d’épices, et de raisins de Corinthe, du volume et une bonne concentration dans le milieu de bouche, la finale est persistante, souligné par l’intenses rancio. Après une bonne aération dans le verre, le côté champenois du vin ressort, assez minéral même crayeux, avec une sensation d’oxydation un peu moins prononcé. Original, atypique, plus qu’anecdotique.

DRC : Echezeaux 1970

La robe est brune, sans être dépouillée, le nez est intense, crémeux, d’une grande douceur, subtil dans l’énoncé des arômes : tabac blond, humus , truffes noires, pivoines séchées, petits fruits cuits, et des notes de fer, l’attaque est d’une sensualité évidente, des tannins de soie caressent les muqueuses, le vin hausse le ton naturellement avec élégance et une grande justesse pour montrer son existence, un corps finement charnu, la palette aromatique est harmonieuse et se développe dans une finale longiligne, sensuelle dans le toucher tannique, longue aux arômes envoûtants. Une sublime féminité classique dans cette bouteille. Noté 18-

A suivre….

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29 juin 2009

Trois vins du Domaine de la Romanée Conti (1)

A 17 heures nous quittons, le brouhaha et la poussière des parkings de Vinexpo. Vincent conduit avec maestria notre Aigle de la route, les contorsions reptiliennes qu’il imprime à notre véhicule facilitent une sortie assez rapide des embouteillages classiques de l’accès au Pont d’Aquitaine. Le ciel bleu-juin est propice à la flânerie automobile. Le cap est fixé au nord, avec comme objectif la célèbre station balnéaire de l’embouchure de l’estuaire de la Gironde (rive droite). Les eaux turbides et limoneuses du fleuve lèchent les pilotis des carrelets, la salinité de l’air marin appelle à d’autres salinités/ Nous cachons sous quelques propos gouailleurs nos émotions affleurantes. L’apparition des formations calcaro détritiques du Crétacé supérieur accélère notre rythme cardiaque, et les interrogations fusent à l’idée de découvrir nos belles d’un soir. Auraient-elles échappé à l’outrage du temps pour nous offrir le meilleur d’elle-même ? Chair parfumée, corps élégant et soyeux, délicatesse du toucher, longueur intemporelle que laisse deviner la noblesse de leur origine, et de leur année de naissance. Nous y sommes, voici l’Avenue des Algues, nous apercevons Fabien et Nicolas qui reviennent de la plage. Nous entrons avec eux, dans le restaurant. Fabien et Nicolas ont posé les bouteilles sur une table, ce fichu liège les a plus ou moins blessées.

Le niveau de l’Echezeaux 1970 est bas, celui de La Tâche 1970 est bon, quant au Richebourg 1970, il est excellent. Nous complétons cette série avec une bouteille de Champagne Bollinger RD 1970 au niveau bas à légèrement en vidange, une bouteille de Chambertin Clos de Bèze 1971 de Drouhin (niveau excellent), et un flacon de Mouton Baronne Philippe 1986 (niveau parfait).

Patrick et David sont arrivés, l’office peut commencer, dans le recueillement d’abord, puis l’échange convivial et communicatif, autour du menu suivant :

Méli-Mélo de langoustines et de saumon sauvage fumé

Noix de Saint Jacques grillée au thym

Filet de bœuf grillé, et sa garniture de légumes

Fromages

Salade de fruit

A suivre….

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23 juin 2009

Dégustation à l'aveugle des vins du millésime 1999

La série consacrée aux vins de Bourgogne n’a pas été éblouissante, et pourtant le millésime 1999 est considéré comme très bon dans cette région. Les vins présentés ne sont pas des vins d’exceptions, ce qui minimise ce genre de dégustation.

Nous allons revoir des vins de cette région ultérieurement.

Ruchottes Chambertin : Château de Marsannay 1999

La robe est assez colorée ( carmin), l’olfaction est généreuse, avec des parfums de cerises mûres, de pivoine, de la suavité en entrée de bouche, avec des tannins au grain fin et velouté , un chair délicate et un corps, plutôt plein dans un milieu de bouche aux fruits juteux, la finale est assez opulente, un rien marquée par une pointe d’alcool. Noté 16-

Morey Saint Denis « La Forge « 1999

La robe est assez claire, de couleur grenat; des arômes de cerises, épices douces et quelques notes florales sont perceptibles à l’olfaction, de l’élégance dans les tannins, tout au long de la dégustation, des fruits mûrs, peut-être un peu trop, dans un ensemble assez charnu, et bien construit, la finale persistante souligne davantage l’aspect des fruits un peu cuits associé à une sensation de chaleur (alcool). Noté 15,5

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25 mai 2009

Une dégustation à Puisseguin (6)

Les deux vins commentés ici, s’ils sont originaires de la même région, n’ont pas grand-chose en commun. D’abord une différence d’âge qui  a pour conséquence d’offrir des profils aromatiques dissemblables, accentués par le fait qu’ils sont issus de climats différents, bien qu’élaborés, l’un comme l’autre, à partir de raisins de millésimes solaires.

