30 mai 2008
Quelques vins entre copains
Ces deux vins ont été goûtés (et bus) à l’aveugle, lors d’une réunion entre amateurs, sans thème particulier choisi. Chacun apporte une ou deux bouteilles de son choix, les vins sont dégustés, puis bus ensuite, lors d’un petit casse croûte « d’après dégustation », ils ont été légèrement carafé au préalable
Lirac : Domaine de La Mordorée : Reine des Bois 2000
La robe est assez profonde, avec un liseré de couleur sanguine à pourpre au bord du verre, le nez est net et d’une bonne intensité évoque les framboises ( à l’eau de vie) les cerises, des herbes méditerranéennes, les figues, la boite à épices,la bouche est assez riche avec des tannins bien intégrés, une bonne présence du vin dans un milieu de bouche, charnu, les saveurs variées persistent dans une finale de longueur normale, parfumée, mais marquée par une sensation d’alcool inhérente au millésime Notée 15
Côtes Rôties : Gérin : Champin le Seigneur 2004
La robe est de profondeur moyenne, dans une teinte de couleur pourpre, le nez est assez ouvert, il évoque des petites baies rouges un peu poivrés, la bouche est élégante, avec de la finesse, mais le vin est bien présent, les fruits sont croquants, avec des saveurs de cassis associées à quelques notes de violettes, les tannins sont fins, plutôt ciselés, de la fraîcheur, dans une finale longiligne, poivrée , et fruitée, plutôt salivante. Noté 16
29 mai 2008
Des vins en fêtes (9)
Il y a des millésimes que j’aime bien à table, et le millésime 1988 à Bordeaux en fait partie, le Saint Emilion 1988, conditionné en magnum a été mis en carafe, deux heures avant d’être dégusté (et bu), il était d’une parfaite jeunesse, et l’acidité gustative, inhérente au millésime, en a fait un excellent compagnon de la pièce de boeuf.Le Pauillac était, aussi, d’une belle fraîcheur et juvénile,et un peu plus structuré.
Saint Emilion Troplong Mondot 1988
Le magnum a été mis en carafe, deux heures avant la dégustation
La robe est assez profonde, de couleur grenat, avec des teintes légèrement brunes à orangées sur les bords du disque, le nez est complexe et intense : cerises au naturel, prunes, humus, truffes noires et épices douces, la trame tannique est élégante et les tannins sont bien fondus, les saveurs sont expressives, le vin est bien charpenté, avec une belle acidité qui dynamise le vin, et étire la longue finale, très parfumée, minérale (calcaire), d’une grande fraîcheur. Un vin idéal à table Noté : 16,5+
Pauillac : Grand Puy Lacoste 1986
Deux bouteilles ont été ouvertes, une s’est avéré un peu supérieure à l’autre. Le vin a été ouvert 3 heures avant le début de la dégustation (sans mise en carafe) , puis redégusté sur 48 heures ( bouteille maintenue à 12-13° ), avec une belle tenue du vin.
La robe est foncée, avec des teintes brunes à légèrement tuilées sur les bords du disque, le nez est intense et superbe de complexité et de précision : Un premier nez de havane, suivi par des parfums de résines, d’humus, de cassis, d’épice variées, et d’encre, la bouche est nette , avec des tannins bien enrobés , mais structurants, des saveurs de cassis mûrs et frais, accompagnent les arômes tertiaires, un milieu de bouche ample, et d’un bon volume, la finale est persistante, avec une acidité « mûre », une bonne intensité, complexe, dotée encore de beaux fruits (cassis et myrtilles), et un excellent équilibre.
Ce vin a séduit les convives. Noté 16,5 à 17+ , pour chacune des bouteilles.
27 mai 2008
Des vins en fêtes (8)
Cette paire de vin blanc n’était pas envisagée dans la sélection des vins prévus pour cette dégustation. De l’Orée 1999 était oxydé, et le vin de Bourgogne bouchonné. Il a fallu reconstituer une nouvelle paire, très rapidement, sans la possibilité de présenter, deux vins du même millésime.
