Journal d'un passionné de la rive droite

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25 novembre 2009

Trois séduisantes syrahs

Commentaires de Daniel

 

Je commente aujourd’hui, des vins qui ont été ouverts pour accompagner des gibiers ( palombes, pigeons, et perdreaux ). Comme d’habitude les vins sont goûtés seuls, puis redégustés 24 ou 48 heures plus tard. Ils ont été mis en carafe, et conservés ainsi à 13 degrés, jusqu’à leur ultime dégustation. La syrah de Simon Maye a déjà été décrite précédemment, mais comme elle a fait l’objet de l’accord mets/vins, elle est évoquée une nouvelle fois aujourd’hui.

Demain, nous replacerons ces vins, dans le cadre du repas et des accords recherchés

 

Jamet : Côte rôtie 2004

La robe assez soutenue offre des teintes pourpres à rubis, le nez d’intensité moyenne, est net avec des arômes de cerises fraîches, de cassis léger, d’olives noires et d’herbes de Provence, avec des notes végétales et légèrement poivrées, la bouche est souple, avec une trame tannique assez fine, au grain enrobé et sans aspérité, les fruits sont frais avec toujours une petite sensation végétale tout au long de la dégustation, un centre, d’une bonne tenue, mais plutôt ramassé que large, la finale, d’une bonne persistance, est fraiche, élégante dans sa texture, aux fruits légèrement acidulés, finement épicée, avec une petite note saline en ultime sensation. Noté 16

 

Guigal : Château d’Ampuis 2001

La robe est profonde, avec un liseré de couleur pourpre à sanguine, au bord du verre, l’olfaction est généreuse, intense, avec des parfums de cerises noires, de cassis, d’humus, de terre, de poivre, d’épices douces, d’herbes aromatiques; une chair serrée habille des tannins, fins et assez compacts dans leur texture, le toucher de bouche est velouté, des fruits mûrs et expressifs soulignent un milieu de bouche étoffé et bien charpenté, la finale, aux tannins toujours aussi racés est pleine, étirée par une acidité gustative perceptible, mais maîtrisée, qui donne du pep au vin et aux saveurs fruitées, finement épicées, des sensations minérales salines ponctuent la dégustation. Noté 17

 

Simon Maye : Syrah vieilles vignes 2006

La robe est soutenue, de couleur violine, le nez est fin élégant, très floral ( violettes ) en premières intentions, les parfums de cassis et de cerises écrasés croquants, sont purs et éclatants de fraîcheur, la trame tannique est fine, dense, racée, les fruits d’une grande pureté accompagnent les sensations ascendantes qui aboutissent à une centre structuré avec élégance et plénitude, l’acidité gustative, d’une belle justesse allonge le vin dans une finale précise, fruitée, finement poivrée, florale (violettes), aérienne, et minérale. Noté 17+

 

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12 octobre 2009

Un repas-dégustation phénoménal (7)

Quelques rappels élémentaires, avant de commenter les deux vins de cette rubrique. Les cépages autorisés, dans l’appellation «  Cote-Rôtie » sont  la Syrah et le Viognier ( maximum 20%). Les vignerons se permettent quelques variations au sein de cette fourchette.

Le vignoble de la Côte-Rôtie est planté sur des pentes pouvant atteindre 60% Ses sols et sous-sols sont constitués de micaschistes avec une présence assez forte de minéraux ferrugineux pour la Côte Brune et de gneiss oeillés et de granites pour la Côte Blonde.Les vignes de La Turque sont plantées sur des micashistes altérés en argile riche en fer, avec quelques lambeaux silico-calcaires . La Mouline est une Côte Blonde avec un sol formé de gneiss et recouverts de loess calcaire

Côte-Rôtie : Guigal La Turque  2004

La robe est soutenue, de couleur violine au bord du verre, le nez évoque avec une bonne intensité des parfums de poivre, de cassis, d’olives noires, et des notes de réglisse, et d’élevage encore présent, beaucoup d’élégance dans le dessin des tannins, au contour velouté, des fruits frais et mûrs soulignent un centre bien construit, dans la dimension du millésime, aux tanins finement enrobés,  beaucoup de fraicheur dans une finale étirée, d’une belle pureté aromatique aux saveurs de petites baies noires et d’épices salivantes, avec des notes sanguines en ultime sensation. Noté 17+

