Journal d'un passionné de la rive droite

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14 février 2011

Emmanuel Giboulot : trois côtes de Beaune blancs, un Beaune rouge et un Côte de Nuits rouge

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Côte de Beaune, La Grande Châtelaine, 2007

Un profil aromatique qui aux détours de manifestations minérales, florales et mellifluentes, emprunte l'itinéraire des plus belles expressions de Chardonnay.
Elles se retrouvent en bouche pour se mêler à quelques notes de brioche, de levure, ou de champignon de Paris, à des fruits secs, comme la noisette et l'amande. Le fruit frais fait son apparition : il me semble reconnaître le melon. Plus globalement, toujours en raison de l'amande, les saveurs tendent à se rapprocher du Calisson d'Aix.
Un bel équilibre, en raison d'une acidité parfaitement maîtrisée, discrète dans un maintien qui offre suavité et douceur, et davantage ressentie dans une finale qui s'en trouve alors agréablement galvanisée.

 

Côte de Beaune Les Pierres Blanches 2004

Un nez qui entraîne dans les alcôves melliflues, florales, et fruitées de la pomme et de la poire, qui se pare d'une note discrètement fumée. A mi-chemin entre le miel et le sirop, ce fumé traduit une présence minérale. Pour moi, la craie.
Un joli brioché, en bouche, de suaves amertumes, du fruit frais plein de légèreté pour parfaire un bouquet à la fois dense et subtil; le maintien est agréable, ciselé en dépit de ces impressions disparates, par des acidités gouailleuses, qui apportent tension et profondeur tout en même temps. Équilibre des saveurs et de son architecture.

 

La combe d'Eve, 2005

Le nez est plus rétif, mais il récompense notre patience : l'aération prolongée exhale les odeurs de brioche, mais surtout des arômes floraux magnifiques : le tilleul et l'huile essentielle de tilleul... Belle attaque, qui nous remplit d'aise immédiatement par la générosité des saveurs. L'acidité exerce une pression plaisante, et disparaît progressivement dans des allonges qui vont plutôt se laisser dominer par les expressions multiples du bouquet : fleurs séchées, jasmin, pêche, melon, agrumes. On trace aisément la trajectoire minérale : courbe ascendante, dans un style crayeux, graphité, pourtant diaphane...

 

 

Hautes Côtes de Nuits, En Grégoire, 2003

Olfaction séduisante aux empreintes terriennes, sauvages, et rustiques qui mêlent la suavité de notes faisandées, animales, de sève, de caramel et de mûres...

La bouche dévoile une partition d'arômes faite d'accords précis et harmonieux de gelée de cassis, de cerise, de cumin et de doux curry, avec quelques échappées, par touches légères, de torréfaction. Vélocité des manifestations acides(*) tant en attaque que dans une finale, suffisante, encore bien étoffée des meilleures saveurs, sanglée par des amertumes minérales. Amplitude et rondeur, donc.


(*)peut-être assez inattendues, pour ce millésime...

 

Beaune - Lulune 2002

Violettes et cerises fraîches, modifiées par des senteurs fumées. La bouche prononce des amers plutôt délicats, empreints de marques minérales de graphite ou de silex, et affriande les palais d'impressions assez saisissantes de sirop de fraise, de cerise kirschée, de cranberry, au caramel balsamique. Plaisir du moka... qui inévitablement rappelle le bonbon "Mon Chéri". Pétulance et sveltesse d'un vin, bien marqué par son acidité, qui prouve, s'il le fallait, maturité et équilibre, grâce au ressort qu'elle accorde à des sensations tanniques glissantes, souples, pourtant solides. Paradoxe gothique des voûtes en berceau... qui s'affaissent sur des arcs-boutants.

Isabelle

 

Posté par Daniel S à 00:02 - Vins de Bourgogne - Commentaires [0] - Permalien [#]

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