Dauvissat : Chablis : Les Vaillons 2002
La robe est légèrement dorée, le nez un peu fermé, laisse entrevoir des notes d’agrumes et de miel, la bouche est un compromis équilibrée en le gras et la tension, c’est assez plein en milieu de bouche, avec ses saveurs miellées présentes à tous les stades de la dégustation, la finale est minérale, assez persistante, un peu citronnée. Le vin manque un peu d’envergure par rapport à la bouteille dégustée, il y a quelques mois. Noté un petit 16,5
Chapoutier : Ermitage : De l’Orée 2004
La robe, couleur dorée, laisse des larmes assez grasses au bord du verre, le nez est riche, et de plus en plus expressif au fur et à mesure que le vin s’aère, avec des arômes d’amande et de pêches ( avec leurs noyaux ), quelques fruits exotiques et des notes épicées, la bouche est riche, avec des sensations ascendantes, un milieu puissant, gras, très charnu, les sensations minérales portent plus le vin que l’acidité en elle-même, dans une finale complexe dans ses saveurs, charnue, puissante ,longue et intense. Un grand vin : Noté 18
Des vins en fêtes (7)
Les vins sont servis, à l'aveugle, dans leurs bouteilles d'origine, les épaules légèrement dégagées. Cette dernière série qui cloture la dégustation des vins rouges, a mis en évidence une remarquable bouteille, d'une jeunesse insolente, d'un très beau potentiel de garde, mais déjà excellente. Ce vin a fait l'unanimité des dégustateurs.
Pauillac : Grand Puy Lacoste 1990 La robe est assez profonde, avec des teintes rubis à grenat, légèrement évoluées sur les bords du disque, le nez est très expressif et envoûtant avec des arômes de havane , de cèdre, de cassis, d’épices et une touche de graphite, la bouche est riche , avec des tannins bien enveloppés, mais structurant bien le vin, de la chair, des saveurs complexes associant les fruits et des arômes tertiaires, dans une milieu de bouche, bien occupée et d’une bonne tenue, la finale est persistante, avec une palette aromatique séduisante, et une acidité suffisante pour assurer un bon équilibre. Un excellent vin qui manque un peu de densité et de longueur, par rapport à ce que j’en attendais.Noté 17 Pauillac : Pichon Longueville 1990 La robe est profonde , d’une jeunesse insolente, avec des reflets de couleur rubis à sanguine, le nez est intense avec des arômes de fruits bien mûrs : cassis et myrtilles écrasés,au second plan apparaissent des senteurs de résines, d’épices et de tabac, dès l’entrée en bouche, la vin laisse parler sa puissance, avec une masse tannique assez imposante, au toucher velouté, parfaitement enrobés par une belle chair donnant une légère sensation de gras, les saveurs sont appuyées et bien définies, le milieu est ample et volumineux, et l’acidité sous-jacente est suffisante pour donner une bel équilibre à la longue finale , puissante, intense et parfumé. Noté : 18+
26 mai 2008
Des vins en fêtes (6)
Difficile , en terre bordelaise, de ne pas faire déguster à des amateurs quelques vins régionaux, ayant un peu de " bouteille " . J'ai choisi un millésime, qualifié de solaire, qui me parait être aujourd' hui très accessible, et dont certains vins ne seront pas dotés, d'après les dégustations du début d'année, d' une très grande garde!!!