Côte-Rôtie : La Mouline 1999

La robe est profonde avec des reflets de couleur rubis à sanguine, le vin se livre peu à peu dans le verre, à l’agitation, avec générosité, et précision  dans la palette aromatique : cassis et mûres écrasées, épices (dont le poivre) , herbes séchées, et des notes d’olives noires, très belle matière dès l’entrée en bouche, les tannins sont fins serrés et élégants, au grain velouté à soyeux, les fruits sont mûrs et intenses, le milieu de bouche est plein dense, les tannins sont racés, savoureux, la longue finale, intense déjà complexe dans son expression aromatique, harmonieuse dans la juxtaposition des saveurs, est fraîche, équilibrée, minérale, saline, dans son ultime expression Noté 18,5+

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09 octobre 2009

Un repas dégustation phénoménal (6)

Ces deux vins ont été servis ensemble, ils sont du même millésime, autant le vin de l’Hermitage m’a semblé assez évident (J’ai évoqué un Chapelle 1989 de Jaboulet  bue, il y a deux mois) autant la Côte Rôtie en l’occurrence La Landonne de Rostaing m’a paru être un vin plus vieux (j’ai pensé au millésime 1983). Le Pavillon de Chapoutier semble être sujet à des commentaires très contrastés de la part des critiques professionnels, ce vin est d’un style plutôt masculin, un peu brut de décoffrage en début de dégustation. L’ami qui nous recevait l’a redégusté sur une durée de 48 heures, le vin avait une structure tannique plus fondue, et une présence éblouissante, donc il faut l’aérer et le préparer sans crainte.

Côte Rôtie : La Landonne : Rostaing 1989

La robe est moyennement soutenue, de couleur rubis, avec de légères notes d’évolution ( orangées), elle prend de la couleur au fur et à mesure de la dégustation, le nez est avenant, net , avec des arômes d’humus, d’hydroxyde de fer de cerise, des notes de cassis et des épices variées ( sans sensation de poivre dominant), beaucoup de finesse et d’élégance dans la trame tannique aux grains parfaitement enrobés par une chair délicate, des fruits séduisants, et d’une bonne fraîcheur, le vin s’impose naturellement en milieu de bouche , sans outrecuidance, la finale est étirée, d’une bonne persistance, avec une palette aromatique assez complexe qui associe les fruits aux arômes tertiaires. Des notes salines et d’hydroxyde de fer en ultime sensation. Noté 16,5+

Hermitage : Chapoutier Le Pavillon 1989

Premier millésime produit sous cette étiquette

La robe est profonde de couleur rubis au bord du verre, sans signe évident d’évolution ( l’éclairage de la pièce est faible), l’olfaction est généreuse, d’une bonne intensité, avec des parfums de cassis, de boite à épices, d’ herbes méditerranéennes séchées, des notes de truffes noires, l’attaque est riche , avec une trame tannique très structurante et dense, avec un cœur ferme, les fruits sont murs, exprimant encore leurs arômes primaires, le milieu de bouche est musculeux, même un peu viril, puissant, la finale, d’une excellente persistance, est équilibrée, bien campée sur une tannicité plutôt ferme, savoureuse, d’une bonne complexité, minérale (silice)en ultime sensation Noté 17,5

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08 octobre 2009

Un repas-dégustation phénoménal (5)

Le charme de la dégustation à l’aveugle, si l’on excepte la recherche d’un jugement impartial, enfin, qui finirait par l’être si ces mêmes bouteilles étaient regoûtées plusieurs fois sur un laps de temps convenable, c’est de jouer au petit jeu de l’identification. Ce fût fort amusant en ce qui concerne la Landonne de Delas 2003, avec mon collègue en vis-à-vis, nous nous sommes posés la question suivante : il s’agit soit d’une Côte Rôtie 2003, soit d’une syrah australienne de la Mac Laren Vale de part son excellent équilibre, et c’ était …une Côte Rôtie 2003 !!!!

