02 novembre 2009
Deux vins blancs en prélude à un repas-dégustation
Ces deux vins blancs ont été ouverts, pour un repas qui sera commenté ultérieurement. Comme toujours, les vins sont d’abord goûtés seuls, une première fois, puis bus pendant le repas, le restant des bouteilles(ou des carafes) est rédégusté, seul, 24 ou 48 heures plus tard. Ces deux vins ont été mis en carafe, puis dégustés selon la méthode décrite précédemment. Le domaine de Chevalier 2006 a été bu trois fois depuis mars, avec des bouteilles d’une excellente régularité. Les Vaillons 2007 de Dauvissat offre un profil, pour l’instant, plus séduisant, à mon goût que le même cru en 2006.
Pessac- Léognan : Domaine de Chevalier : blanc 2006
La robe est jaune à légèrement dorée, brillante, l’ olfaction assez discrète, en première dégustation, offre un profil beaucoup plus séduisant, par la suite, avec des parfums d’agrumes variés, en zest ou en pulpe ( citron, pamplemousse, et orange ) des notes florales et de vanille( très en retrait) , beaucoup de chair ,dès l’attaque, avec des fruits très purs, les sensations sont ascendantes, le centre est plein, bien structuré par l’acidité gustative qui retend le vin, et donne une excellente allonge à la finale, intense, conservant une texture charnue, soulignée par une palette aromatique savoureuse et pure ( soupe d’agrumes et menthe fraîche), et des épices douces qui commencent à s’esquisser. Noté 17+
Chablis : Dauvissat : Vaillons 2007
La robe est jaune clair avec des reflets de couleur vert pale, le nez est fin ; élégant et subtil, avec des arômes de fleurs blanches, de poire, de citron, de coquillage écrasé, et de miel fin; de la netteté et de la précision dès l’attaque, le vin offre immédiatement des sensations de fraîcheur, très aérien dans sa structure, mais avec une matière sous jacente bien présente, et sans aucune faiblesse, la finale, au dessin épuré, s’étire, portée par une acidité gustative impeccable qui vivifie les saveurs ( le citron domine), accompagnées de notes salines, et la sensation de croquer du calcaire broyée, lors de la deuxième dégustation ( 48 heures plus tard). Un « Vaillons » moins joufflu que le 2006.Noté 16,5+
Daniel
Millésime 2009 : dégustations chez Denis Barraud (1)
La dégustation du millésime 2009 débute par les vins de l’appellation Bordeaux, commercialisés sous la marque La Cour D’Argent.
A ma connaissance, j’ai rarement goûté pour ne pas dire jamais de tels vins en primeur ou après la fermentation alcoolique. Des vins riches et bien mûrs qui cependant portent l’empreinte de leur sous-sol et de leur équilibre.
Echantillon n°1 : 100% merlot, sous-sol ; alluvions de Saint Sulpice
La robe est profonde, avec un liseré de couleur violine, le nez évoque intensément les cerises noires et les mûres sauvages. Beaucoup de richesse et de matière dans une bouche aux tannins enrobés, le centre est rond et charnu.
La finale à l’acidité gustative plutôt basse est gorgée de fruits et finement épicée.
Echantillon n°2 : 100% merlot sur sous-sol argilo-calcaire.
La robe est très profonde avec des reflets de couleur pourpre à violine.
Les nez est intense et expressif. Avec des arômes de salade de fruits noirs variés et d’épices douces.
Dès l’attaque, la maturité des tannins, et leur densité sont impressionnantes. Avec presque des sensations de notes boisées (vinification en cuve).
Des fruits gourmands et complets soulignent un milieu de bouche parfaitement charpentés, et tonifié par une acidité gustative de bon aloi qui étire la finale riche aux fruits explosifs.
Echantillon n°3 : 100% merlot sur sous-sol sablo-graveleux.
La robe est presque noire au centre du verre. Avec une teinte violine au bord du disque.
L’olfaction est généreuse. Avec des parfums de mûres sauvages et de cerise et de cassis écrasés. Beaucoup de chair dans une bouche aux tannins parfaitement mûrs et veloutés.
L’acidité gustative, présente dès l’entrée en bouche, donne un bel équilibre à tous les stades de la dégustation.
Malgré la grande richesse du jus, les fruits sont intenses et gourmands.
En conclusion les trois lots seront assemblés à la fin de la fermentation malolactique.




