27 octobre 2009
Deux vins d'Alsace ( vendanges tardives )
Les deux vins présentés aujourd’hui ont été dégustés à l’aveugle. Ils offrent des profils totalement différents, qui sont le fruit de la volonté de leur géniteur.
Le premier vin commenté surprend par une construction légère, qui donne une sensation de manque de matière; à tel point que l’appellation « vendanges tardives » parait étonnante.
Le deuxième vin est superbe, tant par sa richesse que par sa pureté aromatique. L’équilibre et la fraîcheur sont au rendez-vous.
Alsace : Héring : Gewurztraminer Vendanges Tardives 1998
La robe est jaune légèrement dorée, le nez d’intensité moyenne, évoque le litchi, la rose, l’abricot, quelques notes miellées, le vin est tendre assez suave, la matière est légère, les fruits, en bouche, s’expriment avec parcimonie, c’est assez fin, mais en milieu de bouche, le vin manque d’intensité et d’envergure, la finale de longueur normale est un peu épicée, les fruits restent discrets, le vin est construit sur un mode mineur. Noté 13
Alsace : Josmeyer Gewurztraminer Vendanges Tardives 2002
Le robe est assez clair, de couleur or pale, le nez est pur, net d’une bonne intensité, avec des arômes de fruits jaunes (mirabelles et abricots), de zest d’oranges, de miel et d’épices douces, la bouche offre une dualité séduisante : grasse et droite, d’une grande pureté de fruits bien mûrs, avec de la chair, et de la densité en milieu de bouche; une superbe acidité gustative tend le vin et étire la finale, intense, aux fruits salivants, finement miellés, pure dans son dessin comme dans ses saveurs, avec des notes salines en ultime sensation. Noté 17+
07 juillet 2009
Marcel Deiss à Vinexpo (3)
Pour clore cette série de vins de grand calibre, nous sont proposés, encore une fois, des signatures de terroirs exemplaires, j’indique donc systématiquement la nature des sous-sols, pour mettre en parallèle les sensations de dégustation, et les roches constituantes des parcelles. La puissance, la densité, et la présence d’une acidité tonifiante montre la qualité exceptionnelle du grand cru Schoenenbourg.
Rotenberg 2005 : Calcaire jurassique
La robe est dorée, avec une teinte plus esquissée que soutenue, l’olfaction est avenante, florale, suivie d’arômes d’agrumes bien mûrs, très légèrement confits, la bouche est pleine, avec un dessin d’une grande précision, tendue, aux fruits mûrs et juteux, le milieu de bouche est mis en exergue par une acidité impeccable, qui ne laisse jamais le vin mollir, et donne à la finale une grande allonge aux agrumes confits très purs, fraîche, minérale (saline), et dense. Noté 17,5
Schoenenbourg 2005 : Marne du Keuper
La robe offre des couleurs dorées , un peu plus soutenues que celles des autres vins dégustés, le nez est d’une grande élégance et très expressif, avec des arômes de fruits très mûrs : agrumes (citrons et pamplemousses), pêches jaunes, et des notes d’abricots, superbe matière dans une bouche riche, à la fois sphérique, d’une grande plénitude, et parfaitement vertébrée par une acidité gustative d’école, le vin finit très long, puissant dans son expression aromatique, aux fruits charnus, et minéral (salin). Noté 18
06 juillet 2009
Marcel Deiss à Vinexpo (2)
En dégustant ces vins, dont je n’avais jamais regardé de près, la nature des sols et des sous-sols, mais dont je connaissais bien sur le principe de complantation (association de cépages alsaciens au sein d’une même parcelle), je me demandai, si des raisins vendangés bien mûrs, allait donner naissance à des vins représentatifs de leurs sous-sols, la réponse est d’une grande clarté, et elle n’est pas sans rappeler les mêmes idées développées par certains vignerons et consultants de Saint Emilion. Nous en reparlerons.