Pessac- Léognan : Pape Clément 1990
La robe est assez colorée, de couleur rubis à grenat, à peine évoluée, le nez, d’une bonne intensité évoque la résine, la tabac, la fumée (l’âtre) et les fruits mûrs (cassis dominant), la bouche est assez puissante, avec des tannins encore légèrement fermes, le vin est assez gras, bien présent en milieu de bouche, la finale d’une bonne persistance est assez complexe, avec des fruits encore expressifs, assez juteuse. Un seul petit reproche, des tannins qui manquent un peu d’élégance. Noté 16,5+
Pessac- Léognan : Haut Bailly 1990
La robe ,de couleur grenat est très légèrement évoluée, le nez est expressif et séduisant avec des arômes de fumée, de cassis , de myrtilles, d’épices et de pommes de pin, l’entrée en bouche laisse apparaître des tannins assez serrées fin et élégant, la chair est délicate et le sensations sont ascendantes,avec un milieu de bouche, aux jolis fruits mûrs, bien plein mais d’une belle finesse, la finale est longue et longiligne, d’une belle race , bien dessinée, avec des fruits encore bien définis, et des arômes épicés. Noté : 17+
22 mai 2008
Des vins en fêtes (5)
Cette paire de vins blancs a ouvert le dîner, et a accompagné les brochettes de noix de Saint Jacques au romarin et citrons confits, avec une cohérence certaine. Je craignais que le deuxième vin, commenté ici, fût un peu difficile d’accès et fermé. La mise en carafe lui a fait le plus grand bien, il a pu, ainsi, montrer son très grand potentiel
Domaine de Chevalier 2001( blanc)
La robe est jaune , légèrement dorée, le nez laisse entrevoir quelques arômes vanillés, moins présent sur la précédente bouteille dégustée, accompagnées d’un pointe de menthol, de fruits blancs, et d’agrumes variés, en bouche le côté un peu cristallin ,faire place à une chair plus dense, avec une sensation de gras , un milieu de bouche gourmand et très plein, l’acidité présente à tous les stades de la dégustation ( mais sans ostentation) , donne beaucoup d’élégance à une finale longue et élancée, assez complexe, dans ses saveurs. Noté 17,5
Trimbach : Riesling : Frédéric Emile 2001
La robe est de couleur jaune dorée, le nez est un peu discret, mais pur, avec des parfums de mirabelles chaudes, de fleurs blanches, de citron, et de terpène, l’entrée en bouche est franche, avec un vin assez puissant, de la chair, un milieu de bouche assez gras, et savoureux, avec une acidité un peu vive, mais pas rédhibitoire, la finale est intense, avec de belles saveurs fruitées (citron notamment ), et des notes naphtées. Un vin au long cours, qui a encore besoin de s’épanouir, mais d’un très beau potentiel. Noté 16,5+
Des vins en fêtes (4)
Pas de chichis, avec les vins liquoreux, dont les accords n’ont pas été recherchés avec un plat, mais qui ont été dégustés et bus pour eux-mêmes, et appréciés par la totalité des convives. L’âge aidant et les caractéristiques des millésimes, ont doté les vins, d’un très bel équilibre
Sauternes Lafaurie Peyraguey 1986
La robe est assez ambrée, avec des larmes assez grasses, le nez d’une bonne intensité et frais évoque l’abricot et la mangue rôtis, la cire et le miel, La vin est assez gras, mais conserve une bonne fraîcheur tout au long de la dégustation, belle liqueur, mais sans la richesse et l’opulence de la trilogie suivante, de belles saveurs d’ananas s’ajoutent à l’abricot en milieu de bouche, néanmoins d’une bonne concentration. La finale, d’un bel équilibre, est persistante avec des saveurs, de fruits secs, d’abricot et de fruits exotiques pures. Noté : 17
Sauternes Lafaurie-Peyraguey 1988
La robe est dorée, très légèrement ambrée, le nez est complexe et intense, avec une séduisante palette de fruits rôtis. Au premier plan l’abricot (peau et fruit) domine, suivi d’arômes de fruits exotiques, de mandarines et d’épices, la bouche est d’une grande pureté et très dense, une matière riche, serrée, concentrée, aux saveurs salivantes, avec une belle acidité qui donne un équilibre magistral au vin dans une très longue finale, pure et complexe, un vin superbe Noté 18
20 mai 2008
Des vins en fêtes (3)
Le millésime 1999 à Bordeaux, ne restera pas dans les mémoires, comme un des plus réussis, avec notamment un orage de grêle qui a affecté le secteur ouest de Saint Emilion , à quelques jours du début des vendanges. J’ai servi, côte à côte, à l’aveugle pour les dégustateurs présents, deux vins considérés parmi les meilleurs de Saint Emilion dans ce millésime.
