11 janvier 2008
Des vins de fêtes à tous prix.....(7)
Une remarquable poularde de Bresse, et son risotto aux champignons sauvages, préparée par des amis, a posé un problème pour le choix du vin adéquat ; Nous n’avions pas, en cave, un vin blanc bien adapté à ce mets, et rien à espérer chez les cavistes du secteur. Notre choix s’est porté sur un vin Bourgogne ( Le Clos Prieur), sans être d’une harmonie totale, la présence des champignons a permis de rendre l’accord assez cohérent. L’autre vin de Bourgogne a été bu avec une pièce de bœuf grillé, avec plaisir.
Gevrey Chambertin : Philippe Leclerc : La Combe aux Moines 1996
La robe est assez colorée(teinte rubis à grenat ), le nez est ouvert, expressif et assez délicat, avec des parfums floraux (roses), fruités ( mûres et cerises), et des notes épicées, la bouche est assez riche et élégante, les tannins sont fondus et bien intégrés en entrée de bouche, la construction est un peu linéaire, les saveurs fruitées s’accompagnent de quelques notes végétales en milieu de bouche , l’acidité est davantage perceptible dans une finale , de longueur normale, assez fruitées et épicées, en peu amère en ultime sensation Noté : 15,5
Bourgogne : Rossignol Trapet Gevrey Chambertin Clos Prieur 2001
La robe de profondeur moyenne est de couleur grenat, le vin un peu fermé, laisse poindre des parfums de fraises et de fleurs ( pivoine ), un peu épicées, l’attaque laisse percevoir des tannins assez fins et plutôt ciselés, qui se raffermissent en milieu de bouche, avec une impression de fruits rouges( cerises ) associés à quelques notes végétales, et à une acidité un peu marquée, la finale longiligne n’a ni la qualité aromatique, ni le raffinement des deux bouteilles bues précédemment Noté 15
04 octobre 2007
Deux Bourgognes 2005 en bouteilles
La première bouteille a été débouchée, au restaurant l’Envers de Décor, à Saint Emilion, doté d’une très belle carte des vins, en compagnie d’un propriétaire de Saint Emilion qui aime bien boire autre chose que des vins de Bordeaux. Le second vin a un profil qui oscille entre le mystère et la lumière. Chez certains amateurs, le nom de la propriété se susurre discrètement, mais tout passionné de vins qui lit les forums et notamment http://www.degustateurs.com/ connaît les excellents commentaires dont fait l’objet le domaine, et notamment la qualité des vins du millésime 2005, que j’ai pu apprécier avec cette bouteille de Volnay
Geantet Pansiot Gevrey Chambertin Vieilles Vignes 2005 carafé ½ heure
La robe est foncée, mais sans aucune opacité, avec des reflets de couleur pourpre à violine, le nez est expressif et séduisant avec des parfums de roses fraîches du jardin, de cerises, griottes écrasées, et une variété de fruits noirs, la bouche est riche, assez puissante, avec une trame tannique assez perceptible dès l’entrée en bouche, les fruits sont d’une bonne maturité et assez purs, le milieu de bouche est étoffé, structuré, avec des tannins un peu plus rigides, mais sans angle qui n’altèrent pas la sensation générale de chair bien parfumée, la finale est longue, assez puissante, légèrement tannique,savoureuse , assez complexe, avec de la tonicité. Noté 15,5 -16
Vaudoisey-Creusefond Volnay 2005 Carafé une heure
