27 février 2009
Dégustation des vins de la rive droite du millésime 2006 (fin)
Nous terminons cette dégustation, avec un vin des Côtes de Bourg, un ténor de l’appellation, qui s’est bien comporté (sans plus), il sera à mon avis, bien mieux en place, dans 3 ou 4 ans, avec une matière bien fondue, et un avenir assez serein.
Vous trouverez à la fin de cette chronique, le tableau de synthèse regroupant les évaluations des différents dégustateurs Les vins issus de » sous-sols argilo-calcaire » se classent brillamment aux premières places, avec pour quelques uns un excellent potentiel de garde.
Roc de Cambes 2006
La robe est très colorée (sanguine), d’une bonne profondeur, l’olfaction est nette avec des beaux fruits mûrs mais frais associés à des arômes issus de l’élevage ( merrain neuf, et café) , belle bouche fraîche, aux tannins un peu fermes, dans une trame assez serrée, les fruits sont d’une belle pureté et expressifs, le vin rebondit en milieu de bouche, accompagné d’une acidité tonifiante, la finale ,d’une bonne allonge est fruitée, avec un élevage qui devra se fondre, belle note saline en ultime sensation. Noté un presque 16
Les résultats et classements de cette dégustation sont visibles à cette cette adresse :
http://www.forum.buveursdetiquettes.fr/download/file.php?id=660
26 février 2009
Dégustation des vins de la rive droite du millésime 2006 (8)
Les deux vins présentés dans cette série sont, en quelques sortes, deux cas d’écoles, avec la volonté pour les deux propriétaires de produire deux belles bouteilles. Pour y parvenir : un travail rigoureux à la vigne, et une volonté de choisir des tonneliers performants. La dégustation met en évidence la qualité remarquable des sous sols argilo-calcaire ( à calcaire pur) pour l’un, et la difficulté, pour l’autre, sur des sols et sous-sols sableux à gravelo-sableux, plantés en 100% Merlot, d’avoir une énergie et une dynamique identique à celle du premier vin.
Montagne Saint Emilion : Beauséjour 1901 : millésime 2006
La robe est soutenue, avec des reflets de couleur sanguine à violine, le nez est pur et intense, avec des arômes de mûres sauvages, de cassis écrasé d’épices et de violettes, très belle bouche , généreuse, riche d’une très belle intensité aromatique et précise, beaucoup de chair , de présence en milieu de bouche (mais pas aussi dense et concentré que Pavie Macquin), un fruité « ravageur », la finale d’une très belle allonge, est dynamisée par une juste acidité gustative, pleine de fruits, et de fines épices, avec une superbe minéralité calcaire en ultime sensation ( note saline ) . Noté : 17
Lynsolence 2006
La robe est très foncé , presque noire au centre du verre , avec un fin liseré de couleur violine au bord du disque, le nez est intense et net , mais fortement marqué par des arômes de chêne, de café et d’épices qui masquent en très grande partie les fruits noirs bien mûrs, beaucoup de chair, dans une bouche très sphérique, dans laquelle les fruits reprennent le dessus sur les saveurs issues de la barrique, du volume et de l’amplitude en milieu de bouche, la belle fraîcheur permet à la finale, d’une très bonne persistance, intense et opulente dans sa palette aromatique, de conserver un bon équilibre. Reste à savoir comment l’élevage va se fondre. Noté 16
25 février 2009
Dégustation des vins de la rive droite du millésime 2006 (7)
Cette seconde série est très équilibrée dans la qualité des vins, avec des réussites notables dans le millésime, à notre avis de modestes amateurs, les deux bouteilles commentées maintenant sont des vins, parfaitement respectueux du millésime et de leur terroir, le premier d’une séduction plus immédiate, le second, taillé pour la garde, avec tous les caractères d’un vin bien né, et un élevage qui respecte bien le fruit.
