30 juillet 2009
Visite à Vieux Château Certan (2) : D S
Nous avons vu l’encépagement de la propriété, qui donne aux vins un équilibre magistral, quand les vins sont élaborés, sous un climat océanique, typiquement bordelais.
Je le rappelle une nouvelle fois : le contexte pédo-géologique joue, ici, un rôle fondamental associé à la position de la nappe phréatique pendant la période estivale.
60%de Merlot sur sols et sous-sols argileux.
35 % de Cabernet Franc sur sols de graves, et 5% de Cabernet Sauvignon sur sous-sols de graves.
La nappe phréatique est une nappe perchée dont le niveau varie de moins un mètre en hiver à moins 7 à 8 mètres en été.
Comme la vigne n’aime pas avoir les pieds dans l’eau, son enracinement est limité, ce qui génère un stress hydrique pour la vigne, dans les périodes très chaudes ou caniculaires ( par exemple 2003 ).
La nouvelle dégustation des bouteilles des millésimes 2005 et 2006 confirment le très haut niveau de ces vins : un 2005 plus solaire et pulpeux, et un 2006 d’un équilibre impeccable, avec de superbes cabernets francs qui ont moins souffert de la chaleur qu’en 2005.
Millésime 2006
65% Merlot, 30% Cabernet franc, 5% Cabernet Sauvignon
la robe de couleur de couleur sanguine à rubis est soutenue, l'olfaction est nette, un peu plus fermée que sur l'échantillon dégusté l'année dernière, après aération apparaissent des parfums de fruits rouges , d'épices douces, des note florales, de réglisse et de chêne, du moelleux en entrée de bouche, une texture raffinée au grain fin, un centre parfaitement structuré, aux tannins enrobés mais droit dans sa construction, la finale est longue, aux fruits mûrs et purs, fraîche, allongée dans son dessin, finement épicée, juteuse. Noté 17,5
Millésime 2005
80 % Merlot, 20 % Cabernet Franc
La robe est profonde, de couleur pourpre à sanguine, le nez est pur et expressif avec des arômes de cerises, de mûres écrasées, de cannelle, et des prémisses de truffes noires, la bouche est ronde, sphérique dans son dessin avec des tannins denses au toucher velouté, un milieu de bouche plein et charnu, les fruits sont mûrs à bien mûrs, la finale est riche, intense , pulpeuse, avec des tannins toujours aussi élégants, aux fruits opulents, accompagnés d'épices et de notes de réglisse. Noté 17,5+
Daniel
29 juillet 2009
Visite à Vieux Château Certan (1) : I L
Vieux Château Certan
Visite commentée par Alexandre Thienpont, co-propriétaire, petit-fils de Georges Thienpont acquéreur du domaine au siècle dernier.
Pomerol est une appellation très morcelée ; s’il est soixante domaines de moins de deux hectares et quarante de moins d’un hectare, Vieux Château Certan comprend lui, quatorze hectares. Sur les huit cents au total de l’appellation. Il se situe au centre de la plus haute terrasse fluviatile de Pomerol ; composée donc de ce sol argileux si caractéristique de l’appellation et de strates de graves. L’encépagement à hauteur de 60% de merlot, 35% de Cabernet franc et de 5% de Cabernet sauvignon tient compte des variations des sols. Sont ainsi clairement délimitées vingt-trois parcelles très différentes, menées différemment et constitutives au final de onze à douze lots vinifiés séparément.
Les assemblages s’effectuent courant mars, après une régulation de l’oxygène et une dessaturation du CO2 émis.
L’âge moyen des vignes est de cinquante ans. Les plus jeunes vignes sont destinées au second vin La Gravette de Certan avant d’entrer dans la composition du premier au bout de quinze à vingt ans. Les cuvées qui sont affectées au grand vin de Vieux Château Certan sont élevées en barriques, les jeunes vignes sont vinifiées en cuves inox.