Côte Rôtie ; Delas : La Landonne 2003

La robe est foncé avec des reflets de couleur pourpre à sanguine, le nez est intense et opulent, avec des arômes de fruits bien mûrs qui évoquent les cassis écrasés, le pruneau, la boite à épice ( poivre dominant ), et des notes de figues, la bouche est riche , avec des tannins plutôt serrés, parfaitement enrobée par une chair généreuse, les saveurs fruitées sont intenses, le vin est plein et  assez puissant en milieu de bouche, la finale est persistante, très luxuriante, mais sans aucune sensation d’alcool rédhibitoire, malgré la richesse inhérente au millésime, avec une petite note sanguine en ultime sensation. Noté 17+ 

Côte Rôtie Guigal : La Landonne 1995

La robe laisse percevoir une bonne profondeur, avec une teinte générale de couleur rubis, l’olfaction est soutenue et séduisante avec des arômes ce cassis, de mûres, d’ humus, d’herbes méditerranéennes, et des épices variées (dont le poivre), beaucoup d’élégance et de finesse dans la trame tannique dès l’attaque, c’est plein parfaitement structuré dans le milieu de bouche, les fruits sont précis et d’une bonne intensité, les tannins conservent toute leur finesse et leur élégance dans une finale allongé , très persistante, complexe, d’une belle pureté aromatique, et d’une excellente fraîcheur, avec des notes salines en ultime sensation Noté 17,5

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07 octobre 2009

Un repas-dégustation phénoménal (4)

Commentons, dans l’ordre chronologique, la série des vins rouges, qui s’est révélée être d’un excellent niveau avec trois ou quatre vins exceptionnels. Voici ce que Laurent rappelait pour la préparation des bouteilles de la plupart des vins rouges, les préparations particulières seront détaillées, le moment venu «   Les rouges ont été débouchés le mardi soir puis mis en carafe le mercredi midi (avant d'être tous remis en bouteille à 18 heures pour les commodités du transport puis carafés à mon arrivée vers 19 heures).

Les deux premiers vins de la série ont été, pour ma part, les plus difficiles à cerner à l’aveugle quant à leur origine, peut être l’aération n’a-t-elle pas encore été suffisante ?

Hermitage : Chapoutier  Le Pavillon 2004

La robe est assez profonde, avec des reflets de couleur violine à sanguine, le nez et ouvert, avec des arômes, d’une bonne pureté, de cerises, d’épices, d’herbes de Provence, avec des notes de cassis, de café et même un peu chocolatées ; l’attaque est nette, avec des tannins assez marqués, mais élégant, le vin se développe en bouche avec plénitude, pour occuper avec générosité le milieu de bouche, les fruits sont mûrs et d’une bonne pureté , la finale bien équilibrée est persistante, un peu tannique, les tannins restant d’excellente qualité, parfumée, avec des fruits nets et savoureux, un peu poivrée, minérale (saline) en ultime sensation. Noté 16,5+

Hermitage : Chapoutier Le Pavillon 1994

La robe est moyennement soutenue, de couleur grenat avec une teinte orangée au bord du disque, l’olfaction est nette, avec une sensation un peu végétale (noble) en première impression, qui fait place à des parfums de petites baies noires, d’épices variées, d’humus, et des notes de truffe.

L’entrée en bouche est nette avec une trame tannique un peu ferme dans son cœur mais les grains sont enrobé par un chair fine et assez élégante, le centre est assez bien charpenté, avec des fruits toujours présents, la finale persistante, est soutenue dans son dessin, aux tannins un rien fermes, assez complexe dans la palette aromatique proposée, avec une dominante d’arômes tertiaires : humus, épices variées, note d’encre, etc.. Noté 16

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06 octobre 2009

Un repas-dégustation phénoménal

Voici quelques informations qui m’ont été communiquées par Laurent, quant à la préparation des vins blancs : La coulée de Serrant a été ouverte lundi matin puis carafée mardi soir, amenée et servie dans la même carafe.

Les autres vins blancs ont été ouverts le mardi soir et dégustés (pas d'oxydation ouf!!).Ils sont tous mis en carafe le mercredi midi puis remis en bouteille à 18 heures pour les commodités du transport puis à nouveau carafés à mon arrivée au Château vers 19 heures et mis en chambre froide vers 20 heures.