Burg 2005 : Marnes jurassique
Peu de différence entre la robe du Grasberg et celle du Burg, le nez est un peu fermé, mais finit par s’ouvrir sur des arômes fumés, accompagnés d’abricots de miel et d’épices douces, beaucoup de rondeur et de sphéricité dans ce qui m’ont fait penser à des marnes, du gras de la richesse des fruits un peu opulents , dans un milieu de bouche bien tenu par une acidité qui va donner du tonus à la longue finale riche, très fruitée, mais ronde dans le dessin, et saline. Noté 17,5
Gruenspiel 2005 : marnes et graviers sur marnes
La robe offre une couleur d’or fin, le nez, d’une bonne intensité est souligné par des parfums d’ agrumes finement confits, de fumée, et des notes de fruits jaunes, très légèrement épicés, l’attaque est fraîche avec une acidité gustative présente dès la mise en bouche, une construction plus tendre moins compacte que les deux vins précédents, le milieu est plein et charnu, l’acidité conserve beaucoup de fraîcheur, et allonge la finale, bien équilibrée, florale et fruitée, très minérale, Noté 17
03 juillet 2009
Marcel Deiss à Vinexpo (1)
Marcel Deiss
J’ai profité de Vinexpo pour regarder en détail la production des vins de Marcel Deiss, dont je connaissais mieux les VT et les SGN que les autres vins de terroirs. Tous les vins sont construits avec des sucres résiduels, les terroirs de Bergheim rendent pratiquement incontournables ce mode d’élaboration, d’autant plus qu’il faut aussi envisager les exigences de la complantation avec des décalages de maturité entre les cépages.
Le climat alsacien est continental, avec de grosses chaleurs en été, tous les terroirs, qui ne bénéficient pas de la proximité de grandes vallées orientées est-ouest (Ribeauvillé, Kaysersberg, vallée de la Fecht, etc.)qui permettent la circulation de vent plus frais venus des Vosges, ont des caractéristique de terroirs chauds, avec un développements du Botrytis assez rapide quand les maturités commencent à être atteintes, c’est le cas des terroirs autour de Bergheim, ce qui donne des vins avec des taux de sucres résiduels entre 25 et 30 grammes, comme en 2005.
Je me suis amusé lors de cette dégustation à essayer de déterminer la nature des sous-sols, que je ne connaissais pas pour ces vins en dégustation pure, ça a très bien fonctionné, ce qui confirme, à mon avis que les vins de Deiss sont des grands vins de terroir .
Pour ma part je suis de plus en plus en plus convaincu qu’il faut boire ces vins pour eux-mêmes, sans chercher d’accords mets-vins.
Riesling 2007
Une robe jaune, avec quelques reflets de couleur or, un nez qui évoque avec netteté le citron et le pamplemousse, la bouche est assez grasse, avec des fruits bien mûrs, les fruits exotiques s’ajoutent aux agrumes, une bonne acidité gustative donne un bon équilibre à la finale, très fruitée. Noté 15
Grasberg 2005 : Calcaire jurassique
La robe est légèrement dorée, olfaction séduisante et intense de fruits jaunes bien mûrs ( mirabelles chaudes et abricots), de miel, l’attaque fait entrevoir toute la richesse du vin, les fruits sont charnus et gourmands, l’acidité gustative nette dès le milieu de bouche retend le vin pour lui donner de l’allant dans une finale allongée, savoureuse, avec une minéralité saline superbe. Noté 17
13 mai 2009
Dégustation de Rieslings Alsaciens à l' aveugle (fin)
Expressions salines
Les vins de cette série sont issus de sous-sols complexes, modelés par la tectonique cassante « en touches de piano »de la bordure est des Vosges. Ainsi on retrouve (sur les quelques hectares d’un grand cru) des marnes, des dolomites des gypses, des calcaires, des argiles, des schistes métamorphiques, des roches volcaniques, au sud (Rangen de Thann). Ces différentes lithologies donnent aux vins des profils salins à très salins, ce qui a pour effet d’exacerber les arômes, et ceux du naphte notamment sur certains crus, dans les millésimes offrant des vins mûrs.