Alexandre Thienpont considère que quatre-vingt pour cent du vin est fait dans la vigne ; il est impératif d’obtenir le meilleur fruit possible, le plus mûr…
Le merlot, par conséquent doit pouvoir être optimisé. Mais en préservant toute son authenticité. En effet, les sols de Vieux Château Certan sont extrêmement agissants, précoces de fait. Le merlot réagit donc très vite et peut se montrer capable d’accumuler quelle que soit la difficulté du climat, du millésime, suffisamment de réserve pour faire une maturation complète. Ce qui le rend ou presque infaillible dans les années difficile. Reste alors l’expression du Cabernet franc, moins monolithique, plus complexe, un Cabernet franc signataire et distinctif de Vieux Château Certan.
Le temps de cuvaison est d’une durée de trois semaines. Il n’est pas pratiqué de pigeage, mais plutôt le remontage. Un soutirage est réalisé tous les trois mois.
Vieux Château Certan 2006
Toujours ce nez de fruits rouges, de framboise en l’occurrence. Mais se décèlent aussi quelques notes boisées.
La bouche est dotée d’une belle tannicité, serrée, d’un maillage sur lequel se prennent la groseille, et les épices douces de baie rose et de poivre. La réglisse fait progressivement son apparition. Pour Alexandre Thienpont, ce millésime est celui qui exprime le plus la typicité du Cabernet franc de Vieux Château Certan
Vieux Château Certan 2005
Cette fois un nez nettement plus floral : fleurs séchées (violette), plus complexe et lié de fruits. Il produit une conjonction d’arômes harmonieuse entre l’amande fraîche et la pâte d’amande.
La bouche est fine, délicate, raffinée.
Elle s’imprègne de l’amande amère. Se languit sur une fin juteuse, savoureuse, longue et réglissée. Belle humilité de son expression qui confère douceur et souplesse ? en raison d’une acidité au soutien bienveillant.
Isabelle
28 juillet 2009
Visite à Vieux Château Certan (1) : D S
Vieux Château Certan
Les vignes de cette propriété de 14 hectares sont réparties de façon suivante :
60%de Merlot sur sols et sous-sols argileux.
35 % de Cabernet Franc sur sols de graves, et 5% de Cabernet Sauvignon sur sous-sols de graves.
Le millésime 2008 est élevé avec 80 % de fûts neufs.
Ce millésime, typiquement océanique, à mûrissement lent, un peu miraculé, quand on connaît les conditions climatiques qui ont régné sur la Gironde au printemps et pour partie en été, est une réussite dans cette propriété, qui a su parfaitement s’adapter a la recherche des maturités des différents cépages en fonction de la nature des sous-sols qui les portent.
Il est particulièrement intéressant de noter que le pourcentage des cépages entrant dans l’assemblage du grand vin , commenté aujourd’hui, est pratiquement l’encépagement type de la propriété, d’où ma conclusion sur le grand classicisme du millésime 2008, typiquement bordelais, j’ ajouterai de l’ère moderne, dans la maîtrise des connaissances viticoles, et de la façon de conduire la vigne pour obtenir des maturités totales abouties.
Vieux Château Certan 2008
65% Merlot, 30% Cabernet franc et 5%Cabernet Sauvignon
La robe est profonde, avec un liseré au bord du disque de couleur violine, le premier nez évoque des arômes de chêne, légèrement toastés qui font place à des parfums de fruits rouges, un peu réglissés et épicés, beaucoup de pureté dans ce jus, avec une trame tannique qui structure le vin avec élégance et énergie en milieu de bouche, c'est charnu et bien enrobé, la finale, un peu comprimée, par un sous-tirage récent offre une palette fraîche et intense de fruits rouges d'épices et des notes de réglisses. Noté 93-95.
27 juillet 2009
Visite à Petrus ( I L )
Petrus
Petrus est une propriété viticole de moins de onze hectares, sur les sept cents qui couvrent l’ensemble de la commune de Pomerol.
L’appellation est bâtie sur un plateau de quarante mètres d’altitude, constitué de sols limoneux, sableux plus au nord et argileux quant à précisément celui qui constitue celui de Petrus.
La plus ancienne terrasse est parcourue d’une veine graveleuse qui mord une partie du sous-sol de la commune de Saint-Emilion, jusque Cheval Blanc. Pour Olivier Berrouet, d’ailleurs, s’il fallait alors parler d’impact du terroir, Cheval Blanc est le GCC de Saint-Emilion qui se situe le plus dans l’esprit Pomerol.