La robe est assez colorée ( teinte sanguine à violine ) de profondeur moyenne, le nez un peu fermé finit par s’ouvrir au fur et à mesure de la dégustation sur une palette aromatique pure et assez complexe qui évoque , en premier plan, des fleurs un peu épicées ( iris et pivoine ) puis des fruits rouges sauvages ( fraises des bois et framboises ) associés à des notes de cassis, la bouche est à la fois fine et structurée, le grain tannique est serré , enrobé, mais avec une légère fermeté en milieu de bouche qui donne du peps au vin, un milieu riche ,charnu, avec de belles saveurs de fruits purs, la finale est intense , persistante, fruitée ,florale, épicée. Beaucoup de délié, et déjà, de gourmandise en ultime sensation. Une très belle bouteille en devenir Noté 16,5-17
26 septembre 2007
Les DAB dégustent des Chardonnays septentrionaux (fin)
Voici donc les derniers commentaires de cette dégustation, qui a fait la part belle aux vins de Chablis, les vins de Bourgogne de la Côte de Beaune ne se sont pas montrés sous leur meilleur jour, excepté un beau Meursault de Coche-Dury, mon vin préféré a été un Chablis dont vous pourrez lire le compte rendu dans cette rubrique
Vin N° 10 Puligny Montrachet Vieilles Vignes 2004 Vincent Girardin
La robe est jaune légèrement dorée, le nez est fermé, à l’aération le vin libère quelques arômes de fruits blancs, c’est assez riche et gras, bien structuré, mais la palette aromatique est assez discrète, la finale parait déséquilibrée, avec une sensation d’alcool assez marquée, mais le vin est desservi par une température de service trop élevée : Non Noté
Vin N° 11 Santenay Premier Cru : La Comme Louis Max
La robe est assez soutenue, avec des teintes « vieil or «, le nez, assez expressif évoque la noisette, un peu de vanille, la pomme et la poire, la bouche est assez pleine, mais l’élevage, assez présent écrase un peu les fruits sous-jacents, la matière est assez compacte, mais manque d’élan, dans une finale un peu tombante, marquée, elle aussi par des saveurs dues à l’élevage. Noté 14,5
Chablis Les Vaillons 2002 Vincent Dauvissat
La robe est jaune, assez dorée, le nez d’abord discret, le vin laisse apparaître à l’aération des arômes purs de mirabelles, de fruits blancs, d'agrumes, le tout un peu épicée et des notes minérales( calcaire), l’attaque est nette franche, précise, avec une structure compacte, dense, et de beaux fruits mûrs,l’acidité impeccable tend le vin dès le milieu de bouche et donne beaucoup de dynamisme à une finale , aux saveurs fruitée et miellées, très minérale dans son dessin, comme au goût( notes calcaires). Un vin un peu dans sa gangue, mais une très belle bouteille en devenir Noté 17
25 septembre 2007
Les DAB dégustent des Chardonnays septentrionaux (3)
Le hasard fait,parfois, bien les choses, comme le dit le proverbe, deux participants ont apporté le même vin, et pour ma part j’ai trouvé des différences entre les deux bouteilles. Ces deux bouteilles ont été achetées en Grande Distribution, par contre la Montée de Tonnerre du même producteur, dans le même millésime a été achetée chez un caviste, sans pour cela laisser apparaître une qualité vraiment supérieure, comme certains amateurs le laissent entendre. Il n' y a pas de grands vins, il n'y a que de grandes bouteilles......
Vin N ° 7 Chablis : Les Vaillons 2005 William Fèvre (bouteille caviste)
La robe est finement dorée, le premier nez fait apparaître quelques notes végétales (asperges), qui font place à des arômes de pêches blanches et de citron, la bouche est assez austère, compacte, droite, la palette aromatique est sur la réserve, l’acidité est bien en place, et le reste dans une finale, tendue légèrement miellée, d’une bonne persistance, un peu plus fruitée que le milieu de bouche.