Hugel Jubilee (Schoenenbourg) 2004
La robe a une couleur or clair, le nez est discret, mais fin, naphté et floral, la bouche est élégante, assez vive, les saveurs sont un peu discrètes, ce qui pénalise le vin, mais la grande finesse et l’élégance de sa construction en bouche sont une marque de fabrique de qualité, la finale est étirée, un peu vive, citronnée et légèrement terpénique, avec des notes salines. Noté 15,5+
Frédéric Mochel : Altenberg de Bergbieten 2005
La robe est dorée, avec une teinte assez soutenue, le nez expressif est floral (tisanes ) avec des arômes de fruits jaunes, dès l’attaque, le vin laisse apparaître une chair de grande qualité, des fruits jaunes bien mûrs, un milieu de bouche plein avec une bonne sensation de gras, belle finale fraîche, d’une excellente persistance, d’une bonne intensité, avec des saveurs de citron et de pamplemousse relayant les fruits jaunes. Noté 17-
Remi Gresser : Kastelberg 2005
La robe est dorée, avec à l’olfaction un bonne expression aromatique : fruits jaunes , fruits exotiques, et des arômes naphtés soutenus, de la chair ,du gras dans un bouche pleine aux fruits bien mûrs, belle présence du vin en milieu de bouche, avec une acidité de bonne aloi qui donne de la fraîcheur à une finale d’une bonne intensité, parfumée, saline avec des saveurs de citrons confits de mirabelles et une pointe d’orange sanguine. Noté 16+
Martin Schaetzel Rangen de Thann 2005
La robe est foncée, d’une couleur dorée assez profonde, le nez est assez discret, mais net avec des parfums de fruits exotiques, d’abricots et d’agrumes confits, beaucoup de puissance, dans une bouche riche, grasse, le miel s’associant aux saveurs fruitées intenses, belle longueur dans une finale savoureuse, presqu’opulente, mais tenue par une juste acidité, avec d’ultimes sensations un peu pierreuses. Noté 17
12 mai 2009
Dégustation de Rieslings alsaciens à l'aveugle (3)
Ces vins sont élaborés, à partir de vignes cultivées sur des sous-sols calcaro-marno-gréseux, ce qui donne de la complexité (globalement aux vins), les sensations naphtées sont une peu plus soulignées que dans la série précédente, l’acidité gustative apparaît plus franchement vers le milieu de bouche, et les marnes (association d’argiles et de calcaires) donne plus de gras et plus d’ampleur au vin.
Ces sensations restent limitées à la dégustation de quelques bouteilles, elles n’ont pas vocation à être généralisées, en l’état. Elles serviront de « base » de réflexion pour de futures dégustations à l’aveugle de Rieslings alsaciens.
Louis Sipp Kirchberg de Ribeauvillé 2004
La robe est dorée, sans être soutenue, le nez d’une bonne intensité évoque des arômes floraux, de menthol, de fumée (plus que naphtée) et des notes de fruits jaunes, un vin aux fruits mûrs, assez gras, mais sans opulence, d’une belle richesse, la belle acidité gustative, bien perceptible dès le milieu de bouche, donne beaucoup d’élan à la finale très persistante, parfumée intense, dotée d’un bel équilibre et saline. Noté 16,5+-
Pfister : Engelberg 2005
La robe offre des teintes or assez soutenue, le nez évoque les fruits jaunes ( mirabelles et abricots )à associés à des arômes naphtés, l’attaque est nette, avec une perception immédiate de l’acidité gustative (tempérée), davantage marquée en milieu de bouche, qui donne beaucoup de fraicheur au vin plus long que large, mais assez gras dans son centre, avec des saveurs d’agrumes qui se prolongent dans une finale assez vive et élégante aux saveurs de pamplemousses, avec d’élégants amers associés à des notes terpéniques. Noté 15,5+
Clément Lissner : Altenberg de Wolxeim 2005
La robe a une couleur or assez clair, le nez est discret, d’abord floral, avec des arômes d’agrumes un peu confits et des notes terpéniques, un vin construit plutôt sur l’ élégance, que sur la richesse, avec une chair délicate, des saveurs d’agrumes d’intensité moyenne, une finale , fraîche , de longueur normale, avec arômes fruités discrets (pamplemousse ). Noté 15-
11 mai 2009
Dégustation de Rieslings alsaciens à l' aveugle (2)
Terroirs identiques (sensu largo)
Les vins présentés dans cette rubrique sont issus de terroir dont la lithologie est globalement identique, il s’agit de granite plus ou moins altérés selon leur situation géographique et morphologique. L’effet millésime est loin d’être négligeable dans ce type d’approche, un millésime solaire comme 2005, ne favorise pas, de prime abord, les analyses d’acidité gustative, de fraîcheur de fruits et de structure. La dégustation de ces vins reste en tout point passionnante. Globalement les vins issus de ces sous-sols granitiques ont des arômes naphtés ou terpéniques plus discrets (ou même absents) que les vins nés sur des sols calcaires ou marno-calcaires (à l’exception près).