Saint-Emilion est réputé depuis l’Antiquité pour ses calcaires. Quant au Médoc, ses graves sur argiles ou sur soubassement calcaire permettent qu’il soit l’appellation ou la région la plus en vue à partir du XVème et XVIème siècles. Les vins de Pomerol sont moins réputés : leur renommée progressive, qui en fait actuellement l’un des plus précieux fleurons du Bordelais, n’est que très récente, et remonterait tout au moins au XIXème siècle.
Au moins deux éléments déterminants ont favorisé la notoriété des vins de Pomerol.
Le premier se veut historique, et s’inscrit dans la suite immédiate des ravages provoqués par le phylloxera et qui a justifié du choix de la plantation du merlot.
Il est apparu effectivement lors des premières greffes que le malbec avait un comportement excessif. Le merlot, jusque là minoritaire, en revanche a su prouver qu’il avait de bien meilleures aptitudes auto-greffé que franc de pied ! Ensuite les gelées de février 1956 ont réduit complètement l’encépagement du Cabernet franc, ce dernier ayant bien moins résisté que le merlot.
Le deuxième est d’ordre pédologique. La nature des sols a révélé que les argiles (en particulier dans cette boutonnière) était la réponse exacte à la nature ampélographique du merlot.
Les argiles gonflantes ou smectites sont sur Petrus (comme au Domaine de La Romanée-Conti) une caractéristique des sols assez unique. Elles sont capables de réguler naturellement l’activité de l’eau, selon qu’elles la retiennent ou la libèrent par temps sec ou humide. Les smectites imprégnées d'eau se dessèchent et se rétractent lors de sécheresse, évitant alors tout stress hydrique et équilibrant l’alimentation d’eau.
Une étude plus poussée de la surface interne de ces argiles et de l’étalement des feuillets conduit à une superficie de plus de 400 mètres carrés « lire le commentaire ci-après » pour le gramme prélevé ( selon les travaux de Claude et Lydia Bourguignon. ) Il s’avère que les deux plus grosses surfaces internes ont été observées comme étant celles prélevées à Petrus et au domaine de La Romanée-Conti
Enfin, la pluviométrie, particulièrement importante - et le sol joue un effet régulateur - , puis l’influence du climat (comme il n’est pas un seul élément de relief, le souffle océanique se veut incident) achèvent les plus beaux profils pomerolais de Petrus
Petrus 2008 ( petite récolte 30hl/ha)
L’olfaction délivre des senteurs de cerise fraîche, d’humus, de terre humide, avant un léger floral (Rose ?) En deuxième aération, l’odeur de fleurs séchées s’affine et se mêle aux arômes de cerise kirschée. Puis elle s’élève parmi quelques notes de réglisse et d’amande amère
La présence en bouche est immédiatement chaleureuse, car elle s’appuie sur le fruité rouge frais et doucereux de la framboise, de la framboisine, de la cranberry, nanti des expressions étonnantes de nougatine.
Se goûte aussi, dans ce que la bouche maintient et sur un plus long terme, la cerise amère kirschée, sans être en reste d’intention minérale par des apports de suie, de « goudron » peut-être, mais très certainement de carbone ou de mine de crayon.
Au fur et à mesure de son aventure et de ses périples gustatifs, la bouche se saisit d’une acidité gustative conciliante, aux résolutions franches toutefois et permettant le prodigieux saut de cabri d’une finale intense et douce.
Isabelle
Visite à Petrus ( D S )
Je n’avais pas eu l’occasion de revenir à Petrus, depuis un an. Pas de changement notable, si ce n’est qu’en 2008, la propriété qui était pratiquement toujours la première à vendanger à Pomerol, a coupé les raisins plus tard que les autres châteaux avoisinants.
Petrus existe, depuis environ 250 à 300 ans, dans un paysage de petites fermes pratiquant la polyculture. Avant le phylloxéra, le Malbec était le cépage dominant ; lorsque les vignes franches de pied sont remplacées par des vignes greffées, le Merlot s’avère meilleur et plus adapté que le Malbec sur ce terroir. Les sous-sols argileux n’intéressent la viticulture bordelaise que depuis le début du vingtième siècle, c’est à partir de cette date que Petrus va prendre son essor, et acquérir petit à petit, ses lettres de noblesse, pour devenir un vin, quasi mythique, aujourd’hui.