Bien que cet échantillon soit de bien meilleure qualité que le vin n° 2, je reste dubitatif quant à la bonne maturité des raisins Noté 16 (mais je me réserve la possibilité de revenir sur cette note dans une future dégustation)
Vin N° 9 Chablis : Montée de Tonnerre 2005 William Fèvre
La robe offre des teintes de couleur jaunes claires, le nez est fin et frais avec des arômes floraux ( tilleul), puis de pêche de vignes, l’attaque est vive, avec une acidité tranchante, la palette fruitée est discrète, le milieu de bouche manque un peu de corps, de chair, et de gras, tout est axé sur la tension, et l’acidité devient même un peu excessive dans une finale, assez peu aromatique, qui manque de fruits ( encore une fois j’ai des doutes sur la maturité des raisins ) Noté 14,5
Vin N° 9 Meursault « Chaumes « 2004 Coche-Dury
La robe , de couleur jaune dorée est assez soutenue, le nez ,d’une bonne intensité est caractérisé par des arômes de noisettes grillées , au premier plan,puis de fruits d’une bonne maturité ( pêche, pommes ) et des notes d’abricots, l’attaque est assez sphérique, le vin est riche et gras, de belles saveurs fruitées accompagnent un milieu de bouche ( centre) bien charpenté, en continuité , mais sans rebond, l’acidité sous-jacente est impeccable et contribue à donner un bel équilibre à une finale, d’une bonne persistance, fruitée , finement miellée, et bien dessinée Noté 16
24 septembre 2007
Les DAB dégustent des Chardonnays septentrionaux (2)
Les meilleurs vins ne sont pas toujours là où nous les attendons, c’est le charme de la dégustation à l’aveugle, dont je rappelle l’aspect ponctuel, et qui n’engage pas l’avenir des vins présentés, sauf s’ils sont affublés d’un défaut rédhibitoire, pour être plus précis, il faudrait dire la bouteille, ce qui devrait inciter les dégustateurs à prolonger leurs sensations avec d’autres échantillons (bouteilles), avant d’émettre un jugement, parfois un peu trop rapidement, définitif.
Vin N° 4 Rully Les Pucelles 2002 Paul Jacqueson
La robe est jaune, légèrement dorée, le nez est fin et expressif : verveine, tilleul, poire pêches, et quelques notes de fruits exotiques, la bouche est élégante, avec des fruits frais et parfumée, l’acidité d’une très belle justesse, qui va le rester tout au long de la dégustation, épouse la matière pour donner un milieu de bouche bien structuré, la finale, d’une bonne persistance, est fruitée, aérienne, avec une expression minérale en ultime sensation Noté 16
Vin N° 5 Vins des Coteaux Charitois : Alphonse Mellot Les Pénitents 2005
La robe est de couleur jaune assez soutenu, le nez, agréable et assez expressif évoque des arômes de citron, pamplemousse, et de fruits exotiques (ananas) la bouche est assez pleine, avec une légère sensation de gras, en milieu de bouche, accentué par une acidité gustative, un peu faible, mais avec du fruits, la finale, assez parfumée, mais un peu courte, est un peu molle. Un vin à boire, maintenant, sans chichi Noté 14
Vin N° 6 Macon : Milly Lamartine Héritiers des Comte Lafon 2005
La robe ,brillante, offre des teintes jaunes légèrement dorées, le nez ,moyennement expressif est assez élégant avec des parfums de poires, d’agrumes et quelques notes grillées, l’attaque est assez tonique, avec des saveurs de fruits blancs, d’une bonne maturité, l’acidité est un peu vive, mais elle se marie bien au gras du vin en milieu de bouche, la finale est tendue, parfumée, l’acidité un peu prononcée devrait se fondre avec une garde de 2 à 3 ans, quelques notes calcaire en ultime sensation Noté 14,5 , potentiel 15 à 15,5
23 septembre 2007
Les DAB dégustent des Chardonnays septentrionaux (1)
C’est la rentrée, aussi pour les DAB, qui ont établi, lors de la dernière réunion en Juin 2007, leur programme pour cette année 2007-2008
Cette première réunion est consacrée au Chardonnays septentrionaux, les vins sont dégustés à l’aveugle, conservés en glacière, et ouverts une bonne heure avant leur dégustation. Chaque convive a apporté une bouteille qu’il a servi, cachée aux autres participants, donc une seule personne connaît le vin dégusté à chaque service.
