Journal d'un passionné de la rive droite

Dégustations de vins, visites de domaines, et accords mets/vins


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17 novembre 2020

Paul Ginglinger: Riesling Pfersigberg 2014, Gruaud Larose 2010, CDP Charvin 2014, Sauternes Raymond-Lafon 2011

Notre ami André fêtait seul son anniversaire. Nous l'avons donc invité, sachant que les temps du confinement, que nous sentions imminent,  ne nous permettrait plus avant longtemps de pouvoir le faire, même pour de simples occasions.

André est venu avec une bouteille dissimulée, qu'il voulait nous offrir.

De notre côté, nous avions conçu un menu avec lequel il nous était possible de combiner des vins. Lorsqu'André nous a dit que c'était un jour, pour plus de précaution, nous l'avons placé sur le plat et les fromages.

 

Le menu est le suivant : médaillon de sole au curry et au safran, légumes blancs, et pomme.

L'Alsace qui a été placé sur ce plat a joliment été dompté. Toutes les notes orientales voire épicées se sont combinées allègrement avec la minéralité et le côté salin du Riesling. Les notes épicées du vin étaient aussi en parfaite juxtaposition, c'est donc un accord de conformité mais très original.

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Alsace : Domaine Paul Ginglinger : Riesling Pfersigberg Ortel 2014

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Le vin mis en carafe une haure avant le service

La robe or soutenue est brillante. Le nez est complexe et expressif avec des arômes d' agrumes mûrs, de fleurs sauvages, de fines épices orientales ( dont le cumbawa) et des notes de fruits à chair jaune, et de pierre concassée. La bouche offre une chair bien formée et veloutée, dans une construction dense et cylindrique rehaussée de fruits éloquents. La finale est longue, avec la fraîcheur qui caractérise le millésime parfaitement intégrée à la matière, tonique, aromatique et finement saline. Noté 17,5, note plaisir 17

 Pour le plat, nous avons travaillé le râble du lapin : il a été farci de ricotta et de blettes. Et accompagné de pommes vapeur.

J'ai cuit l'ensemble en trois temps. D'abord, recouvert d'épices et de tapenade de tomates séchées, puis filmé et poché, ensuite poêlé quelques minutes dans l'huile d'olive et enfin terminé au four à 150°.

 

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En raison de l'aspcet plutôt méridional de la recette, c'est sur Châteauneuf que nous sommes partis. Toutefois le vin qu'André a souhaité nous faire découvrir à l'aveugle a fonctionné également. Peut-être moins, mais tout est une question de goût.

Le plat était assez complexe : la viande tendre du lapin, adoucie encore plus par les trois cuissons et la farce pouvait permettre un vin de Bordeaux aux tannins polis. Le jeu a plutôt été celui de la discussion sur les vins eux-mêmes et leur qualité intrinséque.

 

Saint Julien : Gruaud Larose 2010

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mis en carafe deux heures avant le service

La robe est assez profonde à profonde de teinte grenat légèrement orangée au bord du verre. Le bouquet intense évoque le cassis mûr, les légères cerises, les épices douces, les fleurs mauves, et une fine touche de truffe avec un élevage qualitatif en arrière plan. La bouche associe l'élégance de tannins fins enrobés d'une chair délicate et veloutée avec de la puissance et du volume dans un milieu de bouche agrémenté de fruits expressifs. La finale est longue d'un très bon maintien, fraîche, dotée d'une texture veloutée, expressive (fruits noirs et épices dominants). Noté 17,5, note plaisir 17. Enfin un vin sans phénols et le retour des grands Gruaud Larose

 

Châteauneuf du Pape : Charvin 2014

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bouteille débouchée à 10 heures du matin puis mis en carafe un heure avant le service à 21 heures 30

La robe est assez profonde rubis à grenat très légèrement orangée sur le bord du disque. L'agitation accentue des arômes séduisants de cerises mûres , de framboises, d'épices variées, d'herbes aromatiques et de roses. La bouche est charnue, soyeuse, avec un corps dense, assez puissant et bien rempli, relevé d'avenants fruits épicés. La finale est allongée, d'un bon maintien, veloutée, d'une séduisante complexité aromatique, et un petite pointe chaleureuse qui nécessite de bien adapter la température du service. Noté 17, note plaisir 16,5

 Le dessert a été des pommes au four et enrobées de lait d'amande pris en gelée. Elles ont ensuite été saupoudrées d'amandes éffilées et grillées. 

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Sauternes : Raymond-Lafon 2011

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La robe or vif est brillante. L'olfaction est intense et complexe avec des arômes de mangue, d'abricot, d'épices orientales (dont le safran) , de miel, et de fruits secs ( raisins de Corinthe). La liqueur est pure et dense , ample et concentrée avec élegance dans un centre onctueux et doté de fruits rôtis. La finale est longue, intense, soutenue, harmonieuse, très aromatique et complexe. Note potentielle 18, note plaisir 17,5

 

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Nous avons donc bien fêté notre ami. Une semaine après nous apprenons que nous ne pouvons plus nous recevoir. Nous souhaitons à nos lecteurs de vivre le mieux possible cette période difficile.

Posté par Daniel S à 20:30 - Dégustations éclectiques - Commentaires [0] - Permalien [#]

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