Saint Emilion : Monbousquet 1999
La robe est foncée, sans signe ostentatoire d’évolution, le nez est assez élégant malgré des arômes dus à l’élevage encore présent, qui font masquent un peu des fruits noirs mûrs, des épices variées et une touche de violette, la bouche est assez riche, avec des tannins parfaitement enrobés, un milieu de bouche sans faille, mais à la dimension du millésime, la finale est parfumée, d’une bonne persistance, fraîche, mais avec des notes d’élevage Noté 16,5
Saint Emilion : la Mondotte 1999
La robe est profonde, sans trace d’évolution, de couleur pourpre à rubis, le nez est intense et séduisant, avec des arômes de truffes noires, de cerises, de mûres sauvages, le tout finement épicés, et des notes d’élevage nettement en retrait, l’attaque est juteuse, avec des tannins serrés et très veloutés, et une grande pureté de fruits, beaucoup de chair et d’ allant dans un milieu de bouche dense pour le millésime( et même un peu plus), la très belle acidité étire une finale persistante,bien dessinée ; riche en fruits variés, truffée, avec une petite note saline signant le terroir . Le terroir fait ici la différence avec Monbousquet, dans la qualité du vin !!! Noté : 17,5+
19 mai 2008
Des vins en fêtes (2)
Ces champagnes ont été dégustés, et bus avec beaucoup de plaisir, deux à trois fois, pendant ce mois d’avril, seuls ou en face à face, il faudra attendre un peu Bollinger « Grande année » 1999, en cave pour qu’il atteigne sa plénitude, Jacquesson est actuellement exquis, d’une grande finesse, avec une signature minérale très pure.
Jacquesson : Avize Grand Cru 1997
La robe est jaune légèrement dorée, la mousse est assez généreuse, la bulle est fine, le nez est intense et élégant, avec des arômes de viennoiseries, de tilleul de pommes et d’agrumes, l’attaque est nerveuse, avec une très légère sensation d’oxydation, une matière délicate et serrée occupe parfaitement le palais, du peps dans une longue finale longiligne, parfumée, avec une belle minéralité crayeuse. Noté 17,5
Bollinger Grande Année 1999
Goûté deux fois en 10 jours, et d’un excellent niveau la première fois. C’est cette bouteille qui est commentée
La robe est de teinte or claire, les bulles sont très fines, le nez est assez puissant, et fin à la fois, dans sa définition aromatique : pain grillé, floral ( verveine), pêche jaunes et blanches, et une touche de poire, dès l’attaque le vin montre sa présence , avec des saveurs nettes de fruits blancs, les sensation sont ascendantes, avec un milieu de bouche , vineux, puissant et volumineux, la finale est longue , intense, assez complexe, bien équilibrée par une acidité impeccable. Noté 17,5+, et seulement 16,5+, lors de la dernière dégustation.
18 mai 2008
Des vins en fêtes (1)
Le mois d’Avril, excepté la semaine intense des « Primeurs » bordelais, est l’occasion de fêter des anniversaires soit dans le cadre familial, soit avec des amis passionnés de vins. Ce sont les commentaires des vins dégustés lors de ses évènements que je vais relater pendant quelques temps…Commençons par une paire de vins du Rhône Nord, qui se sont avéré être remarquables.
Côte Rôtie : Château d’Ampuis 1999
La robe est foncée, de couleur rubis à pourpre, le nez est intense, et crémeux, avec des arômes du mûres, de cerises, d épices variées, des notes de lard fumé, de violettes, et d’élevage en retrait, , dès l’entrée en bouche, la matière est imposante, mais parfaitement contrebalancé, par une acidité qui apporte de la fraîcheur, c’est riche, concentré, ample dans un milieu de bouche aux saveurs de cassis un peu poivrés, la longue finale est riche, tonique, très savoureuse, fraîche , d’un bel équilibre. Noté 18
Chapoutier : Ermitage : Le Pavillon 1999
La robe est foncée, un peu moins soutenue que celle d’Ampuis, avec des teintes rubis à sanguines, le nez est expressif, et séduisant avec des parfums de fruits mûrs ( cassis et cerises ), des notes de fumée, d’épices et de framboises, l’ élevage est quasiment fondu, en arrière plan. L’entrée en bouche, est soulignée par des tannins fins, mais denses, très structurants, mais très élégants, beaucoup de densité dans un milieu de bouche aux saveurs pures, la finale est longue, avec des arômes assez complexes, de la fraîcheur, quelques notes salines accentuant la sensation minérale qui donne au vin, une petite touche d’austérité distinguée. Noté 18