Vin N° 1 Domaine Anne Clair Santenay «sous la roche « 2004
La robe, de couleur jaune d’or clair, est brillante, le nez assez fin évoque la poire, et le citron, dès l’entrée en bouche le vin est vif, le milieu de bouche, un peu plus gras est assez vertébré, avec du goût, la finale, assez parfumée, donne des sensations contrastées, légèrement molle, dans son ensemble, et d’une vivacité un peu tranchante en ultime sensation, un équilibre qui laisse un peu à désirer. Noté un petit 15
Vin N ° 2 William Fèvre Chablis « les Vaillons » 2005
Belle robe , brillante de couleur jaune clair, le nez est frais et assez intense, avec des parfums de fruits blancs et des notes grillés, l’attaque est nette, avec une acidité assez vive, les fruits sont frais, mais manque un peu d’intensité aromatiques ( maturité?), dans un milieu de bouche, un peu plus charnu, la finale est assez svelte, l’acidité se fait plus vive ( un peu trop ), le vin finit sur des notes citronnées un peu amères, pour ma part un manque de maturité et d’équilibre, noté 14,5
Vin N° 3 Jean Marc Pillot Chassagne Montrachet « Morgeot « 2001
La robe jaune dorée soutenue, est assez dense, le nez opulent est dominé par des arômes de caramel et de vanille, avec très en retrait quelques fruits (ananas et pêches), la bouche présente, dès l’entrée, un caractère légèrement oxydatif, les saveurs issues du bois dominent outrageusement une matière qui paraissait, riche, et pleine, la finale est déséquilibrée par le conflit entre l’acidité et l’élevage. Très peu d’espoir que cet élevage se fonde. Un élevage trop ambitieux ou un problème de barriques. Non noté
16 septembre 2007
Un déjeuner à la campagne (3)
Les lecteurs habitués savent que j’aime bien présenter les vins par paire, dans un même millésime, donc après les deux vins de Saint Emilion du millésime 2001, j’ai servi deux vins du millésime 1996 (dont un des deux commentés ici que je n’avais pas goûté avant l’achat) J’avais acquis ces bouteilles, lors d’un voyage dans cette belle région en 1998. Ce ne sont pas les stars de leurs appellations, mais il faut garder à l’esprit que souvent les vignerons n’ont pas grand-chose à vendre si vous êtes un nouveau client.
Rodolphe Demougeot : Pommard 1996
La robe est peu colorée dans un fond de teinte rubis à grenat, le nez , d’intensité moyenne, est d’abord un peu végétal ( thé , feuille de cassis ), puis fruité ( cerises et griottes ), mais sans grande précision, la bouche est assez fruitée, mais l’acidité ,un peu exacerbée, et un manque de charpente ( dilution?) font que ce vin manque totalement de charme, et ça ne s’arrange pas, dans une finale déséquilibrée, un peu amère ,avec une maturité de fruits un peu juste. Une bouteille défectueuse, c'est tout de même ma deuxième bûe à ce niveau? Non Noté
Philippe Leclerc : Gevrey Chambertin : La Combe aux Moines 1996
La robe est foncée, avec un liseré de couleur pourpre à rubis, le nez est net et séduisant, avec des arômes de cerises, mûres, épices, et des notes florales, la bouche est gourmande, avec des tannins fins bien enrobés, des saveurs de fruits mûrs assez précises, un milieu de bouche, élégant, plein, d’un bon volume, une acidité un peu vive étire la finale, d’une bonne persistance, bien dessinée, parfumée, avec de belles notes florales. Un très beau vin, si ce n’était cette acidité un peu excessive Noté un petit 16
09 septembre 2007
Un repas d'anniversaire époustouflant (2)
Les deux plats suivants : Tartare croquant de saumon, nuage d’huîtres, quintessence de pamplemousse, et queue de langouste, gâteau de sarrasin, écume de chardonnay, ont été accompagnés par les deux vins que je décrit.
Le premier vin blanc avait, pour ma part une maturité trop prononcée pour se marier idéalement avec le saumon, je préfère associer la chair grasse du saumon avec un vin plus sec, à l’acidité un peu vivifiante.
Le second vin a bien épousé le plat avec une belle union entre le côté terrien (minéral) du vin et les saveurs finement iodées (marines) de la langouste, j’ai vraiment bien aimé.
Pouilly-Fumé : Dagueneau Silex 2000
La robe est de couleur jaune doré, le nez évoque au premier plan des arômes d’asperges qui font place à l’aération à des parfums de citrons et de pamplemousses un peu confits ; la bouche est riche, assez grasse, les fruits sont mûrs (même très mûrs) opulents, très aromatiques, l’acidité manque un peu dès le milieu de bouche, et la finale est languissante, même lascive, sans peps, avec une sensation de sucres résiduels Noté 15*
Un bel exemple de la difficulté à associer la maturité des fruits et la fraîcheur dans les millésimes solaires.