Les deux vins commentés signent bien à très bien leur terroir, le deuxième vin est tout simplement époustouflant avec une puissance tant aromatique que structurelle impressionnante, et une minéralité éblouissante en finale…

Bourgogne : Montrachet : Remoissenet 1999

La robe de couleur jaune plutôt claire est brillante, l’olfaction fait apparaître de façon un peu réservée des arômes de grillé qui font place après une longue aération à des parfums de citron (en zest), de fleurs de genets, et des notes de fruits blancs, la bouche est tendue ,assez dense dans sa constitution générale, plus en structure qu’en fruits un peu plus grasse en milieu de bouche, la finale est persistante, fraîche et d’une grande droiture, soulignée par des saveurs citronnées un peu épicées, saline ,même franchement pierreuse (roche écrasée). Noté 16,5+.

Un vin qui n’exprime pas aujourd’hui tout son potentiel.

Hermitage : Chapoutier l’Ermite (blanc) 1999

La robe est pleine avec une couleur dorée assez soutenue, le nez est intense, avec une palette aromatique d’école : amandes, fruits exotiques, herbes aromatiques, épices variées, et des notes de colle blanche, la bouche est puissante, d’une grande richesse, avec  de superbes fruits très expressifs ( la pêche et des notes d’abricot s’ajoutant aux fruits exotiques ), le milieu est gras , charnu, volumineux et ample, la très longue finale est explosive par sa densité et son intensité, portée par une salinité impressionnante, qui ,associée à une acidité gustative sous jacente suffisante donne un bel équilibre au vin qui finit sur des amers nobles (amandes écrasées). Noté un presque  19

Daniel

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09 juillet 2009

Deux vins exceptionnels

Un de mes amis, grand amateur de vins, et particulièrement de vins du Rhône Nord m’avait convié à une dégustation à l’aveugle, il y a une quinzaine de jours, sur ses terres de Bourg en Gironde. Je reviendrai en détail sur cette dégustation ultérieurement.

Je commente aujourd’hui deux flacons exceptionnels d’une jeunesse inouïe, dans un millésime remarquable pour cette appellation des Côtes Rôties.

Jamet Côte Brune 1991

La robe est assez profonde, mais pas saturée, de couleur rubis, le nez est net précis intense, avec des arômes de fumé, d’épices (dont le poivre) de cassis, de fer (hydroxyde), grande sensation de plénitude dès l’attaque, avec des tannins racés finement tissés, veloutés, de la chair qui recouvre avec une grande finesse, une belle épine dorsale très structurante, un grande pureté de fruits, le vin se tend grâce à une acidité impeccable qui donne beaucoup d’allonge à une finale, d’une grande pureté aromatique, minérale (saline, et ferrugineuse), et fraîche. Noté 18

Guigal : La Turque 1991

La robe est foncée, même assez sombre au centre du verre avec des reflets de couleur pourpre, l’olfaction est envoûtante et intense, kaléidoscopique : cassis, mûres, poivre , herbes séchées (Provence), notes d’olives noires, la bouche est grasse, dense, avec beaucoup de chair et de générosité, dans l’habillage du grain tannique, dans une trame très serrée, des fruits éclatants de jeunesse et de pureté, grande carrure du vin en milieu de bouche, mais au toucher toujours velouté, la longue à très longue finale est d’une grande distinction aux saveurs complexes et intenses, d’une immense présence, minérale (saline). Noté 19

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26 juin 2009

Dégustation à l' aveugle de vins du millésime 1999

Ces deux appellations ont produit des vins remarquables dans ce grand millésime 1999. Les deux vins commentés aujourd’hui ont été dégustés à l’aveugle, ils ont dominé cette dégustation, seul le Pauillac a pu rivaliser avec eux. Des vins d’une grande plénitude, profonds, avec une construction plus charnue pour le vin des Côtes Rôties. Le vin de l’Hermitage offre un caractère  plus concentré et plus minéral.