Clos Puy Arnaud 2006
De la profondeur dans une robe aux dégradés de couleur violine près du disque, le nez est séducteur et séduisant avec une palette de fruits bien mûrs: cerises noires ,marmelade de mûres, violettes, et un élevage bien en retrait, très belle bouche élégante, avec une chair délicate enrobant de tannins de belle qualité, qui donne en milieu de bouche une matière d’une bonne concentration, aux fruits d’une grande gourmandise, l’acidité gustative allonge la finale parfumée, salivante et d’une très bonne tenue. Un vin actuellement d’une grande séduction. Noté 16,5
Pavie Macquin 2006 La robe est profonde, avec un fin liseré de couleur violine, l’olfaction est nette, précise, avec des arômes de cerises et de mûres sauvages écrasées, de fines épices, et un élevage très en retrait, dès l’entrée en bouche, une sensation de concentration domine, avec une trame tannique serrée, au grain velouté, les fruits sont parfumés et expressifs, beaucoup de densité en milieu de bouche ( ce n’est pas un vin construit en largeur !!!) la puissance maîtrisée des argiles est canalisé dans la densité de la trame, la belle acidité gustative, moins saillante que sur d’autres vins dégustés ce soir, donne du peps, à la finale très persistante, aux fruits frais, mûrs, intenses et légèrement épicés, l’élevage est en retrait. Noté un presque 17,5
24 février 2009
Dégustation des vins de la rive droite du millésime 2006 (6)
Les deux vins commentés aujourd’hui ont des profils assez différents, ils sont pourtant issus de sous-sols argilo-calcaire, et qui plus, est sur des soubassements franchement calcaires. Les encépagements diffèrent : le premier comporte 60% de Merlot et 40% de Cabernet franc; le second : 70 % de Merlot, 15% de Cabernet franc, et 15 % de Cabernet Sauvignon. Le premier vin décrit est élevé avec 50% de bois neuf et l’autre avec 100% de bois neuf, et les conseillers techniques ne sont pas les mêmes….
Tertre Daugay 2006
La robe est foncé avec des reflets de couleur sanguine à violine, le nez est frais ,net, expressif: mûres et cerises, en retrait des notes de café, un vin plein, une structure tannique plutôt « virile », un milieu de bouche aux tannins plutôt fermes et très structurants, les fruits noirs et mûrs sont présents à tous les stades de la dégustation, la finale offre une belle allonge, mais manque un peu d’élégance, et est un peu astringente. Noté 15 ; Un vin qu’il faut aérer longtemps
Fleur Cardinale 2006
La robe est profonde, avec un fin liseré de couleur violine, très belle olfaction généreuse et engageante: mûres et cassis écrasées, épices variées, café , et quelques notes torréfiées, très en arrière, la bouche offre un belle concentration, avec des tannins élégants et bien enrobés, qui se raffermissent en milieu de bouche donnant une sensation de densité et de volume, les saveurs de très beaux fruits bien mûrs se prolongent dans une finale persistante, assez puissante, avec une légère astringence en ultime sensation . Noté 16,5
23 février 2009
Dégustation de vins de la rive droite du millésime 2006 (5)
Cette dégustation en bouteille, des crus de la Rive Droite, va permettre d’apprécier le niveau des acidités gustatives, qui semblaient être, un peu soulignées dans ce millésime 2006, pour les vins goutés en « primeurs » Pas d’ acidité trop vive, pour les meilleurs crus, et si en bouteille, cette acidité est présente, elle est bien intégrée avec les tannins et l’élevage, les vins gagnent même à être aérer assez longtemps, ce qui n’a pas toujours été possible pour cette dégustation.
La Dauphine 2006
La robe, est bien colorée, avec des teintes sanguines, le nez est frais, d’une bonne intensité, avec des arômes de cerises, d’épices douces, de chêne (discret ) et de violettes ( petite touche ), le vin entre en bouche, rond, avec une chair élégante puis la trame tannique se raffermit légèrement pour donner une belle structure droite, mais sans raideurs, des fruits frais et mûrs soulignent le milieu de bouche, et la finale persistante, fraîche, minérale, bien dessinée :Noté 16
Pipeau 2006
La robe est profonde, avec des reflets de couleur violine, le nez est dominé par des arômes de chêne un peu grillé et de café qui masquent des fruits rouges sous jacent, la bouche est marquée par des tannins durs, peu élégants, assez rustiques (tannins du bois), tout ceci donne de la carrure au vin, mais la finale a du mal à s’ équilibrer à cause de la dualité acidité gustative et élevage appuyé qui ne se fondent pas sur cette bouteille .Un style très international Noté 14
20 février 2009
Dégustation de vins de la rive droite du millésime 2006 (4)
La première série s’achève, avec deux vins de Côtes, qui ont été apportés par deux dégustateurs, résidant dans cette appellation. Un des deux vins est excellent, et pour l’avoir goûté dans un autre millésime, à un niveau aussi élevé, on ne peut que reconnaître les mérites de cette minuscule production d’une parcelle de 0,5 hectare d’un vin, à forte proportion de Cabernet Sauvignon, toujours d’une maturité impeccable même dans des millésimes difficiles pour l’appellation.