Domaine Weinzorn : Sommerberg 2005
La robe est dorée, l’olfaction d’une bonne intensité, laisse percevoir des aromes de fruits jaunes (abricots et mirabelles) et des notes naphtées, l’attaque est nette, avec une bonne fraîcheur, dès l’entrée en bouche, un vin élégant et svelte mais avec une matière assez riche en arrière plan, le vin conserve une bonne fraîcheur dans une finale aux fruits bien mûrs, d’une bonne persistance, avec une discrète note saline : Noté 16+
Jean Marc Bernhard Wineck-Sclossberg 2007
La robe est jaune légèrement dorée, le nez est subtil et raffiné, avec des arômes de tisanes, de fumée, et quelques notes de fruits jaunes, la bouche est fine élégante, avec une acidité gustative transversale, qui participe à donner une bonne présence au vin en milieu de bouche, et donne du relief et de l’allonge à une finale soulignée par quelques notes d’agrumes et au dessin pur, d’une très belle fraîcheur. Noté 16,5
Armand Hurst Brand 2007
La robe offre une couleur or clair, le nez est discret, avec des arômes terpéniques et des notes d’agrumes, dès l’attaque l’acidité est tranchante, avec une matière qui parait un peu légère, les saveurs sont peu expressives, et l’acidité est beaucoup trop vive pour me procurer le moindre plaisir. Non Noté
Albert Mann : Schlossberg 2007(regoûté 24heures plus tard)
La robe , assez claire (jaune), a des reflets légèrement dorés, le nez est discret, avec des parfums floraux, d’agrumes (citron) est de notes fumées ( la remontée en température accentue l’intensité de la palette .aromatique), la bouche est ciselée, d’une extrême élégance, très finement charnue, d’une grande fraîcheur, avec une acidité gustative bien maîtrisée, à tous les stades de la dégustation, une chair délicate en milieu de bouche et une finale longiligne aérienne, aux fruits discrets. Une belle structure, mais hélas des saveurs très discrètes. Noté 15+. Un potentiel bien plus élevé dans quelques années.
A suivre....
07 mai 2009
Dégustation de Rieslings alsaciens à l'aveugle (1)
Très belle dégustation thématique, organisée de main de maître par les deux amateurs, prénommés tout deux Stéphane (périgourdin et alsacien). Une belle esquisse didactique de l’Alsace, une région privilégiée pour étudier la notion de « minéralité » et celle de la signature des sous-sols dans les vins, pour peu que l’on conçoive que la vigne se nourrit d’eau et d’oligo-éléments, si l’enracinement est suffisamment profond, dont les compositions chimiques varient énormément d’un lieu à l’autre….
Les trois premiers vins commentés sont issus des trois sous-sols majoritaires en Alsace.
Trois grands terroirs
Domaine des Remparts : Beck : Frankstein (arènes granitiques) 2005
La robe est dorée, le nez moyennement intense évoque
des arômes de fruits jaunes très mûrs, accompagnés de notes florales, la bouche est ronde, puissante, avec une acidité gustative basse, beaucoup de fruits charnus, dans un milieu de bouche très plein, la finale est opulente, dans ses saveurs, comme dans son dessin, très fruitée. Noté 15
Un vin qui évoque pour moi un 2005, sur un sol siliceux
Sipp Mack Rosaker (calcaire) 2005
Une robe dorée soutenue, le nez est expressif, avec des arômes d’abricots et de mirabelles, et de pommes chaudes, la bouche est fraîche, pour ce vin riche, charnu , plein , avec des saveurs fruitées d’une bonne intensité accompagnées de notes terpéniques, la belle acidité dynamise le vin, dès le milieu de bouche, et allonge la finale bien dessinée, fruitée, terpénique et saline. Noté :16+
J’ai opté pour un sous-sol calcaire.