Bouchard Montrachet 1985
La robe, avec des larmes assez bien dessinées au bord du verre est assez chatoyante, dans un fond de couleur jaune or, le nez d’abord discret finit par libérer, à l’aération, des arômes un peu herbacés de thym, et floraux ( verveine et tilleul ) et des notes pierreuses, la bouche est assez grasse et charnue, avec des saveurs de fruits blancs un peu épicés, mais le volume est un peu étriqué, et l’acidité gustative est un peu juste dans le milieu de bouche, la finale est persistante , assez intense et minérale dans sa structure et dans le goût ( calcaire). Malgré une minéralité assez affirmée, on en attend plus d’un tel vin. Noté 15,5*
31 août 2007
Quand Vincent fait péter les bouchons (3)
Les vins ont été servis à l’aveugle, sauf les vins de Champagne. Ces deux vins ont été dégustés vendredi soir, ils ont accompagné une grillade de bœuf savoureuse, je ne suis pas de ceux qui pensent que la nourriture aurait oblitéré leurs qualités, et cette dégustation ne prétend, en aucun cas, avoir la rigueur d’une dégustation, uniquement destinée à l’évaluation d’un vin, avec tout ce que cette discipline exige du dégustateur, ….et des flacons.
Gevrey Chambertin : Sylvie Esmonin : Clos Saint Jacques 1990
La robe de couleur rubis à grenat est légèrement évoluée, le nez , fin et délicat , évoque la fraise, les groseilles mûres, accompagnées de quelques notes fumées et d’humus, la bouche est élégante, avec des tannins fondus et sans rusticité, les fruits sont de belle qualité dans un milieu de bouche assez charnu, qui manque peut-être un peu d’amplitude, la finale est assez persistante , florale , épicée, d’un bon équilibre et assez gourmande, je m’attendais à un vin un peu plus terrien : Noté 16*
Leroy : Gevrey Chambertin 1980
La robe est assez foncée ( grenat), au centre du verre, avec des notes d’évolution au bord du disque, le nez est fin et complexe avec des arômes de truffe noire, de roses un peu fanées, de cerises, et d’épices douces, la bouche , d’une grande élégance,avec du goût, de la chair , une acidité présente , mais bien fondue, un toucher tannique soyeux, les sensations sont finement ascendantes vers le milieu de bouche, la finale est longiligne ,avec une finesse superlative et une belle précision ( cerises et fleurs variées ) Noté 16,5 *, et en note plaisir 17,5*
11 juillet 2007
un dîner entre amateurs (2)
La dégustation des vins rouges a été la plus fournie, les vins ont été préparés par un seul d’entre nous et présentés en semi aveugle, pour ma part, comme je l’ai signalé dans la rubrique précédente, rédégustés les deux jours suivants, après avoir été placés dans une cave à 12°, rebouchés avec leur bouchon d’origine.
Armand Rousseau : Clos de La Roche 1996
La robe , de couleur rubis, peu profonde, évolue vers des teintes briques au bord du verre,le nez fin et subtil évoque la rose, la pivoine , la framboise, la cerise, et quelques notes ferrugineuses, la bouche est suave ( tannins soyeux ), très élégante,les sensations sont progressives, les fruits sont purs et frais, assez pulpeux, la finale est persistante, longiligne, d’une grande finesse, avec un petit bémol néanmoins ,une acidité un peu trop présente, qui n’est pas vraiment intégrée à la matière. Noté 16,5
Domaine François Lamarche : La Grande Rue 1990
La robe est colorée (teinte rubis), un peu turbide, assez profonde, le nez est assez intense et expressif : cerises épices variées réglisse, notes de fumée, la bouche est sphérique en entrée, le vin est construit plus en largueur, qu’en longueur, les tannins sont fondus, mais un peu grossiers, dans leur structure, la palette aromatique manque de précision, la finale, d’une bonne persistance, est épicée et réglissée, avec une pointe d’amertume.
Un vin, tout a fait correct, mais sans éclat, ni charme. Noté 15

