Fougas Maldoror 2006
La robe est colorée, avec des reflets de couleur pourpre, le nez est net, assez discret, avec des parfums de cerises et de café, la trame tannique est assez rustique, avec des grains fermes, même durs, les fruits sont dominés, par le coté tannique du vin, la finale manque d’allonge de charme et d’élégance, malgré la présence de fruits frais. En l’état 14
Clos Alphonse Dubreuil 2006
La robe est profonde, avec un fin liseré de couleur violine, le nez est intense, enjôleur, et pur avec en fil directeur des aromes de cassis écrasés bien mûrs, de la mûre, des épices douces, et des notes d’élevage bien en retrait, belle richesse du vin en bouche, avec une texture dense, enrobée d’une chair délicate donnant une charpente sans faiblesse, les fruits sont mûrs et intenses, beaucoup de fraicheur, dans une finale parfumée, juteuse, pleine de sève, avec une petite note saline du meilleur effet. Noté 16,5+
19 février 2009
Dégustation de vins de la rive droite du millésime 2006 (3)
Les vins ont été dégustés en deux séries, avec une coupure d’une vingtaine de minutes entre les deux séries. Une des bouteilles qui devait dominer la première série, d’après les dégustations antérieures, préparatoires à cette session, s’est montré sous un fort mauvais jour, sans être au sens propre bouchonnée, le vin était méconnaissable pour celui qui l’avait goûté auparavant, il n’a donc pas tenu son rôle, ce qui a donné une vision plus faible de la première série, par rapport à la deuxième.
Les Gravières 2006
La robe est assez profonde avec des reflets de couleur violine, le nez est net, séduisant avec des arômes de mûres et de cerises écrasées, d’épices et de café (en retrait ), des tannins assez serrés et bien enrobés caractérisent l’ensemble de la dégustation, des fruits mûrs mais toujours soutenus par une bonne acidité gustative soulignent un milieu de bouche d’une très bonne tenue et d’un bon volume assez sphérique, très merlot, la finale, est persistante, riche en fruits salivants d’une bonne intensité, et fraîche. Noté15,5+
Larcis Ducasse 2006
La robe est foncée, avec un bord du disque de couleur violine, le nez évoque les fruits rouges, un élevage discret, et un trait de vert? Le vin offre une structure, élégante et délicate, mais les fruits ne donnent pas, sur cet échantillon, l’impression de maturité habituelle des vins de cette propriété, dégustés auparavant, le vin se durcit en milieu de bouche, la finale bien que de construction habituelle, longiligne, manque de relief et d’harmonie Cette bouteille ne me parait pas représentative du 2006 de la propriété. Non noté
18 février 2009
Dégustation des vins de la rive droite du millésime 2006
Dans la préparation de cette dégustation, j’avais choisi, globalement, une progression théorique dans la qualité des vins. Mais pour éviter la routine, j’ai tout de même mis, dans la première série, des vins très qualitatifs ou supposés l’être, pour essayer de garder éveiller les papilles et les sens des dégustateurs, qui, pour certains, ont du mal à se concentrer, dès le tout début de la dégustation.
Bellefont Belcier 2006
La robe est assez profonde, avec des reflets de couleur sanguine à violine, le nez offre une bonne intensité : mûres , cerises, épices et des notes de café, la bouche est élégante, finement charnue, avec des tannins assez serrés, qui donnent une bonne densité au vin en milieu de bouche, pas de surpuissance, mais une bonne interprétation de millésime, avec des fruits mûrs mais frais, qui soulignent la finale d’une bonne allonge avec un rien d’amertume. Noté 15,5+
Pomerol Clos Payrol 2006
La rob est assez soutenue, avec des dégradés de couleur sanguine, le nez, d’une bonne finesse évoque les fruits noirs, et les épices douces, de la rondeur, de la chair et un moelleux agréable, dans une bouche avec un centre d’une bonne constitution, la finale est persistante, fruitée, d’un bon équilibre, plutôt juteuse, avec un élevage sans esbroufe. Noté 15,5+
Domaine de l’A 2006
La robe est foncé avec un liseré de couleur violine, très beau nez, élégant, d’une bonne intensité : mûres sauvages, cerises noires, épices variées, et des notes d’élevage en retrait, de la richesse avec une trame tannique assez dense à dense, avec un grain velouté, des fruits mûrs et gourmands, très belle présence dans un milieu de bouche à la très belle assise tannique, la finale est persistante fraîche avec une palette aromatique séduisante, gourmande, bien étirée par une acidité gustative impeccable. Noté 16,5.