Côte Rôtie Jamet 1999

La robe d’une profondeur moyenne délivre une teinte rubis à carmin, l’olfaction, nette, précise débute par des notes viandées, qui font place à des fruits mûrs mais frais, cassis, et mûres sauvages, épices ( léger poivre),et des notes végétales «mûres ». Très belle bouche avec des tannins serrés et de grande race, au toucher velouté, et toujours cette grande précision des saveurs fruitées intense, c’est très plein et dense en milieu de bouche, la finale est étirée longue fraîche fruitée et finement poivrée, minérale Noté 17,5

Hermitage : Delas Les Bessards 1999

La robe est profonde, sanguine à pourpre au bord du disque, l’olfaction est intense, riche avec des fruits bien mûrs, cassis, pruneaux, notes de garrigue, et une pointe de figues séchées, la bouche est riche, concentrée, des tannins structurants mais polis, un centre d’une belle carrure, masculin, avec du muscle, la finale est longue fraîche, d’une belle puissance aromatique (fruits et épices), et un peu ferme. Noté 17,5 (note potentiel compris)

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26 mai 2009

Une dégustation à Puisseguin (7)

Les participants ont des goûts multiples et éclectiques, certains de nos copains sont particulièrement amateurs, de vins du Rhône, et particulièrement de crus du Rhône Nord, nous avons donc eu le plaisir de découvrir deux Cotes Rôties du même producteur, dans deux millésimes différents. Pour ajouter à la difficulté, un vin devenu  un grand classique de l’appellation Rasteau a été rajouté par un amateur du cru.

Rasteau Gourt de Mautens 2004

La robe est profonde, de couleur pourpre à sanguine, le nez évoque, avec séduction, le cassis, le poivre, les cerises noires, et les herbes méditerranéennes, la trame tannique assez serrée offre un grain parfaitement velouté, avec de la chair, un centre plein et sphérique dans son dessin, la finale dans la continuité est bien équilibrée, parfumée tout en délicatesse, avec la même qualité de tannins polis. Noté 16

Cote Rôtie : Cuilleron Bassenon 2003

La robe est assez soutenue, avec des teintes sanguine à rubis, olfaction nette et avenante : cassis écrasé, arômes floraux (violettes) et des notes de poivre et d’olives noires, le vin offre une bonne présence en bouche, avec des tannins élégants et plutôt veloutés, les fruits sont bien mûrs mais pas confiturés, une fine acidité sous jacente de bon aloi, donne une fraîcheur  agréable à la finale persistante, aux fruits savoureux et épicées. Noté 16+

Cote Rôties : Cuilleron Terre Sombres 2000

La robe est foncée avec un liseré de couleur rubis à sanguine au bord du verre, le nez d’une bonne intensité est élégant, avec des parfums classique de cassis , de poivre, d’herbes séchées (garrigue), les fruits sont intenses et d’une belle précision en bouche, avec la violette qui s’ajoute, un milieu de bouche charnu et bien structuré, avec des tannins enrobés, la finale d’une bonne longueur, est parfumée, bien dessinée, sanguine, saline, et équilibrée. Noté 16,5+

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23 mars 2009

Que c'est bon les vins blancs !!!

La question soulevée, en goûtant  ces vins blancs, dans ce millésime, c’était bien de savoir s’il y avait des vins blancs qui avaient su marier, richesse du millésime et un équilibre magistral.

Pour l’amateur de vins blancs frais, tendus, invitant le dégustateur à se resservir, avec gourmandise, ce n’est pas dans ce millésime qu’il faut rechercher ces qualités, mais certains vins, solaires par nature, s’adaptent fort bien, à ce type de météorologie

DELAS, "Les LAUNES" 2003 - CROZES-HERMITAGE - 80% marsanne, 20% roussanne

La robe est dorée, assez « épaisse », le nez est expressif, intense avec des arômes de miel, de menthol, de fruits blancs variés, d’anis ; beaucoup d’exubérence dans une bouche qui exprime la richesse du millésime, c’est gras et assez volumineux, en milieu de bouche, même si la sensation d’alcool est sous jacente, le vin conserve un équilibre satisfaisant dans une finale savoureuse, avec des notes mentholées et minérales. Noté 15,5+

Hermitage : Marc Sorrel Les Rocoules 2003

La robe est très légèrement visqueuse, avec une teinte qui évoque une tisane légère ; le nez est intense, avec des parfums de poires , de pêches, bien mûres, de menthol, de fruits exotiques, d épices variées, le vin est riche, avec beaucoup de chair et de gras, concentrée (la matière donne la sensation de coller au palais), les saveurs sont plutôt sudistes, mais la minéralité superlative garde suffisamment d’équilibre (goût de cailloux) à une finale longue, intense, parfumée, exotique. Noté : presque 17

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