Rietsch Zotzenberg ( marno-calcaire) 2007
La robe est légèrement dorée, le nez est net précis avec des arômes de tisanes, de fumée, de cailloux concassés, l’entrée en bouche est assez fine, puis le vins s’étoffe en montant dans le palais, avec une structure sphérique et assez serrée, l’acidité du milieu de bouche, étire la finale, fraîche, florale et minérale, un vin pratiquement sans fruits, mais d’une belle rigueur esthétique. Noté 16
Je n’ai pas situé le sous-sol, avec parfaite exactitude, et pourtant, c’est bien la part d’argiles dans les marnes qui donnent cette sphéricité en milieu de bouche !!!!
A suivre....
16 octobre 2008
Une paire de blancs
Voici les commentaires de deux vins blancs dégustés récemment, deux vins septentrionaux issus de deux cépages différents, en réalité j’aurais du dire de cépages différents, car l’un d’eux est réalisé à partir d’une complantation de plusieurs pinots. Des équilibres et des richesses bien spécifiques qui sont la marque respective de leur géniteur, de leur terroir, et ce stade de la dégustation de leur…. encépagement.
Marcel Deiss : Mambourg 2000
La robe offre une couleur nettement dorée, très légèrement visqueuse, le vin ,un peu discret finit par s’ouvrir sur des arômes de pommes au four, d’abricot, de fruits blancs, de miel et des notes fumées, la bouche est riche opulente, d’une intensité superlative, très parfumée, avec du gras, l’acidité gustative est suffisante, pour éviter la mollesse, mais pour ma part, un peu juste pour dynamiser le vin dans une finale, très savoureuse un peu languissante, à mon goût, avec des sucres résiduels. Noté 16,5
Domaine Hering : Kirchberg de Barr Gewurztraminer VT 1999
La robe, de couleur or clair est brillante, avec des larmes esquissées au bord du verre, le nez, d’intensité moyenne, est fin et subtil : miel, fleurs blanches, épices douces(gingembre), litchis, abricot, et des notes de roses, la bouche est assez élégante, avec un milieu qui n’est pas puissant ,mais assez serré, donnant un impression de finesse, les fruits sont assez bien dessinés, de la fraîcheur et de la délicatesse, dans une finale assez longiligne, assez parfumée, avec des notes épicées, et salines. Noté 15+
28 août 2008
L' Alsace, encore l' Alsace
Encore un petit tour en Alsace, région pour laquelle j’ai beaucoup d’affection, et où l’on peut trouver de très beaux vins dans une fourchette de 8 à 15 Euros. Je vais vous en proposer un, aujourd’hui. Si l’on s’intéresse aux vins de vendanges tardives, les prix sont plus élevés, mais pas forcément rédhibitoires, pour qui est un peu curieux, et tantinet fouineur. Ces vins ont été dégustés à l’aveugle, puis achever lors du repas qui a suivi.
Remi Gresser : Riesling Kastelberg 2002
La robe, brillante, offre des teintes jaune clair à or léger, le nez est élégant, avec des parfums de fleurs jaunes, de citron, et des notes naphtées et de fruits jaunes, la bouche est ronde, avec une bonne sensation de plénitude et de gras, bien tonifiée par une juste acidité mettant en exergue la palette aromatique, la finale fruitée et finement épicée, manque un peu d’allonge à ce stade. Noté 15+
Ernest Burn : Gewurztraminer V.T 1998
La robe a une couleur jaune dorée, le nez est frais et d’une belle richesse avec des arômes de fruits exotiques confits, d’abricot très légèrement rôtis, d'épices douces ( gingembre dominant), la bouche est à la fois très pleine et élégante, du gras, des fruits séduisants et purs, un milieu de bouche finement concentré, tonifié par une belle acidité ( calcaire) qui étire la finale d’une très belle gourmandise, d’une fraîcheur impeccable, finement épicée. Noté 17