17 février 2009
Dégustation de vins de la rive droite du millésime 2006
J’ai mis en place, dans de cadre de notre club de dégustation BDE 33, une dégustation, à l’aveugle de vins de Bordeaux de la rive droite, dans le millésime 2006, les commentaires que je vous propose, sont les miens. Comme vous l’avez compris, je n’étais pas en dégustation aveugle. Pour que vous ayez une vue d’ensemble de cette dégustation, je vous proposerai le tableau de synthèse des notations à la fin de cette rubrique.
Montlisse 2006
La robe de profondeur moyenne offre une teinte pourpre, le nez, d’intensité moyenne, est peu complexe : fruits rouges (cerises), et quelques notes d’élevage; la bouche est tendre, assez agréable, dans son toucher, mais sans grand relief, en milieu de bouche, la finale de longueur normale, est fraîche, avec des saveurs de fruits rouges. Noté 14
La Maurianne 2006
La robe est profonde, avec des reflets de couleur sanguine, le nez assez intense, est marqué en première intention par des arômes de chêne, et de café, en arrière plan des parfums de mûres et de cerises, la bouche est charnue, avec une matière assez puissante, mais l’astringence en finale, malgré la qualité du fruit, ôte beaucoup de charme à sa dégustation. Noté 14,5
Ce vin a besoin de beaucoup de carafe, comme je l’ai souligné, il y a quelques jours, sur ce Blog. (Potentiel 15 à 15,5).
Tour Grand Faurie 2006 La robe de profondeur moyenne, a une couleur rubis à sanguine, le nez est net et assez expressif, avec des arômes de café et de fruits rouges, de la rondeur en bouche, qui évoque une bonne proportion de Merlot sur des sols sablo-graveleux, c’est assez plein, avec une palette aromatique bien définie, la finale de longueur moyenne, est fruitée, mais un peu astringente ( élevage) Noté 14,5
16 février 2009
De belles bouteilles pour un anniversaire (fin)
Le dessert a été le plat élaboré au plus près du vin, et pour ma part, ce fût l’accord le plus réussi de ce dîner, avec de très belles et subtiles résonances entre les saveurs du plat et celles du vin, qui avait, et c’est la raison première de mon choix, une acidité gustative bien soulignée, ce qui est la caractéristique première de ce millésime à Sauternes
Un vrai jeu de cache-cache entre le plat et le vin, quand vous preniez une cuillérées de mangue, le vin envoyait des saveurs d’oranges, la sauce à l’orange était contrebalancée, par les arômes exotiques du vin, les épices du vin jouaient avec les raisins de Corinthe. Bref une belle réussite, qui devrait en appeler d’autres autour de cette composition, pour mettre en exergue, les qualités de grands liquoreux.
Le dessert : mangue fraîche poêlée, jus de mangue et d’orange et sa touche de miel, macaron maison, raisins de Corinthe parfumés à la fleur d’oranger.
Sauternes : Climens 1988 La robe est légèrement dorée, d’une belle jeunesse, le nez est frais , intense, avec une expression aromatique très séduisante : oranges , abricots rôtis, mangues, épices douces, miel, et des notes de raisins de Corinthe , la bouche offre un équilibre magistral, avec un vin dense ,concentré , moelleux (au sens noble du terme) doté d’une dynamique parfaite grâce à l’acidité inhérente au millésime, les saveurs intenses de fruits rôtis associés à la « chair » du vin évoquent une « gelée », la longue finale , parfumée, intense, longiligne dans le dessin, d’une superbe fraîcheur marie avec bonheur finesse et concentration. Noté 18+. Un modèle de Sauternes dans son appellation Barsac.