Avant de renvoyer les lecteurs intéressés, à l’étude détaillée ( http://rivedroite.canalblog.com/archives/2008/08/04/index.html ) de cette propriété faite l’année dernière, il faut garder à l’esprit que Bordeaux a un climat océanique, avec 50% de précipitations de plus qu’à Strasbourg.
Petrus 2008 : échantillon « primeur »
la robe est foncée au centre du verre, avec des reflets de couleur violine, l'olfaction est nette, le vin s'ouvre à l'aération avec des arômes de fruits frais et mûrs (cerises, et mûres sauvages) agrémentés de parfums de violettes, d'épices douces, et des notes de réglisse, belle présence du vin dès l'attaque avec une trame tannique serrée, enrobée par une chair dense, le centre est sphérique, compact, avec cette sensation de boules emboitées ( du plus ferme, à l’intérieur au plus souple, à l’extérieur ), même si les tannins de ce millésime vont avoir besoin de l'élevage pour acquérir le moelleux caractéristique de ce vin. Des fruits frais et gourmands soulignent le milieu de bouche, et la longue finale, allongée, est un peu tannique, fraîche, affriolante, florale, fruitée avec des notes de zan.
Un Petrus classique. Noté 94-96
Daniel
26 juillet 2009
Les vacances sont finies
Isabelle Leclercq est une amie résidant dans le Nord de la France, passionnée de vins et de cuisine. Elle intervient comme moi sur le forum Buveurs d’Etiquettes : http://www.forum.buveursdetiquettes.fr/
Elle a fait connaissance dans son club de dégustation les vignes de Léo : http://www.vignes-de-leo.com/, de vignerons de la rive droite de Bordeaux, qui sont également mes amis.
Nous lui avons donc organisé une semaine de visite dans le Bordelais. Le programme a été centré essentiellement sur les propriétés de la rive droite, avec quelques incursions à Pessac Léognan et à Sauternes.
Voici la liste des propriétés visitées :
Petrus, Vieux Château Certan, Le Pin, Canon- La-Gaffelière, La Mondotte, Pavie Macquin, Berliquet, Larcis Ducasse, Domaine de Chevalier, Clos Haut Peyraguey De Fargues.
Je lui ai proposé de faire des commentaires à deux stylos ( ou plutôt deux claviers ) Vous pourrez apprécier, ainsi, sa façon de percevoir le vin, à travers une sensibilité, et une forme d’écriture que je trouve séduisante. Isabelle vous proposera un autre regard.
Demain nous évoquerons notre visite à Petrus.
15 juillet 2009
Enfin, c'est l'été !!!!
Il faut beau en Gironde ,la vigne , enfin les secteurs, qui n’ont pas trop souffert des outrages de la grêle, après une floraison rapide et assez homogène, commence à avoir une développement foliaire prolifique avec le climat tropical qui règne actuellement ici, c’est donc le bon moment pour que le rédacteur de ce blog prenne quelques congés, qui seront bien sûr de tout repos pour le passionné que je suis, avec au programme cette semaine des visites et dégustations à Petrus, Vieux Château Certan, Le Pin, Canon la Gafelière, La Mondotte, Pavie Macquin, Domaine de Chevalier, Berliquet, Larcis Ducasse, et pour terminer la semaine une visite chez Luc de Conti au Château Tour des Gendres, à Ribagnac, dans le Bergeracois.
A mon retour je vous parlerai d’une belle dégustation chez un grand amateur à Bourg sur Gironde, d’un exceptionnel repas au Château de Roques à Puisseguin, et des vins goûtés dans les différents châteaux visités.
Je souhaite à ceux qui sont en congés de bonnes vacances, comme à ceux qui en prendront ultérieurement.
A bientôt
10 juillet 2009
La Maison Gosset à Vinexpo (2)
La deuxième et dernière série de vins de Champagne dégustés chez Gosset est, elle aussi, qualitative. Le Célébris millésimé est le Champagne Classique haut de gamme de cette maison, j’avoue pour ma part avoir préféré le non dosé que je considère comme plus ancré sur son terroir, le Champagne rosé Célébris 2003 est aussi une réussite, avec beaucoup de vinosité.