Ravaut Corton 1990

Le commentaire n’est guère différent de celui rédigé, il y a deux mois.

La robe est plutôt bien colorée, de couleur rubis ,avec un liseré de teinte brune au bord du verre, le nez d’intensité moyenne s’ouvrira au fur et à mesure de la dégustation, avec des arômes de griottes bien mûres, de truffes noires d’épices douces, d’humus, de terre, l’entrée en bouche laisse percevoir une belle concentration, avec des arômes de fruits un peu plus noirs (cassis et cerises noires), et toujours ces sensations terriennes, les sensations sont ascendantes, avec une belle présence, et de la plénitude en milieu de bouche, la finale s’étend un peu comme un vague, avec intensité, soulignée par des saveurs complexes (réglisse et truffes), des fruits nets et bien mûrs ( un peu de framboises en plus), une bonne fraîcheur, et une note saline en ultime sensation. Très belle bouteille : Noté : 16,5 Un peu moins de précision dans les définitions aromatiques, que dans la bouteille bue, il y a deux mois

Charlopin Mazy Chambertin 2003

La rode de couleur pourpre est assez profonde, le nez est expressif, avec des arômes de chêne et de café torréfié qui masquent en partie des parfums de cerises bien mûres, et d’épices, al bouche est bien construite, avec une vin qui s’étoffe bien en s’installant dans le palais, les tannins des fruits sont assez raffinés, l’ élevage les durcit un peu ; belle chair bien mûre, dans un milieu de bouche assez riche, la finale, d’une bonne tenue et d’une fraîcheur satisfaisante, avec des fruits gourmands encore un peu dominés par l’élevage. Noté 16,5

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20 mai 2009

Une dégustation à Puisseguin (3)

La série commentée ce soir est remarquable. Sont ce les bienfaits de la biodynamie, une parfaite connaissance des terroirs, une interprétation optimale du millésime, je devrais dire de chaque millésime ?

Il se pourrait que ce soit, tout simplement la conjonction des trois facteurs, je souhaite à tout amateur de Chardonnay de pouvoir goûter et boire de tels vins, et en particulier le deuxième vin commenté aujourd’hui.

Puligny Montrachet Anne Claude Leflaive Clavoillons 2004

La robe est légèrement dorée, le nez est encore nettement réduit, avec sous jacent des arômes de fruits blancs et des notes florales, la bouche est dynamique, avec des fruits avenants (agrumes variés), beaucoup de présence et d'énergie dans le milieu de bouche, d’une grande fraîcheur, la finale est persistante, avec de beaux amers (agrumes), saline, et des sensations de pierres concassées Noté 17

Puligny Montrachet Anne Claude Leflaive Les Pucelles 2002

La robe est finement dorée, le nez est fermé, mais finit par révéler des parfums de citrons, et des notes miellées. Quelle bouche !!!Délicate, d’une grande douceur tactile, fluide, au sens noble du terme, précise, avec une chaire fine et dense, une sensation de continuité éblouissante, une richesse sans esbroufe, d’un naturel confondant, la longue finale, d’une grande fraicheur est intense, déjà complexe dans sa palette aromatique ; très saline, sensuelle…

Grand vin. Noté 18 (en tenant compte de son avenir)

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19 mai 2009

Une dégustation à Puisseguin (2)

Les vins blancs du début du repas, sont un éloge du Chardonnay bourguignon, et sans aucunes fausses notes, après la première série consacrée au Chablis de Dauvissat, la deuxième série ( les vins sont servis par paire ) propose deux Meursault village, qui tiendront parfaitement leur place, ce qui n’est guère surprenant compte tenu du pédigree de leur géniteur. Des vins d’une remarquable fraîcheur, dans deux millésimes différents

Meursault Roulot LesTessons Clos de mon Plaisir 2006

La robe a une teinte jaune pale, le nez est élégant avec au premier plan des arôme de noisettes grillées, puis floraux , et de fruits blancs (pêches), de la fraîcheur dès la mise en bouche, d’une belle délicatesse, le vin s’installe progressivement en milieu de bouche, en prenant de la consistance, et de la chair, la finale d’une bonne persistance est finement fruitée, tendue, saline. Un vin droit Noté 16

Meursault Coche-Dury 2005

La robe est jaune clair, le nez est encore un peu fermé, mais le vin finit par dévoiler des parfums de menthe fraîche, d’agrumes, de fleurs en plus de ses légendaires notes grillées, l’attaque est tonique, beaucoup de vivacité, mais avec, en contrepoint, des fruits expressifs (accompagnés de saveurs miellées), une matière assez serrée, boostée par une acidité gustative nette qui dynamise le vin et donne un caractère rectiligne, tendu, à la finale, persistante, citronnée, salivante, saline. Noté 16,5

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