Gosset Celebris 1998
La robe est dorée, le nez assez puissant laisse apparaître un léger rancio ( arômes de vins légèrement oxydés) : pommes rôties, brioche soutenue, raisins de Corinthe, épices orientales, de la puissance et de la richesse dès la mise en bouche, très plein dans un centre parfaitement formé, aux fruits jaunes et blancs d’une bonne intensité, l’acidité gustative maintient une bonne fraîcheur dans une finale très persistante, fruitée et bien en chair. Notée 16,5
Gosset Celebris rosé 2003
A travers la robe de couleur saumon à reflets rosés s’échappent des très fines bulles. Olfaction aérienne et délicate de petits fruits rouges (fraises et framboises ) finement épicés, beaucoup de tonicité dès l’entrée en bouche, les fruits sont frais et finement aromatiques, de la sève , du pep en milieu de bouche, belle finale allongée, étirée par l’acidité d’une bonne vivacité, qui rehausse les saveurs fruitées, avec des sensations minérales (calcaires). Noté 17
09 juillet 2009
Deux vins exceptionnels
Un de mes amis, grand amateur de vins, et particulièrement de vins du Rhône Nord m’avait convié à une dégustation à l’aveugle, il y a une quinzaine de jours, sur ses terres de Bourg en Gironde. Je reviendrai en détail sur cette dégustation ultérieurement.
Je commente aujourd’hui deux flacons exceptionnels d’une jeunesse inouïe, dans un millésime remarquable pour cette appellation des Côtes Rôties.
Jamet Côte Brune 1991
La robe est assez profonde, mais pas saturée, de couleur rubis, le nez est net précis intense, avec des arômes de fumé, d’épices (dont le poivre) de cassis, de fer (hydroxyde), grande sensation de plénitude dès l’attaque, avec des tannins racés finement tissés, veloutés, de la chair qui recouvre avec une grande finesse, une belle épine dorsale très structurante, un grande pureté de fruits, le vin se tend grâce à une acidité impeccable qui donne beaucoup d’allonge à une finale, d’une grande pureté aromatique, minérale (saline, et ferrugineuse), et fraîche. Noté 18
Guigal : La Turque 1991
La robe est foncée, même assez sombre au centre du verre avec des reflets de couleur pourpre, l’olfaction est envoûtante et intense, kaléidoscopique : cassis, mûres, poivre , herbes séchées (Provence), notes d’olives noires, la bouche est grasse, dense, avec beaucoup de chair et de générosité, dans l’habillage du grain tannique, dans une trame très serrée, des fruits éclatants de jeunesse et de pureté, grande carrure du vin en milieu de bouche, mais au toucher toujours velouté, la longue à très longue finale est d’une grande distinction aux saveurs complexes et intenses, d’une immense présence, minérale (saline). Noté 19
08 juillet 2009
La Maison Gosset à Vinexpo (1)
La maison Gosset présente des vins de Champagne d’excellents niveaux, dans le respect du millésime, et du standard de qualité recherché selon la cuvée proposée, la taille raisonnable de cette maison permet les ajustements nécessaires pour atteindre ces objectifs.
Gosset 2000
La robe hésite entre une teinte tilleul à très légèrement jaune à reflets rosés, le nez est net et expressif avec des arômes de fruits secs, de viennoiseries, qui dominent des parfums de fruits blancs, l’attaque est fine, le vin prend de la dimension et du volume en s’installant dans le palais, avec des saveurs de fruits blancs, d’une bonne intensité, la finale est bien dynamisée par une acidité de bon aloi, le vin finit long, fruité ,épicé et minéral. Noté 16,5.
Gosset Celebris blanc de blanc non dosé
La robe est très légèrement dorée, avec de très fines bulles, le nez est subtil , élégant, floral (tilleul), fruitée (pomme crue), avec des notes minérales (craie), la bouche est droite, tendue, avec une superbe netteté de fruits, de la rectitude et de la fraîcheur en milieu de bouche, la longue finale au dessin pur, étirée par une acidité gustative impeccable, légèrement citronnée, finit sur des sensations crayeuses évidentes. Noté 17,5









